Mouchard – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 10 Aug 2026 16:13:31 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Les autoradios ont des oreilles https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/01/les-autoradios-ont-des-oreilles/ Sat, 01 Aug 2026 17:29:46 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63466 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 1er août 2026

Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cache plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

La musique a bien dû leur casser la tête !




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Mise à jour du 10 août 2026

Les autoradios ont des oreilles… et deux balises GPS !

Indymedia Nantes / samedi 8 août 2026

Mise à jour de la dernière trouvaille (https://nantes.indymedia.org/posts/167658/les-autoradios-ont-des-oreilles/) : un fil qui n’a pas été suivi jusqu’au bout lors du premier démontage amenait à un boîtier aimanté fixé à une paroi entre l’arrière de l’autoradio et la boite à gants (il fallait démonter un autre cache en plastique). Il contenait une grosse batterie et une autre balise GPS (Taoglas, Quectel M66, Ublox MaxM10) avec carte SIM (voir photos). Vu la connectique et vu que le fil était branché au premier dispositif (voir photos), ce boîtier ne semble pas avoir été ajouté entre temps.



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Rome (Italie) : Un micro caché découvert au NED https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/12/rome-italie-un-micro-cache-decouvert-au-ned/ Sun, 12 Jul 2026 16:21:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63321 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / samedi 11 juillet 2026

Le mercredi 1er juillet, lors de la journée collective de nettoyage d’été, nous avons trouvé un micro caché à l’intérieur du NED, à Rome.

Le dispositif était branché directement à un câble de l’installation électrique du lieu et caché dans un trou dans le faux plafond.

Le mouchard pouvait être activé par le bruit ambiant ou à distance, par SMS, grâce à un chip SIERRA WIRELESS WP7502 (aujourd’hui SEMTECH), qui permettait d’envoyer le son volé via les réseaux 2G, 3G et 4G (en utilisant une carte SIM de l’opérateur TIM). En plus du corps principal, le dispositif était composé de deux antennes, d’un transformateur électrique et d’un microphone.

Selon les information aujourd’hui en notre possession, le mouchard a été actif depuis le 28 février dernier.

Quelques compagnonnes et compagnons qui se rencontrent au NED

 

Voici des images du dispositif et de son emplacement :

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Bandung (Indonésie) : Des nouvelles du procès des prisonniers anarchistes https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/20/bandung-indonesie-des-nouvelles-du-proces-des-prisonniers-anarchistes/ Mon, 20 Apr 2026 16:41:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62638 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / samedi 18 avril 2026

Le 16 avril, le tribunal de district de Bandung a rendu ses verdicts pour cinq de nos compagnons. Voici les détails :

– Albi : condamné à six mois de prison, pour les troubles qui ont eu lieu à Bandung en août-septembre 2026.
– Pem : condamné à neuf mois de prison, pour l’attaque incendiaire contre le poste de police de Gentong, dans la province de Java occidental.
– Herdi : condamné à neuf mois de prison, pour l’attaque incendiaire contre le poste de police de Gentong, dans la province de Java occidental.
– Nopal : condamné à un an de prison, pour l’attaque incendiaire contre le poste de police de Gentong, dans la province de Java occidental.
– Adit : condamné à un an de prison, pour l’attaque incendiaire contre le poste de police de Gentong, dans la province de Java occidental.

Par ailleurs, le premier procès de notre compagnon Dena, connu aussi comme Apip ou Scoobydoomz, a été reporté et est maintenant prévu pour le 24 avril 2026.

Ce procès marquera le début des poursuites contre les compas impliqué.es dans l’incendie de la banque Hana Bank, pendant les manifestations contre le projet de loi sur l’armée indonésienne, en mars 2025 [voir ici ; NdAtt.]. Adit, Nopal et Jalus pourraient faire face à d’autres procès, avec des nouvelles accusations.

Notes :
Adit et Nopal ont déjà fait face à deux procès avec des chefs d’accusation différents et la somme des peines auxquelles ils sont actuellement condamnés est de trois ans de prison, sans compter les verdicts à venir pour l’incendie de l’agence Hana Bank à Bandung.

Gregorius Hugo, connu aussi comme Bake ou Bex (un informateur), a reçu une peine de seulement sept mois et quinze jours – une peine qui peut être virtuellement considérée comme une libération, à cause du temps déjà passé en garde à vue et en détention préventive. Cette peine légère, malgré son implication importante dans l’affaire de Gentong, confirme son rôle d’informateur/de foutu mouchard, ainsi que sa coopération avec les autorités ! Nous conseillons aux réseaux internationaux de rompre tout lien avec lui.

Pour l’anarchie et l’internationale noire !

Going Underground

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Italie : Des choses bonnes à savoir https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/28/italie-des-choses-bonnes-a-savoir/ Thu, 28 Aug 2025 16:12:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60385 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / samedi 28 juin 2025

Des choses bonnes à savoir (tirées du dossier de l’opération « Diana »)

Dans le dossier de l’opération Diana [voir ici ; NdAtt.] sont reproduits, intégralement ou en partie, les dossiers de différentes procédures pénales. L’un d’entre elles est celle en vertu de l’article 270 bis [association subversive ; NdAtt.], contre plusieurs compagnons, compagnonnes et proches de notre ami et compagnon Stecco [arrêté le 20 octobre 2023 ; NdAtt.].
Ce que l’État a mis en œuvre pour l’interpeller est plutôt impressionnant. Si l’on garde à l’esprit que Stecco, quand il s’est mis au vert, devait purger une peine définitive de trois ans et six mois, la disproportion entre sa condamnation et l’acharnement des flics pour le trouver révèle à quel point l’État considère insupportable que l’on puisse se soustraire à ses prisons et à quel point le traitement réservé aux anarchistes est caractérisé, bien que dans le cadre d’un durcissement répressif général, par une nature sans doute spéciale.

Très souvent, c’est par la lecture des dossiers des enquêtes policières-judiciaires qu’on acquiert une connaissance actualisée des techniques utilisées par la police politique contre des compagnons et des compagnonnes. Il est donc important que les indications qu’on peut en tirer soient partagées.
Au moment de le faire, il est toujours nécessaire de garder à l’esprit deux aspects : le premier est qu’il s’agit là d’un matériel fourni par l’ennemi ; le deuxième est que le partage de ce matériel (bien entendu sélectionné et en enlevant les noms qui apparaissent dans le dossier) peut involontairement produire le sentiment d’une sorte de toute-puissance de l’ennemi, avec son accompagnement de paranoïa et de manque de confiance dans ses propres moyens. Il convient donc de rappeler que le déploiement d’hommes et de moyens pour chercher des personnes en cavale n’est pas le même qu’ils adoptent pour la surveillance/les enquêtes dans d’autres circonstances qui ont lieu pendant des mouvements et des luttes ; que, malgré le progrès policier-technologique, certains compagnons recherchés ont savouré la liberté pendant des mois ou des années ; qu’en ce moment même, en Europe et dans le monde, il y a des des compagnonnes et des compagnons en cavale.
Savoir comment l’adversaire agit est nécessaire pour adopter les contre-mesures les plus opportunes, en apprenant de erreurs et en tirant profit des expériences.

Commençons par quelques données quantitatives, pour donner une idée de l’extension de l’intervention policière :
– des caméras devant six habitations.
– Des sonorisations à l’intérieur de la maison d’une personne proche de Stecco, dans celle d’autres personnes en lien avec un individu qui faisait l’objet de leurs « attentions » spéciales et dans l’espace anarchiste « El Tavan ».
– Des écoutes téléphoniques sur les lignes de plus de quarante personnes : des compagnonnes et des compagnons, mais aussi des ami.es et des proches.
– Dans un cas, des sonorisations « ponctuelles », quand ils pensaient qu’une personne proche de Stecco aurait pu rencontrer une personne qui, selon la DIGOS [la police politique ; NdAtt.], aurait pu lui fournir des informations sur ce dernier.
– Une personne qui faisait l’objet de leurs « attentions » spéciales a été suivie au moins une fois par des agents du Renseignement (l’en-tête du PV est « Ministère de l’Intérieur », alors que toutes les autres sont celles des différentes Préfectures de police).
– L’analyse de l’historique des fadettes téléphoniques de 69 personnes et d’une cabine téléphonique (la durée maximale qu’on peut remonter en arrière est de 72 mois).
– Des GPS installés sur 12 voitures. Pour certains proches de Stecco, dans les voitures il y avait aussi des micros et des caméras-espionnes.
– Une « attention » spéciale prêtée aux plaques minéralogiques de 311 voitures.
– La requête des historique des comptes bancaires de 59 personnes, pour vérifier l’existence de mouvements « suspects », qu’on pourrait relier à un appui économique à sa fuite.
– L’installation d’un dispositif de suivi (plus précisément un dispositif GSM, donc non satellitaire mais de type téléphonique, nommé « Spora », un traceur miniature qui communique en temps réel à un téléphone utilisé par la police quelle cellule radio il utilise) sur un vélo qu’ils pensaient que Stecco pouvait utiliser, car identifié par une caméra de surveillance dans un village où il avait été filmé pendant sa cavale.
– Dans ce cas, comme dans le cas de la cavale d’un autre compagnon, les flics ont retrouvé des documents d’identité falsifiés, avec des états civils de personnes réellement existantes. Ils ont donc recherché et interrogé les personnes en question, dans le but de comparer leurs déplacements et les nuits passées dans des hôtels et de contrôler les mouvements de certains comptes bancaires (et aussi, au moins dans un cas, de contrôler une carte de fidélité Decathlon, où est mémorisée une chronologie des achats effectués), pour des périodes de plusieurs années (plus de dix) dans le passé.
– Ils ont mobilisé la police politique des provinces de Trévise, Padoue, Vérone, Brescia, Bergame, Milan, Trente, Trieste et Gênes. Du moment où ils ont commencé à « resserrer l’étau », la DIGOS de Trente a reçu du personnel supplémentaire en permanence, sûrement au moins un agent venant de Trieste.

Pour une analyse plus qualitative, par contre, il faut examiner le détail des techniques utilisées. Pour résumer, les enquêtes ont avancé selon deux lignes : l’analyse d’une quantité énorme de donnée téléphoniques et la surveillance presque constante de certaines personnes, avec une attention particulière à leurs absences de leurs lieux de résidence. Quand ces personnes sont repérées à nouveau, les flics reconstruisent à rebours, autant que possible, leurs déplacements. La collecte des données est effectuée avec calme et de manière systématique. Voici quelques exemples :
– deux compagnons qui font un voyage en train sont filés par quatre agents de la DIGOS, qui se placent, deux par deux, à chaque bout du train. Dans chacune des stations intermédiaires, il y a aussi deux policiers en civil, au cas où les compagnons descendent du train ; pour ce faire, c’est la police politique de sept provinces qui a été mise à contribution. En lisant le dossier, il semblerait que cette filature ait été décidé à la dernière minute, quand, la veille, la police a appris, par le biais des micros installés dans la maison de personnes proches de l’un des deux compagnons, que celui-ci serait parti en train le lendemain.
– En lisant le dossier, on apprend que les flics, en plus de demander à RFI [la société gestionnaire du réseau ferroviaire italien ; NdAtt.] d’avoir accès aux enregistrements des caméras des gares, ont demandé au juge d’instruction l’autorisation d’installer des caméras à eux dans la gare de Rovereto, pour pouvoir avoir un accès immédiat aux images, depuis le commissariat. Ils ont aussi pu voir quels tickets ont été émis par chacun des distributeurs automatiques de tickets, les recherches qui y ont été effectuées, même sans que des tickets aient été achetés, et avoir accès aux caméras qui, parfois, sont installées directement sur les distributeurs. Ces caméras conservent leurs vidéo pendant un maximum de dix jours (malgré le fait que la durée maximale générale, pour les « infrastructures nécessitant d’être particulièrement protégées », soit de sept jours, sauf cas exceptionnels, selon le décret de 2010 de l’Autorité de garantie de la vie privée).
– Étant donné que les flics ont vu qu’une personne qui faisait l’objet de leurs « attentions » spéciales avait cherché les horaires des trains pour une ville donnée, sur un distributeur automatique de tickets, quand cette personne est partie, ils ont visionné les vidéos des caméras de la gare de cette ville et d’au moins quatre autres gares. Il est probables qu’ils aient analysé les données [vidéos] de plusieurs gares qui se trouvent le long des lignes qui portent à la ville pour laquelle la recherche avait été effectuée. Étant donné que ces données sont effacées après sept jours, la DIGOS de Trente s’est précipitée aux bureaux de RFI Lombardia, à Milan, parce qu’ils pensaient avoir repéré la personne en question dans une gare (qui n’était ni celle recherchée sur le distributeur automatique, ni l’une de celles proches de son habitation) où elle était passée sept jours auparavant et il y avait le risque d’une réécriture des vidéos, avant qu’ils aient pu les télécharger.
– Dans la tentative de reconstruire le parcours d’une personne, les flics regardent les vidéos de surveillance d’un commerce situé à l’extérieur d’une gare où ils pensent l’avoir repérée, en plus des caméras du train dans lequel ils pensent qu’elle soit montée, en cette station. Étant donné que, grâce à ces dernières vidéos, ils voient que, pendant le voyage, la personne en question lit le dernier numéro d’une revue anarchiste sortie depuis peu, ils demandent aussi l’historique du compte bancaire de la revue.
– Pour reconstruire à rebours le parcours qui l’a amenée à cette gare, ils se concentrent au début sur les trains Intercity, puisque le ticket est obligatoirement nominatif. Dans la liste obtenue par FSI [la SNCF italienne ; NdAtt.], ils identifient un acronyme qu’il pensent relié à cette personne, alors ils vérifient où le ticket a été émis. Les vidéos de la gare où le ticket a été acheté ne sont plus disponibles, car la durée de leur conservation a été dépassée, alors ils essayent de reconstruire la manière dont la personne en question est arrivée dans la gare où elle a acheté le ticket.
Après avoir mis de côté les Intercity, parce qu’ils n’ont pas trouvé de noms possiblement liés aux personnes sous surveillance, ils se concentrent sur les trains régionaux et ils demandent à FSI de leur communiquer le nombre de tickets émis, pour chaque train, par les distributeurs automatiques des gares de départ, de celles intermédiaires et d’autres, proches des localité « habituellement fréquentées » par des anarchistes : les Chemin de fer leur transmettent 150 pages de listes. Ils vérifient aussi les ferrys et les bus. Étant donné qu’ils ne trouvent rien, ils demandent les mêmes informations à propos d’autres 69 gares, ainsi que la liste des amendes émises dans cinq trains régionaux. En même temps, ils demandent aux Chemins de fer la liste de tous les tickets achetés, au cours des mois précédents, au nom de l’acronyme qu’ils ont remarqué, ainsi que d’activer une « alerte de signalisation automatique » au cas où celui-ci devait être à nouveau utilisé lors de l’achat de billets.
– Pour reconstruire les déplacements de certaines voitures, ils regardent les vidéos des caméras de différents péages autoroutiers ; quand ils repèrent une voiture à un péage considéré comme suspect, ils vérifient aussi les caméras des villes, qui filment la voie publique.
– Quand elle a identifié le secteur où ils pensent que Stecco aurait pu se trouver, la DIGOS a demandé d’installer cinq caméras de type « vidéo à longue distance », avec reconnaissance faciale, et dix caméras pour « enregistrement vidéo intérieur/extérieur » aux alentour d’une gare donnée, y compris aux arrêts de bus (urbains et extra-urbains). Il n’y a aucune trace de la demande faite par le procureur au juge, du coup nous ne savons pas si elles ont été effectivement installées ou pas. Les flics analysent aussi les vidéos des caméras présentes dans les bus. Ils demandent l’autorisation de mettre sous surveillance le téléphone d’une personne et de sa mère et d’avoir accès à leurs fadettes, parce que, par le passée, ils avaient loué des maisons à des compagnons, dans ce secteur.
– Après avoir interpellé Stecco, ils montrent sa photo et posent des questions à des nombreux habitants du coin, jusqu’à quand ils trouvent la maison où il aurait vécu. Ils prélèvent des empreintes digitales et des traces d’ADN sur tout ce qu’ils saisissent dans la maison.
– En ce qui concerne les recherches sur la téléphonie, il faut signaler que ce ne sont pas seulement les numéros de téléphone qui sont mis sous surveillance, mais aussi les boîtiers dans lesquels certaine cartes SIM ont été insérées, par le biais de leurs numéros IMEI. Cela n’a pas lieu pour tous les numéros de téléphone, mais seulement pour ceux considérés comme plus « intéressants » et il paraît qu’il suffise que la carte SIM soit insérée une seule fois (et utilisée). De plus, comme on le sait déjà, la surveillance comporte aussi la géolocalisation du téléphone, même si ce n’est pas un smartphone (bien que, dans ce cas, ils puissent connaître seulement les cellules radios auxquelles il se connecte et non sa position exacte).
– En ce qui concerne l’analyse de la téléphonie, quand ils ont resserré l’étau sur une zone géographique donnée, ils cherchent dans les listes déjà obtenues d’éventuels numéros d’anarchistes qui y habitent (c’est à dire si l’une des 69 personnes dont ils ont les fadettes a appelé quelqu’un qui habitait dans ce secteur, au cours des six années précédentes), ensuite tous les appels effectués par Stecco, au cours des cinq années précédents (avant qu’il ne se mette au vert), à des numéros se trouvant dans cette zone.
– Ils cherchent dans les fadettes s’il y a eu des appels reçus de cabines téléphoniques. Ensuite, ils cherchent si, de la cabine dont ils ont les « fadettes », ont été passés des appels à des numéros de téléphone étrangers ; quand ils les ont trouvés, ils vérifient si ces numéros ont appelé les numéros apparaissant dans les fadettes. De plus, ils vérifient si, de cette cabine, ont été appelé des numéros de téléphone fixe ou mobile dans quatre régions italiennes données.
– Ils analysent les données du trafic téléphonique qui est passé par les cellules des opérateurs Tim, Wind, Vodafone et Iliad de neuf endroits, à des moments précis, quand ils pensent qu’il aurait pu y avoir des connexions avec un hypothétique téléphone utilisé par Stecco. Étant donné que leur quantité est énorme, ils essayent de les croiser avec les numéros qu’ils ont mis sous surveillance, ensuite avec tous les numéros qui ressortent des fadettes en leur possession. Cette typologie de recherche (les croisement des données issues de certaines cellules radio avec des numéros de téléphone repérés par l’analyse des fadettes) est répétée d’autres fois. En général, à plusieurs reprises on trouve l’analyse des fadettes téléphoniques, même très anciennes, et les tentatives de croiser les numéros ainsi obtenus avec les données qui sont progressivement collectées au cours de l’enquête.
– Malgré le fait qu’on ne les trouves pas dans le dossier, à des maintes reprises la DIGOS demande l’autorisation de télécharger les chats de Whatsapp et, dans un cas, aussi de Telegram.
– En ce qui concerne les enquêtes numériques, il faut signaler la tentative d’installer un logiciel espion (un virus informatique qui permet d’avoir un accès complet au dispositif « infecté ») « par procédure 1 clic », qui permet de transformer le smartphone d’un proche de Stecco en micro pour les écoutes de discussions (définition technique : « autoriser la surveillance numérique active, avec d’éventuelles écoutes de discussions, par l’activation du micro du mobile de type Android, sans root »). Concrètement, ils envoient à cette personne un SMS avec un lien, qui, si elle l’avait ouvert, aurait installé le virus. Étant donné que la personne n’a pas cliqué sur le lien, la DIGOS trouve le code PIN de son téléphone grâce à une caméra à haute définition installée à l’intérieur d’une voiture (ce qui leur permet de lire le code pendant qu’il est tapé sur le téléphone) et ils reçoivent l’autorisation à installer directement le virus quand ils auront momentanément le téléphone en leur possession. Il ne semble pas que cela ait eu lieu, parce que, entre-temps, les enquêtes ont pris une autre direction.
– En ce qui concerne les émails, il semble que seulement le fournisseur libero.it ait fourni les données sur les adresses émail (y compris les fichiers de Log), alors que d’autres fournisseurs n’auraient même pas répondu aux requêtes de la police (du moins, il n’y a pas de mention à ce sujet dans le dossier).
– En plus des émails, ils essayent d’obtenir toutes les données relatives aux services de Microsoft Account et de Google, y compris les achats effectués par le biais de ces plateformes.
À ce sujet, il est intéressant de noter l’analyse qu’ils font de l’ID GAIA (Google Account and Id Administration), pour lequel un numéro qu’ils pensent utilisé par Stecco reçoit un SMS. Quand on essaye d’accéder à une boite de messagerie électronique Gmail depuis un dispositif diffèrent de celui utilisé habituellement, Google demande une vérification additionnelle, en plus du mot de passe, en envoyant un SMS avec un code numérique au numéro de téléphone lié à l’adresse émail. Étant donné qu’un numéro lié à Stecco reçoit ce code, ils essayent de récupérer les données du compte Google en question. Pour ce faire, ils ont inséré ce numéro de téléphone dans la page d’accès de Gmail et, dans la page où on leur demande le mot de passe, ils ont cliqué avec la touche droite de la souris et choisi “Code source de la page”. Une page avec le code HTML s’est ouverte, ils ont tapé CTRL+F (recherche) et, dans l’espace pour la recherche, ils ont donné la commande pour obtenir les 21 chiffres qui constituent l’ID GAIA, c’est à dire ,[\” . Pour savoir à qui est associé cet ID, ils ont utilisé l’un des services de Google, c’est-à-dire Google maps (selon ce qu’ils disent, il semblerait qu’ils auraient pu utiliser n’importe quel service de Google, mais probablement Google maps est celui où l’on laisse le plus souvent des recensions ou d’autres contributions).
Concrètement, dans la barre de l’adresse ils ont tapé https://google.com/maps/contrib/ID GAIA pour visualiser toutes les recensions laissées par ce compte Google et identifier donc les autres adresses émail reliées. Ils ont donc demandé à Google toutes les données d’enregistrement des émails, les numéros de téléphone, la date à laquelle ceux-ci ont été associées aux adresses émail et aux données personnelles relatives à l’ID GAIA, ainsi que tous les fichiers de Log de toute connexion à ce compte. Il semble qu’ils n’aient pas reçu de réponse.
Pour essayer de faire une synthèse compréhensible : à chaque ID GAIA peuvent être liés plusieurs adresses émail et plusieurs numéros de téléphone et une fois que la police en connaît un, elle peut essayer de remonter aux autres.
– À la suite d’une écoute pendant laquelle une adresse émail est nommée, les flics demandent à Microsoft l’état civil, les données de facturation de ce compte, au cas où il y aurait eu des achats sur Microsoft Online Store, les Logs des connexions IP, toutes les adresses émail et les numéros de téléphone liés à cette adresse, ainsi que tous les clients qui se sont enregistrés avec un nom en lien avec cet émail. De plus, ils demandent au site subito.it [une espèce de « Le bon coin » italien ; NdAtt.] la liste des fichiers Log et des adresses IP utilisés par cette adresse émail.
– Dans un autre dossier, concernant la recherche d’un autre compagnon en cavale, nous avons trouvé ce passage à propos de la surveillance numérique, active et passive, d’un ordinateur : « Comme on le sait, au vu des technologies actuelles, il est assez difficile d’effectuer l’infection d’un ordinateur, puisque les variables qui déterminent le succès ou pas de ce service (système d’exploitation, antivirus, carte réseau) sont nombreuses. Il est donc, comme d’habitude, indispensable d’effectuer d’abord un étude de faisabilité, par une surveillance passive, pour établir la typologie du système d’exploitation utilisé et les éventuels antivirus actifs, et ensuite effectuer la surveillance numérique active. Le modalités pour effectuer l’inoculation du logiciel espion seront discutées ensuite avec les techniciens de l’entreprise chargée de l’inoculation du virus. Lors des filatures, on a remarqué que […] laisse parfois son ordinateur dans le coffre de sa voiture. […] quand il se rend au travail, à […]. Avec l’autorisation du magistrat, le technicien pourrait installer un fichier, avec l’ordinateur éteint (cela est faisable seulement en laissant une clef USB ou un autre support physique de mémoire inséré dans l’ordinateur), et une fois l’ordinateur démarré, ce fichier serait automatiquement exécuté par l’ordinateur et installera d’autres petits logiciels malveillants, nécessaires pour effectuer l’étude des logiciels présents sur l’ordinateur, de façon à optimiser, par la suite, le logiciel espion qui permettre la surveillance numérique demandée ».
– Après la saisie d’une clef Tails, ils essayent d’en trouver le mot de passe avec le logiciel « bruteforce-luks ». Ils précisent qu’il n’est pas possible de donner une estimation de la durée d’une telle opération.

Chose remarquable, la seule des onze côtes qui composent le dossier « Diana » qui est vide est celle avec le titre « Dépenses ». Il y a néanmoins quelques devis pour la location des dispositifs de surveillance, d’où, d’ailleurs, ressort que ceux pour la géolocalisation offrent souvent aussi l’« option écoute » ; il s’agit donc d’un seul objet, polyvalent. De plus, il semble que, depuis le Covid, on trouve aussi des postes d’écoute qu’ils peuvent utiliser depuis chez eux, en télétravail.
L’ouverture d’un dossier auprès du ministère de l’Intérieur et quelques notes qui en portent l’en-tête suggèrent l’implication des services secrets.
Dernière chose, mais non la moindre : pendant que l’enquête pour trouver Stecco était ouverte, les flics menaient au moins une autre enquête en vertu de l’article 270 bis, qui concernait aussi une partie des personnes sous enquête pour la cavale de Stecco. Juste pour donner une idée du caractère envahissant et quotidien du contrôle auquel certains compagnons sont soumis.

Il est utile de savoir que les flics peuvent passer même des semaines à regarder les vidéos des caméras de gares, de trains, de péages autoroutiers, d’autobus, à la recherche d’images qui puissent suggérer des parcours et des destinations. Il essayent de le faire aussi à rebours, quand il s’agit d’un voyage qu’ils considèrent comme suspect, en reconstruisant une bonne partie d’un parcours à partir de sa fin, en cherchant les coïncidences entre les moments de « disparition », les jours, les horaires, les moyens utilisés.
Chacun.e en tirera les conséquences.
Qu’on se mette de manière encore plus incisive à la critique pratique du monde de la vidéosurveillance et du contrôle numérique, en tant que camp d’intervention essentiel pour que des rêves et des projets de subversion et de liberté soient encore possibles.
Que la fortune soit avec ceux/celles qui sont en cavale, avec celles/ceux qui, dans la lutte pour la liberté, défient toute identification.

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Rome (Italie) : Un mouchard retrouvé dans une voiture https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/10/rome-italie-un-mouchard-retrouve-dans-une-voiture/ Sun, 10 Aug 2025 16:45:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60218 Continuer la lecture ]]> Brughiere / samedi 9 août 2025

Un mouchard (composé de deux micros), avec une carte SIM de l’opérateur Vodafone, une carte SD de 32GB et un GPS, a été retrouvé dans une voiture, à Rome. Il semblerait qu’il ait commencé à enregistrer et à envoyer des données le 14 février 2025 et qu’il ait été mis en place, peut-être, fin janvier.

Le machin se trouvait côté conducteur, en bas, à côté du siège, sur la gauche. Il était alimenté par des câbles passant sous le volant et les micros étaient placés, l’un sous le siège du conducteur, l’autre près de la ceinture de sûreté, toujours du même côté.

Fin des transmissions, les merdes !





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Naples (Italie) : Occupez-vous de vos fesses ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/14/naples-italie-occupez-vous-de-vos-fesses/ Sat, 14 Jun 2025 16:25:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59703 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / jeudi 12 juin 2025

Occupez-vous de vos fesses ! Des mouchards trouvés dans les voitures de deux compagnonnes à Naples.

À Naples, dans les voitures de deux compagnonnes, on a trouvé deux dispositifs BO8CH, composés de 2 micros + GPS, connectés à une carte SIM de l’opérateur Tim, bien cachés sous la tapisserie des voitures, côté passager, et alimentés par un câble les reliant à la batterie de la voiture.

Aux oreilles fouineuses qui nous ont écoutées, nous ne pouvons que dire que ce qui nous embête le plus est de vous avoir prodigué nous excellents playlists musicales, en accordant des moments de joie à vos ennuyeuses, infâmes vies.

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Opération contre Louna : quelques techniques policières utilisées https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/19/operation-contre-louna-quelques-techniques-policieres-utilisees/ Sat, 19 Apr 2025 17:27:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59078 Continuer la lecture ]]> No Trace Project / vendredi 18 avril 2025

Dans la nuit du 4 au 5 mai 2024, une pelleteuse a été incendiée sur le chantier de construction d’un projet d’autoroute.[1] Le 12 octobre 2024, Louna a été arrêtée et accusée d’avoir incendié la pelleteuse. Plusieurs autres personnes ont été arrêtées et relâchées peu après.

Les images de vidéosurveillance du lieu de l’incendie ont montré deux personnes mettre le feu à la pelleteuse, et l’une d’entre elles être victime d’un retour de flamme. Dans les heures qui ont suivi l’incendie, Louna a été amenée en voiture à un hôpital proche, où elle a été admise pour des brûlures prétendument compatibles avec celles visiblement subies par la personne victime d’un retour de flamme sur les images.

Après son arrestation, Louna a été détenue à l’isolement pendant quatre mois — elle était à l’isolement car elle était dans une prison pour hommes bien qu’elle soit une meuf (trans).[2] Après son arrestation, elle a revendiqué les dégradations contre la pelleteuse. Elle est actuellement sous contrôle judiciaire en attendant le procès.

 

Collaboration des fournisseurs de service

Autres

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration de l’hôpital pour :
Apprendre qu’une personne (Louna) était hospitalisée pour des brûlures.[3]
Obtenir le dossier médical de Louna.
Saisir les vêtements de Louna pendant son hospitalisation.[1]
Obtenir le numéro de téléphone d’un·e proche de Louna, que Louna avait donné à l’hôpital.
Obtenir les images de vidéosurveillance de l’hôpital.
Obtenir des informations du système de paiement du parking de l’hôpital.
Apprendre l’horaire et le lieu d’un rendez-vous de Louna à l’hôpital quelques jours après l’incendie.

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration de plusieurs institutions d’État :
L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a fourni des scans de documents d’identité et des dossiers de demandes de documents d’identité.
Des organismes d’assurance maladie et des mutuelles ont fourni les informations personnelles de personnes sous enquête et de leurs conjoints.
Le service des impôts a fourni les dossiers d’achat et de vente de maisons des parents et grand-parents de Louna.

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration de plusieurs entreprises :
Des banques ont fourni :
Les informations bancaires de plusieurs personnes, y compris de nombreux membres de la famille de Louna.
Les adresses IP utilisées pour faire des virements bancaires en ligne.
Les emplacements où des personnes ont retiré des espèces.
Une société d’assurance a fourni l’adresse et la liste des colocataires d’une personne.
L’opérateur d’autoroutes Vinci a fourni les images de vidéosurveillance de péages d’autoroutes.
L’entreprise ferroviaire publique française (SNCF) a fourni des informations sur des personnes qui avaient réservé des sièges voisins de personnes sous enquête, y compris leurs photos et informations bancaires.
Le service de covoiturage BlaBlaCar a fourni des informations sur des personnes qui avaient utilisé le service, y compris leurs photos, informations bancaires, et les trajets effectués.
Le constructeur automobile Stellantis a fourni les numéros IMSI[4] et IMEI[5] du système de localisation intégré à une voiture. Cependant, les enquêteurs n’ont pas pu localiser la voiture car, pour une raison inconnue, celle-ci n’émettait pas sa localisation.

Les enquêteurs ont demandé à un bailleur social et une agence immobilière de leur fournir les badges d’accès à des résidences.

Opérateurs de téléphonie mobile

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration des opérateurs de téléphonie mobile pour géolocaliser environ 30 téléphones et intercepter leurs appels, en temps réel.[3] Les enquêteurs ont notamment utilisé les appels interceptés pour :
Entendre parler d’un rendez-vous devant des immeubles résidentiels, mettre en place une surveillance physique de ces immeubles, et arrêter deux personnes s’étant rendues au rendez-vous.
Entendre Louna prendre rendez-vous avec un médecin, puis contacter le médecin pour obtenir des informations personnelles de Louna, y compris son adresse et son numéro de téléphone.

 

Dispositifs de surveillance cachés

Audio

Un microphone caché a été installé dans un véhicule.[3]

Localisation

Plusieurs balises GPS ont été installées sur des véhicules.[3]

Vidéo

Des caméras ont été installées pour filmer les entrées de plusieurs lieux où habitaient des personnes opposées au projet d’autoroute.[3]

 

Perquisition

Les enquêteurs ont perquisitionné :
Le domicile du propriétaire de la voiture qui a amené Louna à l’hôpital.[3] Lors de la perquisition, ils ont saisi la voiture.
Le domicile d’une personne suspectée d’être visible sur les images de vidéosurveillance de l’hôpital transportant un arrosoir, dans l’espoir de trouver l’arrosoir lors de la perquisition et de confirmer que la personne était bien à l’hôpital.[1]

 

Science forensique

ADN

Des traces ADN de Louna ont été prélevées sur :[3]
Un sac poubelle et un masque chirurgical partiellement brûlés, saisis près de la pelleteuse incendiée.
Un short, saisi dans sa chambre d’hôpital pendant son hospitalisation.
Un gobelet en carton saisi lors de son entrée en garde-à-vue.
Une cuillère et une serviette saisies pendant sa garde-à-vue, après un repas.

Des traces ADN d’une personne ayant été vue dans les couloirs de l’hôpital demandant des nouvelles de Louna ont été prélevées sur :
Un short, saisi dans la chambre d’hôpital de Louna pendant son hospitalisation.
Un masque chirurgical retrouvé dans le short.

Des traces ADN non exploitables ont été prélevées sur :
Un marteau partiellement brûlé retrouvé dans la cabine de la pelleteuse incendiée, dont la fenêtre avait été brisée.
Une torche — un bout de bois avec à son extrémité un tissu imbibé de liquide inflammable — retrouvée près de la pelleteuse incendiée.

Incendie volontaire

Un détecteur de gaz[6] a été utilisé, sans succès, pour détecter des traces d’accélérants dans la cabine de la pelleteuse incendiée.[3]

Des traces d’accélérants ont été prélevées :
Sur une torche — un bout de bois avec à son extrémité un tissu imbibé de liquide inflammable — retrouvée près de la pelleteuse incendiée.
À l’intérieur de la pelleteuse incendiée.

Des traces d’accélérants ont été recherchées, sans succès, sur les vêtements de Louna, saisis à l’hôpital pendant son hospitalisation.

 

Surveillance de masse

Mouchards civils

Plusieurs civils ont aidé les enquêteurs. Notamment :[3]
Après avoir entendu Louna prendre rendez-vous avec un médecin via une écoute téléphonique, les enquêteurs ont contacté le médecin qui a fourni des informations personnelles de Louna, y compris son adresse et son numéro de téléphone.
La pharmacienne d’une pharmacie où Louna obtenait des médicaments a fourni une description physique de Louna, a affirmé la reconnaître sur une photo, et a fourni des documents personnels de Louna, y compris des copies d’ordonnances.
Le chef d’établissement d’un établissement d’enseignement supérieur où étudiait une personne a fourni l’emploi du temps de la personne et des informations sur le moyen de transport qu’elle utilisait pour se rendre à l’établissement.

Vidéosurveillance

Les images de vidéosurveillance du lieu de l’incendie ont montré deux personnes mettre le feu à la pelleteuse, et l’une d’entre elles être victime d’un retour de flamme.[1]

Les images de vidéosurveillance de l’hôpital la nuit de l’incendie ont montré :
La plaque d’immatriculation de la voiture qui a amené Louna à l’hôpital.
Les visages des autres personnes de la voiture.
L’une des personnes de la voiture transportant un arrosoir. Les enquêteurs tenteront plus tard de trouver cet arrosoir dans une perquisition.

Les images de vidéosurveillance de caméras de plusieurs municipalités ont été utilisées pour essayer de reconstruire le trajet de la voiture qui a amené Louna à l’hôpital, et le trajet de Louna quand elle a quitté l’hôpital.[3]

 

Surveillance physique

Cachée

Suite à l’incendie dans la nuit du 4 au 5 mai 2024, les enquêteurs ont mené plusieurs opérations de surveillance physique :[3]
Le 5 mai, à l’hôpital, ils ont pris en photo des personnes demandant des nouvelles de Louna et écouté des conversations.
Les 6, 7, 11 et 14 mai, ils ont surveillé deux lieux où habitaient des personnes opposées au projet d’autoroute. Ils ont pris des photos et relevé des plaques d’immatriculation de véhicules.
Le 10 mai, ils ont surveillé l’entrée de l’hôpital, où Louna avait un rendez-vous.
En juillet, ils ont surveillé un évènement organisé par une personne opposée au projet d’autoroute.

Début octobre, Louna a fait l’objet d’un mandat de recherche. Jusqu’à son arrestation le 12 octobre 2024, les enquêteurs ont mené plusieurs opérations de surveillance physique :
Le 3 octobre, ils ont :
Surveillé pendant 6 heures les domiciles des parents et des grand-parents de Louna.
Effectué plusieurs passages en véhicule devant un autre domicile de la famille de Louna.
Suivi pendant 4 heures une personne qui avait été vue avec Louna à l’hôpital.
Le 8 octobre, ils ont :
De nouveau surveillé pendant 6 heures les domiciles des parents et des grand-parents de Louna.
Effectué plusieurs passages en véhicule devant les domiciles de plusieurs membres de la famille de Louna, et d’une personne l’ayant accompagné à l’hôpital.
De nouveau suivi pendant 6 heures une personne qui avait été vue avec Louna à l’hôpital.
Le 10 octobre, lors du procès d’une personne opposée au projet d’autoroute, ils ont surveillé l’intérieur et les abords du tribunal.
Le 12 octobre, après avoir entendu parlé d’un rendez-vous devant des immeubles résidentiels via une écoute téléphonique, ils ont surveillé ces immeubles et arrêté deux personnes s’étant rendues au rendez-vous, dont Louna.

Vigiles

Dans les jours précédant l’incendie, un vigile a vu des véhicules suspects circuler près du lieu de l’incendie, les a pris en photo, et, après l’incendie, a fourni les photos aux enquêteurs.[3]

 

Notes

1. https://soutienlouna.noblogs.org/post/2025/01/23/free-louna-des-nouvelles-de-laffaire-de-louna-meuf-trans-anar-incarceree-dans-le-cadre-de-la-lutte-contre-la69
2. https://soutienlouna.noblogs.org/post/2025/02/17/louna-est-sortie-de-prison-mais-nest-toujours-pas-libre
3. Source non publique.
4. Un numéro International Mobile Subscriber Identity (IMSI, identité internationale d’abonné mobile) est un numéro qui identifie une carte SIM de manière unique.
5. Un numéro International Mobile Equipment Identity (IMEI, identité internationale d’équipement mobile) est un numéro qui identifie un téléphone de manière unique.
6. https://en.wikipedia.org/wiki/Gas_detector

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Trévise (Italie) : Des mouchards. Même chez les parents… https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/17/trevise-italie-des-mouchards-meme-chez-les-parents/ Fri, 17 May 2024 18:57:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55565 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / jeudi 16 mai 2024

Vers la mi-avril, près de Trévise, on a retrouvé, par hasard, un mouchard dans la cuisine de la maison des parents d’une compagnonne (du milieu anarchiste du Trentin). Le truc était relié à la prise électrique du frigo et se compose d’un micro, de deux antennes et d’une carte SIM.

Dans cette époque de contrôle sociale et technologique de toute la société, cela ne nous surprend pas, mais nous fait enrager quand même, que les attentions spéciales que les flics réservent aux anarchistes puissent être élargies aussi à tous ceux qui les entoures, y compris famille et animaux domestiques.

Et ces monsieur disent que, si on en a après d’eux, c’est pour des raisons « idéologiques »…

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Trieste (Italie) : Et ils vinrent placer des mouchards dans nos voitures https://attaque.noblogs.org/post/2023/08/02/trieste-italie-et-ils-vinrent-placer-des-mouchards-dans-nos-voitures/ Wed, 02 Aug 2023 19:26:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=51654 Continuer la lecture ]]> La Burjana / mercredi 2 août 2023

Samedi matin, un.e compa à nous a été réveillé.e par des voisins parce que quelqu’un avait cassé une vitre de sa voiture. Un vol bizarre : des CD gravés, l’adaptateur du GPL, un verre, un petit sac-cadeau avec des herbes du jardin et… une boisson à base de sureau faite maison (ça tombe bien, voir ci-dessous l’étiquette !). Toute ville est comme un village et des voisin.es avaient vu quatre hommes à l’allure discrète et tranquille entrer et sortir de cette voiture, la nuit d’avant, à 23h30, juste après qu’il y ait eu un bruit de vitres cassés : l’un entrait du côté passager et farfouillait, se penchant jusqu’au côté du conducteur, les trois autres restaient sous un lampadaire. Tellement insouciants des passants, qu’il semblait que c’était leur voiture. Qui sait si c’est eux ou leurs collègues qui ont ensuite laissé le petit papier de la police, trouvé sous l’essuie-glace, qui invitait à se présenter pour porter plainte

Alors qu’on nettoyait la voiture suite à ce vol, on a remarqué qu’une pièce sous le volant, près des pieds, n’était pas à sa place et en suivant un fil on a trouvé le mouchard.

Mais pourquoi il a été installé ? On ne le sait pas. Peut-être à cause de la solidarité démontrée aux personnes qui sont enfermées dans le CRA de Gradisca parce qu’elles n’ont pas les bons papiers ? Peut-être à cause du soutien démontré envers la bataille d’Alfredo Cospito contre le 41-bis ? Peut-être pour l’opposition au téléphérique, justement en ce moment d’accélération estivale, quand les techniciens se présentent aux portent avec les planimétries pour les expropriations ?

Le fait d’être sensibles, et non pas indifférents, à l’horreur des CRA, à l’atrocité du 41-bis et à la dévastation de l’environnement n’est pas, pour nous, une faute, c’est plutôt notre seule manière de vivre humainement, malgré l’atrophie que souvent nous ressentons autour de nous.

Ce qui est préoccupant, néanmoins, pour l’énième fois cette année, est la disproportion des actions de parquets et police. Cela semble la tentative non pas de réprimer des faits précis, mais de noyer ceux qui essayent de se maintenir à flot dans cette fange d’individualisme et de surveillance qui nous entoure.

Quelqu’un disait qu’une société injuste a toujours besoin de réprimer des criminels, pour se légitimer. Mais le seuil au delà duquel quelqu’un.e devient un.e criminel.le est déterminé par la société elle-même : dans les époques où la peur de réagir est la plus forte, le simple fait d’avoir certaines idées peut suffire. Nos pensées vont rapidement à Pérouse et Potenza, où, ces derniers mois, des enquêtes pour 270 bis (association terroriste) ont été ouvertes, pour avoir montré publiquement son soutien à la lutte entreprise par Alfredo Cospito contre le 41-bis (dans un cas, pour une banderole), ou à Bologne et Rovereto, où une enquête similaire a été ouverte et où une poubelle en flamme est considérée comme un « attentat ». Du coup, le seul remède qu’il nous semble nécessaire est celui qui existe déjà : réagir collectivement à la sensation intolérable d’avoir un camp pour personnes indésirables à Gradisca, à la pensée que pendant que nous regardons le ciel, quelqu’un suffoque sous la torture blanche, en 41-bis, à Tolmezzo [ville dans la région de Trieste ; NdAtt.], à l’imposition vorace et autoritaire d’une grande œuvre dans le bois de Bovedo. Réagir collectivement à la fermeture de structures médicale de proximité à Trieste, à l’expansion de l’entreprise SIOT [la société qui gère la portion italienne de l’oléoduc transalpin, qui transporte du pétrole du port de Trieste jusqu’en Allemagne, et qui veut aussi construire des centrales de cogénération à gaz ; NdAtt.]. Cela en les faisant passer pour des mesures pour réduire les émissions de CO2 et rendre plus efficace la production d’énergie (à base de méthane, très écolo!). L’habituelle opération pour augmenter ses profits et recevoir des aides publics, en élargissant un projet déjà dévastant comme l’oléoduc transalpin.

Résister face à la dévastation des territoires est le premier pas pour lutter pour la justice sociale et climatique. Le seul oléoduc que nous aimons, est celui qui pète !

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Rome (Italie) : Même histoire, même endroit, même machin – Un mouchard trouvé dans un appartement https://attaque.noblogs.org/post/2022/11/27/rome-italie-meme-histoire-meme-endroit-meme-machin-un-mouchard-trouve-dans-un-appartement/ Sun, 27 Nov 2022 09:30:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=50481 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / samedi 19 novembre 2022

Quelqu’un s’est faufilé dans la maison où nous habitons, pour y installer un dispositif d’écoute, probablement dans les jours proches de la manifestation du 12 novembre dernier, à Rome, en solidarité avec Alfredo et les autres compagnons prisonniers en grève de la faim. Peut-être à cause de leur sens de l’ironie, ou peut-être à cause de leur « perspicacité » de détectives, qui, par une incompréhension du « solidarité et complicité » qui se développe parmi les anarchistes, leur aurait fait prévoir un jeûne collectif, les intrus ont pensé que l’endroit le plus apte à accueillir leur mouchard était l’arrière du four de la cuisine.

Alimenté par le câble de l’appareil électroménager, le mouchard était équipé aussi d’une batterie. Cet épisode est aggravé par la récidive, parce que il y a plusieurs mois on avait déjà découvert un autre mouchard, au même endroit, alimenté par le même câble électrique. Le temps passe, mais la surveillance reste.

Nous ne nous laisserons pas intimider par les attentions que certains parmi les responsables de la détention des prisonniers révolutionnaires nous réservent.

Nos pensées sont axés sur les compagnons qui, même à l’intérieur d’une taule, continuent à lutter.

On leur envoie toute l’estime, la rage et l’amour qu’ils méritent.

Marco et Sandro

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Follonica (Italie) : Les murs aussi ont des oreilles https://attaque.noblogs.org/post/2020/02/18/follonica-italie-les-murs-aussi-ont-des-oreilles/ Tue, 18 Feb 2020 19:16:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=33267 Continuer la lecture ]]> Round Robin / lundi 17 février 2020

Depuis deux ans environs, des espions biens connus écoutent sans aucun scrupule notre vie quotidienne et notre intimité. On a trouvé quatre mouchards, un par pièce, chez nous à Follonica. Chaque micro avait une puce SIM et une carte mémoire. Les mouchards étaient reliés directement à l’installation électrique de la maison, au moyen d’un transformateur et d’une batterie.
On a pu savoir que les flics devaient placer aussi une caméra, mais ils n’ont pas réussi à l’installer, à cause de la difficulté à la cacher.

L’État essaie de faire passer l’idée que nous sommes toujours surveillés et sous contrôle, comme s’ils comprenaient, par le trou de la serrure, comme l’on vit, ce qu’on pense, et ce que l’on désir, Mais ils ne comprendrons jamais la complexité de nos existences, peut-être qu’il arriveraient simplement à percevoir ce à quoi ils s’attendent déjà ou ce qu’ils veulent entendre, en en tirant seulement leurs misérables interprétations.
Ce que nous ressentons ne pourra jamais être rendu par de froides transcriptions dans les dossier de la police. Nos passions resterons toujours incompréhensibles pour leurs oreilles.

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Exemples d’interactions entre la justice italienne et des entreprises de surveillance https://attaque.noblogs.org/post/2019/12/20/exemples-dinteractions-entre-la-justice-italienne-et-des-entreprises-de-surveillance/ Fri, 20 Dec 2019 09:34:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=31577 Continuer la lecture ]]> Ears and eyes / jeudi 12 décembre 2019

On a reçu par email neuf documents officiels publiés par des tribunaux italiens ou d’autres agences italiennes qui illustrent les interactions entre la justice italienne et des entreprises de surveillance. Dans cet article, on explique le contenu de ces documents, et on donne des liens vers les documents eux-même (en italien).

Sur ce site web, on écrit généralement à propos de l’utilisation de dispositifs de surveillance physiques (comme des micros ou caméras cachés, des balises GPS) par les flics dans des enquêtes. Mais dans de nombreux systèmes de justice, les enquêtes à long terme impliquent aussi des procureurs et des juges spéciaux. En Italie, comme on va le voir, les procureurs achètent souvent directement des services d’interceptions environnementales (intercettazioni ambientali), ce qui veut dire placer des appareils d’espionnage là où vous vivez.

Appels d’offre

Des appels d’offre (bandi di gara) sont publiés quand le ministère public d’un tribunal italien recherche des entreprises pouvant fournir de l’équipement ou des services pour aider dans des enquêtes ou des opérations de surveillance. Les entreprises sont invitées à répondre à l’appel d’offres si elles veulent fournir l’équipement ou les services au ministère public.

Parfois, un appel d’offres est directement adressé à certaines entreprises de surveillance italiennes. Pour certaines de ces entreprises, on a été capables de confirmer qu’elles commercialisent des dispositifs de surveillance physiques destinés à être cachés dans des espaces auprès d’agences du maintien de l’ordre ou de ministères publics. Quand c’est le cas, les entreprises sont incluses dans notre liste d’entreprises et chaque nom d’entreprise renvoie vers la page de l’entreprise sur notre site web.

Appel d’offres du tribunal de Nola (2013)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/8HPK2gNyqyPkX7J/download

Appel adressé à : RCS, IPS, CTE International, Area, Radio Trevisan, Sio, Urmet Sistemi, RPC, RIF

Les entreprises sont invitées à répondre à l’appel d’offres en fournissant les prix par jour pour différents services d’interceptions environnementales, comme la fourniture d’équipement de localisation GPS ou d’enregistrement audio/vidéo, ou l’installation de l’équipement.

Appel d’offres du tribunal de Santa Maria Capua Verde (2015)

Partie une (octobre 2015)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/wPSpfyZ5ExNM3BB/download

Appel adressé à : RCS, IPS, CTE International, Area, Radio Trevisan, Innova, Sio, Urmet Sistemi, RPC, RIF

Cet appel d’offres inclut une liste de services qui devraient être fournis par les entreprises qui y répondent. Ces services sont identiques à ceux listés dans l’appel d’offres du tribunal de Paola en 2019 (voir plus bas).

Partie deux (avril 2016)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/bmSjJpdbPyB7L9Y/download

Ce document, publié environ six mois après le précédent, est le résultat de l’appel d’offres. Seules les entreprises RCS, RPC, Sio, IPS, Area et Lutech ont répondu à l’appel. Ce document compare les offres des entreprises, et annonce que RCS et Area ont été sélectionnées par le ministère public pour fournir les services demandés.

Appel d’offres du tribunal de Rimini (2018)

Partie une (mars 2018)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/LXP8oCq7PiSANbm/download

Appel adressé à : Area, Innova, IPS, Lutech, Movia, RCS, Sio, GR SISTEMI, Nexia Sistemi, Record.

Le ministère public invite les entreprises à présenter des offres pour la fourniture de services de :

  • Interceptions téléphoniques (intercettazioni telefoniche) : surveillance des communications téléphoniques.
  • Interceptions télématiques (intercettazioni telematiche) : surveillance d’autres réseaux, par exemples des connexions Internet.
  • Interceptions environnementales (intercettazioni ambientali) : surveillance d’espaces grâce à des dispositifs de surveillance physiques comme des microphones cachés, des caméras, des balises GPS. Ce type d’interceptions est ce qui nous intéresse sur ce site web.

Ce document explique que le ministère public avait des contrats pour la fourniture de ces services avec les entreprises IPS et Record, mais que ces contrats ont expiré. Il est donc à la recherche d’un nouveau contrat pour trois ans, qui incluerait la location de l’équipement et une assistance technique à l’utilisation de l’équipement.

Les entreprises sont invitées à répondre à l’appel d’offres en fournissant :

  • De la documentation à propos de l’entreprise, afin de démontrer sa compétence technique.
  • Le prix par jour de différents services d’interceptions. Par exemple, elles doivent fournir le prix par jour pour :
    • Une balise GPS d’extérieur sans enregistrement audio/vidéo
    • L’enregistrement audio à l’intérieur d’un véhicule, avec ou sans balise GPS, et avec ou sans enregistrement vidéo
    • L’enregistrement audio et/ou vidéo (en couleur ou noir et blanc) dans des endroits autres qu’un véhicule
    • L’enregistrement audio et vidéo lors des parloirs entre les prisonniers et leurs visiteurs dans une prison de la ville de Rimini (Casa Circondariale di Rimini)

Partie deux (avril 2018)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/9bJSiipzDBK5CRB/download

Ce document, publié environ un mois après le précédent, est une réponse à des questions envoyées par certaines des entreprises invitées à participer à l’appel d’offres.

La question numéro 7 montre que durant les années 2016 et 2017, les interceptions environnementales audio/vidéo menées par le ministère public de Rimini ont été utilisées contre 165 cibles pour un nombre total cumulé de 3791 jours, et la localisation GPS a été utilisée contre 132 cibles pour un nombre total cumulé de 3745 jours. Il est à noter que ces actions de surveillance ont vraisemblablement eu lieu dans la province de Rimini, qui a une population d’environ 340 000 personnes.

Appel d’offres du tribunal de Paola (2019)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/RSNr25oBYPKbMAp/download

Les entreprises sont invitées à répondre à cet appel d’offres en fournissant les prix par jour de différents services. Le document inclut les prix maximum acceptés par le ministère public. Quelques exemples de prix maximum pour des services d’interception environnementale :

  • Entre 40€/jour et 45€/jour pour une balise GPS qui peut transmettre les données de localisation sur un réseau téléphonique.
  • 70€/jour pour un appareil capable d’obtenir sa propose position en utilisant les identifiants des antennes-relais téléphoniques auxquelles il se connecte, alimenté par une batterie jusqu’à 90 jours, et qui peut être caché dans des « valises, chaussures, vêtements, etc ».
  • Entre 8€/jour et 70€/jour pour des appareils capables d’enregistrer et de transmettre de l’audio.
  • Entre 70€/jour et 90€/jour pour des appareils capables d’enregistrer la vidéo.
  • Entre 105€/jour et 115€/jour pour des appareils capables à la fois de localiser un véhicule en utilisant le GPS et d’enregistrer et transmettre de l’audio.
  • 90€/jour pour la surveillance audio à la prison (Casa Circondariale).

Les entreprises sont également invitées à proposer des prix pour l’installation de l’équipement. Les prix maximum pour ce genre de services incluent :

  • L’installation de l’équipement : 250€ de jour, 400€ de nuit.
  • L’ouverture d’une porte par reproduction de la clé de la porte : 1200€ pour une clé à cylindre classique, 1500€ pour les clés à double panneton et à pompe, 2200€ pour les clés de haute sécurité.

Autres documents

Barème de prix du tribunal de Milan (2017)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/GX5marrw6yxEftx/download

Ce barème, publié en 2017 par le ministère public du tribunal de Milan, liste les prix par jour qu’il est prêt à payer pour un certain nombre de services d’interception. Les prix sont similaires à ceux listés dans l’appel d’offres du tribunal de Paola (voir au-dessus).

Contrat entre la Guardia di Finanza et l’entreprise Innova (juin 2019)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/AEgR7botnEX7aPx/download

Cet avis d’attribution de marché (avviso di appalto aggiudicato) montre que l’entreprise de surveillance italienne Innova a été sélectionnée par l’agence du maintien de l’ordre italienne Guardia di Finanza pour fournir des batteries rechargeables et un chargeur de batteries pour une balise GPS de modèle PR400. La Guardia di Finanza est une agence du maintien de l’ordre italienne qui s’occupe de la criminalité financière, de la contrebande et de la défense des frontières italiennes (voir leur page sur Wikipédia pour plus d’informations). L’équipement a été vendu par Innova pour 780€.

Contrat entre la ville de Vigevano et l’entreprise Innova (septembre 2019)

Télécharger le document : https://cloud.disroot.org/s/t7yTFmAgNQanDCc/download

Cet engagement d’achat (impegno di spesa) montre que trois entreprises italiennes ont été contactées par la ville de Vigevano pour fournir un système de localisation GPS destiné à être utilisé par l’agence de police locale. Les trois entreprises sont :

  • Esitel, qui n’a pas répondu.
  • « G.R. di Gigli Norberto », qui a répondu avec une proposition qui ne satisfaisait pas les critères.
  • Innova, qui a répondu avec une proposition valide et a été choisie. La ville a décidé d’acheter leur système de localisation GPS de modèle PR400 pour 2810€ (sans IVA, qui est l’équivalent de la TVA – Taxe sur la Valeur Ajoutée).
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Mouchard (Jura) : Incendie des locaux de la gendarmerie https://attaque.noblogs.org/post/2017/06/15/mouchard-jura-incendie-des-locaux-de-la-gendarmerie/ Thu, 15 Jun 2017 17:09:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=13749 Continuer la lecture ]]> Le Progrès / Jeudi 15 juin 2017

C’est une affaire peu banale dans laquelle la gendarmerie est à la fois enquêtrice et victime. Dans la nuit du 27 au 28 mai, une voiture stationnée le long du mur de la brigade de Mouchard a été détruite par les flammes.« Le feu a pris à hauteur de la roue arrière alors que la voiture n’avait pas été utilisée de la journée », témoigne Michel Rochet, le maire. De toute évidence, le sinistre est d’origine volontaire, provoqué par un ou des inconnus qui ont dû franchir les grilles de la brigade pour commettre leur méfait. Le véhicule appartenant à l’un des gendarmes de la brigade, la question est de savoir quelle était la cible : le propriétaire de la voiture pour des questions d’ordre privé ou bien la gendarmerie en tant qu’institution ?

Une enquête est évidemment en cours afin d’appréhender les auteurs du délit. Le véhicule étant garé contre le mur de la bâtisse, cette dernière a été endommagée : « L’isolation extérieure a fondu en partie, ce qui représente 25 000 euros de dégâts », indique Michel Rochet, dont la commune en est le propriétaire.

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