lutte contre l’A69 – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sat, 31 Jan 2026 17:27:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Haute-Savoie : Peinture sur béton contre l’autoroute A412 https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/31/haute-savoie-peinture-sur-beton-contre-lautoroute-a412/ Sat, 31 Jan 2026 17:27:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61994 Continuer la lecture ]]> Renversé / vendredi 30 janvier 2026

Action des Soulèvements de la Terre Genève dans le Chablais savoyard contre le projet d’autoroute A412 le 26 janvier.

2026 s’annonce mouvementée dans le Chablais !

Evian accueillera Trump le néofasciste en juin à l’occasion du G7, mais en atendant c’est une autre absurdité destructrice qu’on a dénoncée dans la nuit de lundi passé.

Les ponts de la route D1005 ont été décorés de slogans contre l’autoroute A412 dont les travaux sont annoncés pour septembre.

Le projet en deux mots

Inutile et mortifère. 16,5 kms de route, 185 hectares détruits (dont terres agricoles et zones naturelles) et 16 cours d’eau affectés.

Qui en profitera ?

La multinationale Eiffage a obtenu une concession pour 55 ans. En plus de privatiser et d’artificialiser les terres, ses dirigeants ont fièrement affiché leur soutien au ministère des armées en offrant des conditions favorables à leurs employés militaires. Capitalisme s’accorde avec militarisme.

Qui défendra le chantier ?

Emmanuelle Dubée, la préfète, sera à la tête de la répression. Elle est tristement célèbre pour sa direction des opérations de police à Ste Soline en 2023.

Heureusement on se laisse pas faire et la mobilisation continue de s’organiser !
La ChabZAD s’est installée et elle empêche les sondages techniques depuis plusieurs semaines. Leur insta permet de se tenir au courant et tu peux déjà les rejoindre lundi prochain 2 février car ça s’annonce critique et festif.

En plus, Eiffage n’a pas encore obtenu l’autorisation environnementale dont elle a besoin pour lancer les destructions.

Alors 2026 sera mouvementée, mais rien n’est perdu et il y a même une odeur de victoire dans l’air. Rejoins la résistance face aux écocidaires !

STOP A412

Lien vers la vidéo de l’action : https://www.instagram.com/reel/DUDkM2zAl3E/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==  [ou ici ; NdAtt.]

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Paris : Toujours plus de feu contre NGE et son monde ! Attaque d’une pelleteuse https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/12/paris-toujours-plus-de-feu-contre-nge-et-son-monde-attaque-dune-pelleteuse/ Mon, 12 Jan 2026 17:28:35 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61838 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / lundi 11 janvier 2026

En fin de semaine dernière, nous avons attaqué une pelleteuse sur le chantier de l’EHTP et de Sade (2 filiales de NGE) près de la porte de Vincennes à Paris.

La vitre de la cabine a été brisée et un engin incendiaire déposé dedans. Le tag « fuck NGE » est apparu sur le container du chantier. On sait pas si le feu a pris. En tout cas l’engin ne se trouvait plus à cet endroit peu de temps après. Qu’il ait été déplacé ailleurs pour sa protection ou rendu inutilisable, le message envoyé à l’entreprise semble avoir été bien reçu : vos machines ne sont nulle part en sécurité.

Alors qu’on s’attend à une reprise prochaine des travaux de l’A69, nous espérons qu’une multiplication d’actions de sabotage enterre définitivement l’A69 et le reste de leurs projets mortifères.

Contre l’A69 et son monde, que le feu, encore et toujours !

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A propos de la poucave découverte https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/11/a-propos-de-la-poucave-decouverte/ Thu, 11 Sep 2025 16:29:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60590 Continuer la lecture ]]> Indic de la dgsi 2022-2025 – rapport de camarades / mardi 9 septembre 2025

Nous venons d’apprendre l’existence d’un indic de la police actif depuis au moins mars 2022. Des camarades ont émis des doutes sur lui et ont choisi de le voir. De cette entrevue, il a été possible de consulter son téléphone et d’avoir accès à des conversations avec 5 flics et il a très vite avoué. Il se fait appeler « Momo » et existait sous différents blazes signal, « molo » « zer0 » « Mo », « Molooo » (liste non exhaustive). Il fait environ 1m70, cheveux bruns bouclés avec une barbe, de corpulence moyenne. Il est très à l’aise socialement, se fait facilement des potes. Il a gagné la confiance politique de ses camarades dans un cadre affinitaire et dans la rue. Sa participation déter à de nombreuses actions lui a permis de se forger une réputation crédible auprès d’eux.

D’après ses dires, il aurait commencé à bosser avec la police suite à une interpellation. Les flics lui auraient montré des vidéos de lui en train de faire de la casse. Ils ont menacé de le “faire tomber” avec pour conséquences qu’il finisse en prison/CRA car il n’avait pas de papiers français. Ils lui auraient promis un titre de séjour en l’échange de ses renseignements et par la suite lui ont fait miroiter un renouvellement de ce titre de séjour entre 2 et 5 ans. Nous avons constaté que les flics payaient en cash ses billets de train, son loyer (au moins partiellement), son école, ses médicaments etc. Dans les conversations, il était proche avec les flics (surtout en 2025), témoignant d’un vrai lien émotionnel avec eux qu’ils entretenaient en exploitant son isolement et sa situation. On sait qu’ils parlaient principalement sur Telegram mais aussi sur signal, whatsapp…

Nous joignons à ce texte une partie des photos qui témoignent de son activité de poucave depuis mars 2022. Une partie des images datent de mars 2022, d’autres de novembre et décembre 2023, d’autres de juillet 2025, les plus récentes datent de la semaine dernière (septembre 2025).

Il a pu fréquenter les milieux politiques avant mars 2022 (date à laquelle commencent les conversations (télégram). D’après les informations, il a participé à de nombreux espaces politiques depuis au moins cette date, partout en France et fait donc du renseignement depuis trois ans minimum. Il apparaît très clairement qu’il a pour mission de se concentrer sur les terrains de lutte écolo type Zad/lutte locale/SDT/Squat/anti JO/mouvements internationalistes/sans-papiers. Nous avons eu accès à différentes natures de renseignements fournis : des noms, des numéros de téléphone, des pseudos signal, des screens de conversations signal, des plaques d’immatriculation, des modèles de voiture, des photos de visage et d’AG, des lieux de vies ou collectif ou d’organisation, des lieux d’actions prévues. Il balance aussi des informations personnelles sur les situations administratives, nationalités, identités de genre… Il a par ailleurs proposé à certaines personnes, groupes ou collectifs de participer à des évènements ou actions, parfois dans le but de « coincer » certain.es militant.es mais aussi d’alimenter le fichage ou des dossiers.

De ce que l’on comprend, il se débrouillait pour intégrer les réunions liées aux actions mais ne prenait aucune responsabilités, venait de manière irrégulière dans les cadres militants et ne participait pas forcément aux actions par la suite. Il a coopéré de manière proactive avec les flics de deux façons : en exécutant avec zèle ce que les flics demandaient mais aussi de manière spontanée en les aiguillant sur toutes sortes d’événements politiques (appels publics trouvés sur Instagram, cantines, AGs de n’importe quelle lutte…). Son activité en Ile-de-France est dispersée sur de nombreuses luttes différentes (Palestine, AG antifa, friches, squats, AG autonomes, AG internationalistes, luttes écologiques … ). De cette manière, il a participé à un vrai travail de défrichage pour les flics partout en France.

La conversation principale s’appelle « Amigo » et est composée de 5 flics et lui. Ils parlaient aussi individuellement avec eux en privé. La majorité des requêtes en ligne passait dans ces canaux. Mais l’essentiel des informations était donné lors de rendez-vous dans des cafés et des lieux publics disséminés dans Paris ou sa proche banlieue (surtout nord ouest). Les rendez-vous étaient parfois très rapprochés dans le temps : cela pouvait aller de toutes les deux semaines sur certaines périodes et jusqu’à tous les 2-4 jours en moyenne en 2025. Leurs rendez-vous se passaient aussi avant et après des actions concrètes. Il aurait été très actif autour de Bure sur ces 6 derniers mois. Le gros du renseignement se passait sûrement lors des rendez-vous et il y a donc beaucoup d’informations qu’il a pu transmettre dont nous n’aurons jamais connaissance.

La conversation a été effacée sur toute la période novembre 2022 – novembre 2023: il est donc impossible de savoir si des renseignements ont été fournis sur la période du mouvement social contre la réforme des retraites de 2023. Mais il était particulièrement actif dans le bloc parisien et aurait aussi participé à au moins ces espaces : festival des luttes paysannes autour de Bure d’août 2023, Sainte-Soline week-end 2 et la semaine d’action contre Lafarge de décembre 2023 à Paris organisée par le soulèvements de la terre.

Liste non exhaustive des lieux, mouvements, espaces d’organisation qu’il a pu intégrer ou traverser en surface :

-Mouvement social retraite 2023

-L’Ile-de-France (milieu autonome, squat, anti-raciste, AG anti CRA)

-Bure de manière régulière depuis au moins août 2023 notamment le 14 Mai 2024, mi Août 2024, 28 janvier 2025, juillet 2025

-La zad contre l’A69

-La Baudrière

-L’AERI

-Code rouge en Belgique

-Divers évènements des Soulèvements de la terre (Greendock, une réunion à propos de stop micro le 12/03/2025. Sainte-Soline 2, la semaine des SDT contre Lafarge à Paris en décembre 2023, Roue libre pour l’A69).

-Urgence Palestine

-L’assemblée internationaliste de Montreuil (2024)

-L’Ag antifa Paname

-L’AG contre le C9M

-Saccage paris et autres orga/évènements/actions anti JO, 2024

-Parloir sauvage de l’anti-CRA le 18 février 2024

-Riposte Collective

-Un toxic tour à Saint-Denis en 2024

-Il a été envoyé à la Kunda le 14 juillet et il y est aussi allé le 18 juillet 2025.

-Des collectifs de sans papiers de manière générale, notamment la marche des solidarités

-Des collectifs anti-racistes

-La fête du printemps 2025 aux Lentillères : on lui demande de noter des plaques et de prendre des noms

-L’évènement HARO ! contre la piscine nucléaire de la Hague du 18 au 20 juillet 2025

-Le week end anti extractivisme No mine’s land 2025 organisé par stop mine 03 dans l’Allier du 25 au 27 juillet

-L’Anarchist Barrilo du camp de Rhein Metal à Cologne fin août 2025

-Plusieurs AG pour le 10 septembre (Saint-denis, Montreuil) début septembre 2025

Le passage d’indic dans nos luttes et espaces est courant et doit nous alarmer mais pas nous faire paniquer. Faisons attention à nous et faisons preuve de rigueur. Ne participons pas à créer un climat de paranoïa généralisée à la veille d’un mouvement social. Plein de gestes existent pour se prémunir de ces choses là : commençons par faire attention à ce qu’on dit, à qui et où on le dit, nettoyons chez nous et nos tels/ordis, changeons les si on se dit que c’est nécessaire …

Apprendre cette nouvelle a été très dur pour ses proches. Merci de ne pas les solliciter.

Continuons de nous organiser, force à nous, feu aux poucaves !

 

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Teulat et Algans (Tarn) : Le chantier de l’A69 va reprendre ? Le feu prend déjà ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/11/teulat-et-algans-tarn-le-chantier-de-la69-va-reprendre-le-feu-prend-deja/ Wed, 11 Jun 2025 16:15:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59683 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / mardi 10 juin 2025

Branle-bas de combat ce lundi 9 juin, le long du tracé de l’A69, sur le chantier de l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse. Deux incendies ont touché des ouvrages avec un coffrage bois, comme celui qui se trouve à Saïx [qui avait été incendié en août dernier ; NdAtt.], en face du Dicosa, bien que de tailles plus réduites. Le premier feu a eu lieu en Haute-Garonne, près de Verfeil, dans la matinée.

Le deuxième incendie s’est déclaré vers midi, sur la commune d’Algans, dans le Tarn. Les gendarmes et les pompiers sont intervenus rapidement et ont pu maîtriser les flammes, qui ont toutefois eu le temps de causer de gros dégâts sur les coffrages. Si l’enquête pour déterminer les causes précises de ces incendies est en cours, « il ne fait aucun doute que ce n’est pas accidentel », confie une source proche du dossier.

Un dispositif de surveillance a été mis en place par les gendarmes, sur l’ensemble de l’axe de l’A69. Les gendarmes tarnais sont mobilisés, et disposent aussi de renforts. Un escadron de gendarmes mobiles est aussi arrivé dans le département. D’après nos informations, le type de coffrage dégradé ce lundi est peu présent sur le chantier. […]

[auf Deutsch]

20 Minutes / mercredi 11 juin 2025

[…] Selon le média, deux incendies se sont déclarés sur des ouvrages d’art de l’autoroute en cours de construction entre Toulouse et Castres, un premier au niveau de la commune de Teulat dans la matinée, et le second en milieu de journée au niveau de Algans, deux communes du Tarn.
Le concessionnaire Atosca a annoncé avoir déposé plainte et une enquête a été ouverte pour déterminer les origines des incendies, la piste criminelle étant privilégiée. […]

Des travaux qui devraient reprendre à la mi-juin à la suite du feu vert donné à la fin du mois de mai par la cour administrative d’appel de Toulouse.
Les opposants au chantier ont déjà annoncé leur intention d’organiser un grand week-end de mobilisation du 4 au 6 juillet. En attendant, des renforts de gendarmerie sont déployés tout le long du tracé de 53 kilomètres pour sécuriser le site.

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Opération contre Louna : quelques techniques policières utilisées https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/19/operation-contre-louna-quelques-techniques-policieres-utilisees/ Sat, 19 Apr 2025 17:27:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59078 Continuer la lecture ]]> No Trace Project / vendredi 18 avril 2025

Dans la nuit du 4 au 5 mai 2024, une pelleteuse a été incendiée sur le chantier de construction d’un projet d’autoroute.[1] Le 12 octobre 2024, Louna a été arrêtée et accusée d’avoir incendié la pelleteuse. Plusieurs autres personnes ont été arrêtées et relâchées peu après.

Les images de vidéosurveillance du lieu de l’incendie ont montré deux personnes mettre le feu à la pelleteuse, et l’une d’entre elles être victime d’un retour de flamme. Dans les heures qui ont suivi l’incendie, Louna a été amenée en voiture à un hôpital proche, où elle a été admise pour des brûlures prétendument compatibles avec celles visiblement subies par la personne victime d’un retour de flamme sur les images.

Après son arrestation, Louna a été détenue à l’isolement pendant quatre mois — elle était à l’isolement car elle était dans une prison pour hommes bien qu’elle soit une meuf (trans).[2] Après son arrestation, elle a revendiqué les dégradations contre la pelleteuse. Elle est actuellement sous contrôle judiciaire en attendant le procès.

 

Collaboration des fournisseurs de service

Autres

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration de l’hôpital pour :
Apprendre qu’une personne (Louna) était hospitalisée pour des brûlures.[3]
Obtenir le dossier médical de Louna.
Saisir les vêtements de Louna pendant son hospitalisation.[1]
Obtenir le numéro de téléphone d’un·e proche de Louna, que Louna avait donné à l’hôpital.
Obtenir les images de vidéosurveillance de l’hôpital.
Obtenir des informations du système de paiement du parking de l’hôpital.
Apprendre l’horaire et le lieu d’un rendez-vous de Louna à l’hôpital quelques jours après l’incendie.

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration de plusieurs institutions d’État :
L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a fourni des scans de documents d’identité et des dossiers de demandes de documents d’identité.
Des organismes d’assurance maladie et des mutuelles ont fourni les informations personnelles de personnes sous enquête et de leurs conjoints.
Le service des impôts a fourni les dossiers d’achat et de vente de maisons des parents et grand-parents de Louna.

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration de plusieurs entreprises :
Des banques ont fourni :
Les informations bancaires de plusieurs personnes, y compris de nombreux membres de la famille de Louna.
Les adresses IP utilisées pour faire des virements bancaires en ligne.
Les emplacements où des personnes ont retiré des espèces.
Une société d’assurance a fourni l’adresse et la liste des colocataires d’une personne.
L’opérateur d’autoroutes Vinci a fourni les images de vidéosurveillance de péages d’autoroutes.
L’entreprise ferroviaire publique française (SNCF) a fourni des informations sur des personnes qui avaient réservé des sièges voisins de personnes sous enquête, y compris leurs photos et informations bancaires.
Le service de covoiturage BlaBlaCar a fourni des informations sur des personnes qui avaient utilisé le service, y compris leurs photos, informations bancaires, et les trajets effectués.
Le constructeur automobile Stellantis a fourni les numéros IMSI[4] et IMEI[5] du système de localisation intégré à une voiture. Cependant, les enquêteurs n’ont pas pu localiser la voiture car, pour une raison inconnue, celle-ci n’émettait pas sa localisation.

Les enquêteurs ont demandé à un bailleur social et une agence immobilière de leur fournir les badges d’accès à des résidences.

Opérateurs de téléphonie mobile

Les enquêteurs ont utilisé la collaboration des opérateurs de téléphonie mobile pour géolocaliser environ 30 téléphones et intercepter leurs appels, en temps réel.[3] Les enquêteurs ont notamment utilisé les appels interceptés pour :
Entendre parler d’un rendez-vous devant des immeubles résidentiels, mettre en place une surveillance physique de ces immeubles, et arrêter deux personnes s’étant rendues au rendez-vous.
Entendre Louna prendre rendez-vous avec un médecin, puis contacter le médecin pour obtenir des informations personnelles de Louna, y compris son adresse et son numéro de téléphone.

 

Dispositifs de surveillance cachés

Audio

Un microphone caché a été installé dans un véhicule.[3]

Localisation

Plusieurs balises GPS ont été installées sur des véhicules.[3]

Vidéo

Des caméras ont été installées pour filmer les entrées de plusieurs lieux où habitaient des personnes opposées au projet d’autoroute.[3]

 

Perquisition

Les enquêteurs ont perquisitionné :
Le domicile du propriétaire de la voiture qui a amené Louna à l’hôpital.[3] Lors de la perquisition, ils ont saisi la voiture.
Le domicile d’une personne suspectée d’être visible sur les images de vidéosurveillance de l’hôpital transportant un arrosoir, dans l’espoir de trouver l’arrosoir lors de la perquisition et de confirmer que la personne était bien à l’hôpital.[1]

 

Science forensique

ADN

Des traces ADN de Louna ont été prélevées sur :[3]
Un sac poubelle et un masque chirurgical partiellement brûlés, saisis près de la pelleteuse incendiée.
Un short, saisi dans sa chambre d’hôpital pendant son hospitalisation.
Un gobelet en carton saisi lors de son entrée en garde-à-vue.
Une cuillère et une serviette saisies pendant sa garde-à-vue, après un repas.

Des traces ADN d’une personne ayant été vue dans les couloirs de l’hôpital demandant des nouvelles de Louna ont été prélevées sur :
Un short, saisi dans la chambre d’hôpital de Louna pendant son hospitalisation.
Un masque chirurgical retrouvé dans le short.

Des traces ADN non exploitables ont été prélevées sur :
Un marteau partiellement brûlé retrouvé dans la cabine de la pelleteuse incendiée, dont la fenêtre avait été brisée.
Une torche — un bout de bois avec à son extrémité un tissu imbibé de liquide inflammable — retrouvée près de la pelleteuse incendiée.

Incendie volontaire

Un détecteur de gaz[6] a été utilisé, sans succès, pour détecter des traces d’accélérants dans la cabine de la pelleteuse incendiée.[3]

Des traces d’accélérants ont été prélevées :
Sur une torche — un bout de bois avec à son extrémité un tissu imbibé de liquide inflammable — retrouvée près de la pelleteuse incendiée.
À l’intérieur de la pelleteuse incendiée.

Des traces d’accélérants ont été recherchées, sans succès, sur les vêtements de Louna, saisis à l’hôpital pendant son hospitalisation.

 

Surveillance de masse

Mouchards civils

Plusieurs civils ont aidé les enquêteurs. Notamment :[3]
Après avoir entendu Louna prendre rendez-vous avec un médecin via une écoute téléphonique, les enquêteurs ont contacté le médecin qui a fourni des informations personnelles de Louna, y compris son adresse et son numéro de téléphone.
La pharmacienne d’une pharmacie où Louna obtenait des médicaments a fourni une description physique de Louna, a affirmé la reconnaître sur une photo, et a fourni des documents personnels de Louna, y compris des copies d’ordonnances.
Le chef d’établissement d’un établissement d’enseignement supérieur où étudiait une personne a fourni l’emploi du temps de la personne et des informations sur le moyen de transport qu’elle utilisait pour se rendre à l’établissement.

Vidéosurveillance

Les images de vidéosurveillance du lieu de l’incendie ont montré deux personnes mettre le feu à la pelleteuse, et l’une d’entre elles être victime d’un retour de flamme.[1]

Les images de vidéosurveillance de l’hôpital la nuit de l’incendie ont montré :
La plaque d’immatriculation de la voiture qui a amené Louna à l’hôpital.
Les visages des autres personnes de la voiture.
L’une des personnes de la voiture transportant un arrosoir. Les enquêteurs tenteront plus tard de trouver cet arrosoir dans une perquisition.

Les images de vidéosurveillance de caméras de plusieurs municipalités ont été utilisées pour essayer de reconstruire le trajet de la voiture qui a amené Louna à l’hôpital, et le trajet de Louna quand elle a quitté l’hôpital.[3]

 

Surveillance physique

Cachée

Suite à l’incendie dans la nuit du 4 au 5 mai 2024, les enquêteurs ont mené plusieurs opérations de surveillance physique :[3]
Le 5 mai, à l’hôpital, ils ont pris en photo des personnes demandant des nouvelles de Louna et écouté des conversations.
Les 6, 7, 11 et 14 mai, ils ont surveillé deux lieux où habitaient des personnes opposées au projet d’autoroute. Ils ont pris des photos et relevé des plaques d’immatriculation de véhicules.
Le 10 mai, ils ont surveillé l’entrée de l’hôpital, où Louna avait un rendez-vous.
En juillet, ils ont surveillé un évènement organisé par une personne opposée au projet d’autoroute.

Début octobre, Louna a fait l’objet d’un mandat de recherche. Jusqu’à son arrestation le 12 octobre 2024, les enquêteurs ont mené plusieurs opérations de surveillance physique :
Le 3 octobre, ils ont :
Surveillé pendant 6 heures les domiciles des parents et des grand-parents de Louna.
Effectué plusieurs passages en véhicule devant un autre domicile de la famille de Louna.
Suivi pendant 4 heures une personne qui avait été vue avec Louna à l’hôpital.
Le 8 octobre, ils ont :
De nouveau surveillé pendant 6 heures les domiciles des parents et des grand-parents de Louna.
Effectué plusieurs passages en véhicule devant les domiciles de plusieurs membres de la famille de Louna, et d’une personne l’ayant accompagné à l’hôpital.
De nouveau suivi pendant 6 heures une personne qui avait été vue avec Louna à l’hôpital.
Le 10 octobre, lors du procès d’une personne opposée au projet d’autoroute, ils ont surveillé l’intérieur et les abords du tribunal.
Le 12 octobre, après avoir entendu parlé d’un rendez-vous devant des immeubles résidentiels via une écoute téléphonique, ils ont surveillé ces immeubles et arrêté deux personnes s’étant rendues au rendez-vous, dont Louna.

Vigiles

Dans les jours précédant l’incendie, un vigile a vu des véhicules suspects circuler près du lieu de l’incendie, les a pris en photo, et, après l’incendie, a fourni les photos aux enquêteurs.[3]

 

Notes

1. https://soutienlouna.noblogs.org/post/2025/01/23/free-louna-des-nouvelles-de-laffaire-de-louna-meuf-trans-anar-incarceree-dans-le-cadre-de-la-lutte-contre-la69
2. https://soutienlouna.noblogs.org/post/2025/02/17/louna-est-sortie-de-prison-mais-nest-toujours-pas-libre
3. Source non publique.
4. Un numéro International Mobile Subscriber Identity (IMSI, identité internationale d’abonné mobile) est un numéro qui identifie une carte SIM de manière unique.
5. Un numéro International Mobile Equipment Identity (IMEI, identité internationale d’équipement mobile) est un numéro qui identifie un téléphone de manière unique.
6. https://en.wikipedia.org/wiki/Gas_detector

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A69 : l’itinéraire de Louna, militante trans incarcérée dans une prison d’hommes https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/19/a69-litineraire-de-louna-militante-trans-incarceree-dans-une-prison-dhommes/ Sat, 19 Apr 2025 17:22:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59086 Continuer la lecture ]]> Reporterre / samedi 19 avril 2025

Accusée d’avoir incendié une pelleteuse, sur le chantier de l’A69, Louna a été emprisonnée quatre mois dans une prison pour hommes. Elle témoigne de son itinéraire carcéral, empreint de transphobie.

« Objet : lettre à Louna. » Les doigts figés sur mon clavier, le doute s’insinuait dans mon esprit. Comment s’adresser à une femme incarcérée, dont je ne sais presque rien ? Début février, une source m’a seulement transmis une adresse email à laquelle formuler ma demande de parloir. Ce courriel est ma seule passerelle avec la militante anti-A69. Le reste est une énigme : acceptera-t-elle de témoigner de son itinéraire carcéral ? Ce message traversera-t-il seulement les murs de sa cellule ? J’ai appuyé sur « Envoyer », et l’attente a commencé.

Louna. Sous ce prénom d’emprunt, se cache une activiste accusée d’avoir détruit une pelleteuse sur le chantier de l’autoroute A69, dans la nuit du 4 au 5 mai 2024. Assistée par la Brigade anticriminalité (BAC), la gendarmerie l’a interpellée à la mi-octobre. Aussitôt ses 72 heures de garde à vue achevées, la militante anarchiste a été déférée devant la justice, mise en examen et placée en détention provisoire. Lieu d’emprisonnement ? La maison d’arrêt pour hommes de Tarbes, préfecture des Hautes-Pyrénées. Ce, sans prendre en considération son identité de genre : femme.

Ma bouteille à la mer, lancée via ce courriel, n’a pas coulé dans les abysses du numérique. Le 17 février, un texto m’a été envoyé sur une messagerie chiffrée : « J’ai été libérée. Je suis d’accord pour répondre à tes questions. » Jusqu’alors, Louna avait toujours refusé les demandes d’entretien. Les médias ne lui inspirent pas confiance. Elle s’informe sur d’autres canaux, qu’elle qualifie en riant de « turbogauchistes ».

Une rencontre autour d’un café est fixée dans la foulée : « En revanche, ce sera à Nantes », écrit-elle. Dans l’attente de son procès, dont la date n’a pas encore été fixée, Louna est soumise à un contrôle judiciaire strict. Assignée au domicile vendéen de ses parents de 22 heures à 6 heures, elle doit pointer à la brigade du coin et ses déplacements sont contraints à deux départements : « Un bracelet ? Non, je n’en ai pas. Je dois m’autofliquer. »

Gilet rouge

Une silhouette se faufile dans l’ombre tamisée de la brasserie Louis Blanc. De fines mèches châtains encadrent sa trombine, ornée de boucles d’oreilles dépareillées. Elle est vêtue d’un gilet rouge. Un code couleur dicté par Louna, pour s’épargner l’instant de flottement à chercher un journaliste inconnu dans la foule. Elle commande une limonade, s’assoit et interroge : « Le droit de relecture me sera bien accordé ? » Son affaire a pris une ampleur inattendue. Aussi bien médiatique — CNews ayant apporté son grain de sel — que politique, avec la récente interpellation du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, par une députée LFI à l’Assemblée nationale. Alors, elle veille à préserver son image.

Jouant du bout des doigts avec son pendentif, Louna commence à conter son histoire. Une nuit de printemps, en 2024, un engin du concessionnaire de l’autoroute A69 a été incendié. Participant à cette action, l’activiste a été victime d’un retour de flamme et transportée à l’hôpital de Toulouse. « J’avais le visage brûlé au second degré, décrit-elle. Mes cils et mes sourcils avaient disparu. J’ai mis des mois à vraiment guérir. »

Quelques heures à peine après son admission, à l’aube, des gendarmes ont débarqué au CHU et perquisitionné sa chambre, en quête d’ADN et de traces de suie. Dans le couloir, une médecin a notifié aux militaires l’incompatibilité de l’état de santé de leur suspecte avec une garde à vue. « J’ai compris que les keufs attendaient le feu vert de la cheffe de service pour me serrer. Je n’avais pas la force d’être interrogée dans un tel état de santé. Alors… je suis partie. »

Louna découvrira plus tard, en consultant le dossier d’instruction, qu’à cet instant précis des agents de la Section de recherches (SR) ont tenté de la prendre en filature. Échec. Ils ont perdu sa trace, et ne l’ont retrouvée que cinq mois plus tard. Aujourd’hui, la justice reproche à la militante de s’être ainsi enfuie. Une sémantique qu’elle rejette : « J’ai simplement pris le temps de me soigner. À aucun moment je ne me suis cachée. Je suis même allée voter. » Seulement, dès lors qu’un individu ne possède ni véhicule ni smartphone, « les flics sont en panique », rit-elle.

Chapeautée par la Section de recherches, l’enquête criminelle a nécessité le déploiement d’un dispositif colossal. L’organisation de planques et de filatures a été confiée à une unité d’élite de la gendarmerie. Des balises GPS ont été dissimulées sur une dizaine de véhicules. Et une trentaine de numéros de téléphone ont été placés sur écoute. Le 12 octobre, un coup de fil anodin entre elle et un particulier du site de vente Leboncoin a mis fin à la traque.

« Au moment de charger les meubles dans le camion, quatre mecs en civil se sont rués vers moi, se souvient-elle. À leur look de baqueux [surnom donné aux agents de la BAC], j’ai tout de suite compris. » Louna a été contrôlée dans le hall du bâtiment et a entendu un agent lancer : « Ça correspond bien à la description. Allez hop, on embarque. » S’en est suivie l’inculpation en correctionnel pour « destruction du bien d’autrui par moyen dangereux » et « association de malfaiteurs ».

Dès lors, une question a obnubilé la justice : Louna a-t-elle, oui ou non, eu recours à la chirurgie ? « Oui, le dentiste m’a retiré mes dents de sagesse », raillait-elle à chaque fois, feignant ne pas comprendre que les magistrats l’interrogeaient sur une transformation potentielle de ses organes génitaux. « Je ne demande pas ce qu’il y a entre les pattes des gens… Et je n’ai pas envie qu’on vienne fouiller entre les miennes », ponctue-t-elle.

En France, il n’existe aucune donnée publique comptabilisant le nombre de personnes transgenres écrouées. Aucun texte, non plus, ne régit spécifiquement leur privation de liberté. De ce désert législatif, découlent des conditions d’incarcération difficiles, où les femmes trans sont « ostracisées et discriminées », déplore l’Observatoire international des prisons. Le choix de leur affectation est exclusivement fondé sur l’état civil, en totale contradiction avec le principe d’autodétermination de l’identité de genre, prévu par les Nations unies.

Louna a ainsi été envoyée dans un établissement pour hommes… à 400 km des siens. Évoquant sa sécurité, l’administration pénitentiaire a placé la Vendéenne au quartier d’isolement. Une aile de la prison strictement séparée des autres détenus. Du moins, en théorie. « À mon arrivée, certains d’entre eux travaillaient sur un chantier… juste devant ma cellule, poursuit-elle. Ils s’amusaient à m’observer par l’œilleton de la porte. Avec ma poitrine et mes cheveux longs, j’étais l’attraction. La créature. » Les insultes fusaient, les menaces de viol avec. Au fond d’elle, une petite voix lui disait : « Tu es entrée debout, tu ressortiras debout. Hors de question que la taule te casse. »

Cellule 130

Dans cette prison affichant un taux d’occupation de plus de 200 %, Louna vivait seule entre quatre murs écaillés. 9 m2 précisément, à en croire ses calculs improvisés avec une feuille A4. À défaut du moindre système d’aération, la prisonnière laissait ouverte la petite fenêtre en plexiglas 24 h/24. « J’ai eu des nuits à -5 °C l’hiver. Beaucoup se plaignaient du froid. Moi, je refusais de baigner dans mes propres vapeurs de toilette. »

Coulée dans le sol, sa couchette métallique n’offrait guère de réconfort. Un matelas ferme comme du bois, et couvert de plastique pour éviter la prolifération des punaises de lit. Chez elle, pas de cafards, mais des fourmis et des moucherons à profusion. Un rat, aussi, de passage à sa fenêtre. Rapidement, Louna s’est mise à saigner du nez, et cracher du sang : « Ça ne m’était encore jamais arrivé… L’image m’a fait peur. » Les gardiens eux-mêmes étaient stupéfaits devant le délabrement des geôles, raconte-t-elle.

Hormis de ponctuels mégenrages, aucune réflexion transphobe des gardiens n’est arrivée aux oreilles de la militante anarchiste. Le flot d’insultes, criées des fenêtres par d’autres résidents, s’est lui aussi vite évanoui à force de discussions. Et l’image de « la petite fille fragile » avec.

Ses yeux bleus s’égarent. Les bribes d’une discussion jaillissent dans son esprit. D’une voix rauque, elle imite : « Bon, t’es peut-être un travelo… mais t’es un bon. Force à toi. » Formulés par un voisin de cellule, ces mots crus ont arraché un sourire à Louna : « C’est clair qu’on est loin de la bourgeoisie intellectuelle des gauchos. Et pourtant, ça m’a réconfortée. »

Fouilles à nu

Ce séjour de quatre mois fut aussi ponctué d’épreuves, où s’entremêlaient burlesque et humiliation. Parmi elles, l’épisode des fouilles à nu. Une femme inspectait d’abord Louna de la tête aux hanches. La prisonnière enfilait un t-shirt, puis un gardien examinait le bas de son corps. « Un ballet lunaire, persifle-t-elle. Hors de question pour eux qu’un homme voit une paire de seins. »

L’adrénaline de ces découvertes a fini par s’estomper, la laissant en proie à une routine spartiate. Une dosette de café au lever du soleil, suivie de deux « gamelles » à 11 h 30 et 17 h 30. Les assiettes se composaient d’un unique ingrédient. Tantôt des petits pois, tantôt des brocolis ou des pâtes. La militante n’ayant accès ni à la bibliothèque, ni à la salle de sport, ni à la cour de promenade depuis le quartier d’isolement, son quotidien était rythmé par les émissions de télé, les sudokus et la musculation.

Par la mélancolie, aussi. Notamment à l’heure de souffler sa 25ᵉ bougie, seule dans sa cellule, ou à la veillée de Noël, loin de ses grands-parents : « Je crois que mon papy a versé bien plus de larmes en quelques mois que tout au long de sa vie. » Rare lot de consolation, pour elle : la réception d’albums dédicacés de ses artistes queer et punk phares.

Le 14 février, à l’aube, ce calvaire de quatre mois a pris fin. « Un surveillant a ouvert ma cellule et m’a dit que j’étais libre. » Une décision du juge d’instruction. Un instant plus tard, elle foulait le trottoir avec la drôle de sensation de pouvoir marcher dans n’importe quelle direction. Une poêle, sa radio et quelques vêtements dans son baluchon, elle filait entourée d’amis acheter une tarte au citron dans une pâtisserie. « J’ai mis cinq jours à vraiment atterrir. »

Louna parle depuis bientôt deux heures. Son verre de limonade est resté intact. Avant de disparaître, elle commente la décision historique du tribunal administratif ayant signé l’arrêt du chantier de l’A69, « une autoroute aussi bien inutile que mortifère », une poignée de jours après sa libération : « Une victoire ? Je n’irais pas jusque-là. Disons plutôt une grande bouffée d’espoir. » Une lueur de malice éclot sur ses lèvres : « Nous ne sommes plus les seuls à être illégaux. »

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Louna est sortie de prison ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/14/louna-est-sortie-de-prison/ Fri, 14 Feb 2025 18:08:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58393 Continuer la lecture ]]> Extrait du Monde / vendredi 14 février 2025

Louna, militante transgenre opposée au projet d’autoroute A69 entre Castres et Toulouse, a finalement été libérée de prison, vendredi 14 février au matin par une ordonnance du juge d’instruction. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Alors que sa détention préventive au sein de la maison d’arrêt de Tarbes durait depuis plus de quatre mois, le juge des libertés et de la détention avait décidé, le 3 février, de la prolonger jusqu’au 15 juin. Quelques dizaines de personnes s’étaient alors rassemblées devant le palais de justice de Toulouse pour demander la libération de la militante. « Cette décision nous parait disproportionnée, d’autant qu’elle n’a pas de casier judiciaire et a des garanties de représentation, affirmait son avocate, Claire Dujardin après avoir déposé une nouvelle demande de remise en liberté. La détention préventive doit rester l’exception, surtout lorsqu’il s’agit d’une personne transgenre, pour qui le milieu carcéral n’est pas du tout adapté. » […]

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Mise à jour du 18 février :

Louna est sortie de prison ! (mais n’est toujours pas libre)

Blog du groupe de soutien à Louna / lundi 17 février 2025

Bonne nouvelle ! Louna est sortie de prison ce vendredi 14/02 !

Le 3 février, lorsque le juge des libertés et de la détention (JLD) avait décidé du renouvellement de sa détention jusqu’à juin, il mettait notamment en avant le fait que Louna n’avait pas encore été entendue par la juge d’instruction (Après 4 mois de détention, merci la lenteur de la justice…). L’entretien avec la juge d’instruction a eu lieu la semaine suivante et les avocates de Louna ont déposé une Demande de Mise en Liberté (DML) dans la foulée. C’est à l’issue de cette DML qu’elle a été libérée, sous Contrôle Judiciaire (CJ).

Lors de l’entretien devant la juge d’instruction, Louna a revendiqué son geste. Elle a déclaré : « Je reconnais avoir fait une tentative de dégradation d’un engin de chantier. Par contre, je ne m’excuserai pas, car je considère qu’il s’agit d’un acte de légitime défense écologiste. On se rappelle que dans les années 40, les Résistant.es étaient qualifié.es de terroriste : je me demande comment on sera qualifié.es plus tard… »

La juge d’instruction a ensuite tenté de faire coopérer Louna à l’enquête et qu’elle donne des informations sur d’autres personnes, mais elle a gardé le silence. La juge lui a carrément déclaré : « Loin de moi l’idée de faire du chantage à la détention, mais le temps d’enquête est long et il pourrait être écourté si vous donniez plus d’informations »… Non, vraiment ça ressemble pas du tout à du chantage à la détention… Mais ça n’a pas marché pour lui soutirer des infos (non non on poucave pas) et elle est quand même sortie une semaine après !

L’affaire n’est pas finie, Louna n’est plus en détention, mais elle reste soumise à un contrôle judiciaire strict : obligation d’être chaque nuit à son domicile, un pointage au comico par semaine, interdiction de quitter le département et celui limitrophe et surtout une interdiction de contact avec des personnes proches…

Nous vous tiendrons au courant de la suite, du probable procès, ou des rebondissements de l’enquête, toujours en cours. Y aura toujours besoin de soutien !

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont apporté et apportent du soutien, avec vos lettres, vos actions diverses, votre présence aux rassos, votre aide logistique, vos dons, etc <3

On est bien content.es que Louna ne soit plus en prison, mais ça reste une institution nulle à chier qui continue d’enfermer les personnes pauvres, racisées, avec des troubles psy ou dissidentes. On continue de lutter contre toutes les prisons et les projets mortifères !

Free Louna !
No Macadam !
Crève la taule !

Le collectif de soutien à Louna
soutienlouna.noblogs.org

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Val-d’Oise : Nouvelle attaque incendiaire contre NGE en soutien à Louna https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/11/val-doise-nouvelle-attaque-incendiaire-contre-nge-en-soutien-a-louna/ Tue, 11 Feb 2025 17:23:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58333 Continuer la lecture ]]> Indymedia Lille / lundi 10 février 2025

Nouvelle attaque incendiaire contre NGE en soutien à Louna dans le Val d’Oise. Le GIEC annonce la reprise du chantier de démolition de la liaison Roissy-Picardie.

Le week-end passé, la foudre anarchiste a frappé une deuxième fois au même endroit, là où NGE et Egis construisent la liaison ferroviaire Roissy-Picardie.

Armé.e.s de rage face à la nouvelle de la prolongation de la détention provisoire de Louna (accusée d’avoir cramé un engin de NGE), nous avons voulu enlever notre propre pierre à l’édifice. Deux engins ont donc été attaqués au cours d’une nuit bien calme. Au moins l’un d’eux a fini complètement engouffré dans les flammes.

Ce chantier avait déjà été pris pour cible fin janvier par des anarchistes en soutien aux zadistes contre l’A69 et la LGV Bordeaux-Toulouse. Le communiqué qui revendiquait cette action nous a motivé.e.s d’aller y jeter un coup d’oeil et d’agrémenter le tout d’un peu de fumée. Pour rappel : https://nantes.indymedia.org/posts/137835/action-contre-les-engins-de-nge-sur-un-chantier-de-la-liaison-ferroviaire-roissy-picardie/

Comme en témoignent les images qui ont circulé sur les réseaux avant notre action, au moins 3 autres engins avaient déjà brûlé précédemment sur ce même chantier. Si on y rajoute les nôtres, ça fait monter le compte à 5 ce qui commence à faire une addition bien salée pour NGE.

Les flics, les juges, les procs et bien d’autres connards considèrent l’enfermement et les violences qui l’accompagnent comme une réponse légitime et juste à un engin détruit. Nous inversons leur logique pour y riposter selon nos moyens : vengeons chaque copain.e interpelé.e à coup d’incendies jusqu’à ce que nos vies commencent à valoir plus cher que leurs pauvres carcasses en métal.

Nos pensées vont à Louna et à tou.s.tes les prisonnier.e.s ! Courage aux zadistes qui continuent à lutter à la Guinguette Vaillante à Saint-Jory contre le projet de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse.

Il nous paraît logique de s’en prendre à NGE pour l’expulsion de tous les lieux occupés sur le tracé de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres et pour sa participation à l’opération policière ciblant la Guinguette le 22 janvier dernier.

Quant à Egis, cette autre boîte présente sur le chantier de liaison Roissy-Picardie, en plus de collaborer à la construction de taules, elle est aussi responsable du futur Centre de Rétention Administrative (prison pour étranger.e.s qui n’ont pas les bons papiers) de Nantes. Cette boîte d’ingénieurs participe aussi, avec Alstom et Systra, au projet de tramway reliant Jérusalem aux colonies israéliennes en terres palestiniennes.

Autant de bonnes raisons de cibler leurs machines.

Un petit avertissement pour celleux qui voudraient refaire le coup. Même si la longueur du chantier Roissy-Picardie (près de 4 kms) permet de trouver des endroits vulnérables et mal protégées, des caméras qui semblent détecter le mouvement sont placées à des endroits stratégiques. En plus, au moins un vigile fait des rondes en voiture sur une section du chantier la nuit (la partie entre la D317 et la A1).

Free Louna ! Que le feu !

Le GIEC du 95 (Groupe d’individus extrêmement combustibles, section valdoisienne)

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Exigeons la libération de Louna ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/07/exigeons-la-liberation-de-louna/ Fri, 07 Feb 2025 17:26:36 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58297 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / vendredi 7 février 2025

Le 3 février, la Juge des Libertés et de la Détention a décidé de la prolongation de la détention provisoire de Louna pour 4 mois, et donc du prolongement de sa situation inacceptable.
Louna a fait appel de cette décision, qui sera jugée le 11 février prochain. Exigeons sa libération !

Pour la soutenir d’ici là, vous pouvez en parler un maximum autour de vous, dans vos organisations, vos collectifs, vos lieux de luttes. Vous pouvez imprimer le tract ci joint pour le differ en manifestation ou le mettre partout où vous le pouvez.
N’hésitez pas à consulter et diffuser le site https://soutienlouna.noblogs.org/ pour connaître l’avancée de la situation.

Ne laissons pas la discrétion profiter à la justice, faisons du bruit pour visibiliser cette affaire et exiger la libération de Louna !

 

Soutien à Louna
Meuf trans anar incarcérée dans le cadre de la lutte contre l’A69

Depuis le 15 octobre 2024, Louna est maintenue en détention provisoire à Tarbes suite à sa mise en examen dans une enquête d’instruction liée à la lutte contre l’A69. Elle est accusée de la destruction d’une pelleteuse par substance explosive avec participation à une association de malfaiteurs.

Pour le moment, aucune date de procès n’est connue, ce qui laisse la possibilité à la justice de la laisser en détention provisoire pour encore des nombreux mois. Les demandes de libération, notamment sous contrôle judiciaire ou bracelet électronique, ont été refusées à ce jour.

Louna est enfermée à la Maison d’arrêt pour hommes de Tarbes, alors que c’est une meuf trans. Et parce qu’elle est une meuf trans, elle est mise dans une cellule à l’isolement. Concrètement ça veut dire qu’elle vit seule depuis des mois dans une pièce de 9m², qu’elle ne voit personne en dehors des parloirs, et que son accès à la promenade, à la douche ou à d’éventuelles activités est super galère, voire impossible.

Cette situation n’est pas acceptable !
Aucune situation d’enfermement n’est acceptable peu importe les conditions !

LIBÉRATION IMMÉDIATE DE LOUNA !

Malgré cet enfermement qui commence à durer et les conditions d’une incarcération à l’isolement, elle garde le moral, et nous on garde la rage de la savoir enfermée.

Pour plu d’infos sur la situation de Louna, on vous renvoie vers les 2 précédents communiqués dispos sur le site internet de soutien à Louna :
https://soutienlouna.noblogs.org

Louna a été placée en détention provisoire uniquement pour des accusations de faits d’atteinte aux biens, des biens privés qui appartiennent à une entreprise du chantier de l’autoroute A69 dont l’État s’entête à être le fervent défenseur. Cette détention s’inscrit dans un contexte où depuis des mois les militant.es contre l’A69 subissent de plein fouet une répression extrêmement brutale.

Cette violence étatique n’est pas nouvelle, elle s’inscrit dans la continuité de la répression à laquelle ont toujours fait face les mouvements sociaux mais aussi les minorités et personnes précarisées par cette société.

Face à l’intensification de la répression et à la montée du fascisme ambiant, unissons nos forces et organisons nous !

SOUTIEN À TOUTES LES PERSONNES EN LUTTE CONTRE CE SYSTÈME QUI ÉCRASE, INCARCÈRE ET TUE !
FREE LOUNA !
NO MACADAM !
CRÈVE LA TAULE !

Collectif de soutien à Louna
soutien-louna@riseup.net

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Mise à jour du 11 février :

IAATA / lundi 10 février 2025

L’audience de mardi 11 est annulée. À la place une Demande de Mise en Liberté (DML) est posée et sera instruite la semaine prochaine.

[…]
On continue de vous tenir au courant via iaata, l’insta de la zadA69 et le blog de soutien à Louna [https://soutienlouna.noblogs.org]

Acabisous
Free Louna !

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Toulouse : La détention préventive de Louna prolongée https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/04/toulouse-la-detention-preventive-de-louna-prolongee/ Tue, 04 Feb 2025 17:19:16 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58225 Continuer la lecture ]]> Le Parisien / lundi 3 février 2025

Une militante transgenre, mise en examen et écrouée dans le cadre de sa mobilisation contre l’A69 Toulouse-Castres, a vu lundi sa détention à l’isolement dans une prison pour hommes prolongée jusqu’au 15 juin, a-t-on appris auprès du parquet et de son avocate.
Entre 30 et 40 personnes se sont rassemblées lundi matin devant le palais de justice de Toulouse pour demander la libération de l’activiste, identifiée par son seul prénom Louna, pendant sa comparution devant un Juge des libertés (JLD), a rapporté à l’AFP son avocate, Claire Dujardin.

À la mi-octobre 2024, cette personne, […] a été mise en examen pour « destruction du bien d’autrui par moyen dangereux, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit passible de 10 ans d’emprisonnement et refus de se soumettre à un prélèvement biologique destiné à permettre l’analyse et l’identification de l’empreinte génétique », a précisé le parquet de Toulouse.

Elle a été alors placée en détention provisoire à la prison de Tarbes (Hautes-Pyrénées), une prison pour hommes où elle se trouve à l’isolement depuis bientôt quatre mois, selon son comité de soutien, composé notamment de membres des organisations opposées au chantier de l’A69. « Parce qu’elle est une meuf trans, elle est mise à l’isolement », dénonce encore un texte de soutien publié sous le titre « Free Louna » sur les réseaux sociaux.
Cette détention « extrêmement difficile », selon Me Dujardin, a été prolongée jusqu’au 15 juin, soit pour un total de huit mois. « Placer une jeune femme trans à l’isolement dans une prison pour hommes dans l’attente d’être jugée, c’est une forme de maltraitance », a estimé Isabelle Carsalade, pédopsychiatre et membre du collectif anti-A69, la Voie est Libre. « Il n’y a pas eu de meurtre », a-t-elle dit à l’AFP, jugeant cette détention préventive d’autant plus « violente » qu’ »une transition de genre est déjà compliquée ».
Un engin de chantier avait été incendié en mai 2024 non loin du tracé de l’A69, autoroute contestée qui doit relier fin 2025 Toulouse à Castres et fait l’objet de multiples recours en justice et manifestations d’opposants.

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Val-d’Oise : Action contre les engins de NGE sur un chantier de la Liaison Ferroviaire Roissy-Picardie https://attaque.noblogs.org/post/2025/01/23/val-doise-action-contre-les-engins-de-nge-sur-un-chantier-de-la-liaison-ferroviaire-roissy-picardie/ Thu, 23 Jan 2025 17:31:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58038 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 22 janvier 2025

A la fin de la semaine dernière, des anarchistes…euh…des individues ;) se baladaient dans le val d’oise pour le simple plaisir. Mais au lieu de voir des sangliers, iels ont croisé d’énormes monstres de métal. des grosses machines jaunes faisaient dodo sur un des chantiers de la liaison ferroviaire roissy-picardie.

Depuis début 2024, des SUPER ingénieurs de NGE et d’Egis <3 s’agitent dans tous les sens sur le tracé de la nouvelle voie de 4 km entre les communes de Fosses et de Vémars. Le projet est censé relier la gare Roissy TGV avec les Hauts-de-France pour faire de cette région une “plaque tournante logistique majeure”. des engins terrassent, construisent, montent des grillages autour des petits bouts de bois “préservés”, tout ca pour la modique somme de 60 millions d’euros. trois fois rien en somme.

Face à ces monstruosités, les individu.es se sont arrêté.es près du chantier en question (un pont rail) et ont mis feu à la cabine d’une grue mobile à tour et d’un chariot élevateur qui se trouvaient malencontreusement à proximité. et pouf, tout est parti en fumée. on pourrait dire plein de choses sur l’arnaque que c’est la croissance économique verte et les transports de grande vitesse, mais en fait on a surtout trouvé le chantier très moche et les flammes l’ont grave embelli (aussi on aime pas les plaques tournantes)

soutien aux zadistes luttant contre l’A69 et les LGV bordeaux-toulouse ! vengeance contre NGE pour l’expulsion de la crém’arbre, la cal’arbre et du verger ! a bas Egis qui collabore à la construction de prisons à travers ses études d’impact environnemental (un monde sans prisons c’est plus écolo :p) !

ps. combien d’ingénieurs de NGE pour construire un pont rail avec une grue cramée ? on sait pas mais on veut bien la réponse !!!

SNAKE (Sommes (pas) Navré.es d’Avoir Kramé les Engins)

 

[auf Deutsch]

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Des nouvelles de l’affaire de Louna https://attaque.noblogs.org/post/2025/01/23/des-nouvelles-de-laffaire-de-louna/ Thu, 23 Jan 2025 17:27:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58046 Continuer la lecture ]]> Blog du groupe de soutien à Louna / jeudi 23 janvier 2025

Free Louna ! Des nouvelles de l’affaire de Louna, meuf trans anar incarcérée dans le cadre de la lutte contre l’A69

Cela fait désormais plus de 3 mois que Louna, meuf trans anarchiste en lutte contre l’A69, est maintenue en détention provisoire au sein de la maison d’arrêt pour hommes de Tarbes, à l’isolement. Malgré cet enfermement qui commence à durer et les conditions d’une incarcération à l’isolement, elle garde le moral, et nous on garde la rage de la savoir enfermée. Louna est accusée d’avoir incendié un engin de chantier destiné à la construction de l’A69, projet d’autoroute aussi bien inutile que mortifère, entre Castres et Toulouse. Les demandes de libération, notamment sous contrôle judiciaire ou bracelet électronique, ont été refusées à ce jour.

On revient ici sur les raisons de son incarcération, avec les éléments qu’on a recueillis suite aux autres GAV et lors d’une audience publique, ou avec ce qu’on en interprète, mais aussi sur les moyens de la soutenir. La prochaine échéance importante pour la libération de Louna arrive mi-février : le juge des libertés et de la détention devra statuer sur un renouvellement ou non de la détention provisoire. Diffusons largement le slogan « Free Louna », demandons sa libération et que crèvent les taules, la répression, et la transphobie d’État !

Les éléments de l’enquête

La nuit du 4 au 5 mai 2024, un engin de chantier a été incendié non loin du tracé de l’A69. D’après les enquêteurs, des images de vidéosurveillance sur place montrent deux personnes mettre le feu à une pelleteuse, puis l’une d’entre elle être victime d’un retour de flamme. Or, cette même nuit, une personne a été admise aux urgences dans un des hôpitaux les plus proches du lieu de l’incendie, présentant des blessures qui pourraient être compatibles avec l’accident filmé. Il s’agit ici de Louna, effectivement hospitalisée cette nuit-là.

D’après les images de vidéosurveillance de l’hôpital, trois personnes semblaient l’accompagner. Les enquêteurs ont repéré la voiture dans laquelle Louna serait arrivée en compagnie de ces trois personnes, ils en ont relevé la plaque d’immatriculation et donc l’identité de son.sa propriétaire. De plus, Louna a indiqué un numéro de téléphone d’un.e proche dans un formulaire des urgences, numéro que les flics semblent avoir attribué à un.e des accompagnateurs.rices. Des keufs sont également venus saisir ses vêtements durant son hospitalisation, et ont trouvé de l’ADN sur un short ainsi que sur un masque covid contenu dans une poche. Cet ADN a été attribué à une des personnes suspectée d’avoir accompagné Louna à l’hôpital. Lors de leur passage, les flics ont aussi pris des photos des accompagnateur.rices, de meilleure qualité que les images de vidéosurveillances car prises avec un smartphone. C’était probablement pour tenter ensuite de faire de la reconnaissance faciale, par exemple en comparant avec les photos du TAJ [1] ou les photos de militant.es de l’A69 issues de leur fichage incessant. Après deux jours d’hospitalisation, Louna a décidé de partir d’elle-même.

Sur la base de ces éléments, quatre personnes ont été arrêtées mi-octobre : Louna, deux personnes soupçonnées de faire partie des accompagnateurs.rices, et le.a propriétaire de la voiture. Les gardes à vue ont duré jusqu’à 94 heures, les interrogatoires se sont enchaînés. Les enquêteurs ont également profité de cette garde à vue pour récupérer l’ADN de Louna sur un gobelet qu’elle a utilisé, en plus de l’avoir probablement déjà chopé sur ses vêtements à l’hôpital. Ils déclarent que cette même ADN a été retrouvée sur un masque covid resté sur le lieu de l’incendie. Suite à cela, Louna a été mise en examen dans le cadre de cette instruction et les trois autres personnes ont été relâchées. Les chefs d’inculpation retenus sont la destruction d’une pelleteuse par une substance explosive et la participation à une association de malfaiteur en vue d’une destruction par voie dangereuse.

Mi-novembre, les enquêteurs ont procédé à une nouvelle perquisition et interpellation au domicile d’un.e militant.e, toujours à la recherche d’au moins un.e des accompagnateur.rices de l’hôpital. Ils ont fouillé son appartement à la recherche d’un arrosoir, car les vidéosurveillances de l’hôpital montreraient une personne qui sort de la voiture avec un arrosoir (planquez vos arrosoirs haha). A priori, les keufs auraient visé cette personne par reconnaissance faciale, car elle serait connue par les services de police pour son activisme dans les milieux écolos de sa ville. Iel aussi a été relâché.e sans suites à ce jour.

Parmi les autres techniques que les keufs ont dit avoir utilisé ou que l’on suppose, ils auraient mis un.e ou plusieurs des suspect.es sur écoute pour les appels et SMS en clair et auraient suivi les déplacements d’un.e ou plusieurs personnes par bornage de son / leurs téléphones portables. Ils semblent aussi avoir demandé des relevés bancaires (y compris de proches des suspect.es), et puisqu’ils le font presque systématiquement, on peut imaginer qu’ils ont demandé les fadettes [2] du / des numéros qu’ils ont attribué à un.e / des suspect.es. Enfin, des parents de certain.es suspect.es ont été convoqué.es en audition pendant la garde à vue, dans le cas où iels avaient été désigné.es comme proche à prévenir par les gardé.es à vue.

Une autre enquête d’instruction a été ouverte mi-décembre dernier, avec la mise en garde à vue de trois personnes sur des interpellations ciblées allant jusqu’à 36h. L’enquête concernait plusieurs incendies d’engins de chantier, et les personnes interpellées ont été relâchées sans suite. Vu les nombreux incendies attribués aux militant.es contre l’A69, il y a très probablement encore d’autres instructions en cours sur d’autres faits. Pour se protéger collectivement contre la répression, il nous semble important de continuer de se former et se mettre à jour sur les techniques des keufs et les pratiques de défense collective :
Petit manuel de défense collective
Affaire « Lafarge » moyens d’enquêtes
Les chouettes hiboux face la répression
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Comment apporter du soutien

Louna est en taule depuis trois mois, à l’isolement dans une maison d’arrêt pour hommes, comme c’est courant pour les meufs trans incarcérées [3]. Elle a quelques visites, mais ses proches habitent à plusieurs centaines de kilomètres de Tarbes. Elle reçoit également de nombreuses lettres de soutien, qui lui font toujours très chaud au cœur. Pour obtenir les informations pour lui écrire, vous pouvez envoyer un mail à soutien-louna@riseup.net, car elle ne souhaite pas diffuser publiquement son état civil et numéro d’écrou.

Louna subit la répression d’un système judiciaire transphobe, qui protège les intérêts capitalistes des promoteurs de l’A69, projet d’autoroute dont l’aspect dévastateur est largement documenté [4]. Les magistrats lui reprochent également de ne pas être assez insérée socialement, motif que cette justice classiste trouve suffisant pour placer quelqu’un.e en détention provisoire plutôt que sous contrôle judiciaire. On invite toustes les militant.es anticapitalistes, queer, écolo etc, à demander sa libération immédiate et partager très largement le mot : « Free Louna ! » Vous pouvez repartager ce communiqué ainsi que celui de novembre, les imprimer et les differ dans les lieux militants de votre ville, lors de manifs, faire des prises de paroles lors d’événements, créer des banderoles… Vous pouvez également imprimer et sticker partout ce stickers Free Louna et en créer d’autres.

De manière générale, n’hésitez pas à prendre l’initiative de toute action de soutien qui vous parle. Nous rassemblons sur ce site toutes les informations liées à la situation de Louna : https://soutienlouna.noblogs.org. Vous pouvez mettre le lien sur les tracts, stickers, publications que vous diffusez et nous écrire suite à une action de soutien pour qu’on la partage sur le site si vous le souhaitez.

Enfin, vous pouvez apporter du soutien financier. Il y a déjà eu plusieurs événements de soutien à Louna (un énorme merci!!), grâce auxquels nous pouvons faire face aux frais de son incarcération pour le moment. Vous pouvez continuer d’en organiser, notamment si son incarcération se prolonge, ou également donner sur la cagnotte de l’antirep de l’A69, qui soutient Louna mais aussi de la centaine de procès en cours de militant.es de cette lutte, qui subissent une énorme répression.

Merci infiniment pour toute la solidarité qui est exprimée envers Louna, ça fait chaud au cœur ! Vous êtes incroyables !

On finit par quelques mots de Louna :

« Pour toutes les lettres de soutien à Louna, déjà merci pour la force <3 Y a une part de réconfort de voir autant de soutien entre mes mains. Comme dit une des lettres « les murs sont épais, mais la solidarité puissante ! » Tous ces petits et grands dessins, ces poèmes, ces anecdotes, ces mots d’amour, de tendresse, de rage, des câlins, des accolades, des clins d’œil… On est là ! Un merci particulier aux sœurs trans, on se sait, force !
Merci pour les soirées de soutien, les cantines et tout le reste.
Une pensée à celleux qui se deter ici et ailleurs, on est ensemble <3 Force à celleux qui construisent, qui soignent, qui restent <3 Amour et Rage
TranS RightS »

Free Louna !
No Macadam !
Crève la taule !

Collectif de soutien à Louna
soutien-louna@riseup.net
https://soutienlouna.noblogs.org

 

 

1. Le Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ) est un fichier de police judiciaire recensant des informations relatives aux victimes d’infractions et aux personnes mises en cause et prévenues dans le cadre d’enquêtes pénales. Outre l’infraction en cause, il contient des données en lien avec l’identité des personnes, mises en cause et victimes, notamment les informations sur leur état civil, leur adresse, leur profession ainsi que leur photographie.

2.Les factures détaillées (Fadettes) contiennent les métadonnées des échanges, sans leur contenu. Elles mentionnent notamment les numéros, dates, heures et durées de communication. Plus d’infos ici.

3. https://blogs.mediapart.fr/observatoire-international-des-prisons-section-francaise/blog/120117/personnes-trans-incarcerees-isolement-et-humiliations ou https://oip.org/analyse/femmes-trans-en-prison-ostracisees-et-discriminees/

4. https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/enquete-conflit-d-interet-opacite-financiere-dans-les-coulisses-du-projet-controverse-de-l-a69_6495839.html ou https://reporterre.net/A69-Toulouse-Castres-un-avis-negatif-du-Rapporteur-public-relance-le-debat-sur-le-projet

 

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Prison de Tarbes : Soutien à Louna, meuf trans en détention provisoire dans le cadre de la lutte contre l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/14/prison-de-tarbes-soutien-a-louna-meuf-trans-en-detention-provisoire-dans-le-cadre-de-la-lutte-contre-la69/ Thu, 14 Nov 2024 17:23:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57382 Continuer la lecture ]]> IAATA / mercredi 13 novembre 2024

Mi-octobre dernier, 4 personnes se sont faites arrêter dans plusieurs coins de France, dans la rue lors d’arrestations ciblées ou à leur domicile à 6h du mat. Iels ont chacun.e été conduites jusqu’à Toulouse pour y subir des Garde à Vue allant jusqu’à 94 heures, dans le cadre d’une instruction pour « association de malfaiteurs » liée à la lutte contre l’A69. A l’issue de sa garde à vue, Louna a été la seule personne mise en examen et a été envoyée en détention provisoire (DP). Elle est accusée d’avoir détruit une pelleteuse par substance explosive et d’association de malfaiteur en vue d’une destruction par voie dangereuse.

Depuis, elle est à la Maison d’arrêt pour hommes de Tarbes, alors que c’est une meuf trans. Et parce qu’elle est une meuf trans, elle est mise à « l’isolement ». Concrètement l’isolement, ça veut dire que sa seule et unique sociabilité c’est avec des matons et qu’elle ne peut sortir de sa cellule que lorsque l’ensemble des détenus sont dans les leurs. Ça rend son accès à la promenade, à la douche ou à d’éventuelles activités super galère, voire impossible. L’autre jour, elle a été oubliée à la douche pendant plus d’une heure et demie parce que chacun de ses déplacements demande « trop d’orga » aux matons. Elle subit la transphobie de la justice à toutes les échelles, entre les mégenrages constants et les questions intrusives d’une juge qui lui demande si elle veut faire une opération génitale et qui s’étonne de l’absence d’un suivi par un.e psychiatre pour sa transition… D’ailleurs, la juge qui a décidé du placement à Tarbes a argué qu’il y avait un accueil spécial pour les personnes trans là-bas : c’est absolument FAUX, c’est la seule meuf trans et bien sûr y a rien de particulier, c’est juste une maison d’arrêt pour hommes surpeuplée à 210%.

Louna a donc été placée en détention provisoire uniquement pour des accusations de faits d’atteintes aux biens, des biens privés qui doivent visiblement appartenir à une entreprise du chantier de l’autoroute dont l’État s’entête à être le fervent défenseur. Lors de l’audience publique, elle est décrite comme une « opposante active contre l’A69 », sur la seule base d’avoir été repérée en train de ravitailler des écureuils (nom donné aux militant.es occupant les arbres), d’avoir été contrôlée une fois à proximité de la zad et d’avoir été présente à un procès de militant.es. Effectivement, une dangereuse écoterroriste …

Lors de l’appel du placement en DP, dans le rappel des faits la juge mentionne que Louna n’a pas de téléphone à son nom et qu’outre son lieu de domiciliation, elle a des points d’ancrage dans plusieurs coins de France. La proc rajoute quant à elle que Louna est une militante et qu’on sait bien que les militant.es ont des moyens de communication frauduleux, pour appuyer le maintien en détention. Nous, ça nous rappelle quand la justice reprochait aux inculpé.es du 8.12 de communiquer sur signal : c’est très inquiétant qu’on puisse nous reprocher de pas avoir de tel ou de communiquer par des messageries qui appartiennent pas aux GAFAM …

Cette stigmatisation s’inscrit dans un contexte où depuis des mois les militant.es contre l’A69 subissent de plein fouet une répression extrêmement brutale. En plus de la présence démesurée des flics, dont les pratiques sont dénoncées par l’Observatoire Toulousain des Pratiques Policières et par un rapporteur des Nations Unies1, cette répression se traduit également par la centaine de procès en cours, les dizaines de contrôles judiciaires (CJ) d’interdiction de territoire sur des militant.es et la taule ferme qui a déjà été prononcée contre deux autres militants. Alors que pendant ce temps les keufs qui ont fait tomber des écureuils des arbres de plus de 6 mètres de haut et les politiciens qui magouillent avec leurs copains du secteur privé ne sont pas inquiétés.

L’instruction est toujours en cours. 2 des 3 autres personnes interpellées sont encore considérées comme suspectes et les keufs continuent très certainement leur sale boulot pour essayer de lier d’autres militant.es à cette affaire ou aux nombreux autres sabotages d’engins de chantiers effectués contre l’A69.

Si pour le moment cette justice refuse la mise en liberté de notre camarade, nous envoyons à Louna tout notre soutien et plein plein de force, tout comme à toutes les autres personnes incarcérées en France et à travers le monde ! Soutien à toutes les personnes en lutte contre ce système qui écrase, incarcère et tue !

Free Louna !
No Macadam !
Crève la taule !

Collectif de soutien à Louna
soutien-louna@riseup.net

1 https://www.francebleu.fr/infos/politique/l-onu-sur-le-chantier-de-l-a69-le-rapporteur-demande-une-enquete-et-des-sanctions-5007630
P.-S.

Pour soutenir : https://opencollective.com/xr-toulouse-et-alentours/projects/objectif-80-000euros

 

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Villeurbanne (métropole de Lyon) – Nature et camarades mutilé.es : engin de NGE brûlé https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/30/villeurbanne-metropole-de-lyon-nature-et-camarades-mutile-es-engin-de-nge-brule/ Wed, 30 Oct 2024 17:01:29 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57200 Continuer la lecture ]]> lundimatin / mardi 29 octobre 2024

Nous, Gang d’Intervention des Ecureuil.les en Colère (GIEC) revendiquons l’incendie d’un engin de chantier qui s’est déroulé dans la nuit du 27 au 28 Octobre 2024 sur un site de NGE à Villeurbanne, dans la métropole de Lyon.

Cette action de désarmement d’un engin de chantier vise l’entreprise NGE, multinationale de construction, pour sa réalisation de multiples projets à la fois écocidaires et inutiles. En effet, NGE cumule entre autres les trois chantiers les plus destructeurs et obsolètes de France :

– la liaison Lyon-Turin, qui creuse les Alpes pour 145 km de tunnel et exproprie les agriculeur.ices de 1 500 hectares de terres arables ;

– la destruction 327 km de terres agricoles et forestières pour la Ligne Grande Vitesse reliant Bordeaux à Toulouse et Dax ;

– l’artificialisation de 52 km de nature entre Castres et Toulouse pour l’autoroute A69.

Aussi, pour parvenir à ses fins capitalistes, l’entreprise n’hésite pas à menacer et mutiler les opposant.es à ses projets : en témoigne la répression inhumaine qui s’est abattue sur la ZAD de l’A69 grâce à son alliance avec des forces de l’ordre démesurément violentes.

Par cette action de désarmement, nous témoignons de notre solidarité envers toutes les personnes qui se battent contre ces projets et faisons écho à l’appel d’une résistance qui essaime de partout en France.

NGE aura beau construire un projet de mobilité durable à Lyon, nous nous révoltons contre le fait que cette entreprise de mort les réalise, et que l’argent publique de la Métropole, par le biais de Sytral, serve à gonfler les dividendes de ses actionnaires véreux. Outre nos revendications de l’arrêt pure et simple de tous les projets de construction déconnectés des urgences climatique et sociale, nous exigeons donc que la Métropole de Lyon cesse toute collaboration avec NGE.

Nous visons NGE en tant qu’entité et ne visons en aucun cas les travailleur.euses, premier.es exposé.es à un travail difficile et trop souvent précaire : nous vous invitons au contraire à entrer en résistance si vous le pouvez et à ralentir les travaux par tous les moyens, allant de la rallonge de vos temps de pause, de votre syndicalisation, jusqu’au sabotage de vos outils de travail.

Le Gang d’Intervention des Ecureuil.les en Colère

 

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Toulouse : Spie Batignolles, qui travaille pour l’A69 et le métro, perd sept camions https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/21/toulouse-spie-batignolles-qui-travaille-pour-la69-et-le-metro-perd-sept-camions/ Mon, 21 Oct 2024 16:29:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57113 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / lundi 21 octobre 2024

Au moins sept camions brûlés. Un incendie s’est déclaré dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 octobre au sein de l’entreprise Spie Batignolles à Toulouse, chemin de Gabardie dans le quartier de Gramont.

Les riverains ont entendu des bruits d’explosion en provenance des locaux de la société de travaux publics. Les sapeurs-pompiers ont été engagés aux alentours de 4 heures du matin pour un feu concernant 7 camions bennes sur le parking de la société Spie Batignolles et ont réussi à maîtriser les flammes. Au plus fort de l’intervention, 3 engins de lutte contre les incendies et 17 sapeurs-pompiers ont été déployés.

Sur place lundi matin, l’odeur de brûlé est tenace. Sept épaves noircies sont garées côte à côte. Les façades avant de ces véhicules sont totalement carbonisées. Un membre de la direction est atterré : « aucun doute c’est un incendie criminel, on ne souhaite pas en dire plus pour le moment ». L’entreprise Malet-Spie Batignolles est un prestataire habituel des sociétés d’autoroute, il intervient notamment sur le chantier de l’A69, dénoncé par des activistes écologistes.

Au vu des carcasses encore sur le parking, le ou les incendie(s) aurai (en) t été allumé(s) au niveau des cabines. L’arrière des véhicules ayant été moins impacté par les flammes. Les pyromanes auraient vraisemblablement utilisé un liquide d’allumage. Le feu s’est-il ensuite propagé aux autres véhicules ? Possible. Selon nos informations, le site de Spie Batignolles était sous vidéosurveillance et deux individus cagoulés auraient été aperçus sur les enregistrements, pénétrant sur le site de l’entreprise de TP vers 3h20 du matin. Avant de repartir quelques minutes plus tard, alors que l’incendie commençait à se propager.

Des tags anti-A69 étaient visibles ce lundi matin à proximité du site, datent-ils de la nuit des faits ? Impossible de l’affirmer. Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse notamment pour destruction volontaire par incendie. Le préjudice s’élève à plus de 2 millions d’euros.

Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise en lien avec le chantier de l’A69 est visée en Haute-Garonne. Début janvier, Camille S., professeur de philosophie, a été condamné à Toulouse à huit mois de prison avec sursis pour son implication dans l’incendie volontaire de deux véhicules de la société NGE – concessionnaire de l’autoroute A69 – à Muret le 10 février 2023.
A l’audience, Camille S. avait admis son engagement dans des actions militantes, notamment contre Lafarge et Enedis à Limoges, mais avait nié toute implication dans l’incendie de Muret. Fichée S, son ADN avait été retrouvé sur un grillage près des lieux des faits. Le parquet avait requis un an de prison dont 6 mois avec sursis contre l’enseignante, résidant dans une « maison associative » à Verfeil-sur-Seye (Tarn- et-Garonne). Dans le département du Tarn, sur le chantier de l’A69, les dégradations volontaires se sont multipliées ces derniers mois (voir notre encadré), le phénomène est-il en train de contaminer la région toulousaine ?

Selon un décompte établi par La Dépêche du Midi, au moins 13 véhicules auraient été incendiés – 11 sur le chantier – en marge du projet de l’autoroute A69 principalement dans le département du Tarn. Selon le concessionnaire NGE – Atosca, 311 faits de dégradations (jets de pierres, tags, incendies) avaient été recensés à date, début septembre. 158 faits ont donné lieu à des dépôts de plaintes. Le sabotage le plus marquant, dernièrement, est l’incendie d’un coffrage destiné à couler la pile d’un pont à Saïx (Tarn) fin août.

Selon actuToulouse, même date :

[…] Les explosions perçues par les riverains n’étaient autre que les pneus des poids lourds soumis à des températures trop extrêmes pour qu’ils y résistent.

Spécialisée dans les travaux de construction, l’entreprise Spie Batignolles intervient notamment sur les deux gros chantiers du moment en région toulousaine : celui de la ligne C du métro de Toulouse ; mais également sur celui de l’autoroute A69, qui doit relier Toulouse à Castres. Un chantier qui fait l’objet de vives contestations depuis de longs mois, de la part de militants écologiques.
[…] L’enquête ouverte par les services de police s’oriente vers la piste criminelle. Ce qui revêt les contours d’un acte de vandalisme est corroboré par une vidéo montrant des intrus pénétrer sur le site par l’arrière, en franchissant un grillage situé côté de la rivière Hers. Les images des caméras de vidéo-surveillance sont en cours d’analyse par les enquêteurs du Groupe d’appui judiciaire (GAJ).
« Elles ont révélé la présence dans l’enceinte de l’entreprise de deux individus vêtus de noir et cagoulés », témoigne une source policière d’Actu Toulouse. Les enquêteurs ont également noté « des départs de feu multiples ».
Selon notre journaliste sur place, l’entreprise Spie Batignolles a fait l’objet par le passé de tags d’opposants à l’A69. En février 2024, un « Non A69 Assassins » avait été tracé sur un panneau à l’entrée de la société. Effacé dans la foulée.
D’autres tags maculent ce matin d’énormes blocs de béton alignés devant chez Spie Batignolles – « Assassins Non A69 On a dit non » – sans que l’on sache s’ils sont récents ou non. Un employé croisé aux abords du site affirme qu’ils sont anciens.




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Nancy : Action du GIEC et de SMDA https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/08/nancy-action-du-giec-et-de-smda/ Tue, 08 Oct 2024 15:34:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56935 Continuer la lecture ]]> Instagram / mardi 8 octobre 2024

Action du GIEC (Groupe d’Interruption des Exactions Capitalistes) et de SMDA (Société Militant pour la Destruction d’Atosca), ville de Nancy, 07/10/24.

C’est avec rage que nous avons appris aujourd’hui que les dernières écureuilles de la zad du Verger ont été évacuées par les schmitts. Pendant 22 jours les écureuilles ont été assiégées et privées de ravitaillement en eau et en nourriture. Pendant ces 22 jours NGE ne s’est pas privée de faire montre de tout son sadisme et de toute sa haine à l’égard d’occupantes pacifistes. Coups de pelleteuses dans les arbres, mise en danger des écureuilles et des chauves-souris occupant le toit de la maison du Verger, mais aussi intimidations et menaces de riverain.e.s allié.e.s.

Le courage des écureuilles, mais aussi , leur force, leur détermination, sont pour nous source d’inspiration.

En guise de riposte face à la répression des militant.e.s, mais aussi d’avertissement pour NGE Atosca, nous nous sommes munies de nos bombes de peintures pour décorer un véhicule d’NGE afin qu’apparaissent ses vraies valeurs au grand jour. Désormais, partout où ira ce camion, toustes pourront savoir qu’NGE est une entreprise violente, criminelle, écocide et complice de la Police.

Nous exigeons l’arrêt immédiat des travaux de l’A69 et qu’un moratoire ait lieu sur cette autoroute et tout projet autoroutier inutile et antisocial.

Nous encourageons chacun.e à riposter face au désastre écologique en cours en décorant tout signe de l’existence d’NGE et de toute autre entreprise climaticide. Nous encourageons chacun.e a apporter sa contribution pour le démantèlement des filiales mortifères et du monde capitaliste.

Enfin, de par cette action nous nous incluons dans une dynamique de révolte face à l’ordre établi et invitons chacun.e à entrer en résistance. Nous appelons à faire bloc contre la répression policière, contre l’État et contre la destruction de la biodiversité et du climat.

Nous invitons militant.e.s autonomes, collectifs, organisations… à rejoindre cette révolte. Ensemble, allumons la poudre qui fera sauter le capitalisme.

Le GIEC et SMDA de Nancy

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Du Pas-de-Calais à la Moselle : Stop A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/05/du-pas-de-calais-a-la-moselle-stop-a69/ Sat, 05 Oct 2024 16:09:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56920 Continuer la lecture ]]> Action du GIEC (Gang d’Interruption des Escroqueries de Chantiers) en soutien à la lutte contre l’A69.

Instagram / mardi 1er octobre 2024

Extrait de leur Communiqué du 27/09 :

« La nuit dernière nous nous sommes introduit.es sur le site d’NGE près d’Arras (62). Muni.es de nos bombes de peinture, nous avons repeint la façade de cette entreprise dévastatrice et tagué de noir notre révolte.

Nous appelons à l’arrêt immédiat de tous les travaux sur le tracé de l’A69. Nous demandons un moratoire sur la construction de l’autoroute et la relaxe pour tous les militant.es ayant subi la répression.

Nous dénonçons le nom des entreprises et groupes coupables : NGE, ATOSCA, SMDA, ASCENDI, ARDIAN, CHAPSOL, GROUPE ICARE, CAZAL, le groupe PIERRE FABRE… et nous encourageons chacun et chacune à initier des actions locales. Rencontrez-vous dans les luttes, formez des groupes, repérez les lieux cibles de ces entreprises, assurez-vous de votre sécurité y compris numérique et partez à l’abordage !

Ensemble, nous pouvons démanteler les maillons d’une chaîne économique et politique écocidaire et déshumanisée. N’oublions pas qu’il y a partout des arbres à occuper, des tractopelles à saboter, des façades à taguer, …

Alors, n’attendons plus et désamorçons la machine capitaliste.

#stopa69

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Rosselange (Moselle) : Contre NGE, solidarité avec les camarades

Manif-Est / lundi 23 septembre 2024

À Rosselange (Moselle), des militant·es écologistes ont marqué les locaux Grand Est du géant du BTP NGE d’un message de soutiens aux camarades en lutte contre l’A69.

Cette action ne se situe pas en opposition aux travailleurs et travailleuses de NGE, mais bien à une direction prête au saccage pour conserver ses intérêts.

Les locaux du Grand Est ont été « redécorés » en soutien à la mobilisation contre l’A69 entre Castres et Toulouse. Le groupe ATOSCA-NGE, constructeur et concessionnaire de l’autoroute, est responsable d’un projet destructeur, prétendument d’intérêt général. Celui-ci se fait au contraire au mépris de la démocratie, du vivant, des écosystèmes, des attentes en matière d’émissions de gaz à effet de serre, des paysans et paysannes… cela au service d’intérêts privés et d’un monde où les marchandises circulent toujours plus abondamment.

Le concessionnaire de l’autoroute a été plusieurs fois mis en demeure pour non respect des règles environnementales. NGE, sans scrupule, est capable de mentir à la police de l’environnement ou encore de pomper illégalement dans la nappe phréatique pour accélérer le chantier.

Ces projets inutiles et destructeurs nous concernent aussi localement, notamment avec le projet anachronique de l’A31 bis [1]. C’est ce même rouleau compresseur qui s’acharne ici et là sur les terres voire sur celles et ceux qui les défendent. L’État, asservi aux intérêts privés, a déboursé 2.76 millions d’euros pour réprimer les opposant·es à l’A69. Un rapporteur spécial des Nations Unies a dénoncé les violences subies par les écureuils (ces militant·es posté·es dans les arbres pour défendre la biodiversité), évoquant une « menace majeure pour la démocratie et les droits humains). Nous pouvons également citer l’action des agents de sécurité du concessionnaire ayant fait usage de mortier d’artifices en direction des militant·es, le tout sous le regard complice des gendarmes. Depuis début septembre, sous l’action des forces de l’ordre, quatre écureuils ont subi une lourde chute. Malgré une chute de 7 mètres et une vertèbre fracturée, un militant a été placé en garde à vue le jour même.

Nous tenons de part cette action à nous montrer solidaires de toutes celles et ceux qui luttent contre des intérêts capitalistes, tels que ceux d’ATOSCA-NGE, qui, en participant au prolongement d’un modèle de société écocide, se montre coupable d’une course en avant mortifère.

NO MACADAM !

Notes :
[1] L’A31 bis consiste en divers projets d’aménégement de l’A31, allant du péage de Gye au sud de Toul et la frontière luxembourgeoise. Il est question du contournement de Thionville en tracé neuf, via un tunnel profond, ainsi que des élargissements de l’autoroute actuelle au nord de Thionville, et entre Augny et Bouxières-aux-Dames. Le tout pour un budget prévisionnel de 1.4 à 1.9 milliards d’euros.

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Domène (Isère) : Extinction Rebellion rend visite à NGE https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/02/domene-isere-extinction-rebellion-rend-visite-a-nge/ Wed, 02 Oct 2024 18:49:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56909 Continuer la lecture ]]> Le Dauphiné Libéré / mardi 1er octobre 2024

Ce mardi 1er octobre, l’organisation écologiste Extinction Rebellion a revendiqué, par un communiqué, des dégradations commises durant la nuit précédente sur un entrepôt du groupe NGE, spécialisée dans le BTP, situé à Domène. « Cette action vise à soutenir la lutte contre l’A69 entre Toulouse et Castres. L’entreprise de BTP NGE détient en partie la concession Atosca dont le seul but est la construction de l’autoroute », précise Extinction Rebellion dans son communiqué, parlant de « projet autoroutier d’un autre temps ».
Des pancartes du groupe et le bitume ont été tagués par les militants d’Extinction Rebellion qui se disent déterminés à « apporter [leur] soutien aux activistes sur place et à arrêter ce géant de la bétonisation ».

Selon nos informations, une plainte a été déposée par la direction du site doménois du groupe NGE. Si le groupe NGE participe bien au chantier de l’A69, aucune équipe de son site doménois ne serait en revanche mobilisée sur ce chantier.

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ZADA69 : Retour sur la résistance aux keufs et aux pelleteuses au Verger https://attaque.noblogs.org/post/2024/09/22/zada69-retour-sur-la-resistance-aux-keufs-et-aux-pelleteuses-au-verger/ Sun, 22 Sep 2024 17:21:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56843 Continuer la lecture ]]> IAATA / dimanche 22 septembre 2024

Mise à jour : lundi dernier [23 septembre ; NdAtt.] à 14h46.

Des nouvelles des derniers jours

18/09 :
Oubli de mentionner que les militaires ont provoqué une 4ème chute en seulement 20 jours.

20/09 :
Dans une tentative de fuir ce chantier de merde, une machine prend feu !

Hier soir tard, un rouleau compresseur Caterpillar s’est mis en route depuis le parking à engins à proximité du Verger. Le même engin qui, dans la journée, avait participé au saccage de la dernière poche de biodiversité sur l’A69 sous les regards horrifiès des zadistes assiégé.es et assailli.es par les gendarmes.

Sans doute trop dégoûté par le projet d’autoroute et les violences perpétrées par le concessionaire NGE-ATOSCA main dans la main avec l’État, il a choisi de prendre en main sa destinée pour choisir sa nouvelle vocation : barricadier pyromane.

Ainsi à peine avait-il quitté le parking qu’un vigile lui criait « revient, revient, s’il te plait » en lui tirant des grands coups de mortiers pour le convaincre.
Alors qu’il allait bientôt retrouver sa liberté sur la RN126 gratuite, un court-circuit déclancha un petit incendie qui paralysa l’engin de mort à l’entrée même du Verger. En quelques minutes, la machine entière s’embrasa !

Malheureusement personne n’avait prévu les chamallows pour en profiter pleinement, mais la nuit fut beaucoup plus douce.
Sa carcasse fumante est désormais en place à l’entrée du Verger, telle une barricade pouvant ralentir un éventuel déploiement policier.

Nous nous réjouissons de voir que certain.es au sein du capital de machines de mort d’ATOSCA, préfèrent rendre l’âme face aux crimes perpétrés par le concessionnaire. Nous saluons évidemment un tel sacrifice. Nous condamnons cependant les pressions de l’État et d’ATOSCA qui ont pu conduire ce compacteur à commettre un tel acte en le poussant à bout.

Pensée émue à la famille de ce rouleau compresseur.

21/09 :
Hier, après une nuit réchauffée par les flammes d’un compacteur, les flics sont arrivés mais pas les machines.

La CNAMO, noyée dans son seum, semble n’être plus dans le coin. Du coup, les keufs ont mis en place un siège avec leurs potes CRS pour cette première nuit.

Globalement, y’a pas encore les dingueries de bruit/harcèlement permanement qu’il y avait eu à la Crem’ et à la Cal’. En une journée sans la CNAMO, on n’a pas trop eu d’actions de Cowboy (tabassages, interpel’ violentes, insultes ou coups de pression). Hier, ils ont quand même nassé et contrôlé la 30aine de personnes au sol qui, malheureusement, n’avait pas ses papiers.

Les Gardes-à-vue n’ont rien à voir avec celles du Tarn, où les keufs et le tribunal avaient pris très à coeur de toujours pousser tous les curseurs au maximum. 48h d’enfermement, déferrements et demande de Contrôle Judiciaire (CJ).
Ici, en Haute-Garonne, les écureuil•les ont eu des GAV de 6h à 30h max, le parquet n’a déferré personne pour des CJ. Il y aura vraisemblablement un procès groupé en 2025. C’est assez dingue de voir qu’en franchissant une frontière départementale, la répression politique est si différente.
Pour autant, ce sont les mêmes artisans de la violence que nous avons face à nous. L’inconstance de cette institution n’aura pas épargné nos camarades. L’un.e d’une chute de 5m et de fractures au fémur et à une vertèbre, et l’autre d’une arrestation violente qui a causé un traumatisme du genoux, avec possiblement une rupture ligamentaire. Et puis il y a l’horreur d’un siège, dont on connait déjà les conséquences traumatiques pour certain•es d’entre nous.

Comme d’hab, on comprend pas trop ce qu’ils attendent, tenir 2 mois c’est pas une mince affaire…
Dans la maison, il y a de l’amiante, pour elleux c’est bourbier. Le coup de mettre des tonnes de terres ça créé un risque d’effondrement hyper fort et l’occupation très dangereuse. Mais on est plusieurs à préférer prendre le risque plutôt que de voir la langue de bitume suivre son chemin.

Malgré toute la laideur de leur chaos vu de si près, chaque jour a son lot de pépites et voir le carnage suspendu par les occupations et ce cadavre de machine renforce notre détermination.

Nous invitons un max de monde à nous rejoindre pour continuer à nous organiser en dehors des sentiers bitumés. C’est le week-end, venez picniquer au Verger !

22/09 : TASER CONTRE NOURRITURE

Ce dimanche matin, autour de 6h, un petit groupe de personnes a entrepris de ravitailler les écureuil•les qui rentrent en zone critique de nourriture et d’eau après 3 jours de siège.

Faute de pouvoir les déloger, l’État a encore choisi cette méthode insidieuse et dangereuses.

Dès que le groupe a commencé à avancer avec des sacs de nourriture dans les mains, les gendarmes leur ont tiré dessus au taser. Dans le même mouvement, les gendarmes se sont déployé•es sur les militant•es en plaquant même au sol, donnant lieu à l’interpellation de 4 personnes.
Une bonne partie de la nourriture a été détruite, aucune n’est montée.
Sur l’A69, nourrir des zaddistes est passible de Garde à Vue.
Quelques heures plus tard, les 4 interpellations étaient infondées, le proc’ à tout renvoyé aussi vite que possible. Les personnes sont donc libérées sans poursuites parce que… nourrir des écureuil•les n’est pas un délit 👐

 

 

Retour sur les 16-19 septembre 2024 au Verger (la dernière occup sur le tracé de l’A69) où les keufs et NGE ont entrepris une expulsion toujours pas terminée grâce à la résistance des zadistes sur place.

Lundi 16.09.24 : Ultime épreuve pour Alexandra. Les écureuil.le.s en place

À 9h ce matin, le Verger se retrouvait encerclé de presse et FDO alors que les huissiers d’Atosca venaient récupérer les clés de la locataire exproriée
. C’était sans compter sur la présence de la ZAD qui depuis ce weekend renforce le lieu et se prépare à occuper les arbres du jardin et le toit.

Face à notre présence, Atosca et les flics ont mis la pression à la locataire avec des accusations infondées et mensongères pour la pousser à porter plainte contre notre occupation dont elle n’avait pourtant pas connaissance. Comble de l’incohérence, Atosca s’empressait de crier à la dégration du lieu par les occupant.e.s, alors que leur objectif est de détruire ce même lieu !

À 14h, la transaction des clés était finie et NGE a pu commencer à saccager le terrain. Sortant pelleteuses et abatteuses de leur arsenal infernal, ils ont, respectant leurs ignobles traditions, mis en danger les occupants des arbres en approchant le godet des pelleteuses de leurs cabanes, et sans respecter les distances de sécurité au sol, la pelle a gratté le balcon de la maison. Vers 17h, 3 personnes ont été de interpelées sans être embarquées par les FDO. Un bâti et des dizaines d’arbres ont été détruits.

Cependant ! En plus des arbres et de la maison toujours occupée, un petit arbre sans cabane a su résister à l’envahisseur grâce à une intervention ninja d’un.e écureuil.le grimpé.e pendant le massacre, qui tint sa position tout l’après midi.

Dès 17h30, les keufs et les ouvriers ont commencé à se retirer, libérant le sol et l’accès aux arbres…

Une fenêtre nous est ouverte et c’est l’occasion, ce soir, de nous réunir en masse pour nous soutenir mutuellement, renforcer nos défenses et nous préparer à la journée de demain !

Et une journée de plus au Verger et pour la ZAD A69 !

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Mardi 17.09.24 : « On en veut pas de votre autoroute et de tous vos projets de merde »

Voilà deux jours que le Verger subit les assauts d’ATOSCA et sa clique de keufs. Deux jours que nous sommes une vingtaine à tenir tête du haut des cîmes et de la maison et autant de temps à nous sentir porté par la force de la ZAD.

Ce Mardi, on a encore rien lâché. Malgré nos 150 potes en procès, 70 procédures, plus de 35 contrôles judiciaires et 7 camarades passé•es détention, ils n’auront pas notre déter’. Nous serons toujours en travers de leur routes.

Peu avant 15h, les gendarmes ont bloqué la nationale et commencé à se rassembler dans les environs, avant d’entrer sur le terrain du Verger à la suite de Lepeltier, représentant de NGE. Rapidement, une pelleteuse a suivi, détruisant tout sur son passage jusqu’à atteindre le premier chêne occupé. Suite à de nombreuses menaces nommément adressées à un premier écureuil, celui-ci est descendu de lui-même, en négociant l’absence de poursuites.

Saon camarade dans l’arbre a refusé, et la CNAMO (keufs des arbres) est intervenue mettant une fois de plus une personne en danger, tirant à plusieurs sur sa longe à des mètres de hauteur. Interpelé.e, iel a été conduit.e en garde à vue. L’arbre a été abattu à la suite de sa descente.

Vers 17h, un.e militant.e s’est lancé dans un sprint impressionnant en direction de la pelleteuse, a commencé à y grimper avant de se faire violemment attraper par deux ouvriers NGE qui l’ont frappé.e, plaqué.e au sol avant l’intervention des gendarmes qui l’ont interpelé. Iel est également en garde à vue.

A 18h00, un grimpeur de la CNAMO est encore dans un platane, cherchant, après une tentative douteuse de négociation, à détruire le plus possible de ses installations, avant que le blocage de la RN126 ne devienne injustifiable, à l’approche de l’heure de pointe. A plus de 15m du sol, l’écureuil.le a retiré son baudrier pour empêcher toute interpellation, information connue des gendarmes.

Alors que l’intervention devrait bientôt toucher à sa fin, nous faisons face à la croissante mise en danger des zadistes par la CNAMO et ATOSCA prêts à tout pour poursuivre ce saccage, risquant un drame de plus à ajouter à la liste des trois chutes dramatiques de la Cal’arbre.

« On n’en veut pas de vos projets de merde » résonnait entre les tentatives de négociations bien nulles des condés.

Un soir de plus au Verger, plusieurs arbres sont debout et la maison toujours occupée.

Ce soir c’est barbuc’ végé, musique et au dodo.

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Mercredi 18.09.24 : la résistance continue encore et encore

Depuis 8h ce matin la gendarmerie locale est venue avec la Mobile et la CNAMO pour une grosse intervention sur le VERGER, un troisième jour de suite.
A midi, 4 écureuil.les ont été interpellé.es dans 2 arbres, l’un est abattu.
Une quinzaine de zaddistes occupent toujours quelques arbres et le toit de la maison. Une personne interpellée hier a été relachée après 18h de GAV, sans déferrement mais avec un procès annoncé pour dans quelques temps.
L’écureuil.le interpel.lé hier à 15h est toujours en GAV.
Avant 13h, Nouvelle chute de 5/6 m à cause de l’intervention de la CNAMO au Verger. Ici, les militaires sont prêts à tuer pour la sacro-sainte « volonté publique » des puissants et provoquent une 4ème chute en seulement 20 jours.
Vers 18h30, ce dispositif militaire se casse.
Apéro partagé, musique, chant et construction !

  • Une réquisition tournait pour fouille (explosifs, drogues…) des véhicules sur Verfeil.
    C’est un peu galère d’arriver sur place, mais ca paaasse en vrai.

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Jeudi 19.09.24 : la CNAMO : Jamais peur de l’horreur

4ème jour consécutif d’attaque sur le Verger ou nous résistons depuis lundi sur le toit de la maison et dans les arbres du jardin.

Au matin les troupes de schtroumpfs se sont déployées façon Star Wars, après un petit coup de pression.
La CNAMO a suivi bieeen après le petit déj’ avec 2 nacelles et 4 gugusses pour déloger un⋅e écureuil⋅le. Encore une preuve d’incompétence avec la mise en danger notre camarade qui se retrouve la tête en bas dans son baudrier pendant de longues minutes. Après son arrestation, les bûcherons ont dépecé le frêne branche par branche.

Après 2h d’errance, la CNAMO s’est attaqué au noyer. Elle a gravement mis en danger un•e écureuil•le sans baudrier en mettant des coups de nacelle et à cause des cassages brutaux des installations.

Pendant ce temps, les terrassiers qui s’ennuyaient sévère ont décidé de mettre un étage de terre arable tout autour de la maison, au risque de la faire imploser sous la pression : nos potes maçon⋅nes nous ont alerté du danger. On se demande dans quelle pochette surprise le chef Lepeltier a trouvé son diplôme en génie civil.

À 17h30 tout ce monde pourri est reparti quasiment bredouille, étouffé dans son seum.

Un jour de plus au Verger !

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APPEL À RENFORCER LES RANGS :

Après un déferlement de violence ces derniers jours, où plus d’une dizaine d’arbres ont été arrachés, parfois à quelques centimètres de camarades perché.es, nous vous invitons à nous rejoindre pour grossir la résistance et célébrer une journée de plus de résistance au Verger.

Un massacre à la pelleteuse, sans aucune mesure de sécurité, s’est encore deroule ces derniers jours. Mais les lieux occupés ont tenu grâce à la détermination des écureuil•les dans les arbres et sur le toit.

Dès maintenant, nous vous invitons à nous rejoindre avec le nécessaire de campement, des vêtements chauds, pas de téléphone perso et votre maxi deter. Si vous voulez grimper on vous formera au mieux, n’hésitez pas à prendre vos baudriers et longes si vous avez.

Si ce soir les gendarmes se barrent, on invite tout le monde à venir passer une chaude soirée ensemble pour préparer les prochains jours très incertains. Notamment si vous avez des grosses enceintes ou des instruments accoustiques !

Brief juridiques et grimp’ possibles sur place.

Un seul RDV : Le verger, Verfeil. Bastion de résistance au saccage.

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Soutenir la ZAD :💸 Si vous souhaitez nous aider à supporter les frais juridiques des plus de 60 procès à venir (sans parler des appels 🙀) vous pouvez faire un don sur l’une des Caisses de Solidarité contre le projet de l’A69 : linktr.ee/stop_a69 (anti-rep, Verger, militant.e.s agressé.e.s, ZAD, film)

Point com : Pour celleux qui boycottent instagram et telegram et qui etaient frustre.e.s du peu d Infos sur la zad publiées sur iaata. Enfin, vous trouverez plus d Infos sur le site de la zad fonctionnel :
https://zada69.noblogs.org/

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Tarn : Malgré la résistance, le dernier arbre du chantier de l’A69 a été coupé https://attaque.noblogs.org/post/2024/09/11/tarn-malgre-la-resistance-le-dernier-arbre-du-chantier-de-la69-a-ete-coupe/ Wed, 11 Sep 2024 17:57:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56750 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / lundi 10 septembre 2024

Il était dans un arbre depuis plusieurs jours. Le militant qui occupait le dernier arbre de la zad dite de la cal’arbre, à Saïx, est parti de lui-même hier lundi. L’arbre a été coupé dans la foulée par le concessionnaire de l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse.
La préfecture du Tarn, dans un communiqué, explique qu’il n’y a « plus aucun arbre à couper dans le département du Tarn pour la construction de l’autoroute A69. L’action décisive des policiers et des gendarmes, tout le long du parcours depuis 10 jours, a permis au concessionnaire de poursuivre l’application de l’autorisation environnementale. Le chantier se poursuit. » Le militant n’a pas été interpellé.
Dimanche, en marge d’un rassemblement des opposants à l’A69, à Saïx, des affrontements ont éclaté entre les vigiles d’Atosca et les opposants. Les gendarmes sont intervenus.

 

La Dépêche du Midi / dimanche 9 septembre 2024

Ce sont des faits particulièrement violents qui se sont produits dimanche, dans l’après-midi, à Saïx, sur les lieux de l’ancienne Zad de « la cal’arbre ». Les lieux accueillaient quelques dizaines de personnes depuis la mi-journée, pour un rassemblement de soutien au militant – « l’écureuil » – toujours retranché dans le dernier arbre du site qui n’a pas été coupé par le concessionnaire et maître d’œuvre de l’autoroute A69 Atosca-NGE.
Des échanges – nourris – de jets de projectile et de tirs de mortiers ont eu lieu entre une partie des opposants et les gendarmes dans la journée, puis entre une partie des opposants et des vigiles du site un peu plus tard. À partir de là, deux versions s’affrontent.
Sur une vidéo relayée par les zadistes, on distingue clairement plusieurs personnes qui leur tirent dessus depuis le « camp » où sont installés les vigiles. Plusieurs tirs de mortiers d’artifices, certains sur la cabane, à plusieurs mètres de hauteur, du militant retranché dans l’arbre, ont eu lieu. Les opposants évoquent « des dizaines de tirs ».
D’après les opposants, ces tirs avaient commencé tôt dans la journée, pour empêcher une tentative de ravitaillement de « l’écureuil. » Pour Simon, un zadiste, « la complicité entre les gendarmes et les vigiles est notoire. Ils n’ont pas réagi aux tirs de mortiers sur les manifestants. » Il l’affirme : ce sont bien des vigiles d’Atosca qui ont tiré. Les opposants dénoncent depuis plusieurs jours les menaces dont ils font l’objet de la part des vigiles.
La version d’Atosca est différente : pour le concessionnaire, ce sont les « zadistes qui s’en sont pris à notre maître-chien, qui a été blessé au visage ». Ce sont alors des « amis » du blessé qui seraient intervenus pour « venger » leur camarade et qui auraient tiré. « Nos vigiles s’étaient mis en sécurité ». Atosca dénonce le climat dans lequel vivent leurs salariés et les entreprises locales depuis 18 mois : « menaces, intimidations, actes de dégradation et de violence d’une minorité d’extrémistes ».
Une de nos sources évoque un autre déroulé de la journée. Des affrontements ont eu lieu entre des opposants et des gendarmes dans l’après-midi, entraînant l’usage de grenades lacrymogènes. Les véhicules des vigiles ont été visés, et le préfabriqué qui leur sert d’abri porte des traces visibles d’impacts. Puis, des tirs de projectiles ont blessé au visage un vigile. Les pompiers sont intervenus, mais l’homme, bien que sonné, n’a pas souhaité être emmené à l’hôpital. Ce sont alors ses proches qui seraient arrivés un peu plus tard et qui auraient relancé les hostilités, avant que l’intervention des gendarmes n’y mette un terme.
Suite à ces événements, deux vigiles, blessés, devaient porter plainte. Les zadistes ne déplorent aucun blessé. La préfecture du Tarn avait dès vendredi interdit « tout rassemblement sur le territoire de Saïx » jusqu’à lundi. Journée de lundi qui s’est d’ailleurs déroulée sans incidents.

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Saix (81): à la Cal’arbre, l’Etat et ATOSCA provoquent la chute de deux personnes

Squat!net / vendredi 6 septembre 2024

Ce matin [vendredi 6 septembre 2024] à 6h45, les gendarmes de la CNAMO ont provoqué la chute de 2 écureuil.les. Les pompiers sont intervenu.es, les écureil.les sont hospitalisé.es. Nous n’en savons pas plus sur leur état de santé.
Une colère immense nous anime devant tant de violence.

Tout ceci a été savamment mis en oeuvre par la CNAMO qui fait ériger des buttes de terres de plusieurs mètres pour cacher son arrivée et a installé des lumières sur-puissantes pour éblouir la vigie militante et les écureuil.les et les forcer à détourner le regard.
C’est ainsi que l’unité est arrivée discrètement pour surprendre et réveiller les écureuil.les sur leur plateforme. Face à la pression et la traque, un vent à 70km/h et l’humidité du matin, les deux zadistes ont perdu leur appui et ont chuté de plus de 7 mètres.

C’est un drame de plus que nous observons aujourd’hui, une semaine jour pour jour après l’accident provoqué par cette même unité, sur un camarade qui a chuté de 8m de haut.
La CNAMO doit être dissoute face à sa dangerosité. La CNAMO détruit des vies.
NGE-ATOSCA se couvre de honte que seul le feu pourrait assécher.
Que le feu.

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Saïx (Tarn) : Le chantier de l’A69 encore pris pour cible https://attaque.noblogs.org/post/2024/08/26/saix-tarn-le-chantier-de-la69-encore-pris-pour-cible/ Mon, 26 Aug 2024 14:39:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56561 Continuer la lecture ]]> La Voix du Midi / lundi 26 août 2024

Le chantier de l’autoroute A69, qui reliera [ou pas ; NdAtt.] Toulouse et Castres, a de nouveau été le théâtre d’une escalade de violence, marquée par trois attaques en moins de 48 heures, ce week-end du 24 et 25 août 2024.
Ces incidents, survenus aux abords de la Zad de Saïx, ont commencé le samedi 24 août, vers 19 h 30. Une vingtaine de personnes encagoulées auraient pris à partie le chantier situé dans le secteur du Dicosa.
Selon la société concessionnaire de l’A69 Atosca, les agents de sécurité, chargés de la surveillance, auraient été pris pour cible par des jets de pierres et d’autres projectiles.
Avant la venue des renforts des forces de l’ordre, les assaillants auraient réussi à s’emparer de matériel puis à mettre le feu à un bungalow de chantier.

Le lendemain matin, vers 8 h 30, la violence est montée d’un cran. Sept individus encagoulés se seraient introduits de nouveau sur le site, « cette fois-ci avec l’intention claire de s’en prendre directement à l’agent de sécurité en poste », souligne Atosca. […]
L’agent concerné a déposé une plainte pour violences commises en réunion avec armes par destination. D’après Atosca, il n’a pas été « gravement blessé ».

Plus tard dans l’après-midi, vers 16 h 30, une nouvelle attaque, la troisième en deux jours, a également eu lieu sur le secteur du Dicosa. Cette fois-ci, un groupe de 30 à 40 individus auraient pris d’assaut le chantier.
Seul face aux assaillants, l’agent a dû se mettre en sécurité pour protéger son intégrité physique. Les [défenseur.euses de la nature ; NdAtt.] en auraient profité pour prendre possession du chantier, décrit Atosca.
Ces derniers auraient ensuite incendié une pile de pont, un module de chantier, et même une voiture de police municipale.
[…]

Cet enchaînement d’actes violents survient après l’incendie d’un ouvrage du chantier, sur le même site. Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 août, un coffrage destiné à couler la pile d’un pont et un agent de sécurité avaient été ciblés par des cocktails Molotov.

 

Selon France Bleu du 25 août, « Ce dimanche soir, la préfecture du Tarn indique qu’un individu suspecté d’avoir agressé l’agent de sécurité a été interpellé par les gendarmes sur la ZAD de la Cal’arbre.
Les forces de l’ordre sont intervenues sur la zone de la Cal’arbre. D’après la préfecture, elles ont saisi du matériel destiné à fabriquer des armes mais aussi du matériel volé sur le chantier. »

 

Et selon la Dépêche du Midi du 26 août, « Ce 1er septembre marque un tournant dans le calendrier du chantier : stoppée depuis le 31 mars comme le veut un arrêté d’autorisation environnementale, la reprise de coupe des arbres peut reprendre ce dimanche. Une date cochée par les opposants, qui ont lancé un appel à la mobilisation sur leurs réseaux : « Il y a bientôt 5 mois, nous célébrions la survie partielle du bois de la Crem’Arbre grâce à l’action conjointe de leurs nombreux.ses occupant.es et des pressions quotidiennes depuis le sol. Aujourd’hui il est urgent de venir resserrer nos rangs à la veille de cette nouvelle période pour défendre les arbres de la Cal’Arbre, de la Crem’Arbre et du Verger ainsi que les autres arbres du tracé. »
[…] La semaine ne s’annonce pas de tout repos des deux côtés de Saïx. La Crem’arbre, ancienne Zad historique située à la Gascarié, est surveillée jour et nuit par un escadron de gendarmerie. C’est ici qu’un arbre centenaire, baptisé Majo par les militants, pourrait vivre ses dernières heures. Tout laisse à penser que des actions sont prévues de la part des opposants pour tenter de le sauver. Sans compter toutes les autres, auxquelles se préparent les forces de l’ordre. »

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A69 : L’harcèlement policier se poursuit et monte d’un cran. La Cal’Arbre toujours debout !

Indymedia Nantes / lundi 26 août 2024

L’harcèlement policier se poursuit et monte d’un cran

Pour nous soutenir rejoignez la Cal’Arbre ou le Bacamp à Saix, ou bien le Verger à Verfeil.
Sur place nous avons besoin de tentes, de nourriture, d’outils et de tout ce qui peut nous permettre de reconstruire notre lieu de vie et de lutte.

Ce dimanche 25 aout les flics ont envahit emporairement la Cal’arbre.
Après avoir assiégé Bourg Palette, ils ont commencé à lacrymoger les arbres et leurs occupant.es, et ce malgré notre résistance.
Pénétrant notre lieu de vie, ils ont massacré nos tentes, couchages, nos réserves d’eau et de nourriture.
Mettant en danger la vie d’un.e camarade, ils ont tenté de démolir la tour de palette où iel était perché.e en l’accrochant à leur camion.

Face aux vents et aux éléments déchainés contre le projet d’autoroute, l’Etat et sa police n’ont que la violence pour réponse.
En détruisant nos lieux d’habitation, ils renforcent nos liens et la solidarité avec les habitant.es. À leur armes mortelles nous opposons nos corps et notre détermination, qui grandit à chaque coup porté.
Le sol et les arbres sont aujourd’hui libéré, mais la saison des coupes est proche.
Rejoignez nous dès maintenant à la Calabre, En Bajou à Saix, ou dans des lieux légaux comme le Bacamp, Pont de la Crémarbre à Saix ou le Verger à Verfeil.
Nous avons besoin de tentes, de matelas et duvets, de nourriture et d’eau.

Vous pouvez églament faire un don sur https://opencollective.com/xr-toulouse-et-alentours/projects/soutiens-a-la-cremarbre/

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Saïx (Tarn) : Attaque nocturne du chantier de l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/08/23/saix-tarn-attaque-nocturne-du-chantier-de-la69/ Fri, 23 Aug 2024 13:44:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56536 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / vendredi 23 août 2024

Un impressionnant incendie a détruit un ouvrage sur le chantier de l’autoroute A69, à Saïx (Tarn), entre Castres et Toulouse, dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau du parc du Dicosa, en face de la ZAD dite de la « cal’arbre ».

Vers 1h30 du matin, plusieurs groupes d’individus cagoulés ont jeté des pierres sur la zone, contraignant les agents de sécurité à se mettre à l’abri. D’après nos informations, un troisième groupe aurait incendié l’ouvrage. Le concessionnaire Atosca évoque l’usage de plusieurs cocktails molotov.

Toujours est-il que cet imposant coffrage, une structure en bois et en métal, s’est enflammé. Pompiers et gendarmes sont intervenus, mais ont essuyé de nombreux caillassages. Les forces de l’ordre évoquent « une trentaine d’individus, vraisemblablement en provenance de la ZAD voisine. »

Les opérations pour éteindre l’incendie ont été ainsi retardées, et le feu, quasiment maîtrisé à 6h30, était encore en cours à 8h30, indique Walter Guyonvarch, directeur des opérations pour le concessionnaire, les pompiers retournant sur place.

L’ouvrage détruit était un coffrage destiné à couler la pile centrale d’un pont, « une structure très spécifique », indique Walter Guyonvarch, qui dénonce « une désespérante continuité des actes qui se perpétuent. Il ne faut pas se faire d’illusion, les incendiaires sont sur la ZAD à côté… »

Une plainte a été déposée. Le directeur des opérations du concessionnaire explique que le « terrain de la cal’arbre nous appartient, et nous espérons le concours de la force publique pour expulser les zadistes. » Et de conclure : « Cela met un coup au moral de tous les compagnons sur le chantier, mais ils sont tous dans l’idée de reconstruire ce qui est cassé. »

L’incident n’a pas fait de blessés, et aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade.





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Mise à jour du 25 août : aucune trêve, contre l’A69 !

La Dépêche du Midi / mercredi 7 août 2024

La tension est montée d’un cran ces derniers jours autour de deux points du chantier de l’autoroute A69, qui doit relier Castres à Toulouse. Plusieurs incidents ont émaillé le week-end, causant quelques dégâts, ne faisant toutefois aucun blessé.
D’abord, sur le chantier en cours au Dicosa, à Saïx, en face de la Zad dite de la cal’arbre, lieu-dit En Calarié. Par deux fois durant le week-end, plusieurs individus masqués et cagoulés s’en sont pris, en pleine nuit, aux installations. Une vitre d’un bungalow accueillant les pauses des ouvriers a été brisée et plusieurs caissons de matériel ont été cassés.
Dans la nuit de samedi à dimanche, ce sont une vingtaine de personnes qui s’en sont prises aux agents de sécurité, jusqu’à l’intervention des gendarmes.
Deuxième manche la nuit suivante, au même endroit, avec plusieurs individus cagoulés qui pénètrent sur les lieux, mis en fuite par les agents qui en sont quitte pour les insultes et les faisceaux lumineux en direction du visage.
Toujours à Saïx, du côté de la Crémade cette fois, une poignée d’individu aurait tenté de pénétrer dans l’enceinte grillagée, sans succès.
Après quelques semaines plus calmes, la tension remonte d’un cran. Une plainte devait être déposée.

[auf Deutsch]

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Saïx (Tarn) : Un après-midi incendiaire (mais il y a eu une interpellation) https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/18/saix-tarn-un-apres-midi-incendiaire-mais-il-y-a-eu-une-interpellation/ Tue, 18 Jun 2024 18:24:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55983 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / lundi 17 juin 2024

[…] Après plusieurs feux nocturnes revendiqués par le « Giec » (un groupe d’opposants à l’autoroute), un dernier a été constaté vers 13h30 aujourd’hui, en face de l’ancienne Zad de la Crem’arbre, le long de la D50.

« Malheureusement pour lui, le client voulait remplacer ce camion », souffle le responsable de Daf, qui craint une escalade de tensions. Hormis quelques palettes jetées sur son site de Cambounet-sur-le-Sor et un grillage tagué, l’entreprise voisine de la Zad de la Cal’arbre avait été jusqu’ici épargnée. Le prix d’un camion porte char de ce type pourrait grimper jusqu’à 80 000 €.
Une dizaine d’individus cagoulés auraient été aperçus en train de jeter un projectile incendiaire, avant de prendre la fuite. Dépêchés sur place, tout comme les pompiers, les gendarmes ont lancé un peu plus tard dans l’après-midi une opération sur un camp d’opposants situé un peu plus loin, avant Sémalens, qui leur servirait de base arrière. La descente de gendarmerie aurait conduit à une interpellation, sans que l’on nous précise si elle a un lien direct avec l’incendie du jour.

Selon France 3 (article du lundi 17 juin,mis à jour le mardi 18) « Un homme a été interpellé par les forces de l’ordre ce lundi 17 juin 2024 sur un campement au lieu-dit la Crémade près de Saïx dans le sud du Tarn. Il est soupçonné d’avoir participé à l’incendie d’un poids lourd à l’aide d’un cocktail molotov vers 13h30. Ce camion porte-charge, n’appartenant pas à Atosca, est utilisé près du chantier de l’A69, la future autoroute qui doit relier Castres à Toulouse. […]  L’intervention a eu des conséquences sur le trafic ferroviaire de la SNCF entres Castres et Mazamet. Celui-ci a du être interrompu vers 16h après le signalement de personnes présentes sur la voie[…] »

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Puylaurens (Tarn) : Manif émeutière contre l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/09/puylaurens-tarn-manif-emeutiere-contre-la69/ Sun, 09 Jun 2024 20:02:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55806 Continuer la lecture ]]> extrait du Monde / samedi 8 juin 2024

Des milliers d’opposants écologistes ont bravé samedi 8 juin une interdiction préfectorale pour participer dans le Tarn à un rassemblement à haut risque contre l’autoroute A69, qui doit relier Castres et Toulouse, émaillé d’incidents.
Samedi soir, manifestants du cortège « bleu » et forces de l’ordre se sont affrontés frontalement : aux pierres et aux cocktails Molotov des premiers répondaient les grenades lacrymogènes ou assourdissantes des secondes.

Les éléments les plus déterminés du cortège – quelques centaines de personnes – espéraient pouvoir se rendre sur l’un des nombreux chantiers de l’A69 qui émaillent déjà le paysage autour de Puylaurens, mais ont dû rebrousser chemin face à l’important dispositif policier, et se replient désormais en laissant derrière eux des bottes de paille enflammées.
Un CRS et un gendarme ont été blessés, le premier atteint par un cocktail Molotov, le second par un tir de mortier de feu d’artifice, selon la préfecture. Un manifestant a également été blessé à un mollet.

Plusieurs collectifs locaux et Les Soulèvements de la Terre avaient appelé samedi après-midi à une « Manif’Action », point d’orgue de la mobilisation « Roue libre », qui a débuté vendredi et se termine dimanche.
Peu après 14 heures, quatre cortèges se sont élancés sur des chemins et routes de campagne.
Dans le cortège principal, le plus nourri, les militants ont défilé sous un soleil de plomb dans une ambiance festive, derrière un camion sonorisé diffusant de la musique techno, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. On distinguait des drapeaux du MPA, d’Extinction Rebellion, de Sud-Solidaires, ainsi que quelques drapeaux palestiniens.

Un autre cortège a également quitté le campement avec dans ses rangs « des personnes radicalisées, déterminées à commettre des actes de violence », selon la préfecture du Tarn.
Ce cortège « bleu », celui regroupant le plus de manifestants tout de noir vêtus, au visage intégralement recouvert, avait pour objectif de « rendre à NGE [le constructeur de l’autoroute] toutes les merdes qui lui appartiennent ». En l’occurrence, des dizaines de panneaux de signalisation situés tout au long du chantier subtilisés par des opposants au projet et rassemblés à leur camp de base, qu’il s’agissait donc d’aller déposer sur le site de la base de vie de NGE, à trois kilomètres de là.
Les premières tensions sont apparues vers 15 heures quand « 250 manifestants radicalisés » ont tenté d’atteindre une route départementale. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour les disperser et les tenir à distance de la route qui mène au chantier de l’autoroute.
En réponse, des manifestants vêtus de noir et cagoulés ont tiré des mortiers de feux d’artifice en direction des gendarmes.
Dans un communiqué à la mi-journée, la préfecture du Tarn a fait savoir que parmi les personnes mobilisées elle en avait repéré « 300 à 400 cagoulées et habillées en noir ». […]

Près du village de Puylaurens, le rassemblement a réuni 4 000 à 5 000 militants selon les organisateurs, 2 000 selon la préfecture. […]
Au nom de 12 collectifs opposés aux unités de fabrication de goudron, un militant alertait : « On est au bord du craquage : les usines à bitume qui vont produire le revêtement de l’autoroute, c’est 700 tonnes de rejet de substances cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la santé humaine. »

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Le Vernet (Ariège) : « Des terres nourricières, ni gravière, ni autoroute mortifère » https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/02/le-vernet-ariege-des-terres-nourricieres-ni-graviere-ni-autoroute-mortifere/ Sun, 02 Jun 2024 15:51:38 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55739 Continuer la lecture ]]> Europe 1 / samedi 1er juin 2024

Des militants écologistes sont entrés de force, ce samedi, dans une gravière [appartenant au groupe Lafarge ; NdAtt.] . Ils ont aussi commis des dégradations sur des bâtiments et véhicules pour protester contre l’exploitation du site, selon eux dangereuse pour l’environnement.

Quelques centaines de militants écologistes ont forcé samedi les grilles d’une gravière et commis des dégradations sur des bâtiments et véhicules pour protester contre l’exploitation du site, selon eux dangereuse pour l’environnement, a constaté l’AFP. A l’appel de l’organisation Extinction rébellion et de collectifs locaux, l’action s’est déroulée dans l’après-midi sur la commune du Vernet, non loin de Foix, en Ariège. « Des terres nourricières, ni gravière, ni autoroute mortifère« , pouvait-on lire sur une banderole brandie par des manifestants, vêtus de combinaisons blanches, le visage masqué.
Les gravières sont des carrières dans lesquelles les nappes phréatiques sont souvent mises à nu et où sont extraits les petits morceaux de roche utilisés dans les matériaux du secteur du BTP. Les participants à la mobilisation de samedi dénoncent la bétonisation, l’artificialisation des sols au détriment des terres agricoles et s’opposent également à l’autoroute A69 Castres-Toulouse, en cours de construction dans le département du Tarn, un chantier vivement contesté par les écologistes. « Pas de gravier, pas de centrale à bitume. Pas de bitume, pas d’enrobé (goudron). Pas d’enrobé, pas d’autoroute« , mettaient en avant les militants présents samedi au Vernet.

A l’issue de l’action sur le site de la gravière, alors que le cortège de manifestants prenait la direction du village de Bonnac où était prévue une soirée festive, ils ont été stoppés momentanément par les gendarmes, avant de poursuivre leur chemin. Jeudi, la manifestation avait été interdite par la préfecture de l’Ariège, soulignant qu’elle n’avait pas fait l’objet d’une déclaration par les organisateurs et intervenait « dans un contexte régional et national où de multiples rassemblements non-déclarés visant des installations industrielles et privées ont engendré des troubles à l’ordre et à la tranquillité publics ».
Dans l’Ariège, le collectif Stop Gravières et d’autres mouvements écologistes s’opposent au Schéma régional des carrières (SRC), estimant qu’il va intensifier la destruction de terres agricoles, la pollution et affecter les nappes phréatiques du département. Les entreprises du secteur relativisent ce danger. Au cours de l’été 2023, une manifestation avait déjà rassemblé quelques centaines de personnes à la gravière du Vernet. Le week-end prochain (7-9 juin), une autre mobilisation est prévue sur le tracé de l’autoroute A69, à l’appel notamment des Soulèvements de la terre.

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Teulat (Tarn) : Encore un engin en feu sur le chantier de l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/31/teulat-tarn-encore-un-engin-en-feu-sur-le-chantier-de-la69/ Fri, 31 May 2024 18:07:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55703 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / vendredi 31 mai 2024

Un nouvel engin de chantier de l’A69 a été incendié dans la nuit de jeudi à vendredi à Teulat.
C’est vers 4 h 30 que les sapeurs-pompiers ont été alertés par le PC de sécurité d’Atosca, le concessionnaire de l’autoroute entre Castres et Toulouse en cours de construction. De nombreux soldats du feu venus de Verfeil, Lavaur et Puylaurens ont été dépêchés sur place pour éteindre l’incendie qui concernait un rouleau compresseur. Leur intervention rapide a permis d’éviter la propagation des flammes à trois pelles mécaniques situées à proximité.

La série continue donc et la situation se tend à une semaine d’un rassemblement contre l’A69 annoncé par Les Soulèvements de la terre les 8 et 9 juin sur le tracé. Il y a une semaine c’est un camion de chantier et une pelleteuse qui avaient été retrouvés en flammes en pleine nuit à Lacroisille. Cela avait déjà été le cas au début du mois à Puylaurens et mi-avril, à Saïx.

Dans la nuit de lundi à mardi, de violents incidents ont éclaté à Saïx, autour d’un chantier lié à l’A69. Les opposants ont jeté des pierres et effectué des tirs de mortiers sur les ouvriers. Les gendarmes ont répondu avec des grenades lacrymogènes.

Un nouvel acte de vandalisme qui intervient quelques heures après la levée des gardes à vue d’une dizaine d’opposants, membres de différents collectifs, à cette autoroute pour « complicité de destruction de bien d’autrui » ou « complicité de violence » sur gendarme suite à la manifestation du 9 décembre 2023.

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Mise à jour du 3 juin : une revendication envoyée à la presse

La Depeche du Midi / lundi 3 juin 2024

De nombreux engins de chantiers ont été incendiés, le long du tracé de l’A69, ces derniers mois. À chaque fois ou presque, ces incendies ont été revendiqués par le « Giec », un groupe d’opposants à l’A69.
Dernier incident en date : la destruction de deux engins sur un chantier à Teulat, à la fin du mois de mai. Ces faits ont été revendiqués par le collectif dit du « Giec », ce lundi, dans un communiqué adressé à la presse.

« Un engin de plus est parti en fumée, sur le chantier de la maudite autoroute« , peut-on lire dans le communiqué. « C’est aussi la 11e machine cramée sur le tracé ! Avec les 3 toupilles de Carayon à Cambounet, les 4 engins de Saix, le 2 de Lacroisille et la pelle de Puylaurens ; bientôt chaque village où se rend NGE aura eu droit à sa petite surprise » se félicitent les militants.
Ils concluent ainsi : « aussi longtemps qu’il y aura des machines entre Castres et Toulouse, il y aura des cadavres de machines. Rendez-vous les 7-8-9 juin pour rentrer en Roue Libre contre l’A69. Enfin, nous avons une pensée émue pour les opposant.es à l’A69 réprimé.es par l’appareil étatique et plus largement pour tous.tes les opprimé.es ; force à tous.tes les résistant.e.s au néo-coloniaslime capitaliste et ses dérives, partout dans le monde. Du Tarn à Nouméa en passant par Gaza et tous lieux de résistance. Palestine et Kanaky vivront, projets écocidaires et néo-colonialisme tomberont. Pour une insurrection et la généralisation du désarmement.« 

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Saïx (Tarn) : Le chantier de l’A69 est toujours mouvementé https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/29/saix-tarn-le-chantier-de-la69-est-toujours-mouvemente/ Wed, 29 May 2024 12:28:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55678 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / mardi 28 mai 2024

De violents incidents ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi à Saïx, autour d’un chantier lié à l’A69. Les opposants ont jeté des pierres et effectué des tirs de mortiers. Les gendarmes ont répondu avec des grenades lacrymogènes.

Un chantier nocturne sur le tracé de l’A69 s’est révélé très mouvementé, dans la soirée de lundi à mardi, à Saïx, à proximité de la Zad dite Cal’arbre. Vers 21h45, au Dicosa, les ouvriers d’Atosca ont débuté une opération de « basculement de la nationale », pour mettre en circulation la déviation provisoire, qui permettra par la suite de créer le pont qui enjambera la nationale.

D’après nos informations, des affrontements auraient éclaté entre une dizaine d’opposants qui perturbaient le chantier, notamment en jetant des pierres en direction des ouvriers, et les gendarmes venus sécuriser les lieux. Les forces de l’ordre ont tiré plusieurs grenades pour repousser les opposants. « Nos ouvriers se sont fait caillasser, explique Atosca. Notamment par des projectiles envoyés à la fronde. Deux ont été touchés, sans gravité. Nous avons aussi quelques dégâts matériels… » Un groupe électrogène a aussi été incendié.

Selon la préfecture du Tarn, des tirs de mortiers auraient aussi eu lieu, sans toucher les gendarmes présents. Dans un communiqué, le préfet a « fermement dénoncé les agressions commises ». Toujours selon nos informations, il n’y aurait pas eu de blessés ou d’interpellations. Vers 23h45, un renfort de forces de l’ordre a permis la reprise du chantier.

Vendredi dernier, deux engins avaient été retrouvés incendiés, à Lacroisille, sur une partie isolée du chantier. Ils faisaient eux-mêmes suite à l’incendie d’engins de chantier à Saïx et Puylaurens ces dernières semaines.
La tension ne diminue pas le long du tracé, à quelques jours du rassemblement initié par Les Soulèvements de la Terre, du 7 au 9 juin, dans le sud du Tarn.

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Lacroisille/Appelle (Tarn) : La série d’attaques contre l’A69 continue https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/24/lacroisille-appelle-tarn-la-serie-dattaques-contre-la69-continue/ Fri, 24 May 2024 17:00:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55615 Continuer la lecture ]]> Mise à jour du 25 mai :

Quand le monde du béton s’enflamme encore et encore

IAATA / samedi 25 mai 2024

Dans la nuit du 23 au 24 Mai, un nouveau feu de joie a étincellé sur cet horizon grisonnant

Le GIEC à pour but de montrer sa présence sur le terrain national francais afin de contrer le manque de justice écologique par la destruction d’engins de chantier.

Les concessionnaires et maître d’œuvre sentent leur projet menacé que se soit sur les plans juridique, de l’opinion publique ou de l’opposition citoyenne. Ils tentent de l’imposer par la force pour ne pas perdre une miette de juteux profits que leur promet l’accaparement des terres.

Il est encore temps de faire machine arrière !
Les voies légales sont désespérément lentes ce qui pourrait permettre de voir surgir le béton avant même le résultat juridique des recours sur le fond. Nous n’avons d’autres choix que d’intervenir malgré la surveillance et la lourde répression, pour avoir une chance que la population ait son mot à dire sur la question des ressources communes, nous ne voulons pas un nouveau passage en force de l’état.

Ce n’est pas par plaisir que nous risquons des années de prison, mais l’état actuel de la démocratie ne nous laisse pas le choix ! Nous invitons les autorités « in » compétentes à faire face à leurs responsabilités au sujet de projets inutiles et destructeurs de la nature avant le point de non retour.

Nous demandons l’abandon du projet, l’amnistie pour toutes celleux qui sont poursuivi.e.s pour leurs oppositions à des décisions écocidaires. Celleux qui sont enfermé.e.s et restreint.e.s de leur liberté. Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer tant que ce projet ainsi que les autres projets écocidaires ne soient pas abandonnés.

Force aux émeutiers Kanak, au peuple Palestinien, a nos frères et sœurs enfermé.e.s et celleux qui luttent contre les oppressions qu’elle qu’elles soient !

GIEC
Groupement d’Interdiction d’Ecocide Cosmique

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La Dépêche du Midi / vendredi 24 mai 2024

La série continue. Un camion de chantier et une pelleteuse ont été retrouvés en flammes cette nuit à Lacroisille dans le Tarn, aux abords du chantier de l’A69, reliant Castres à Verfeil. L’enquête de la gendarmerie devra faire sans témoin, dans ce coin isolé du Puylaurentais.

Deux nouveaux engins incendiés après ceux de Saïx mi-avril, et celui de Puylaurens au début du mois. En début de semaine, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait répondu au courrier du maire de Lavaur et défenseur de l’A69, Bernard Carayon, promettant « la disponibilité des gendarmes et policiers pour intervenir sur le chantier de l’A69 autant que besoin. »

[…] La tension ne faiblit pas autour du chantier contesté alors que se profile un grand rassemblement contre l’A69, les 7-8 au 9 juin à l’appel des Soulèvements de la Terre.

 

et selon 100% radio « […] Dans la nuit de jeudi à vendredi, aux alentours de 3h du matin, une pelle et un Dumper articulé ont été incendié, au niveau de la commune d’Appelle, près de Puylaurens. […] »

 

[in English][auf Deutsch]

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Saïx (Tarn) : NGE perd quatre engins de chantier https://attaque.noblogs.org/post/2024/04/17/saix-tarn-nge-perd-quatre-engins-de-chantier/ Wed, 17 Apr 2024 16:37:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55208 Continuer la lecture ]]> Mise à jour du 22 avril :

NGE s’enflamme !

IAATA / dimanche 21 avril 2024

Désarmement d’engins de chantier NGE

Il y a quelques jours, la SDAT et la BRI se sont lâchement déchaînées sur nos camarades en Normandie*. Cette répression fait écho aux exactions des brigades spécialisées de l’Etat, qui exacerbent aujourd’hui l’escalade de la violence autour du tracé de l’A69.
Nous revendiquons avoir désarmé 4 véhicules NGE qui opéraient aux portes d’une réserve naturelle d’exception, au profit d’une classe bourgeoise en roue libre. Les noms derrière le groupe Atosca qui construit l’autoroute ne sauraient le démentir.

Nous démentissons cependant toute forme de séquestration et de violence physique sur place.

C’est dans ce contexte, où les lobbys autoroutiers instrumentalisent le prolétariat à travers les médias, que nous agissont pour la lutte des classes, en conjugaison avec notre combat contre l’écocide. Nous espérons que les salarié.e.s prisonnier.e.s du capitalisme sauront apprécier ces congés.

Aujourd’hui, le rapport de force est asymétrique, la violence du capitalisme et de l’Etat est bien réelle, bien plus que les quelques dégradations dont on peut se vanter. Cet acte ne représente même rien face aux multiples traumatismes essaimés par les concessionnaires le long du parcours, sur la biodiversité et les riverain.e.s. Mais désormais, sachez que le feu suivra vos interventions, que la moindre perquisition sera pour nous une occasion de surenchérir. Cela vaut aussi pour toutes les initiatives fascistes à venir.

Nous invitons les autres branches du GIEC à maintenir le rapport de force dans cette guerre contre le capitalisme et à s’unifier face à la montée du fascisme institutionnel et civil.

Nous finirons en vous rappelant l’Article 35 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Le GIEC (Gang d’Insolent.es Eclatant le Capital)

* Note d’Attaque : voir ici.

 

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Le journal d’ici / mercredi 17 avril 2024

La lumière se fait peu à peu sur l’opération menée par les anti-autoroute, dans la nuit de mardi à ce mercredi 17 avril, sur le chantier de l’A69 à hauteur de Saïx, où quatre engins de terrassement (trois pelleteuses et un chargeur) ont été détruits par le feu. La zone de stationnement des dits engins était surveillée par un seul vigile (c’est dire le côté frêle du dispositif), employé par une société de gardiennage implantée dans le pays castrais.

Selon le scénario qui nous a été communiqué, le gardien en question a été neutralisé par une demi douzaine d’individus encagoulés qui, une fois cette disposition prise, ont été rejoints par trente à quarante individus masqués, lesquels ont mis le feu aux engins.

Et pourtant, ces événements étaient prévisibles, puisque des cocktails molotov avaient été retrouvés sur le site de Saïx, au cours des derniers jours. Ainsi, la direction de la société de gardiennage avait donné comme instruction à ses salariés de ne pas intervenir si attaque il y avait, dans le souci de préserver leur sécurité.

 

La Dépêche du Midi / mercredi 17 avril 2024

[…] nombreuses réactions ce mercredi suite à l’incendie de 4 engins de chantier de NGE, à Saïx, au Dicosa, sur un chantier lié à l’A69. D’autant plus que les agents de sécurité, sur place, sentaient le contexte se dégrader.

Car d’après nos informations, ils avaient déjà découvert sur le site, au cours des trois dernières semaines, plusieurs engins incendiaires artisanaux, certains considérés comme particulièrement dangereux. Par conséquent, le responsable de la sécurité du site avait donné consigne à ses agents de ne pas aller au contact en cas de confrontation.

C’est dans ce contexte que se sont déroulés les incidents de la nuit dernière. Vers minuit, une demi-douzaine d’individus cagoulés ont encerclé l’agent de sécurité sur place, « pour l’empêcher de donner l’alerte », d’après Atosca. « L’agent a été intimidé, insulté. Il est très choqué » explique la société.

Il a alors vu surgir une trentaine de personnes, cagoulées, qui s’étaient dissimulées. Les individus ont ensuite mis le feu à plusieurs engins de chantier. C’est un autre agent de sécurité qui effectuait une ronde qui a donné l’alerte, quelques minutes plus tard.

Bilan : 4 engins incendiés et mis hors service et une plainte déposée par Atosca. Qui souligne que « des engins, on en a d’autres. »

Du côté des autorités, c’est l’indignation. La préfecture a condamné ces actes, quand le président du département du Tarn, Christophe Ramond, a rappelé que  » depuis le début du chantier, on recense 200 agressions et dégradations. 80 plaintes ont déjà été déposées. […] »

Le maire de Lavaur Bernard Carayon a de son côté écrit ce mercredi au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, pour appeler à « l’évacuation systématique des zadistes ». L’association Via81, qui regroupe des chefs d’entreprises favorables à l’autoroute, a fustigé « ces actions qui sont le fruit d’éco-terroristes qui n’ont rien à voir, ni à faire avec notre territoire » et affirme que « la pédagogie, et l’appel au calme que prône VIA 81 a atteint ses limites, et il apparaît clairement que la situation ne pourra perdurer ainsi. »

La situation se tend sur place.

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Mise à jour du 19 avril : la révendication envoyée aux médias

France 3 / vendredi 19 avril 2024

L’incendie de plusieurs engins sur le chantier de l’autoroute A69 a été revendiqué par un « gang » ce jeudi 18 avril 2024. Dans ce contexte, le préfet du Tarn annonce le déploiement de gendarmes supplémentaires et l’ouverture d’une enquête pour « criminalité en bande organisée. »

« Cet acte ne représente rien face aux multiples traumatismes essaimés par les concessionnaires le long du parcours, sur la biodiversité et les riverain.e.s« . Ces mots, ce sont ceux d’un Gang d’Insolent.e.s éclatant le Capital. Dans un communiqué reçu ce jeudi 18 avril, le collectif a revendiqué la destruction des quatre engins, trois pelles à chenilles et un compacteur, incendiés dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 avril sur le chantier de l’A69.

« Nous revendiquons avoir désarmé quatre véhicules NGE qui opéraient aux portes d’une réserve naturelle d’exception, au profit d’une classe bourgeoise en roue libre. Les noms derrière le groupe Atosca qui construit l’autoroute ne sauraient le démentir« , écrit le GIEC.

Le collectif dénonce « un rapport de force asymétrique » entre l’État et les activistes. « La violence du capitalisme et de l’État est bien réelle, bien plus que les quelques dégradations dont on peut se vanter« , poursuit-il. « C’est dans ce contexte, où les lobbys autoroutiers instrumentalisent le prolétariat à travers les médias, que nous agissons pour la lutte des classes, en conjugaison avec notre combat contre l’écocide. »

Alors que le concessionnaire de l’A69, Atosca, dénonçait l’irruption mardi soir d’une trentaine de personnes encagoulées et des menaces envers le gardien du site, le GIEC réfute l’accusation. « Nous démentons toute forme de séquestration et de violence physique sur place. »

Le collectif annonce vouloir maintenir le rapport de force et se dit prêt à surenchérir. De son côté, la préfecture du Tarn indique « condamner fermement ces violences, qui s’ajoutent à une liste d’exactions déjà nombreuses. » Selon elle, depuis un an, le concessionnaire Atosca a subi « près de 200 dégradations » et 80 plaintes ont été déposées.

Dans ce contexte, la préfecture et Atosca ont décidé de renforcer les mesures de sécurité sur le chantier de l’A69. Des renforts de gendarmerie adaptés, pelotons de gendarmerie mobile, PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), et des réservistes seront déployés pour compléter les patrouilles déjà présentes.

De plus, tous les sites stratégiques et les plus critiques du chantier font l’objet d’une « sécurisation supplémentaire. »

Le parquet de Castres et le procureur général ont ouvert une enquête pour « criminalité en bande organisée ». Selon la préfecture, « des moyens d’investigation spéciaux sont mis en place pour identifier les auteurs de ces exactions. »

[…] En outre, la préfecture affirme aussi que « l’expulsion de la ZAD à Saïx sera envisagée dès lors que toutes les conditions juridiques seront réunies. »

 

Ouest France / vendredi 19 avril 2024

Après l’incendie d’engins de chantier qui œuvrent sur la construction de l’A69 à Saïx, dans la nuit de mardi à mercredi, un groupuscule a revendiqué l’acte. Dans un communiqué envoyé par mail jeudi soir à 23h, ceux qui se surnomment le GIEC, pour « Gang d’Insolent.es Eclatant le Capital », revendiquent avoir « désarmé » les engins de chantiers qui « opèrent au profit d’une classe bourgeoise en roue libre ».

[…] Si, dans le communiqué du GIEC, les auteurs des incendies démentent « toute forme de séquestration et de violence physique sur place », ils invitent à « maintenir le rapport de force dans cette guerre contre le capitalisme et à s’unifier face à la montée du fascisme institutionnel et civil. »

Et de prévenir : « sachez que le feu suivra vos interventions, que la moindre perquisition sera pour nous une occasion de surenchérir. Cela vaut aussi pour toutes les initiatives fascistes à venir. »


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Colayrac-Saint-Cirq (Lot-et-Garonne) : Communiqué de revendication du sabotage des machines d’un chantier NGE https://attaque.noblogs.org/post/2024/04/07/colayrac-saint-cirq-lot-et-garonne-communique-de-revendication-du-sabotage-des-machines-dun-chantier-nge/ Sun, 07 Apr 2024 09:47:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55056 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / samedi 6 avril 2024

Il y a quelques jours, nous avons enrayé les moteurs de toutes les machines sur le chantier NGE du Pont et du Barreau de Camélat reliant Brax à Colayrac-Saint-Cirq près d’Agen.
À l’appel du GIEC de Haute-vienne, et à la suite de la section girondine du GIEC, nous avons voulu montrer notre soutien à la lutte contre l’A69, en sabotant les jouets dévastateurs de cette entreprise. Il nous a semblé opportun de viser ce chantier qui devrait être inauguré en grande pompe en mai prochain, pour montrer que les monstres du BTP ne sont en rien intouchables. Nous avons apprécié introduire des produits abrasifs dans tous les réservoirs d’huile et de carburant des machines présentes sur la zone. Cela permet à l’entreprise de participer à son autodestruction et ce n’est pas sans nous faire rire : plus NGE continuera les travaux, plus ses machines en fonctionnant se détruiront de l’intérieur, plus elle perdra de l’argent en cherchant à en gagner.

Ce désarmement intervient après des mois de lutte acharnée à la Crem’Arbre contre la brutalité du pouvoir. Ces derniers jours, une des branches de ce pouvoir (ici l’Office Français de la Biodiversité) a reconnu l’illégalité des abattages des arbres occupés par les écureuils. Il aura fallu une petite mésange en train de nidifier pour que l’OFB se prononce sur l’illégalité déjà flagrante des actions de la mafiA69. L’État frappe pendant des mois, puis un beau jour de printemps vient accorder cinq mois de répit, sous prétexte d’illégalité – temporaire bien sûr. Rien ne nous surprend plus dans l’absurdité de ce système et c’est pourquoi nous répondons aussi bien par les mots que par l’action.

Nous avons vu les vilaines ruses de la flicaille pour attraper les écureuil.le.s, usant des besoins de première nécessité pour en faire des proies, nous avons vu le harcèlement psychologique pour les empêcher de dormir, de manger, d’être entendu.e.s. Il est pour l’instant trop risqué pour nous de rendre la pareille, mais qu’ils ne dorment pas sur leurs deux oreilles, cela arrivera à point nommé.

Nous avons donc ciblé ce chantier, car ce pont est à la croisée de deux projets dévastateurs. En plus d’être lié à la construction de l’autoroute Toulouse-Castres via son principal promoteur NGE, il est aussi le premier ouvrage d’art de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui se construit dans le Sud-Ouest (Bordeaux-Toulouse/Bordeaux-Dax). En effet, cet enjambement de la Garonne, est le prémisse de la route qui desservira la prochaine « Gare d’Agen » construite essentiellement pour accueillir la LGV. Cette dernière implique 4800 hectares de terres artificialisées, 14 milliards de dépenses à minima (financé en partie par le contribuable via une taxe, la TSE), des dizaines de maisons expropriées puis détruites et on vous passe les détails.

Dans cette alliance contre les autoroutes automobiles et ferroviaires, nous félicitons les écureuil.le.s et les zadistes de Saïx, ainsi que tous les collectifs pour leur ténacité face à ces projets mortifères. L’impunité qui règne pour ses promoteurs alimente chaque jour notre rage et nous espérons que d’autres continueront de se réapproprier ce geste (cette carte des sites NGE pourrait vous aider).

Nous appelons à une massification de la conspiration.
Nous appelons à en finir avec ces entreprises et avec ceux qui les protègent.
Nous appelons à ne plus attendre des changements d’un État mais à les provoquer ici et maintenant.

Ceci est une menace.

No Macadam ! No Passarail !

GIEC (Groupe d’Idéalistes Enrayant le Capitalisme)





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Castres (Tarn) : « Gardez vos merdes » et libérez nos compas ! https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/26/castres-tarn-gardez-vos-merdes-et-liberez-nos-compas/ Tue, 26 Mar 2024 19:49:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54907 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / mardi 26 mars 2024

Des individus ont déposé des restes de grenades lacrymogènes devant l’Hôtel de Police de Castres accompagnées d’un message tagué sur la façade « Gardez vos merdes ». Ils ont été interpellés.
Huit individus, des militants anti-A69 qui occupent un terrain privé le long du chemin d’En Bajou, à Viviers-les-Montagnes, sont actuellement en garde à vue au commissariat de Castres pour dégradation de bien public. Dans la nuit de lundi à mardi, ils ont tagué l’Hôtel-de-Police.

Certains d’entre eux avaient été repérés dans la soirée de lundi en train de faire de l’affichage sauvage dans la sous-préfecture tarnaise. Ils collaient des affiches pour annoncer « Le printemps des ZAD » qu’ils prévoient ce week-end de Pâques « 3 jours festifs et joyeux de lutte contre l’A69 et la métropolisation de la région ».
Les policiers sont intervenus pour procéder à un contrôle d’identité. Quelques-uns ont été conduits au commissariat pour des vérifications avant d’être relâchés.
Quelques instants plus tard, ils sont revenus à plusieurs déposer devant l’Hôtel-de-Police des carcasses de grenades lacrymogènes, sans doute des restes de celles tirées par les gendarmes lors d’affrontements sur l’ancienne ZAD de la Crém’arbre à Saïx ces dernières semaines. Et les Zadistes ont inscrit en rouge sur un des murs de façade du commissariat un message : « Gardez vos merdes« .
Les vandales ont rapidement été interpellés et placés en garde à vue.

 

Mise à jour du 23 décembre : condamnés à des amendes avec sursis

La Dépêche du Midi / mercredi 4 décembre 2024

Quatre militants anti-A69 ont été condamnés à 1 000 euros d’amende avec sursis pour avoir tagué le commissariat de Castres en mars dernier. Le délibéré a été rendu ce mardi. Et le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et n’a pas retenu les demandes de nullité de la procédure formulées par l’avocat parisien des prévenus qui avait plaidé la liberté d’expression lors de l’audience qui avait eu lieu mi-octobre. […]

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Saix (81): une victoire pour la Crem’arbre

Squat!net / dimanche 24 mars 2024

La détermination inébranlable des écureuil·les de la ZAD de la Crem’arbre l’emporte sur les mensonges et le passage en force de la préfecture et d’ATOSCA.
En effet, LVEL, le GNSA et l’UPNET ont obtenu confirmation de la part de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) de la parfaite illégalité des défrichements sur le site de la Crem’arbre. Comme nous n’avons eu de cesse de le marteler, ce bois ne peut faire l’objet de défrichements de mi-novembre au 1er septembre [de l’année suivante], qui plus est suite à la plainte qui a été déposée démontrant la nidification actuelle de mésanges bleues sur le site. L’OFB, par l’intermédiaire du procureur, a confirmé à nos avocates que le bois de la Crem’arbre est bel et bien classé à fort enjeu environnemental, conformément à ce que nous avancions.
Malgré un retard ahurissant, c’est une grande victoire pour l’application du droit environnemental qui est enfin considéré, et qui confirme la légitimité de cette occupation et l’illégalité des défrichements qui ont eu lieu. Il aura fallu 37 jours d’une incroyable résistance des écureuil.les et des militant.e.s au sol face à un acharnement répressif, une formidable résilience face aux exactions et aux privations en tout genre, pour qu’enfin la police de l’environnement décide de communiquer sur la parfaite illégalité des défrichements et acte l’impossibilité pour le concessionnaire NGE-Atosca de faire abattre ce bois jusqu’au 1er septembre 2024.
Afin de préserver les nidifications d’espèces protégées soumises à un dispositif répressif irresponsable, qui noie de gaz lacrymogènes le site de la Crem’arbre et le vivant qui l’occupe, qui projette grenades de désencerclement et lumières nocturnes dans une zone à fort enjeu écologique, les écureuil.les qui ont défendu le site, mettant leur vie en jeu, ont décidé de rejoindre la terre ferme ce dimanche… Toutes les démarches judiciaires ont permis que le concessionnaire, la préfecture, ainsi que toutes les instances qui ont pris part aux atteintes illégales du site de la Crem’arbre, répondent de leurs actes.
Enfin, nous réaffirmons ici notre implacable détermination à entraver l’appareil politico-militaire d’Etat. La ZAD de la CAl’Arbre et toutes les autres ZAD à venir, associées aux très nombreux autres modes de lutte, nous permettront collectivement de porter un coup définitif à ce projet.
Cette occupation n’aurait pas été possible sans tous les soutiens, notamment financiers. Pour les prochaines occupation et face aux procès à venir : linktr.ee

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Paimpol (Côtes-d’Armor) : « NGE coupable, mairie complice » https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/25/paimpol-cotes-darmor-nge-coupable-mairie-complice/ Mon, 25 Mar 2024 19:41:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54899 Continuer la lecture ]]> Mise à jour du lundi 8 avril :

Rectificatif : Communiqué des Ormeaux de Paimpol

Expansive.info / lundi 8 avril 2024

Action en solidarité avec la ZAD Crèm’Arbre (contre l’A69 dans le Tarn) à Paimpol.

La rédaction de RADIO CROCO a reçu un communiqué « rectificatif » :
« Communiqué sur l’action anti A69 à Paimpol pour répondre aux mensonges des médias locaux : Dans le week-end du 22 au 24 mars des engins de chantier du groupe NGE, concessionnaire du chantier de l’autoroute A69 reliant Toulouse à Castres, ont été tagués. Contrairement à ce qui a pu être dit dans les journaux locaux, ce n’est pas le chantier de réaménagement de la digue ou a eu lieu les dégradations qui a été visé mais uniquement les engins appartenant à la firme du BTP. Cette action intervient dans le cadre de l’opposition au chantier écocidaire et anti-social de l’A69. En choisissant le groupe NGE, la mairie de Paimpol (22) se trouve complice du saccage du vivant en cours dans le Tarn. Tant que le projet d’autoroute ne sera pas abandonner, l’entreprise NGE sera prise pour cible sur les nombreux chantiers où elle est présente à travers la France. Pour un monde juste et vivable. vive la Crem’arbre. »

Ci dessous l’article :

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Le Télégramme / lundi 25 mars 2024

Les travaux de réhabilitation de la digue de Kerdreiz ont démarré le 5 mars. Ce week-end, des tags hostiles à ces travaux ont été réalisés sur place.
Qui est entré ce week-end sur le chantier de la réhabilitation de la digue de Kerdeiz alors que le site était fermé ? L’enquête ouverte par la gendarmerie va tenter de répondre à cette question. Plusieurs tags hostiles à ces travaux ont été retrouvés sur place. L’inscription « NGE coupable, mairie complice » a été tracée en noir sur la cabane de chantier. Sur une pelle mécanique dont les vitres ont été barbouillées de peinture, les visiteurs ont écrit « ZAD partout ». La mention « Stop A69 » recouvre aussi désormais un panneau d’information de la ville.

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Mise à jour du 28 mars :

Le Télégramme / mercredi 27 mars 2024

Ce n’était pas le chantier de reconstruction de la digue de Kerdreiz qui était visé par la série de tags retrouvés à Paimpol, ce week-end, apprend-on dans un communiqué transmis ce 27 mars au Télégramme. Mais le chantier de l’autoroute A69, Toulouse-Castres (à 850 km de là, NDLR), qui cristallise, depuis des mois, l’opposition de milliers de détracteurs. L’action visait « uniquement les engins (du groupe NGE, NDLR) ». Et « intervient dans le cadre de l’opposition au chantier écocidaire et anti-social de l’A69 (…). Tant que le projet d’autoroute ne sera pas abandonn (é), l’entreprise NGE sera prise pour cible sur les nombreux chantiers où elle est présente, à travers la France », poursuit le communiqué. À Paimpol, c’est l’entreprise Barazer TP, filiale de NGE, qui conduit les travaux.

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Cenon (Gironde) : Communiqué du Groupe d’Intervention pour l’Extinction des Chantiers https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/16/cenon-gironde-communique-du-groupe-dintervention-pour-lextinction-des-chantiers/ Sat, 16 Mar 2024 17:42:55 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54797 Continuer la lecture ]]> La Grappe / samedi 16 mars 2024

La semaine dernière nous avons saboté deux machines NGE sur un chantier à côté de la gare de Cenon (33), suite à l’appel du GIEC. Nous leur avons bouché les serrures, coupé des câbles et plus encore… De plus, non loin de là une voiture NGE a été repeinte et crevée.

Nous voulons contribuer à créer un climat de peur pour cette entreprise responsable du ravage écologique dans le monde et surtout en solidarité à la lutte contre l’A69. Nous demandons, comme d’autres collectifs, un moratoire sur la construction de l’autoroute, l’arrêt immédiat des travaux et la relaxe pour toutes les personnes ayant subi la répression ces derniers mois.

Pourquoi s’attaquer à ce chantier précis alors que les travaux consistent à réaménager la chaussée en y replantant des arbres ? Il nous semble hypocrite que la même entreprise construise d’un côté une autoroute ravageant des centaines d’hectares de champs & de forêts et d’un autre côté qu’elle se verdisse avec ce genre de projets.
« Nous sommes engagés dans une démarche de progrès qui conjugue expérience du terrain et expertise fonctionnelle afin d’améliorer l’impact social, environnemental et économique de nos activités. » Langue de bois, greenwashing, lobbying et juteux contrats de projets mégalo protégés par une police d’un état qui s’est engagé à réduire sa production de gaz à effet de serre. Qui peut encore croire que ce dont nous avons besoin aujourd’hui c’est d’une autoroute ? De quelle expérience de terrain parlent-ils lorsqu’ils transforment tout en matière inerte ?

Nous ne sommes pas dupes, nous refusons leur progrès qui consiste à améliorer l’impact économique de leurs activités.

Nous voyons le problème comme un ensemble indissociable : les industries du bétons et les aménageurs ne peuvent pas répondre aux problèmes écologiques actuels, car elles en sont des acteurs principaux et NGE le disent eux-mêmes : « Du chantier de proximité au grand projet d’infrastructures, notre engagement est le même. »

L’impunité de cette filiale nous fout la gerbe. Mais il nous est impossible de rester avec un goût amer dans la bouche sans chercher de la force. Et il est très simple de trouver leurs machines vu qu’ils sont présents partout pour tout défoncer, en voici un aperçu .

Nous appelons donc à notre tour, toutes personnes voulant s’attaquer aux géants de l’industrie du ravage, à trouver quelques ami.e.s, bien repérer les lieux, éviter les caméras et mettre à l’arrêt NGE, toutes ses filiales et ses collaborateurs. Car oui c’est bien un réseau de petites, moyennes et grandes entreprises qui collaborent pour réaliser des chantiers d’« aménagement du territoire ».

Notre acte s’inscrit dans un climat général d’attaques des structures de pouvoir. Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’une antenne 5G ou qu’une voiture de police brûle, sans que des groupes s’introduisent dans des entreprises pour y saboter le fonctionnement, sans que des réseaux parallèles ne s’organisent pour sortir de l’influence du monde capitaliste mortifère.

Nous savons que nous sommes nombreux et nombreuses et nous n’avons plus envie d’attendre.

Nous voulons particulièrement saluer l’énergie des écureuils qui sont restés dans les arbres sur le tracé de l’A69 pendant trois semaines sous pression constante des flics.
Et nous saluons les camardes Allemand.es qui ont réussi un sabotage de la plus grande usine Tesla d’Europe.

Un autre monde est possible, il se fera sur les cendres de l’ancien.





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Secteur de Grenoble : Lutter contre l’A69 depuis sa cuvette https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/16/secteur-de-grenoble-lutter-contre-la69-depuis-sa-cuvette/ Sat, 16 Mar 2024 17:37:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54805 Continuer la lecture ]]> CRIC / samedi 16 mars 2024

Dans la nuit du 5 au 6 mars, nous avons dégradé un véhicule de NGE fondation en solidarité avec la lutte contre l’A69. Cette entreprise qui artificialise des terres cultivables et détruit le vivant pour le profit de ses actionnaires ne mérite pas de circuler dans nos montagnes. Nous avons donc écrit « STOP A69 » de tous les côtés du véhiucle pour que tout le monde sache qui est NGE et lui avons dégonflé les pneus. Puisque NGE ne semble pas vouloir faire marche arrière, nous avons aussi pensé qu’elle n’avait pas besoin de ses deux rétroviseurs.

Nous avons été surpris de la facilité avec laquelle on peut soutenir la lutte contre l’A69 a distance et cela nous a apporté beaucoup de joie. Nous avons remarqué que de nombreux autres véhicules NGE circulaient dans les villes, nous invitons donc quiquonque s’ennuirais à agir. Il suffit d’1 spray de peinture, 4 lentilles, 2 gants et 1 joli coup de pied.

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Castres et environs : L’opposition à l’A69 continue https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/03/castres-et-environs-lopposition-a-la69-continue/ Sun, 03 Mar 2024 20:11:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54642 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / dimanche 3 mars 2024

Un site des laboratoires Pierre Fabre à Castres a été une nouvelle fois la cible de tags anti-A69 dans la nuit de samedi à dimanche. On peut lire sur le muret qui entoure le site de Péraudel « Stop A69 » ou encore « Ecocide PF valide« .
Ce n’est pas la première fois que les sites du groupe pharmaceutique castrais sont ainsi recouverts d’inscriptions hostiles à l’autoroute entre Castres et Toulouse. Les opposants considèrent en effet l’entreprise comme principal soutien à l’A69.

Le 14 janvier, c’est le centre d’entraînement du Castres olympique au Levezou à Saix, qui appartient aux Labos, qui avait été tagué. Le 20 janvier dernier, jour d’une manifestation des opposants, interdite par la préfecture, sur la place Pierre Fabre à Castres, plusieurs sites castrais du groupe, avenue d’Albi et avenue du Sidobre, avaient aussi fait l’objet de tags similaires.

Ce dimanche matin, deux individus ont été interceptés par une patrouille de police à Albi alors qu’ils s’apprêtaient à installer une banderole sur des arbres devant le conseil départemental et la préfecture pour soutenir les « écureuils » perchés dans des arbres pour empêcher leur abattage sur le tracé de l’A69 au lieu-dit la Crémade à Saïx.

Vendredi soir, une centaine de militants anti-A69 sont venus apporter leur soutien aux cinq derniers « écureuils » qui restent sur la quinzaine qui occupait le site. Certains d’entre eux sont allés « au contact » des gendarmes qui sécurisent l’endroit et font descendre petit à petit les militants des arbres depuis deux semaines. Les forces de l’ordre ont dû lancer quelques grenades lacrymogènes pour les repousser. Deux gendarmes ont été blessés, l’un au bras, l’autre au poignet.  […]

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Mise à jour du mardi 26 mars 2024 : Une personne condamnée pour les affrontements

La Dépêche du Midi / mardi 26 mars 2024

Un militant anti-A69 de 31 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Castres ce lundi pour avoir lancé des projectiles sur les gendarmes mobiles qui sécurisent le site de la Crém’Arbre à Saïx, situé sur le tracé de l’autoroute entre Castres et Toulouse, où des grimpeurs baptisés « écureuils » étaient perchés en haut de plusieurs arbres pour empêcher leur abattage.
« Je n’ai rien lancé ce jour-là ». Même s’il a nié les faits, un homme de 31 ans a été jugé coupable ce lundi d’avoir lancé des projectiles sur des gendarmes le 27 février dernier à Saïx sur la ZAD de la Crem’arbre où étaient perchés des militants anti-A69 pour empêcher l’abattage d’arbres. Et le tribunal correctionnel de Castres l’a condamné à 6 mois de prison ferme ordonnant son maintien en détention.
Originaire du Val d’Oise en région parisienne, cet homme, déjà condamné pour des violences lors d’une manifestation contre la loi Travail à Paris en 2016, qui fait « des petits boulots à droite et à gauche », est venu dans le Tarn « soutenir les écureuils ».
Et ce 27 février, il faisait partie d’un groupe d’une vingtaine d’individus cagoulés qui ont voulu ravitailler ces grimpeurs. Refoulé par les forces de l’ordre qui sécurisent le site, situé sur le tracé de l’autoroute entre Castres et Toulouse, le « commando » s’est replié sur la voie ferrée qui passe à proximité. C’est là que les gendarmes l’ont vu prendre des cailloux du ballast. « On n’était tous habillé pareil », se défend le prévenu. « L’exploitation des vidéos et des indicateurs vestimentaires ont permis aux victimes d’identifier clairement l’auteur, assure le procureur qui a requis 8 mois de prison pour « ces faits inadmissibles ». L’expression des idées et les combats politiques ne justifient pas d’exercer des violences sur les forces de l’ordre qui ne font qu’exercer une mission confiée par l’État. Derrière les uniformes, il y a des hommes qui ont une famille ».
Pour l’avocate du Zadiste, « il n’y a pas d’éléments suffisants dans ce dossier ». « On ne fait que des suppositions », plaide-t-elle sans pour autant convaincre les juges.

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Toulouse : Sabotage du chemin de fer Toulouse-Narbonne contre l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/29/toulouse-sabotage-du-chemin-de-fer-toulouse-narbonne-contre-la69/ Thu, 29 Feb 2024 20:11:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54617 Continuer la lecture ]]> Indymedia Lille / jeudi 29 février 2024

En soutien aux opposant.es à l’A69, nous avons dans la nuits du 28 au 29 février saboté la ligne de chemin de fer Toulouse-Narbonne.
La SNCF suit la volonté de l’état néolibéral et délaisse de plus en plus le système du Fret, pour favoriser le transport routier de marchandise. Le but est toujours le même, faire couler de l’argent dans les caisses d’entreprises privés (transporteurs privés, constructeurs et gestionnaires privés). La chanson est vielle désormais , seulement le rythme a un peu changé, il a accéléré ces dernières années.

La misère social de plus en plus répandu n’est qu’une des conséquences de cette chanson, la dévastation de notre terre au nom du profit en est une autre.
On veut saluer ici les révolté.es qui dans ces mois d’hiver ont essayé de résister avec hargne et acharnement sur la zad de la crèm-arbre au rouleau compresseur d’un système mafieux et puéril. On imagine que les quelques nuits dans ces cabanes ont du être bien froides et bien humides. C est pourquoi on a essayé par notre action de vous transmettre un peu de chaleur.
On ne veut pas non plus faire l’éloge train et du Fret, parce-que on considère qu’ils font parti du mème système industriel, oppresseur et dévastateur. Nous dirons finalement que peu importe si les déchets nucléaire et de l’armement sont transportés par train ou camion, c’est par les flux que ce système fonctionne. Et la dévastation qu’engendre une infrastructure ferroviaire n’est pas moins importante que celle d’une autoroute. Les prochains chantiers de la LGV Bordeaux-Toulouse nous montreront bien cela.

Courage à celles et ceux qui résistent

[in English][auf Deutsch]

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extrait d’actuToulouse / jeudi 29 février 2024

[…] La circulation des trains a été complètement interrompue dès 6h30, et pendant dix heures, dans les deux sens de circulation entre Toulouse et Narbonne (Aude) après un feu sur les installations SNCF à hauteur de Montaudran.
Cet incendie est survenu « aux abords des voies ferrées », a détaillé la SNCF. La piste d’un acte malveillant est privilégiée, d’après des sources proches de l’enquête. Contacté par Actu Toulouse, le parquet annonce même que la Police judiciaire est sur le coup : « La Police judiciaire a été saisie d’une enquête pour dégradation par moyens dangereux ».
Toujours d’après le parquet, « une trappe a été ouverte et le feu a été mis à des câbles, ce qui a perturbé la circulation ». […]

extrait de la Dépêche du Midi / jeudi 29 février 2024

[…] Un incendie s’est déclaré au bord des voies, dans le quartier de Montaudran à Toulouse, précise la SNCF à La Dépêche. Les flammes ont détruit de la fibre optique et du matériel de signalisation. Les équipes de la SNCF sont sur place pour établir un diagnostic et entamer les réparations. L’origine de l’incendie est volontaire, selon les premières constatations de la police. […]

extrait de la Dépêche du Midi / jeudi 29 février 2024

[…] Des allume barbecues sont à l’origine du feu qui a commencé dans les caniveaux abritant les très nombreux câbles aux extrémités des voies ferrées mais l’enquête policière et scientifique est en cours. Ces câbles sont indispensables pour la signalisation des trains […]

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Chamborêt (Haute-Vienne) : Une pelleteuse carbonisée sur un chantier de NGE, en solidarité avec la Crém’Arbre https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/21/chamboret-haute-vienne-une-pelleteuse-carbonisee-sur-un-chantier-de-nge-en-solidarite-avec-la-cremarbre/ Wed, 21 Feb 2024 17:45:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54489 Continuer la lecture ]]> Mise à jour de mercredi 28 février :

Appel à action, en solidarité avec la Crem’Arbre

La Grappe / dimanche 25 février

Ce matin (21 février), nous avons reçu un texte revendiquant un acte de désarmement contre le groupe NGE en Haute-Vienne, à la frontière du Limousin. Nous saluons ce geste de solidarité, que nous tenons à visibiliser en diffusant massivement le communiqué suivant :

Communiqué du GIEC

Hier soir, tard dans la nuit, nous avons incendié une pelleteuse à chenille du concessionnaire mortifère NGE. (https://www.lepopulaire.fr/chamboret-87140/actualites/un-incendie-sur-le-chantier-de-la-rn-147-a-chamboret_14456148/) Cet engin sert à creuser et terrasser. Il sévissait en Haute-vienne, à la frontière avec le Limousin. Ce sont ces mêmes machines qui, en ce moment, ravagent les terres occitanes.
Hier nous pensions écrire un énième rapport sur la situation catastrophique à laquelle contribue activement NGE. Nous vous aurions expliqué une nouvelle fois pourquoi cette entreprise participe, jour après jour, au saccage de nos terres et de nos existences. Avec des chiffres éloquents, des graphiques scandaleux et des conflits d’intérêts toujours plus ahurissants.

Cependant, alors que la situation est alarmante, la préfecture du Tarn, représenté en la personne de Michel Vilbois, s’est lancé dans une énième tentative d’expulsion de la ZAD de la Crém’Arbre. Un acte intolérable qui nous a poussé à joindre l’acte à la parole. NGE dévorent nos vies, nous ne pouvions plus nous contenter d’écrire. Nous avons donc choisi hier de désarmer une pièce de leur gigantesque arsenal, aussi pour rappeler qu’ils ne sont en rien intouchables.
Nous appelons toutes les sections locales du GIEC à imiter notre geste, à le diffuser largement. Tout notre soutien et notre solidarité vont à la ZAD, à ses courageux écureuils grimpeurs qui empêchent la coupe des arbres, aux collectifs locaux qui font un travail remarquable sur le terrain. Merci à eux.
L’autoroute ne passera pas, NO MACADAM !

Groupe Incendiaire d’Engins de Chantiers

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NGE, acteur majeur du projet autoroutier, n’a cessé d’être pointé du doigt. Le concessionnaire avance main dans la main avec les élus locaux, les principaux financeurs et l’État depuis de nombreux mois. Ce sont ses chèques qui ont exproprié les habitants, son lobbyisme qui a motivé les différents préfets à réprimer avec toujours plus de force la mobilisation populaire, ses machines qui continuent de ravager le territoire. Après de longues journées et nuits de harcèlement, les forces de police essayent désormais de déloger les écureuils nichés dans les arbres ; ils se heurtent en ce moment même à la détermination sans faille de celles et ceux qui protègent les arbres.

Cette action de solidarité participe à lutter contre le projet mortifère qu’est l’A69. Elle vient ainsi rejoindre les pétitions, prises de position d’élus, manifestations massives, fêtes, campagnes d’informations, occupations d’arbres, déambulations carnavalesques, installations de ZAD sur le tracé… qui nourrissent cette lutte depuis maintenant plusieurs années. La composition est notre force.

NGE mène de nombreux chantiers en parallèle, à différents endroits du territoire français et à l’étranger. Faisons de cet éparpillement une faiblesse : contre les tractopelles et les camions qui créent des paysages dépouillés de vie, contre les différents entrepôts d’où ces machine partent, contre les bureaux depuis lesquels les décisions sont prises. Rivalisons d’inventivité et continuons à soutenir des initiatives comme celle de ce début de semaine. Nous ne voulons ni de ce projet d’autoroute, ni d’aucun autre grand projet inutile et imposé.

Malgré les avertissements répétés, il semble que la Nouvelle Génération d’Entrepreneurs n’a pas encore pris conscience de l’obsolescence de son projet. Puisque « dynamisation » et « désenclavement » d’un territoire sont synonymes de ravage écologique, de mépris des populations locales, de magouilles politiciennes et de promotion du tout-béton à une époque où la crise climatique s’intensifie, nous continuerons de lutter. À ces propositions d’un autre temps : nous préférons des tracés de route alternatifs, la défense du ferroviaire local, les rassemblements festifs et joyeux, les manifestations inventives, les désarmements en tout genre, les ZAD partout.

Pour aider, voici une carte des différents sites NGE en France, il y en a surement un près de chez vous. Sur cette carte figure d’autres acteurs du projets, comme la SMDA (l’une des principales entreprise opérant la coupe des arbres sur le chantier de l’A69) et la SPIE Batignole. (Un des bitumeurs du projet autoroutier).

NGE doit disparaitre ! No macadam !

Les collectifs en lutte contre l’A69

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Le Populaire du Centre / mercredi 21 février 2024

Le Groupe incendiaire d’engins de chantiers (GIEC) a revendiqué un acte volontaire à Chamborêt dans la nuit de lundi à mardi. Un incendie qui vient soutenir les opposants au projet de l’A69 à Saïx, dans le Tarn. L’entreprise NGE, qui participe aux travaux en Haute-Vienne et finance une partie du projet dans le sud, était visée.
Alors que nous révélions ce mardi qu’une pelleteuse à chenilles avait été incendiée et détruite par les flammes à Chamborêt, sur le chantier de la RN 147, dans la nuit de ce lundi 19 au mardi 20 février, l’enquête a pris un tout nouveau tournant.

Dans un communiqué qui nous a été envoyé ce mardi soir, le Groupe incendiaire d’engins de chantiers (GIEC) revendique cet incendie. « Lundi, tard dans la nuit, nous avons incendié une pelleteuse à chenilles du concessionnaire mortifère NGE. Cet engin sert à creuser et terrasser. Il sévissait en Haute-Vienne. Ce sont ces mêmes machines qui, en ce moment, ravagent les terres occitanes », indique le communiqué.
Le groupe militant dénonce « la situation catastrophique à laquelle contribue activement l’entreprise NGE ». Selon eux, NGE participe au « saccage de nos terres et de nos existences ». Pour rappel, l’entreprise de travaux NGE participe au financement du projet de l’autoroute A69 à Saïx (Tarn). Les forces de l’ordre ont commencé le démantèlement de la ZAD (zone à défendre) ce lundi 20 février en délogeant les opposants au projet.
Toujours dans ce mail de revendication, le GIEC dénonce le comportement de la préfecture du Tarn : « La préfecture du Tarn, représenté en la personne de Michel Vilbois, s’est lancé dans une énième tentative d’expulsion de la ZAD de la Crém’Arbre. Un acte intolérable qui nous a poussé à joindre l’acte à la parole. NGE dévorent nos vies, nous ne pouvions plus nous contenter d’écrire. Nous avons donc choisi de désarmer une pièce de leur gigantesque arsenal, aussi pour rappeler qu’ils ne sont en rien intouchables. »
Enfin, le Groupe incendiaire d’engins de chantiers « appelle toutes les sections locales du GIEC à imiter ce geste » et « apporte tout son soutien et sa solidarité à la ZAD, à ses courageux écureuils grimpeurs qui empêchent la coupe des arbres. »

Un acte revendiqué contre NGE qui n’a vraisemblablement pas atteint la bonne cible. « La pelleteuse carbonisée, elle est à mon entreprise, et pas à NGE, explique, en colère, Damien Albenque, patron d’AD Location à Nantiat. Sur ce chantier, AD Location est sous-traitant de NGE, donc une boîte locale, de Nantiat, qui n’a rien à voir avec le projet de l’A69, vient de perdre 400.000 € de matériel et causé l’arrêt d’un salarié du coin. NGE n’a sûrement pas été touché par cet incendie. Cette action-là ? Elle ne sert à rien. Sauf à faire chier une petite entreprise du coin ».
Damien Albenque a déposé plainte à la gendarmerie.

Une enquête a été ouverte par le groupement de gendarmerie de la Haute-Vienne pour « destruction volontaire d’engins de chantier par incendie, avec aucun doute sur l’intervention d’un tiers », précise la gendarmerie. Une deuxième pelleteuse a également été endommagée cette nuit-là. […]

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Saïx (Tarn) : Les flics inondent la ZAD de lacrymos, mais deux engins de chantier brûlent (et tentative d’expulsion lundi) https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/19/saix-tarn-les-flics-inondent-la-zad-de-lacrymos-mais-deux-engins-de-chantier-brulent-et-tentative-dexpulsion-lundi/ Mon, 19 Feb 2024 18:06:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54460 Continuer la lecture ]]> Sud-Ouest / dimanche 18 février 2024

Six opposants au projet d’autoroute Toulouse-Castres ont été interpellés ce dimanche 18 février lors d’une manifestation interdite à Saïx, dans le Tarn, qui a donné lieu à des incidents avec les gendarmes, selon des sources concordantes.
Alors que les forces de l’ordre encerclent depuis samedi les arbres sur lesquels campent des opposants pour empêcher la poursuite du chantier, les manifestants voulaient ravitailler ces militants, d’après Bernard Cottaz, membre du collectif la Voie est libre, opposé à ce projet d’autoroute.

Selon la préfecture, qui avait interdit cette manifestation, « 150 personnes ont agressé violemment les forces de l’ordre, ciblées par des jets de cocktail Molotov », ce que dément la Voie est libre, évoquant « un usage massif de gaz lacrymogène » par les gendarmes. Trois gendarmes ont été blessés et six manifestants interpellés, selon la préfecture.
Dans le même temps, deux engins de chantier d’une usine de cimenterie à plusieurs centaines de mètres de la Zone à défendre (ZAD) créée par les opposants ont été « incendiés par des manifestants », selon la préfecture. D’après M. Cottaz, « il y avait bien un incendie mais pas du tout là où se trouvaient les manifestants ». […]
Atosca, le concessionnaire désigné par l’État, estime avoir depuis le 15 février le droit de reprendre les coupes d’arbres sur le tracé. Pour la Voie est libre, le bois occupé par les zadistes étant à « enjeu environnemental fort », il ne peut être défriché qu’entre le 1er septembre et le 15 octobre.
Quatre associations ont ainsi déposé un « référé pénal environnemental » le 9 février auprès du parquet de Toulouse pour faire interdire la reprise du défrichage.
Vendredi, plusieurs associations, dont Attac et la LDH, avaient dénoncé des « exactions » des forces de l’ordre autour de la ZAD, les accusant notamment de priver les militants campant sur les arbres de toute possibilité de ravitaillement. […]

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L’État s’embourbe

extrait de l’Obs / lundi 19 février 2024

« L’Etat s’embourbe », commente un opposant au projet d’autoroute Toulouse-Castres en train de filmer un blindé Centaure de la gendarmerie enlisé aux abords de la ZAD (zone à défendre) de la Crém’arbre, à Saïx, dans le Tarn, dimanche 18 février. […]





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Tentative d’expulsion en cours

extraits de la Dépêche du Midi / lundi 19 février 2024 [NdAtt. : fin du suivi à 19 heures]

Les forces de l’ordre mènent ce lundi une opération de grande ampleur pour évacuer les militants de la Zad de Saïx (Tarn), installée depuis plusieurs jours pour protester contre la construction de l’autoroute A69 entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn). […]

L’intervention est menée par la cellule nationale d’appui à la mobilité (Cnamo) composée de sous-officiers très expérimentés. Des unités de pompiers sont également mobilisées et arrivent sur place. […]

Les « écureuils » crient leur détermination et rappelle que pour eux, l’abattage des arbres est interdit jusqu’au 1er septembre. Ils demandent aux gendarmes « d’être dignes ». Treize écureuils au total seraient présents dans les arbres sur le site de la Cremade. Une base arrière où sont réunis quelques dizaines de zadistes est située à 500 mètres de là. […]

Une heure après le début de l’intervention, aucun « écureuil » n’a été délogé. Les forces d’intervention parviennent pourtant à atteindre leurs cabanes en haut des arbres, grâce à des nacelles élévatrices. […]

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Saïx (Tarn) : Encore des interventions policières sur la ZAD https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/15/saix-tarn-encore-des-interventions-policieres-sur-la-zad/ Thu, 15 Feb 2024 20:03:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54423 Continuer la lecture ]]> La Dépêche du Midi / jeudi 15 février 2024

Les forces de l’ordre interviennent à nouveau ce jeudi après-midi aux abords de la Zad de Saïx occupée par des opposants à l’A69. Comme mercredi, et ce week-end, l’opération des gendarmes vise à déloquer les accès au hameau de La Gascarié où sont situées plusieurs habitations. Le chemin communal et la voie ferrée, qui passe à proximité reliant Castres à Toulouse, sont en effet encore obstrués par divers objets et barricades.
Les gendarmes brûlent sur place les palettes qui servaient d’obstacles sur la voie publique.
Les gendarmes, et quelques journalistes présents sur place, ont fait l’objet de jets de projectiles par certains Zadistes.

À leur arrivée sur place, les forces de l’ordre ont dû tirer quelques grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants qui les empêchaient d’avancer sur le chemin.

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Mercredi 14 février

La Dépêche du Midi / jeudi 15 février 2024

Trois jours après un week-end sous tension, marqué par la venue de Greta Thunberg sur la ZAD de la Gascarié à Saïx, les forces de l’ordre sont une nouvelle fois intervenues hier après-midi pour dégager la voie d’accès qui mène aux habitations, voisines de la centaine d’opposants à l’A69.

Sur place, quelques tirs de mortiers en direction des CRS et du Psig au départ de l’intervention, mais une ambiance un cran en dessous des jours précédents. L’accès était quadrillé et bloqué par plusieurs barrages filtrants de gendarmerie. Pour éviter tout accident, le trafic ferroviaire – au cœur d’une bataille de com’entre les deux camps […] – a d’ailleurs été stoppé durant l’opération de ce mercredi, et la voie dégagée par la suite.

À la veille de la reprise des abattages d’arbres sur le tracé de cette autoroute entre Castres et Toulouse, il pourrait s’agir des prémices à une expulsion des Zadistes de la « La Crém’arbre », dont certains sont perchés dans des arbres pour empêcher leur coupe. D’après le préfet du Tarn, Michel Vilbois, l’évacuation devrait intervenir incessamment, comme indiqué à plusieurs reprises dans les communiqués de presse.

Une fois les barricades enlevées et brûlées, le dispositif a été levé pour la nuit, après une opération qui s’est terminée sans blessé. Encadrés par les forces de l’ordre, des élus de Saïx, dont le maire Jacques Armengaud, sont venus prêter mains fortes aux employés municipaux pour nettoyer la zone. À noter quelques invectives de zadistes en direction des gendarmes, CRS et pompiers, en première ligne pour sécuriser l’accès aux riverains de la Gascarié, usés par la tension permanente qui règne autour de leurs domiciles. D’ailleurs, certains d’entre eux ont déposé plainte en gendarmerie pour dégradations de véhicules.

Les lignes devraient bouger dans les prochains jours, qui s’annoncent décisifs pour l’avenir du chantier de l’A69.

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100% radio / mercredi 14 février 2024

Plus d’une dizaines de camions de CRS et de gendarmes mobiles se sont déployés ce mercredi 14 février 2024, aux alentours de 15h30, aux abords de la ZAD de la Crémade à Saïx.

Les forces de l’ordre procèdent actuellement à l’évacuation du mobilier installé par les opposants sur la Gascarié. Pour la destruction et le déblayement, les spécialistes du maintien de l’ordre sont appuyés par un camions citernes feu de forêt des pompiers ainsi que deux camionnettes de la maire de Saïx.

Sur place, Hommes en bleu et zadistes se font face à face, séparés par un grillage, délimitant le terrain occupé par les opposants. Quelques invectives et « ACAB  » fusent, sur fond d’instrument à vent. Sur les réseaux sociaux, Extinction Rebellion fait état de « tirs de LBD » à l’arrivée des forces de l’ordre. Selon nos information, l’opération n’a pas entraîné d’interpellations.

Le trafic SNCF sur la ligne Castres-Toulouse a été une nouvelle fois coupé. Selon les services de la Préfecture, joints par la rédaction, les trains seraient à l’arrêt à cause d’opposants présents sur les voies. D’autres sources précisent que la circulation avait été coupée en amont de l’intervention, de façon préventive.

L’opération de ce mercredi 14 février 2024 intervient de la veille de la date de fin de la période de nidification des oiseaux, entrainant la possibilité de reprendre l’abattage des arbres sur le tracé de l’A69. Selon les chiffres du concessionnaire ATOSCA, il resterait environ 5% du déboisement à effectuer. […]

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Saïx (Tarn) : Des affrontements contre l’A69 (et une liveuse-balance) https://attaque.noblogs.org/post/2024/02/14/saix-tarn-des-affrontements-contre-la69-et-une-liveuse-balance/ Wed, 14 Feb 2024 17:53:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54400 Continuer la lecture ]]> Sud-Ouest / dimanche 11 février 2024

Des affrontements entre opposants et gendarmes ont eu lieu ce dimanche à Saïx, dans le Tarn. Pas de nouvelles arrestations après les 4 de vendredi et samedi. Le camp devrait être évacué dans les prochains jours. Les forces de l’ordre ont fait un usage massif de gaz lacrymogènes dimanche, pour le troisième jour d’affilée, sur la commune tarnaise de Saïx, à proximité immédiate d’un camp d’opposants à l’autoroute A69.

« Cent personnes encore sur site au total, en cours de départ pour la majeure partie. Les gendarmes ont dégagé les barricades sur le chemin de la Gascarié », aux abords de la ZAD (zone à défendre) de la Crém’arbre, à la sortie de Castres, a indiqué dans un message en début d’après-midi la préfecture du Tarn.
Une journaliste et une photographe de l’AFP ont été témoins d’affrontements entre les gendarmes, qui ont effectué au moins une dizaine de tirs de gaz lacrymogènes, saturant l’air de fumée blanche irritante, et une bonne centaine d’opposants à l’autoroute en construction entre Toulouse et Castres.
Comme vendredi et samedi, les opposants ont occupé une voie ferrée longeant le terrain boisé et privé où des zadistes occupent des cabanes construites dans les arbres pour tenter d’empêcher la poursuite du chantier de l’A69, dont le tracé passe par ce terrain dont le propriétaire est en cours d’expropriation. La SNCF a mis en place un système de bus pour pallier l’interruption du trafic sur cette ligne.

Vendredi, le préfet du Tarn a pris un arrêté d’interdiction de toute manifestation ou rassemblement sur la voie publique sur la commune de Saïx en invoquant « des risques de troubles majeurs à l’ordre public ».
Depuis vendredi, les gendarmes dégagent systématiquement les barricades de fortune que les manifestants reconstruisent dans la foulée. La gendarmerie a procédé à deux interpellations vendredi et deux samedi, selon la préfecture, qui n’en a pas évoqué d’autres dimanche. Mais elle a laissé entendre que l’expulsion des occupants interviendra «dans les prochains jours».  […]

Deux condamnations

20 minutes / lundi 12 février 2024

Les affrontements du week-end à Saïx (Tarn) entre opposants à l’A69 et les forces de l’ordre vont laisser des traces. Deux militants anti-autoroute ont été condamnés ce lundi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Castres. Le premier, un homme de 45 ans, a écopé d’une peine de quatre mois de prison ferme qu’il devra purger sous bracelet électronique. Il était jugé pour avoir jeté, samedi, des projectiles contre les forces de l’ordre, en lisière de la ZAD que les opposants ont installé sur un terrain privé pour tenter d’empêcher la coupe de nouveaux arbres. « J’ai renvoyé des palets en plastique » à l’aide d’une raquette, a reconnu le quadragénaire devant le tribunal.
Un autre opposant à l’autoroute Toulouse-Castres a été condamné à six mois de prison avec sursis, assortis de 5 ans de mise à l’épreuve, pour avoir insulté vendredi les forces de l’ordre et s’être rebellé lors de son interpellation. Cet homme de 31 ans a concédé ne pas avoir été « facile à attraper », tout en précisant : « Je ne suis pas pour la violence, c’est absolument faux ». […]

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Sur la ZAD de la Crem’Arbre ou ailleurs, merci de ne pas filmer !

IAATA / mardi 13 février 2024

STOP à la mise en danger de la CREM’ARBRE !

Il y a quelques jours, une liveuse toulousaine débarque sur la ZAD. Elle tente de partir en voyant qu’elle est repérée en train de filmer.
A l’inverse de ses affirmations, la liveuse a filmé nos visages et nos installations.
Ses images prises en live sont restées plusieurs jours à disposition des flics sur différents réseaux.

Ce live n’est qu’un exemple des faux reporters et vraies balances qu’on trouve ici comme ailleurs.
Qu’iels roulent pour les flics ou pas, celleux qui nous mettent en danger ne sont pas des camarades. Et leurs pratiques nocives ne doivent plus être tolérées dans nos milieux.

Démonstration en vidéo du danger que représente les faux reporters/vraies balances. À l’inverse de ses affirmations, une liveuse toulousaine filme les visages des camarades et leurs installations sur la ZAD.
SORTONS CES PERSONNES DE NOS LIEUX ET DE NOS LUTTES !

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Mise à jour du 19 mai :

Encore une condamnation

La Dépêche du Midi / mercredi 15 mai 2024

L’étudiante parisienne, qui a toujours nié les faits, a été condamnée cet après-midi par le tribunal de Castres pour des faits qui datent du 9 février, à Saïx.

C’est un petit bout de femme d’une vingtaine d’années, au visage poupon à qui on donnerait le bon Dieu sans confession. Louise était jugée ce mercredi 15 mai au tribunal de Castres, soupçonnée d’avoir jeté le 9 février, aux abords de la Zad de la Crem’arbre à Saïx, des pierres sur des gendarmes lors d’affrontements, en marge d’un week-end de lutte contre l’A69.

Depuis son interpellation il y a trois mois, l’étudiante en sociologie politique dans l’illustre EHESS (École des hautes études en sciences sociales, qui a vu passer des éminents sociologues, anthropologues ou économistes) a toujours nié les faits reprochés. C’était encore le cas hier, au cours d’un procès d’une heure environ. « Je n’ai pas jeté de cailloux », a-t-elle martelé.

Écolo et sensible aux sujets environnementaux dans ses recherches, la Béarnaise s’était rendue pour la première fois dans le Tarn pour profiter des ateliers-débats le temps d’un week-end, marqué par la venue de Greta Thunberg.

A-t-elle pris part aux affrontements contre les gendarmes dans l’après-midi ? Pour ces derniers, dans le compte rendu détaillé de contexte, la réponse est oui. Pour le tribunal aussi, convaincu de sa culpabilité et qui l’a condamnée à un an de prison avec sursis et interdiction de venir dans le Tarn pendant deux ans.

Déstabilisée par un parquet incisif, l’opposante a parfois eu recours à une défense maladroite, sur sa présence au coeur des tensions entre forces de l’ordre et blacks blocs. « Je suis petite, je ne fais pas de sport et je n’étais pas équipée. J’étais partie me réfugier dans la forêt avant de rejoindre mes amis pour déjeuner. Les forces de l’ordre aussi se sont arrêtées manger, je pensais que les violences allaient passer. »

Réponse de la substitut du procureur, Claire Marie de Agostini : « Ces explications font relativement sourire. C’est une jolie petite histoire loin de la réalité. On nous parle de pause déjeuner, il ne manquait plus qu’on agite le drapeau. Les gendarmes mobiles ont l’habitude et sont préparés pour tenir longtemps sur ce genre de conflits. Cette histoire de déjeuner où tout le monde casse la croûte, c’est n’importe quoi ! »

Me Claire Dujardin, son avocate, a plaidé la relaxe, en misant sur le manque d’éléments à l’encontre de sa cliente. « Elle aurait pu être poursuivie pour sa participation. Elle en est consciente et dit même qu’il y avait des affrontements. Mais il ne faut pas caricaturer le dossier : une jeune femme de petite taille habillée en noir, c’est tout ce que l’on a et cela crée forcément des confusions puisque tout le monde est habillé en noir. Aucune description précise de sa tenue, pas de photo, pas de vidéo, pas de résidus sur ses gants. Il n’y a aucun élément objectif contre elle. »

Assez pour la condamner d’après le tribunal.

 

La justice réprime la solidarité

La Dépêche du Midi / mercredi 15 mai 2024

Coup d’éclat au tribunal de Castres en ce début d’après-midi. À l’issue du procès d’une opposante à l’A69, condamné à un an de prison avec sursis pour jets de projectiles sur les gendarmes le 9 février, à Saïx, une seconde a été interpellée, puis placée en garde à vue devant un auditoire médusé.

Au moment où la décision du tribunal est tombée, un « fachos » a été entendu dans la salle d’audience, ainsi qu’un « vous détruisez des vies ». C’est la seconde phrase qui est reprochée dans un premier temps à l’opposante, tandis que l’auteur de la première insulte reste mystérieux. Le président du tribunal, Julien Forton a alors demandé à la jeune femme de s’avancer et de décliner son identité. À la barre, cette dernière s’est agenouillée, les mains croisées à l’arrière de la tête, en demandant qu’on la guillotine.

« Je n’ai pas de carte d’identité sur moi. Peut-être n’ai-je pas d’identité ? », a-t-elle lâché après s’être relevée et redirigée vers ses compagnons de lutte contre l’A69. Une scène théâtrale vécue comme une provocation par le président qui a décidé, avec le parquet représenté par Claire Marie de Agostini, de placer la militante en garde à vue pour outrage à magistrat. L’audience a été suspendue plusieurs minutes. La police nationale et municipale a bouclé la salle ainsi que renforcé la sécurité à l’entrée du tribunal.

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