Tarn – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Wed, 13 May 2026 16:47:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Albi : « Total profite, le peuple subit. » https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/13/albi-total-profite-le-peuple-subit/ Wed, 13 May 2026 16:46:11 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62856 Continuer la lecture ]]> Le Parisien / mercredi 13 mai 2026

« Total profite, le peuple subit. » « Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : TotalEnergies. » Les slogans déployés ce mardi 12 mai par Extinction Rébellion sur la station-service Total de la route de Cordes à Albi (Tarn) sont clairs. Dans le cadre de sa campagne « Carnage total », le mouvement de désobéissance civile contre l’effondrement écologique et le dérèglement climatique entend dénoncer le rôle du groupe pétrolier français et son « emprise sur notre quotidien » en pleine crise énergétique.
Afin de marquer les esprits, les panneaux de cette station-service ont par ailleurs été aspergés d’un liquide noir. « Les tarifs des carburants ont été arrosés par du faux pétrole pour dénoncer la stratégie malicieuse et antisociale de Total et de son PDG Patrick Pouyanné », indique le mouvement sur ses réseaux sociaux.

« C’était sans doute de la peinture à l’eau, nous confie l’une des personnes responsables de la gestion de la station-service, tenue à la discrétion. Ils se sont filmés en train de passer à l’action. C’est un groupe extrémiste dont le message était très clairement contre Total. Ça ne nous visait pas personnellement. Nous avons porté plainte et nous avons pu nettoyer les pompes, même si on a eu peur qu’elles ne fonctionnent plus. »
Dans sa communication, Extinction Rébellion Albi rappelle que TotalEnergies a réalisé « plus de 5 milliards d’euros de profit en un trimestre, reversé majoritairement aux actionnaires » et demande que les super profits réalisés par le groupe soient taxés et redistribués « pour une transformation écologique et sociale de notre quotidien ». Elle encourage également les collectivités locales à développer les mobilités douces et les transports en commun pour « réduire notre dépendance au pétrole et à Total ». L’action menée sur cette station-service d’Albi n’a en tout cas pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.

La Dépêche du Midi / mardi 12 mai 2026

Ce lundi 12 mai 2026, la station-service Total située route de Cordes, à Albi, a été la cible d’un acte de vandalisme. Vers 6 h 45, les techniciens de l’identité judiciaire se sont rendus sur place et ont constaté des projections d’huile sur les pompes à carburant ainsi que sur plusieurs panneaux de l’établissement.

L’un des écriteaux portait notamment l’inscription : « Total s’enrichit« , faisant référence aux bénéfices réalisés par le groupe depuis la guerre au Moyen-Orient. Si l’enquête est actuellement en cours, la branche albigeoise d’Extinction Rebellion, mouvement de désobéissance civile non violente, a revendiqué l’action sur ses réseaux sociaux. « Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : TotalEnergies ! », est-il indiqué sur leur post Instagram.

Les tarifs des carburants ont été arrosés de faux pétrole pour dénoncer la stratégie « malicieuse et antisociale » du groupe et de son PDG, Patrick Pouyanné. Ces agissements s’inscrivent dans le cadre d’une campagne nationale « Carnage total ».

Dans le Tarn, plusieurs actions ont été menées par le collectif, notamment dans le cadre de la contestation du projet d’autoroute A69. Les mobilisations ont inclus des occupations d’arbres destinés à être abattus pour le chantier, des actions de blocage symbolique sur des zones boisées, ainsi que des interventions nocturnes ayant donné lieu à des tags et inscriptions près de la cathédrale d’Albi, en 2025.

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Paulinet (Tarn) : Le mât de mesure du vent à terre https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/14/paulinet-tarn-le-mat-de-mesure-du-vent-a-terre/ Fri, 14 Nov 2025 17:32:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61371 Continuer la lecture ]]> Le Tarn Libre / vendredi 14 novembre 2025

[…] Un mât de mesure de 103 mètres en treillis, flambant neuf, destiné à étudier, durant 18 mois, la faisabilité d’un futur parc éolien s’est retrouvé à terre, la semaine dernière, sur la commune de Paulinet. Si les épisodes venteux et orageux de ces derniers jours, peuvent faire penser à un phénomène météorologique, pour l’entreprise qui pilote le projet, le doute n’existe pas. Selon elle, le mât aurait été « vandalisé« . Contactée, Marie-José Escanez, maire de Paulinet, a confirmé qu’une enquête de gendarmerie était en cours « n’ayant pas plus d’informations à communiquer« .

Dans le village, l’implantation possible d’un projet de trois ou quatre éoliennes suscite de la colère. Une association locale, Préservation de la vallée de l’Oulas, a été créée. Elle multiplie les réunions publiques, informations, pétitions (déjà 350 signatures, dont 120 concernent des habitants de Paulinet) et joue même un rôle de médiateur. « Les riverains ont très mal pris la mise en place de ce mât, car ils n’étaient strictement au courant de rien« , explique Christian Enjalbert, président de Préservation de la Vallée de l’Oulas, qui précise que « l’action de l’association pour préserver le territoire et informer les habitants face aux projets d’artificialisation s’inscrit dans une démarche non violente ». Alors que le conseil municipal de la commune s’est récemment positionné contre le projet, l’association espère que la Communauté de Communes en fera de même.

 

Selon La Dépêche du Midi, même date : « […] L’installation, destinée à évaluer le potentiel d’un futur parc éolien industriel, s’est effondrée dans la nuit de mercredi à jeudi de la semaine dernière aux alentours de 22h30. […] « Le mât a été vandalisé de manière évidemment illégale », dénonce JP Énergie Environnement […] »

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Teulat et Algans (Tarn) : Le chantier de l’A69 va reprendre ? Le feu prend déjà ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/11/teulat-et-algans-tarn-le-chantier-de-la69-va-reprendre-le-feu-prend-deja/ Wed, 11 Jun 2025 16:15:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59683 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / mardi 10 juin 2025

Branle-bas de combat ce lundi 9 juin, le long du tracé de l’A69, sur le chantier de l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse. Deux incendies ont touché des ouvrages avec un coffrage bois, comme celui qui se trouve à Saïx [qui avait été incendié en août dernier ; NdAtt.], en face du Dicosa, bien que de tailles plus réduites. Le premier feu a eu lieu en Haute-Garonne, près de Verfeil, dans la matinée.

Le deuxième incendie s’est déclaré vers midi, sur la commune d’Algans, dans le Tarn. Les gendarmes et les pompiers sont intervenus rapidement et ont pu maîtriser les flammes, qui ont toutefois eu le temps de causer de gros dégâts sur les coffrages. Si l’enquête pour déterminer les causes précises de ces incendies est en cours, « il ne fait aucun doute que ce n’est pas accidentel », confie une source proche du dossier.

Un dispositif de surveillance a été mis en place par les gendarmes, sur l’ensemble de l’axe de l’A69. Les gendarmes tarnais sont mobilisés, et disposent aussi de renforts. Un escadron de gendarmes mobiles est aussi arrivé dans le département. D’après nos informations, le type de coffrage dégradé ce lundi est peu présent sur le chantier. […]

[auf Deutsch]

20 Minutes / mercredi 11 juin 2025

[…] Selon le média, deux incendies se sont déclarés sur des ouvrages d’art de l’autoroute en cours de construction entre Toulouse et Castres, un premier au niveau de la commune de Teulat dans la matinée, et le second en milieu de journée au niveau de Algans, deux communes du Tarn.
Le concessionnaire Atosca a annoncé avoir déposé plainte et une enquête a été ouverte pour déterminer les origines des incendies, la piste criminelle étant privilégiée. […]

Des travaux qui devraient reprendre à la mi-juin à la suite du feu vert donné à la fin du mois de mai par la cour administrative d’appel de Toulouse.
Les opposants au chantier ont déjà annoncé leur intention d’organiser un grand week-end de mobilisation du 4 au 6 juillet. En attendant, des renforts de gendarmerie sont déployés tout le long du tracé de 53 kilomètres pour sécuriser le site.

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Graulhet (Tarn) : Des tags contre le RN https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/07/graulhet-tarn-des-tags-contre-le-rn/ Mon, 07 Apr 2025 16:09:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58981 Continuer la lecture ]]> Le Journal d’ici / samedi 5 avril 2025

Plusieurs tags hostiles au Rassemblement National ont été apposés sur les murs de la façade de la salle de concerts du Foulon et ses abords immédiats, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 avril, à Graulhet. Ces messages, au nombre d’une demie-douzaine et réalisés à la bombe à peinture rouge par la même main, sont probablement en lien avec le meeting que doit donner dans la salle en question, ce samedi soir à compter de 19 heures, le député européen du Rassemblement National Julien Léonardelli.

Pour ces faits-là, Julien Bacou, le délégué départemental RN a déposé plainte en gendarmerie.

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Lacroisille (Tarn) : Ni A69, ni élevage pour la chasse ! https://attaque.noblogs.org/post/2024/09/24/lacroisille-tarn-ni-a69-ni-elevage-pour-la-chasse/ Tue, 24 Sep 2024 14:27:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56853 Continuer la lecture ]]> Le journal d’ici / mardi 24 septembre 2024

Dans un communiqué adressé à notre rédaction la nuit dernière, le groupuscule d’opposants à l’autoroute A 69  » Lièvres Vénères Et Libres » (LVEL) a revendiqué le sabotage entre dimanche 22 et lundi 23 septembre 2024, de clôtures situées sur la commune de Lacroisille.

Ces dernières avaient été installées ou étaient passe de l’être sur la propriété de éleveur de lièvres destinés à la chasse Jean-Philippe Rouanet, qui a vendu 20 ha de terrains à Atosca.

La propriété de ce dernier doit en effet être traversée par l’A69 et sera divisée en deux zones délimitées par des clôtures. Ce sont donc ses dernières qui ont été détruites. Le collectif prétend ainsi retarder le chantier autoroutier.

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Mise à jour du 25 septembre :

La Dépêche du Midi / mardi 24 septembre 2024

Un « nouveau » collectif vient de revendiquer une action de sabotage sur le chantier de l’A69. Baptisé Lièvres Vénères Et Libres, dont les initiales LVEL rappellent celles de La voie est libre, collectif historique d’opposants à cette autoroute entre Castres et Toulouse, indique dans un communiqué envoyé à la presse avoir coupé environ 2 km de clôtures dans la nuit de dimanche à lundi.
Ces clôtures avaient été posées par le concessionnaire Atosca pour sécuriser le terrain d’un éleveur de lièvres à Lacroisille. Atosca a en effet acheté 20 ha des 200 ha qui appartiennent à ce propriétaire pour y faire passer l’autoroute.
« Il leur faut maintenant installer des kilomètres de clôture pour créer deux enclos plus petits, afin de permettre le passage de l’autoroute au centre. Les chantiers ne pourront pas commencer si les enclos ne sont pas fermés, continue le communiqué. Le coût de ces clôtures est élevé en raison de leur enfouissement de 50 cm, alors qu’une bonne pince et de la patience suffit à les détruire. »
Ce collectif dédie cette action « aux zadistes qui se battent pour le Verger de Verfeil en défendant les derniers arbres du tracé et la maison en dépit de la répression. »
« NGE-ATOSCA et les bétonneurs n’ont pas fini de payer pour leur sécurité. 53 km à surveiller ça laisse toujours des trous. Ça laisse toujours des opportunités » menace le collectif.

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Tarn : Malgré la résistance, le dernier arbre du chantier de l’A69 a été coupé https://attaque.noblogs.org/post/2024/09/11/tarn-malgre-la-resistance-le-dernier-arbre-du-chantier-de-la69-a-ete-coupe/ Wed, 11 Sep 2024 17:57:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56750 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / lundi 10 septembre 2024

Il était dans un arbre depuis plusieurs jours. Le militant qui occupait le dernier arbre de la zad dite de la cal’arbre, à Saïx, est parti de lui-même hier lundi. L’arbre a été coupé dans la foulée par le concessionnaire de l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse.
La préfecture du Tarn, dans un communiqué, explique qu’il n’y a « plus aucun arbre à couper dans le département du Tarn pour la construction de l’autoroute A69. L’action décisive des policiers et des gendarmes, tout le long du parcours depuis 10 jours, a permis au concessionnaire de poursuivre l’application de l’autorisation environnementale. Le chantier se poursuit. » Le militant n’a pas été interpellé.
Dimanche, en marge d’un rassemblement des opposants à l’A69, à Saïx, des affrontements ont éclaté entre les vigiles d’Atosca et les opposants. Les gendarmes sont intervenus.

 

La Dépêche du Midi / dimanche 9 septembre 2024

Ce sont des faits particulièrement violents qui se sont produits dimanche, dans l’après-midi, à Saïx, sur les lieux de l’ancienne Zad de « la cal’arbre ». Les lieux accueillaient quelques dizaines de personnes depuis la mi-journée, pour un rassemblement de soutien au militant – « l’écureuil » – toujours retranché dans le dernier arbre du site qui n’a pas été coupé par le concessionnaire et maître d’œuvre de l’autoroute A69 Atosca-NGE.
Des échanges – nourris – de jets de projectile et de tirs de mortiers ont eu lieu entre une partie des opposants et les gendarmes dans la journée, puis entre une partie des opposants et des vigiles du site un peu plus tard. À partir de là, deux versions s’affrontent.
Sur une vidéo relayée par les zadistes, on distingue clairement plusieurs personnes qui leur tirent dessus depuis le « camp » où sont installés les vigiles. Plusieurs tirs de mortiers d’artifices, certains sur la cabane, à plusieurs mètres de hauteur, du militant retranché dans l’arbre, ont eu lieu. Les opposants évoquent « des dizaines de tirs ».
D’après les opposants, ces tirs avaient commencé tôt dans la journée, pour empêcher une tentative de ravitaillement de « l’écureuil. » Pour Simon, un zadiste, « la complicité entre les gendarmes et les vigiles est notoire. Ils n’ont pas réagi aux tirs de mortiers sur les manifestants. » Il l’affirme : ce sont bien des vigiles d’Atosca qui ont tiré. Les opposants dénoncent depuis plusieurs jours les menaces dont ils font l’objet de la part des vigiles.
La version d’Atosca est différente : pour le concessionnaire, ce sont les « zadistes qui s’en sont pris à notre maître-chien, qui a été blessé au visage ». Ce sont alors des « amis » du blessé qui seraient intervenus pour « venger » leur camarade et qui auraient tiré. « Nos vigiles s’étaient mis en sécurité ». Atosca dénonce le climat dans lequel vivent leurs salariés et les entreprises locales depuis 18 mois : « menaces, intimidations, actes de dégradation et de violence d’une minorité d’extrémistes ».
Une de nos sources évoque un autre déroulé de la journée. Des affrontements ont eu lieu entre des opposants et des gendarmes dans l’après-midi, entraînant l’usage de grenades lacrymogènes. Les véhicules des vigiles ont été visés, et le préfabriqué qui leur sert d’abri porte des traces visibles d’impacts. Puis, des tirs de projectiles ont blessé au visage un vigile. Les pompiers sont intervenus, mais l’homme, bien que sonné, n’a pas souhaité être emmené à l’hôpital. Ce sont alors ses proches qui seraient arrivés un peu plus tard et qui auraient relancé les hostilités, avant que l’intervention des gendarmes n’y mette un terme.
Suite à ces événements, deux vigiles, blessés, devaient porter plainte. Les zadistes ne déplorent aucun blessé. La préfecture du Tarn avait dès vendredi interdit « tout rassemblement sur le territoire de Saïx » jusqu’à lundi. Journée de lundi qui s’est d’ailleurs déroulée sans incidents.

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Saix (81): à la Cal’arbre, l’Etat et ATOSCA provoquent la chute de deux personnes

Squat!net / vendredi 6 septembre 2024

Ce matin [vendredi 6 septembre 2024] à 6h45, les gendarmes de la CNAMO ont provoqué la chute de 2 écureuil.les. Les pompiers sont intervenu.es, les écureil.les sont hospitalisé.es. Nous n’en savons pas plus sur leur état de santé.
Une colère immense nous anime devant tant de violence.

Tout ceci a été savamment mis en oeuvre par la CNAMO qui fait ériger des buttes de terres de plusieurs mètres pour cacher son arrivée et a installé des lumières sur-puissantes pour éblouir la vigie militante et les écureuil.les et les forcer à détourner le regard.
C’est ainsi que l’unité est arrivée discrètement pour surprendre et réveiller les écureuil.les sur leur plateforme. Face à la pression et la traque, un vent à 70km/h et l’humidité du matin, les deux zadistes ont perdu leur appui et ont chuté de plus de 7 mètres.

C’est un drame de plus que nous observons aujourd’hui, une semaine jour pour jour après l’accident provoqué par cette même unité, sur un camarade qui a chuté de 8m de haut.
La CNAMO doit être dissoute face à sa dangerosité. La CNAMO détruit des vies.
NGE-ATOSCA se couvre de honte que seul le feu pourrait assécher.
Que le feu.

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Saïx (Tarn) : Le chantier de l’A69 encore pris pour cible https://attaque.noblogs.org/post/2024/08/26/saix-tarn-le-chantier-de-la69-encore-pris-pour-cible/ Mon, 26 Aug 2024 14:39:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56561 Continuer la lecture ]]> La Voix du Midi / lundi 26 août 2024

Le chantier de l’autoroute A69, qui reliera [ou pas ; NdAtt.] Toulouse et Castres, a de nouveau été le théâtre d’une escalade de violence, marquée par trois attaques en moins de 48 heures, ce week-end du 24 et 25 août 2024.
Ces incidents, survenus aux abords de la Zad de Saïx, ont commencé le samedi 24 août, vers 19 h 30. Une vingtaine de personnes encagoulées auraient pris à partie le chantier situé dans le secteur du Dicosa.
Selon la société concessionnaire de l’A69 Atosca, les agents de sécurité, chargés de la surveillance, auraient été pris pour cible par des jets de pierres et d’autres projectiles.
Avant la venue des renforts des forces de l’ordre, les assaillants auraient réussi à s’emparer de matériel puis à mettre le feu à un bungalow de chantier.

Le lendemain matin, vers 8 h 30, la violence est montée d’un cran. Sept individus encagoulés se seraient introduits de nouveau sur le site, « cette fois-ci avec l’intention claire de s’en prendre directement à l’agent de sécurité en poste », souligne Atosca. […]
L’agent concerné a déposé une plainte pour violences commises en réunion avec armes par destination. D’après Atosca, il n’a pas été « gravement blessé ».

Plus tard dans l’après-midi, vers 16 h 30, une nouvelle attaque, la troisième en deux jours, a également eu lieu sur le secteur du Dicosa. Cette fois-ci, un groupe de 30 à 40 individus auraient pris d’assaut le chantier.
Seul face aux assaillants, l’agent a dû se mettre en sécurité pour protéger son intégrité physique. Les [défenseur.euses de la nature ; NdAtt.] en auraient profité pour prendre possession du chantier, décrit Atosca.
Ces derniers auraient ensuite incendié une pile de pont, un module de chantier, et même une voiture de police municipale.
[…]

Cet enchaînement d’actes violents survient après l’incendie d’un ouvrage du chantier, sur le même site. Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 août, un coffrage destiné à couler la pile d’un pont et un agent de sécurité avaient été ciblés par des cocktails Molotov.

 

Selon France Bleu du 25 août, « Ce dimanche soir, la préfecture du Tarn indique qu’un individu suspecté d’avoir agressé l’agent de sécurité a été interpellé par les gendarmes sur la ZAD de la Cal’arbre.
Les forces de l’ordre sont intervenues sur la zone de la Cal’arbre. D’après la préfecture, elles ont saisi du matériel destiné à fabriquer des armes mais aussi du matériel volé sur le chantier. »

 

Et selon la Dépêche du Midi du 26 août, « Ce 1er septembre marque un tournant dans le calendrier du chantier : stoppée depuis le 31 mars comme le veut un arrêté d’autorisation environnementale, la reprise de coupe des arbres peut reprendre ce dimanche. Une date cochée par les opposants, qui ont lancé un appel à la mobilisation sur leurs réseaux : « Il y a bientôt 5 mois, nous célébrions la survie partielle du bois de la Crem’Arbre grâce à l’action conjointe de leurs nombreux.ses occupant.es et des pressions quotidiennes depuis le sol. Aujourd’hui il est urgent de venir resserrer nos rangs à la veille de cette nouvelle période pour défendre les arbres de la Cal’Arbre, de la Crem’Arbre et du Verger ainsi que les autres arbres du tracé. »
[…] La semaine ne s’annonce pas de tout repos des deux côtés de Saïx. La Crem’arbre, ancienne Zad historique située à la Gascarié, est surveillée jour et nuit par un escadron de gendarmerie. C’est ici qu’un arbre centenaire, baptisé Majo par les militants, pourrait vivre ses dernières heures. Tout laisse à penser que des actions sont prévues de la part des opposants pour tenter de le sauver. Sans compter toutes les autres, auxquelles se préparent les forces de l’ordre. »

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A69 : L’harcèlement policier se poursuit et monte d’un cran. La Cal’Arbre toujours debout !

Indymedia Nantes / lundi 26 août 2024

L’harcèlement policier se poursuit et monte d’un cran

Pour nous soutenir rejoignez la Cal’Arbre ou le Bacamp à Saix, ou bien le Verger à Verfeil.
Sur place nous avons besoin de tentes, de nourriture, d’outils et de tout ce qui peut nous permettre de reconstruire notre lieu de vie et de lutte.

Ce dimanche 25 aout les flics ont envahit emporairement la Cal’arbre.
Après avoir assiégé Bourg Palette, ils ont commencé à lacrymoger les arbres et leurs occupant.es, et ce malgré notre résistance.
Pénétrant notre lieu de vie, ils ont massacré nos tentes, couchages, nos réserves d’eau et de nourriture.
Mettant en danger la vie d’un.e camarade, ils ont tenté de démolir la tour de palette où iel était perché.e en l’accrochant à leur camion.

Face aux vents et aux éléments déchainés contre le projet d’autoroute, l’Etat et sa police n’ont que la violence pour réponse.
En détruisant nos lieux d’habitation, ils renforcent nos liens et la solidarité avec les habitant.es. À leur armes mortelles nous opposons nos corps et notre détermination, qui grandit à chaque coup porté.
Le sol et les arbres sont aujourd’hui libéré, mais la saison des coupes est proche.
Rejoignez nous dès maintenant à la Calabre, En Bajou à Saix, ou dans des lieux légaux comme le Bacamp, Pont de la Crémarbre à Saix ou le Verger à Verfeil.
Nous avons besoin de tentes, de matelas et duvets, de nourriture et d’eau.

Vous pouvez églament faire un don sur https://opencollective.com/xr-toulouse-et-alentours/projects/soutiens-a-la-cremarbre/

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Saïx (Tarn) : Attaque nocturne du chantier de l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/08/23/saix-tarn-attaque-nocturne-du-chantier-de-la69/ Fri, 23 Aug 2024 13:44:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56536 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / vendredi 23 août 2024

Un impressionnant incendie a détruit un ouvrage sur le chantier de l’autoroute A69, à Saïx (Tarn), entre Castres et Toulouse, dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau du parc du Dicosa, en face de la ZAD dite de la « cal’arbre ».

Vers 1h30 du matin, plusieurs groupes d’individus cagoulés ont jeté des pierres sur la zone, contraignant les agents de sécurité à se mettre à l’abri. D’après nos informations, un troisième groupe aurait incendié l’ouvrage. Le concessionnaire Atosca évoque l’usage de plusieurs cocktails molotov.

Toujours est-il que cet imposant coffrage, une structure en bois et en métal, s’est enflammé. Pompiers et gendarmes sont intervenus, mais ont essuyé de nombreux caillassages. Les forces de l’ordre évoquent « une trentaine d’individus, vraisemblablement en provenance de la ZAD voisine. »

Les opérations pour éteindre l’incendie ont été ainsi retardées, et le feu, quasiment maîtrisé à 6h30, était encore en cours à 8h30, indique Walter Guyonvarch, directeur des opérations pour le concessionnaire, les pompiers retournant sur place.

L’ouvrage détruit était un coffrage destiné à couler la pile centrale d’un pont, « une structure très spécifique », indique Walter Guyonvarch, qui dénonce « une désespérante continuité des actes qui se perpétuent. Il ne faut pas se faire d’illusion, les incendiaires sont sur la ZAD à côté… »

Une plainte a été déposée. Le directeur des opérations du concessionnaire explique que le « terrain de la cal’arbre nous appartient, et nous espérons le concours de la force publique pour expulser les zadistes. » Et de conclure : « Cela met un coup au moral de tous les compagnons sur le chantier, mais ils sont tous dans l’idée de reconstruire ce qui est cassé. »

L’incident n’a pas fait de blessés, et aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade.





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Mise à jour du 25 août : aucune trêve, contre l’A69 !

La Dépêche du Midi / mercredi 7 août 2024

La tension est montée d’un cran ces derniers jours autour de deux points du chantier de l’autoroute A69, qui doit relier Castres à Toulouse. Plusieurs incidents ont émaillé le week-end, causant quelques dégâts, ne faisant toutefois aucun blessé.
D’abord, sur le chantier en cours au Dicosa, à Saïx, en face de la Zad dite de la cal’arbre, lieu-dit En Calarié. Par deux fois durant le week-end, plusieurs individus masqués et cagoulés s’en sont pris, en pleine nuit, aux installations. Une vitre d’un bungalow accueillant les pauses des ouvriers a été brisée et plusieurs caissons de matériel ont été cassés.
Dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont une vingtaine de personnes qui s’en sont prises aux agents de sécurité, jusqu’à l’intervention des gendarmes.
Deuxième manche la nuit suivante, au même endroit, avec plusieurs individus cagoulés qui pénètrent sur les lieux, mis en fuite par les agents qui en sont quitte pour les insultes et les faisceaux lumineux en direction du visage.
Toujours à Saïx, du côté de la Crémade cette fois, une poignée d’individu aurait tenté de pénétrer dans l’enceinte grillagée, sans succès.
Après quelques semaines plus calmes, la tension remonte d’un cran. Une plainte devait être déposée.

[auf Deutsch]

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Massaguel (Tarn) : « Le maire aux chiottes » ! https://attaque.noblogs.org/post/2024/07/02/massaguel-tarn-le-maire-aux-chiottes/ Tue, 02 Jul 2024 15:27:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56062 Continuer la lecture ]]> extrait de la Dépêche du Midi / mardi 25 juin 2024

[…], c’est le maire d’une petite commune tarnaise qui est visé par des tags tendancieux. À Massaguel, au pied de la Montagne noire, Pascal Orbillot est désabusé après l’amère découverte de ce matin.

Il raconte :  »A huit heures ce matin, en arrivant à la mairie, j’ai constaté que les panneaux électoraux et le bâtiment des anciennes douches avaient été tagués. « Orbillot facho« , croix gammée : j’ai eu droit à la totale. Les photos des candidats du centre, et de l’extrême droite se sont vues ajouter une petite moustache typique du 3e Reich… »

Le maire se dit « très inquiet sur l’issue de ces élections » : « Les digues rompent, l’inquiétude et la colère se mélangent. Quelle sera la suite ? », s’inquiète celui qui a affiché publiquement son soutien au député sortant Renaissance, Jean Terlier, candidat à sa réélection aux Législatives sur la 3e circonscription du Tarn. « Est-ce mon soutien qui génère une telle haine ? […]

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Saïx (Tarn) : Un après-midi incendiaire (mais il y a eu une interpellation) https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/18/saix-tarn-un-apres-midi-incendiaire-mais-il-y-a-eu-une-interpellation/ Tue, 18 Jun 2024 18:24:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55983 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / lundi 17 juin 2024

[…] Après plusieurs feux nocturnes revendiqués par le « Giec » (un groupe d’opposants à l’autoroute), un dernier a été constaté vers 13h30 aujourd’hui, en face de l’ancienne Zad de la Crem’arbre, le long de la D50.

« Malheureusement pour lui, le client voulait remplacer ce camion », souffle le responsable de Daf, qui craint une escalade de tensions. Hormis quelques palettes jetées sur son site de Cambounet-sur-le-Sor et un grillage tagué, l’entreprise voisine de la Zad de la Cal’arbre avait été jusqu’ici épargnée. Le prix d’un camion porte char de ce type pourrait grimper jusqu’à 80 000 €.
Une dizaine d’individus cagoulés auraient été aperçus en train de jeter un projectile incendiaire, avant de prendre la fuite. Dépêchés sur place, tout comme les pompiers, les gendarmes ont lancé un peu plus tard dans l’après-midi une opération sur un camp d’opposants situé un peu plus loin, avant Sémalens, qui leur servirait de base arrière. La descente de gendarmerie aurait conduit à une interpellation, sans que l’on nous précise si elle a un lien direct avec l’incendie du jour.

Selon France 3 (article du lundi 17 juin,mis à jour le mardi 18) « Un homme a été interpellé par les forces de l’ordre ce lundi 17 juin 2024 sur un campement au lieu-dit la Crémade près de Saïx dans le sud du Tarn. Il est soupçonné d’avoir participé à l’incendie d’un poids lourd à l’aide d’un cocktail molotov vers 13h30. Ce camion porte-charge, n’appartenant pas à Atosca, est utilisé près du chantier de l’A69, la future autoroute qui doit relier Castres à Toulouse. […]  L’intervention a eu des conséquences sur le trafic ferroviaire de la SNCF entres Castres et Mazamet. Celui-ci a du être interrompu vers 16h après le signalement de personnes présentes sur la voie[…] »

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Puylaurens (Tarn) : Manif émeutière contre l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/09/puylaurens-tarn-manif-emeutiere-contre-la69/ Sun, 09 Jun 2024 20:02:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55806 Continuer la lecture ]]> extrait du Monde / samedi 8 juin 2024

Des milliers d’opposants écologistes ont bravé samedi 8 juin une interdiction préfectorale pour participer dans le Tarn à un rassemblement à haut risque contre l’autoroute A69, qui doit relier Castres et Toulouse, émaillé d’incidents.
Samedi soir, manifestants du cortège « bleu » et forces de l’ordre se sont affrontés frontalement : aux pierres et aux cocktails Molotov des premiers répondaient les grenades lacrymogènes ou assourdissantes des secondes.

Les éléments les plus déterminés du cortège – quelques centaines de personnes – espéraient pouvoir se rendre sur l’un des nombreux chantiers de l’A69 qui émaillent déjà le paysage autour de Puylaurens, mais ont dû rebrousser chemin face à l’important dispositif policier, et se replient désormais en laissant derrière eux des bottes de paille enflammées.
Un CRS et un gendarme ont été blessés, le premier atteint par un cocktail Molotov, le second par un tir de mortier de feu d’artifice, selon la préfecture. Un manifestant a également été blessé à un mollet.

Plusieurs collectifs locaux et Les Soulèvements de la Terre avaient appelé samedi après-midi à une « Manif’Action », point d’orgue de la mobilisation « Roue libre », qui a débuté vendredi et se termine dimanche.
Peu après 14 heures, quatre cortèges se sont élancés sur des chemins et routes de campagne.
Dans le cortège principal, le plus nourri, les militants ont défilé sous un soleil de plomb dans une ambiance festive, derrière un camion sonorisé diffusant de la musique techno, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. On distinguait des drapeaux du MPA, d’Extinction Rebellion, de Sud-Solidaires, ainsi que quelques drapeaux palestiniens.

Un autre cortège a également quitté le campement avec dans ses rangs « des personnes radicalisées, déterminées à commettre des actes de violence », selon la préfecture du Tarn.
Ce cortège « bleu », celui regroupant le plus de manifestants tout de noir vêtus, au visage intégralement recouvert, avait pour objectif de « rendre à NGE [le constructeur de l’autoroute] toutes les merdes qui lui appartiennent ». En l’occurrence, des dizaines de panneaux de signalisation situés tout au long du chantier subtilisés par des opposants au projet et rassemblés à leur camp de base, qu’il s’agissait donc d’aller déposer sur le site de la base de vie de NGE, à trois kilomètres de là.
Les premières tensions sont apparues vers 15 heures quand « 250 manifestants radicalisés » ont tenté d’atteindre une route départementale. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour les disperser et les tenir à distance de la route qui mène au chantier de l’autoroute.
En réponse, des manifestants vêtus de noir et cagoulés ont tiré des mortiers de feux d’artifice en direction des gendarmes.
Dans un communiqué à la mi-journée, la préfecture du Tarn a fait savoir que parmi les personnes mobilisées elle en avait repéré « 300 à 400 cagoulées et habillées en noir ». […]

Près du village de Puylaurens, le rassemblement a réuni 4 000 à 5 000 militants selon les organisateurs, 2 000 selon la préfecture. […]
Au nom de 12 collectifs opposés aux unités de fabrication de goudron, un militant alertait : « On est au bord du craquage : les usines à bitume qui vont produire le revêtement de l’autoroute, c’est 700 tonnes de rejet de substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la santé humaine. »

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Mazamet (Tarn) : Des tags en ville https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/03/mazamet-tarn-des-tags-en-ville/ Mon, 03 Jun 2024 15:12:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55770 Continuer la lecture ]]> La Depeche du Midi / lundi 3 juin 2024

Drôle de réveil, samedi, pour les habitants de Mazamet. Au petit matin, ils ont découvert que leur ville avait été prise pour cible. De nombreux tags ont en effet fleuri partout : sur les murs du lycée Jeanne-d’Arc, sur ceux du collège Marcel-Pagnol, sur l’église, aussi, ainsi que sur de nombreux panneaux de signalisation ou électoraux.

Des tags aussi divers que « Acab » (slogan anti forces de l’ordre), « Anarchie« , « Ni dieu ni maître« , « Fuck le Cistème » (sic [sic toi-même, le plumitif ! NdAtt.]) ou « feminist« . […]

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Teulat (Tarn) : Encore un engin en feu sur le chantier de l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/31/teulat-tarn-encore-un-engin-en-feu-sur-le-chantier-de-la69/ Fri, 31 May 2024 18:07:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55703 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / vendredi 31 mai 2024

Un nouvel engin de chantier de l’A69 a été incendié dans la nuit de jeudi à vendredi à Teulat.
C’est vers 4 h 30 que les sapeurs-pompiers ont été alertés par le PC de sécurité d’Atosca, le concessionnaire de l’autoroute entre Castres et Toulouse en cours de construction. De nombreux soldats du feu venus de Verfeil, Lavaur et Puylaurens ont été dépêchés sur place pour éteindre l’incendie qui concernait un rouleau compresseur. Leur intervention rapide a permis d’éviter la propagation des flammes à trois pelles mécaniques situées à proximité.

La série continue donc et la situation se tend à une semaine d’un rassemblement contre l’A69 annoncé par Les Soulèvements de la terre les 8 et 9 juin sur le tracé. Il y a une semaine c’est un camion de chantier et une pelleteuse qui avaient été retrouvés en flammes en pleine nuit à Lacroisille. Cela avait déjà été le cas au début du mois à Puylaurens et mi-avril, à Saïx.

Dans la nuit de lundi à mardi, de violents incidents ont éclaté à Saïx, autour d’un chantier lié à l’A69. Les opposants ont jeté des pierres et effectué des tirs de mortiers sur les ouvriers. Les gendarmes ont répondu avec des grenades lacrymogènes.

Un nouvel acte de vandalisme qui intervient quelques heures après la levée des gardes à vue d’une dizaine d’opposants, membres de différents collectifs, à cette autoroute pour « complicité de destruction de bien d’autrui » ou « complicité de violence » sur gendarme suite à la manifestation du 9 décembre 2023.

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Mise à jour du 3 juin : une revendication envoyée à la presse

La Depeche du Midi / lundi 3 juin 2024

De nombreux engins de chantiers ont été incendiés, le long du tracé de l’A69, ces derniers mois. À chaque fois ou presque, ces incendies ont été revendiqués par le « Giec », un groupe d’opposants à l’A69.
Dernier incident en date : la destruction de deux engins sur un chantier à Teulat, à la fin du mois de mai. Ces faits ont été revendiqués par le collectif dit du « Giec », ce lundi, dans un communiqué adressé à la presse.

« Un engin de plus est parti en fumée, sur le chantier de la maudite autoroute« , peut-on lire dans le communiqué. « C’est aussi la 11e machine cramée sur le tracé ! Avec les 3 toupilles de Carayon à Cambounet, les 4 engins de Saix, le 2 de Lacroisille et la pelle de Puylaurens ; bientôt chaque village où se rend NGE aura eu droit à sa petite surprise » se félicitent les militants.
Ils concluent ainsi : « aussi longtemps qu’il y aura des machines entre Castres et Toulouse, il y aura des cadavres de machines. Rendez-vous les 7-8-9 juin pour rentrer en Roue Libre contre l’A69. Enfin, nous avons une pensée émue pour les opposant.es à l’A69 réprimé.es par l’appareil étatique et plus largement pour tous.tes les opprimé.es ; force à tous.tes les résistant.e.s au néo-coloniaslime capitaliste et ses dérives, partout dans le monde. Du Tarn à Nouméa en passant par Gaza et tous lieux de résistance. Palestine et Kanaky vivront, projets écocidaires et néo-colonialisme tomberont. Pour une insurrection et la généralisation du désarmement.« 

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Saïx (Tarn) : Le chantier de l’A69 est toujours mouvementé https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/29/saix-tarn-le-chantier-de-la69-est-toujours-mouvemente/ Wed, 29 May 2024 12:28:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55678 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / mardi 28 mai 2024

De violents incidents ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi à Saïx, autour d’un chantier lié à l’A69. Les opposants ont jeté des pierres et effectué des tirs de mortiers. Les gendarmes ont répondu avec des grenades lacrymogènes.

Un chantier nocturne sur le tracé de l’A69 s’est révélé très mouvementé, dans la soirée de lundi à mardi, à Saïx, à proximité de la Zad dite Cal’arbre. Vers 21h45, au Dicosa, les ouvriers d’Atosca ont débuté une opération de « basculement de la nationale », pour mettre en circulation la déviation provisoire, qui permettra par la suite de créer le pont qui enjambera la nationale.

D’après nos informations, des affrontements auraient éclaté entre une dizaine d’opposants qui perturbaient le chantier, notamment en jetant des pierres en direction des ouvriers, et les gendarmes venus sécuriser les lieux. Les forces de l’ordre ont tiré plusieurs grenades pour repousser les opposants. « Nos ouvriers se sont fait caillasser, explique Atosca. Notamment par des projectiles envoyés à la fronde. Deux ont été touchés, sans gravité. Nous avons aussi quelques dégâts matériels… » Un groupe électrogène a aussi été incendié.

Selon la préfecture du Tarn, des tirs de mortiers auraient aussi eu lieu, sans toucher les gendarmes présents. Dans un communiqué, le préfet a « fermement dénoncé les agressions commises ». Toujours selon nos informations, il n’y aurait pas eu de blessés ou d’interpellations. Vers 23h45, un renfort de forces de l’ordre a permis la reprise du chantier.

Vendredi dernier, deux engins avaient été retrouvés incendiés, à Lacroisille, sur une partie isolée du chantier. Ils faisaient eux-mêmes suite à l’incendie d’engins de chantier à Saïx et Puylaurens ces dernières semaines.
La tension ne diminue pas le long du tracé, à quelques jours du rassemblement initié par Les Soulèvements de la Terre, du 7 au 9 juin, dans le sud du Tarn.

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Lacroisille/Appelle (Tarn) : La série d’attaques contre l’A69 continue https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/24/lacroisille-appelle-tarn-la-serie-dattaques-contre-la69-continue/ Fri, 24 May 2024 17:00:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55615 Continuer la lecture ]]> Mise à jour du 25 mai :

Quand le monde du béton s’enflamme encore et encore

IAATA / samedi 25 mai 2024

Dans la nuit du 23 au 24 Mai, un nouveau feu de joie a étincellé sur cet horizon grisonnant

Le GIEC à pour but de montrer sa présence sur le terrain national francais afin de contrer le manque de justice écologique par la destruction d’engins de chantier.

Les concessionnaires et maître d’œuvre sentent leur projet menacé que se soit sur les plans juridique, de l’opinion publique ou de l’opposition citoyenne. Ils tentent de l’imposer par la force pour ne pas perdre une miette de juteux profits que leur promet l’accaparement des terres.

Il est encore temps de faire machine arrière !
Les voies légales sont désespérément lentes ce qui pourrait permettre de voir surgir le béton avant même le résultat juridique des recours sur le fond. Nous n’avons d’autres choix que d’intervenir malgré la surveillance et la lourde répression, pour avoir une chance que la population ait son mot à dire sur la question des ressources communes, nous ne voulons pas un nouveau passage en force de l’état.

Ce n’est pas par plaisir que nous risquons des années de prison, mais l’état actuel de la démocratie ne nous laisse pas le choix ! Nous invitons les autorités « in » compétentes à faire face à leurs responsabilités au sujet de projets inutiles et destructeurs de la nature avant le point de non retour.

Nous demandons l’abandon du projet, l’amnistie pour toutes celleux qui sont poursuivi.e.s pour leurs oppositions à des décisions écocidaires. Celleux qui sont enfermé.e.s et restreint.e.s de leur liberté. Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer tant que ce projet ainsi que les autres projets écocidaires ne soient pas abandonnés.

Force aux émeutiers Kanak, au peuple Palestinien, a nos frères et sœurs enfermé.e.s et celleux qui luttent contre les oppressions qu’elle qu’elles soient !

GIEC
Groupement d’Interdiction d’Ecocide Cosmique

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La Dépêche du Midi / vendredi 24 mai 2024

La série continue. Un camion de chantier et une pelleteuse ont été retrouvés en flammes cette nuit à Lacroisille dans le Tarn, aux abords du chantier de l’A69, reliant Castres à Verfeil. L’enquête de la gendarmerie devra faire sans témoin, dans ce coin isolé du Puylaurentais.

Deux nouveaux engins incendiés après ceux de Saïx mi-avril, et celui de Puylaurens au début du mois. En début de semaine, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait répondu au courrier du maire de Lavaur et défenseur de l’A69, Bernard Carayon, promettant « la disponibilité des gendarmes et policiers pour intervenir sur le chantier de l’A69 autant que besoin. »

[…] La tension ne faiblit pas autour du chantier contesté alors que se profile un grand rassemblement contre l’A69, les 7-8 au 9 juin à l’appel des Soulèvements de la Terre.

 

et selon 100% radio « […] Dans la nuit de jeudi à vendredi, aux alentours de 3h du matin, une pelle et un Dumper articulé ont été incendié, au niveau de la commune d’Appelle, près de Puylaurens. […] »

 

[in English][auf Deutsch]

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Puylaurens (Tarn) : Une filiale de NGE perd un engin de chantier https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/05/puylaurens-tarn-une-filiale-de-nge-perd-un-engin-de-chantier/ Sun, 05 May 2024 19:19:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55446 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / dimanche 5 mai 2024

Un engin de chantier a été incendié cette nuit à Puylaurens, dans le Tarn, sur le chantier de l’A69. Cet engin isolé qui se trouvait sur un terrain longeant la RN 126, appartient à l’entreprise E.H.T.P, entreprise filiale du groupe NGE, spécialisée dans le domaine des travaux publics, génie civil, assainissement et réseaux. La cabine de l’engin a été totalement détruite par les flammes.

Ce sont les agents de sécurité qui ont signalé l’incendie à la brigade de gendarmerie de Puylaurens, très tôt ce dimanche, aux alentours de 5 heures du matin. Les techniciens de la cellule d’identification criminelle se sont déplacés sur les lieux pour mener des investigations. Aucun autre incident a été constaté sur le tracé de la future autoroute.

Il y a quelques semaines, d’autres engins de chantier ont été incendiés à Saïx. Il n’y a eu aucun blessé, mais les dégâts matériels ont été conséquents. […]

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Saïx (Tarn) : NGE perd quatre engins de chantier https://attaque.noblogs.org/post/2024/04/17/saix-tarn-nge-perd-quatre-engins-de-chantier/ Wed, 17 Apr 2024 16:37:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55208 Continuer la lecture ]]> Mise à jour du 22 avril :

NGE s’enflamme !

IAATA / dimanche 21 avril 2024

Désarmement d’engins de chantier NGE

Il y a quelques jours, la SDAT et la BRI se sont lâchement déchaînées sur nos camarades en Normandie*. Cette répression fait écho aux exactions des brigades spécialisées de l’Etat, qui exacerbent aujourd’hui l’escalade de la violence autour du tracé de l’A69.
Nous revendiquons avoir désarmé 4 véhicules NGE qui opéraient aux portes d’une réserve naturelle d’exception, au profit d’une classe bourgeoise en roue libre. Les noms derrière le groupe Atosca qui construit l’autoroute ne sauraient le démentir.

Nous démentissons cependant toute forme de séquestration et de violence physique sur place.

C’est dans ce contexte, où les lobbys autoroutiers instrumentalisent le prolétariat à travers les médias, que nous agissont pour la lutte des classes, en conjugaison avec notre combat contre l’écocide. Nous espérons que les salarié.e.s prisonnier.e.s du capitalisme sauront apprécier ces congés.

Aujourd’hui, le rapport de force est asymétrique, la violence du capitalisme et de l’Etat est bien réelle, bien plus que les quelques dégradations dont on peut se vanter. Cet acte ne représente même rien face aux multiples traumatismes essaimés par les concessionnaires le long du parcours, sur la biodiversité et les riverain.e.s. Mais désormais, sachez que le feu suivra vos interventions, que la moindre perquisition sera pour nous une occasion de surenchérir. Cela vaut aussi pour toutes les initiatives fascistes à venir.

Nous invitons les autres branches du GIEC à maintenir le rapport de force dans cette guerre contre le capitalisme et à s’unifier face à la montée du fascisme institutionnel et civil.

Nous finirons en vous rappelant l’Article 35 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Le GIEC (Gang d’Insolent.es Eclatant le Capital)

* Note d’Attaque : voir ici.

 

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Le journal d’ici / mercredi 17 avril 2024

La lumière se fait peu à peu sur l’opération menée par les anti-autoroute, dans la nuit de mardi à ce mercredi 17 avril, sur le chantier de l’A69 à hauteur de Saïx, où quatre engins de terrassement (trois pelleteuses et un chargeur) ont été détruits par le feu. La zone de stationnement des dits engins était surveillée par un seul vigile (c’est dire le côté frêle du dispositif), employé par une société de gardiennage implantée dans le pays castrais.

Selon le scénario qui nous a été communiqué, le gardien en question a été neutralisé par une demi douzaine d’individus encagoulés qui, une fois cette disposition prise, ont été rejoints par trente à quarante individus masqués, lesquels ont mis le feu aux engins.

Et pourtant, ces événements étaient prévisibles, puisque des cocktails molotov avaient été retrouvés sur le site de Saïx, au cours des derniers jours. Ainsi, la direction de la société de gardiennage avait donné comme instruction à ses salariés de ne pas intervenir si attaque il y avait, dans le souci de préserver leur sécurité.

 

La Dépêche du Midi / mercredi 17 avril 2024

[…] nombreuses réactions ce mercredi suite à l’incendie de 4 engins de chantier de NGE, à Saïx, au Dicosa, sur un chantier lié à l’A69. D’autant plus que les agents de sécurité, sur place, sentaient le contexte se dégrader.

Car d’après nos informations, ils avaient déjà découvert sur le site, au cours des trois dernières semaines, plusieurs engins incendiaires artisanaux, certains considérés comme particulièrement dangereux. Par conséquent, le responsable de la sécurité du site avait donné consigne à ses agents de ne pas aller au contact en cas de confrontation.

C’est dans ce contexte que se sont déroulés les incidents de la nuit dernière. Vers minuit, une demi-douzaine d’individus cagoulés ont encerclé l’agent de sécurité sur place, « pour l’empêcher de donner l’alerte », d’après Atosca. « L’agent a été intimidé, insulté. Il est très choqué » explique la société.

Il a alors vu surgir une trentaine de personnes, cagoulées, qui s’étaient dissimulées. Les individus ont ensuite mis le feu à plusieurs engins de chantier. C’est un autre agent de sécurité qui effectuait une ronde qui a donné l’alerte, quelques minutes plus tard.

Bilan : 4 engins incendiés et mis hors service et une plainte déposée par Atosca. Qui souligne que « des engins, on en a d’autres. »

Du côté des autorités, c’est l’indignation. La préfecture a condamné ces actes, quand le président du département du Tarn, Christophe Ramond, a rappelé que  » depuis le début du chantier, on recense 200 agressions et dégradations. 80 plaintes ont déjà été déposées. […] »

Le maire de Lavaur Bernard Carayon a de son côté écrit ce mercredi au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, pour appeler à « l’évacuation systématique des zadistes ». L’association Via81, qui regroupe des chefs d’entreprises favorables à l’autoroute, a fustigé « ces actions qui sont le fruit d’éco-terroristes qui n’ont rien à voir, ni à faire avec notre territoire » et affirme que « la pédagogie, et l’appel au calme que prône VIA 81 a atteint ses limites, et il apparaît clairement que la situation ne pourra perdurer ainsi. »

La situation se tend sur place.

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Mise à jour du 19 avril : la révendication envoyée aux médias

France 3 / vendredi 19 avril 2024

L’incendie de plusieurs engins sur le chantier de l’autoroute A69 a été revendiqué par un « gang » ce jeudi 18 avril 2024. Dans ce contexte, le préfet du Tarn annonce le déploiement de gendarmes supplémentaires et l’ouverture d’une enquête pour « criminalité en bande organisée. »

« Cet acte ne représente rien face aux multiples traumatismes essaimés par les concessionnaires le long du parcours, sur la biodiversité et les riverain.e.s« . Ces mots, ce sont ceux d’un Gang d’Insolent.e.s éclatant le Capital. Dans un communiqué reçu ce jeudi 18 avril, le collectif a revendiqué la destruction des quatre engins, trois pelles à chenilles et un compacteur, incendiés dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 avril sur le chantier de l’A69.

« Nous revendiquons avoir désarmé quatre véhicules NGE qui opéraient aux portes d’une réserve naturelle d’exception, au profit d’une classe bourgeoise en roue libre. Les noms derrière le groupe Atosca qui construit l’autoroute ne sauraient le démentir« , écrit le GIEC.

Le collectif dénonce « un rapport de force asymétrique » entre l’État et les activistes. « La violence du capitalisme et de l’État est bien réelle, bien plus que les quelques dégradations dont on peut se vanter« , poursuit-il. « C’est dans ce contexte, où les lobbys autoroutiers instrumentalisent le prolétariat à travers les médias, que nous agissons pour la lutte des classes, en conjugaison avec notre combat contre l’écocide. »

Alors que le concessionnaire de l’A69, Atosca, dénonçait l’irruption mardi soir d’une trentaine de personnes encagoulées et des menaces envers le gardien du site, le GIEC réfute l’accusation. « Nous démentons toute forme de séquestration et de violence physique sur place. »

Le collectif annonce vouloir maintenir le rapport de force et se dit prêt à surenchérir. De son côté, la préfecture du Tarn indique « condamner fermement ces violences, qui s’ajoutent à une liste d’exactions déjà nombreuses. » Selon elle, depuis un an, le concessionnaire Atosca a subi « près de 200 dégradations » et 80 plaintes ont été déposées.

Dans ce contexte, la préfecture et Atosca ont décidé de renforcer les mesures de sécurité sur le chantier de l’A69. Des renforts de gendarmerie adaptés, pelotons de gendarmerie mobile, PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), et des réservistes seront déployés pour compléter les patrouilles déjà présentes.

De plus, tous les sites stratégiques et les plus critiques du chantier font l’objet d’une « sécurisation supplémentaire. »

Le parquet de Castres et le procureur général ont ouvert une enquête pour « criminalité en bande organisée ». Selon la préfecture, « des moyens d’investigation spéciaux sont mis en place pour identifier les auteurs de ces exactions. »

[…] En outre, la préfecture affirme aussi que « l’expulsion de la ZAD à Saïx sera envisagée dès lors que toutes les conditions juridiques seront réunies. »

 

Ouest France / vendredi 19 avril 2024

Après l’incendie d’engins de chantier qui œuvrent sur la construction de l’A69 à Saïx, dans la nuit de mardi à mercredi, un groupuscule a revendiqué l’acte. Dans un communiqué envoyé par mail jeudi soir à 23h, ceux qui se surnomment le GIEC, pour « Gang d’Insolent.es Eclatant le Capital », revendiquent avoir « désarmé » les engins de chantiers qui « opèrent au profit d’une classe bourgeoise en roue libre ».

[…] Si, dans le communiqué du GIEC, les auteurs des incendies démentent « toute forme de séquestration et de violence physique sur place », ils invitent à « maintenir le rapport de force dans cette guerre contre le capitalisme et à s’unifier face à la montée du fascisme institutionnel et civil. »

Et de prévenir : « sachez que le feu suivra vos interventions, que la moindre perquisition sera pour nous une occasion de surenchérir. Cela vaut aussi pour toutes les initiatives fascistes à venir. »


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Castres (Tarn) : « Gardez vos merdes » et libérez nos compas ! https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/26/castres-tarn-gardez-vos-merdes-et-liberez-nos-compas/ Tue, 26 Mar 2024 19:49:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54907 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / mardi 26 mars 2024

Des individus ont déposé des restes de grenades lacrymogènes devant l’Hôtel de Police de Castres accompagnées d’un message tagué sur la façade « Gardez vos merdes ». Ils ont été interpellés.
Huit individus, des militants anti-A69 qui occupent un terrain privé le long du chemin d’En Bajou, à Viviers-les-Montagnes, sont actuellement en garde à vue au commissariat de Castres pour dégradation de bien public. Dans la nuit de lundi à mardi, ils ont tagué l’Hôtel-de-Police.

Certains d’entre eux avaient été repérés dans la soirée de lundi en train de faire de l’affichage sauvage dans la sous-préfecture tarnaise. Ils collaient des affiches pour annoncer « Le printemps des ZAD » qu’ils prévoient ce week-end de Pâques « 3 jours festifs et joyeux de lutte contre l’A69 et la métropolisation de la région ».
Les policiers sont intervenus pour procéder à un contrôle d’identité. Quelques-uns ont été conduits au commissariat pour des vérifications avant d’être relâchés.
Quelques instants plus tard, ils sont revenus à plusieurs déposer devant l’Hôtel-de-Police des carcasses de grenades lacrymogènes, sans doute des restes de celles tirées par les gendarmes lors d’affrontements sur l’ancienne ZAD de la Crém’arbre à Saïx ces dernières semaines. Et les Zadistes ont inscrit en rouge sur un des murs de façade du commissariat un message : « Gardez vos merdes« .
Les vandales ont rapidement été interpellés et placés en garde à vue.

 

Mise à jour du 23 décembre : condamnés à des amendes avec sursis

La Dépêche du Midi / mercredi 4 décembre 2024

Quatre militants anti-A69 ont été condamnés à 1 000 euros d’amende avec sursis pour avoir tagué le commissariat de Castres en mars dernier. Le délibéré a été rendu ce mardi. Et le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et n’a pas retenu les demandes de nullité de la procédure formulées par l’avocat parisien des prévenus qui avait plaidé la liberté d’expression lors de l’audience qui avait eu lieu mi-octobre. […]

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Saix (81): une victoire pour la Crem’arbre

Squat!net / dimanche 24 mars 2024

La détermination inébranlable des écureuil·les de la ZAD de la Crem’arbre l’emporte sur les mensonges et le passage en force de la préfecture et d’ATOSCA.
En effet, LVEL, le GNSA et l’UPNET ont obtenu confirmation de la part de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) de la parfaite illégalité des défrichements sur le site de la Crem’arbre. Comme nous n’avons eu de cesse de le marteler, ce bois ne peut faire l’objet de défrichements de mi-novembre au 1er septembre [de l’année suivante], qui plus est suite à la plainte qui a été déposée démontrant la nidification actuelle de mésanges bleues sur le site. L’OFB, par l’intermédiaire du procureur, a confirmé à nos avocates que le bois de la Crem’arbre est bel et bien classé à fort enjeu environnemental, conformément à ce que nous avancions.
Malgré un retard ahurissant, c’est une grande victoire pour l’application du droit environnemental qui est enfin considéré, et qui confirme la légitimité de cette occupation et l’illégalité des défrichements qui ont eu lieu. Il aura fallu 37 jours d’une incroyable résistance des écureuil.les et des militant.e.s au sol face à un acharnement répressif, une formidable résilience face aux exactions et aux privations en tout genre, pour qu’enfin la police de l’environnement décide de communiquer sur la parfaite illégalité des défrichements et acte l’impossibilité pour le concessionnaire NGE-Atosca de faire abattre ce bois jusqu’au 1er septembre 2024.
Afin de préserver les nidifications d’espèces protégées soumises à un dispositif répressif irresponsable, qui noie de gaz lacrymogènes le site de la Crem’arbre et le vivant qui l’occupe, qui projette grenades de désencerclement et lumières nocturnes dans une zone à fort enjeu écologique, les écureuil.les qui ont défendu le site, mettant leur vie en jeu, ont décidé de rejoindre la terre ferme ce dimanche… Toutes les démarches judiciaires ont permis que le concessionnaire, la préfecture, ainsi que toutes les instances qui ont pris part aux atteintes illégales du site de la Crem’arbre, répondent de leurs actes.
Enfin, nous réaffirmons ici notre implacable détermination à entraver l’appareil politico-militaire d’Etat. La ZAD de la CAl’Arbre et toutes les autres ZAD à venir, associées aux très nombreux autres modes de lutte, nous permettront collectivement de porter un coup définitif à ce projet.
Cette occupation n’aurait pas été possible sans tous les soutiens, notamment financiers. Pour les prochaines occupation et face aux procès à venir : linktr.ee

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Castres et environs : L’opposition à l’A69 continue https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/03/castres-et-environs-lopposition-a-la69-continue/ Sun, 03 Mar 2024 20:11:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54642 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / dimanche 3 mars 2024

Un site des laboratoires Pierre Fabre à Castres a été une nouvelle fois la cible de tags anti-A69 dans la nuit de samedi à dimanche. On peut lire sur le muret qui entoure le site de Péraudel « Stop A69 » ou encore « Ecocide PF valide« .
Ce n’est pas la première fois que les sites du groupe pharmaceutique castrais sont ainsi recouverts d’inscriptions hostiles à l’autoroute entre Castres et Toulouse. Les opposants considèrent en effet l’entreprise comme principal soutien à l’A69.

Le 14 janvier, c’est le centre d’entraînement du Castres olympique au Levezou à Saix, qui appartient aux Labos, qui avait été tagué. Le 20 janvier dernier, jour d’une manifestation des opposants, interdite par la préfecture, sur la place Pierre Fabre à Castres, plusieurs sites castrais du groupe, avenue d’Albi et avenue du Sidobre, avaient aussi fait l’objet de tags similaires.

Ce dimanche matin, deux individus ont été interceptés par une patrouille de police à Albi alors qu’ils s’apprêtaient à installer une banderole sur des arbres devant le conseil départemental et la préfecture pour soutenir les « écureuils » perchés dans des arbres pour empêcher leur abattage sur le tracé de l’A69 au lieu-dit la Crémade à Saïx.

Vendredi soir, une centaine de militants anti-A69 sont venus apporter leur soutien aux cinq derniers « écureuils » qui restent sur la quinzaine qui occupait le site. Certains d’entre eux sont allés « au contact » des gendarmes qui sécurisent l’endroit et font descendre petit à petit les militants des arbres depuis deux semaines. Les forces de l’ordre ont dû lancer quelques grenades lacrymogènes pour les repousser. Deux gendarmes ont été blessés, l’un au bras, l’autre au poignet.  […]

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Mise à jour du mardi 26 mars 2024 : Une personne condamnée pour les affrontements

La Dépêche du Midi / mardi 26 mars 2024

Un militant anti-A69 de 31 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Castres ce lundi pour avoir lancé des projectiles sur les gendarmes mobiles qui sécurisent le site de la Crém’Arbre à Saïx, situé sur le tracé de l’autoroute entre Castres et Toulouse, où des grimpeurs baptisés « écureuils » étaient perchés en haut de plusieurs arbres pour empêcher leur abattage.
« Je n’ai rien lancé ce jour-là ». Même s’il a nié les faits, un homme de 31 ans a été jugé coupable ce lundi d’avoir lancé des projectiles sur des gendarmes le 27 février dernier à Saïx sur la ZAD de la Crem’arbre où étaient perchés des militants anti-A69 pour empêcher l’abattage d’arbres. Et le tribunal correctionnel de Castres l’a condamné à 6 mois de prison ferme ordonnant son maintien en détention.
Originaire du Val d’Oise en région parisienne, cet homme, déjà condamné pour des violences lors d’une manifestation contre la loi Travail à Paris en 2016, qui fait « des petits boulots à droite et à gauche », est venu dans le Tarn « soutenir les écureuils ».
Et ce 27 février, il faisait partie d’un groupe d’une vingtaine d’individus cagoulés qui ont voulu ravitailler ces grimpeurs. Refoulé par les forces de l’ordre qui sécurisent le site, situé sur le tracé de l’autoroute entre Castres et Toulouse, le « commando » s’est replié sur la voie ferrée qui passe à proximité. C’est là que les gendarmes l’ont vu prendre des cailloux du ballast. « On n’était tous habillé pareil », se défend le prévenu. « L’exploitation des vidéos et des indicateurs vestimentaires ont permis aux victimes d’identifier clairement l’auteur, assure le procureur qui a requis 8 mois de prison pour « ces faits inadmissibles ». L’expression des idées et les combats politiques ne justifient pas d’exercer des violences sur les forces de l’ordre qui ne font qu’exercer une mission confiée par l’État. Derrière les uniformes, il y a des hommes qui ont une famille ».
Pour l’avocate du Zadiste, « il n’y a pas d’éléments suffisants dans ce dossier ». « On ne fait que des suppositions », plaide-t-elle sans pour autant convaincre les juges.

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Saïx (Tarn) : Les flics inondent la ZAD de lacrymos, mais deux engins de chantier brûlent (et tentative d’expulsion lundi) https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/19/saix-tarn-les-flics-inondent-la-zad-de-lacrymos-mais-deux-engins-de-chantier-brulent-et-tentative-dexpulsion-lundi/ Mon, 19 Feb 2024 18:06:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54460 Continuer la lecture ]]> Sud-Ouest / dimanche 18 février 2024

Six opposants au projet d’autoroute Toulouse-Castres ont été interpellés ce dimanche 18 février lors d’une manifestation interdite à Saïx, dans le Tarn, qui a donné lieu à des incidents avec les gendarmes, selon des sources concordantes.
Alors que les forces de l’ordre encerclent depuis samedi les arbres sur lesquels campent des opposants pour empêcher la poursuite du chantier, les manifestants voulaient ravitailler ces militants, d’après Bernard Cottaz, membre du collectif la Voie est libre, opposé à ce projet d’autoroute.

Selon la préfecture, qui avait interdit cette manifestation, « 150 personnes ont agressé violemment les forces de l’ordre, ciblées par des jets de cocktail Molotov », ce que dément la Voie est libre, évoquant « un usage massif de gaz lacrymogène » par les gendarmes. Trois gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon la préfecture.
Dans le même temps, deux engins de chantier d’une usine de cimenterie à plusieurs centaines de mètres de la Zone à défendre (ZAD) créée par les opposants ont été « incendiés par des manifestants », selon la préfecture. D’après M. Cottaz, « il y avait bien un incendie mais pas du tout là où se trouvaient les manifestants ». […]
Atosca, le concessionnaire désigné par l’État, estime avoir depuis le 15 février le droit de reprendre les coupes d’arbres sur le tracé. Pour la Voie est libre, le bois occupé par les zadistes étant à « enjeu environnemental fort », il ne peut être défriché qu’entre le 1er septembre et le 15 octobre.
Quatre associations ont ainsi déposé un « référé pénal environnemental » le 9 février auprès du parquet de Toulouse pour faire interdire la reprise du défrichage.
Vendredi, plusieurs associations, dont Attac et la LDH, avaient dénoncé des « exactions » des forces de l’ordre autour de la ZAD, les accusant notamment de priver les militants campant sur les arbres de toute possibilité de ravitaillement. […]

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L’État s’embourbe

extrait de l’Obs / lundi 19 février 2024

« L’Etat s’embourbe », commente un opposant au projet d’autoroute Toulouse-Castres en train de filmer un blindé Centaure de la gendarmerie enlisé aux abords de la ZAD (zone à défendre) de la Crém’arbre, à Saïx, dans le Tarn, dimanche 18 février. […]





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Tentative d’expulsion en cours

extraits de la Dépêche du Midi / lundi 19 février 2024 [NdAtt. : fin du suivi à 19 heures]

Les forces de l’ordre mènent ce lundi une opération de grande ampleur pour évacuer les militants de la Zad de Saïx (Tarn), installée depuis plusieurs jours pour protester contre la construction de l’autoroute A69 entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn). […]

L’intervention est menée par la cellule nationale d’appui à la mobilité (Cnamo) composée de sous-officiers très expérimentés. Des unités de pompiers sont également mobilisées et arrivent sur place. […]

Les « écureuils » crient leur détermination et rappelle que pour eux, l’abattage des arbres est interdit jusqu’au 1er septembre. Ils demandent aux gendarmes « d’être dignes ». Treize écureuils au total seraient présents dans les arbres sur le site de la Cremade. Une base arrière où sont réunis quelques dizaines de zadistes est située à 500 mètres de là. […]

Une heure après le début de l’intervention, aucun « écureuil » n’a été délogé. Les forces d’intervention parviennent pourtant à atteindre leurs cabanes en haut des arbres, grâce à des nacelles élévatrices. […]

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Saïx (Tarn) : Encore des interventions policières sur la ZAD https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/15/saix-tarn-encore-des-interventions-policieres-sur-la-zad/ Thu, 15 Feb 2024 20:03:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54423 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / jeudi 15 février 2024

Les forces de l’ordre interviennent à nouveau ce jeudi après-midi aux abords de la Zad de Saïx occupée par des opposants à l’A69. Comme mercredi, et ce week-end, l’opération des gendarmes vise à déloquer les accès au hameau de La Gascarié où sont situées plusieurs habitations. Le chemin communal et la voie ferrée, qui passe à proximité reliant Castres à Toulouse, sont en effet encore obstrués par divers objets et barricades.
Les gendarmes brûlent sur place les palettes qui servaient d’obstacles sur la voie publique.
Les gendarmes, et quelques journalistes présents sur place, ont fait l’objet de jets de projectiles par certains Zadistes.

À leur arrivée sur place, les forces de l’ordre ont dû tirer quelques grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui les empêchaient d’avancer sur le chemin.

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Mercredi 14 février

La Dépêche du Midi / jeudi 15 février 2024

Trois jours après un week-end sous tension, marqué par la venue de Greta Thunberg sur la ZAD de la Gascarié à Saïx, les forces de l’ordre sont une nouvelle fois intervenues hier après-midi pour dégager la voie d’accès qui mène aux habitations, voisines de la centaine d’opposants à l’A69.

Sur place, quelques tirs de mortiers en direction des CRS et du Psig au départ de l’intervention, mais une ambiance un cran en dessous des jours précédents. L’accès était quadrillé et bloqué par plusieurs barrages filtrants de gendarmerie. Pour éviter tout accident, le trafic ferroviaire – au cœur d’une bataille de com’entre les deux camps […] – a d’ailleurs été stoppé durant l’opération de ce mercredi, et la voie dégagée par la suite.

À la veille de la reprise des abattages d’arbres sur le tracé de cette autoroute entre Castres et Toulouse, il pourrait s’agir des prémices à une expulsion des Zadistes de la « La Crém’arbre », dont certains sont perchés dans des arbres pour empêcher leur coupe. D’après le préfet du Tarn, Michel Vilbois, l’évacuation devrait intervenir incessamment, comme indiqué à plusieurs reprises dans les communiqués de presse.

Une fois les barricades enlevées et brûlées, le dispositif a été levé pour la nuit, après une opération qui s’est terminée sans blessé. Encadrés par les forces de l’ordre, des élus de Saïx, dont le maire Jacques Armengaud, sont venus prêter mains fortes aux employés municipaux pour nettoyer la zone. À noter quelques invectives de zadistes en direction des gendarmes, CRS et pompiers, en première ligne pour sécuriser l’accès aux riverains de la Gascarié, usés par la tension permanente qui règne autour de leurs domiciles. D’ailleurs, certains d’entre eux ont déposé plainte en gendarmerie pour dégradations de véhicules.

Les lignes devraient bouger dans les prochains jours, qui s’annoncent décisifs pour l’avenir du chantier de l’A69.

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100% radio / mercredi 14 février 2024

Plus d’une dizaines de camions de CRS et de gendarmes mobiles se sont déployés ce mercredi 14 février 2024, aux alentours de 15h30, aux abords de la ZAD de la Crémade à Saïx.

Les forces de l’ordre procèdent actuellement à l’évacuation du mobilier installé par les opposants sur la Gascarié. Pour la destruction et le déblayement, les spécialistes du maintien de l’ordre sont appuyés par un camions citernes feu de forêt des pompiers ainsi que deux camionnettes de la maire de Saïx.

Sur place, Hommes en bleu et zadistes se font face à face, séparés par un grillage, délimitant le terrain occupé par les opposants. Quelques invectives et « ACAB  » fusent, sur fond d’instrument à vent. Sur les réseaux sociaux, Extinction Rebellion fait état de « tirs de LBD » à l’arrivée des forces de l’ordre. Selon nos information, l’opération n’a pas entraîné d’interpellations.

Le trafic SNCF sur la ligne Castres-Toulouse a été une nouvelle fois coupé. Selon les services de la Préfecture, joints par la rédaction, les trains seraient à l’arrêt à cause d’opposants présents sur les voies. D’autres sources précisent que la circulation avait été coupée en amont de l’intervention, de façon préventive.

L’opération de ce mercredi 14 février 2024 intervient de la veille de la date de fin de la période de nidification des oiseaux, entrainant la possibilité de reprendre l’abattage des arbres sur le tracé de l’A69. Selon les chiffres du concessionnaire ATOSCA, il resterait environ 5% du déboisement à effectuer. […]

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Saïx (Tarn) : Des affrontements contre l’A69 (et une liveuse-balance) https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/14/saix-tarn-des-affrontements-contre-la69-et-une-liveuse-balance/ Wed, 14 Feb 2024 17:53:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54400 Continuer la lecture ]]> Sud-Ouest / dimanche 11 février 2024

Des affrontements entre opposants et gendarmes ont eu lieu ce dimanche à Saïx, dans le Tarn. Pas de nouvelles arrestations après les 4 de vendredi et samedi. Le camp devrait être évacué dans les prochains jours. Les forces de l’ordre ont fait un usage massif de gaz lacrymogènes dimanche, pour le troisième jour d’affilée, sur la commune tarnaise de Saïx, à proximité immédiate d’un camp d’opposants à l’autoroute A69.

« Cent personnes encore sur site au total, en cours de départ pour la majeure partie. Les gendarmes ont dégagé les barricades sur le chemin de la Gascarié », aux abords de la ZAD (zone à défendre) de la Crém’arbre, à la sortie de Castres, a indiqué dans un message en début d’après-midi la préfecture du Tarn.
Une journaliste et une photographe de l’AFP ont été témoins d’affrontements entre les gendarmes, qui ont effectué au moins une dizaine de tirs de gaz lacrymogènes, saturant l’air de fumée blanche irritante, et une bonne centaine d’opposants à l’autoroute en construction entre Toulouse et Castres.
Comme vendredi et samedi, les opposants ont occupé une voie ferrée longeant le terrain boisé et privé où des zadistes occupent des cabanes construites dans les arbres pour tenter d’empêcher la poursuite du chantier de l’A69, dont le tracé passe par ce terrain dont le propriétaire est en cours d’expropriation. La SNCF a mis en place un système de bus pour pallier l’interruption du trafic sur cette ligne.

Vendredi, le préfet du Tarn a pris un arrêté d’interdiction de toute manifestation ou rassemblement sur la voie publique sur la commune de Saïx en invoquant « des risques de troubles majeurs à l’ordre public ».
Depuis vendredi, les gendarmes dégagent systématiquement les barricades de fortune que les manifestants reconstruisent dans la foulée. La gendarmerie a procédé à deux interpellations vendredi et deux samedi, selon la préfecture, qui n’en a pas évoqué d’autres dimanche. Mais elle a laissé entendre que l’expulsion des occupants interviendra «dans les prochains jours».  […]

Deux condamnations

20 minutes / lundi 12 février 2024

Les affrontements du week-end à Saïx (Tarn) entre opposants à l’A69 et les forces de l’ordre vont laisser des traces. Deux militants anti-autoroute ont été condamnés ce lundi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Castres. Le premier, un homme de 45 ans, a écopé d’une peine de quatre mois de prison ferme qu’il devra purger sous bracelet électronique. Il était jugé pour avoir jeté, samedi, des projectiles contre les forces de l’ordre, en lisière de la ZAD que les opposants ont installé sur un terrain privé pour tenter d’empêcher la coupe de nouveaux arbres. « J’ai renvoyé des palets en plastique » à l’aide d’une raquette, a reconnu le quadragénaire devant le tribunal.
Un autre opposant à l’autoroute Toulouse-Castres a été condamné à six mois de prison avec sursis, assortis de 5 ans de mise à l’épreuve, pour avoir insulté vendredi les forces de l’ordre et s’être rebellé lors de son interpellation. Cet homme de 31 ans a concédé ne pas avoir été « facile à attraper », tout en précisant : « Je ne suis pas pour la violence, c’est absolument faux ». […]

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Sur la ZAD de la Crem’Arbre ou ailleurs, merci de ne pas filmer !

IAATA / mardi 13 février 2024

STOP à la mise en danger de la CREM’ARBRE !

Il y a quelques jours, une liveuse toulousaine débarque sur la ZAD. Elle tente de partir en voyant qu’elle est repérée en train de filmer.
A l’inverse de ses affirmations, la liveuse a filmé nos visages et nos installations.
Ses images prises en live sont restées plusieurs jours à disposition des flics sur différents réseaux.

Ce live n’est qu’un exemple des faux reporters et vraies balances qu’on trouve ici comme ailleurs.
Qu’iels roulent pour les flics ou pas, celleux qui nous mettent en danger ne sont pas des camarades. Et leurs pratiques nocives ne doivent plus être tolérées dans nos milieux.

Démonstration en vidéo du danger que représente les faux reporters/vraies balances. À l’inverse de ses affirmations, une liveuse toulousaine filme les visages des camarades et leurs installations sur la ZAD.
SORTONS CES PERSONNES DE NOS LIEUX ET DE NOS LUTTES !

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Mise à jour du 19 mai :

Encore une condamnation

La Dépêche du Midi / mercredi 15 mai 2024

L’étudiante parisienne, qui a toujours nié les faits, a été condamnée cet après-midi par le tribunal de Castres pour des faits qui datent du 9 février, à Saïx.

C’est un petit bout de femme d’une vingtaine d’années, au visage poupon à qui on donnerait le bon Dieu sans confession. Louise était jugée ce mercredi 15 mai au tribunal de Castres, soupçonnée d’avoir jeté le 9 février, aux abords de la Zad de la Crem’arbre à Saïx, des pierres sur des gendarmes lors d’affrontements, en marge d’un week-end de lutte contre l’A69.

Depuis son interpellation il y a trois mois, l’étudiante en sociologie politique dans l’illustre EHESS (École des hautes études en sciences sociales, qui a vu passer des éminents sociologues, anthropologues ou économistes) a toujours nié les faits reprochés. C’était encore le cas hier, au cours d’un procès d’une heure environ. « Je n’ai pas jeté de cailloux », a-t-elle martelé.

Écolo et sensible aux sujets environnementaux dans ses recherches, la Béarnaise s’était rendue pour la première fois dans le Tarn pour profiter des ateliers-débats le temps d’un week-end, marqué par la venue de Greta Thunberg.

A-t-elle pris part aux affrontements contre les gendarmes dans l’après-midi ? Pour ces derniers, dans le compte rendu détaillé de contexte, la réponse est oui. Pour le tribunal aussi, convaincu de sa culpabilité et qui l’a condamnée à un an de prison avec sursis et interdiction de venir dans le Tarn pendant deux ans.

Déstabilisée par un parquet incisif, l’opposante a parfois eu recours à une défense maladroite, sur sa présence au coeur des tensions entre forces de l’ordre et blacks blocs. « Je suis petite, je ne fais pas de sport et je n’étais pas équipée. J’étais partie me réfugier dans la forêt avant de rejoindre mes amis pour déjeuner. Les forces de l’ordre aussi se sont arrêtées manger, je pensais que les violences allaient passer. »

Réponse de la substitut du procureur, Claire Marie de Agostini : « Ces explications font relativement sourire. C’est une jolie petite histoire loin de la réalité. On nous parle de pause déjeuner, il ne manquait plus qu’on agite le drapeau. Les gendarmes mobiles ont l’habitude et sont préparés pour tenir longtemps sur ce genre de conflits. Cette histoire de déjeuner où tout le monde casse la croûte, c’est n’importe quoi ! »

Me Claire Dujardin, son avocate, a plaidé la relaxe, en misant sur le manque d’éléments à l’encontre de sa cliente. « Elle aurait pu être poursuivie pour sa participation. Elle en est consciente et dit même qu’il y avait des affrontements. Mais il ne faut pas caricaturer le dossier : une jeune femme de petite taille habillée en noir, c’est tout ce que l’on a et cela crée forcément des confusions puisque tout le monde est habillé en noir. Aucune description précise de sa tenue, pas de photo, pas de vidéo, pas de résidus sur ses gants. Il n’y a aucun élément objectif contre elle. »

Assez pour la condamner d’après le tribunal.

 

La justice réprime la solidarité

La Dépêche du Midi / mercredi 15 mai 2024

Coup d’éclat au tribunal de Castres en ce début d’après-midi. À l’issue du procès d’une opposante à l’A69, condamné à un an de prison avec sursis pour jets de projectiles sur les gendarmes le 9 février, à Saïx, une seconde a été interpellée, puis placée en garde à vue devant un auditoire médusé.

Au moment où la décision du tribunal est tombée, un « fachos » a été entendu dans la salle d’audience, ainsi qu’un « vous détruisez des vies ». C’est la seconde phrase qui est reprochée dans un premier temps à l’opposante, tandis que l’auteur de la première insulte reste mystérieux. Le président du tribunal, Julien Forton a alors demandé à la jeune femme de s’avancer et de décliner son identité. À la barre, cette dernière s’est agenouillée, les mains croisées à l’arrière de la tête, en demandant qu’on la guillotine.

« Je n’ai pas de carte d’identité sur moi. Peut-être n’ai-je pas d’identité ? », a-t-elle lâché après s’être relevée et redirigée vers ses compagnons de lutte contre l’A69. Une scène théâtrale vécue comme une provocation par le président qui a décidé, avec le parquet représenté par Claire Marie de Agostini, de placer la militante en garde à vue pour outrage à magistrat. L’audience a été suspendue plusieurs minutes. La police nationale et municipale a bouclé la salle ainsi que renforcé la sécurité à l’entrée du tribunal.

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Soual (Tarn) : Tentative d’incendie sur le chantier de l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/01/31/soual-tarn-tentative-dincendie-sur-le-chantier-de-la69/ Wed, 31 Jan 2024 19:57:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54241 Continuer la lecture ]]> La Voix du Midi / mercredi 31 janvier 2024

C’est la préfecture du Tarn qui l’annonce dans un communiqué de presse, ce mercredi 31 janvier 2024. Un engin de chantier utilisé pour les travaux de construction de l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse a fait l’objet de dégradations.

Les faits se sont déroulés dans la commune de Soual, à proximité du supermarché de l’enseigne Super U.
C’est un buldozer qui a été pris pour cible. « Les auteurs ont brisé la vitre et aspergé d’hydrocarbure l’intérieur du véhicule pour y mettre le feu. Mais leur tentative à échoué », précise le préfet en indiquant condamner cet acte.
Le représentant de l’État dans le Tarn ajoute qu’une enquête à été ouverte à la suite de ce méfait.

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Castres (Tarn) : « Pierre Fabre = ecocide » (mais la Crem’arbre est expulsée) https://attaque.noblogs.org/post/2024/01/20/castres-tarn-pierre-fabre-ecocide-mais-la-cremarbre-est-expulsee/ Sat, 20 Jan 2024 20:34:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54115 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / samedi 20 janvier 2024

« Pierre Fabre = ecocide », « Fuck Bugis »… Ce samedi 20 janvier à Castres, plusieurs tags ont été découverts sur les murs des sites Pierre Fabre, notamment sur l’avenue d’Albi et sur l’avenue du Sidobre. Une insulte visant le maire de la ville, Pascal Bugis, a également été taguée sur un panneau publicitaire situé à quelques mètres d’un tag visant le groupe pharmaceutique.

Ces tags rappellent ceux découverts le 14 janvier dernier au centre d’entraînement du Castres olympique. Des tags à l’initiative des militants anti-A69. Car à travers le Castres olympique, c’était bien le groupe pharmaceutique et dermocosmétique tarnais qui était ciblé par les zadistes.

Ces derniers avaient prévu un rassemblement ce samedi à 14h sur la place Pierre Fabre avant une « déambulation festive » dans le centre-ville de Castres. Rassemblement que la préfecture du Tarn a décidé hier soir d’interdire par arrêté préfectoral « afin de prévenir un risque grave de troubles à l’ordre public ». Néanmoins, les collectifs organisateurs de l’événement ont tout de même décidé de maintenir ce rendez-vous. « Nous prenons acte de cette interdiction et appelons en lieu et place à une conférence de presse grand public à 14 heures place Pierre Fabre. Nous serons déguisés dans la pure tradition carnavalesque », ont-ils déclaré.

Au vu des premiers incidents relevés quelques heures avant l’événement, les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif de sécurité autour et dans le centre-ville.

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L’arret préfectoral n’arrête pas le ressemblement en ville

Le Journal d’ici / samedi 20 janvier 2024

L’arrêté préfectoral ne les a pas… arrêtés : une cinquantaine d’opposants à l’autoroute A69 se sont rassemblés, ce samedi 20 janvier 2024, place Pierre-Fabre, à Castres. Leur manifestation avait pourtant été interdite la veille par Michel Vilbois, le préfet du Tarn.

Après quelques prises de parole prenant principalement pour cible le groupe Pierre Fabre, les manifestants se sont dispersés par petits groupes dans le centre-ville. Un important dispositif olicier a été constaté sur place, avec des contrôles autour des halles entre autres.

Les manifestants, dont beaucoup étaient costumés pour une « déambulation » qui aurait dû donner le coup d’envoi de leur « Grand carnaval contre la MafiA69 », ont donné deux rendez-vous à leurs sympathisants : mercredi 24 janvier, pour l’annonce du prochain lieu de rassemblement ; puis le 10 février, pour une manifestation annoncée sur le tracé de la future autoroute reliant Castres à Toulouse.

D’ici là, des Écureuils (ces opposants au chantier qui s’étaient postés dans les arbres fin 2023) ont un autre rendez-vous à honorer. Celui-ci a lieu avec la justice. Mardi 23 janvier, plusieurs d’entre eux sont convoqués devant le tribunal judiciaire de Castres, pour une audience programmée à 14 heures.

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Saïx : La ZAD de la Crem’arbre se fait expulser

France 3 / samedi 20 janvier 2024

Environ 200 gendarmes sont actuellement aux abords de la ZAD baptisée la Crem’arbre sur la commune de Saix pour expulser les occupants. Une opération d’envergure pour déloger les opposants au projet d’A69 qui s’étaient installés sur ce terrain privé boisé au mois de novembre 2023.

Le lieu abriterait 70 personnes, dont une trentaine perchées dans des arbres, qui se relayeraient jour et nuit, pour protéger les arbres. 

Cette évacuation intervient alors qu’une manifestation des opposants était prévue dans le centre ville de Castres pour s’opposer au projet autoroutier. Une manifestation interdite par la préfecture du Tarn.

Pour l’instant, l’évacuation se déroule dans le calme. Selon un porte-parole des opposants, sept personnes auraient été placées en garde à vue. Contacté par une équipe de France 3 Occitanie, le parquet de Castres confirme qu’une opération judiciaire est en cours au motif d’une occupation illégale du terrain d’autrui. 

Les opposants ont prévu un rassemblement demain dimanche 21 janvier 2024 à partir de 14 heures au départ d’un autre camp situé à une centaine de mètres de la ZAD de la Crem’arbre.

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Mise à jour du 22 janvier

La ZAD est vivante face à une répression abjecte

Indymedia Lille / lundi 22 janvier 2024

Retour sur un weekend où la répression ne nous désarma pas de notre joie, notre rage et notre déter

Samedi

13h : Il fait grand soleil, une nouvelle cuisine et un bar finissent de se construire à la Crém’arbre en prévision de la soirée prévue sur place le soir même.

14h : Une petite foule carnavalesque se rassemble place Pierre Fabre (multinationale inititatrice du projet d’autoroute) à Castres pour démasquer la MAFIA69. Alors que cette dernière tente de museler l’opposition à coup d’arrêté préfectoraux, elle se prépare à une attaque abjecte.

14h15 : 200 flics se positionnent Route de la Crémade, profitant de l’absence d’une partie du camp pour prendre d’assaut et surprendre les écureuils au sol. Tous les arbres sont protégés. Les barricades sont enfoncées et le sol, dépourvu d’une bonne partie de ses habitant.es, est vite assailli.

15h :
Un tractopelle entre sur zone, fracasse les installations au sol et retourne méthodiquement tout le pré, anéantissant deux mois et demi d’efforts. Les flics lacèrent les tentes, détruisent les cabanes à la masse, enterrent canapés, cuisinières, livres, pharmacie, vêtements et affaires personnelles sous des tonnes de terre, Tout ce qu’ils n’ont pas détruit ou enfoui à été saisi : téléphones portables, matériel de grimpe, outils éléctroportatifs, groupe éléctrogène … Des personnes présentes sont retenues pour des contrôles d’identité et convoquées en audition libre.

17h58 : Le tractopelle quitte la zone et la gendarmerie se replie après une descente aussi bien illégale que destructrice.

18h00 : Les habitant.es constatent les dégâts. Sombre vision que ce champs de ruines. Et pourtant… l’énergie collective reprend vite le dessus ! Une petite foule se réunit et s’affaire. Un grand feu de joie jaillit des décombres. Il brûle vivement, à l’image de la rage ambiante.

21h30 : Deux voitures de gendarmerie bloquent la route de la Crémade afin d’en couper l’accès. Ils déguerpissent enfin, poussés par une foule joyeusement persuasive.

Dimanche

Matin : Après avoir assuré une vigie tout au long de la nuit, les habitant.e.s sont de nouveau sur le qui-vive. : des fourgons de gendarmes mobiles sont en route pour la Crém’arbre. Peu de temps après, une première lignée se déploie tandis que des barricades se montent avec entrain.

Quelques précipitations d’objets non-identifiés s’abattent de-ci de-là en direction des uniformes. Ils ripostent en lançant des lacrymos de façon hésitante. Charges, ripostes, ce balai dure un certain temps avant que les forces de l’ordre élargissent leur rang et prennent finalement possession de la route.

Midi : Résiliente, la foule se réunit sur un champ voisin. Un appel à rassemblement et chantier de construction avait été lancé pour 14h00. Les soutiens se réunissent, un grand repas se prépare.

Après-midi : Les gendarmes mobiles se trouvent toujours sur la route de la Crémade mais la foule retourne malgré tout sur le site. Une crépière s’installe entre les décombres et le repas est servi. Petit à petit les objets éparses sont triés, ce qui peut l’être est déterré et sauvegardé. La cabane dortoir, brisée la veille à coups de masse, est reconstruite. Malgrès la fatigue, une assemblée se reunit en fin de journée autour du feu.

Il semble qu’une entente ait été établie entre les propriétaires du terrain (bientôt expropriés) et les autorités afin que ceux-ci ne déposent pas plainte en cas d’intervention sur la zone. C’est ainsi que la préfecture aurait réalisé sans crainte cette intervention aussi bien illégale qu’humiliante.

Les autorités souhaitent abattre les esprits : une guerre de moral et d’usure comme ils l’ont eux-même nommé. Pourtant, la volonté n’est pas entachée et chaque coup porté semble réaffirmer la determination. Déjà, la ZAD se reconstruit et reprend vie. Les masques commencent à tomber et la chute n’en sera que plus grande pour la MAFIA69.

Ils pensaient nous fragiliser mais leurs attaques ont renforcé notre entraide. Nous n’avons pas peur des ruines, le printemps est bientôt là et nous repoussons plus vite.

Nous avons besoin de forces vives très nombreuses. Appel à toutes les personnes disponibles pour défendre le lieu, persister dans le bois, tenir les barricades, grimper dans les arbres, faire de la vigilance, du soin, construire, à manger, proposer et réinventer des moyens de lutte et de vie collective. La ZAD à besoin de toi, entre en résistance.

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Saïx (Tarn) : A69 ? Non, « ZAD par Toutatis » ! https://attaque.noblogs.org/post/2024/01/14/saix-tarn-a69-non-zad-par-toutatis/ Sun, 14 Jan 2024 19:55:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54014 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / dimanche 14 janvier 2024

« Fabre tueur ». « Pierre Fabre vole vos terres ». « ZAD par toutatis ». Le centre d’entraînement du Castres olympique au Levezou à Saïx a été tagué dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’agit clairement d’une action de militants anti-A69.

Et les soupçons se tournent évidemment vers des individus qui occupent depuis une semaine un petit bois sur un terrain privé au lieu-dit La Crémade pour en faire une ZAD (zone à défendre) « dernière forêt debout sur le tracé de l’A69 » selon les opposants à cette autoroute entre Castres et Toulouse en construction. Un site baptisé « CremArbre* » situé à quelques centaines de mètres du centre d’entraînement du CO dont les Laboratoires Pierre Fabre sont propriétaires.

Car à travers le Castres olympique, c’est bien le groupe pharmaceutique et dermocosmétique tarnais qui est ciblé par les zadistes. Les opposants considèrent en effet l’entreprise comme principale soutien à l’A69. Ils ont d’ailleurs prévu des actions ciblées à partir de mercredi 17 janvier contre « les institutions ou groupes de pression qui tiennent les ficelles de ce projet écocidaires » qu’ils appellent « Mafia69 ». Visiblement, les actions ont commencé plus tôt que prévu.

Les Laboratoires Pierre Fabre avaient pourtant anticipé en installant depuis jeudi des barrières et des agents de sécurité pour empêcher le stationnement sur les parkings du Lévezou suite à l’appel des opposants à un rassemblement sur la ZAD ce week-end.

Les tagueurs sont passés par l’arrière du centre d’entraînement pendant que l’agent de sécurité faisait une ronde. Ils ont eu le temps d’inscrire plusieurs tags sur le préfabriqué qui abrite les bureaux du staff sportif du CO puis sur le bâtiment des vestiaires et de la salle de musculation avant d’être surpris alors qu’ils s’attaquaient au gymnase. Les tags devraient être effacés d’ici le retour des joueurs du CO à l’entraînement ce lundi matin. […]

 

* Note d’Attaque : pour plus d’infos sur la Crém’Arbre et pour y aller, voir ici. Pour la mobilisation « Ramdam sur le macadam », du 21 octobre 2023, ici.

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Environs de Castres (Tarn) : Manif, incendies, occupation (et expulsion) contre le projet d’autoroute https://attaque.noblogs.org/post/2023/10/22/environs-de-castres-tarn-manif-incendies-occupation-et-expulsion-contre-le-projet-dautoroute/ Sun, 22 Oct 2023 19:25:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=52722 Continuer la lecture ]]> extraits de Reporterre / samedi 21 octobre 2023

[…] Le 21 octobre, aux abords de Saïx, dans la campagne tarnaise, plus de 10 500 personnes — 5 000 d’après le cabinet du préfet — ont participé à la grande mobilisation « Ramdam sur le macadam ». Objectif : réclamer l’arrêt immédiat des travaux de l’A69, un projet autoroutier controversé devant relier Toulouse à Castres. […]

Aux alentours de 13 h, non pas un, ni deux, mais six cortèges distincts se sont formés sur le camp de base — un pour chaque « mensonge » de l’A69. De petits tracts avaient été distribués auparavant pour détailler les missions de chacun d’eux. Une fois dispatchés sous les étendards colorés, les participants ont quitté les lieux en empruntant différents chemins.

L’équipe dorée a alors pris la direction du laboratoire Pierre Fabre, principal défenseur du projet contesté. En chemin, des dizaines de personnes cagoulées ont pénétré sur le site de l’entreprise de travaux publics Bardou — « impliquée dans le chantier » d’après les militants — en abattant les barrières métalliques qui en protégeaient l’enceinte. Quelques cailloux finissent leur vol dans les vitres du bâtiment, aux murs immaculés rapidement parsemés de graffitis.

« Un comité d’accueil nous attend un peu plus loin », lance l’un des participants. Au bout de son doigt, pointé à l’horizon, se distingue un impressionnant barrage érigé par les hommes en uniforme. « Alors on se serre, et quoi qu’il arrive… No macadam ! »
Quelques minutes plus tard, face à l’ampleur du dispositif policier et la pluie de lacrymogènes, les militants tout de noir vêtus abandonnent leur objectif initial. Une personne, allongée sur une civière, est rapatriée sur le campement par les street medics.
Au même instant, l’équipe rouge a envahi une cimenterie de l’entreprise Carayou. « Les individus y ont déclenché un incendie, dénonce la préfecture du Tarn. Les dégâts matériels comprennent un algéco, trois véhicules toupies et un engin de travaux. » Appuyés par un hélicoptère, les 400 policiers et les 1 200 gendarmes mobilisés semblent avoir concentré une belle partie de leurs forces face à ces deux attaques éclair. […]

Pendant ce temps-là, à quelques pas du camp, une troisième opération avait lieu. Le cortège à l’étendard violet a profité de cette diversion pour accomplir sa mission dans la plus grande discrétion. Des oreilles de lapin en guise d’ornement, une femme raconte l’irruption sur le lieu-dit La Crémade, une ancienne ferme au milieu des champs : « Le promoteur de l’A69, NGE, avait muré tous les accès à ces belles bâtisses. Il avait aussi déversé des tonnes de lisier pour que personne n’ait envie d’y revenir. Mais voilà, on a tout nettoyé. »

Le soir du 21 octobre, France3 Occitanie précisait que « 7 interpellations ont eu lieu depuis ce matin ».

Selon La Depeche du Midi (même date) :

[…] Alors que le cortège officiel s’élançait, plusieurs centaines de manifestants ont emprunté un autre itinéraire que celui validé par la Préfecture. En traversant la réserve naturelle régionale, au départ de la Crémade, ils ont débouché sur la RN126, au niveau de Cambounet-le-Sor, commune où sont implantées plusieurs entreprises.
Là, les manifestants sont parvenus à investir deux sites, distants de 900 m environ l’un de l’autre: la cimenterie Carayon et le promoteur immobilier Bardou Promotion. Dans la première, un incendie s’est déclaré, occasionnant des dégâts sur un algéco, trois véhicules toupies et un engin de travaux publics. Dans la seconde, le bâtiment a été dégradé et les clôtures arrachées. Les manifestants se sont ensuite immédiatement repliés vers le campement.

Tant l’itinéraire emprunté que le mode opératoire laissent penser à un raid, sciemment planifié. En outre, les deux entreprises sont toutes deux engagées dans le chantier de l’autoroute A69, en tant que sous-traitants d’Atosca. Elles étaient d’ailleurs récemment prises en exemple par le concessionnaire: « Aujourd’hui, tous corps de métiers confondus, une quarantaine d’entreprises travaillent pour l’A69, représentant plus de 700 personnes. Parmi ces entreprises, plus d’une vingtaine sont des entreprises locales (Bardou, Cazal, Chausson-Carayon, GPT Gannac…) », expliquait Atosca dans son communiqué du 17 octobre.

Fondée en 1938 à Viane, la cimenterie Carayon compte plusieurs centrales à béton, implantées principalement dans le Tarn. Elle exploite des carrières et fournit du béton prêt à l’emploi ainsi que des blocs de béton. Bardou Promotion est pour sa part une émanation de la société Bardou Travaux publics, PME familiale de 25 salariés qui réalise des travaux d’aménagement, de réseaux, des lotissements et des démolitions.

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La journée de dimanche : expulsion de la Cremzad

France3 Occitanie / dimanche 22 octobre 2023

Depuis hier, samedi 21 octobre, une partie des manifestants contre l’A69 installés au lieu-dit de La Crémade (Tarn) situé sur le chantier de l’A69 afin de créer une Zone à Défendre (ZAD). Les forces de l’ordre ont décidé d’intervenir dimanche 22 octobre vers 13 heures.

[…] Les occupants font face aux forces de l’ordre et des gaz lacrymogène ont été tirés […]. Les barricades bloquant l’accès au site ont été aussi détruites à l’aide de véhicules blindés de la gendarmerie. Les « zadistes » répliquent aux gaz lacrymogène à coup de cailloux et de bouteilles. […]
Selon nos journalistes, la zone a pourtant été  évacuée à 13h15.

[…] Une trentaine de manifestants seraient blessés. « La répression est assez violente, estime le mouvement Extinction Rebellion dans l’une de ses publications sur les réseaux sociaux. Les flics gazent jusqu’au camp, jusqu’au tracteur et la tente psy qui à faillit prendre feu. Faites attention à vous, toutes les personnes vulnérable peuvent rejoindre le drapeau rouge pour être en sécurité ! » Des départs de feu provoqués par les gaz lacrymogène sont également signalés.

[…] Lors d’une conférence de presse, le préfet du Tarn, Michel Vibois annonce en fin de journée que l’évacuation a été effectuée dans le cadre d’une opération judiciaire de flagrance, pour occupation d’un local avec voie de fait, et que 9 personnes ont été appréhendées.

Selon La Dépêche du Midi (mêm edate), « Les forces de l’ordre ont déployé un mur anti émeute afin de protéger les maisons squattées cette nuit. Ils ont repoussé les manifestants en chargenat sur quelques dizaines de mètres. »

[in English]

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D’or et de platanes : retours sur l’organisation du week-end contre l’A69

IAATA / mardi 5 décembre 2023

Les 21 et 22 octobre derniers s’est tenu dans le Tarn « Ramdam sur le Macadam », un week-end de lutte contre le projet d’autoroute A69 réunissant plus de 10 000 personnes. Nous sommes quelques personnes membres de la coordination de lutte contre l’A69 et nous aimerions ici prendre le temps de raconter de manière assez factuelle l’organisation et le déroulé des différents cortèges.

 

Les 21 et 22 octobre derniers s’est tenu dans le Tarn « Ramdam sur le Macadam », un week-end de lutte contre le projet d’autoroute A69 réunissant plus de 10 000 personnes.

Cette date fait suite à « Sortie de Route », qui avait déjà réuni 8000 personnes en avril dernier dans une ambiance qui se voulait festive et bon-enfant. L’objectif de cette précédente mobilisation était de se montrer nombreu.ses et déterminé.es, sans pour autant entrer dans la confrontation, les esprits étant marqués par les affrontements de Sainte-Soline qui avaient eu lieu quelques semaines auparavant.

Ce second week-end contre l’A69 s’inscrit dans un contexte bien différent. Les derniers mois de la lutte contre l’autoroute ont été très éprouvants pour celles et ceux qui s’organisent contre l’État et les concessionnaires ATOSCA/NGE. Le rythme des travaux, défigurant les paysages sur l’ensemble du tracé, s’est intensifié en même temps que celui de la répression policière et judiciaire. Face à l’obstination et au mépris des meneurs du projet de l’A69, un certain désespoir a commencé à toucher les habitant.es et les collectifs en lutte. Mais la détermination à mettre un terme à ce projet s’en est aussi vu renforcée : cette fois, il fallait atteindre directement les intérêts matériels des profiteurs de l’autoroute.

Nous sommes quelques personnes membres de la coordination de lutte contre l’A69 [1] et ayant participé à l’organisation de cet évènement, notamment des cortèges or et rouge de la manifestation du samedi. À plusieurs égards, cette journée est pour nous une belle réussite. Pourtant, certaines décisions que nous avons prises ont fait l’objet d’incompréhensions et de frustrations. Cet écart de perception semble illustrer plusieurs paradoxes quant à la stratégie adoptée dans des évènements de type manif-action regroupant plusieurs milliers de personnes.

Au cours de ce week-end, nous avons essayé de faire cohabiter deux objectifs politiques que nous considérons d’importance égale. D’une part, rassembler un grand nombre de personnes et mêler différentes pratiques de lutte en considérant les volontés et initiatives de chacun.es. D’autre part, atteindre des objectifs matériels précis. Pour y parvenir, le choix a été fait en amont de la manifestation d’élaborer, avec un groupe restreint de personnes ayant une bonne connaissance de la lutte contre l’A69, un plan d’action et de le mener à bien en guidant les cortèges.

Nous aimerions ici prendre le temps de raconter de manière assez factuelle l’organisation et le déroulé des différents cortèges. Ce récit est situé et n’a pas vocation à s’imposer en tant que discours unique et officiel de l’évènement. Il cherche plutôt à rendre lisible les enjeux, les choix de cette journée de manifestation et les questions que ceux-ci pourraient soulever.

Récits

L’élaboration du week-end

Dès le début de l’organisation du week-end contre le Macadam, plusieurs constats sont partagés au sein de la coordination1 :

  • Le désir d’organiser un moment plus offensif que Sortie de Route. L’épuisement des recours juridiques suspensifs d’une part, et le mépris de l’État et d’Atosca/NGE de l’autre, font clairement apparaître que sans une certaine capacité de nuisance, la lutte ne réussira pas à faire cesser le projet.
  • La conscience d’être sous grande surveillance de la préfecture, du gouvernement et de ses services de police et de renseignement, (renseignements territoriaux, cellule « Anti-Zad », etc.). Dans ce contexte général de répression démesurée du mouvement de défense des terres, il est évident que les forces de l’ordre entendent nous empêcher toute action, et protégeront coûte que coûte les chantiers et les cibles évidentes. Seule notre capacité à surprendre ainsi que notre nombre pourra nous permettre de réussir à mener collectivement une action déterminante pour la suite du mouvement.
  • L’envie de conserver et d’approfondir la pluralité dans cette lutte. La capacité à réunir des profils de gens différents avait déjà fait la réussite de la première date (habitant.es, militant.es de longue date, scientifiques du CNRS, agriculteur.ices, circassien.nes, parent.es d’élèves, chasseur.euses du coin, étudiant.es, etc.). De plus, l’offensivité n’a du sens que si elle est comprise, assumée ou mieux encore portée collectivement.

De là, deux objectifs principaux émergent. D’une part, l’occupation d’un lieu situé directement sur le tracé. Le camping de Vendine, installé depuis plusieurs mois sous des platanes destinés aux abatteuses, ayant été violemment expulsé quelques semaines auparavant, il était nécessaire de se doter d’un nouveau QG pour visibiliser la lutte au quotidien et permettre les rencontres, les échanges et l’organisation.

D’autre part, le dépassement du dispositif policier et la réalisation d’actions d’intensités diverses. Plutôt que de composer un cortège fleuve, assez peu mobile et facile à canaliser, la stratégie adoptée fut de créer plusieurs cortèges avec des cibles et des directions différentes. Nous avions présumé que les alentours du camp seraient classés en « zone rouge », et nous imaginions qu’en nous divisant nous pourrions diviser le dispositif et ainsi sortir de l’immense nasse policière que la préfecture entendait ériger autour de nous. Le choix de créer plusieurs cortèges répond donc à la volonté de conjuguer divers modes d’action et d’expression dans la lutte, mais aussi à la nécessité de dépasser des techniques policières toujours plus violentes, massives et élaborées.

Le déroulé de la journée

Dès l’ouverture du camp, un siège est tenté par les forces de l’ordre, visant à empêcher l’arrivée de soutien et de matériel lors des deux premières journées, le jeudi et le vendredi. Les flics, en nombre, protègent d’emblée la Crémade que nous avons prévu d’occuper pendant le week-end et procèdent à plusieurs contrôles poussés et à une arrestation. Cela se double d’un travail de renseignement, avec des relevés de plaques d’immatriculation et de nombreuses photos. Trois jours plus tard, le samedi, le dispositif est d’une ampleur impressionnante : 1600 gendarmes mobiles, des unités du PSIG, des services de renseignements, des hélicoptères, un avion, des drones, des canons à eau, des blindés, etc. Nous apprenons par l’infotraflic que des contrôles ont lieu jusque dans l’Aude. Le camp est un point au milieu d’une zone rouge interdisant presque toute circulation. L’arrivée des personnes est freinée par ce dispositif et nous redoutons de ne pas être assez nombreuses pour pouvoir former une manifestation conséquente. Au moment du départ des cortèges, sortir du camp nous paraît presque être une victoire en soi.

Dans la matinée du samedi, des flyers sont distribués en nombre sur le camp, afin d’expliquer la répartition en six cortèges. Un texte est censé donner le ton et l’ambiance de chacun d’entre eux sans pour autant expliciter leurs objectifs, dans un souci évident de confidentialité. Des drapeaux, associant une forme et une couleur, matérialisent les points de ralliement des différents cortèges. À partir de 12H30, les 10 000 personnes présentes sur le camp commencent à se répartir dans les différents cortèges, avant de partir (avec un peu de retard) dans des directions différentes, s’attelant à leurs objectifs.

Le premier cortège à se lancer est le jaune, dit « décarbonation », composé d’environ 40 cyclistes. Ce cortège a pour but de rejoindre le centre-ville de Castres mais est rapidement stoppé par un important dispositif de gendarmerie mobile (camions, barrières anti-émeute, etc.). Les cyclistes, qui ne manifestent aucune attitude hostile, tentent ensuite de dépasser une voiture de la BAC qui leur barre la route. Une personne se fait alors violemment plaquer au sol (elle sera accusée par la justice d’avoir « très légèrement » blessé les policiers et d’avoir « abîmé » leur voiture avec son vélo). D’autres cyclistes sont contrôlés et/ou gazés. Face à une telle réaction, le cortège vélo décide de rejoindre le cortège bleu pour grossir ses rangs.

Le cortège bleu « désenclavement » part du camp en second. Ouvert par une dizaine de tracteurs et annoncé comme le plus largement joignable de part ses faibles risques de confrontations avec les forces de l’ordre, il est le plus massif. Il est aussi un des deux seuls (avec les naturalistes) à avoir un parcours autorisé. Composé de plusieurs milliers de personnes, il se dirige, lui aussi, vers les abords de Castres, et se heurte, lui aussi, à un dispositif policier conséquent au niveau du pont de la RN126 sur l’Agout. Son objectif est de s’approcher le plus possible de la ville et de poser un péage en bois sur la route. Ce cortège est déclaré, pourtant quand la préfecture comprend que d’autres cortèges refusent de se cantonner aux quelques axes laissés libres au milieu de la zone rouge, elle transmet par téléphone le message suivant à la coordination : « vous dépassez les règles que nous (la préfecture) avons établies, si le cortège (bleu) s’approche de Castres, nous tirerons à vue ». Compte tenu de cette menace, malgré le tracé déclaré et autorisé, et de la présence visible de canons à eaux et de blindés, ce cortège prend la décision de ne pas se rapprocher du dispositif policier et de revenir vers le camp.

Le cortège violet « valorisation du territoire » démarre en troisième avec pour objectif l’occupation du lieu-dit de la Crémade, une ancienne bâtisse, proche du tracé et propriété d’Atosca. Les jours précédents la manifestation, l’entreprise y avait fait déverser 200 tonnes de fumier, avec l’espoir que cela empêcherait son occupation. Le samedi, plusieurs centaines de personnes s’élancent dans la foulée du cortège bleu en portant la charpente d’une cabane. Le lieu, situé en zone rouge à seulement quelques centaines de mètres du camp, est très rapidement investi : les gendarmes ont déserté l’endroit le matin même, après avoir passé deux jours les pieds dans le fumier-purin. Immédiatement, un goûter géant est organisé, pendant que des chants résonnent, que les bâtiments sont nettoyés, repeints et que des barricades sont érigées. Le soir, une grande assemblée de lutte s’y tient.

Les Naturalistes des Terres, en vert, composent le quatrième cortège (dit « compensation environnementale »). Il est, avec le cortège bleu, le seul déclaré et autorisé. Pourtant, la veille de la manifestation, la zone du Dicosa, où est censée évoluer le cortège, est placée en zone rouge. La préfecture mentionne un « oubli » et autorise les naturalistes à se rendre dans la zone, « sans garantie » toutefois. Plusieurs centaines de personnes partent donc explorer le Dicosa, une zone humide et protégée, située non loin du camp de base. On y compte plusieurs espèces protégées (des roucoups et doduos notamment), évidement mise en grand péril par le projet d’autoroute.

Le cinquième cortège à partir est le cortège or, dit « utilité publique ». Il s’aventure en zone rouge vers l’est du camp. En contournant les étangs du Dicosa, il souhaite rejoindre la RN126 avec comme objectif une des base-de-vie de NGE, qui se trouve vers la ville de Soual, non loin des bureaux de l’industriel Pierre Fabre. Initialement composé de quelques centaines de membres, le cortège atteint plus de mille personnes, rejoint en cours de route par toutes celles et ceux qui n’ont pas pu accéder au camp à cause du dispositif policier. Malgré le fait qu’il soit visiblement plus déterminé, qu’il progresse en pleine zone rouge et en direction de la base-de-vie, ce cortège ne croise aucune présence hostile sur son parcours. Mais lorsqu’il atteint le croisement de la RN126, bloqué par quelques barrières, la dizaine de camions de gendarmerie stationnés en amont de la route passent devant lui à toute vitesse pour rejoindre les autres troupes protégeant la base-de-vie située plus au sud. Arrivé au croisement, la foule investit la route nationale au niveau de l’entreprise Bardou, un sous-traitant du chantier de l’A69. Les gendarmes se déploient et installent à toute hâte des barrières anti émeute pour bloquer la route nationale en direction de la base-de-vie.

Le sixième et dernier cortège est le cortège rouge, dit « économie locale ». Suivant au départ le cortège or, il s’en détache rapidement pour bifurquer vers le sud. Son objectif est de traverser au plus vite la RN126 et de rejoindre la cimenterie Carayon, autre sous-traitant du projet de l’autoroute, pour y réaliser une action de désarmement. L’idée est d’entrer dans l’infrastructure et de l’égayer avec de la peinture et une banderole, afin d’afficher publiquement le rôle des entreprises locales dans ce projet ravageur. Sans croiser de force hostile lui non plus, le cortège rouge parvient facilement à cet objectif. Pour être sûr de bien faire passer le message, certain.es profitent même de l’intrusion pour incendier des locaux préfabriqués (contenant des ordinateurs dont la destruction mettra l’usine à l’arrêt pour quelques temps) ainsi que plusieurs véhicules et toupies de chantier. Le cortège rouge peut ensuite quitter les lieux sans encombre en empruntant la RN126, libérée des camions de gendarmerie quelques minutes auparavant, et rejoindre le cortège d’or qui l’attendait au croisement. Alors que les deux cortèges se rejoignent, une épaisse fumée noire s’élève de la cimenterie. Les gendarmes mobiles, se rendant sans doute compte de leur erreur, refluent vers l’entreprise mais… il est déjà trop tard !

Les deux cortèges ayant fusionné, ce sont maintenant plusieurs milliers de manifestante.s qui bloquent la route. L’entreprise Bardou, est alors prise pour cible par la manifestation. Les barrières tombent et certaines personnes s’aventurent à l’intérieur, repeignent et étoilent la façade. Les GM réagissent mollement par quelques tirs de grenades lacrymogènes, auxquels répondent des feux d’artifice. Après un moment d’incertitude, la décision est finalement prise de rentrer au camp pour soutenir l’occupation de la Crémade, déjà en place. Les flics continuent de gazer la queue de cortège, sans toutefois trop s’avancer. Signalons tout de même qu’à ce moment une personne est blessée à la jambe par un tir tendu de lacrymo.

Un peu plus de deux heures après leur départ, les cortèges se retrouvent à la Crémade et sur le camp pour organiser l’occupation et célébrer les victoires de la journée.

Analyse et critique

Une journée réjouissante

Grâce au nombre, à la mobilité, à la ruse, mais aussi, reconnaissons-le, à pas mal de chance, la stratégie de multiplier les cortèges et les objectifs s’est montrée payante. A la fin de la journée, la quasi totalité des objectifs ont été atteints. Attaquer des cibles et occuper un lieu en zone rouge à plusieurs milliers de personnes, en déjouant un tel dispositif policier et sans que personne ne soit arrêtée ou blessée gravement [2], constitue bel et bien un « coup de force » dont nous pouvons être collectivement fier.e.s.

D’autre part, nous avons su faire ensemble des choix décisifs dans le déroulé de la journée du samedi. La cible du cortège or était la base-de-vie, mais dès la préparation de la manifestation, il nous paraissait clair que cette dernière serait extrêmement protégée. Proche de la ville de Soual, des bureaux de Fabre et constituant un symbole de l’avancée des travaux, cette base était évidemment en tête de liste des infrastructures défendues par la préfecture. Le scénario d’approche d’une forteresse policière était quelque chose que tout le monde souhaitait éviter, notamment après l’épisode de Sainte-Soline le 25 mars dernier. Atteindre cette base-de-vie paraissait donc très peu probable, voir non désirable en réalité. Pourtant, nous diriger vers cet objectif avait pour intérêt de focaliser les forces de l’ordre à l’ouest et ainsi de couvrir l’action de désarmement du cortège rouge.

Comme évoqué dans le déroulé de la manifestation, alors que le cortège or rejoignait la nationale, un escadron de gendarmes mobiles s’est précipitamment déplacé depuis la zone industrielle où est située la cimenterie Carayon jusqu’à l’entrée de Soual, plus à l’ouest, pour y ériger à toute vitesse des barrières anti-émeute. L’arrivée massive du cortège or à proximité de la base-de-vie a alerté les GM et précipité leur départ. Elle a aussi capté l’attention du seul hélicoptère assigné à la partie ouest de la zone rouge. À l’est, vers Castres, les cortèges bleu et jaune ont également permis de fixer une partie des FDO et un hélicoptère. L’ensemble des cortèges a donc contribué au succès de cette manœuvre de diversion, laissant ainsi le champ libre au cortège rouge pour entrer dans l’usine de ciment, agir, et sortir sans encombre. Cette participation collective à la réalisation de gestes offensifs et à la mise en échec du dispositif policier est pour nous l’autre grande réussite du week-end.

Auto(bahn)critique

Ce qui nous apparaît comme moins réussi, ce sont les problèmes liés à la communication interne et externe des cortèges, et plus précisément celle du cortège or. Dans ce cortège, la lecture générale de la situation était un peu confuse. Une certaine latence s’est fait d’abord ressentir une fois arrivé sur la RN126. Il fallait attendre de savoir où en était le cortège rouge dans la réalisation de ces objectifs, et ne pas prendre le risque de déclencher une intervention des FDO alors qu’il se situait dans l’enceinte de la cimenterie. Ces informations ont eu du mal à circuler dans l’ensemble du cortège or. Ensuite, quand l’attaque de l’entreprise Bardou, devant laquelle le cortège stagnait, a finalement été lancée, celle-ci fut relativement brève et chaotique. Pour beaucoup de personnes présentes, la sensation frustrante d’avoir juste fait un aller-retour sur la nationale était fortement palpable. De toute évidence, le but de ce cortège n’était pas clair.

Évidemment, expliciter la stratégie de diversion en amont l’aurait rendue complètement inopérante. Elle exigeait un certain degré de confidentialité, d’autant plus que des flics en civil avaient infiltré les cortèges (sur ce point, précisons que deux faux-journalistes ont été identifiés et virés du cortège or au niveau de l’entreprise Bardou. Il se sont réfugiés dans l’enceinte du bâtiment, essayant de frapper les manifestants à coup de trépied de caméra). Outre la nécessité de la confidentialité, le problème de communication était dû au fait que trop peu de personnes étaient dédiées à relayer et transmettre les informations importantes au sein du cortège.

Il est compréhensible que des membres du cortège or aient ressenti de la déception, s’attendant peut-être à plus « d’intensité » et espérant exprimer autrement leur détermination. Rappelons que nous ne savions pas à quoi nous attendre en sortant du camp, et que l’absence de FDO fût presque une surprise. Rappelons également que ce type d’organisation implique une certaine responsabilité de la part des organisateur.ices et invite à la prudence. Si nous ne voulions pas nous écraser sur un dispositif de type fortin, nous envisagions d’avoir à répondre à des agressions, à tenir face au gaz ou à passer des lignes nous empêchant d’atteindre nos objectifs. Par chance, cela n’a pas été nécessaire. Dans ce contexte, nous ne pensions pas que l’affrontement avec la police était une fin en soi, mais seulement un moyen ou une étape pour atteindre nos cibles.

Ces ratés dans la communication ont sans doute joué sur la compréhension du moment vécu collectivement et donc de ses possibilités d’actions spontanées. Nous pensons en effet qu’il est nécessaire de laisser la place aux gestes qui déborderaient toute organisation, et que c’est aussi sans doute là que réside une forme d’action politique désirable et insaisissable pour l’État. La forme manif-action implique, elle, des limites d’ordre structurel en terme d’accès aux informations, de prises de décision, etc. Elle impose une tension irrésolue, et peut-être insoluble, entre des enjeux d’opacité et d’efficacité de l’action, et des enjeux de transparence et d’intelligence collective. Nous avons fait le choix de cette stratégie, parce que nous pensions qu’elle fonctionnerait. Cela a été le cas. Pour autant nous sommes conscient.es qu’il existe d’autres façons de faire et que ce choix ne doit pas s’imposer de manière systématique.

Malgré ces questionnements, la journée du samedi nous apparaît réjouissante et encourageante à plein d’égards. Les actions accomplies ont été un succès que nous voulons revendiquer, d’autant plus qu’elles sont portées et assumées par l’ensemble des membres de la coordination de lutte. Nous pensons qu’un cap à été franchi dans la confrontation avec l’État, NGE/ATOSCACA et les soutiens locaux qui tentent d’imposer par la force un projet déclaré par mille fois inutile et absurde. Nous nous en réjouissons et dans la diversité des composantes de la coordination, nous réaffirmons que nous sommes contre l’autoroute, et que nous entendons bien empêcher sa construction en poursuivant la montée en puissance du mouvement.

Dans une perspective où les luttes locales prennent de plus en plus d’ampleur à l’échelle du territoire, où leurs enjeux dépassent de loin la seule question écologique (Bassines, LGV, A69, etc.), et où la violence d’État est de plus en plus brutale et généralisée, il est de notre responsabilité collective d’interroger les formes que nous investissons si nous voulons continuer à les renforcer.

Pour ouvrir la discussion, voilà quelques questionnements qui nous traversent. Nous invitons quiconque lira ce texte à s’en emparer, à y répondre ou à en poser d’autres :

Quels sont les perspectives nouvelles et désirables d’organisation à des échelles de plus en plus grandes ? Comment créer les conditions pour plus d’auto-organisation au sein de tels évènements ? Comment articuler la tension entre l’efficacité d’une action dans une situation complexe et le fait de pouvoir s’en ressaisir collectivement ? Comment se protéger et mettre en échec collectivement une présence policière toujours plus poussée sur ce genre de mobilisations ? Quels sont les nouveaux imaginaires à trouver et à déployer pour les prochaines mobilisations de ce type ?

À plus sur la RN126 !


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Pour aller plus loin dans la réflexion, nous renvoyons à ces tois articles :
« Saïx, symbole d’une dépossession », sur Lundi matin.
« Sainte Soline : repenser nos stratégies de lutte depuis une logique d’autonomie et de soin », sur Terrestres.
« La faute à Sainte-Soline », sur La Grappe.

Et surtout, pour se tenir au courant de la lutte :
Collectifs impliqué au sein de la coordination contre l’A69
La Voie Est Libre
Extinction Rébellion Toulouse
Comité Soulevements de la Terre 31
Lauragais Sans Bitume
Labo des terres
Déroutes des routes

Notes

[1] La coordination est le cadre d’organisation commune des tous les collectifs luttant contre le projet de l’A69

[2] Nous n’évoquons là que le moment du samedi après midi dans les cortèges de l’ouest. Rappelons que tout au long du week-end, 9 personnes ont été arrêtées et une quarantaines de personnes blessées. Au moment où nous écrivons, certaines sont en attente de jugement.

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Lavaur (Tarn) : Action de solidarité aux détenu·es de l’Établissement Pénitentiaire pour Mineur·es https://attaque.noblogs.org/post/2022/04/19/lavaur-tarn-action-de-solidarite-aux-detenu%c2%b7es-de-letablissement-penitentiaire-pour-mineur%c2%b7es/ Tue, 19 Apr 2022 19:10:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=49366 Continuer la lecture ]]> IAATA / mardi 19 avril 2022

Jeudi 14 avril 2022, aux abords de l’EPM de Lavaur dans le Tarn, nous avons crié notre solidarité avec les personnes enfermées.

Une belle action de solidarité avec un petit groupe soudé et déter ! Nous avons balancé du gros son, crié haut et fort « Liberté » et lu notre communiqué (ci-dessous) en face d’un des murs de la taule. En repartant, sans surprise, les flics nous ont intercepté mais nous avons tenu collectivement le refus d’identité ainsi que le refus de répondre à leurs questions débiles, malgré leur habituel speech de menaces. Nous nous sommes rassemblé·es dans un supermarché du coin, toujours nassé·es par les keufs qui avaient appelé du renfort. Après un long moment à questionner la centrale et face à notre détermination collective, ils nous ont finalement laissé partir !

Nous avons eu du soutien d’un voisin de la taule qui était content que l’action se passe et également d’une passante qui déteste manifestement la police et nous a assuré que les jeunes enfermé·es nous avaient entendu !

 

 » L’EPM de Lavaur est l’un des 6 EPM réalisés en fRance qui enferment en tout plus de 400 jeunes. Pourtant, il y a beaucoup plus de jeunes enfermé·es si on compte les centres éducatifs fermés et les quartiers pour mineur·es des maisons d’arrêt, qui enferment en fait la majorité des mineur·es incarcéré·es. Avec cette drôle « d’ambition » affichée de départ, de remplacer les quartiers pour mineur·es, les EPM, en plus d’avoir échoué, se sont en fait surtout rajoutés à l’arsenal répressif et ont augmenté la capacité d’incarcération des jeunes. En réalité, les EPM s’inscrivent dans la longue logique de politiques pénales et de lois sécuritaires de plus en plus répressives. Ces deux dernières décennies ont vu exploser la population carcérale, et les jeunes, surtout ceux des quartiers populaires, sont la cible privilégiée de ces politiques.

Sur la plaquette du ministère de la justice sur les EPM, on peut lire « les établissements pénitentiaires pour mineurs répondent à un concept entièrement nouveau qui vise à concilier incarcération des jeunes détenus, éducation et soutien pédagogique ». Dur de donner envie d’apprendre, entouré·es de matons armés, de caméras et de barbelés. Devant l’échec du binôme « maton-éducateur », dans lequel les éduc’ se muent souvent petit à petit en matons, force est de constater que le sécuritaire l’a emporté sur le reste. Comme c’est surprenant ! Malgré ce vaste enfumage d’engagement éducatif, deux jeunes se sont suicidés à Lavaur, dont le plus récent remonte seulement à quelques mois.

Et pourtant, sur la même plaquette, les concepteurs se targuent de proposer une « vision humaniste » qui repose sur une conception des bâtiments qui n’est « ni anxiogène, ni écrasante ». En fait, cette architecture a surtout permis un contrôle collectif plus important en EPM que dans les quartiers pour mineur·es. À Lavaur, tout le monde voit tout le monde, les jeunes entre eux, les matons entre eux, les personnels soignants entre eux. Ce qui pose évidemment de graves problèmes de confidentialité et d’anonymat dans l’accès aux soins, le suivi psychiatrique, etc. On peut facilement imaginer les effets destructeurs au long terme de cette absence d’intimité, chez des jeunes en construction…

Se voulant être un outil de punition et de « réinsertion », ou rempart contre la récidive, la prison est avant tout déshumanisante, stigmatisante, désocialisante, destructrice et est un outil de reproduction des inégalités et des dominations. La prison, avec les tribunaux et la police sont le mode de répression et de gestion de la misère sociale engendrée par le capitalisme. Nous ne croyons pas en cette justice de classe, qui ne sert que les intérêts de la classe dominante !

En ces temps mouvementés, avec la brûlante affaire anti-terroriste des inculpé·es du 8/12 ravivée par la grève de la faim de notre camarade Libre Flot en réaction à son injustifiable mise à l’isolement, et qui aura durée 36 jours, toutes les personnes enfermées sont des prisonnier·es de guerre sociale ; tous·tes les prisonnier·es sont politiques !

Tout comme la peine de mort et la torture, la prison ne peut s’aménager. Contre les CRA, contre les taules, contre les EPM, nous nous opposerons à tous les systèmes d’enfermement. Que crève la taule ! « 

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Vindrac-Alayrac (Tarn) : Pour que personne puisse dire « je ne savais pas » https://attaque.noblogs.org/post/2022/02/26/vindrac-alayrac-tarn-pour-que-personne-puisse-dire-je-ne-savais-pas/ Sat, 26 Feb 2022 20:13:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48491 Continuer la lecture ]]> La Depeche / samedi 26 février 2022

Dans le Tarn, le parrainage de la maire de Vindrac-Alayrac en faveur d’Eric Zemmour continue de faire des remous dans la commune. Après un tag sur le mur de la mairie il y a quelques jours, des cartons injurieux ont été disposés sur les panneaux d’entrée du village.

La maire de Vindrac-Alayrac, petite commune de 165 habitants, située à quelques kilomètres de Cordes-sur-Ciel, a eu la mauvaise surprise de découvrir ce samedi matin à l’entrée de son village des panneaux avec des inscriptions injurieuses. Sur ceux-ci, on peut lire : « Ici, le maire Céline Boyer soutient Zemmour. Heil Céline », avec des croix gammées à côté de l’inscription. De l’autre côté du village, un autre panneau est disposé à l’entrée de la commune et porte l’inscription « Ici, Mme le maire donne sa voix à Zemmour. Honte à toi ».

Il y a quelques jours, c’était la mairie qui était taguée dans la nuit, avec cette phrase : « On sait qu’ici ça soutient Zemmour. Grrr ». La maire Céline Boyer a accordé son parrainage au candidat d’extrême droite, parrainage rendu public le 17 février par le conseil constitutionnel. « Je suis clair et net. J’accorde mon parrainage à Eric Zemmour. Tout le village est au courant », a réagi la maire Céline Boyer, qui l’avait effectivement annoncé en conseil municipal. Elle a déposé plainte le 23 février suite au tag sur sa mairie. « C’est une dégradation du bien public, c’est inadmissible. Déjà que les finances de la commune sont limitées », s’est-elle encore agacée. Une enquête a été ouverte pour dégradation du bien public, confirme-t-on du côté de la gendarmerie, et des techniciens en identification criminelle se sont rendus sur place pour faire des prélèvements sur la peinture.

Concernant les panneaux, la maire a prévu de se rendre à la gendarmerie ce samedi pour déposer une nouvelle plainte. « Ce sont des propos désagréables, diffamatoires. Mais surtout ce sont des menaces, des tentatives d’intimidation », poursuit Céline Boyer. Les gendarmes se sont déplacés dans la matinée pour saisir les cartons et faire des prélèvements.

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Albi (Tarn) : Deux incendies d’antennes-relais https://attaque.noblogs.org/post/2021/09/12/albi-tarn-deux-incendies-dantennes-relais/ Sun, 12 Sep 2021 13:08:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=45099 Continuer la lecture ]]> La Dépêche / samedi 11 septembre 2021

Deux pylônes ont été incendiés dans la nuit de vendredi à samedi 11 septembre à Albi. Ces feux criminels ont perturbé le réseau de téléphonie mobile et la TNT.

Les pompiers sont intervenus à deux reprises à Albi pour des feux de câble sur pylône, dans la nuit de vendredi à samedi 11 septembre. Le premier a eu lieu vers 22h30 sur la cote de Mascrabière qui longe la route de Cordes. Quelques heures après, un deuxième feu se déclare sur un pylône du chemin de Canteperlic, petite route située aux pieds de Notre Dame de la Drèche. Les flammes ont été éteintes grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers et au moyen d’une lance à canon.

Ces feux, qui sont d’origine criminelle selon la police et les pompiers, ont perturbé le réseau téléphonique et ont privé de TNT des habitants d’Albi et de communes alentour. Toute la journée de samedi, des agents technique étaient à pied d’œuvre pour rétablir la situation. Selon nos informations, les perturbations concernent les opérateurs Bouygues et SFR. L’antenne de Canteperlic servirait de relais à plus de 50 000 personnes.

chemin de Canteperlic

Et 100% radio précise que « Pour rappel, un incendie criminel sur un pylône avait eu lieu le 26 août toujours à Albi, à côté du crématorium. » [voir photo ci-dessous ; NdAtt.]

France Bleu (article de dimanche 12 septembre) ajoute que « Dans le Tarn, les communes toujours touchées par ces pannes sont Mailhoc, Montirat et Sérénac. L’Aveyron n’est plus concerné mais c’est revanche le cas dans le Tarn-et-Garonne, à Ginals. Des réparations sont en cours sur les antennes incendiées depuis samedi matin. Pour attendre la reconnexion de tous les abonnés, il faudra attendre « au moins jusqu’à mardi » et le remplacement total d’au moins un pylône , qu’il faudra aussi hélitreuiller. »

De son côté, Le Parisien, édition de dimanche 12, donne quelques chiffres en plus (pour ceux/celles à qui ça peut intéresser, même si l’essentiel n’est pas là) :  « La dégradation par incendie de deux antennes relais près d’Albi a entraîné la perte de réseau mobile pour plusieurs dizaines de milliers d’abonnés des opérateurs Bouygues Telecom et SFR, a indiqué dimanche la préfecture du Tarn, mais aussi, dans une moindre mesure, en Aveyron. « 52 000 abonnés Bouygues et SFR ont été touchés par une perte de réseau téléphonique hier. Dès hier soir (samedi), la situation était rétablie pour 20 000 d’entre-eux », précise dans un communiqué de presse la préfecture »

encore l’antenne du chemin de Canterperliv

Mise à jour du 15 septembre

La Tribune de mardi 14 septembre 2021 écrit que « c’est un pylône de TDF qui a subi d’importants dégâts. « Or celui-ci irrigue des pylônes d’autres opérateurs, détaille-t-il. Au total, une soixantaine de sites mobiles ont été impactés. » » 

La Dépêche / mardi 14 septembre 2021

Dans la nuit de vendredi à samedi, deux pylônes d’antennes relais ont été incendiés volontairement, causant de fortes perturbations dans le Tarn nord et une partie de l’Aveyron.

En tout, ce sont 52 000 abonnés des opérateurs Bouygues et SFR qui ont connu une perte de réseaux téléphoniques, empêchant toutes communications sur la 3G, 4G et 5 G.

Sur le pylône de la cote de Mascrabière, route de Cordes, ce sont plusieurs stations radio et la TNT par râteau dont le signal a été coupé jusqu’au samedi soir.

Hier, a préfecture confirmait que tout est rentré dans l’ordre dans la soirée. S’il existe encore quelques foyers touchés par ce vandalisme, en cas d’urgence, ils peuvent appeler les secours au 112 au lieu du 15 et du 17.

Rappelons que cet incendie volontaire n’a pas été revendiqué. Mais l’on sait que dans plusieurs villes de l’hexagone, des antennes ont été vandalisées par des anti 5G. Pour Albi, mystère ? Mais au mois d’août, un pylône avait déjà été incendié sur la commune d’Albi dans le secteur de l’avenue De Lattre de Tassigny et du Caussels. Ce sont les services de polices d’Albi qui ont été chargés des premières constatations. Puis ces indices partiront à Paris, où une cellule a été mise en place, pour combattre l’ensemble des vandalismes qui touchent les pylônes émetteurs sur le territoire. Reste que les habitants du Tarn Nord, du Carmausin à l’Albigeois ont connu de vraies galères durant tout le week-end pour travailler, joindre leurs proches, ou plus grave, contacter les services d’urgence.

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Des mauvais moments pour les bleus (fin avril 2021) https://attaque.noblogs.org/post/2021/04/30/des-mauvais-moments-pour-les-bleus-fin-avril-2021/ Fri, 30 Apr 2021 18:56:38 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42582 Continuer la lecture ]]> Rungis (Val-de-Marne) : Oh, le beau parc d’attractions !

Le Parisien / lundi 26 avril 2021

Des têtes de cochon taguées sur les coffres arrière, de la peinture jetée sur les vitres, et même une voiture retournée… Le garage géant de la police a été la cible de vandales dans la nuit de dimanche à lundi à Rungis. Au total, selon nos informations, 14 véhicules ont été dégradés. Le préjudice serait en revanche quasi nul puisqu’il s’agissait de véhicules « réformés » sans doute destinés à la casse.

Pour autant, l’affaire n’est pas du tout prise à la légère par les policiers. Selon le syndicat Alliance 94, « l’autorité est une nouvelle fois bafouée dans un contexte de haine anti-flic qui se banalise ». « Les gars ont même laissé des confettis, soupire un gardien de la paix du secteur. Ils se croyaient à la kermesse ! »
Côté hiérarchie, l’affaire n’a pas été confiée au commissariat local mais à la sûreté territoriale. « Clairement, il y a un petit coup de pression pour que l’affaire sorte », confirme un autre fonctionnaire.

Selon les premiers éléments, les vandales se sont introduits sur le site en découpant un grillage. « On penche plutôt pour des adolescents qui voulaient faire un coup », glisse une source proche de l’enquête.
Ce lundi en fin d’après-midi, aucune interpellation n’avait encore eu lieu. C’est, semble-t-il, la première fois que le garage de la police fait l’objet d’une intrusion.
Ce parc automobile – ils sont trois sur le territoire de la préfecture de police de Paris – rassemble plusieurs centaines de véhicules de police du Val-de-Marne mais aussi des Hauts-de-Seine et de l’Essonne. « Il y a même des voitures de la gendarmerie », a constaté un fonctionnaire.
C’est aussi sur ce site que se trouve la brigade cynophile du Val-de-Marne. Il y a encore quelques années, tous les taxis parisiens, ceux de la petite couronne et de l’aéroport d’Orly se rendaient ici pour passer leur contrôle technique. En 2022, cela fera 50 ans que ce garage, situé entre l’autoroute du Sud et la branche d’Orly, est ouvert.

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Yvelines : Le commissariat et le Centre de rétention visés

Le Parisien / vendredi 23 avril 2021

Les quartiers des Yvelines continuent de s’enfoncer dans la violence. Le commissariat de Trappes a été attaqué, pendant près de deux heures, durant la nuit de jeudi à vendredi par un groupe hostile d’environ quarante personnes. Vers 22 h 40 au square Léo-Lagrange, une voiture de patrouille est prise à partie par un groupe de jeunes qui lancent des pavés dans sa direction. Les pierres touchent la voiture à deux reprises. Les policiers descendent de leur véhicule et ripostent.

Les agresseurs se regroupent et convergent vers le commissariat. Les locaux sont défendus par les équipages qui se positionnent devant les locaux et des renforts sont immédiatement dépêchés sur place. Les assaillants utilisent des containers poubelle en guise de boucliers. Ils avancent vers les fonctionnaires en tirant une cinquantaine de mortiers de feu d’artifice dont certains à hauteur d’homme. Les policiers ripostent en lançant une cinquantaine de grenades lacrymogène et tirent treize coups de lanceurs de balle de défense.

Finalement, les assaillants se replient après avoir mis le feu à des poubelles. Les pompiers interviennent pour éteindre les incendies et le calme revient à minuit et demi dans le secteur. Au total, sept containers ont été détruits lors de cette soirée de violence, aucune interpellation n’a pu être réalisée et, malgré les nombreux projectiles échangés, aucun blessé n’est à déplorer.

Dans la nuit de mardi à mercredi, c’est à Plaisir que des incidents ont éclaté et un mineur de 17 ans a été présenté jeudi devant le juge pour enfants. A Sartrouville, un bus a été incendié et une salle communale a été attaquée à la voiture-bélier. Les vacances et la crise sanitaire ont résolument fait monter le niveau de la violence dans les quartiers sensibles du département.

Le délégué Unité SGP Francois Bersani dénonce une situation qui s’aggrave. « On a noté treize faits de violence urbaine cette nuit dans les Yvelines qui s’ajoutent aux 48 faits de la semaine écoulée », souligne le syndicaliste, qui déplore le manque de réaction de l’Etat : « C’est aujourd’hui tout le département qui s’embrase. »

France Bleu / mardi 27 avril 2021

La situation est tendue dans les Yvelines. Dans la nuit de lundi à mardi et pour la troisième nuit consécutive, des tirs de mortiers d’artifice ont été tirés contre le centre de rétention de Plaisir et le commissariat de Trappes.
Aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant.
A Plaisir, vers 23h00 lundi, plusieurs personnes ont visé les fenêtres du centre de rétention administratif. Ces tirs ont provoqué un départ de feu.
Un peu plus tard, vers minuit, à Trappes, le commissariat a essuyé une quinzaine de tirs de mortiers.
Ce genre de violence semble se multiplier depuis la mi-avril 2021. Selon le syndicat Unité SGP Police, depuis le 13 avril, « 100 faits de violences urbaines ont touché les Yvelines dont 66 faits d’attaques aux mortiers et projectiles contre des policiers nationaux, municipaux et des bâtiments de police ».

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Sartrouville (Yvelines) : Les bus en feu, ça devient une habitude

Le Parisien / lundi 19 avril 2021

[…] Un bus RATP de la ligne 272, qui relie Sartrouville à Argenteuil, a été incendié dimanche soir dans la cité des Indes à Sartrouville. Deux personnes cagoulées ont fait descendre le chauffeur, seule personne à bord à ce moment-là, avant de répandre de l’essence dans le véhicule et d’y mettre le feu.

Si le transporteur « condamne fermement de tels actes », l’enquête jugée « prioritaire » par les autorités a été confiée à la sûreté départementale des Yvelines. Car cet incident n’est pas le premier du genre, il fait écho aux quatre bus incendiés en moins de trois mois en fin d’année dernière. […]

Les faits se sont déroulés vers 23h30 dans la rue du Berry, à la limite avec le département voisin du Val-d’Oise. Les pompiers ont circonscrit le feu avant de laisser la police faire des constatations techniques. « On a mis à disposition les images de vidéosurveillances sur lesquelles on voit très bien les silhouettes des auteurs, les enquêteurs vont essayer maintenant de les identifier », précise l’élu. […]

78actu / jeudi 22 avril 2021

L’espace Jacqueline-Auriol de Sartrouville (Yvelines) a été pris pour cible dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 avril. L’endroit, qui accueille une salle polyvalente, un centre de loisirs et une école d’art plastique, a subi une attaque à la voiture-bélier, suivie d’une tentative d’incendie.

Vers 1h10, une Mercedes, avec deux personnes à bord, défonce la grille d’accès au site, situé en contrebas de l’avenue du Général-de-Gaulle, à l’entrée du stade Gagarine. Dans sa lancée, elle percute la façade du bâtiment. Plusieurs vitres volent en éclat.

Ensuite, les individus ont jeté un cocktail Molotov à l’intérieur, dans une pièce qui sert notamment aux associations pour se réunir. « C’était une salle vide, donc ça n’a pas pris comme ils l’auraient voulu », nous glisse une source proche du dossier.

Heureusement, la police municipale a assisté à la scène via les caméras de vidéosurveillance. Arrivés rapidement sur place, les agents ont pu éteindre les flammes avant qu’elles n’embrasent le bâtiment. « Les dégâts sont relativement minimes », affirme cette source : vitres brisées, portail détruit, murs noircis.

Le véhicule, volé le 16 avril dernier au Pecq, a été retrouvé grâce à son immatriculation, abandonné sur un parking à La Frette (95), une commune voisine. Les auteurs courent toujours pour le moment.

Dimanche soir déjà, un bus de la RATP a été incendié dans le quartier des Indes, après que deux personnes montées à bord en ont extirpé le chauffeur. « Il est difficile de faire le lien entre ces deux faits à ce stade de l’enquête », explique une autre source proche du dossier.

Depuis l’incident de dimanche, une compagnie de CRS a été déployée dans le quartier. Dans la soirée d’hier, ces policiers ont été visés à deux reprises au moins par des jets de projectiles. […]

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Aubenas (Ardèche) : Une ville tranquille… vraiment ? 

France Info / mercredi 21 avril 2021

Des carcasses de voitures calcinées, des véhicules vandalisés, des détritus incendiés encore fumants, deux bâtiments publics victimes des flammes et noircis par les fumées. Ce mercredi matin, le quartier des Oliviers offrait un triste spectacles à ses habitants. La population de ce quartier est sous le choc après les violences qui ont émaillé « Les Oliviers » la nuit dernière. Des violences inédites et incompréhensibles dans ce quartier plutôt tranquille. Le maire d’Aubenas, Jean-Yves Meyer, qui s’est rendu sur place, n’a pas souhaité s’exprimer. Laurent Ughetto, président du Département de l’Ardèche était également présent ce matin.

Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 23h30, des violences urbaines ont éclaté dans à Aubenas. Les pompiers de l’Ardèche ont constaté de « multiples » incendies dans le quartier des Oliviers. De nombreux feux de poubelles et des incendies de voitures ont été déclenchés tout au long de la nuit. Le mobilier urbain a également été pris pour cible. Des points de feux ont été constatés à toutes les entrées du quartier, qui s’est retrouvé « en état de siège ». 

Durant la nuit, plusieurs secteurs du quartier des Oliviers n’étaient donc pas accessibles en raison de la présence de divers barrages composés notamment de poubelles et détritus incendiés. Des individus cagoulés n’ont pas hésité à menacer les pompiers. On parle de 20 jeunes qui seraient à l’origine de ces faits de violence gratuite. Une trentaine de pompiers ont été mobilisés. Ils ont dû faire appel à des renforts de police pour pouvoir intervenir et éteindre les flammes. Policiers et pompiers ont également été pris à partie et caillassés par ces individus.

Ce mercredi matin, le calme n’était toujours pas revenu dans le quartier des Oliviers, ont précisé les pompiers à 7h. Ils ont finalement pu entrer dans le quartier au lever du jour. La veille des incidents avaient également éclaté dans ce même quartier. On ignore pour l’heure ce qui a déclenché cette flambée inédite de violences la nuit dernière, à Aubenas, commune de 12.000 habitants. Le quartier a la réputation d’être calme.

Deux bâtiments publics ont également été pris pour cible. Les dégâts sont importants. Ainsi, le centre médico-social a été endommagé par des fumées. Toute une partie de la façade a été noircie. En cause : une voiture incendiée contre le garage du bâtiment. Par ailleurs, trois des cinq véhicules du CMS qui ont été incendiés. Les deux autres ont été sérieusement détériorés.

Le CMS est une structure départementale qui fait travailler 60 personnes. Après ces événements, le Conseil Départemental de l’Ardèche a annoncé la fermeture du centre médico-social pour la journée de mercredi. L’heure est à présent aux travaux de décontamination. Pour les salariés qui ne se trouvent pas en télétravail, une solution d’accueil est à l’étude. […]

Le Pôle des Services, structure municipale qui accueille une agence postale, a également été la cible des incendiaires. Sa façade a été sérieusement endommagées.

À ce bilan des dégradations, la préfecture de l’Ardèche a ajouté la dégradation de deux véhicules du SDIS et d’un véhicule de police, endommagés par les jets de projectiles. Mais les incidents n’ont fait aucune victime, a indiqué la préfecture dans un communiqué publié à la mi-journée […].

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Lille : La maternelle en feu, les pompiers au milieu !

Le Parisien / vendredi 23 avril 2021

Le feu a ravagé jeudi soir une partie d’une école maternelle d’un quartier populaire de Lille, selon les pompiers qui ont été « pris à partie à leur arrivée ». Selon les secours, ce sont des riverains qui les ont appelés vers 20h15, affirmant avoir vu des personnes s’introduire dans l’école Béranger-Hachette, située dans le quartier du Faubourg de Béthune, puis avoir vu de la fumée s’en dégager. Des images assez impressionnantes ont été publiées sur Twitter.

Des personnes ont tiré des mortiers d’artifice en direction des sapeurs-pompiers une fois sur place, selon la même source. L’incendie a parcouru environ « un tiers » de l’établissement, fermé pour une durée « indéterminée ». Elle ne devrait pas ouvrir lundi pour la rentrée scolaire, avance la Voix du Nord. […]

D’après la Voix du Nord, la piste d’un acte volontaire est en effet d’ores et déjà privilégiée par les enquêteurs. […]

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Nanterre : Tensions suite à l’accident mortel avec la voiture des flics

Le Parisien / vendredi 16 avril 2021

Comme les deux nuits précédentes, celle de jeudi à vendredi a encore été émaillée de heurts avec la police dans plusieurs quartiers de Nanterre. Cinq jeunes hommes étaient encore en garde à vue ce vendredi soir pour avoir caillassé les forces de l’ordre ou tiré des mortiers d’artifice en leur direction. Parmi eux, un mineur se verra rappeler la loi par un délégué du procureur, tandis que les autres, jeunes majeurs, devraient être déférés samedi, vraisemblablement pour être jugés en comparution immédiate en début de semaine.

Ce vendredi, ils étaient déjà quatre en comparution immédiate pour des violences et dégradations commises dans la nuit de mercredi à jeudi. Et cinq adolescents de 14 à 17 ans, arrêtés pour des jets de projectiles et tirs de mortiers la même nuit et la précédente, ont été présentés au juge des enfants.

Les premiers incidents ont éclaté mardi soir, en particulier dans les quartiers du Petit-Nanterre et du Chemin-de-l’Ile, au lendemain du décès d’un jeune de 21 ans, tué dans un accident impliquant une voiture de police. Au guidon de son scooter, rue des Venêts, ce jeune homme a grillé la priorité à droite alors qu’arrivait un véhicule de police-secours. Pour l’éviter, le cyclomotoriste a fait une embardée tout en essayant d’éviter un dos-d’âne. Il a perdu le contrôle du deux-roues.

La victime vivait dans le quartier Pablo-Picasso mais avait ses habitudes à Zilina, secteur du Chemin-de-l’Ile. Et c’est au cœur de Zilina que l’essentiel des incidents a eu lieu depuis mardi. Comme si « ces jeunes s’appropriaient » la victime, observait une source policière cette semaine. Dans la nuit de jeudi à vendredi, une première voiture a brûlé aux Damades, mais c’est surtout à Zilina que la police a été prise pour cible. Sans qu’il n’y ait eu de blessés pour autant. Le quartier reste sous surveillance serrée, avec le concours des CRS.

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Tourcoing (Nord) : Week-end mouvementé

Le Parisien / lundi 19 avril 2021

Rodéo urbain, jets de projectiles, feu de véhicule… Le week-end aura été particulièrement agité à Tourcoing (Nord). Des violences urbaines ont éclaté dimanche soir pour le deuxième soir consécutif, annoncent la préfecture et une source policière. Aucun blessé n’est à déplorer, mais le syndicat de police Alliance déplore des violences qui « ne s’arrêtent pas » dans la région.

Les choses semblaient être pourtant rentrées dans l’ordre dimanche, après une soirée de samedi marquée par des jets de projectiles sur les forces de l’ordre. Ces derniers étaient intervenus pour un rodéo urbain. Mais dimanche soir, vers minuit, la préfecture a indiqué que des « incidents » étaient toujours en cours. […]

À l’issue des heurts de samedi, « deux individus ont été placés en garde à vue vers 19 heures à la suite d’un rodéo motorisé », indique Caroline Étienne, la procureur de la République à Lille. Les policiers sont ensuite intervenus vers 23 heures « pour un feu de véhicule positionné en milieu de chaussée et ont été la cible de jets de mortiers et de pierres ». Un autre individu, mineur, a alors été interpellé. Il doit être déféré lundi devant le juge des enfants.

Des « tentatives d’agitation » ont également eu lieu samedi dans le quartier de Lille Moulins, avec des tirs de mortiers d’artifices, selon Jean-François Papineau. « La lutte contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers s’est intensifiée depuis sept ou huit mois, ce qui fait monter les tensions, qui s’expriment à la tombée du jour », a-t-il souligné.

« Les violences urbaines, cela n’arrête pas, un peu partout dans les Hauts-de-France », a déploré Arnaud Boutelier, secrétaire régional du syndicat de police Alliance dans les Hauts-de-France.

Ça continue (mais il y a des nombreuses interpellations)

Le Parisien / mardi 20 avril 2021

Les nuits de violence n’en finissent plus à Tourcoing (Nord). Des heurts ont encore éclaté lundi soir, vers 23 heures, dans la lignée des deux soirées précédentes. La tension est montée dans trois quartiers de la ville, notamment celui de la Bourgogne. « Une dizaine » de personnes ont été interpellées, indique ce mardi sur BFMTV Arnaud Boutelier, secrétaire régional adjoint du syndicat de police Alliance.

« Onze individus, dont des mineurs » ont été arrêtés, précise BFMTV en citant une autre source policière. L’enquête devra désormais déterminer la responsabilité de chacun. « On espère que ces derniers vont être condamnés fermement », réagit Arnaud Boutelier.

[…] La nuit dernière à Tourcoing, les policiers ont riposté au LBD après avoir essuyé tirs de mortiers et cocktails molotov. Des poubelles et au moins un véhicule ont été incendiés.

Et si les keufs se font attendre, pourquoi ne pas aller directement chez eux ?

Europe 1 / jeudi 22 avril 2021

Après plusieurs jours de heurts dans le quartier de la Croix-Rouge à Tourcoing, le domicile d’un policier a été visé par des tirs de mortiers d’artifice mercredi après-midi. Cinq fusées ont été lancées, sans faire de blessé. Le policier concerné a porté plainte, et une enquête à été ouverte. Mais cet événement fait monter d’un cran supplémentaire les tensions qui ont éclaté dans la ville ces derniers jours.

Habitant de ce quartier de Tourcoing depuis plusieurs années, mais en poste au commissariat de Roubaix, le policier était en repos en famille, jeudi après-midi, quand il a entendu le bruit de trois mortiers d’artifice percuter la façade de sa maison. En sortant sur le pas de sa porte, il a été visé par deux autres fusées qu’il a pu éviter de justesse.

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Rhône et Isère : Les feux d’artifice pour faire leur fête aux flics

20 Minutes / samedi 24 avril 2021

Jets de projectiles, tirs de mortiers d’artifices et feux de poubelles ont émaillé la soirée de vendredi à Vaulx-en-Velin (métropole de Lyon) ainsi qu’à Bourgoin-Jallieu (Isère) où deux policiers ont été blessés, a-t-on appris de sources concordantes. A Bourgoin-Jallieu Les tensions ont commencé en toute fin d’après-midi dans le quartier Champaret alors que des policiers intervenaient pour mettre fin à un rodéo sauvage à moto, précisent les forces de l’ordre dans un communiqué.

Après une interpellation et lors de la saisie d’une moto-cross, « plusieurs jeunes » ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre, blessant un fonctionnaire de la police nationale à un poignet et un policier municipal à la tête, avec un pavé. Ce dernier a été emmené aux urgences de l’hôpital de la commune où il s’est fait poser trois points de suture. Il bénéficie d’un suivi neurologique et de cinq jours d’ITT. L’auteur des faits a été identifié, selon la même source.

Plus tard en soirée, plusieurs feux de poubelles dans le quartier ont été éteints par les pompiers, sous la protection des forces de l’ordre, ces dernières essuyant à deux reprises des tirs de mortiers d’artifices dont ceux d’un groupe d’une quinzaine de personnes regroupées au niveau d’un centre social. Au cours de cette séquence, les policiers ont procédé à deux interpellations pour incendies de poubelles et une dernière pour non-respect du couvre-feu.

Peu avant minuit, le scénario s’est ensuite répété dans le quartier Champ-Fleuri, où une dizaine d’individus « vêtus de noir » ont mis le feu aux poubelles et où les fonctionnaires de police ont été également la cible de mortiers. Ces derniers ont répliqué avec des tirs de LBD et des grenades lacrymogènes, ramenant rapidement le calme sur les lieux. A Vaulx-en-Velin, en début de soirée, un groupe de jeunes circulant à scooter a tiré des mortiers en direction du commissariat de la ville, a indiqué la préfecture du Rhône.

Un deuxième épisode de tirs similaires a eu lieu plus tard dans la soirée dans le quartier sensible du Mas-du-Taureau où une patrouille de la brigade anti-criminalité a été visée. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour éloigner les assaillants sans parvenir à les interpeller. Aucun blessé n’est à déplorer. Une enquête est en cours au commissariat de Vaulx-en-Velin pour établir la lumière sur ces faits.

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Compiègne (Oise) : Les soirées et les échauffourées se suivent et se ressemblent

Le Parisien / vendredi 23 avril 2021

Les soirées se suivent et se ressemblent dans le quartier du Clos-des-Roses à Compiègne (Oise). Ce jeudi soir, une quinzaine de policiers de la cité impériale ont été la cible de plus de soixante tirs de mortiers d’artifice et de jets de pavés alors qu’ils menaient dans la cité sensible une « opération de sécurisation ».

Après deux premières nuits d’échauffourées mardi et mercredi, les fonctionnaires de police avaient fait appel ce jeudi soir à des effectifs supplémentaires. Six agents venus de la brigade anticriminalité d’Arras (Pas-de-Calais) ainsi que ceux de la police municipale étaient présents dans le quartier, identifié comme le principal point de deal de la ville.

Sur place, la situation n’a pas tardé à se tendre. À peine postés sur le parking du centre commercial, les policiers ont immédiatement essuyé les premiers tirs de mortier d’artifice. « Rapidement, une quarantaine d’individus fondaient sur nous, souligne le commissaire de police Pierryck Boulet. Les plus téméraires sont venus au contact. Ils nous visaient alors qu’ils étaient à 10 ou 20 mètres de nous. »

Sous pression, les forces de l’ordre ont répliqué par des tirs de lanceur de balles de défense (LBD) et fait usage de gaz lacrymogène. À court de munitions, les différents équipages ont été contraints de regagner le commissariat de la ville, avant de faire face à un deuxième assaut des émeutiers, déclenché vers 21h30.

Les policiers ont alors été la cible de lourds pavés, dont plusieurs ont dégradé un de leur véhicule. Les fonctionnaires de police, équipés de casques et de boucliers antiémeutes, n’ont pas été blessés au cours des affrontements. À la veille d’un nouveau week-end à risque, des renforts de CRS sont attendus sur place. […]

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Angoulême : La bienvenue au pandores

La Charente Libre / mercredi 21 avril 2021

Magali Debatte, la préfète, Xavier Bonnefont, le maire d’Angoulême, et les services de police avaient à peine tourné les talons que la température est montée de plusieurs degrés, ce mardi soir, sur Basseau-La Grande-Garenne.

Ils venaient d’annoncer des renforts policiers sur Angoulême et Cognac, le tout accompagné de quelques contrôles sur des jeunes du quartier. Il y a eu des noms d’oiseaux. Mais pas que.

De 19h à 20h, une impressionnante salve de tirs de feux d’artifice a répondu aux annonces préfectorales. Des tirs nourris sur Basseau et Grande-Garenne. « C’était bien plus intense que les autres fois, c’était dingue, dit une habitante. Certains jeunes n’étaient pas contents des renforts, semble-t-il ». « Je n’ai jamais vu ça. Ca n’a pas duré longtemps, mais ça a tiré dans tous les sens », lâche un grand frère peu impressionnable. […]

Un peu plus tard dans la soirée, c’est à Ma Campagne que des feux d’artifice ont été tirés. Un grand classique entre les deux quartiers, qui ont pris l’habitude de se répondre. Ces tirs étaient audibles jusque sur le Plateau d’Angoulême. Ces nombreux tirs ont été entendus à proximité du collège Pierre-Bodet, de 21 heures à 22 heures. Sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants décrivent « des coups de feu » suivis de feux d’artifices.

L’enquête sur l’incendie de plusieurs voitures dans la nuit du 11 au 12 avril dans le quartier de Ma Campagne, est d’ailleurs toujours en cours. Pour l’heure, aucune interpellation n’a eu lieu, fait savoir le parquet d’Angoulême.

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Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) : Cou-cou les bleus (et arrêtez de vous pavaner sur Facebook !)

Le Parisien / samedi 17 avril 2021

Des violences ont éclaté à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), dans la nuit de vendredi à samedi. Peu avant minuit, cité d’Orgemont, une vingtaine de personnes ont tiré des mortiers et lancé des cocktails molotov sur les forces de l’ordre en patrouille. Aucun blessé n’est à déplorer, mais trois personnes ont été interpellées, indique le parquet de Bobigny. Il s’agit de deux mineurs et d’un majeur, âgés de 16, 17 et 19 ans. Ils ont été placés en garde à vue pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion et participation à un attroupement armé.
[…] « Les policiers ont entendu des cris et n’ont eu le temps de rien faire », résume au Parisien Erwan Guermeur, secrétaire départemental de ce syndicat. « Ils ont été assaillis de toute part, par des pierres, des tirs de mortier d’artifice, des bouteilles de verre et trois cocktails Molotov. » Il n’y a pas eu de blessés. […]

L’équipage a fini par réussir regagner son véhicule pour s’extirper en marche arrière, alors que des renforts de la Bac (Brigade anti-criminalité) arrivaient. Une partie de l’attirail utilisé par les agresseurs a été saisi par la police.

La situation dans certains quartiers de la ville est tendue depuis plusieurs semaines. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les photos de deux policiers du commissariat d’Epinay-sur-Seine, volées sur les réseaux sociaux, ont été placardées dans une cité. Ces images imprimées sur des feuilles A4 et collées sur les murs dans les halls, proviendraient de Facebook.

Elles montrent deux policiers de la brigade de nuit du commissariat d’Épinay-sur-Seine, ainsi que la femme de l’un d’eux, également policière. Leurs noms et prénoms sont marqués sur les clichés. Une enquête pour « actes d’intimidation » a été ouverte par le parquet de Bobigny et confiée à la Sûreté départementale. Les policiers concernés, ainsi que la préfecture de police de Paris ont annoncé porter plainte.

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Pau : Trois flics à l’hosto

La République des Pyrénées / vendredi 23 avril 2021

C’est un contrôle routier pour veiller au respect du couvre-feu qui aurait mis le feu aux poudres dans la nuit de jeudi à vendredi, dans le quartier d’Ousse des Bois à Pau. Un contrôle auquel participait le directeur de cabinet du préfet, vers 21h30 jeudi soir.
Les effectifs de police ont été pris à partie par « une trentaine de jeunes » et des jets de pierres. Trois policiers, dont un commissaire de police, ont été légèrement blessés. […]

Entre-temps, plusieurs véhicules ont été incendiés dans le quartier. Lors des opérations de maintien de l’ordre, il a été fait usage de « plusieurs moyens de dispersion, n’ayant causé aucun blessé chez les assaillants », précise ce vendredi matin le syndicat de police Alliance dans un communiqué. Aucune interpellation n’a été pour l’heure réalisée mais des investigations visent à identifier les fauteurs de troubles.

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Castres (Tarn) : Nuit agitée pour les bleus

ActuToulouse / mardi 27 avril 2021

La nuit a été tendue dans le quartier Laden-Petit Train, à Castres (Tarn).
Dans la soirée du lundi 26 avril 2021, des policiers ont été pris à partie par une quinzaine d’individus, indique le syndicat de police Unité SGP Occitanie, qui dénonce des « violences inacceptables ». Les forces de l’ordre ont subi des « jets de projectiles, et de mortiers » qui ont fait suite à « une tentative d’interpellation pour des faits d’outrage ». Les pompiers, qui étaient sur place pour éteindre les différents feux de poubelles allumés dans le quartier, ont également été la cible de caillassages. […]

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Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne) : Quand les flics veulent interpeller quelqu’un, ça part dans tous les sens

Évasion radio / mardi 27 avril 2021

Une patrouille de police a repéré plusieurs individus dans une voiture signalée volée, vers 20h10, avenue Auguste Renoir. Ils ont voulu interpeller un jeune de 18 ans qui était au volant. Une quarantaine de personnes ont alors fait irruption. Elles ont lancé des pierres en direction des policiers, mais aussi des trottinettes abandonnées par des enfants sur place. Des renforts de police sont arrivés et ont encerclé le véhicule volé. Un groupe de jeunes s’est approché pour discuter, mais d’autres ont continué à lancer des projectiles et un homme de 21 ans a reçu un mortier au niveau du visage. Il a été hospitalisé. Le calme est revenu vers 21h45.

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Vienne (Isère) : Les feux de poubelles pour attirer les flics, mieux que le tri

Le Dauphiné Libéré / vendredi 30 avril 2021

Le quartier Estressin à Vienne a connu une nuit de violences urbaines. Entre 23h30 et 3 heures du matin, dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 avril, de nombreux conteneurs à poubelles ont été volontairement incendiés. Les incidents ont débuté à 23h30, quai Claude-Bernard où quatre conteneurs ont été incendiés au milieu de la chaussée.
Dans le même temps, des policiers étaient caillassés et un individu était interpellé par la Bac. Une heure plus tard, nouveau feu signalé de plusieurs poubelles. Un incendie qui a également endommagé une voiture. Là encore, les fonctionnaires de police ont été la cible de jets de projectiles. Un individu a été interpellé.
Puis à 1h30 du matin, deux autres conteneurs sont incendiés rue de la Convention. Enfin, à 3 heures du matin, des individus ont mis le feu à une dizaine de poubelles entassées place du 24 avril 1915. Les flammes endommageant partiellement un local à poubelles.

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Le Muret (Haute-Garonne) : Poubelles incendiées = flics caillassés

France Bleu / vendredi 23 avril

[…] La gendarmerie confirme que des violences urbaines se sont produites dans la nuit entre 23h et 2h30 du matin. Selon l’état-major de Haute-Garonne, « des individus cagoulés ont incendié des containers poubelles sur des ronds-points près d’établissements scolaires ». C’est le nord de la ville qui a été frappé par ces incendies, avenue Vincent Auriol et avenue de l’Europe.
L’officier contacté par France Bleu Occitanie indique « qu’une trentaine d’individus ont occupé quatre ronds-points et brûlé cinq gros containers. » 40 militaires de la gendarmerie ont été mobilisés. Deux voitures des forces de l’ordre ont été caillassées.
Un hélicoptère a été utilisé pour éclairer avec son phare les zones de violence. En définitive, il n’y a pas eu usage de la force, ni blessés, ni interpellations. Le calme est revenu vers 2h30 du matin. […]

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Val-de-Reuil-Louviers (Eure) : Ici aussi, une certaine idée de la valorisation des déchets

La Dépêche de Louviers / lundi 26 avril 2021

Dans la nuit de dimanche à lundi 26 avril 2021, les policiers du commissariat de Val-de-Reuil – Louviers ont été appelés pour divers feux de poubelles sur la commune de Val-de-Reuil dont un dans la voie des Chalands.
Arrivés sur place, les quatre agents de police étaient attendus par une vingtaine de jeunes proférant des insultes à leur égard avant de les agresser à l’aide de barres de fer et de tirs de mortier.
Pris en guet-apens, les policiers ont pu tant bien que mal se défendre à l’aide de gaz lacrymogène et de tirs de lanceur de balles de défense (LBD).
Face à la virulence des jeunes cagoulés, les policiers ont dû se retrancher dans l’enceinte du commissariat de Val-de-Reuil. À ce moment-là, aucun renfort n’a pu se rendre sur place ; les policiers d’Evreux étant appelés pour d’autres violences urbaines. […]

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Béziers (Hérault) : Comité d’accueil pour les pandores

Métropolitain / lundi 26 avril 2021

C’est le syndicat de police Unité SGP Police-FO de l’Hérault qui révèle l’information, ce lundi soir : des policiers de la Sécurité publique du commissariat de Béziers ont été la cible de groupes de jeunes, dans les cités de la Grangette et de la Devèze.

[…] « ce week-end, lors d’une patrouille dans le quartier de la Grangette à Béziers, les équipages de police-secours de nuit, ont évité un guet-apens. Des containers poubelles ont été placés au milieu de la chaussée au niveau de chaque issue du quartier, afin de bloquer les véhicules de police. Plusieurs individus vêtus de noir, capuchonnés et armés d’objets de type barre de fer ont tenté d’agresser les policiers, qui ont réussi à se dégager dans un premier temps avec beaucoup de professionnalisme et de sang froid, puis avec l’aide de renforts. Ils ont alors pu sécuriser le quartier ».

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Grenoble : Vive le tagueur !

Le Dauphiné / samedi 23 avril 2021

Vendredi, vers 23 h 30, un homme de 31 ans a été interpellé aux abords du parc Pompidou, rue Léo-Lagrange, à Grenoble. Il est suspecté d’avoir tagué le sigle “Acab” (All cops are bastards/tous les policiers sont des salauds) sur une vitre d‘une voiture de police sérigraphiée dont l’équipage était en intervention dans le secteur. C’est un autre équipage, appelé en renfort, qui a interpellé le suspect. L’homme a été placé en garde à vue.

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Villefranche-sur-Saône (Rhône) : « Un bon flic est un flic mort »

Lyonmag / jeudi 22 avril 2021

Une enquête a été ouverte à Villefranche-sur-Saône où un tag anti-police a été découvert ce jeudi matin sur le mur de la gare. L’inscription « Un bon flic est un flic mort » a été réalisée à la peinture noire dans la nuit de mercredi à jeudi. La police cherche désormais à identifier le ou les auteurs de ce tag.

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Essonne : Attention, les bleus sortent l’avion

France Info / mercredi 21 avril 2021

Le vol auquel ces pilotes se préparent n’a rien d’ordinaire. Leur avion est banalisé, mais eux sont policiers. Leur mission est délicate : prévenir et traquer les violences urbaines, et ce, à 500 mètres d’altitude. Ce jour-là, plusieurs quartiers sensibles de l’Essonne vont être surveillés. Cet avion discret leur permet d’avoir un coup s’avance sur les bandes, ainsi qu’une nouvelle perspective.

Soudain, les policiers aperçoivent une bande d’environ trente personnes. C’est au téléobjectif qu’ils vérifient la présence ou non d’individus suspects. Quelques minutes plus tard, l’agent reçoit un appel du centre de commandement. Une motocross vient d’être volée. L’avion tente de retrouver le conducteur. Il est photographié au téléobjectif : il ne porte pas de casque. Depuis leur avion, les pilotes vont guider leurs collègues en voiture. Sans ces indications, les policiers au sol n’auraient jamais pu retrouver le véhicule.

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Contre les yeux de la police

Saint-Étienne : Le quartier dans le noir, la caméra noircie

Le Progrès / dimanche 18 avril 2021

Dans la nuit de samedi à dimanche, une trentaine de personnes ont occupé la place centrale. Poubelles incendiées, caméra et armoire électrique endommagées : le quartier était plongé dans le noir. Un mineur a été interpellé. L’éclairage public n’était pas totalement rétabli hier soir.

Dans la soirée de samedi 17 avril, vers 22 h 15, les services de la police nationale et de la police municipale de Saint-Étienne sont intervenus dans le quartier de Terrenoire.
Une trentaine d’individus occupaient la place Jean et Hippolyte-Vial. Dans un premier temps, les policiers ont dispersé les individus et en ont verbalisé cinq pour non-respect du couvre-feu.
Vers minuit, les policiers sont de nouveau appelés par des riverains pour des incendies de poubelles au pied d’un mât de vidéoprotection. À leur arrivée, les policiers interpellent un mineur.
Face à cette arrestation certaines personnes prenaient les policiers à partie. Ils ont dû faire usage de bombes lacrymogènes pour disperser le groupe menaçant. Conduit au commissariat, le mineur était placé en garde à vue. Après avoir été interrogé par les enquêteurs il a été remis en liberté au cours de la journée de dimanche.
Mais les policiers n’en avaient pas fini avec cette affaire. À 2 h 20 ils étaient rappelés toujours pour des incendies de poubelles au pied du même mât. Malgré l’intervention rapide des pompiers, cette fois-ci la caméra qui se trouvait au sommet du mât a été détériorée par les flammes et la fumée. Elle est inutilisable.

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Plaisir (Yvelines) : Les poteaux sciés

78actu / samedi 24 avril 2021

« On ne lâchera pas l’affaire ! » Joséphine Kollmannsberger, maire de Plaisir (Yvelines), est remontée après que des caméras de vidéosurveillance ont été une nouvelle fois détruites dans le quartier sensible du Valibout.

Les faits se sont produits dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 avril. Après avoir bloqué les routes aux alentours avec des poubelles, un groupe d’une vingtaine d’individus au visage dissimulé a tronçonné à la scie circulaire les mâts de quatre caméras qui entourent le quartier. Dépêchés sur place, les policiers ont essuyé des tirs de mortiers d’artifice. Un peu plus tôt dans la soirée, un adolescent de 17 ans avait été interpellé pour un jet de projectiles sur la police, justement grâce à la vidéosurveillance.

« Non seulement, elles sont détruites, mais des voitures de particuliers ont été endommagées avec la chute des pylônes », peste l’élue, qui ne saurait pas chiffrer le montant du préjudice.

Il y a trois semaines déjà, des individus avaient détruit, en suivant le même procédé, deux autres appareils au Valibout. La vidéosurveillance n’est pas la bienvenue dans le quartier. En début d’année, les techniciens chargés de l’installation des caméras avaient été violemment pris à partie par une dizaine d’individus et visés par des projectiles divers. […]

Depuis plusieurs nuits, Plaisir est en proie à une flambée de violences urbaines, comme d’autres villes du département. L’élue fait un parallèle entre cette série de faits, et l’absence de renforcements d’effectifs au commissariat de Plaisir, contrairement à d’autres du département.

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Canteleu (Seine-Maritime) : La nacelle, très pratique

Paris-Normandie / vendredi 16 avril 2021

Les policiers de la brigade anticriminalité de Rouen ont surpris dans la nuit de jeudi 15 à vendredi 16 avril 2021, avenue de Versailles à Canteleu, des individus qui avaient dérobé une nacelle avec un bras télescopique.
En pleine nuit, vers 3 h 20, ils étaient en train d’activer le tableau de commande de la nacelle et de dégrader une caméra de vidéo surveillance placée en hauteur sur un immeuble.
Les deux équipages de policiers sont parvenus à rattraper en courant les trois jeunes Cantiliens qui avaient pris la fuite. Le premier, âgé de 22 ans, a été stoppé dans sa course côte de Croisset ainsi que les deux autres, âgés de 17 et 24 ans.
L’un d’eux a été découvert caché sous un véhicule avec un tournevis. Ils ont été placés en garde à vue pour vol en réunion et destruction de bien public.
Les policiers ont également manœuvré la nacelle pour la placer en sécurité sur un parking.

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Mise à jour du 29 octobre : Manque de bol, cinq interpellations

Le Parisien / vendredi 29 octobre 2021

La scène de saccage du garage géant de la police, à Rungis en avril dernier, est restée dans les mémoires. Les images des véhicules de police tagués, retournés, totalement cabossés, avec des dessins de tête de cochon sur les coffres arrière et de la peinture jetée sur les vitres étaient stupéfiantes. Les faits avaient eu lieu dans la nuit du 25 au 26 avril dernier, dans le garage de la police. 14 véhicules avaient été dégradés, mais le préjudice s’était révélé quasi nul puisqu’il s’agissait de véhicules « réformés », sans doute destinés à la casse.

L’enquête progresse pour savoir qui avait bien pu commettre un tel saccage. Les services de la sûreté départementale ont interpellé ce jeudi cinq personnes, soupçonnées d’avoir participé aux destructions des véhicules.

Trois d’entre elles ont été interpellées à Villejuif, un autre à Seine-Port en Seine-et-Marne et enfin un dernier à Toulouse, en Haute-Garonne. Toujours placées en garde à vue ce vendredi, les cinq personnes, des hommes et des femmes, sont toutes majeures. « Ils n’étaient pas connus des services de la justice pour des faits de cette nature », précise le parquet de Créteil.

Cette intrusion, a priori la première qu’avait subie ce site, avait été rendue possible par une découpe dans le grillage. La sécurité du garage de la police avait d’ailleurs été renforcée après ces faits. Ce parc automobile ouvert depuis 49 ans rassemble plusieurs centaines de véhicules de police du Val-de-Marne mais aussi des Hauts-de-Seine et de l’Essonne.

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Des mauvais moments pour les bleus (fin janvier 2021) https://attaque.noblogs.org/post/2021/01/31/des-mauvais-moments-pour-les-bleus-fin-janvier-2021/ Sun, 31 Jan 2021 19:36:16 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=40704 Continuer la lecture ]]> Rennes : Les teufeurs solidaires font leur fête aux pandores

France3 / samedi 23 janvier 2021

Gaz lacrimogènes contre projectiles, la dispersion des quelques 800 personnes qui avaient répondu à l’appel des comités de Soutien aux inculpés de la Maskarade ce samedi 23 janvier à Rennes a donné lieu à quelques échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants.

Il semblerait que ce soit la tentative d’installation de sono pour diffuser de la musique par les manifestants qui a déclenché l’intervention des forces de l’ordre en fin de rassemblement ce 23 janvier, vers 16 heures.
Aux gaz lacrymogènes des policiers, certains manifestants ont répondu par des jets de projectiles.
Des échauffourées qui ont donné lieu à quelques interpellations. […]
Environ 800 personnes se sont donc rassemblées ce samedi 23 janvier en début d’après-midi sur l’esplanade Charles de Gaulle à Rennes, pour dénoncer un acharnement judiciaire pour « une simple fête devenue affaire d’Etat« . […]

Au-delà du soutien aux teufeurs, beaucoup étaient là aussi pour défendre un droit à la liberté qu’ils estiment très malmené ces derniers mois. « En venant défendre ces personnes-là, on défend aussi tout ce qu’il y a à côté et toutes les revendications qu’on va pouvoir avoir : c’est pouvoir faire la fête, c’est pouvoir se sentir libre, c’est pouvoir être jeune et profiter de sa jeunesse  » explique Nélo.
Un rassemblement dans le calme, sans musique, conformément à l’interdiction préfectorale d’utilisation de « sound system ayant pour but de transformer une manifestation en événement festif à caractère musical« .
Autour de l’esplanade, un important dispositif policier était déployé, et de nombreux contrôles ont été opérés.

La semaine précédente, samedi 16 janvier, les comités de soutien à la maskarade s’était joint à la manifestation contre la loi sécurité globale sur cette même esplanade Charles de Gaulle accompagnés de plusieurs véhicules diffusant du son.

La libération ce 22 janvier de Tristan, le jeune homme de 22 ans sans casier judiciaire mis en examen et en détention provisoire depuis le 4 janvier, est une première victoire pour les comités de Soutien aux inculpés de la Maskarade, mais le combat continue : « Tristan ainsi que les 8 autres inculpés sont encore poursuivis par de nombreux chefs d’accusation et risquent toujours 10 ans de prison. » précisent-il dans un communiqué.

Six hommes, âgés de 21 ans à 26 ans ont été interpellés en Ille-et-Vilaine et placés en garde à vue ce mercredi 20 janvier 2021. Cinq d’entre eux ont été mis en examen, avant d’être libérés et placé sous contrôle judiciaire. Le sixième a été placé sous le statut de témoin assisté.
Si certains des hommes interpellés ont reconnu avoir été présents sur les lieux de la fête, ils tous contestent en revanche avoir participé à l’organisation de celle-ci.
Au total ce sont donc neuf personnes, qui ont d’ores et déjà été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire, dans le cadre de cette enquête

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Le Grand-Quevilly (Seine-Maritime) : Baptême du feu pour le comico

extrait de France Bleu / dimanche 10 janvier 2021

Ce samedi soir aux environs de 20 heures, le commissariat de police de Grand-Quevilly, pris pour cible. Le bâtiment est attaqué par un groupe de trois ou quatre individus de 13 à 14 ans, selon nos informations. Le petit groupe utilisent des feux d’artifice, des « mortiers », qu’ils lancent sur les locaux de la police nationale. Ils n’ont pas fait de dégâts mais trois policiers se trouvaient à l’intérieur des locaux.

Dans la foulée, trois mineurs sont arrêtés par la police. Leur garde à vue a été prolongée ce dimanche soir, nous confirme une source policière. Lors de l’interpellation un des policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) est visé par un tir de mortier, il n’est pas blessé mais les manches de son équipement ont été brûlées. Les trois mineurs sont en garde à vue pour « violences aggravées sur les policiers et dégradations par moyens dangereux ». […]
C’est la première fois que le commissariat de Grand-Quevilly est ainsi pris pour cible.

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Albi : Bah, oui les pauvres n’aiment pas trop les forces de leur ordre

France Bleu / vendredi 22 janvier 2021

À Albi, la police dit avoir été prise dans un guet-apens, dans la nuit de jeudi à vendredi. Vers 22 heures, une brigade intervient sur un véhicule volé (aux planques changées) dans le quartier de Cantepau, l’un des quartiers populaires d’Albi qui est connu aussi pour être un gros point de trafic de drogue. L’intervention dégénère assez rapidement.

Les forces de l’ordre sont rapidement visées par des tirs de mortiers et de gros feu d’artifice. Les agents, une trentaine sur place, décrivent de véritables boules de feu projetées jusqu’à minuit et demie.
Trois policiers ont été légèrement blessés. Personne n’a été interpellé. Le commandant de la Police d’Albi explique que la tâche était trop compliquée dans un tel contexte et alors que ses hommes étaient visés par des tirs.
Déjà dans la nuit de mardi soir, des policiers de Castres avaient été visés par deux tirs de mortiers. Le calme était revenu plus vite. Aucun policier n’avait été blessé.

Cantepau est le cinquième quartier le plus pauvre de France.

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Romans-sur-Isère (Drôme) : Allumer des feux avant le couvre-feu

France Bleu / samedi 30 janvier 2021

Une nouvelle scène de violence hier dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère (Drôme). D’après la police, des jeunes auraient mis le feu à des garages désaffectés vers 18h30 ce vendredi soir.
Les pompiers sont intervenus sur place et plusieurs pierres ont été jetées contre un fourgon incendie. Des policiers ont été appelés en renfort de Valence. Une trentaine de fonctionnaires ont été mobilisés. Pas d’interpellation, mais les policiers ont dressé plusieurs contraventions pour non-respect du couvre-feu.
L’incendie a été éteint vers 19h45, le calme est revenu dans le quartier vers 20h30.

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Nantes : Tirer un ami d’affaire

France Bleu / vendredi 22 janvier 2021

Un récit digne d’une série télévisée jeudi soir au CHU de Nantes. Un jeune homme tout juste interpellé par les forces de l’ordre, pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle, a été conduit aux urgences pour des douleurs au ventre. Mais grâce à la complicité de plusieurs amis, il a pu s’enfuir.

Tout commence plus tôt dans la soirée quand les agents de police veulent contrôler une voiture style 4X4 à Nantes. A bord, le conducteur refuse de se garer. C’est là qu’une course-poursuite débute. Les agents de police l’arrêtent un peu plus tard avec une « barre stop stick », un dispositif qui permet de dégonfler les pneus. Une fois interpellé, le conducteur se plaint de douleurs au ventre. Les policiers décident de le conduire au CHU de Nantes où il est pris en charge par les soignants.

C’est là que le jeune homme d’une trentaine d’années en profite pour prévenir des amis, probablement avec un SMS. Vers 1 heure du matin,  huit intrus cagoulés débarquent alors dans le hall des urgences. 
Pour aider le suspect à s’enfuir, deux hommes aux visages masqués s’introduisent dans le box de traumatologie où il se trouve. Ils arrachent la perfusion de leur ami, et tentent de prendre la fuite. Mais les agents de sûreté et les policiers présents essaient de stopper cette évasion et reçoivent de nombreux coups de poings et de pied.
Déterminés à sortir, le patient et ses complices forcent et détériorent les portes automatiques à l’entrée du bâtiment et disparaissent.
Les policiers arrivent tout de même à maîtriser l’un des intrus. Il s’agit d’un jeune homme de 21 ans. Une enquête démarre tout juste pour retrouver ses complices. Les vidéos de surveillance du CHU ont été réquisitionnées et les témoignages des soignants récoltés.

Mais les deux potes sont arrêtés

Ouest-France / jeudi 28 janvier 2021

Samedi 23 janvier, deux hommes ont été mis en examen pour complicité d’évasion avec violence et dégradation de biens d’utilité publique. Ils sont soupçonnés d’avoir participé au « commando » intervenu dans la nuit du 21 au 22 janvier pour libérer un homme qui venait d’être hospitalisé au CHU, et qui était surveillé de près par des fonctionnaires de police. L’un d’eux, âgé de 21 ans, avait été interpellé au sein de l’hôpital, la nuit même. Le second a été interpellé dans les heures qui ont suivi.

Les deux suspects avaient été écroués provisoirement, dans l’attente du débat devant le juge des libertés et de la détention. Ils avaient demandé un délai de quatre jours, comme le prévoit la loi, pour préparer leur défense.

Le débat a eu lieu mercredi 27 janvier pour le suspect âgé de 21 ans. Dans la soirée, le juge a décidé son maintien en détention provisoire. Le second suspect sera présenté devant le juge ce jeudi 28 janvier. Le parquet a également requis son placement en détention provisoire.

L’habitant du quartier de Bellevue âgé de 23 ans, connu pour trafic de stupéfiants et que le commando encagoulé était venu récupérer, est toujours en fuite.

Mise à jour du 5 février : le fugitif interpellé

Le Parisien / mardi 2 février 2021

Fin de cavale. Un homme de 24 ans, recherché par la police après avoir été « exfiltré » par des complices au CHU de Nantes fin janvier, a été arrêté lundi, a-t-on appris de source policière. « Il a été interpellé lundi vers 16 heures à Nantes », a indiqué mardi à l’AFP une source policière, confirmant une information de la presse locale. […]
Un jeune homme de 21 ans, qui avait pénétré dans le CHU pour protéger la fuite, avait été placé en garde à vue, tout comme le passager du véhicule que conduisait le fugitif avant son interpellation. Huit plaintes des fonctionnaires de police mais aussi du personnel hospitalier avaient été déposées pour violences. […]

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Rémire-Montjoly (Guyane) : Contre le confinement, vive le carnaval anti-flics !

France Info / lundi 25 janvier 2021

En plein couvre-feu, 250 personnes ont participé dimanche 24 janvier à un carnaval avec défilé dans les rues à Rémire-Montjoly, à moins de 10 km du sud de Cayenne en Guyane, a appris franceinfo par les gendarmes lundi 25 janvier. Il y a eu quelques affrontements, vers 17 heures (heure locale) : jets de pierre contre gaz lacrymogène pour disperser les carnavaliers. Il n’y a pas eu de blessé mais quelques interpellations.

La Guyane est confinée les dimanches pour faire face à l’épidémie de Covid-19, a annoncé jeudi dernier la préfecture. L’arrêté préfectoral interdit alors la circulation du samedi soir 19h au lundi matin 5h. Le durcissement de ce couvre-feu intervient après deux dimanches où des centaines de carnavaliers se sont retrouvés dans les rues de Cayenne et Saint-Laurent. […]

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Pantin (Seine-Saint-Denis) : Ça c’était pas que du spectacle

Le Parisien / lundi 25 janvier 2021

Dimanche après midi, un contrôle de routine dans le quartier des Courtillières à Pantin (Seine-Saint-Denis) a dégénéré en un caillassage en règle des policiers. La scène impressionnante a été immortalisée par l’un des assaillants qui a filmé l’attaque avec son smartphone et l’a diffusé largement sur les réseaux sociaux. On y voit une voiture sérigraphiée et deux hommes taper de toutes leurs forces avec des pavés sur le véhicule, pendant que la patrouille réussit à redémarrer. À l’intérieur quatre fonctionnaires de police fortement choqués, mais indemnes.

Les policiers étaient sortis pour effectuer un simple contrôle routier quand une grosse dizaine de jeunes les a criblés de divers projectiles. « Ils ont reçu des pavés, des morceaux de bétons, des bouteilles », indique ce policier. En riposte, « ils ont fait usage de gaz lacrymogène et ont effectué une sortie d’arme administrative pour figer la situation », indique une source policière. Personne n’a été blessé. Ils ont pu regagner leur véhicule sains et saufs. Mais deux vitres de la voiture ont quand même volé en éclats.
Six équipages sont venus leur porter assistance. Ce qui a permis d’interpeller et de placer deux suspects en garde à vue.

Il semblerait qu’en marge du contrôle « les jeunes étaient en train de tourner un clip de rap amateur », indique cette même source.
Le quartier des Courtillières est l’une des grandes cités de Pantin. Selon un policier, « les contrôles s’y passent habituellement sans faire de vagues. Ce qui n’était pas le cas il y a une dizaine d’années ».

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Sèvres (Hauts-de-Seine) : Le chien est le meilleur ami de l’homme

Le Parisien / lundi 11 janvier 2021

Attaqué par un chien en pleine intervention. Un policier a été mordu par un molosse au cours d’une interpellation à Sèvres, ce dimanche soir. Tout débute peu avant 21h30, quand deux hommes au comportement suspect sont repérés par une patrouille de police. Ils venaient tout juste de sortir d’une zone de chantier, route du Pavé-des-Gardes.

De fait, les deux malfaiteurs y avaient volé du matériel de chantier. Les policiers sont allés au contact pour les appréhender mais l’intervention a mal tourné. Le chien d’un des malfaiteurs s’est en effet retourné contre l’un des agents et l’a mordu au bras.
Les suspects ont tout de même pu être immobilisés par les policiers ainsi que le molosse. Le fonctionnaire de police blessé a été pris en charge par les pompiers qui l’ont transporté à l’hôpital des Quatre-Villes, situé à la limite de Sèvres et Saint-Cloud. Le médecin lui aurait délivré un arrêt de travail de deux jours.
Les deux hommes interpellés étaient toujours en garde à vue ce lundi soir pour vol et violences volontaires en réunion.

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Nogent-sur-Oise (Oise) : Toute uniforme est une cible

actuOise / lundi 18 janvier 2021

Encore des pompiers agressés. Présente devant la presse pour parler du nouveau plan « Protégeons nos pompiers », la présidente du conseil départemental, Nadège Lefebvre, a annoncé qu’une agression s’était produite hier soir, dimanche 17 janvier, à Nogent-sur-Oise (Oise).

Appelés pour un feu de voiture dans l’allée des Tuileries, les sapeurs-pompiers ont en effet été reçus par des tirs de mortiers d’artifices. Selon Luc Corack, contrôleur général du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) c’est un véritable guet apens. Le feu a été déclenché sciemment dans le but ensuite de s’en prendre aux secours.
Heureusement pas de blessé grave à déplorer pour cette fois. Mais les pompiers engagés ont été contraints de fuir pour éviter les tirs.

Pour Eric de Valroger, le président du Sdis, c’est l’uniforme qui est visé dans ces actes. Il explique que de plus en plus « les pompiers sont assimilés aux forces de l’ordre au même titre que police et gendarmerie ».
De plus, dans le cas d’une agression lors d’une intervention, le plan des délinquants est également d’attirer la police au même endroit.
En 2020 le Sdis, qui porte plainte systématiquement, a engagé une quarantaine de procédures pour diverses agressions. […]

De fait, l’augmentation de la violence subie par les sapeurs-pompiers a poussé le Département à lancer le plan « Protégeons nos pompier ». Celui-ci prévoit entre autres d’équiper les effectifs de caméras piétons pour dissuader et aider la justice lors des procédures pénales.
D’ici 2022, 152 caméras piétons seront ainsi distribuées dans les 42 centres de secours de l’Oise. Cette action représente un engagement financier du Département à hauteur de 147 000 €.

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Dans les Yvelines non plus, on n’aime pas flics et pompiers

InfoNormandie / samedi 30 janvier 2021

Les sapeurs-pompiers ont été la cible de tirs de mortiers, vendredi 29 janvier en début de soirée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Appelés à intervenir, vers 18 heures, rue Gutenberg, au Val-Fourré, pour une personne victime d’une crise de démence, les soldats du feu sont tombés dans un guet-apens à leur arrivée sur place. Ils ont été visés avec des mortiers d’artifice lancés par individus, dont le nombre n’a pu être déterminé.
Les sapeurs-pompiers ont réussi à s’extraire. Aucun d’entre eux n’a été blessé.

Ce même soir, des incidents ont éclaté à Plaisir entre un équipage de police et un groupe de jeunes qui cherchaient à en découdre.
Des fonctionnaires de l’unité canine légère (UCL) ont été pris à partie alors qu’ils procédaient au contrôle de deux individus à bord d’un véhicule, avenue des Droits de l’Homme.
Lors de cette opération, un groupe de jeunes s’est en effet rapproché des policiers et les a insultés avant de lancer un caillou dans leur direction, sans les atteindre. Les individus ont ensuite pris la fuite.

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Contre les yeux de la police (et ceux qui les installent et les défendent)

Plaisir (Yvelines) : Juste leur travail ? Précisément !

InfoNormandie / lundi 25 janvier 2021

Des employés d’une société qui procédaient à l’installation de caméras de video-protection pour le compte de la ville, rue du Valibout, dans le quartier du même nom, à Plaisir (Yvelines) ont été pris à partie ce lundi après-midi. Ils ont notamment reçu des projectiles et des jets de mortiers de la part d’un groupe d’une dizaine d’individus, selon leurs déclarations.
L’intervention des forces de l’ordre a mis en fuite les auteurs qui n’ont pas été retrouvés. Aucun blessé n’a été déploré et aucune caméra n’a été dégradée.

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Soissons : La caméra à terre, les flics pour cible

L’Union / lundi 25 janvier 2021

Ce week-end, le mat au sommet duquel était perchée une caméra de vidéosurveillance a été mis au sol, à Presles, près du “terrain rouge”, un espace situé entre les immeubles des rues Pierre-Curie et François-Mauriac. Les policiers se sont rendus sur place mais ils ont fait face à une trentaine d’individus et ont essuyé des jets de pierre. Une enquête est ouverte sur ces différents faits.

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Reims : La saison du ball-trap est ouverte

L’Union / mardi 26 janvier 2021

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux caméras de la Ville ont été détruites ou endommagées [par des tirs d’arme à feu, comme indiquée dans le titre de cet article : NdAtt.], place Mozart, quartier Wilson, à Reims. Des faits qui n’arrivent pas souvent explique-t-on du côté de la Ville, « de manière épisodique ». « Il y a des tentatives, parfois l’objectif est atteint. » Il arrive que des individus essaient en vain de scier les poteaux où elles sont juchées ou ils tentent d’y mettre le feu.

En 2017, deux caméras avaient ainsi été vandalisées à Orgeval, Cette fois-là, les personnes avaient escaladé les mâts à quatre mètres de hauteur pour aller casser les caméras. Un an auparavant, une caméra avait été dégradée par incendie à Croix-Rouge.

Mais pour la Ville, pas question de reculer. « Si on s’en prend aux caméras, cela prouve qu’elles gênent et qu’elles sont utiles. » À chaque fois, la collectivité porte plainte évidemment et le but est de les remplacer rapidement. Des progrès ont été faits aussi pour les sécuriser, les blinder. Rappelons que détruire une caméra de vidéosurveillance urbaine, juridiquement considérée comme un bien d’utilité publique, est puni d’au plus cinq ans de prison.

Chaque dégradation a un coût pour la municipalité. Cela dépend de la nature des dégâts, si c’est le dôme, le bloc, l’alimentation, l’ensemble du dispositif qui sont touchés… Cela se compte en tout cas en milliers d’euros. À Orgeval, en 2017, le préjudice était estimé entre 7 à 10 000 euros par caméra. Rien à voir cependant avec le coût d’installation initial.

Lors du premier mandat, la majorité municipale de Reims a installé 217 caméras pendant cinq ans. En 2021, il est prévu d’améliorer le maillage de la vidéosurveillance avec l’arrivée de 22 caméras supplémentaires. Parallèlement, pour gagner en temps et en efficacité, la ville a mis en place une étude et le développement avec une entreprise nationale d’un logiciel de reconnaissance qui a la capacité de reconnaître un certain nombre d’éléments dans la limite de ce qui est fixé par la réglementation. 56 000 types de véhicules différents ont été rentrés dans la base de données du logiciel, allant de la marque, la couleur à l’année. Il suffit de rentrer quelques données du véhicule recherché, dans le cadre de la réquisition, et dans la quasi-instantanéité, sont obtenus tous les éléments correspondant, captés par les caméras, dans la période prédéfinie.

Voilà à quoi ressemblent les centaines de centres de vidéosurveillance des villes françaises

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Gaillac (Tarn) : Une personne auditionnée dans le cadre de l’enquête sur l’attaque à la caserne de gendarmerie de Meylan https://attaque.noblogs.org/post/2020/08/18/gaillac-tarn-une-personne-auditionnee-dans-le-cadre-de-lenquete-sur-lattaque-a-la-caserne-de-gendarmerie-de-meylan/ Tue, 18 Aug 2020 20:31:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=37332 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mardi 18 août 2020

Une personne auditionnée dans le cadre de l’enquête sur l’attaque à la caserne de gendarmerie de Meylan (38)

Une personne a été arrêtée dans la rue à Gaillac (81) le samedi 15 août.
C’était une opération ciblée, suite à un mandat de recherche délivré en janvier 2020 par le parquet de Grenoble.

La personne a été mise en garde à vue à Gaillac et auditionnée par des flics de Grenoble sur:

-son appartenance supposée au milieu féministe et anarchiste.
-l’utilisation de son téléphone/ses déplacements (bornage téléphonique)
-ses fréquentations et notamment ses liens avec la personne mise en examen pour l’incendie à la caserne Jourdan à Limoges.

La personne est ressortie libre moins de 24h après en ayant rien déclaré, sans garanties de représentation et peut-être des suites pour refus de prélèvement biologique, empreintes, photos.

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Albi : Vive les feux rouges, vive la belle ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/01/24/albi-vive-les-feux-rouges-vive-la-belle/ Fri, 24 Jan 2020 09:21:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=32519 Continuer la lecture ]]> La Dépêche / jeudi 23 janvier 2020

Rocambolesque évasion, mardi, d’un détenu de la maison d’arrêt d’Albi. Alors qu’il revient
du centre hospitalier d’Albi après avoir fait un prélèvement de sang, ce Castrais de 35 ans,
profite de son transfèrement pour se faire la belle.

C’est à un feu rouge que l’homme aurait réussi à prendre la fuite du véhicule de
l’administration pénitentiaire qui le transportait.
Aussitôt l’alerte donnée, les policiers albigeois ont tenté de le localiser. Ils l’ont cherché pendant deux jours. L’homme, incarcéré pour des faits de violence, n’a pas
refait surface. [NdAtt. : il s’est rendu, deux jours plus tard]

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Castres (Tarn) : Grave pour la démocratie, mais bien pour la liberté https://attaque.noblogs.org/post/2019/12/13/castres-tarn-grave-pour-la-democratie-mais-bien-pour-la-liberte/ Fri, 13 Dec 2019 11:50:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=31358 Continuer la lecture ]]> La Dépêche / jeudi 12 décembre 2019

Dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 décembre, le local du Parti Socialiste de Castres (Tarn) a été vandalisé. La vitrine a été brisée et la plaque du parti qui se trouvait sur la porte d’entrée a été arrachée.
Le Parti Socialiste a déposé plainte ce mardi 10 décembre. « On a découvert ça lundi soir… Ça n’était jamais arrivé, c’est scandaleux. C’est un acte aussi stupide que lâche. C’est très grave pour la démocratie, quel que soit le parti politique d’ailleurs », a expliqué Martine Daste-Moron, secrétaire de la section du Parti Socialiste de Castres […]

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Toulouse/Tarn : Il n’y aura pas de barrage à Sivens https://attaque.noblogs.org/post/2019/10/19/toulouse-tarn-il-ny-aura-pas-de-barrage-a-sivens/ Sat, 19 Oct 2019 08:20:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=29663 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / vendredi 18 octobre 2019

Cette semaine, les nuits étoilées et la pleine lune ont laissé briller la contestation contre le barrage de Sivens en plusieurs endroits.
Un avertissement pour les entreprises et les décideur.euses impliqué.es dans le plan d’amenagement du territoire à Sivens. La chambre d’agriculture de Toulouse (fnsea, semmenciers et autres acteur.ices de l’agroindustrie s’y réunissent) et l’agence de l’eau Adour Garonne (en charge de l’étude sur les besoins en eau pour les agriculteurs intensifs) ont vu leurs facades repeintes asssortis d’un message clair : Il n’y aura pas de barrage à Sivens. Un pylone dans la vallée de Sivens a brulé, coupant les communications.

L’agence de l’eau – image tirée d’Indymedia Nantes


Amenageurs, élu.es, agroindustriels, semenciers, tous crient déjà publiquement à la victoire : la magie du consensus semble diriger tout ce beau monde vers la construction d’un nouveau barrage à Sivens : à seulement 300m de la zone humide qui a été détruite et du champs sur
lequel les forces de l’ordre tuèrent Rémi Fraisse il y a 5 ans.
Vous n’avez ni respect pour le vivant, ni pour les morts !
Alors que le trauma chez les habitant.es du coin et les opposant.es au projet commence tout juste à se resorber, la reprise des negociations pour servir les interets de quelques agriculteur.ices intensifs sonne comme une énième humiliation.
Les acteurs et actrices de ce chantier mortifère en tout point reprennent du service en fanfaronnant tout en continuant d’ignorer les voix qui s’y opposent. Ce n’est pas quelques espèces menacées qui l’on vient défendre, c’est tout le systeme qui extermine et opprime le vivant au profit d’une classe bourgeoise et blanche que l’on vient attaquer.

TOUT, les opposants au barrage de Sivens remmettent en question toute autorité : de celles élues démocratiquement qui imposent leur projets inutiles à celles qui imposent un modèle agricole industriel, de celles qui oeuvrent à la betonisation et la gestion des espaces naturels à
celles qui oppressent et exploitent humain.es et animaux.

Ras le bol de faire de la pédagogie, c’est la fin de l’agroindustrie !
Par ce qu’iels semblent faire la sourde oreille face à l’opposition qui s’exprime de partout nous avons choisi de la rendre un peu plus réelle pour les entreprises et les lieux de pouvoir qui font leur beurre avec ce projet comme avec tant d’autres. Quand les masses crient qu’il y a
urgence, les petits groupes agissent. Et si iels persistent à ignorer ces cris et ces actes il faudra bien que les responsables payent ! Cette force d’opposition continuera de se repandre en actes plus forts que ceux qui ont eu lieu ces dernières nuits…

Contre le barrage et son monde, soyons vivant.es et organisé.es !

Resistance et Sabotage. La Zad est touPar !

 

[in italiano]

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Albi : Petite note sur un incendie https://attaque.noblogs.org/post/2019/06/13/albi-petite-note-sur-un-incendie/ Thu, 13 Jun 2019 10:41:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=26750 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 12 juin 2019

Dans une bruine nocturne jaunie par la ville,
un bâtiment de verre, des bureaux allumés.
Des individu.es s’introduisent dans l’enceinte grillagée.
Parking.
D’une série de pas flippés s’efforcant d’être lestes,
iels brûlent bon nombre de véhicules ENEDIS.
Des explosions éparses dans des plis de métal,
une retraite à la hâte dans les blés gorgés d’eau.
Flammes à l’ouvrage, intempérie suspendue

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Ce qui en disent les journaflics :

400.000 euros de dégâts !

extraits de La Dépêche du Midi / mercredi 12 juin 2019

Dix véhicules stationnés sur le parking d’Enedis à Albi ont été incendiés volontairement dans la nuit de lundi à mardi, vers 4 heures du matin. Il y a eu au moins trois départs d’incendie. 12 pompiers sont intervenus. Ils sont venus à bout des flammes au bout de deux heures. Il n’y a pas eu de blessés. […]

Les dégâts matériels sont estimés par l’entreprise à 400 000 euros. Un camion nacelle est parti en fumée. Cela représente une grande partie des pertes financières. Cet engin a été utilisé le week-end du 8 juin en Gironde dans le cadre de la FIRE (Force d’Intervention Rapide) pour rétablir la fourniture d’électricité aux 340 000 foyers coupés suite au passage de la tempête Miguel.

Ce camion nacelle permet au personnel d’intervenir en hauteur, grâce à un chariot élévateur, en toute sécurité sur des lignes à haute tension. D’autres camions nacelle étaient garés dans des parkings couverts lors de l’incendie. Les autres véhicules détruits par les flammes étaient des utilitaires.
Pour pallier au manque de véhicules, Enedis s’est organisé dès le mardi matin. L’entreprise a fait venir plusieurs véhicules d’intervention depuis les stations de Haute-Garonne, Normandie et Aquitaine. Du gros outillage a été ramené des sites de Castres, Gaillac et Graulhet.

Ces incendies volontaires pourraient être liés à des opérations commandos similaires partout en France. Plusieurs sites d’Enedis ont été visés, le 6 décembre à Foix, en mai 2017 à Grenoble ou encore le 24 octobre 2018 à Limoges. […]

[in italiano][en español][Čeština][in english]

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Tarn : Faut toujours tout nier. Deux arrestations pour des feux de voitures. https://attaque.noblogs.org/post/2019/04/14/tarn-faut-toujours-tout-nier-deux-arrestations-pour-des-feux-de-voitures/ Sun, 14 Apr 2019 15:02:16 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=25497 Continuer la lecture ]]> La Dépêche / jeudi 11 avril 2019

Deux jeunes hommes de 19 et 21 ans, connus des services de police, ont été placés en détention provisoire jeudi après-midi, dans le cadre de l’enquête sur plus de 20 voitures incendiées depuis le début du mois de mars.

Le patient travail d’investigation des policiers du commissariat d’Albi a porté ses fruits, dans le cadre de l’enquête sur des véhicules incendiés dans l’Albigeois (25 au total depuis le 12 mars) dont huit voitures détruites à Arthès (où un garage a été touché par les flammes), Lescure-d’Albigeois et Saint-Juéry, dans la nuit de dimanche à lundi dernier entre 3 heures et 6 heures du matin.
Deux hommes de 19 et 21 ans, interpellés mardi et placés en garde à vue, ont été présentés hier après-midi au juge des libertés et de la détention, soupçonnés de destruction du bien d’autrui par moyen dangereux et refus de livrer, aux autorités, le code d’accès de son portable, ce dernier chef étant à lui seul passible de 3 ans de prison.
Au regard d’un faisceau d’indices convergents, le vice-procureur Suhard a requis un mandat de dépôt pour les deux hommes que le juge des libertés et de la détention a placés en détention provisoire à l’issue de leur présentation.

Dès les premiers incendies, la police a effectué de minutieuses investigations, techniques et scientifiques, des enquêtes de voisinage systématiques, de même que l’exploitation d’enregistrements d’images de vidéo surveillance, notamment des images filmées de nuit devant un commerce de la commune de Lescure. Les surveillances nocturnes, sérieusement renforcés sur les secteurs concernés, et plusieurs contrôles de véhicules suspects ont permis aux policiers de cibler deux individus, présents sur les lieux au moment des incendies. Le premier, âgé de 21 ans, défavorablement connus des services de police, entre autres pour des délits similaires, a nié toute participation aux faits, reconnaissant simplement avoir été présent sur les communes concernées, au volant de véhicules qui lui avaient été prêtés. Le second, âgé de 19 ans, niait toute participation. Ils ont été placés en détention pour les besoins de l’enquête. […]

 

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Du Tarn aux Yvelines, contre le bon dieu et ses églises (MAJ 11/02) https://attaque.noblogs.org/post/2019/02/06/du-tarn-aux-yvelines-contre-le-bon-dieu-et-ses-eglises/ Wed, 06 Feb 2019 20:45:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=24297 Continuer la lecture ]]> Lavaur (Tarn) : Début d’incendie à la cathédrale… et le Christ se fait une entorse

Le Journal d’ici / mercredi 6 février 2019

La cathédrale de Lavaur a été le théâtre d’actes de vandalisme ce mardi 5 février en fin d’après-midi. Le ou les profanateurs ont mis le feu à une crèche posée sur un tissu recouvrant un autel en bois de la chapelle du Sacré Chœur. Une croix a été renversée dans la chapelle Philomène et le bras du Christ sur une croix a été tordu.


Les pompiers ont installé des extracteurs de fumée, notamment au niveau de l’orgue, en hauteur, de façon à limiter les dégâts causés par les particules de fumée sur les peintures qui viennent d’être restaurées. La gendarmerie a ouvert une enquête.
Le maire a réagi à ces actes. « Dieu pardonnera, pas moi » [sérieux, le shérif? NdAtt.], a indiqué Bernard Carayon qui veillera « à ce que toute la lumière soit faite sur cet acte d’une singulière gravité pénale et symbolique ».

Bernard Carayon, maire LR de Lavaur, garant de l’ordre dans la cité, défenseur de l’Église, protecteur de la veuve et de l’orphelin.

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Houilles (Yvelines) : La Vierge pulvérisée

Le Parisien / mercredi 6 février 2019

Brisée en mille morceaux, « complètement pulvérisée » selon la description d’un prêtre de la paroisse : la Vierge à l’enfant, qui ornait l’église Saint-Nicolas de Houilles depuis le XIXe siècle, est irréparable. Le forfait, commis par un ou plusieurs intrus, a été découvert lundi matin.
« Des actes de vandalisme ont été perpétrés, confirme le Père Cœur, qui a déposé plainte. C’est la troisième fois en dix jours qu’un ou des auteurs commettent des dégradations. » Le premier acte a été découvert il y a dix jours. « Ce mardi-là, le Christ portant sa croix a été jeté au sol dans le chœur et le siège sur lequel le prêtre s’assoie a été renversé », raconte le Père Cœur. Tout a été « rafistolé et remis en place ». Et vendredi dernier, rebelote. Depuis, la Croix a été mise en sécurité.
Mais les vandales ne se sont pas arrêtés là. Lundi, ils s’en sont pris à la statue de la Vierge à l’enfant. Une œuvre en terre cuite polychromée, datant du XIXe siècle, qui avait été rénovée il y a trois ans. « Elle avait été recouverte de crépis, décrit la spécialiste qui l’avait alors grattée et découvert toute sa beauté. C’était une très jolie surprise. » Après avoir retrouvé ses couleurs peintes, l’œuvre avait été remise en place, dans l’église Saint-Nicolas. Elle a été fracassée au sol en début de semaine. « Totalement brisée, elle est irréparable », déplore-t-on à la paroisse.

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Mise à jour du 11 février. Lavaur : Faut jamais avouer

La Dépêche du Midi / vendredi 8 février 2019

Un adolescent de 17 ans s’est présenté ce jeudi après-midi avec ses parents à la brigade de gendarmerie de Lavaur (Tarn) pour avouer les actes de vandalisme perpétrés dans la cathédrale Saint-Alain le mardi 5 février. Habitant Teulat, petit village situé à 15 kilomètres de Lavaur, scolarisé au lycée Las Cases, le jeune a été placé en garde à vue, avant de ressortir libre en début de soirée. Ce vendredi matin, d’autres lycéens devaient prendre la direction de la gendarmerie pour être entendus dans cette affaire. D’après nos informations, le visionnage des caméras de vidéoprotection a permis d’établir que le principal mis en cause est entré seul, à deux reprises, dans la cathédrale mardi vers 16 h 30, alors que des copains l’attendaient à l’extérieur.
Le lycée Las Cases est situé à moins de 300 mètres de la cathédrale. La présence de paquets vides de gâteaux dans un confessionnal, le bras tordu du Christ en forme de dab laissaient à penser que les auteurs étaient plutôt à chercher du côté d’ados perturbés que de fanatiques religieux. [Ben voyons ! Les fanatiques religieux sont attachés à leurs églises, y vont pas les abîmer ! NdAtt.]

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Albi : Tout feu, tout flamme https://attaque.noblogs.org/post/2018/12/24/albi-tout-feu-tout-flamme/ Mon, 24 Dec 2018 10:00:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=23281 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / vendredi 21 décembre 2018

Huit voitures incendiées dans le centre-ville d’Albi. « Heureusement, il n’y a pas de blessé. Mais nous sommes obligés de reloger six familles dont les façades des appartements ont été touchées par le feu » confirme le Groupement de gendarmerie du Tarn. Plusieurs incendies de voitures sont survenus dans la nuit de jeudi à vendredi dans le centre d’Albi, dont un qui a touché la gendarmerie [qui probablement n’était pas visée directement – mais le hasard fait bien les choses ! NdAtt.].

« Le feu s’est déclaré à l’extérieur de l’enceinte ». Nous avons de fortes présomptions que l’incendie soit d’origine criminelle » explique la gendarmerie.   »Une voiture a été incendiée et les flammes se sont propagées à deux autres véhicules. »De l’autre côté de la rue, une Fiat 500 n’a pas eu de chance. Sa vitre a été brisée par un impact venant d’une des voitures incendiées.

Durant la nuit, dans le même secteur de la ville, d’autres véhicules ont été volontairement incendiés. En tout, ce sont huit voitures qui ont brûlé, cinq volontairement et trois par propagation. Les faits se sont déroulés rue Charcot, avenue Mistral, rue Truel de Palaffre et rue du docteur Campmas.

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Actions coordonnées contre chasse et spécisme en France, Suisse et Belgique [MAJ 22/11 : la revendication] https://attaque.noblogs.org/post/2018/11/20/actions-coordonnees-contre-chasse-et-specisme-en-france-suisse-et-belgique/ Tue, 20 Nov 2018 22:27:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=22458 Continuer la lecture ]]>

A Briey

Note d’Attaque : on apprend par différents journaux locaux (enfin, par les bribes qu’ils lâchent), qu’une série d’actions contre la chasse a été menée dans la nuit du 8 au 9 novembre en France, Belgique et Suisse.
La revendication, qu’à notre connaissance aucun média n’a publié entièrement (on trouve quelques passages dans les articles reproduits ci-dessous), parle de nombreuses destructions de tours et cabanes de chasse, de l’incendié d’un élevage (dont la presse n’a pas parlé) et de la libération de 31 animaux.
Elle appelle aussi multiplier les actions directes, petites et grandes.
A bon entendeur…

Dans les Hauts-de-France :

France3 / mardi 13 novembre 2018

Dans la nuit de jeudi 8 novembre dernier, des actions antispécistes ont été menées de manière coordonnées en Suisse, en Belgique et dans plusieurs régions de France. Les Hauts-de-France n’ont pas été épargnés.
[…] En France, les militants sont intervenus dans plusieurs régions dont les Hauts-de-France. Ils ont fait tomber 118 tours de chasse, saccagé 10 cabanes de chasse, détruit des dizaines de pièges, incendié un élévage et libéré 31 animaux
Si les lieux touchés dans le Nord-Pas-de-Calais n’ont pu être précisés, en Picardie, ces actes ont été commis sur la route allant de Formerie à Gaillefontaine dans l’Oise, à Ailly-sur-Somme et Roye dans la Somme.
12 activistes ne se connaissant pas avant l’opération ont participé à cette action directe.
Dans un communiqué, les antispécistes ont souhaité préciser que « cette action internationale coordonnée n’est pas qu’une action anti chasse, la chasse n’est qu’une des nombreuses briques soutenant le système spéciste, y concourant, le banalisant. Notre cible principale est bel et bien ce système dans son entier.« 
Ils expliquent également que cette opération n’est pas « du vandalisme gratuit et des dégradations faciles (…) mais un geste militant et politique, proclamant notre solidarité avec tous les individus non humains victimes de la stupidité crasse, des traditions cruelles, des habitudes aveuglantes, des plaisirs morbides et sadiques, de la violence cultivée et valorisée.«  […]

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Briey (Meurthe-et-Moselle) : Dégradations du matériel des chasseurs 

Le Républicain Lorrain / lundi 12 novembre 2018

[…] Dans la nuit du 8 au 9 novembre, dans le cadre d’une action internationale qu’ils qualifient de coordonnée, des militants ont donc fait tomber des tours de chasse, détruit des pièges et saccagé des cabanes, y compris du côté de Briey, Avril et Trieux. « Ce n’est pas qu’une action anti-chasse. Notre cible est bel et bien ce système en entier. Nous réaffirmons notre détermination radicale et irrévocable à nous opposer, par tous les moyens possibles, aux logiques, habitudes et traditions mortifères qui font des autres animaux des choses. Notre espèce a créé et cultivé l’impuissance de toutes les autres pour faire de leurs vies des objets de jeux, de loisirs, de décoration, d’alimentation, d’outils à essais techniques et toxicologiques », explique le communiqué de presse. Qui va plus loin : « Là où beaucoup verront du vandalisme facile et des dégradations purement gratuites, nous revendiquons un geste politique proclamant notre solidarité avec tous les individus non humains victimes de la violence cultivée et valorisée. »

Patrick Massenet [sa tête ci-contre; NdAtt.], président de la Fédération de chasse de Meurthe-et-Moselle, n’était pas au courant de ces actes. « On va voir si les associations locales feront remonter les infos, et décideront de porter plainte. Ces gens-là (les antispécistes NDLR) ne respectent rien, ni la propriété, ni la pensée d’autrui. Ils sont tout à fait proches du totalitarisme. Il faudrait que l’État se penche dessus sérieusement. Où est la liberté dans tout ça ? Or la France est un pays de libertés. »

Le local des chasseurs visité

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Tarn : Les miradors tombent

La Dépêche / mardi 13 novembre 2018

Jean-Claude Pradier, président de la fédération départementale de chasse du Tarn, et David Eymard son directeur, recensaient hier «huit ou neuf postes de tir totalement détruits dans la forêt domaniale de la Grésigne. Il s’agit de planchers surélevés d’environ 1,5m de hauteur que les chasseurs utilisent pour sécuriser leurs tirs. Des actions signées sur place par l’inscription à la peinture «Stop spécisme». […]

Samedi 10 novembre, peu avant 10 h du matin, dans toutes les rédactions de la région, a circulé un communiqué de presse revendiquant qu’en «France, Belgique, Suisse, 177 activistes ont saccagé, détruit, incendié 118 miradors, 10 cabines, des dizaines de pièges, un élevage et libéré 31 animaux». Le tout assorti d’un montage photo de dégradations estampillées «Stop spécisme». Pour le président de la fédération départementale de chasse, aucun doute, ce sont bien les mêmes activistes qui ont agi ce week-end dans le Tarn. «Uneviolence comme celle-là est particulièrement étonnante. C’est une forme d’intolérance inacceptable» commentait hier Jean-Claude Pradier [ci-contre avec ses « trophées »; NdAtt.], en annonçant qu’il allait porter plainte auprès du procureur d’Albi dès qu’il aurait recensé l’ensemble des dégradations.

[…] Déjà en septembre, en début de période de chasse, la fédération départementale de chasse avait eu à déplorer «le sabotage de toute une ligne de postes surélevés à Penne, avec des pieds sciés et replacés comme si de rien n’était». Des actions non revendiquées mais particulièrement dangereuse, pour les chasseurs et pour tous les utilisateurs de la nature, dans la mesure où sur ces planchers surélevés, les chasseurs sont en position de tir donc fusil chargé. Ces faits avaient fait l’objet d’une première série de plaintes auprès du procureur de la République à Albi.

Pour l’heure la gendarmerie n’a été informée que d’un fait survenu pendant le week-end, sur la commune de Larroque, où les pieds d’un mirador ont été coupés et tagués.

«Cette action organisée de façon simultanée entre plusieurs pays et régions contre les objets de la chasse n’est qu’un début, une simple entrée en matière. Pour que le spécisme cesse, nous appelons toutes celles et ceux qui partagent ces idées à entrer dans la lutte et à multiplier les actions directes, petites et grandes. Du simple bris de vitrines aux abattoirs incendiés, tous ces gestes sont politiques» revendiquent les auteurs du communiqué.

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D’autres actions ont été menées en ces jours-ci dans le Pas-de-Calais et le Rhône.

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La revendication complète

Bite Back / vendredi 16 novembre 2018

« Dans la nuit du jeudi 8 novembre 2018 au vendredi 9 novembre, en Belgique, en Suisse, et un peu partout en France, des tours de chasse sont tombées, des pièges ont été détruits, des cabanes saccagées. Pour la première fois, des activistes antispécistes ne se connaissant majoritairement pas et ne s’étant jamais rencontré·e·s ont agi de concert pour attaquer des outils servant le système spéciste. Mais ne vous y trompez pas, cette action internationale coordonnée n’est pas qu’une action anti chasse, la chasse n’est qu’une des nombreuses briques soutenant le système spéciste, y concourant, le banalisant. Notre cible principale est bel et bien ce système dans son entier.
Par cette action d’ampleur, nous vous annonçons notre détermination radicale et irrévocable à nous opposer, par tous les moyens possibles, à vos logiques, habitudes et traditions mortifères qui font des autres animaux vos choses.
Notre espèce a créé et cultivé l’impuissance de toutes les autres pour faire de leurs vies des objets de jeux, de loisirs, de décoration, d’alimentation, d’outils à essais techniques et toxicologiques. Nous révoquons cet humanisme de guerre, cruel, injuste, macabre, immoral et indécent. Nous soutenons les membres des autres espèces dans leur lutte de libération et leur résistance rendue quasi impossible par notre espèce et ses structures oppressives.
Là où beaucoup verront du vandalisme facile et des dégradations purement gratuites, nous
revendiquons un geste militant et politique servant à rendre visible et tangible l’opposition et le refus. Un geste militant et politique, proclamant notre solidarité avec tous les individus non humains victimes de la stupidité crasse, des traditions cruelles, des habitudes aveuglantes, des plaisirs morbides et sadiques, de la violence cultivée et valorisée.
Parce que tout meurtre, quel qu’il soit, devrait être condamné et interdit ; parce que le plaisir pris à tuer devrait toujours être combattu et soigné ; parce que tout individu, humain ou non humain, devrait voir son intérêt à vivre reconnu, protégé et garanti : aucun geste d’opposition ne sera jamais inutile, aucun refus ne sera puéril, aucun sabotage fait aux structures oppressives ne sera jamais simple vandalisme.
Cette action organisée de façon simultanée entre plusieurs pays et régions contre les objets de la chasse n’est qu’un début, une simple entrée en matière.
Pour que le spécisme cesse, nous appelons toutes celles et tous ceux partageant ces idées à entrer dans la lutte et à multiplier les actions directes, petites et grandes. Du simple bris de vitrines aux abattoirs incendiés, tous ces gestes sont politiques.

Nous sommes nombreux et nombreuses, de plus en plus ; nous nous organisons, de mieux en
mieux ; nous ne faiblissons pas, au contraire ; nous sommes radicales et radicaux, oui, car
radicalement opposé·e·s à l’exploitation, aux meurtres et à l’appropriation des êtres sentients,
radicalement opposé·e·s à la pensée extrémiste ayant pour nom spécisme. »

Quelques photos tirées de Frente de liberacion animal :

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