Thessalonique – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Tue, 25 Aug 2026 16:29:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Thessalonique (Grèce) : Revendication de la casse de caméras à l’Université Aristote https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/25/thessalonique-grece-revendication-de-la-casse-de-cameras-a-luniversite-aristote/ Tue, 25 Aug 2026 16:25:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63677 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 24 août 2026

Par le biais de déclarations de son recteur, l’université Aristote de Thessalonique (ΑΠΘ) a annoncé la mise en place de mesures et de dispositifs de contrôle d’accès au campus (caméras, tourniquets). Sans aucune information préalable de la part des autorités du rectorat et pendant une période morte du campus, nous avons constaté que des caméras « de sécurité » avaient été installées dans le bâtiment administratif de l’ΑΠΘ et à l’entrée du parking de la salle des cérémonies. Il s’agit d’une continuation de la répression croissante qui frappe toute action qui n’obéit pas aux souhaits des autorités du rectorat et au fonctionnement de cette université à vocation commerciale. En tant qu’anti-autoritaires, nous défendons les actions illégales, qui constituent des actes de résistance et de réponse, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des universités, au sujet de questions estudiantines et sociales. Dans le cadre de la poursuite de nos actions, nous avons décidé de ne laisser aucune caméra devenir un obstacle.

Pour cette raison, aux premières heures du mercredi 24 juin 2026, nous avons choisi d’attaquer et avons réussi à casser les caméras situées dans le bâtiment administratif. Cela à l’insu des agents de sécurité, qui se trouvaient dans le poste de garde et qui, heureusement pour eux, ont choisi de ne pas s’en mêler et sont restés enfermés dans leur trou, les stores baissés.

D’une part, le fait que l’installation des caméras n’ait pas été annoncée à l’avance, combiné à leur humiliation suite à cette action et à leur incapacité à y faire face, a conduit, selon nous, les responsables du rectorat à ne faire aucune déclaration à propos de cet acte de vandalisme.

Les façons de s’en prendre aux caméras et aux mesures de surveillance peuvent être différentes. Des marteaux et pinces coupantes (attention au courant électrique) à la peinture et aux lasers, nous encourageons tout le monde à trouver l’outil qui lui convient et à le tester sur de vraies cibles.

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Grèce : À propos des compas pris.es pour cible et arrêté.es ces derniers jours https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/27/grece-a-propos-des-compas-pris-es-pour-cible-et-arrete-es-ces-derniers-jours/ Mon, 27 Jul 2026 16:47:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63455 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 12 juillet 2026

Bas les pattes de nos […] compas

Ces derniers jours, nous vivons une situation d’alarmisme, créé par le gouvernement et encouragée par les médias, à l’occasion des attaques incendiaires de Thessalonique*, de l’instrumentalisation de la mort d’une femme et de la réouverture, après seize ans, de l’affaire de la banque Marfin**. La cible, c’est le milieu anarchiste, avec des récits du genre « les types commencent par des petits trucs et de la peinture, passent aux pierres et aux cocktails Molotov, pour finir avec des bombes et des pistolets ».

Seize ans plus tard, l’État remet l’affaire de la banque Marfin sous les feux des projecteurs médiatiques et répressifs. Une histoire que ND [Néa Dimokratía, Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis ; NdAtt.] ne cesse de ressortir, dans la tentative de criminaliser les mobilisations massives et extrêmement conflictuelles qui ont eu lieu à l’époque, contre les mesures d’austérité qui essayaient de faire porter le poids de la crise économique à celles/ceux d’en bas.

Seize ans plus tard, la cible confortable, vers laquelle le gouvernement essaye de diriger son ordre du jour pré-électoral, un terrain qui lui est bien utile, est, encore une fois, le milieu anarchiste et plus précisément quatre compas dont les maisons ont été perquisitionnées, deux d’entre eux/elles ayant été arrêté.es. Les « preuves » qui sont apparues dans les médias jusqu’à présent battent tous les records de ridicule. Des appels téléphoniques anonymes, auxquels nous nous sommes – malheureusement – habitué.es, on est passé.es aux mails anonymes, qui s’adaptent à l’époque. Un logiciel d’IA a été utilisé, seize ans après, pour comparer des photos de… vacances, sur lesquelles il y a des vêtements similaires.

Seize ans plus tard, les problèmes restent les mêmes. Faces aux politiques meurtrières de l’État, qui ont rendu la vie quotidienne invivable, à la tentative d’exécution d’un homme qui a fui un barrage routier, aux travailleur.euses assassiné.es dans des camps de travail à travers le pays et aux opérations de guerre qui trempent des populations du monde entier dans le sang, la réponse est la lutte, la persévérance, le conflit. Et le milieu anarchiste a été et sera une partie de tout cela, avec tous les moyens.

Solidarité avec celles/ceux persécuté.es dans l’affaire de la banque Marfin.

Anarchistes et compas des personnes inculpées dans l’énième coup monté de l’État

 

[…]

PS : le 11 juillet 2026, le Service anti-terrorisme et la Direction de la lutte contre le crime organisé ont mené, presque simultanément, des opérations à Athènes, Thessalonique et à La Canée en Crète, au cours desquelles cinq compas ont été arrêté.es, tandis qu’un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre d’une autre personne. Les deux personnes arrêtées à Athènes ont été accusées de l’incendie de la banque Marfin, en 2010, et les trois autres de l’attaque incendiaire contre la maison de la femme politique de Néa Dimokratía Aphroditi Nestora, à Thessalonique, le 1er juillet 2026, l’une de trois attaques coordonnées.

L’hystérie terroriste frappe à nouveau et des e-mails anonymes sont envoyés aux adresses électroniques du GADA (le siège de la police), au moment où un homme de vingt ans meurt sous les balles des flics. Il s’agit peut-être de coïncidences diaboliques, qui ne font que montrer le modus operandi de M. Michalis, ministre de la Protection du citoyen, et de sa bande. Peut-être que le Parti de l’Antiterrorisme convoquera maintenant des élections, afin que le Premier ministre ne se fatigue à faire des déclarations.

Les compas ont notre solidarité sans faille. Dressons-nous comme une barrière contre le pogroms [sic ; NdAtt.] menés par les flics contre le milieu anarchiste et anti-autoritaire.

SOLIDARITÉ AVEC LES ANARCHISTES PERSÉCUTÉS POUR L’AFFAIRE DE KATO TITHORÉA

SOLIDARITÉ AVEC LES PERSONNES ARRÊTÉES LORS DES OPÉRATIONS D’AUJOURD’HUI [11 juillet ; NdAtt.] À THESSALONIQUE, LA CANÉE ET ATHÈNES

LE SANG COULE, LA VENGEANCE EST UNE EXIGEANCE

FEU À TOUTES LES CELLULES

SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNONNES ANARCHISTES EMPRISONNÉS MARIANNA ET DIMITRA

VICTOIRE POUR LA LUTTE DE LA COMMUNAUTÉ DE PROSFIGIKA – SOLIDARITÉ AVEC ARISTOS ET SUZON

KYRIAKOS TOUJOURS PRÉSENT

Anarchistes

 

Notes d’Attaque :
* Dans les premières heures de mercredi 1er juillet, trois attaques incendiaires, non revendiquées, sont menées près des domiciles de représentants de Néa Dimokratía, à Thessalonique. L’incendie de véhicules en bas de celui d’Aphroditi Nestora, déjà candidate au parlement grec, s’étend à l’apparemment et sa mère meurt.
** Le 5 mai 2010, il y a eu en Grèce une grève générale contre le vote au Parlement, le lendemain, du plan d’austérité voulu par la « Troika » (UE, BCE,  FMI). Deux-cent mille personnes ont manifesté à Athènes, d’autres à Thessalonique et dans d’autres villes. Dans la capitale, trois bâtiments ont été incendiés, dont une filiale de la banque Marfin. À l’intérieur il y avait vingt personnes, qui sont restées bloquées. Trois y ont trouvé la mort. On trouvera ici un texte de réflexion à ce sujet.

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Thessalonique (Grèce) : Revendication de l’attaque incendiaire d’une Tesla https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/03/thessalonique-grece-revendication-de-lattaque-incendiaire-dune-tesla/ Sun, 03 May 2026 17:07:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62761 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / samedi 2 mai 2026

Aux premières heures du 22 avril, nous avons incendié une Tesla dans le quartier de Sykiés, à Thessalonique.

De la praxis à la théorie.

Cette action découle de notre désir ardent d’attaquer une des nombreuses machines qui composent le monde technologique dans lequel nous sommes contraint.es de vivre.

Le rôle de la technologie est un élément clef de la domination et de la reproduction de la sombre normalité d’aujourd’hui. Des trajets quotidiens à l’obligation de travailler, aux relations humaines par l’intermédiaire d’un écran, aux systèmes d’identification, de contrôle et de guerre, rien de tout cela ne pourrait fonctionner aujourd’hui sans l’équipement technologique qui les soutient matériellement et dont ils dépendent tous.

Pour cette raison, l’attaque est essentielle à la construction d’une perspective anarchiste visant à détruire ce monde.

Tesla et son fondateur, Elon Musk, sont depuis des années à l’avant-garde de la fuite en avant pour créer une cage technologique et ils incarnent l’union du capitalisme, de la technologie et de l’extrême droite. De plus, leurs voitures, des véritables caméras mobiles sur quatre roues (avec la possibilité de fonctionner même quand la voiture est garée), donnent corps à la préoccupation de leurs propriétaires de participer à l’absolutisme technologique.

Attaquer le cauchemar technologique sous toutes ses formes.

Le chemin du feu nous appelle à prendre nos vies en main et à attaquer.

Honneur éternel aux compas Kyriakos, Sara et Sandro. Ils/elle sont avec nous dans chaque attaque.

A

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Thessalonique (Grèce) : Revendication d’incendies https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/02/thessalonique-grece-revendication-dincendies/ Mon, 02 Mar 2026 17:21:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62218 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mercredi 25 février 2026

Nous revendiquons les [trois] incendies suivants :
– l’incendie du distributeur automatique de billets de l’Alpha Bank de la rue Artakis, aux premières heures du 31 décembre
– l’incendie du distributeur automatique de billets de l’Alpha Bank de la rue Siniosoglou, aux premières heures du 7 janvier
– l’incendie du distributeur automatique de billets de la rue Antigonidon, aux premières heures du 13 janvier.

Dans un monde où tout est programmé pour fonctionner comme un horloge au profit du système, il y aura toujours des poches de rébellion. En tant qu’anarchistes en action, nous ne voulons pas nous limiter à des affrontements avec les flics lors de manifestations (chose que nous considérons évidemment comme nécessaire) mais nous choisissons d’ouvrir de nouvelles dialectiques dans la rue. Nous refusons d’attendre, pour attaquer, que les conditions sociales soient mûres et nous proposons l’action directe comme perspective d’attaque ici et maintenant. À travers elle, nous donnons de la substance à nos désirs, en choisissant le moment, l’endroit et la cible que nous voulons frapper, étendant la rébellion anarchiste dans toute la métropole. Pour nous, le sentiment authentique de le liberté se vit à travers l’action agressive, qui est l’expression d’un processus interne perpétuel et de notre désir inébranlable d’une vie anarchiste, selon nos propres termes.

Dans la société du contrôle, de l’oppression et de la soumission, où tout est mesuré en termes économiques et où les besoins des gens ont été transformés en marchandises, les banques et les distributeurs automatiques de billets seront toujours pris pour cible. L’anarchie était, est et sera dangereuse pour ce monde pourri, ce que les dirigeants savent très bien. L’anarchie a ce caractère dangereux et hostile envers le complexe autoritaire à cause des actions et de l’attitude de vie choisies par les compas qui ressentent sa flamme en elles/eux.

Il est possible que beaucoup de ces compas aient quitté ce monde ou soient emprisonné.es, mais ils/elles sont toujours présent.es, dans chaque blocage de route, dans chaque incendie, dans chaque vitre brisée. Elles/ils sont avec nous, chaque fois que nous vainquons la peur, à nos côtés dans toute action agressive, car NOUS CONSTRUISONS L’ANARCHIE ENSEMBLE.

PS1 : Les citoyens balances qui jouent le rôle de flics seront traités avec la même hostilité que nous manifestons envers les flics.

PS2 : Du ruban adhésif double face, du matériel inflammable et un peu d’imagination suffisent pour causer des dégâts.

HONNEUR POUR TOUJOURS AU GUÉRILLERO ANARCHISTE KYRIAKOS
HONNEUR POUR TOUJOURS À SNIZANA PARASKEVAIDOU
FORCE À TOU.TES LES PRISONNIER.ES, JUSQU’À LA LIBÉRATION
VIVE L’ANARCHIE

Anarchistes

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Thessalonique (Grèce) : Revendication de l’incendie du véhicule d’un policier https://attaque.noblogs.org/post/2025/12/21/thessalonique-grece-revendication-de-lincendie-du-vehicule-dun-policier/ Sun, 21 Dec 2025 17:22:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61682 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / jeudi 18 décembre 2025

Revendication pour le compagnon Kyriakos Xymitiris

En réponse à l’appel de nos compagnonnes emprisonnées, Marianna M. et Dimitra Z., pour un octobre de commémoration et de lutte insurrectionnelle, le soir du 28 octobre, nous avons mis le feu au véhicule d’un policier, dans la rue Xenophontos, dans le secteur d’Agios Dimitrios, une action entièrement dédiée au compagnon anarchiste, révolutionnaire armé Kyriakos Xymitiris.

Chaque individu qui s’engage dans l’action directe continuelle contre l’État et l’autorité ne fait pas partie de la lutte, mais est la lutte elle-même. La ténacité et le courage de faire face à l’« invincible », le défi lancé à une répression, étatique et personnelle, profondément enracinée, ainsi qu’à la peur qui en découle sont des caractéristiques vitales de la libération de toute forme d’imposition.

C’est pourquoi quiconque meurt dans des actions révolutionnaires/insurrectionnelles meurt libre.

Nous saluons donc notre compagnon, en tournant notre regard, de manière conspirative, vers la lutte elle-même.

Rien ne finit ; pendante leur sommeil paisible, nous visitons leurs maisons, la nuit.

HONNEUR À CEUX/CELLES QUI ONT FAIT DE LA PEUR DE LA MORT UN SOUFFLE DE VIE.

KYRIAKOS XIMITIRIS PRESENT.

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Thessalonique (Grèce) : Une attaque explosive chez le président du syndicat des matons https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/21/thessalonique-grece-une-attaque-explosive-chez-le-president-du-syndicat-des-matons/ Sun, 21 Sep 2025 16:19:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60731 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / mercredi 10 septembre 2025

Revendication de l’explosion au domicile du président du syndicat des surveillants pénitentiaires Kostas Varsamis

Nous ne vivons plus à l’époque de la junte*, mais nous vivons sous la junte de notre époque. Ces dernières années, et encore plus dans les six dernières années, l’organisation criminelle Néa Dimokratía a dirigé le pays avec les techniques d’une monarchie et d’un régime autoritaire. Au milieu de scandales politiques et de crimes d’État, elle « exploite » la sécurité pour vendre de la peur au peuple. Ses principaux arguments, dans sa tentative de recueillir quelques votes, sont les prisons et la répression la plus sévère. Dans les institutions prétendument « correctionnelles » du pays et dans un système judiciaire nullement aveugle et indépendant, qui décide qui deviendra un.e détenu.e et qui non, leurs critères ne sont pas la preuve de la culpabilité, mais la position idéologique, la taille du portefeuille, la couleur de la peau, les liens avec le parti et la clique privilégiée à laquelle certains appartiennent.

Il est clair que les tribunaux grecs sont tout sauf intègres. Chaque jour, dans le pays se tiennent des centaines de procès, dans le but de réprimer et d’intimider les citoyen.nes. Pour la majorité des gens, des lois épuisantes, des détentions de masse et des peines illogiques ont rendu les conditions dans les prisons du pays insupportables et inhumaines, culminant avec les résolutions répressives du parti Néa Dimokratía, comme le nouveau code pénal et l’abolition de tous les droits acquis sur l’État. La manière dont cette machine est graissée avec la corruption et les pots-de-vin, c’est-à-dire par des avocats de renom et des passe-droits étatiques, pour faire ce qui est évident, comme la finalisation d’une décision ou la conduite en temps voulu d’un procès en appel. De plus, les magistrats auxquels on n’a pas graissé la patte ne reconnaissent aucune circonstance atténuante pour les accusé.es, ni aucune présomption d’innocence. Cela contrairement à ce qui arrive aux laquais qui forment l’épine dorsale du parti du gouvernement en charge, pour lesquels la « loi » de l’impunité s’applique, avec des exemples bien connus de tout le monde, mais que nous ne pouvons manquer de mentionner. Le crime de Tempé** est la plus grande organisation criminelle qui ait jamais existé dans le pays. Puis il y a le scandale OPEKEPE[1], Siemens et les amis de Mitsotakis, Lignadis et Filippidis, des violeurs qui jouissent de leur liberté pervertie.

Les enfers modernes que l’on appelle des établissements correctionnels sont des entrepôts d’âmes, où des milliers de personnes sont entassées dans des conditions misérables. Il y a de nombreux problèmes qui nécessitent des solutions immédiates. Nous allons mentionner certains des plus importants. La surpopulation : à l’intérieur des murs, la vie quotidienne est une lutte difficile pour la survie ; que ce soit dans les cellules ou dans les sections, le nombre de détenu.es dépasse largement la limite humaine. La santé : c’est l’un des problèmes les plus importants auxquels un.e prisonnier.e doit faire face, car elles/ils subissent sur leur peau l’austérité et l’indifférence de l’État. Il y a une manque de permanences médicales et de médicaments et les prisonnier.es avec des maladies contagieuses, des problèmes cardiaques, les personnes âgées et les personnes handicapées sont entassé.es dans les mêmes sections, sans aucun traitement spécial ni aucun soin. Les manques de médicaments et l’impossibilité de transporter rapidement les prisonnier.es dans des hôpitaux en rajoutent à la brutale routine quotidienne. Les permissions de sortie : les limitations aux permissions de sortie les rendent de plus en plus rares, ce qui fait que les prisonnier.es ont le droit à des permissions de sortie seulement à la fin de leur peine. Cette pratique est de nature vindicative et en aucun cas rééducative. Soutien administratif : la bureaucratie, le manque de personnel, l’incompétence des employés en matière juridique et leur indifférence sont un problème quotidien, qui conduit à l’appauvrissement des prisonnier.es. Tout cela, combiné à la saleté, à l’état d’abandon des bâtiments et, bien sûr, à la disparition de fonds, constitue une énorme bombe à retardement humanitaire dans toutes les prisons du pays, plus puissante que celle que nous avons placée dans la maison du tortionnaire Kostas Varsamis.

Kostas Varsamis, tortionnaire et gardien de prison de haut rang, est la figure paternelle des surveillants pénitentiaires, dont le seul objectif est la torture vindicative des prisonnier.es. Ce n’est pas un hasard si les gouvernements et les politiciens vont et viennent, tandis que lui, il reste à son poste. Son état d’esprit autoritaire, son indifférence et son objectif de se venger des prisonnier.es sont des caractéristiques qui rencontrent la faveur des crapules de l’État et l’opposition de tou.tes les prisonnier.es. Les techniques qu’il utilise et sa manière d’agir contribuent de manière décisive à la torture des prisonnier.es. Les innombrables mesures disciplinaires qu’il distribue généreusement pour la moindre chose, les interdictions de biens matériels. Les morts de prisonnier.es dans les cellules disciplinaires, le froid, la nourriture misérable, le manque de créneaux pour les parloirs, les haut-parleurs qui perturbent constamment la santé mentale des prisonnier.es sont les techniques quotidiennes d’un tortionnaire qui, par le passé, frappait les prisonniers à coups de batte jusqu’à ce qu’ils s’évanouissent. Il essaye de transmettre la même mentalité, dans une version plus récente, à ses subordonnés, qu’il traite comme des outils. On leur fait croire qu’ils sont supérieurs aux prisonnier.es et qu’ils peuvent exercer un pouvoir absolu sur celles/ceux-ci. Ce n’est pas un hasard si son entourage est composé des pires ordures travaillant dans tous les établissements pénitentiaires du pays, ainsi que dans des postes administratifs de haut niveau. Il est évident que nous ne mentionnerons pas d’autres noms, parce que nous avons peut-être prévu des visites à leurs domiciles et ailleurs. Ceux qui suivent et acceptent les opinions et les techniques du tortionnaire Varsamis, et donc la politique criminelle mise en œuvre par Néa Dimokratía à travers ce type de personne, sont contre nous et sont notre cible.

Pour finir, nous voulons souligner que les prisonnier.es sont des personnes normales et non seulement des numéros derrière les barreaux ; elles/ils ne sont jamais seul.es et abandonné.es entre les mains de l’État ! Nous avons choisi cette ordure en particulier pour lancer une série de nouvelles attaques contre les directeurs, les surveillants en chef, les employés, les magistrats et les institutions liées à la justice et aux prisons. Les prisons sont en ébullition ; il est temps de mettre fin à l’appauvrissement et au mécanisme répressif, avec des attaques, des émeutes, des grèves et toute forme de lutte, à l’intérieur et à l’extérieur des prisons.

P.S. : Flics, journalistes, chroniqueurs et autres grandes gueules : continuez à écrire et à raconter des histoires drôles et le couperet tombera aussi sur vous… L’organisation armée Sangre Negra [« Sang noir », en espagnol ; NdAtt.] revendique cette attaque.

 

[1] Note de Dark Nights : OPEKEPE/ΟΠΕΚΕΠΕ : l’autorité grecque chargée du paiement des aides de la politique agricole de l’Union européenne (PAC). Le scandale concerne les trois milliards d’euros versés chaque année par l’UE, qui ont été détournés par un réseau corrompu, qui a gonflé le volume de la production agricole, par exemple en prétendant que la Crète aurait quatre millions de moutons, c’est-à-dire plus que la Grèce toute entière ! Les subventions auraient été versées sur la base de déclarations fictives de terres agricoles et de bétail. Aucun contrôle efficace n’a été effectué. Aucune vérification sur place. Aucune utilisation des données satellitaires. Seulement des faveurs politiques déguisées en aides au développement, comme l’achat de votes, la récompense des alliés, voire la pénalisation des dissident.es. Les fondements de la démocratie et du capitalisme dans tout leur splendeur

Notes d’Attaque :
* la « junte des colonels » était la dictature militaire en place en Grèce de 1967 à 1974.
** le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandises, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.

[NdAtt. : les deux dernières images sont issues de cet autre article de Dark Nights]

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Thessalonique (Grèce) : Des distributeurs de billets cassés https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/10/thessalonique-grece-des-distributeurs-de-billets-casses/ Tue, 10 Jun 2025 16:52:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59579 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / jeudi 29 mai 2025

Dans une situation où la répression étatique est en train de s’intensifier à tous les niveaux, les flics sont partout et ils vérifient le respect de la doctrine « loi et ordre » ; des caméras apparaissent à droite et à gauche, dans le cadre tant du contrôle social que de la défense de la propriété ; l’espace public se rétrécit de plus en plus et la condition de stérilisation généralisée de nos vies est établie ; il est de notre devoir d’attaquer par tous les moyens, en causant des fissures dans la souveraineté de l’État. En tant qu’anarchistes, nous n’avons pas arrêté de poursuivre – pas à pas – la destruction fondamentale de l’existant, par une lutte multiforme. Une lutte qui commence par les petites choses et se termine par les grandes, avec l’Anarchie comme but. Une lutte sur le chemin de laquelle des compas ont subi la torture et la prison, tandis que d’autres sont mort.es, avec la flamme dans leurs cœurs.

Le 29 avril et le 4 mai, nous avons donc cassé des distributeurs automatiques de billets, respectivement sur la rue Eptapyrgiou et sur la rue Eleftheria. Nous dédions cette action au compagnon Kyriakos Xymitiris, qui est tombé en choisissant d’attaquer la souveraineté jusqu’à la fin. Kyriakos sera là, dans chaque lutte, dans chaque barrage routier, dans chaque attaque et il nous rappellera toujours que rien n’est terminé.

En même temps, cette action a été menée comme un signe minimal de solidarité avec les compagnonnes Marianna M. et Dimitra Z. et avec les compagnons Dimitris et Nikos R., qui sont emprisonné.es dans le cadre de l’affaire d’Ambelókipi.

L’attaque était, est et sera la seule solution.
L’attaque est une affaire qui nous concerne tou.tes.
Attaquons jusqu’à la fin.

FORCE AUX COMPAS EMPRISONNÉ.ES MARIANNA, DIMITRA, DIMITRIS ET NIKOS
FORCE À TOUTE PERSONNE INCARCÉRÉE
KYRIAKOS XYMITIRIS PRÉSENT
IDÉE – ORGANISATION – ATTAQUE

anarchistes

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Sykiés (Grèce) : Revendication de l’attaque incendiaire contre la maison d’un flic https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/10/sykies-grece-revendication-de-lattaque-incendiaire-contre-la-maison-dun-flic/ Tue, 10 Jun 2025 16:49:36 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59575 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / jeudi 29 mai 2025

Le paysage change constamment. Les développements mondiaux et nationaux nous amènent constamment devant le prisme de la guerre, nous remplissant de peur et d’incertitude. La redistribution de la richesse, des guerres « proches », l’inflation et tant d’autres mots qui frappent constamment notre esprit dans les gros titres des quotidiens. Rien ne peut nous rappeler les décennies dorées d’hier, alors que l’avenir semble sombre. La Grèce, de par sa position géopolitique stratégique, n’est pas absente du théâtre des développements mondiaux. En tant que pays membre de l’OTAN, elle fait sa part au service des grandes puissances, tout en essayant, dans le même temps, de combattre ses « ennemis intérieurs » ; elle renforce donc ses mesures répressives.

Ces dernières années, nous avons observé une forme extrême d’escalade de la violence arrogante de l’État et de ses institutions. Un scandale politique suit l’autre, tandis que la connexion entre État et para-État est plus évidente que jamais. Le coût de la responsabilité politique est un rêve illusoire du passé, alors que tout se déroule sous nos yeux. Des réseaux de trafic, des réseaux pédophiles, des accords pour des constructions illégales, des catastrophes naturelles qui révèlent la corruption dans les projets d’infrastructures, la privatisation de la richesse de l’État, des lois pour persécuter les activistes et bien plus encore, tout cela tisse la toile d’un État profond, qui s’entrelace dans toutes ses parties individuelles et crée un État mafieux. L’exemple le plus grand et le plus flagrant de ce qui précède est l’affaire de Tempé*. Une affaire qui a démontré les privatisations [des entreprises autrefois étatiques] aux capitalistes étrangers, la connexion de l’État avec le crime organisé, le recrutement de leurs gens dans des postes clefs, tout en attribuant à la société grecque la responsabilité du long silence de l’État à propos de la mort de 57 personnes.

Tout ce qui précède ne pourrait pas être réalisé sans l’existence de la police grecque. Un passe-partout pour ouvrir toutes les portes. Partout, il y a un flic prêt à servir les bons échanges de services entre l’État et le para-État, en contrepartie d’une rémunération, bien sûr. Et l’État leur assure une sécurité absolue. Même dans des cas flagrants (des exécutions de Roms, le naufrage de Pýlos**, des féminicides devant des commissariats), du jour au lendemain les flics sont blanchis du sang versé, ce qui leur donne le droit d’aller et venir sans être dérangés. Ils investissent nos villes comme des shérifs, militarisent nos quartiers, tentent de reprendre les souffles de liberté que nous avons gagnés par des grandes mobilisations, ils attaquent quiconque lutte et n’exprime pas leur modèle de soumission. Ce sont toujours eux qui réprimeront la colère populaire et protégeront leurs patrons, en épuisant toute la violence qu’ils ont le droit d’utiliser contre nous. Ils sont la barrière humaine armée qui protège nos ennemis, donc les premiers à être ciblés et les premiers au delà desquels il faut passer. Et cela parce que notre haine est un chaudron bouillonnant et prêt à se répandre partout, comme de la lave qui brûlera tout sur son passage, en commençant par les bottes qui nous barrent la route, jusqu’à la destruction totale de l’appareil d’État.

Pour notre part, en luttant dans la guerre sociale et de classe qui se déroule en dehors des écrans de la télévisions et des portables, nous devons plus que jamais prendre position, par tous les moyens, contre l’État et ses institutions. Tant que le mécanisme répressif nous montre les dents, nous savons que derrière lui se cache la peur, puisque ils savent qu’à tout moment la doctrine de « loi et ordre » peut s’effondrer et que leur « paix » sociale peut être rompue. En suivant le chemin tracé par nos compas qui ont péri en choisissant la voie du feu, créons nous aussi de petites fissures dans leur système fragile, en ouvrant des voies pour que notre colère se déverse, en leur rendant une partie de la violence que nous recevons quotidiennement.

La peur change alors de camp. Dans les premières heures du 15 avril, nous avons placé un engin incendiaire à l’entrée de l’immeuble d’appartements situé au 15, rue Kanari à Sykiés [ville limitrophe de Thessalonique ; NdAtt.], où vit le voyou en uniforme Konstantinos Gantatsios, qui sert dans l’équipe YAT (une section de la police anti-émeute). Si vous avez l’illusion d’être invulnérable, rappelez-vous que la ville est petite.

Nous dédions cette attaque au compagnon anarchiste Kyriakos Xymitiris, mais aussi à tou.tes les compas qui ont choisi le chemin difficile et sont tombé.es en combattant tout ce que nous détestons. Nous ne devons pas oublier qu’ils/elles continuent à vivre à travers nos actions, puisque la poursuite de leur lutte est la plus grande arme contre l’oubli.

KYRIAKOS XYMITIRIS TOUJOURS PRÉSENT
FORCE ET SOLIDARITÉ À TOU.TES LES PRISONNIER.ES POLITIQUES
SOLIDARITÉ AVEC LA SALLE OCCUPÉE DE LA FAC DE PHYSIQUE

Groupe d’allumage rapide
(Ομάδα Γρήγορης Ανάφλεξης)

 

Notes d’Attaque :
* le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.
** Dans la nuit du 13 au 14 juin 2023, un bateau avec quelques 750 migrant.es a chaviré au large de Pýlos, sous les yeux des garde-côtes grecs, et plusieurs centaines de personnes sont mortes.

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Honneur à la mémoire combative de Snizana Paraskevaidou https://attaque.noblogs.org/post/2025/05/30/honneur-a-la-memoire-combative-de-snizana-paraskevaidou/ Fri, 30 May 2025 17:23:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59487 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / mercredi 28 mai 2025

Le 3 mai 2025, à 5 heures du matin, Snizana Paraskevaidou a perdu la vie à cause de la détonation prématurée d’un engin explosif qu’elle était en train de placer devant une agence de la Banque nationale de Grèce, à Thessalonique. La mort tragique de cette compagnonne a mené à une frénésie médiatique généralisée sur le terrorisme et, jusqu’à maintenant, à deux arrestations et à la perquisition de la cellule du compagnon anarchiste emprisonné Fotis Tziotzis. Nous reconnaissons et nous rappelons Snizana comme combattante et une héroïne morte au combat, dont le nom et la vie ne seront pas oubliés.

Dans les bas-fonds de Thessalonique, la vie est une lutte brutale. Cela a été le cas pour Snizana, d’origine géorgienne et issue des quartiers populaires de la ville, d’où émane la guerre quotidienne à laquelle nous faisons tou.tes face, là-bas, pour sortir de la pauvreté des rues. Elle a eu le courage de faire en sorte que la peur change de camp, contre l’État, contre les flics et les riches.

Nos souvenirs d’elle sont ceux d’une compagnonne forte, que nous avons rencontrée quand elle soutenait les compas dans les tribunaux et les prisons ou dans des moments sur les barricades, quand elle nous a tou.tes encouragé.es. Elle était là, pendant les émeutes à Exárcheia, jusqu’à ce que nous tombions de fatigue, dans d’innombrables batailles au cours d’une décennie. Un moment dont nous nous souviendrons toujours est celui où elle était à nos côtés, armée jusqu’aux dents, sur le toit de l’université de Thessalonique, pour un autre 6 décembre.

Nous n’avons pas été surpris.es quand elle a été emprisonnée pour la possession d’un Kalachnikov. Elle savait comment faire l’essentiel, comment prendre la brutalité de la vie et la transformer en arme. Elle avait la capacité de voir avec des yeux ouverts et elle avait toujours du temps pour les autres, elle se souciait toujours de ses compas. Snizana était toujours à l’affût du prochain moment d’attaque, qui était dirigée par sa rage contre le système existant. Une rage insurmontable, qui ne fait jamais de compromis, qui ne dénonce jamais, qui affronte l’autorité face à face, avec un poignard entre les dents. Même si elle est tombée au combat, elle vivra en nous.

Nous ne l’avions pas vue depuis quelques années. Nous nous sommes séparé.es sur ces rues où nous nous sommes rencontré.es, mais nous ne laisserons jamais qu’elle soit oubliée, parce que l’insurrection continue. Elle nous a inspiré sa même rage, pour la continuer.

Pour l’attaque immédiate contre le capitalisme, l’État et toutes les formes de domination.

Des Individualistes et des Nihilistes

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/30/thessalonique-grece-attaque-incendiaire/ Wed, 30 Apr 2025 17:03:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59169 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 28 avril 2025

Le jeudi 3 mars, à minuit, nous avons mis le feu à une camionnette de la société Avance, dans la ville haute.

Celle-ci est une société grecque qui s’est développée et réalise d’énormes bénéfices en exploitant « le secteur le plus productif de l’économie grecque » : le tourisme. Avec des succursales dans toutes les zones touristiques et principalement sur les îles, elle nous démontre le mensonge de la classe dirigeante, selon lequel le développement du tourisme est bon pour nous tou.tes. Ils voient les énormes profits du capital grec et étranger, tandis que nous en avons une image différente.

Pour nous, le tourisme, c’est la saison qui dure six mois, les journées épuisantes de douze heures de travail, les conteneurs, les « services en sous main » et l’exploitation des travailleur.euses. Pour nous, le tourisme se reflète dans l’assassinat d’Antonis Kargiotis* qui a été considéré comme un réfugié parce qu’il ne correspondait pas au profil du touriste blanc riche. Et, bien sûr, dans notre vie quotidienne le tourisme signifie des Airbnb, des loyers extrêmement chers, un changement de la structure des villes, avec des centres remplis d’hôtels, de magasins et de maisons luxueuse, tandis que ceux/celles qui vivent et travaillent ici mais ne correspondent pas à l’image construite par le capital sont expulsé.es vers les banlieues. En quelques mots, tourisme signifie GUERRE DES CLASSES.

Une guerre qui va de pair avec la déjà rude guerre sociale qui fait rage ces dernières années, avec le gouvernement de droite. Dans cette guerre, nous avons pris une position claire. Nous nous opposons au capital, qu’il soit grec ou étranger. Nous sabotons « la machine touristique par tous les moyens ». Nous détruisons l’image du « beau pays – destination touristique », avec une propagande pratique et des provocations qui portent atteinte à l’appareil d’État.

Cette action est dédiée à l’Anarchiste Kyriakos Xymitiris ! Le compagnon vivra éternellement dans les flammes de nos attaques !

Force au compagnon détenu K.K., qui est poursuivi pour l’incendie d’un véhicule de police.

Solidarité avec les compas enfermé.es pour l’affaire d’Ambelókipi.

Foi dans la lutte – confiance dans nos forces – pas un seul pas en arrière !

Incendies anarchistes

P.S. Alors qu’on écrivait ces lignes, nous avons eu connaissance d’un autre meurtre de travailleur.euse. Une femme de ménage de 59 ans a été assassinée dans l’hôtel où elle travaillait, sur l’île de Santorin. Notre attaque est dédiée à elle, ainsi qu’à toutes les victimes anonymes du capital.

 

* Note d’Attaque : il est mort noyé en septembre 2023, après avoir été tabassé et jeté à l’eau, dans le port du Pirée, par des membres du personnel d’un ferry, qui l’ont pris pour un sans-papier essayant de monter clandestinement à bord.

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Thessalonique (Grèce) : Des anarchistes attaquent la police anti-émeute https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/23/thessalonique-grece-des-anarchistes-attaquent-la-police-anti-emeute/ Sat, 23 Nov 2024 17:27:16 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57461 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 18 novembre 2024

Des anarchistes attaquent la police anti-émeute, à Thessalonique, lors du 51ème anniversaire de la révolte étudiante de 1973

Le 17 novembre est le jour de commémoration de la révolte étudiante contre la dictature – qui a eu lieu à Athènes, en Grèce, en 1973. Ces commémorations, qui durent trois jours, mènent à des manifestations dans les rues de presque toutes les villes de Grèce.

Des décennies plus tard, la commémoration de la révolte étudiante continue, avec la participation de dizaines de milliers de personnes dans toute la Grèce, car cette anniversaire a été reliée à la politique actuelle ; y participer n’est donc pas seulement un acte de mémoire de ce que les étudiant.es en révolte ont fait à cette époque-là, mais cela sert de moyen d’expression contre les problèmes actuels et les politiques imposées à la société grecque. À cause du fait que, en ce jour de commémoration, les manifestations sont lourdement gardées par des milliers de policiers, les gens réagissent, parce qu’ils/elles sont là pour honorer celles/ceux qui ont résisté à l’oppression de l’État et ils/elles sont accueilli.es par l’État policier actuel, ce qui crée une atmosphère tendue où une émeute peut éclater à tout moment.

 

[Cliquer sur l’image pour voir la vidéo]

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Thessalonique (Grèce) : Revendication de l’incendie d’une entreprise de production d’œufs https://attaque.noblogs.org/post/2024/09/07/thessalonique-grece-revendication-de-lincendie-dune-entreprise-de-production-doeufs/ Sat, 07 Sep 2024 19:00:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56694 Continuer la lecture ]]> Unoffensive Animal / dimanche 1er septembre 2024

Nous revendiquons l’incendie de l’entreprise de production d’œufs Tsakaris Family, dans le secteur de Thessalonique

Votre chagrin pour votre « propriété » détruite est une source d’amusement pour nous. Vous n’êtes pas des hommes d’affaires, vous êtes les meurtriers de millions d’animaux. Chaque jour, des milliers d’animaux meurent dans des conditions misérables, pour le goût de leur chair, assurant des profits incalculables à leurs maîtres. Des êtres dotés de conscience, qui peuvent ressentir toutes les émotions que nous ressentons, sont traités comme de la matière première pour la production capitaliste.

Nous refusons de faire partie d’un monde où l’extermination d’êtres sans défense (les animaux) est quelque chose de normal. Nous refusons de regarder passivement l’abattage et nous combattons par le feu. Nous n’attendons pas « le bon moment » pour nous occuper des animaux, comme nous le demandent des pittoresques révolutionnaires professionnels. Nous décidons que le moment est venu et nous avançons avec une lutte inébranlable.

Jusqu’à ce que le dernier Auschwitz pour animaux soit fermé.

ALF/KLM

PS1 : Si vous la reconstruisez, nous la brûlerons à nouveau.

PS2 : Il y a beaucoup d’ordures qui, d’une manière ou d’une autre, contribuent à l’extermination des animaux. Les plus misérables d’entre eux sont, de loin, les écologistes qui mangent de la viande.

 

Note d’Unoffensive Animal : l’usine d’œufs Tsakiris exploite 19 fermes de production d’œufs différentes, dans la région. Dans la nuit du 22 juillet, leur principal centre de tri d’œufs a été complètement détruit par un incendie. Greenpeace a profité de l’occasion pour dire que des milliers d’oiseaux avaient été tués par l’incendie, ce qui a fait qu’un grand pourcentage des informations sur le sujet a porté sur la mort imaginaire de poussins, dans une usine où il n’y a pas d’animaux. Cette action n’a entraîné la mort d’aucune poule pondeuse, car c’est l’installation centrale de tri et d’emballage qui a été attaquée.

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Héraklion (Grèce) : Solidarité avec Errol https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/29/heraklion-grece-solidarite-avec-errol/ Fri, 29 Mar 2024 20:26:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54924 Continuer la lecture ]]> Act for Freedom Now! / vendredi 29 mars 2024

Liberté pour Errol, prisonnier politique anarchiste, retenu dans les cellules de rétention de la prison de Diavata, à Thessalonique, dans l’attente d’une nouvelle audience pour son expulsion du territoire de l’État grec, parce qu’il est anarchiste.

Mercredi 13 mars, deux banderoles en solidarité avec l’anarchiste Errol ont été accrochées à Héraklion, sur l’île de Crète.

Le banderoles ont été placées à l’une des portes de la vieille ville de Héraklion (Kommeno Bedeni), l’autre à l’entrée d’une maison abandonnée dans le secteur de Lakkos.

Les positions exprimées sous forme de slogans, comme « Liberté pour ceux/celles qui sont dans des cellules » et « Jusqu’à la démolition de la dernière prison » sont plus impératives que jamais, intemporelles et non négociables.

Force et solidarité pour Errol, qui, pour la énième fois au cours de la dernière décennie, se trouve dans le collimateur de l’État grec, au moyen des services de la « Sûreté Nationale » et de la « Sûreté de l’État », à cause de son action énergique et de sa participation au milieu anarchiste grec. Les mécanismes de la répression ont activé l’option de son expulsion du territoire contrôlé, de manière autoritaire, sous le nom de « République hellénique », dont Errol n’a pas la nationalité.

Depuis le 28 février, quand il a été arrêté à Thessalonique, après la manifestation pour le crime étatique/capitaliste de Tempé*, il se trouve en captivité et risque d’être déporté, encore une fois, vers le territoire contrôlé sous le nom de « République française ».

Sa situation de détention est, et c’est une forme de vengeance, celle de la rétention, ce qui signifie qu’il est privé de tout droit (parloirs, appels téléphoniques, accès à la promenade, activités, etc.) qu’il aurait eu s’il avait été classé comme condamné ou prévenu en détention préventive.

Voici sa dernière lettre publique :

« Mercredi 28 février, après la manifestation pour l’anniversaire de l’assassinat capitaliste de Tempé, j’ai été bloqué par la police alors que j’essayais de m’approcher l’université. Ils m’ont arrêté à cause d’un ordre de déportation à mon encontre, avec l’interdiction d’entrer sur le territoire grec, à cause de mon identité politique d’anarchiste.

Lors de la fouille corporelle, une lame de scie à métaux a été trouvée sous les semelles de mes chaussures trouées. Quiconque ressent une menace pour sa liberté garde sur lui/elle les outils pour la retrouver. J’ai « mangé du bois », tellement ma rage contre l’État et l’autorité a grandi et j’ai été accusé de possession d’armes à feu et d’intrusion et on m’a aussi demandé de donner mes empreintes digitales, ce que j’ai refusé.

Je vis dans l’illégalité depuis des années, avec la menace quotidienne d’une déportation et d’un emprisonnement, tout en continuant à participer à la lutte anarchiste, jusqu’à la destruction de l’État et du capitalisme, en gardant dans mon cœur le désir d’une société égale et libre, sans abattoirs, sans pauvreté ni autorité. Une condition quotidienne à laquelle de plus en plus de compas sont susceptibles de devoir se confronter, avec l’application du nouveau code pénal. Déjà, dans les tribunaux, les juges préviennent les inculpé.es qu’à partir du mois de mai ils/elles iront en prison beaucoup plus facilement. Et, comme nous le savons, en prison il y a toujours de la place pour les anarchistes.

Les conditions de détention dans la sous-direction des expulsions, sur la rue Pontou, à Menemeni, pour moi comme pour mes codétenus, sont d’être enfermés 24 heures sur 24 dans la cellule, sans pouvoir en sortir un seul instant. Des conditions qui, après quelques mois de captivité, provoquent des difficultés même pour marcher.

Quant à moi, j’attends une nouvelle décision d’expulsion de la part de la Direction des étrangers de Thessalonique, afin de pouvoir m’opposer à une procédure administrative qui devra décider si je serai mis en cellule et envoyé comme un paquet à l’autre bout de l’Europe, ou si je serai libéré, avec l’obligation de devoir quitter le pays par mes propres moyens, dans un délai d’un mois. La décision sur mon opposition sera prise dans les deux semaines suivantes.

Quoi qu’il arrive, je continuerai à rester et à me battre ici en Grèce. Je ne laisserai aucun flic ni aucun juge me dire quoi faire de ma vie. Je ne les laisserai pas m’éloigner des ami.es et compas que j’aime. Parce que la soif de justice et de libre arbitre individuel est plus dure que le fer et plus forte que tout État et « elle ne se vend nulle part au marché, aucun commerçant ne la négocie et elle ne se mesure pas avec de l’or sur la balance ».

FORCE À CEUX/CELLES QUI SONT DANS LES CELLULES
VIVE L’ANARCHIE

Errol
Direction des expulsions
rue Pontou, Menemeni
Thessalonique
3 février 2024

FORCE ET SOLIDARITÉ POUR ERROL
PERSONNE NI RIEN DANS LES MAINS DE L’ÉTAT
SQUATTONS LES VILLAS ET LES MAISONS VIDES

ami.es

 

* Note d’Attaque :  le 28 février 2023, dans cette localité près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.

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Prison de Diavatá (Grèce) : Dimitris Chatzivasileiadis placé au mitard https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/22/prison-de-diavata-grece-dimitris-chatzivasileiadis-place-au-mitard/ Fri, 22 Mar 2024 19:39:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54874 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / jeudi 21 mars 2024

Dimitris Chatzivasileiadis placé au mitard parce que cohérent dans ses refus réitérés des perquisitions corporelles

Dimitris Chatzivasileiadis a été transféré aujourd’hui [le 19 mars ; Note de La Nemesi] dans la prison de Diavatá, le domaine du bourreau Valsamis, pour le procès en appel pour l’expropriation d’une banque à Thessalonique (en 2021).

Le compagnon, comme à chaque fois, lors des dizaines de transferts pour des procès, pendant ces deux ans et démis d’emprisonnement, a refusé de se déshabiller pour une fouille corporelle. Il s’agit d’une conquête gagnée il y a longtemps par les prisonniers politiques et qui a été réaffirmée au cours des quinze derniers années. Avant la perquisition, le compagnon a demandé à avoir accès à un téléphone public, comme tout détenu, et à un petit peu de temps dans la cour de promenade, comme prévu par le règlement pénitentiaire. Lors de son précédent passage à la prison de Diavatá, pour le procès en première instance pour l’expropriation de la banque, on lui avait nié ces éléments essentiels.

La réponse des surveillants a été de l’enfermer dans une cellule disciplinaire.

Nous ne leur donnerons rien de ce qui a été gagné par la lutte.

FEU A TOUTES LES PRISONS !

Comité de soutien et de communication avec le prisonnier D. Chatzivasileiadis
19 mars 2024

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Thessalonique (Grèce) : Revendication du colis piégé envoyé à la présidente de la Cour d’appel Anastasia Anthopoulou https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/19/thessalonique-grece-revendication-du-colis-piege-envoye-a-la-presidente-de-la-cour-dappel-anastasia-anthopoulou/ Mon, 19 Feb 2024 18:01:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54467 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / lundi 19 février 2024

Le travail des magistrats vise clairement à torturer et à appauvrir tou.tes les prisonnier.es et en général tou.tes celles/ceux qui doivent, malheureusement, faire face à leur destin.

Les juges, les procureurs, les magistrats des cours d’appel, tous ensemble, ont crée pendant des années un groupe fermé de tortionnaires, bien entendu avec l’aide et la complicité des gouvernements en charge.

Surtout ces dernières années, avec le gouvernement Mitsotakis, ils ont mené le pays sur les traces de la junte et de sa répression. Les décisions prises dans les salles des tribunaux et dans leurs bureaux sont clairement vindicatives et inhumaines pour le peuple. Les ordures qui portent le « titre » de président de cour suprême d’appel, etc. sont ceux qui donnent l’ordre de saisir les maisons des gens qui ont des problèmes de santé, des personnes âgées, de ceux/celles qui sont confronté.es à une crise financière.

Ils sont ceux qui décident comme bon leur semble combien de temps quelqu’un.e va passer en prison, peu importent les preuves et les indices, parce qu’ils n’aiment que prendre des décisions de vengeance à leur discrétion et administrer leur soi-disant « justice », sans tenir compte de personne ni de quoi que ce soit.

Ils pensent appartenir à une classe de personnes supérieures et pouvoir jouer avec la vie de tout le monde. Leurs liens directs avec des flics et des politiciens de haut niveau les placent dans une situation d’autonomie et de corruption, sans aucun contrôle de la part de personne. Ils signent et arrangent les lois pour leurs « amis » corrompus, ils donnent lordre de surveiller des gens pour leur profit personnel.

Un chapitre énorme concerne les prisonnier.es et le durcissement constant des peines, bien sûr avec quelques exceptions qui ne servent que les « leurs ». Les longues peines, les différentes mesures qui sont imposées du jour au lendemain selon leur bon vouloir, conduisent les prisonnier.es à la bataille quotidienne pour la survie, dans des conditions de misère.

Quand il s’agit de personnes de leur propre clique, elles sont déchargées de toute responsabilité par des dissimulations et des procédures courtes. Un exemple parlant est le désastre de Tempé*, dont toutes les ordures de responsables continuent normalement leur vie. Le ministre des Transports de l’époque, Karamanlís, et ses sous-fifres, ont été acquittés de toute responsabilité, avec l’aide de juges et procureurs. Les « fameux » amis du gouvernement Mitsotakis, les violeurs et pédophiles Lignadis, Filippidis**, etc., sont partiellement acquittés ou reçoivent le bénéfice du doute, du coup ils peuvent poursuivre leur œuvre perverse, en étant acquittés. Au contraire, pour tou.tes ceux/celles qui n’appartiennent pas à leur milieu pourri, l’application de leurs lois dépasse toute vengeance.

Cette président précise de Cour d’appel, Anastasia Anthopoulou, est l’un des rouages essentiels de la machine inhumaine et fasciste qui a pour seul but de torturer et de se venger sur tou.tes celles/ceux dont elle décide du « destin ». Mais la « chance » ne sera pas toujours de son côté, car ses protecteurs militaires, ne seront pas toujours avec elle***. Les décisions qu’elle a prises par le passé, en ignorant clairement les conséquences subies par les prisonnier.es, ne resteront pas toujours sans réponse. Vous devez comprendre que vous n’êtes pas à l’abri et qu’il y aura des conséquences similaires pour vous. Aussi facilement que le colis piégé est arrivé sur son bureau, de même nos balles peuvent atteindre leur cible. Cette tentative a peut-être échoué, mais cette tortionnaire précise restera une cible prioritaire pour nous, parce que ses décisions ne resteront pas impunies.

Il est naturel et logique : dans une guerre il y a des victimes des deux côtés, aucune bataille n’est unilatérale, comme vous le voudriez. Aucune cible ne restera impunie, surtout à une époque où nous recevons des nombreux coups, socialement et personnellement. Vous tous, qui apportez chaque jour des vies humaines dans l’enfer des tribunaux : gardiens et gestionnaires d’êtres humaines, profiteurs modernes, juges, procureurs et flics de tous les services, qui aidez le travail répressif de l’État, vous seriez bien avisés de regarder derrière vous avant chaque pas que vous faites, de réfléchir très attentivement à chaque décision que vous prenez, parce que vous ne savez pas vers qui, parmi vous, sont tournés les moyens à notre disposition. Chaque choix que vous faites a son coût.

Peu importe la façon dont les perroquets des médias du système ont essayé de saper notre action, en parlant d’autres choses, la vérité est une seule.

L’anarchie n’a jamais cessé d’exister, personne n’est seul.e contre l’État.

Tout continue…
jusqu’à votre complète destruction.

Le groupe prend ses responsabilités.

Ένοπλη Απάντηση
[Réponse Armée]

 

Notes d’Attaque :
* le 28 février 2023, dans cette localité près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.
** Dimítris Lignádis, directeur artistique du Théâtre national grec jusqu’en février 2021, est accusé d’avoir abusé de mineur.es, dont des jeunes réfugié.es à qui il donnait des cours de théâtre. Petros Filippidis, acteur grec très connu, a été accusé de trois viols.
*** Lundi 12 février, la présidente de la Cour d’appel de Thessalonique, Anthopoulou, a reçu une enveloppe contenant de l’explosif, à son bureau. La trouvant suspecte, elle a fait appel à la police et les démineurs l’ont désamorcée.

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Thessalonique (Grèce) : Revendication de l’attaque d’un car de la police antiémeute https://attaque.noblogs.org/post/2024/01/13/thessalonique-grece-revendication-de-lattaque-dun-car-de-la-police-antiemeute/ Sat, 13 Jan 2024 19:53:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54005 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / vendredi 12 janvier 2024

La distorsion constante de la réalité, partout, par les autorités et leurs mouchards.

Le 22 octobre 2021, Nikos Sambanis, un Rom de 18 ans, a été abattu de 36 balles par les ordures en uniforme de l’unité DIAS [des flics à moto ; note de Dark Nights], dans le secteur de Pérama. Cela a été précédé par les tortures infligées à Vassili Maggos, qui ont entraîné sa mort, et suivi par un viol dans le poste de police de Place Omónia [dans le centre d’Athènes ; NdAtt.], tandis que le 22 juin 2022, Michalis, 16 ans, a été traîné et ensuite abandonné par un véhicule de police, dans le quartier d’Ambelókipi, à Thessalonique, ce qui a fait qu’il a rendu son dernier souffle à l’hôpital.

Un peu plus d’un an après le meurtre de Sambanis, le 5 juin 2022, Kostas Fragoulis, un Rom de 16 ans, a été tué d’une balle dans la tête, à Diavatá, dans la région de Thessalonique, par un flic de l’unité DIAS, car il avait commis le crime de s’enfuir pour ne pas payer 20 euros d’essence.

Le 11 novembre 2023, peu avant minuit, après une chasse à l’homme, les flics ont encore tué un mineur rom, Christos Michalopoulos. Deux mois et demi avant, Kostas Manioudakis avait rendu son dernier souffle à cause d’un tabassage par des flics du poste de Souda [dans l’île de Crète ; NdAtt.], suite à un contrôle fortuit. Un mois après le meurtre de Michalopoulos, à Xánthi [ville de Thrace, dans le nord-est de la Grèce ; NdAtt.], un flic passe à tabac et puis abandonne Ayse, 19 ans, en la tuant.

A ces évènements, nous pourrions ajouter d’innombrables tabassages, tortures, meurtres, tous commis par la police et passés sous silence par la justice et les médias.

Dans les peu de cas où la violence policière n’a pas pu être cachée, les porte-parole de l’appareil étatique s’empressent de présenter l’évidence comme un incident isolé, en disant qu’il s’est agit d’une mauvaise conjoncture ou que les flics étaient en état de légitime défense ou que la justice en décidera, un jour.

Il vaut la peine de mentionner le fait qu’ils essayent de jeter des tonnes de boue sur la personne assassinée. Qu’il s’agisse de son casier judiciaire, du groupe sociale auquel elle appartient ou de ses convictions politiques, cela est mis en avant encore et encore, en laissant entendre, quand ils ne le disent pas ouvertement, que c’est une bonne chose que le flic ait pressé la détente. La présentation du flic assassin est diamétralement opposée. Un père de famille avec des enfants, qui travaille dur pour la sécurité des citoyens, impliqué dans la société, particulièrement aimé par le reste de sa bande (la « Police grecque »).

Le récit médiatique change quand la révolte sociale explose et prend pour cible les auteurs de si nombreux meurtres. Soudain, la valeur de la vie humaine devient le bien suprême et les meurtriers en uniforme, justement visés, deviennent des héros blessés dans l’exercice de leurs fonctions, injustement pris pour cible. Ceux/celles qui vivent sur leur peau la violence étatique et capitaliste et parfois y répondent de manière combative sont décrit.es comme des criminel.les brutaux.ales aux intentions meurtrières.

Pour les défenseurs de la police : vous et ceux qui se contentent des contes de fées que vous vendez n’êtes que des petits êtres ridicules sans une once de dignité et de moralité.

Pour le dire clairement et en peu de mots : il n’y a pas de doutes, la police grecque fonctionne comme une bande armée de potentiels assassins, en toute impunité.

Dans ce contexte, nous avons choisi de mener une attaque, avec des cocktails Molotov, contre un car du MAT [la police anti-émeute ; note de Dark Nights], le 7 décembre 2023, sur la rue Agiou Dimitriou, au niveau de la faculté d’agriculture de Thessalonique.

Pour les ordures en uniforme : nous apparaîtrons devant vous à l’improviste, pour Michalis, Alexis, Sambanis, Vassilis, Kostas, Christos, pour ceux/celles que vous avez assassiné.e, tabassé.e, terrorisé.e, violé.e. Vous nous trouverez prés de vous par surprise, nous utiliserons les moyens les plus simples et rien d’autre que notre détermination et notre conviction dans le bien-fondé de la lutte. Nous nous reverrons dans vos cauchemars.

Cette action est la raison pour laquelle le convoi de la police a été déplacé, après un an et demi passé devant le campus de l’Université Aristote. Au delà du résultat évidemment positif de l’action, et de l’incapacité des flics à réagir, nous ne voudrions pas que cet événement particulier soit interprété à tort comme la victoire d’un petit groupe de gens contre l’appareil de l’État.

Dans le passé, le mouvement étudiant a réussi à empêcher que le contrôle des bâtiments des universités soit complètement aux mains de la police (loi KX4777). Ce que l’État a réussi à faire récemment est d’établir une force statique dans un endroit, à l’intérieur du campus, quelque chose qui d’un coté a une importance symbolique énorme, mais qui d’autre part présente une évidente faiblesse opérationnelle. Au final, dans ce cycle de reforme de l’université, il n’y a pas eu de vainqueur ou de perdent. La défaite politique partielle de l’État, due à la non mise en place d’une police de l’université, a été confirmée par la défaite opérationnelle et l’expulsion du peloton de policiers hors du campus. Bien entendu, rien n’est définitif, la justice se décidera dans les rues.

Dans le contexte actuel, le recul des mouvements sociaux de ces dernières années, la propagande médiatique quotidienne à propos de la criminalité, ainsi que la fausse reprise du capitalisme grec ont donné à l’État la satisfaction de légiférer pour supprimer toute possible réaction qui défierait sa souveraineté, dans le présent ou à l’avenir. La tentative de criminaliser et d’isoler les mouvements de la base de la société est une stratégie qui a été déployée depuis des années et qui a été testée par le passé dans le reste du monde occidental.

Du coup, le cadre des condamnations pénales a été resserré, avec des modifications de plus en plus étouffantes du code pénal, et les conditions d’enfermement sont durcies elles aussi, avec la reforme anachronique des lois qui régissent les régimes de détention. Ces projets de loi incluent, entre autres, des restrictions des permissions, en durcissant les conditions pour les obtenir, l’exclusion de la possibilité de la liberté conditionnelle pour les peines de plus de deux ans, le fait de sanctionner de la même manière les tentatives d’infractions et les infractions qui ont eu lieu, la réintroduction des prison de type C [des prisons de haute sécurité ; NdAtt.] et l’interdiction de purger une partie de la peine dans des prisons rurales, pour certains typologies de prisonnier.es. Nous sommes solidaires et n’oublions pas les gens qui sont derrière les barreaux des prisons et les prisonnier.es politiques qui sont en train de payer le prix de l’affrontement avec l’État et le capital.

En même temps, les conditions capitalistes au niveau local comportent l’attaque contre les acquis sociaux, avec la vente aux enchères des premières maisons [saisies pour dettes impayées ; NdAtt.] et l’augmentation du coup de la vie, avec la privatisation des secteurs de l’éducation, de la santé et de l’énergie. L’exploitation de plus en plus intensive et la destruction de l’environnement naturel comptent aussi des vastes zones brûlées et inondées qui ont été remplies d’éoliennes et de panneaux solaires, pour les besoins de l’industrie, ainsi que l’extraction de terres rares, de minéraux et d’or, avec des effets dévastateurs sur les écosystèmes. Les masses de migrant.es pauvres, quand ils/elles ne se noient pas dans l’Égée, sont emprisonnées pendant des périodes indéfinies et puis rapatriées, avec les plus chanceux.ses qui travaillent dans des conditions d’esclavage pour les patrons d’ici, pendant que les rivalités internationales et les guerres en Ukraine et à Gaza intensifient le militarisme et le nationalisme ici. Le durcissement des politiques répressives de l’État grec à l’intérieur peut aussi être vu comme une partie de sa préparation en vue de participer à l’une des guerres qui nous sont servies comme un spectacle par les médias.

La guerre que l’État a déclaré au mouvement est indirectement une guerre contre toute la base de la société, contre quiconque, à l’avenir, pourrait défier les diktats capitalistes. Il en va de notre survie politique de dresser des barricades contre cette attaque tous azimut. Dans les domaines où le mécontentement social prend forme, notre intervention et notre participation, avec des caractéristiques anti-autoritaires multiformes, sont plus importantes que jamais. De même à l’intérieur du mouvement, avec la construction de structures et de relations de camaraderie, face à la micro-politique et au reflux dans le privé. Notre tâche est de bloquer les politiques de mort et de demander des comptes à ceux qui les produisent ; notre tâche est de comprendre cette époque, les questions qu’elle pose et les luttes qu’y surgissent et d’y faire participer notre mouvement. Nous avons tout un monde d’exploitation et de pouvoir à détruire et tout un monde d’égalité, de liberté et de solidarité à créer.

POUR L’ANARCHIE

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire d’une banque, en solidarité avec les prisonnier.es anarchistes https://attaque.noblogs.org/post/2023/01/28/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-dune-banque-en-solidarite-avec-les-prisonnier-es-anarchistes/ Sat, 28 Jan 2023 10:05:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=50734 Continuer la lecture ]]> Abolition Media / mercredi 18 janvier 2023

Nous sommes de ceux/celles qui traînent dehors toute la nuit, qui conspirent lors de leurs rendez-vous et qui pensent constamment à des façons d’attaquer. Quand nous sommes frappé.es, nous avons l’obligation de faire sentir notre présence, de montrer un signal de résistance, de donner un souffle de vie à ce que nous appelons solidarité.

Nous sommes frappé.es de plusieurs façons, au travail, où on exploite notre besoin de survivre, dans la rue, où quelqu’un.e peut penser que quelqu’un.e d’autre est vulnérable et devenir violent.e ou penser qu’un.e migrant.e est dangereux.se et laisser sortir ses commentaires racistes, en manif, avec la police anti-émeute qui attaque ; mais nous avons montré que nous aussi, nous avons des caractéristiques agressives et nous serons pris.es pour cible, dans nos espaces sociales et politiques, quand le pouvoir derrière la bureaucratie de merde pensera à nous écraser. Mais nous ne laisserons pas cela se produire.

Chaque jour, nous faisons l’expérience de la violence, en de multiples formes, nous avons appris à résister à travers nos relations, collectivement et individuellement, nous sommes déterminé.es et nous gagnerons.

Le chemin vers l’anarchie est difficile, si cela ne se fait pas aujourd’hui, ça se fera demain, si vous et moi ne le voyons pas, d’autres personnes, plus tard, le verront, mais nous n’abandonnerons pas, c’est la seule chose certaine.

Et quand quelqu’un.e est emprisonné.e, c’est-à-dire quand il/elle fait face au pouvoir dans toute sa puissance, c’est quand le système pense avoir une victoire à monter à ses patrons. Mais non. Parce que, à l’intérieur et à l’extérieur des murs qui nous séparent, nous continuons à agir. Pour chacun.e d’autre, nous sommes côte à côte, en luttant pour changer ce qui nous opprime, ce que nous ne tolèrerons plus longtemps.

Avec toute notre force, avec réflexion et patience, nous ne perdons jamais l’envie de revenir, de défier ce que vous avez changé en une gigantesque prison faite de peur et de répression.

Nous avons aiguisé nous lames, pour couper les chaînes dont vous enveloppez nos corps.

Comme geste minimal de solidarité avec nos compas emprisonné.es, le jeudi 29 décembre, à l’aube, nous avons placé un engin incendiaire dans une banque de la rue Martiou, à Thessalonique.

DE LA FORCE ET UN PROMPT RÉTABLISSEMENT POUR LE MILITANT ANARCHISTE THANOS HATZIANGELOU

SOLIDARITÉ AVEC L’ANARCHISTE ALFREDO COSPITO, EN GRÈVE DE LA FAIM. VICTOIRE POUR SA LUTTE.

Anarchistes

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire contre un véhicule de l’entreprise de sécurité Brink’s https://attaque.noblogs.org/post/2022/05/22/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-contre-un-vehicule-de-lentreprise-de-securite-brinks/ Sun, 22 May 2022 19:13:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=49913 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / samedi 21 mai 2022

Jour après jour, nos vies sont soumises à l’avilissement et à une attaque en règle de la part de l’État, dans tous les domaines de la réalité sociopolitique. Des hôpitaux en manque de personnel, où des personnes meurent sans avoir eu la possibilité d’être hospitalisées décemment, des lieux de travail aux conditions épouvantables, où les travailleur.euse.s sont assassiné.e.s car les mesures de sécurité sont inexistantes, des ordures en uniforme qui poursuivent et abattent des mineur.e.s désarmé.e.s parce qu’ils/elles sont roms, au nom de la propriété et de la sécurité, des arrestations avec des accusations exagérées, qui relient des personnes à des organisations combattantes à cause de leurs relations d’amitié. Ce sont tous des exemples qui montrent la dystopie que les dirigeants veulent établir.

Du coup, au sein de cette tendance, nous ressentons le besoin de mettre en place des barrages de résistance et de riposter face à l’ennemi par tous les moyens et de diverses manières, en leur répondant que rien ne s’arrêtera avec des arrestations et la détention de militant.e.s. L’un des moyens que nous utilisons et que nous considérons comme un outil important dans la lutte globale contre l’État et le capital est l’action directe. A différents endroits du tissu urbain, il y a des cibles qui attendent de recevoir des visites, de manière à briser concrètement le sentiment de sécurité que les dirigeants essayent de maintenir.

Nous revendiquons l’incendie d’un véhicule de l’entreprise de sécurité privée Brink’s, dans le quartier de Triandría, le soir du 16 avril.

NOS IDÉES NE SONT PAS EMPRISONNÉES
SOLIDARITÉ AVEC TOUS LES PRISONNIER.E.S POLITIQUES

Anarchistes

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Prison de Korydallos (Grèce) : Pendant une chasse aux sorcières, la fierté se cache en pleine ligne de tir https://attaque.noblogs.org/post/2022/05/13/prison-de-korydallos-grece-pendant-une-chasse-aux-sorcieres-la-fierte-se-cache-en-pleine-ligne-de-tir/ Fri, 13 May 2022 19:34:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=49796 Continuer la lecture ]]> athens.indymedia.org / samedi 23 avril 2022

Depuis le premier jour de mon arrestation, j’ai consciemment choisi de garder une position cohérente et j’ai refusé de coopérer avec les autorités chargées des poursuites et des interrogatoires. Chaque fois que j’ai pris la parole, je l’ai fait pour revendiquer certaines responsabilités historiques et politiques. Des responsabilités vis-à-vis de mon parcours individuel et collectif, dans les actes de violence révolutionnaire, ainsi que vis-à-vis de deux de mes compas, avec lesquels, dès le tout premier instant, la police antiterroriste tente de donner un visage aux pièces perdues du puzzle de leur soi-disant démantèlement de l’organisation Action Anarchiste.

Dans cette affaire, au-delà de ce qui est objectivement vrai et de ce qui est un mensonge, le plus grand danger se cache dans les objectifs politiques de la police antiterroriste. Du coup, voilà les preuves choquantes aux mains de ce service, tristement célèbre pour ses mensonges systématiques : un appel téléphonique anonyme, ridicule, qui me désigne personnellement comme le responsable d’une série d’attaques incendiaires dans la région de Thessalonique (un appel dont je suppose que le numéro appelant ne sera pas communiqué, lors du procès, par les hackers de l’antiterrorisme), une surveillance de qualité et d’origine ambiguës, qui concerne ma vie personnelle quotidienne, mon arrestation, avec ma compagne Georgia Voulgari, dans la maison de Panos Kalaitzis, à l’occasion de laquelle j’avais en ma possession un ensemble d’objets, saisis, qui sont décrit comme un « arsenal », et deux déclarations politiques claires : la revendication commune, de ma part de de celle de ma compagne, d’un seul et unique incendie criminel, contre la « Fondation pour la réflexion nationale et religieuse », et ma revendication personnelle d’appartenance à l’organisation Action Anarchiste.

Du coup, je poserai mes propres questions, face aux mensonges d’une enquête et à une procédure qui a placé trois personnes en détention préventive simplement parce que les enqueteurs le souhaitaient ; comment ça se fait que les compas Voulgari et Kalaitzis sont désigné.e.s comme membres d’Action Anarchiste, sans qu’il y ait la moindre référence à elle/lui dans l’action de l’organisation ? Comment ça se fait qu’une action morcelée de violence révolutionnaire est incluse dans la stratégie d’une organisation qui a pour principe inviolable de revendiquer même ses erreurs ? Comment ça se fait qu’un ensemble d’objets sais est désigné comme l’arsenal d’Action Anarchiste ? Même si j’ai une estime et du respect sans réserve pour le tempérament politique de ma compagne, comment ça se fait qu’ils auraient prouvé la participation d’une jeune personne de 22 ans à une organisation active depuis 6 ans, à une époque où elle habitait dans une autre ville et elle allait encore au lycée ? Comment ça se fait que le compagnon Panos Kalaitzis est considéré comme étant membre d’Action Anarchiste, avec un dossier où son nom n’est jamais mentionné en lien avec aucune action, aucun repérage, aucune réunion commune, etc ? Les réponses à cet ensemble de questions rhétoriques peuvent être trouvées dans les objectifs stratégiques de la police antiterroriste, qui utilise des vies humaines pour ses revanches et ses jeux de pouvoir.

Depuis des décennies, la police antiterroriste essaye de dessiner un modèle « terroriste » toujours identique, en utilisant les parcours des personnes qui participent à des organisations révolutionnaires. Selon ce modèle, le « terroriste » est un sujet antisocial, isolé des processus sociaux, sans aucun contact avec les structures du mouvement, et toute sa vie quotidienne (ses relations, ses actions, ses mouvements) est liée à son Organisation. Depuis presque deux décennies, j’ai choisi d’être publiquement du côté de l’anarchisme. J’ai soutenu et j’ai participé à d’innombrables contextes sociaux qui allaient devenir des points de référence pour la lutte. Dans des squats et des espaces auto-organisés, dans des assemblées populaires et des dynamiques du mouvement, dans des événements, des manifestations, des conflits, des sabotages et des attaques. J’ai agi au sein du corps social et aussi à niveau clandestine. Par conséquent, sur la base du modus operandi de la police antiterroriste, nous devons soit supposer qu’Action Anarchiste est peut-être la plus grande organisation révolutionnaire, avec des milliers de membres et des planques dans tout le pays, sous couvert d’auto-organisation et de processus dont la dynamique dépasse même celle d’événements insurrectionnels historiques, soit que toute cette affaire est sans issue. Et pourtant, il y a une histoire de fond.

La police antiterroriste est en train d’essayer de répandre la peur et la terreur dans les groupes sociaux qui choisissent de lutter, dans le but d’isoler socialement et personnellement ceux/celles qui soutiennent les actes de violence révolutionnaire, sans parler des membres des organisations révolutionnaires. Quiconque les soutient et marche à leurs côtés, quiconque entretient avec elles/eux des relations de camaraderie, d’amitié, voire de coopération, pourra se retrouver accusé.e ou emprisonné.e, avec la moitié du code pénal sur son dos. Ils n’ont pas besoin de preuves ; le germe de la peur suffit au mouvement pour isoler ses parties radicales, sous prétexte de sécurité (personnelle ou collective). Les dernières dispositions antiterroristes, qui criminalisent même le soutien politique-moral-financier aux personne emprisonnées pour des actes de violence révolutionnaire, évoluent de toute façon dans le même sens.

Et pourtant, face à cette tentative d’isolement politique et social des intentions révolutionnaires du mouvement anarchiste, nous leur répondons de la meilleure façon, depuis le premier jour de notre arrestation, tout en traversant les chemins les plus dystopiques. Contre la soif de repentance, de déni, de coups de poignard dans le dos et de trahison des relations et des sentiments, qui a été montrée par l’appareil répressif, nous résistons avec décence et fermeté face à la profondeur de la répression, nous restons uni.e.s et solidaires, les un.e.s à côté des autres, même si nous défendons des parcours différents. Si le coût du respect de soi, pour la dignité humaine, indique le chemin de la prison, alors nous le défendons fièrement chaque jour. Parce que même à l’ère du narcissisme personnalisé, il y aura toujours des gens qui penseront à celui/celle qui se trouve à côté d’elles/d’eux. Nous ne négocions pas la solidarité.

Libération immédiate des compas Georgia Voulgari et Panos Kalaitzis
Soit on est avec la répression, soit avec la révolution.
Il n’y a pas de milieu

 

Thanos Hatziangelou
membre emprisonné d’Action Anarchiste
prison de Korydallos, aile D
17 avril 2022

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Thessalonique (Grèce) : Prise de position politique du prisonnier anarchiste T. Hatziangelou sur l’attaque de l’IETF https://attaque.noblogs.org/post/2022/02/18/thessalonique-grece-prise-de-position-politique-du-prisonnier-anarchiste-t-hatziangelou-sur-lattaque-de-lietf/ Fri, 18 Feb 2022 20:08:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48289 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / vendredi 18 février 2022

Prise de position politique du prisonnier anarchiste Thanos Hatziangelou à propos de l’attaque contre l’IETF (Fondation pour la réflexion nationale et religieuse)

La violence de genre n’est pas juste un fait. Elle est la normalité, constamment imposée, de l’étouffement patriarcal. Des féminicides quotidiens, d’ innombrables viols et abus, des commentaires insultants et ironiques, des interrogations et des harcèlements. Et quand tout cela reçoit la bénédiction divine de l’obscurantisme civilisé qui émane de l’église, la rage intransigeante prend forme, descend dans la rue et cherche à s’exprimer. La violence révolutionnaire prend ses responsabilités.

Le 21 janvier, une pièce de plus s’est ajoutée à la liste de la décomposition culturelle qui domine la vie sociale et politique. Un prêtre de 37 ans, violeur d’enfants, est accusé d’agressions sexuelles répétées sur une fillette de 11 ans, qui fréquentait le catéchisme de la meute religieuse de proxénètes, à Patissia (un quartier d’Athènes). Tristesse, dégoût, colère mais par-dessus tout responsabilité. La responsabilité de ne pas enterrer un fait de plus, parmi tant d’événements répugnants qui donnent son odeur nauséabonde à la mafia sacrée. La responsabilité de ne rien laisser sans réponse. Et si la responsabilité ne se traduit pas en action, elle se perd dans le maelström, entre acceptation et résignation.

J’ai mené l’attaque incendiaire contre la Fondation pour la réflexion nationale et religieuse parce que le refus d’accepter arme l’affirmation de l’équité. Parce que je n’attends aucune justice, aucune explication ni excuse, de la part de ceux qui entérinent systématiquement la normalisation de la violence de genre et des assassinats qui en découlent. J’ai fait une intervention politique hautement symbolique vis-à-vis d’une expression de la mafia sacrée, en envoyant un seul message, clair : parmi les lois de l’asservissement, la justice révolutionnaire est la seule voie vers l’avant.

Notre emprisonnement sur commande ne montre rien d’autre que la polarisation qui alimente deux mondes en proie à des échanges de coups et à des conflits constants. J’accepte fièrement ma responsabilité, la tête haute et le sourire aux lèvres, même si cela me coûte la perte de ma liberté individuelle, même si cela signifie le début d’une nouvelle chasse aux sorcières, parce que mes responsabilités sont aussi lourdes que des montagnes.

Avec nos corps emprisonnés par des murs, des barreaux et des chaînes, mais nos cœurs toujours libres, nous continuons notre lutte pour l’égalité, la justice et l’autodétermination.

Mon soutien absolu, mon amour et ma solidarité pour le deux personnes frappées par la répression : Georgia Voulgari et Panagiotis Kalaitzis. Ma reconnaissance sans réserve, ainsi que la promesse que nous ne fléchirons pas un seul instant, aux centaines de cœurs qui battent à nos côtés. Nous sommes en guerre.

ÉCRASONS LA MAFIA SACRÉE
REPRENONS NOS VIES EN MAIN

Thanos Hatziangelou
prisonnier anarchiste
commissariat central de Thessalonique, 12 février 2022

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Thessalonique (Grèce) : Un message de résistance de la part de l’anarchiste emprisonné Thanos Xatziagkelou https://attaque.noblogs.org/post/2022/02/11/thessalonique-grece-un-message-de-resistance-de-la-part-de-lanarchiste-emprisonne-thanos-xatziagkelou/ Fri, 11 Feb 2022 20:14:06 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48186 Continuer la lecture ]]> athens.indymedia.org / jeudi 10 février 2022

Quand les heures commencent à s’écouler, jusqu’à la perte totale de la liberté, dans les griffes de la captivité, chaque instant acquiert sa propre signification existentielle distincte. Un sourire, un toucher, la chaleur de la voix d’un.e compa lors d’un appel téléphonique froid, les slogans criés à l’extérieur de la salle d’interrogatoire, ils sont les flammes qui embrasent votre cœur, vous rappelant que rien ne s’arrête. Les batailles provoquent des victimes. La guerre elle-même provoque des victimes. Mais rien ne nous a été donné, rien ne nous a été donné sans effusion de sang, simplement parce que nous avons tendu la main. Rien n’a été gagné par des prières.

« Ce blanc inhumain , insidieux dans tes yeux vides me rappelle l’armistice dans la bataille… »

Dans cette vie, tout se gagne par la foi et le dévouement, sur le terrain de l’antagonisme social. Avec la constance dans les batailles et une tension incessante, la persévérance dans une perspective offensive. Par ma petite contribution à l’évolution de la lutte des classes, au-delà de mes contradictions et de mes erreurs, s’il y a quelque chose qui me caractérise, ce sont la conscience sociale et l’engagement envers le devoir révolutionnaire. Voilà les deux choses qui, certains soirs, deviennent un nœud coulant autour de votre cou et ne vous laissent pas dormir. Les cris, les sanglots et même les silences vous réveillent et ils vous font enrager, ils vous arment. Responsabilité, compas. Nous avons une responsabilité. Je me sens fier de toutes ces nuits agitées, parce que toutes ces nuits j’ai choisi, pour mes yeux, de regarder les étoiles. Je reste ferme, non repenti et plus enragé que jamais, parce que je défends ma fière captivité face aux libertés mortes de la décadence.

« Ceux-ci un peu brutalement, pour la restauration du noir. »

Toutes mes pensées, mon amour et mon soutien restent catégoriquement du côté de ces deux personnes qui sont emprisonnées à mes côtés et qui menent la lutte la plus importante pour nous tous. La lutte contre l’absurdité de la répression. Quant à moi, je vous rappelle que la révolution contre la tyrannie est un compte qui reste ouvert. Et la violence révolutionnaire doit être un chemin non négociable, à sens unique.

Compas, jusqu’à ce que nous nous retrouvions sur les champs de bataille, ne faisons pas de compromis avec rien de moins que tout.

A bas l’étatisme, vive l’Anarchie

Thanos Xatziagkelou
commissariat central de Thessalonique
jeudi 10 février 2022

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Thessalonique (Grèce) : Trois anarchistes arrêté.e.s dans une opération antiterroriste https://attaque.noblogs.org/post/2022/02/09/thessalonique-grece-trois-anarchistes-arrete-e-s-dans-une-operation-antiterroriste/ Wed, 09 Feb 2022 20:25:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48142 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / mercredi 9 février 2022

Trois anarchistes arrêté.e.s dans une opération antiterroriste, accusé.e.s des attaques menées par l’« Organisation d’action anarchiste »

Trois compas anarchistes ont été arrêté.e.s, lors d’une vaste opération répressive de l’unité antiterroriste, dans la ville de Thessalonique, en Grèce. Quatre maisons ont été perquisitionnées, les flics affirment y avoir trouvé une quantité importante de matériel rentrant dans la fabrication d’explosifs, ainsi que des pistolets, des munitions, de faux uniformes de police et d’ambulancier.e.s, des pièces d’identité, un émetteur-récepteur et un manuel de fabrication d’engins explosifs/incendiaires intitulé « Manuel d’action directe ».

Les compas sont accusé.e.s d’avoir crée et d’être membre de l’« Organisation d’action anarchiste » et d’attaques qui ont eu lieu à Thessalonique au moins depuis 2016, ainsi que d’« actes de terrorisme » : explosion, utilisation en concours d’explosifs, fabrication, fourniture et possession, en concours, d’explosifs, et ils/elles sont aussi accusé.e.s d’avoir mis en danger des vies humaines. Les autres accusations comprennent l’incendie criminel, la possession d’armes à feu et des dégradations.

Les descentes dans les maisons étaient au début dans le cadre des investigations sur l’attaque explosive/incendiaire contre la « Fondation pour la réflexion nationale et religieuse » de Thessalonique, qui a eu lieu hier nuit.

Les trois compas sont déjà passé.e.s devant le procureur de Thessalonique et seront emprisonné.e.s dans l’attente de leur procès.

Nous publierons plus d’informations dès que nous les recevrons.

Solidarité et complicité avec les 3 compas anarchistes arrêté.e.s à Thessalonique !
Ne les laissons pas seul.e.s, non seulement avec des mots, mais aussi par des actes !

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire contre l’entreprise de construction Praxis https://attaque.noblogs.org/post/2022/01/09/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-contre-lentreprise-de-construction-praxis/ Sun, 09 Jan 2022 20:38:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=47533 Continuer la lecture ]]> athens.indymedia.org / dimanche 2 janvier 2022

Attaque incendiaire contre l’entreprise de construction Praxis, qui a démoli le Biologica occupé

Le matin de la Saint Sylvestre, de nombreuses forces répressives encerclent les bâtiments de l’Université Aristote de Thessalonique (ΑΠΘ) et commencent l’opération d’expulsion du Biologica occupé. Ils envahissent le lieu (le Biologica) et après la fin des perquisitions, ils commencent les travaux de démolition. Le projet de rénovation, qui concerne l’« Investissement dans l’éducation, dans l’acquisition de compétences et la formation continue » et dont le coût s’élève à 1 320 600 euros, a pour but la création d’une aride zone d’attente. Tels sont les véritables besoins de l’enseignement universitaire : des espaces stériles dans un paysage délibérément dégradé, pour créer l’homme vide de demain, un serviteur volontaire ou un dirigeant pour les appels et les intérêts de la reconstruction capitaliste.

La guerre répressive de style mafieux menée par le recteur Papaioannou contre les squats qui se trouvent dans des bâtiments appartenant à l’Université Aristote de Thessalonique continue. Après l’expulsion, pendant l’été 2020, du squat Terra Incognita, l’expulsion par le passé du squat de la rue Nikis (des bâtiments qui restent encore aujourd’hui vides et scellés), l’université en uniforme procède à l’expulsion et à la démolition d’un espace à l’intérieur du campus universitaire qui, pendant trois décennies, a saisi le sens de la liberté dans la connaissance, de l’auto-éducation, de l’accès au savoir sans profit et sans prix. La communauté académique ouvre officiellement ses bras au militarisme et à la répression, avec cette ordure de recteur qui envoie ses remerciements excités à Mitsotakis en personne. Voilà l’Université Aristote de Thessalonique : un élevage de collaborateurs de la répression où poussent les fonctionnaires de la République en uniforme. Des raclures comme Papaioannou, qui s’en fiche d’où il met sa signature, ou Margaritis, qui promulgue des lois pour « envoyer au ciment » [traduction incertaine… NdAtt.] quiconque conteste la monarchie d’État.

Dans les hostilités, nous aurons le dernier mot…

Le gouvernement décide de procéder avec cette surprise de la Saint Sylvestre et de lever le voile de la répression, en appelant à une guerre ouverte. Quelques heures plus tard, nous passons à la contre-attaque. Nous revendiquons l’attaque incendiaire du bâtiment de l’entreprise de construction Praxis, au 49 rue Kromnis, à Kalamaria, peu avant le passage à la nouvelle année. Praxis est l’entreprise prestataire qui s’est engagée dans les travaux de démolition du squat. Nous frapperons individuellement chacun de ceux qui accompagnent la répression contre les espaces libérés et le milieu de la lutte.

Notre attaque est la première action de solidarité pratique, dans un milieu de lutte qui défend jusqu’au bout les squatter.euse.s et les zones autogérées de lutte, de solidarité et d’attaque. Un message de force, de soutien et de complicité pour chaque compagnon et chaque compagnonne, individuellement, qui persiste dans l’opposition, dans la remise en cause, dans la guerre. Vous nous trouverez à vos côtés à chaque moment de conflit, à chaque barrage routier, parce que nous n’avons pas fini. Nous sommes en train de préparer un nouveau cycle d’attaques, dans la guerre d’usure, d’organiser de nouvelles Cellules d’Action Directe. Et dans cette guerre, nous appelons chaque initiative de lutte à passer à l’action, en aiguisant la confrontation au niveau quantitatif, qualitatif et opérationnel.

Nous répondons à la guerre par la guerre.
Terra Incognita et Biologica occupés pour toujours

Cellules d’Action Directe
Cellule Casus belli

[Πυρήνες Άμεσης Δράσης
Πυρήνας Casus belli]

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Thessalonique (Grèce) : Une banque attaquée https://attaque.noblogs.org/post/2021/12/11/thessalonique-grece-une-banque-attaquee/ Sat, 11 Dec 2021 20:17:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46937 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 5 décembre 2021

Le 6 décembre marque le 13e anniversaire du meurtre du lycéen anarchiste Alexandros Grigoropoulos, par les flics Korkoneas et Saraliotis. Du jour au lendemain, la « normalité » est morte. La goutte d’eau a fait déborder le vase et a porté des milliers de lycéen.ne.s, d’étudiant.e.s, de migrant.e.s, de travailleur.euse.s de tout le pays dans les rues, elle a porté à des manifestations violentes, des grèves massives, des attaques contre des cibles étatiques et capitalistes.

Décembre 2008 a porté un soulèvement qui a donné de l’espoir aux personnes qui sont opprimées et exclues par l’État et le capital. Du jour au lendemain, après des années de « stabilité » sociale, les émeutes prolétariennes de décembre ont relancé le pari de la résistance sociale et de la révolution dans la Grèce de l’époque post-communiste. Le soulèvement de 2008, les occupations, les affrontements, mais surtout la prise de conscience que nous n’avons rien à perdre et la perception que l’ennemi n’est pas invulnérable ont laissé un héritage important pour la résistance, dans la décennie de répression, de pauvreté et d’exploitation qui a suivi.

Aujourd’hui, 13 ans plus tard, en temps de crise, l’État intensifie son attaque contre celles/ceux d’en bas. Ayant laissé tomber le système de santé publique en pleine pandémie, il a choisi le chemin de la répression. Il tabasse des étudiant.e.s, supprime l’asile universitaire, cible les squats, interdit les manifestations, déclenche, sans preuves, une vague de persécutions contre des anarchistes et d’autres militant.e.s, dans le seul but de couper court à toute perspective de révolte ici et maintenant.

Comme partie de cette stratégie, le combattant P. Georgiadis est gardé en otage par l’État depuis un an. Dès le premier moment, flics, médias et autorités judiciaires ont essayé de créer un climat favorable pour garder en prison le compagnon le plus longtemps possible et le couper des luttes sociales. Ils l’ont chargé avec des accusations plus graves et ont essayé à plusieurs reprises, sans succès, de relier son affaire à l’action du groupe OLA (Groupe des combattants du peuple). Le 6 décembre, il [est passé ; NdAtt.] en procès avec le chef d’inculpation criminel de possession d’explosifs.

Nous revendiquons l’attaque de la banque Eurobank, dans le centre de Thessalonique, dans la nuit du vendredi 3 décembre, parce que la solidarité c’est l’attaque contre l’État et le capital. Nous disons clairement que nous ne laisserons personne seul.e dans leurs mains et que nous continuerons à être à leurs côtés, par les mêmes formes de lutte et d’action multiforme.

LIBERTÉ POUR LE COMBATTANT POLYCARPOS GEORGIADIS
SOLIDARITÉ AVEC LES DEUX COMPAS INCULPÉ.E.S EUX/ELLES AUSSI
[…] DU FEU DANS TOUTES LES CELLULES
LE 6 DÉCEMBRE, TOUT LE MONDE DANS LA RUE

Μητροπολιτική Ομάδα Καταστροφών
[Groupe de catastrophé métropolitaine]

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Thessalonique (Grèce) : Attaques explosives contre deux maisons d’assassins en uniforme https://attaque.noblogs.org/post/2021/11/22/thessalonique-grece-attaques-explosives-contre-deux-maisons-dassassins-en-uniforme/ Mon, 22 Nov 2021 21:02:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46544 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / dimanche 21 novembre 2021

Thessalonique (Grèce) : Attaques explosives contre deux maisons d’assassins en uniforme, de la part des Cellules d’Action Directe – Organisation d’Action Anarchiste

Le 22 octobre, des assassins en uniforme du DIAS [unité de police à moto ; NdAtt.] détectent un véhicule volé dans un quartier du Pirée et le prennent en chasse. Quand le véhicule est piégé et immobilisé, entouré de nombreux policiers avec des gilets pare-balle, les flics lèvent leurs pistolets et abattent de sang froid Nikos Sambanis, 18 ans, touché par 38 balles. Comme d’habitude, les 7 flics impliqués dans ce meurtre sont mis dans les bras la justice qui, avec la bénédiction et les éloges du ministre des Assassins en uniforme lui-même, Theodorikákos [Tákis Theodorikákos, membre de Néa Dimokratía, ministre de l’Intérieur depuis 2019 ; NdAtt.], les libère. L’opération est un succès total. Résultat : un mort pour un véhicule volé.

De la propagande à la praxis

La justice est une affaire révolutionnaire et elle arrive comme une épée de Damoclès sur vos têtes. Comme première rieponse, minimale, au meurtre de Niko Sambanis, dont nous avons parlé, nous revendiquons les attaques explosives, avec des engins de faible puissance, aux premières heures du 15 novembre, contre les maisons de deux assassins en uniforme : celle de Lefteris Gatos, au 19 rue Graziou, et celle de Dimitrios Daggli, au 45 rue Olympiad, à Thessalonique. Nos attaques ont eu lieu quelques heures après qu’une nouvelle affaire scandaleuse a été révélée : l’arrestation d’ encore un autre homme en uniforme, pour l’agression sexuelle de sa fille de 4 ans. Nous avons indiqué clairement que rien ne reste sans réponse, encore moins un meurtre. Et pendant que les cas de brutalité policière augmentent de jour en jour, l’attente passive ne fait pas partie de nos caractéristiques. Nous passons à nouveau à l’offensive, en déclarant publiquement qu’à ce jour notre liste compte 19 autres salauds non encore punis (sans garantie que les deux dont on a parlé plus haut ne soient pas visés à nouveau, à l’avenir).

Pour couper court aux rires…

En juillet dernier, nous avons dénoncé publiquement 21 tueurs à gages de la police grecque, en montrant un petit mais non négligeable échantillon de notre dossier, face à votre impunité. Et nous avons vu la peur et la terreur dans vos yeux, quand vous avez fait passer Tsairidis [peut-être Theodoros Tsairidis, chef du syndicat des fonctionnaires de police de Thessalonique ; NdAtt.] de chaîne en chaîne, à la télé, en pleurant et en demandant protection à la Justice. Quelques mois plus tard, nos actes complètent nos paroles. Tant que vous êtes impunis, vous êtes sans protection. L’histoire elle-même a montré que les meurtriers et les tortionnaires rencontreront toujours la main vengeresse de la violence révolutionnaire, de la vraie justice. C’est pourquoi nos attaques contre les héritiers politiques des tortionnaires de la Junte, quelques heures avant l’anniversaire du soulèvement de 73, sont un hommage à la mémoire des morts de Polytechnique.

« … A tous ces défenseurs de la normalité sociale et de la paix entre les classes qui, dans chaque soulèvement social, petit ou grand, essaient de marginaliser la partie la plus dynamique et politiquement avancée, qui à leurs yeux est toujours « minoritaire » et « agit contre la majorité pacifique », nous devons signaler que l’histoire des luttes sociales et de classe est écrite par des personnes déterminées à aller à l’affrontement pour leurs convictions. Par des personnes qui, même lorsqu’elles sont peu nombreuses, parviennent à créer des liens, à inspirer, à mobiliser beaucoup de monde, qui arrivent à définir les termes politiques de la lutte et à créer des héritages pour de nouvelles luttes, plus grandes et plus décisives. »
Lutte révolutionnaire – Revendication de l’attaque armée contre le poste de police de Perissos

Compas de lutte, l’époque où nous vivons ne nous offre pas le luxe du repos et encore moins celui de la trêve. L’État a reconstitué ses mécanismes de répression et de violence et il attaque en permanence, politiquement et militairement, les couches sociales inférieures. Nous devons mener une lutte qui doit être combattue par nous tou.te.s, collectivement. Une lutte qui érigera des remblais devant la répression étatique, pour construire l’autodéfense de masse des opprimé.e.s. Une lutte qui doit changer les rapports de pouvoir et de force, aux dépenses de la minorité qui nous attaque, représentée par l’élite politique et militaire des dirigeants. Et cette lutte sera violente, illégale, militante et radicale, sans pitié ni compassion pour aucun d’entre eux, utilisant tous les moyens appropriés afin de donner des réponses exemplaires et vengeresses à la tyrannie.

Compas de lutte, nous faisons appel à vous pour soutenir dans la pratique la guerre révolutionnaire qui fait rage. Améliorez les outils pour défier concrètement la domination de l’ennemi. Créez de nouveaux groupes, des organisations, des cellules de violence révolutionnaire et de formation radicale. Redynamisez le dialogue public né de la rencontre agressive des résistances militantes et soutenez activement les réseaux de violence révolutionnaire qui mènent des batailles incessantes, avec leurs petites et grandes forces. Avec une mémoire insurgée aux côtés de chaque personne morte dans les mains des unités en uniforme et avec de la force ardente aux côtés de chaque prisonnier.e de la guerre sociale/de classe, nous vous invitons sur les chemins de la confrontation et de la guerre. Là où la vie devient vraiment chargée de sens, répondant à sa responsabilité envers sa tâche historique. La tâche de la subversion et de la révolution.

Nous avons le droit, la colère et la détermination. Et tout cela suffit. Au Pirée, il s’appelait Nikos Sambanis ; à Wuppertal, Georgos Zantiotis ; à Minneapolis, George Floyd. Ailleurs, il n’avait même pas de nom, c’était juste du sang sur les mains des flics. Dans les centres de détention, les prisons et les hôpitaux psychiatriques, aux frontières et sur les barrières en Biélorussie, dans la mer Égée… Pour cette liste sanglante de victimes de la République en uniforme, qui s’allonge chaque jour par des cas d’abus, de torture et d’exécutions, un seul mot résonne comme un cauchemar : VENGEANCE !

Attaque sans pitié contre les forces de sécurité.
Maisons, commissariats, ministères en feu.

 

PS : Le 2 novembre 2018, le compagnon anarchiste Kevin Garrido Fernández a été assassiné par un codétenu à l’intérieur de la prison privée/entreprise Santiago 1, sans aucune intervention de la part des matons, qui l’ont emmené à l’hôpital une heure après qu’il était déjà mort. Kevin avait été condamné à 17 ans de prison pour trois attaques incendiaires, contre l’école de la gendarmerie [le corps des gardiens de prison, au Chili ; NdAtt.] de San Bernardo, contre le 12ème poste de police de San Miguel et contre une sous-station électrique. Pendant 3 ans, il est resté cohérent et inflexible dans ses idées. Depuis les chemins fougueux de Thessalonique, nous envoyons notre solidarité incendiaire à chaque cellules enragée de violence révolutionnaire au Chili, à l’autre bout du monde, en contribuant ainsi à la diffusion du Novembre Noir en défense de la mémoire et de la lutte. Pour justifier la perte de chaque compa qui a donné sa vie pour la Liberté Incontestée.

Cellules d’Action Directe – Organisation d’Action Anarchiste

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Thessalonique (Grèce) : Revendication de la casse de banques et DAB https://attaque.noblogs.org/post/2021/11/06/thessalonique-grece-revendication-de-la-casse-de-banques-et-dab/ Sat, 06 Nov 2021 20:13:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46239 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / jeudi 4 novembre 2021

Dans la soirée de vendredi 22 octobre, à Athènes, les policiers de la DIAS (unité à moto) ont pris en chasse un véhicule qui passait, car il ne s’était pas arrêté au signal correspondant. Trois Roms se trouvaient dans le véhicule. La poursuite a commencé dans le secteur d’Aigáleo et s’est terminée dans les rues de Pérama [la première est une ville de la banlieue ouest d’Athènes, la deuxième est près du Pirée ; NdAtt.]. Malheureusement, la course-poursuite s’est terminée avec la voiture en fuite criblée de 38 balles. Le résultat a été qu’un passager de 18 ans, Nikos Sampanis, est mort et que le troisième passager a été blessé, tandis que le conducteur a réussi à s’échapper pour sauver sa vie, pendant que les balles pleuvaient derrière lui.

Les premiers gestes de l’État, des médias et des flics sont sortis d’un manuel, dans le but de disculper les flics, de désamorcer toute réaction. Face à cet incident, l’État a d’abord adopté une attitude « prudente » avec l’arrestation des policiers, mais sans grand succès, puisque le soutien qu’ils ont reçu de la part de nombreux politiciens ne pouvait pas être caché trop longtemps. Les médias ont déclenché un tir de barrage raciste contre les victimes, des Roms, pour souligner à quel point ces personnes sont dangereuses et justifier les actions des policiers. Cependant, les occupants de la voiture n’étaient pas armés et il n’y avait aucun soupçon en ce sens. Leur seule « arme » était leur couleur et leur position en bas de la société. Quant aux policiers, pour justifier leurs actions ils ont employé la tactique du mensonge et de la victimisation, affirmant que, en essayant de se dégager, le véhicule les a enfoncés dans le but, clairement, de les tuer et que cela était prouvé par le fait que 7 d’entre eux étaient blessés. Bien entendu, des séquences audiovisuelles sont venues contredire catégoriquement ces déclarations.

Dans les jours suivants, nous avons assisté à des tentatives d’établir un profil de voleurs chevronnés, en ce qui concerne les trois Roms, mais toutes ces tentatives, étant des mensonges, sont tombées dans l’oreille d’un sourd. La vérité, la seule vérité était et est une seule. Les flics et l’État ont assassiné un jeune. Ce sont le racisme, la bigoterie et le pouvoir, non pas la peur pour leurs vies, qui ont armé les mains des flics qui ont tiré, cette nuit-là. Après tout, depuis quand le fait de ne pas arrêter un véhicule au signal d’un policier est-il passible de la peine de mort sur le champ ? Mais aussi dure que soit la vérité, nous ne tombons malheureusement pas des nuages. Ce n’est pas la première fois que l’État et le capital laissent derrière eux des corps froids. Que cela arrive à cause des balles des flics ou à cause de l’arbitraire des patrons, à cause de l’exploitation et de l’oppression, comme lors du dernier exemple, celui du travailleur Dimitris Daggli, 45 ans, mort démembré par un pont roulant sur les quais de Cosco, dans le port du Pirée. Toutes ces personnes ne retourneront jamais à leur famille et elles ont payé de leur vies pour un morceau de pain, pour un salaire de misère. Elles ont payé le prix d’être nées pauvres dans un monde qui appartient aux riches. Et ce ne sera pas la dernière fois que l’État et le capital assassinent, à moins qu’ils ne cessent d’exister. A moins que les personnes d’en bas, les exploité.e.s et les opprimé.e.s, ne lèvent les barrière de classe. A moins que nous ne renversons ce système qui sème mort et tristesse.

Alors, nous aussi, nous avons voulu mettre une petite pierre dans la mosaïque de la résistance et de la solidarité de classe, en menant des attaques coordonnées, avec des marteaux, contre des banques et des distributeurs automatiques de billets, dans la nuit de mardi 26 octobre : 2 dans la rue Lagada, dans la partie ouest de Thessalonique, et une dans la rue Karamanlis, dans les quartiers est.

NE PAS S’HABITUER À LA MORT
S’ORGANISER ET LUTTER POUR L’ÉGALITÉ ET LA LIBERTÉ

Brigade Nikos Sampanis

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire contre la maison d’un trafiquant de drogue https://attaque.noblogs.org/post/2021/10/31/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-contre-la-maison-dun-trafiquant-de-drogue/ Sun, 31 Oct 2021 20:08:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46121 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / dimanche 17 octobre 2021

Les aspects les plus importants de la guerre révolutionnaire contre la tyrannie de l’État et du capitalisme sont la récupération des valeurs morales, le barrage contre le déclin universel et la redéfinition du mot « dignité ». La tête est gardée haute de façon mécanique par le cou, mais ce qui permet de tenir tête à l’ennemi sont l’âme, les convictions et la détermination. Nous et eux sommes deux mondes qui s’affrontent violemment et universellement. Et si nous sommes inférieurs en force, nous sommes toujours supérieurs en qualité. Car notre stature part de nos yeux et atteint les étoiles pleines de lumière.
Dans la dimension réelle de la lutte révolutionnaire, les mots qui ne sont pas suivis par des actes sont des prières sans perspective. Et le monde ne sera pas changé par des vœux pieux. La véritable rupture se situe sur le terrain réel du conflit militaire contre tout mécanisme d’assujettissement, l’État et le capitalisme. Passant de la théorie subversive à la propagande pratique, agressive, nous traduisons en pratique les mots de la formation militante de l’Organisation Action Anarchiste, en assumant la responsabilité de l’attaque incendiaire contre la maison d’un baron de la drogue, banal et bien connu, au 147 de la rue Kassandrou, dans le centre de Thessalonique, aux premières heures du 13 octobre, le jour du début du procès-farce des camarades N. Matarraga et G. Kalaitzidis [membres du groupe Rouvikonas, connu pour ses actions menées au grand jour ; NdAtt.], accusés avec des faux prétextes d’avoir instigué, physiquement et moralement, l’exécution du baron de la drogue Habibi, à Exarchia [cette action, qui a eu lieu le 7 juin 2016, a été revendiquée par le groupe Groupes de milice populaire  ; NdAtt.].

Dans notre collimateur il y a un autre collaborateur de la police, qui fait des affaires avec la mort et la décadence, au détriment de ceux/celles qui sont en bas de la société. L’immunité dont jouit cette ordure précise est révélatrice, car sa maison et les boutiques qu’il gère occasionnellement pour blanchir l’argent de ses caisses noires et mettre en ordre ses affaires et ses marchandises, sont situées dans une zone bien surveillée par la police (une zone d’intérêt militaire-politique-diplomatique), dans les environs du consulat turc, où l’on peut rencontrer des simples agents de sécurité jusqu’à des agents de haut rang et des attachés diplomatiques. C’est cette immunité que nous voulons défier, cette sécurité et cette complicité que nous mettons concrètement au défi, par une attaque incendiaire au cœur de ce complexe policier.

Mais ce narco-mafieux précis, comme toute sa bande, ne se contente pas de répandre la décadence au sein des communautés prolétaires et des quartiers de subculture. Il est coupable d’une série de comportements violents et d’agressions sexistes à l’encontre de ses employées, ainsi que de non-employées qui se trouvent dans l’environnement où il évolue. Les ordures du type de cette racaille devraient se trouver au plus profond de la terre et ne faire face qu’à la saleté, pour être retrouvées et punies à nouveau par ceux/celles qui perdent leur vies à cause de sa came de merde. Mais aussi pour rencontrer leurs amis, comme Habibi, qui a perdu son épreuve de force avec la loi révolutionnaire.

La lutte qui a été menée à Exarchia contre les barons de la drogue était une nécessité, pas seulement pour rétablir un certain équilibre. Ce n’était pas non plus un acte de représailles. C’était une lutte pour vaincre la vie et la mort imposées et la décadence. C’était une lutte qui avait un coût, car la résistance elle-même coûte beaucoup. Elle nous coûte notre liberté, sans parler de nos vies. Les camarades de Rouvikonas, qui sont, entre autres, un point de référence de la lutte anarchiste au cœur d’Exarchia, ont été ciblés des dizaines de fois pour ce choix. Par la persécution, par les coups et le terrorisme, par des attaques de la part d’entités para-étatiques, par les balles de l’avant-garde des intérêts capitalistes. Et elles/ils ne plient pas, parce qu’ils/elles font partie de ce monde qui place la nécessité sociale et de classe au-dessus du coût personnel. C’est pour cela qu’elles/ils sont dans le viseur de la répression, c’est pour cela qu’ils/elles font l’objet de notre solidarité sans réserve et de notre soutien pratique. Car pour nous, la solidarité dans la pratique est la continuation de la lutte commune, pour des actions dont nous sommes tou.te.s dans le collimateur. Et les temps demandent et exigent que le collimateur change de sens.

Nous voulons clarifier quelque chose, à la fois pour notre cible et pour toute personne directement concernée : nous connaissons ses magasins, ses mouvements, les établissements qu’il monte, ses services et ses revenus supplémentaires dans l’économie souterraine, au-delà du trafic de drogue, les endroits où lui et ses semblables évoluent. Ce mafieux particulier a pour client-cible les communautés de la subculture, où, pour le bien de son activité commerciale, la résistance est volontairement supprimée avant même de naître. Cela signifie que, en plus que lui et ses associés, nous connaissons aussi ses client.e.s. Tou.te.s ceux/celles qui, avec leurs petites et grandes forces, soutiennent et appuient activement les mafias de la drogue, en finançant leur sale rôle dans la diffusion de la culture de la came, dans l’écrasement des résistances, dans le déclin moral et l’écrasement des valeurs révolutionnaires. Tou.te.s celles/ceux qui donnent aux adorateurs de la came une raison d’exister, pour défiler impunément dans nos quartiers et y semer la mort et l’asservissement. C’est pourquoi nous devons être clair.e.s avec tout le monde, peu importe la couverture politique qu’ils/elles prêchent eux-mêmes, ou encore moins qu’elles/ils utilisent comme excuse minable : la lutte anarchiste a une histoire concrète que personne ne peut déformer avec sa lecture personnelle, elle a un passé, un présent et un avenir. Et chacun.e de nous est à tout moment responsable devant la justice de cette lutte.

Nous sommes en guerre ouverte contre les mafias de la drogue et contre tout élément qui asservit activement le libre arbitre et l’action. Et dans cette guerre il n’y a pas de neutralité possible. Chacun.e, en fonction des choix qu’il/elle fait dans sa vie, s’est aligné.e d’un côté précis du champ de bataille : soit avec la résistance concrète à la décadence et à la culture de la drogue, soit avec une complicité organique à celle-ci, en soutenant, encourageant, finançant, participant au commerce de drogue. Et si le camarade Christos Tsigaridas, de Lutte révolutionnaire populaire*, a dit un jour que « nous attendons des spectateurs que, au moins, ils aient honte », nous dirons que « honte » est un mot qui a perdu son sens et son poids, en ces années de décadence. Sa place devrait être prise par la peur et la colère.
Force à celles/ceux qui traduisent en action les effets de l’époque dans laquelle nous vivons. Force et solidarité à ceux/celles qui, face à la décadence, au compromis et à la résignation, persistent dans le combat.

Pas d’autosatisfaction, pas de trêve !
D’Exarchia à Thessalonique, la guerre contre le trafic de drogue continue…
Solidarité avec les camarades N. Matarraga et G. Kalaitzidis

Organisation Action Anarchiste – Résistance anarchiste contre la décadence

 

* Note d’Attaque : Lutte révolutionnaire populaire (Επαναστατικός Λαϊκός Αγώνας, ELA) a été un groupe marxiste de guérilla urbaine, actif en Grèce de 1975 à 1995. Parmi se cibles on truve des flics, des magistrats, ainsi que des bureaux de ministères, de compagnies américaines, de l’ONU et d’assurances. Le 11 octobre 2004, Christos Tsigaridas, Angeletos Kanas, Irini Athanassaki et Costas Agapiou, considérés comme membres du groupe, ont été condamnés à 25 ans de prison chacun.

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Prison de Korydallos (Grèce) : Une lettre de Dimitris Chatzivasileiadis https://attaque.noblogs.org/post/2021/08/24/prison-de-korydallos-grece-une-lettre-de-dimitris-chatzivasileiadis/ Tue, 24 Aug 2021 18:48:27 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44753 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / samedi 21 août 2021

Depuis octobre 2019, après que j’ai été blessé lors de l’expropriation d’une boutique de l’agence étatique des paris, à Cholargós (Athènes), j’ai fui le réseau du contrôle répressif, préventif et judiciaire. Un effet secondaire de ma blessure a été la découverte, de la part de la police, d’un ensemble d’outils illégaux de résistance et la révélation de ma relation avec le groupe de guérilla Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire [Οργάνωσης Επαναστατική Αυτοάμυνα ; NdAtt.]. Étant hors-la-loi, j’ai déclaré publiquement ma responsabilité politique dans le projet de reconstruction de la guérilla, en commençant par l’exemple d’Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire. En renversant la condition d’isolement politique de celui/celle qui échappe au chantage que l’État recherche et qui le sert (d’où que cela vienne), j’ai participé au maximum aux débats publics du mouvement, en tenant en compte l’évolution de la lutte de classe révolutionnaire. Ma période de cavale a été une tentative transitoire de me repositionner dans l’espace socio-politique global de la résistance, dans le but d’aller de l’avant. Dans la première année, la rupture de barrières profondément ancrées n’a pas été atteinte. Je suis resté enfermé dans un isolement lié aux impasses collectives du mouvement grec.

Lundi 9 août, j’ai essayé d’exproprier une banque, dans le quartier de Pefka, à Thessalonique. Pendant que je quittais le quartier en voiture, après avoir utilisé une moto, j’ai été bloqué et fait prisonnier par les mercenaires en uniforme de l’État, qui s’étaient mobilisés pour localiser et piéger l’auteur du braquage. Ma capture n’a aucun rapport avec le fait que, déjà avant, les mécanismes spéciaux anti-guérilla et, plus largement, la surveillance policière et numérique étaient à ma recherche. Ils ne savaient pas qui ils avaient arrêté, avant que je ne dise mon nom.

Au début, j’ai été détenu au siège de la police de Thessalonique (AMET), dans le centre de détention ordinaire, avec les autres prisonniers sociaux. A l’heure actuelle, je suis dans l’aile souterraine de la prison pour femmes de Korydallos, qui a été construite il y a vingt ans spécialement pour les prisonniers politiques arrêtés lors des opérations répressives contre les organisations 17 Novembre et Lutte Populaire Révolutionnaire et par laquelle sont passés les guérilleros capturés de l’organisation Lutte Révolutionnaire et les autres prisonniers politiques des procès les plus importants. Les prisonniers politiques Dinos Giagtzoglou, Christodoulos Xiros et Savvas Xiros se trouvent actuellement dans la même aile. L’exécution de ma sentence (à 16 ans), prononcée par le tribunal pour l’expropriation de Cholargós et de l’affaire de l’Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire a commencé.

Jusqu’à présent, la nouvelle affaire ne concerne que l’expropriation de la banque et, à l’exception d’un point douteux (l’accusation d’« utilisation d’armes »), on m’attribue des accusations qui, selon les codes idéologiques du droit bourgeois, correspondent d’abord à des actes que j’ai effectué pour exproprier la banque, comme l’exhibition d’une arme, l’appropriation temporaire et potentiellement compensée de deux véhicules privés, en tant que moyens nécessaires pour l’expropriation de la banque, et deuxièmement le refus d’être photographié pendant la phase de pré-enquête, en tant que refus de donner mon consentement à ma persécution. Même si ni les défaites tactiques, avec leurs graves conséquences personnelles, ni leur cadre collectif et personnel ne puissent être cachés, et bien que je considère qu’un procès public pour cette expropriation de banque précise serait peu important en tant que champ de bataille politique, je ne reconnais pas la loi et ce qu’elle est historiquement : une norme de soumission à une domination de classe idéalisée. Pour la défense politique de chacune de mes actions et d’elles toutes en des termes de classe et de culture, les compas peuvent se référer aux centaines de pages que j’ai écrites depuis un an et demi. J’espère pouvoir publier bientôt un compte rendu politique des derniers développements.

Avec le soulèvement prolétarien dans le cœur, l’anarchie dans l’esprit, le communisme libertaire dans la pratique et l’autogestion socialiste universelle comme programme, je confirme ma présence là où l’on conçoit un nouveau monde de liberté.

Dimitris Chatzivasileiadis
16 août 2021

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Grèce : Des nouvelles de D. Chatzivasileiadis, transféré à la prison de Korydallos https://attaque.noblogs.org/post/2021/08/16/grece-des-nouvelles-de-d-chatzivasileiadis-transfere-a-la-prison-de-korydallos/ Mon, 16 Aug 2021 19:09:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44688 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 16 août 2021

Jeudi 12 août, le compagnon anarchiste Dimitris Chatzivasileiadis est passé devant le procureur chargé de l’enquête, au tribunal de Thessalonique ; il a défendu ses actions basées sur la conscription et son choix politique d’exproprier une banque, à cause de sa condition d’illégalité et pour sa survie en tant que fugitif. Il n’y a pas encore eu de décision par rapport à la durée de sa peine [en avril dernier il a été condamné en contumace à 16 ans, pour braquage et pour sa participation supposée au groupe Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire ; NdAtt.].

Quelques personnes solidaires se sont rassemblées devant le tribunal, des banderoles ont été accrochées, des tracts ont été jetés et des slogans anarchistes criés. Les forces de l’OPKE et du MAT (Unités pour le rétablissement de l’ordre, une unité spéciale de la police hellénique) avaient bloqué toutes les entrées et les sorties tout autour du périmètre du bâtiment, ce qui rendait impossible toute communication directe entre le compagnon et les personnes qui s’étaient rassemblées en solidarité.

Le compagnon était détenu depuis le 9 août au commissariat central Thessalonique et, avec l’excuse de la quarantaine, il ne pouvait pas avoir de visites et il lui était impossible de recevoir des produits de base. Cela est le résultat d’une stratégie étatique plus large, qui essaye d’isoler les militant.e.s emprisonné.e.s et de provoquer des difficultés dans leurs conditions de vie.
Bien qu’ils aient informé le compagnon qu’il serait mis en quarantaine au commissariat central de Thessalonique pendant deux semaines, aujourd’hui, vendredi 13 août, il a été enlevé à 6 heures du matin, sans même pouvoir recevoir ses affaires – qu’il aurait dû obtenir plus tard dans la journée – et il a été transféré, sans savoir vers quelle destination.

D’après les dernières informations, venantes de ses proches, le compagnon a été transféré à la prison de Korydallos, dans l’aile souterraine de la prison pour femmes et il est à nouveau en isolement.

Ne le laissons pas seul entre les mains de l’État.
Force et solidarité pour le combattant anarchiste emprisonné Dimitris Chatzivasileiadis.

Anarchistes

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Thessalonique (Grèce) : Le compagnon Dimitris Chatzivasileiadis arrêté https://attaque.noblogs.org/post/2021/08/11/thessalonique-grece-le-compagnon-dimitris-chatzivasileiadis-arrete/ Wed, 11 Aug 2021 16:05:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44527 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mardi 10 août 2021

Selon le pouvoir, son arrestation a eu lieu à Thessalonique le 9 août. Nous ne devons pas laisser que ça se passe comme-ça. Il doit y avoir des informations de la part de ses proches (compas proches, ami.e.s, avocat.e.s), de façon qu’on ne laisse pas Dimitris seul dans les mains de l’État, sans qu’on sache ce que ce dernier est en train de faire.
Solidarité !

Athènes, 11 août


Mise à jour du 10 août :

Après une communication téléphonique avec le compagnon D. Chatzivasileiadis, on a su qu’il va bien. Ils ne l’ont pas transféré à Athènes, ils le gardent encore à Thessalonique, peut-être qu’aujourd’hui il passera devant un procureur. Les personnes solidaires à Thessalonique doivent se mobiliser et rester solidaires au cas où il passerait devant un procureur ou un enquêteur là-bas.

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Note d’Attaque : Dimitris est accusé, avec deux autres anarchistes, d’un braquage et de participation au groupe Organisation d’Autodéfense Révolutionnaire.
Le 23 avril dernier, Vaggelis Stathopoulos a été condamné à 19 ans, Dimitris Chatzivasileiadis, jugé par contumace, à 16 ans et un troisième compagnon à 10 ans.

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Athènes et Thessalonique (Grèce) : Les Cellules d’Action Directe revendiquent 20 attaques incendiaires https://attaque.noblogs.org/post/2021/05/21/athenes-et-thessalonique-grece-les-cellules-daction-directe-revendiquent-20-attaques-incendiaires/ Fri, 21 May 2021 19:48:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43093 Continuer la lecture ]]> AMWEnglish / mardi 18 mai 2021

Les Cellules d’Action Directe revendiquent 20 attaques incendiaires contre des cibles policières et étatiques, à Athènes et à Thessalonique

Les attaque incendiaires revendiquées à Athènes ont ciblé :

– la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE) [un think-tank privé ; NdAtt.] dans le quartier de Koukaki  ;
– le 3ème centre des impôts, dans le quartier de Kypseli ;
– la résidence de Stratos Mavroeidakos, dirigeant du Secrétariat général pour la coordination des projets gouvernementaux de Néa Dimokratía, à Ilion [ville de la banlieue d’Athènes ; NdAtt.] ;
– un véhicule de police, dans le quartier de Petralona ;
– la maison du lieutenant général de la police grecque à la retraite, Christos Kontaridis ;
– la maison du général de brigade de la police grecque, Michalis Ladomenou ;
– la maison de Giannis Katsiamakas, président de la Fédération panhellénique des fonctionnaires d’Athènes (POAXIA) et lieutenant général de la police grecque à la retraite, à Vyronas [dans la banlieue sud-est d’Athènes; NdAtt.] ;
– la maison et la voiture de Katerina Magga, dirigeante de la police de Patissia, dans le quartier d’Ano Patisia.

Les attaque incendiaires revendiquées à Thessalonique ont visé :
– les bureaux de l’Union hellénique-américaine, à Vardaris ;
– un véhicule du ministère du Travail, rue Mitropoleos ;
– des résidences de militaires, en face du siège de l’OTAN, dans le quartier d’Evzoni ;
– le portail du ministère de la Macédoine-Thrace ;
– la maison du policier Hatzi Ilias, à Sykies [banlieue de Thessalonique ; NdAtt.] ;
– la maison du président du Syndicat des policiers de Thessalonique, Dimitrios Padiotis, à Sykies ;
– la maison du magistrat à la retraite, ancien président de la Cour d’appel, Antonios Tsalaportas, dans le quartier de Charilaou ;
– la maison de la politicienne de Néa Dimokratía Aphrodite Latinopoulou, dans le secteur Kamara ;
– un véhicule du corps diplomatique, dans le centre de Thessalonique ;
– la maison de la famille, de droite, du lieutenant-colonel Georgios Paskonis, à Triandria [banlieue de Thessalonique ; NdAtt.] ;
– la maison de la famille Nakos, de droite, dans le quartier Ano Poli ;
– la maison de la famille Kosmidis, de droite, dans le quartier Kato Toumpa.

Un extrait du communiqué :

« Compas, nous vous invitons à nos côtés, pour renforcer le regard qui va droit vers l’ennemi. Pour assumer collectivement la responsabilité politique – et le fardeau historique qui la sous-tend – qui attisera la confrontation militaire contre tout pouvoir. Avec une organisation de base et l’unité dans la pratique, nous alimentons le dialogue révolutionnaire par une propagande offensive, nous coordonnons nos forces et renforçons la lutte. Compas de combat, nous vous invitons à créer de nouvelles Cellules d’Action Immédiate. »

Le communiqué contient également une proposition publique en vue d’un Réseau de violence révolutionnaire.

La revendication intégrale, daté du 15 mai, en grec : https://athens.indymedia.org/post/1612569/

Note d’Attaque : parmi les groupes qui se sont coordonnés au sein des Cellules d’Action Directe, on trouve la Cellule Elizaveta Kovalskaïa, qui avaut déjà revendique un incendie contre la maison d’un flic, en février dernier.

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Thessalonique (Grèce) : La solidarité c’est l’attaque https://attaque.noblogs.org/post/2021/05/04/thessalonique-grece-la-solidarite-cest-lattaque/ Tue, 04 May 2021 18:56:17 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42691 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mardi 4 mai 2021

La technologie a toujours été une puissant alliée de la domination. Mais aujourd’hui on peut dire qu’elle est l’une de ses armes les plus importantes. Ainsi, la technologie a envahi tous les recoins de notre vie quotidienne. Des « téléphones intelligents », des « montres intelligentes », des « maisons intelligentes » et même des « villes intelligentes ». Tout est prêt et prédisposé pour notre confort. Derrière cet confort apparent qu’on nous a donné, il y a un business énorme. Une collecte massive d’informations sur chaque individu. Évidemment, les sociétés de téléphonie mobile ont une place de premier plan dans cette situation. Toujours disponibles pour filer des enregistrements de conversations, des messages et toute les autres informations dont elles disposent, elles ont prouvé à maintes reprises leur bonne coopération avec les institutions du pouvoir.

Un de ces exemple est la période dystopique 2020-2021. Au premier avertissement d’un « emprisonnement de masse », ces entreprises se sont empressées de réconforter les gens avec des offres de forfaits, pour dorer la pilule pour des personnes qui étaient obligés de rester chez elle. Pourtant, ils ont été et sont encore l’un des instruments fondamentaux du contrôle social, étant donné que les autorisations de déplacements sont données principalement par sms et qu’à tout moment la protection civile a la possibilité d’envoyer des messages, avec des sons ridicules de sirènes hurlantes.

Au-delà de ce contexte social et de la situation de pandémie, nous savons bien que ces entreprises fournissent aux flics les informations que ceux-ci « souhaitent », lorsqu’ils veulent intenter des nouveaux procès et déclencher des nouvelles vagues répressives. Les interceptions de conversations téléphoniques, coupées et remontées selon les intérêts de la sécurité d’état, et la surveillance des personnes à travers leurs téléphones portables ont souvent été des éléments à charge contre des combattant.e.s/des exploité.e.s. Aux quatre coins du globe, cette coopération a aidé les pouvoirs en place à localiser leurs ennemis, à les emprisonner et à essayer de les exterminer de toutes les manières.

Notre haine de ce monde pourri est en train de déchire vos frontières, de démolir vos antennes, ne laissant que de la fumée qui envoie nos signaux de solidarité. Ainsi, dimanche 25 avril, nous avons mis le feu à une voiture de COSMOTE [la plus grande compagnie grecque de téléphonie mobile; NdAtt.], sur la rue du 25 mars, à Triandria [quartier de l’est de Thessalonique ; NdAtt.].

Nous dédions cette action aux compas Monica, Marcelo, Joaquin, Juan, Pablo, José, Tomas et Gonzalo [il y a aussi Francisco qui participe à cette grève de la faim ; NdAtt.] qui, le 22 mars, ont commencé une grève de la faim dans les prisons infernales du Chili, avec les revendications suivantes :
– l’abrogation de l’article 9 et le rétablissement de l’article 1 du décret-loi n°321, qui réglemente la « libération conditionnelle » (d’un.e prisonnier.e), et qui a transformé un droit en privilège.
– La libération du camarade Marcelo, qui est emprisonné depuis plus de 25 ans pour des actions contre l’État et le capital.
– La fin de la détention préventive, qui dure jusqu’à la condamnation, des personnes accusées d’actions dans le cadre du soulèvement.
– La révision des condamnations de Marcelo et Juan, qui se fondent sur la torture, sans qu’ils aient eu le droit de se défendre.

Nous voyons que partout dans le monde notre ennemi améliore constamment ses moyens, pour cibler les individus et dans un but répressif. Ne regardons pas ailleurs, donc, en pensant que tout cela est loin de notre propre réalité. Organisons-nous, armons nos pensées et nos désirs, afin de devenir cette flamme dangereuse dont on craindra qu’elle ne brûle, à un moment donné, tous ceux qui essayent par tous les moyens de l’éteindre.

POUR L’ANARCHIE
SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAS AU CHILI
FEU AUX CELLULES DE L’ÉTAT
NOUS N’OUBLIONS PAS EMILIA, TUÉE PAR DES VIGILES PRIVÉS
LIBERTÉ POUR VANGELIS STATHOPOULOS

Groupes de troublions pyromanes

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire contre l’habitation d’un policier https://attaque.noblogs.org/post/2021/03/20/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-contre-lhabitation-dun-policier/ Sat, 20 Mar 2021 15:08:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=41885 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / mardi 16 mars 2021

Revendication de l’attaque incendiaire contre l’habitation d’un policier, de la part de la Cellule Elizaveta Kovalskaïa des Cellules d’Action Directe (Thessalonique, Grèce, 26 février 2021)

Journalistes, bourreaux
Police, tortionnaires
Officiers judiciaires, tortionnaires
Citoyens respectables, bourreaux
Vengeance !

Aucune autre recommandation n’est nécessaire. La lutte implacable du révolutionnaire Dimitris Koufondinas continue, lors de son 64me jour [il a arrêté sa grève de la faim le 14 mars ; NdAtt.], et elle suit, en tant que telle, la nécessité d’où elle est née. Une nécessitée qui s’intensifie et se renforce alors que le gouvernement de Néa Dimokratía persiste et choisit ostensiblement de garder une position intransigeante, dans le but de le tuer. L’aigreur de l’État, cette intransigeance, ne vise pas seulement à sa mort, mais, bien plus encore, à l’extermination et à la fragmentation définitive de la perspective révolutionnaire et de la dignité du combat, incarnée dans le visage de D. Koufondinas.

Depuis une semaine, nous assistons, avec rage, à la vengeance sans bornes de l’État, qui change de version, par le biais de déclarations ambivalentes, parfois empreintes d’un faux optimisme, parfois d’une froide et brutale volonté d’extermination. Mais la surprise est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. Il est évident que vous essayez de vous soustraire à vos responsabilités, mais même si vous cherchez de vous débarrasser du coût d’une mort imminente, la responsabilité ne pourra que vous revenir, elle portera votre signature. Nous sommes sûrs que, de notre lutte, ici et maintenant, naîtra la vengeance, tandis que votre pouvoir tombera parmi les ruines de cette histoire que vous avez choisi et, pour la première fois, la vie triomphera sur la mort.

Ceux qui exécutent aveuglement la loi, ceux qui servent les appétits de chaque pouvoir, sont coresponsables et complices de la répression, de l’assassinat et de l’arbitraire étatique. Des gardes de frontière qui tabassent et harcèlent les migrants, aux juges et aux procureurs qui exécutent les ordres des autorités et condamnent à l’obscurité les prisonniers, en piétinant leurs droits fondamentaux, acquis à travers les luttes, jusqu’à chaque policier qui acquiert du pouvoir, en tant que dirigeant, et supprime par la violence ceux qui luttent pour la liberté collective. Il y a des nombreux exemples d’impunité des policiers, de tabassages, de tortures et d’enlèvements, jusqu’à l’assassinat de combattants qui, selon ce qui est dit après-coup, ont utilisé leurs armes, se sont défendus des attaques et se sont vengés, sans naturellement être surpris par l’impunité de la police, puisque les sentences sur commande de la « justice » ne nous surprennent pas du tout.

A PARTIR DE CE MOMENT L’ESPOIR FINIT ET LA GUERRE COMMENCE

Nous sommes ici pour rendre difficile le sommeil des responsables, celui des personnes qui construisent leurs vies sur l’exploitation et l’injustice. Parce que l’injustice n’est pas anonyme, elle a un nom et une adresse. Pour toutes ces raisons, dans la nuit de vendredi 26 février, nous avons mené une attaque incendiaire contre la maison d’un policier, 17 rue Papaioannou, à Sykiés [banlieue de Thessalonique ; note du traducteur italien] et nous vous disons que cela n’est que le début. C’est une exemple de ce qui va arriver au cas où le combattant D. Koufondinas subisse quelque chose de pire ou d’irréversible. Tant pour commencer, nous rendons un peu de la violence que nous recevons chaque jour de la part des bâtards en uniforme et nous vous promettons que la tension augmentera.

FORCE A CEUX QUI COMBATTENT AVEC TOUT MOYEN ET COÛTE QUI COÛTE CONTRE LE MONOPOLE DE LA VIOLENCE DE LA PART DE L’ÉTAT.

P.S. Nous n’oublions pas l’anarchiste Lambros Foundas, tombé en combattant sous les coups des armes de la police, en mars 2010, pendant une action préparatoire de l’organisation Lutte Révolutionnaire [Επαναστατικού Αγώνα, Epanastatikòs Agonas, EA ; NdTi].

LE 10 MARS PERSONNE NE MEURT. LE 10 MARS NAISSENT LES RÉVOLTÉS.
HONNEUR ÉTERNEL A L’ANARCHISTE LAMBROS FOUNDAS.
N’OUBLIONS PAS, NE PARDONNONS PAS.
IL N’Y A PAS DE RETOUR. LA GUERRE EST LE SEUL CHEMIN.

Cellules d’Action Directe [Πυρήνες Άμεσης Δράσης]
Cellule Elizaveta Kovalskaïa [Πυρήνας Ελισάβετ Κοβαλσκαγια]

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Grèce : Manifestation émeutières, en réponse à la violence de la police et de son gouvernement https://attaque.noblogs.org/post/2021/03/13/grece-manifestation-emeutieres-en-reponse-a-la-violence-de-la-police-et-de-son-gouvernement/ Sat, 13 Mar 2021 19:38:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=41667 Continuer la lecture ]]> Néa Smýrni : La foule répond à la violence de la police

Act for freedom now! / mercredi 10 mars 2021

À partir de 17 heures, une foule hétéroclite de personnes de tous âges, dont beaucoup de jeunes, a commencé à arriver pour la manifestation, convoquée pour 18 heures, contre la violence policière indiscriminée qui a frappé les gens qui stationnaient dans les squares. Pour la première fois, il y avait un sens d’unité entre les gens, dont certains n’ont normalement rien en commun, mais cette fois la colère débordait contre le même ennemi : les rejetons de la tant détestée unité DELTA [forces d’intervention à moto de la police grecque ; ils se déplacent à deux sur la moto, puis un en descend, un peu comme le BRAV-M de la Préfecture de Police de Paris ; NdAtt.] et les autres forces de police mobiles. La présence d’anarchistes, d’anti-autoritaires et d’autonomes était massive et ce sont leurs banderoles et leurs slogans qui ont donné le ton.

La place s’est remplie, des milliers de personnes (au moins 7000) sont arrivées et se sont répandues dans les rues environnantes, la colère les poussant à se diriger vers le poste de police, où certains ont lancé une attaque massive contre les flics. De violents affrontements ont suivi, les policiers se sont enfuis, en abandonnant l’un des leurs à la rage des gens, et seulement plus tard ils ont repris le contrôle de la situation, par l’utilisation des lacrymos contre la foule.

Ce qui s’est passé ce jour-là est le premier un avant-goût de ce qui va arriver : un soulèvement de masse contre l’État policier.

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Néa Smýrni : Dimanche 7 mars 2021

mpalothia / mercredi 10 mars 2021

Dimanche 7 mars 2021. Comme tout est fermé depuis plus de quatre mois de confinement non-stop et avec un couvre-feu qui commence à 21h00 en semaine et à 19h00 le week-end, les gens traînent sur la place de Néa Smýrni [banlieue sud d’Athènes ; NdAtt.]. Soudain, des policiers à moto encerclent la place pour tenter d’intimider les gens et les faire partir. Ils choisissent une famille et lui filent des amendes (300 euros chacun.e) pour s’être assis seul.e.s sur un banc, alors qu’elles/ils avait pris toutes les précautions de sécurité, comme le port d’un masque. Les gens, curieux de savoir ce qui se passait, se rapprochent des policiers, leur demandant la raison pour laquelle ils donnent une amende à cette famille, puisque celle-ci a pris toutes les précautions sanitaires. Comme des voyou, les flics à moto désignent un type et commencent à le frapper avec de matraques rigides, en acier (qui sont interdites aux flics) tout en appelant des renforts. Des dizaines de policiers à moto apparaissent et déclenchent une chasse à l’homme dans le secteur, en interpellant tou.te.s ceux/celles qu’ils voient courir. Au final, 11 personnes sont arrêtées. […]

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La révolte et la répression s’étendent à Thessalonique

325 / vendredi 12 mars 2021

« La Junte est de retour ! » – C’est ce que scandaient les gens lors des manifestations et les émeutes, hier, à Thessalonique.

Hier matin (11 mars), la police grecque a fait une descente violente dans l’université de Thessalonique, occupée en opposition à la présence policière dans les campus, imposée par la nouvelle junte grecque de Mitsotákis et du parti Néa Dimokratía. 33 personnes ont été arrêtées par les flics et il y a eu des scènes de violence à l’encontre des personnes accourues en solidarité juste après.

La Grèce a une histoire d’interdiction pour les flics de rentrer dans campus universitaires, à cause du soulèvement de l’Université polytechnique, en 1973, qui a porté à la mort de nombreux.ses étudiant.e.s, sous la dernière junte militaire, lorsqu’un char d’assaut a franchi les portes principales du campus. La tension sociale actuellement présente en Grèce, à cause notamment de la grève de la faim de Dimitris Koufondinas et d’autres cas de violence policière pure et simple, voire de pogroms dans des quartiers tels que Néa Smýrni, après les émeutes* provoquées par des policiers de l’unité Delta qui ont frappé des gens sur une square du quartier, rappelle les souvenirs de la guerre civile et des dictatures qui l’ont précédée. Compte tenu de tout cela, les rues de Thessalonique ont été remplies par 10 000 manifestant.e.s, causant des affrontements dans le centre-ville.

En Grèce, un nouveau soulèvement se prépare…

 

* en plus des innombrables arrestations et tabassages, des compas nous informent qu’une jeune fille de 18 ans, arrêtée cette nuit-là, a été torturée et agressée sexuellement par les flics et qu’elle est toujours détenue, depuis 3 jours, au GADA, le commissariat central d’Athènes.

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Thessalonique (Grèce) : Attaques incendiaires contre ceux qui ont signé la mise à mort de D. Koufondinas https://attaque.noblogs.org/post/2021/03/10/thessalonique-grece-attaques-incendiaires-contre-ceux-qui-ont-signe-la-mis-a-mort-de-d-koufondinas/ Wed, 10 Mar 2021 19:39:14 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=41612 Continuer la lecture ]]> AMW English / samedi 6 mars 2021

Le dur combat du camarade Dimitris touche à sa fin, puisque vous avez décidé d’accepter les coûts politiques, économiques et militaires liés à la responsabilité du premier meurtre d’un gréviste de la faim, dans notre pays. Avec cela, notre patience aussi arrive à sa fin. Ayant été dès les premiers instants du côté du camarade Dimitris, nous déclarons clairement nos intentions.

Si vous ne respectez pas la vie, pourquoi la mériteriez-vous ?

Nous savons depuis des années que nous opposons à un système puissant qui a fait de l’obscénité et de l’injustice ses lois. Nous avons accepté d’être petit.e.s et peu nombreux.ses, face à votre omnipotence. Vous savez tout de nous, vous enregistrez nos mouvements, vous volez des soupirs et des moments de liberté, sans aucune trace de honte. Nous savons que vous n’avez aucune sensibilité, que vous condamnez des millions de vies à la pauvreté. Mais, malgré votre surveillance et votre pouvoir, la situation et les équilibres changent, petit à petit.

Nous connaissons tout de vous. Vos maisons, vos bureaux, vos voitures et vos fortunes. Nous enregistrons tous vos mouvements. Vos soirées tranquilles, vos trajets matinaux vers votre travail ainsi que les retours, vos sorties du dimanche avec vos familles. Et si nous n’étions pas diffèrent.e.s de vous, à cause de cette caractéristique très importante appelée moralité révolutionnaire, cet aspect qualitatif et moral, nous vous aurions privé de tous les beaux moments dont vous profitez. Mais notre guerre a un objectif structuré et est dirigée vers les causes de la misère. Le sang de nos camarades vaut autant que le monde entier. Donc, si leur sang est versé, le monde en sera inondé.

A la fin, il ne reste que la rage. C’est pourquoi nous revendiquons les barrages incendiaires à faible puissance, contre des objectifs politiques, judiciaires et militaires, dans la ville de Thessalonique.

à l’aube de dimanche 28 février, nous avons attaqué la maison du président de l’Association des fonctionnaires de police de Thessalonique, Demetrios Padiotis, 5 rue Pelopidas, à Sykies [dans la banlieue de Thessalonique ; NdAtt.]. Padiotis et le reste des assassins en uniforme sont responsables de milliers de tortures, d’arrestations et d’emprisonnements, d’abus et de meurtres aux frais de locaux.les et de migrant.e.s, de militant.e.s, de marginaux.les, de jeunes, d’étudiant.e.s, etc. Ils sont l’armure militaire du totalitarisme d’État, dans sa guerre contre l’ennemi intérieur. La résistance au terrorisme d’État ne peut que passer par le conflit ouvert avec les forces de sécurité.

Dans la soirée de mardi 2 mars, nous avons attaqué le domicile de l’ancien président de la Cour d’appel, Antonios Tsalapeta, 12, rue Distoros, dans le quartier de Charilaou. Le clergé de la mafia judiciaire ignore ostensiblement la compagne de Dimitris, il conteste le bon fondé de sa demande de transfert dans la sections souterraine de la prison de Korydallos. Avec la même facilité par laquelle ils signent des documents qui condamnent au désespoir des millions de vies, ils signent la première mis à mort d’un gréviste de la faim.

Dans la nuit de mercredi 3 mars, nous avons attaqué la maison de la politicienne de Néa Dimokratía, Aphrodite Latinopoulou, au 1 rue Episkopou Kitrous Nikolaou, en centre-ville. Cette ordure, à travers la sécurité qui lui est donnée par la réalité numérique, dégouline de haine et de bile à l’encontre de la vie et de la lutte de notre camarade et à l’encontre la lutte de classe. Notre attaque, à quelques mètres de la lutte des étudiant.e.s, est un message minimal de solidarité avec la lutte contre la détérioration de l’éducation et pour la liberté au sein des universités.

Le meurtre planifié du camarade Dimitris n’est pas un simple fait divers. Il s’agit d’un tournant historique, qui accélère l’escalade de la guerre révolutionnaire, puisque des ponts se construisent au sein du mouvement de résistance sociale. La vérité est devant nous et elle nous regarde dans les yeux avec urgence : si nous abandonnons la lutte pour la vie et la dignité, nous tuerons notre camarade avant que l’ennemi ne le fasse. Une bataille ne s’achève pas lorsque les balles sont terminées, mais grâce à la détermination. C’est pourquoi, pour gagner, nous devons y croire, comme y croit Dimitris, qui ne fléchit pas, non pas après 50 et 60 jours, mais après deux décennies de lutte contre le régime d’exception permanent.

« …Dans cette longue lutte, peu importe que vous tombiez, s’il y a une autre main pour continuer. Les chemins changent, les temps changent, les manières changent, mais le but est le même. »

Dimitris Koufondinas

Nous lançons un appel ouvert à la société : si le gouvernement américain et Mitsotákis exécutent le révolutionnaire Dimitris Koufondinas, toute la ville sera détruite. Et pour cela, nous avons besoin de tout le monde aux côtés de nous tous. Car la vie et la dignité doivent rester des valeurs défendues collectivement, bec et ongles, contre l’autoritarisme d’un clan de salauds qui hante cette époque de la manière la plus sombres. Une époque de confrontation de classe. Dans un moment où l’histoire s’écrit avec des pavés, les assassins ne sont pas les militant.e.s, mais ceux qui insultent et ternissent la mémoire révolutionnaire. Désormais, chacun.e choisit consciemment son camp. Les erreurs, les négligences et les incohérences ne seront pas pardonnés.

Pour tous les compas qui mènent des batailles dans la vraie vie, de ces jours, pour tou.te.s nos frères et sœurs emprisonné.e.s, pour chaque cœur rebelle qui marche à nos côtés en armant volontairement nos négations collectives, pour Lambros Foundas, qui, 11 ans plus tard, nous dit de « ne pas abandonner le combat », mais surtout pour ce grand camarade de combat et homme libre qui s’appelle Dimitris Koufondinas, l’aube brille toujours de mille feux. La fin est devant nous. Regardons-la. Combattons, compas, ne plions pas, ne reculons pas. Faisons en sorte qu’ils payent pour tout.

Toutes nos forces sont avec Dimitris.
Le pire est encore à venir…

Cellules d’action directe – Organisation d’action anarchiste

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Thessalonique (Grèce) : Des attaques en solidarité avec Dimitris Koufondinas https://attaque.noblogs.org/post/2021/03/07/thessalonique-grece-des-attaques-en-solidarite-avec-dimitris-koufondinas/ Sun, 07 Mar 2021 19:09:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=41586 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 1er mars 2021

« La seule chose qui compte, c’est la lutte – maintenant, aujourd’hui, demain ; que vous mangiez ou pas, ce qui compte, c’est que vous fassiez un bond en avant. Faites mieux. Tirez des leçons de votre expérience. C’est ce qu’il faut faire. Tout le reste, c’est de la merde.

Les gens (c’est-à-dire nous), qui refuse d’arrêter de lutter, soit ils gagnent, soit il meurent, plutôt que de perdre et de mourir en même temps.

Je suis désolé de devoir vous écrire de cette façon. Bien sûr, je ne sais pas ce que c’est quand quelqu’un meurt ou quand il tue. Après tout, tout le monde meurt. La question est comment on meurt et, encore plus, comment on a vécu (…).
Un révolutionnaire en lutte, avec tout son amour pour la vie et tout son mépris pour la mort. »
Holger Meins
membre de la RAF, mort d’une grève de la faim*

Cinquante-deux jours se sont écoulés depuis que le révolutionnaire Dimitris Koufondinas a encore une fois placé son corps face au régime d’exclusion et de traitement criminel, en commençant une grève de la faim. Non pas pour réclamer, au moyen d’un chantage, comme ils disent, la satisfaction de ses exigences personnelles, mais pour demander au moins son droit fondamental à un transfert à la prison de Korydallos.

La vengeance des mécanismes répressifs et la peur que le pouvoir place devant les militant.e.s est le tremplin des plus dures batailles de résistance des prisonnier.e.s de l’État. Le révolutionnaire D. Koufondinas a hypothéqué son corps pour résister à l’arbitraire étatique, afin de pouvoir revendiquer ses droits fondamentaux, et il a placé sa dignité au-dessus de sa propre vie. Aussi longtemps que l’État s’obstine à maintenir une position inflexible, en essayant de lui soutirer des déclarations de repentir politique, il oublie que des combattant.e.s comme D. Koufondinas gagneront toujours la première, même s’ils/elles doivent perdre la seconde.

Après tout, ce n’est pas la première fois que l’État, avec ses techniques de vengeance, essaye de rabaisser le choix de la lutte révolutionnaire, de mutiler toute conscience rebelle et, par la répression, d’emprisonner toute expression radicale et d’écraser la dignité de la lutte. Parce que, pour le système, la dignité de la lutte et l’attitude impénitente d’un prisonnier.e politique sont une maladie contagieuse, qui déclenchera des explosions sociales et des soulèvements. Il n’y a plus aucune doute que la famille Mitsotákis, esclave des USA, est en train d’assassiner le révolutionnaire D. Koufondinas. Elle est en train de le tuer parce qu’elle voit dans son visage la remise en cause de l’autorité, les luttes menées contre la prison contre l’injustice et l’exploitation, et elle le tue parce que la déconstruction de cette société sera incarnée pour toujours dans son visage. Parce qu’ils ont peur que, contre le terrorisme, la rhétorique humanitaire ne soit pas convaincante, comme ne le sont pas les déclarations, autrefois larmoyantes, sur l’égalité. Ils ont peur parce que, dans le combattant D. Koufondinas, ils voient tout ce qu’ils ne peuvent pas comprendre et qu’ils essayent d’exterminer, ignorant qu’il s’agit là de tout ce qu’ils n’ont jamais réussi à emprisonner, même pas un seul instant.

« Je ne pourrais jamais vivre en paix, seulement dans le calme – celui que l’on trouve dans les cimetières. »
Ann Hansen
membre de Direct Action, au Canada

La contribution de l’État américain ne pouvait pas manquer, dans tout ce qu’on vient d’évoquer ; un État qui, avec l’aide des États qui l’accompagnent, ainsi que de sa supériorité incontestable en tant que machine de guerre, est la force pionnière, et à défaut d’autres éléments la force décisive, des interventions criminelles au niveau international. L’attachement de l’État grec à l’alliance euro-atlantique et l’intervention des États-Unis dans chacune de ses décision, puisque les États-Unis sont la force principale du capitalisme d’après-guerre, sont évidents depuis des décennies. L’impérialisme américain rampant intensifie les mutilations économiques et l’exploitation, déjà provoquées par la bourgeoisie nationale. En d’autres termes, cela intensifie tout ce que D. Koufondinas a combattu, jusqu’à aujourd’hui, et qui vise à l’assassiner.

Il est de notre devoir de dresser des barrages de résistance contre le léviathan étatique, notre obligation de ne pas rester passif.ve.s face au cannibalisme moderne, parce que, de cette façon, nous provoquerions des blessures encore plus profondes que celles qui nous sont causées par les erreurs que nous commettons inévitablement, en agissant.

Pour toutes ces raisons, nous revendiquons l’engin explosif placé dans la Piraeus Bank, rue Papafi, qui n’a malgré tout pas explosé, sans que cela signifie qu’après que vous auriez évité, grâce au hasard, des dégâts matériels, vous avez évité aussi notre colère… Cela n’est pas le cas. La même nuit, nous avons mis le feu à un véhicule appartenant au coursier grec-américain Jd’s, une filiale d’UPS, rue Olympiados, en montrant aux agents du terrorisme américain que leurs aspirations à la soumission et au repentir resteront telles.

Rien n’est fini. La guerre est déjà là, avec l’obstination de ceux/celles qui ne sont pas victimes de chantage et de terreur.

NOTRE SOLIDARITÉ N’EST PAS NÉGOCIABLE
VICTOIRE POUR LA GRÈVE DE LA FAIM DU RÉVOLUTIONNAIRE D. KOUFONDINAS

Anarchistes

 

* Note d’Attaque : Holger Meins est mort dans la prison de Wittlich, en Allemagne, suite à sa grève de la faim, le 9 novembre 1974.

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Thessalonique (Grèce) : Revendication d’une attaque solidaire https://attaque.noblogs.org/post/2021/02/22/thessalonique-grece-revendication-dune-attaque-solidaire/ Mon, 22 Feb 2021 20:08:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=41278 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / samedi 20 février 2021

Les politiciens et les capitalistes, les juges et les procureurs, les patrons et les bourgeois doivent apprendre à craindre et à trembler devant la force de la classe ouvrière et la colère du prolétariat organisé. Ils sont les seuls responsables de l’appauvrissement, de la marginalisation, de l’exploitation et de l’oppression des classes économiques et sociales inférieures. Leur vengeance contre quiconque se bat pour une vie meilleure est sans pareil.

En aucun cas, nous ne demandons la moindre clémence. La réponse du mouvement subversif doit être proportionnée tant qualitativement que quantitativement. Du soutien aux rassemblements et aux interventions publiques, aux actions nocturnes.

C’est pourquoi, dans la nuit du jeudi 4 février, rue Agrafon à Ano Poli, nous avons placé un dispositif incendiaire sur un véhicule du corps diplomatique, appartenant au consulat français, en apportant ainsi notre propre touche sur la toile de la lutte sociale anarchiste multiforme.

Nous dédions de tout cœur cette action au révolutionnaire Dimitris Koufondinas, qui est en grève de la faim depuis le 8 janvier. Nous ne voulons pas nous étendre sur la partie purement juridique de cette affaire, car pour quiconque ait observé, même un petit peu, les acrobaties juridiques qui ont eu lieu, la manipulation et l’interprétation de leurs propres lois et règles montrent sans aucun doute que Dimitris Koufondinas n’est pas traité comme un prisonnier ordinaire. C’est exactement la question que nous voulons soulever. La fermeté montrée par cet homme, tout le long de sa vie, est une menace pour l’État bourgeois et le pires cauchemar de ses larbins.

Même si cette affaire a pu être présentée comme un conflit personnel entre lui-même et cette famille précise [la famille Bakoyannis ; NdAtt.] qui, pendant des décennies, a été à l’avant-garde dans l’exploitation et l’extermination des populations locales et non locales, les racines sont en fait beaucoup plus profondes.

Le terrorisme d’État dirigée par les USA est toujours en train d’essayer de lui arracher une déclaration de repentance, même à l’âge de 62 ans et après 18 ans d’incarcération. Un aveu qui serait bien celui de la défaite du mouvement révolutionnaire, face au mécanisme de l’État-capital. Du coup, comme il l’a lui-même également déclaré, ils prennent comme cible un homme non pas en tant qu’être physique, mais à cause de ce qu’il représente et qu’il a représenté pendant de nombreuses années, au sein de tout l’éventail des luttes sociales et de classe. Il est de notre devoir d’élever des barrières de résistance, à la fois contre l’agenda de l’État et les aspirations impérialistes du gouvernement grec. Il est de notre devoir de dévoiler les manèges de l’armée et de la police, qui visent à améliorer l’armement et la « défense » contre ceux/celles qu’ils considèrent comme des ennemis, à l’extérieur et à l’intérieur. Que personne ne soit laissé seul.e dans les griffes acérées de l’État et de l’autorité.

PS 1 : Alors que le combattant Dimitris Koufondinas risque sa vie pour demander l’application des lois que l’État bourgeois a établies et ne suit pas, au même moment le Premier ministre de ce pays annonce qu’il n’y a pas d’argent pour la santé, ce qui condamne des centaines de personnes à la mort, tout en dépensant 2,32 milliards d’euros pour acheter 18 avions de chasse français (Rafales), dans le but de renforcer l’armée de l’air.
PS 2 : Nous invitons tout le monde à participer à la mobilisation des syndicats d’étudiant.e.s et d’enseignant.e.s, dans la lutte qu’ils mènent contre la nouvelle loi anti-éducation, qui [a été] votée par le Parlement mercredi 10 février.

Satisfaction immédiate des requêtes de Dimitris Koufondinas, en grève de la faim depuis le 8 janvier.

Aucune paix face à l’attaque terroriste de l’État et du Capital.

anarchistes

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire en solidarité avec le révolutionnaire Dimitris Koufondinas https://attaque.noblogs.org/post/2021/02/04/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-en-solidarite-avec-le-revolutionnaire-dimitris-koufondinas/ Thu, 04 Feb 2021 19:37:48 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=40884 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / jeudi 4 février 2021

« La possibilité d’une révolution et d’une société sans classes dépend de notre espoir dans une vie à laquelle nous avons le droit, de l’organisation et de la préparation conscientes du chemin vers cette vie, à partir d’aujourd’hui, de la rencontre libératrice des armes de la critique avec la critique des armes. Vers le royaume de la liberté… »
D. Koufondinas

En grève de la faim depuis le 8 janvier 2021.

Le révolutionnaire emprisonné D. Koufondinas est en grève de la faim depuis le 8 janvier, pour réclamer son transfert à la prison de Korydallos, où il a purgé la plus grande partie de la longue peine qui lui a été infligée. Une nuit, les flics l’ont enlevé de la colonie pénitentiaire agricole où il était détenu, pour le transférer à la prison de Domokos, suite à une disposition en ce sens contenue dans une loi qui a été adoptée dans le but évident de lui faire subir les représailles de l’État. Il faut noter que même cette loi, adoptée en guise de représailles, stipule explicitement que l’éloignement de D. Koufondinas de la colonie pénitentiaire agricole implique son transfert vers la prison où il purgeait sa peine avant, c’est à dire Korydallos.

La rage vengeresse de l’État contre D. Koufontinas est due à son parcours politique global : il n’a jamais signé de déclaration de repentance, il n’a jamais renié la lutte armée comme instrument d’émancipation de la classe ouvrière. En ce moment, il fait de même, le disant haut et fort avec la seule arme qu’il possède, c’est-à-dire en faisant de son corps une barricade.

Mais D. Koufondinas n’est pas seul. Il y a un mouvement multiforme qui le soutient et qui essaie d’être sa voix, pendant que les médias passent sous silence sa lutte. De nos compagnons incarcérés, qui ont commencé une grève de la faim pour le soutenir, aux interventions publiques, aux manifestations et diffusions de tracts, aux attaques nocturnes, les personnes qui suivent le chemin de la résistance seront à ses côtés jusqu’au but.

Le contexte de cette grève de la faim est une situation très particulière pour la base sociale. Un couvre-feu, la politique anti-immigration, un projet de loi contre les manifestations, une lois sur les faillites d’entreprises, une loi sur l’environnement, une loi sur l’éducation et d’autres, innombrables, reformes, qui sont autant de raisons de lutter, ont été adoptées pendant cette pandémie, et la situation semble devenir de pire en pire. Comme le rôle croissant de l’armée dans la vie sociale et la surveillance policière qui nous est imposée.

Les hôpitaux publics sont au collapse, et il n’y a de l’argent que pour l’armée, pour les médias, la police et les entreprises (achat d’avions de guerre Rafale, fonds pour la police, la « liste Petsa »**, etc.)

Ainsi, contre ce cimetière social qu’ils essayent d’imposer, nous avons choisi l’attaque, comme forme minimale de solidarité avec le combattant D. Koufontinas. Aux premières heures de samedi 30 janvier, nous avons placé des engins incendiaires artisanaux, en mettant le feu à deux camionnettes de l’entreprise postale privée Geniki Taxydromiki et à la façade de l’entreprise de sécurité Galaxy, à Pylaia, dans la banlieue de Thessalonique.

Pendant la pandémie, Geniki Taxydromiki s’est enrichi en écrasant littéralement ses employé.e.s : comme on sait, un des cadres de l’entreprise a osé battre un employé. D’autre part, nous connaissons très bien le rôle des entreprises de sécurité, ces brutes à gages, c’est-à-dire la protection des richesses de la bourgeoisie, que ce soit leurs maisons et leurs véhicules de luxe ou bien les produits dans les rayons des supermarchés. Nous avons donc essayé d’apporter notre petite pierre à l’action nocturne de la lutte des classes. Nous faisons clairement savoir que toute complication dans la santé du gréviste de la faim ne restera pas sans réponse, de la part du mouvement et de ses structures.

VICTOIRE POUR LA LUTTE DU RÉVOLUTIONNAIRE D. KOUFONDINAS
FORCE À STATHOPOULOS, GEORGIADIS, MAZIOTIS, DIMITRAKIS, QUI SONT EN GRÈVE DE LA FAIM
LIBERTÉ POUR LES SQUATTER.EUSE.S ARRÊTÉS A PATRAS

Groupe anarchiste Tasos Tousis*

 

* Note du traducteur anglais :
Tasos Tousis, ouvrier en grève qui a été tué, avec 11 autres (et 36 ont été blessé.e.s) par la gendarmerie, aidée par l’armée, lors de la grève des ouvrier.e.s du tabac, à Thessalonique, en mai 1936.

** Note d’Attaque : une liste de médias supposément hostiles au gouvernement grec et qui, de ce fait, n’ont pas reçu des parts du marche de la publicité étatique à propos des mesures à prendre contre l’épidémie de Covid-19.

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Thessalonique (Grèce) : Un poste de police attaqué aux cocktails Molotov https://attaque.noblogs.org/post/2020/12/14/thessalonique-grece-un-poste-de-police-attaque-aux-cocktails-molotov/ Mon, 14 Dec 2020 20:29:28 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=39977 Continuer la lecture ]]> AMW English / mardi 24 novembre 2020

Pas une goutte n’a été vaine.
La fleur de notre jeunesse a été irriguée.

Université polytechnique d’Athènes, 14-17 novembre 1973

Et maintenant que le terrorisme d’État et des médias s’est atténué, il est temps pour nous de parler. Disons ouvertement que la journée du 17 novembre doit rester inscrite dans la mémoire collective de la lutte et de la résistance. Avec sincérité et humilité devant notre histoire, avec respect pour tou.te.s ceux/celles qui, il y a 47 ans, ont eu leur part de responsabilité dans le déclenchement du soulèvement de l’Université polytechnique*. Pour nous tou.te.s, la révolte de l’Université polytechnique vit quand nous ne la laissons pas mourir dans la bouche du pouvoir. Elle n’est pas une commémoration, ni un récit du passé. C’est la flamme vivante qui brûle dans la résistance d’aujourd’hui. C’est l’étincelle qui aiguise la nécessité d’un bouleversement social. C’est le flambeau d’autres soulèvements, demain. C’est un hommage révolutionnaire rendu au fil des années à des combattants tels que Kaltezas, Koumis, Kanellopoulos** et tou.te.s celles/ceux qui ont irrigué de leur sang la fleur de la résistance.

Dans le cadre de la guerre anti-autoritaire, l’histoire est le seul narrateur qui a besoin de gagnants et de perdants. L’histoire juge ceux/celles qui ont défendu avec constance et application, jusqu’au bout, la cause de la libération collective, au mépris de celles/ceux qui se sont enfui.e.s en désordre.

Cette année, les journées de commémoration et de lutte en souvenir du soulèvement de l’Université polytechnique ont montré la polarisation entre deux mondes. Avec méthode et stratégie, l’État et ses appareils ont crée un climat omniprésent de peur, de panique et de terreur à l’encontre de la naissante insurrection sociale. Par des mesures rappelant le sombre passé, les gardiens en uniforme de la République sont descendu dans les rues, une interdiction de circuler a été imposée, ainsi que des poursuites pour celles/ceux qui incitaient à la désobéissance et une interdiction des rassemblements de plus de 4 personnes. Le 17 novembre, l’État ne visait pas qu’à interdire les manifestations, mais à faire respecter le silence de la résistance militante. Ce silence a cependant été rompu par les cris de milliers de combattant.e.s qui, dans la pratique, ont défié le pouvoir du totalitarisme d’État et la barbarie de la répression.

A partir du matin de cette journée, des centaines de flics ont envahi les rues de la ville. Mais rien n’est impossible pour la détermination : les forces de la désobéissance sociale ont brisé les barrières et les interdits et ont organisé des rassemblements dans les dortoirs étudiants occupés et devant le consulat des États-Unis. Les cortèges ont été bloqués par les forces de la répression, la manifestation en centre ville a essuyé une attaque violente et l’arrestation de 6 combattant.e.s. Et c’était là le moment pour nous de prendre le relais de la résistance. Dans l’après-midi du mardi 17 novembre, nous avons mené une attaque aux un cocktails Molotov contre le poste de police de Sykeon, à Thessalonique. Attaquer les forces de l’ordre n’est pas seulement un choix révolutionnaire, c’est une obligation sociale historiquement justifiée, contre les auteurs de la violence d’État. Avec nos modestes forces, nous envoyons notre ardente solidarité à chaque combattant.e. qui a été pris.e pour cible, persécuté.e, arrêté.e ou torturé.e lors des événements du 17 novembre et des jours précédents.

L’attaque contre les tortionnaires au service du Pouvoir est le retour de bâton minimal de la violence accompagnant l’existence de l’État et du capital. Parce que, lorsque les combattant.e.s disent que rien ne restera sans réponse, elles/ils sont sérieux.ses. Nos feux sont une réponse minimale à l’humiliation quotidienne, à la torture, aux viols, aux arrestations et aux emprisonnements effectués par les ordures en uniforme, qui tendent à devenir une nouvelle normalité. Ils sont une réponse aux attaques et au terrorisme qui cible les communautés de résistance (expulsions des squats, tactiques policières, emprisonnement et persécution de militant.e.s, etc.). Ils sont une réponse à la mort quotidienne des femmes migrantes en rétention, aux frontières, dans les mers et dans les métropoles. Enfin, ils sont la preuve concrète du défi lancé à toute mesure répressive contribuant à l’intensification du contrôle social. Nous avons frappé le panoptique moderne dans l’un de ses temples.

Nous portons la responsabilité de maintenir en vie les soulèvements d’hier, d’allumer nos propres luttes avec leur flamme. Mais nous portons également la responsabilité d’écraser ceux qui, par leurs actions, tuent chaque jour les insurgé.e.s. Les hommes d’État qui profanent les morts de l’Université polytechnique, en déposant des couronnes d’hypocrisie et de politique, en discréditant et en réprimant en même temps celles/ceux qui défendent l’actualité du soulèvement. Les idiots de la gauche traîtresse, qui ont vendu le soulèvement en insultant les militant.e.s, les traitant de provocateur.trice.s et qui s’empressent maintenant de tirer profit de la révolte de l’Université polytechnique, en tant que symbole de leur parti. Tous ceux qui, indépendamment de leur identité politique et de leur opportunisme, veulent que la révolte de l’Université polytechnique ne soit rien d’autre qu’un joyau bon marché dans la vitrine du passé. Pour eux tous, celui de l’Université polytechnique, et chaque soulèvement, est une menace vivante, à cause de la cohérence, de la foi et de l’engagement de la désobéissance sociale dans le projet d’un bouleversement total. Le soulèvement de l’Université polytechnique appartient à chaque combattant.e dévoué.e, qui le commémore avec une pensée, une fleur, un slogan, un cocktail Molotov, une balle.

Le soulèvement de l’Université polytechnique vit dans le dévouement de chacun.e d’entre vous.
A bas le pouvoir, le combat continue…

Gouttes de novembre

 

Notes d’Attaque :
* le 17 novembre 1973 a eu lieu, à l’Université Polytechnique, la révolte qui a signé le début du processus aboutissant à la fin de la dictature militaire/fasciste « des colonels ».
** Michalis Kaltezas, 15 ans, a été assassine d’une balle dans la nuque lors des manifestations du 17 novembre 1985 (le flic qui a tiré sera acquitté en appel). Comme acte de vengeance, le 26 novembre de la même année, l’organisation révolutionnaire « 17 novembre » a fait exploser une bombe contre un car de police et tué un flic.
Iakovos Koumis et Stamatina Kanellopoulos ont été tué.e.s pendant les manifestations du 17 novembre 1980.

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Thessalonique (Grèce) : Une attaque contre les flics https://attaque.noblogs.org/post/2020/12/09/thessalonique-grece-une-attaque-contre-les-flics/ Wed, 09 Dec 2020 18:13:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=39821 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now ! / lundi 7 décembre 2020

Le soir du 16 octobre 2020, nous avons mené une attaque organisée contre les flics antiémeute (MAT) stationnés devant le squat expulsé Terra Incognita, rue Taskou Papageorgiou, pour leur restituer un pourcentage minimum de la violence de la police grècque (ΕΛ.ΑΣ.) et en leur faisant comprendre que la porte d’entrée d’un squat est pas un endroit accueillant pour les déchets de M. Chryssohoïdis [le ministre grec de la « Protection du citoyen » ; NdAtt.].

Après d’innombrables attaques, l’activité répressive de l’État se poursuit sans relâche, dans le but de déconstruire toute forme de résistance sociale et d’empêcher toute tentative de protestation, en attaquant les manifestations de rue, en emprisonnant les combattant.e.s et en essayant d’anéantir toute structure antiraciste. Dans le cadre de cette politique terroriste entrent l’expulsion du squat Terra Incognita et la la présence constante de flics dans le quartier, dans la tentative de créer un cercle étouffant autour de celui-ci et de vendre une fois de plus l’ordre et la sécurité.

De notre côté, nous déclarons qu’aucune attaque ne restera sans réponse et que la violence de l’État sera rendue violemment.

POUR UN OCTOBRE DE SOLIDARITÉ AVEC LES SQUATS
SOLIDARITÉ AVEC TERRA INCOGNITA ET ROSA NERA
LUTTONS POUR L’ANARCHIE

compas

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