TotalEnergies – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Wed, 13 May 2026 16:47:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Albi : « Total profite, le peuple subit. » https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/13/albi-total-profite-le-peuple-subit/ Wed, 13 May 2026 16:46:11 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62856 Continuer la lecture ]]> Le Parisien / mercredi 13 mai 2026

« Total profite, le peuple subit. » « Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : TotalEnergies. » Les slogans déployés ce mardi 12 mai par Extinction Rébellion sur la station-service Total de la route de Cordes à Albi (Tarn) sont clairs. Dans le cadre de sa campagne « Carnage total », le mouvement de désobéissance civile contre l’effondrement écologique et le dérèglement climatique entend dénoncer le rôle du groupe pétrolier français et son « emprise sur notre quotidien » en pleine crise énergétique.
Afin de marquer les esprits, les panneaux de cette station-service ont par ailleurs été aspergés d’un liquide noir. « Les tarifs des carburants ont été arrosés par du faux pétrole pour dénoncer la stratégie malicieuse et antisociale de Total et de son PDG Patrick Pouyanné », indique le mouvement sur ses réseaux sociaux.

« C’était sans doute de la peinture à l’eau, nous confie l’une des personnes responsables de la gestion de la station-service, tenue à la discrétion. Ils se sont filmés en train de passer à l’action. C’est un groupe extrémiste dont le message était très clairement contre Total. Ça ne nous visait pas personnellement. Nous avons porté plainte et nous avons pu nettoyer les pompes, même si on a eu peur qu’elles ne fonctionnent plus. »
Dans sa communication, Extinction Rébellion Albi rappelle que TotalEnergies a réalisé « plus de 5 milliards d’euros de profit en un trimestre, reversé majoritairement aux actionnaires » et demande que les super profits réalisés par le groupe soient taxés et redistribués « pour une transformation écologique et sociale de notre quotidien ». Elle encourage également les collectivités locales à développer les mobilités douces et les transports en commun pour « réduire notre dépendance au pétrole et à Total ». L’action menée sur cette station-service d’Albi n’a en tout cas pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.

La Dépêche du Midi / mardi 12 mai 2026

Ce lundi 12 mai 2026, la station-service Total située route de Cordes, à Albi, a été la cible d’un acte de vandalisme. Vers 6 h 45, les techniciens de l’identité judiciaire se sont rendus sur place et ont constaté des projections d’huile sur les pompes à carburant ainsi que sur plusieurs panneaux de l’établissement.

L’un des écriteaux portait notamment l’inscription : « Total s’enrichit« , faisant référence aux bénéfices réalisés par le groupe depuis la guerre au Moyen-Orient. Si l’enquête est actuellement en cours, la branche albigeoise d’Extinction Rebellion, mouvement de désobéissance civile non violente, a revendiqué l’action sur ses réseaux sociaux. « Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : TotalEnergies ! », est-il indiqué sur leur post Instagram.

Les tarifs des carburants ont été arrosés de faux pétrole pour dénoncer la stratégie « malicieuse et antisociale » du groupe et de son PDG, Patrick Pouyanné. Ces agissements s’inscrivent dans le cadre d’une campagne nationale « Carnage total ».

Dans le Tarn, plusieurs actions ont été menées par le collectif, notamment dans le cadre de la contestation du projet d’autoroute A69. Les mobilisations ont inclus des occupations d’arbres destinés à être abattus pour le chantier, des actions de blocage symbolique sur des zones boisées, ainsi que des interventions nocturnes ayant donné lieu à des tags et inscriptions près de la cathédrale d’Albi, en 2025.

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Pays-Bas : Des bornes de recharge électriques sabotées, près d’Amsterdam https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/14/pays-bas-des-bornes-de-recharge-electriques-sabotees-pres-damsterdam/ Mon, 14 Oct 2024 18:37:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57003 Continuer la lecture ]]> IndyMedia Nederland / jeudi 26 septembre 2024

Alors que les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus visibles, le capitalisme essaie de se donner une nouvelle image, verte. On nous dit que si nous calculons notre empreinte carbone personnelle, achetons les bons produits (chers) et faisons notre part pour recycler, nous pouvons sauver la planète. C’est catégoriquement faux. Aucune manière de consommer ne nous sortira de cette crise. Ce qui peut empêcher aux glaciers de fondre, aux forêts de brûler, ainsi que les déplacements des êtres humains et des animaux de leurs habitats, n’est rien de moins qu’un changement radical par rapport à la croissance sans fin exigée par le capitalisme

Le passage aux véhicules électriques, promu par les gouvernements de toute l’Europe et par les compagnies automobiles que ces États subventionnent, fait partie de cette tentative à peine voilée de récupérer la catastrophe climatique appelée capitalisme. Il n’y a rien d’écologiquement durable dans une voiture électrique. Chaque étape de la chaîne d’approvisionnement mondiale, qui transporte un véhicule électrique fabriqué aux États-Unis jusqu’à notre porte, à Amsterdam, implique l’exploitation des travailleur.euses et la destruction de la planète. L’extraction de minéraux pour la batterie, à elle seule, est un processus incroyablement destructeur. Le lithium extrait au Chili contamine les sources d’eau locales, le cobalt des mines du Congo implique le travail d’enfants et le nickel creusé en Indonésie déverse des métaux lourds dans l’océan. Sans parler de l’acier, du titane, de l’aluminium et du plastique nécessaires à la structure de la voiture. Ces matières premières sont rares et la ruée pour s’en assurer l’accès, de la part des États et des entreprises, alimente une nouvelle vague de colonialisme à travers le sud du monde.

Une fois que notre voiture a été expédiée de l’autre bout du monde, nous pouvons nous asseoir dans les embouteillages sur le chemin du travail, la conscience tranquille en sachant qu’il n’y a pas de CO2 qui sort de notre pot d’échappement. Sauf que l’énergie pour alimenter les bornes de recharge doit venir de quelque part et aux Pays-Bas, comme dans presque tous les autres pays du monde, plus de la moitié de cette énergie provient encore des combustibles fossiles. Le secteur des énergies renouvelables, en peine croissance, est confronté aux mêmes problèmes de pollution que la fabrication d’un véhicule électrique : les batteries nécessaires au stockage de l’énergie sont tout sauf propres et le transport et la fabrication des infrastructures énergétiques sont extrêmement gourmands en ressources. En passant à des alternatives prétendument renouvelables, nous ne faisons qu’externaliser dans les régions les plus pauvres du monde la dévastation de l’environnement nécessaire pour maintenir notre approvisionnement énergétique toujours croissant.

C’est pourquoi, hier soir, nous avons saboté une douzaine de bornes de recharge électriques, aux alentours d’Amsterdam, en remplissant de mousse de construction leurs prises de recharge. Ces stations appartiennent à TotalEnergies, l’une des sept plus grandes sociétés pétrolières. Aucune quantité de greenwashing ne peut nettoyer une entreprise qui pollue la terre depuis un siècle.

Sabotons la normalité capitaliste.

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