Liberté pour Maja – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sat, 22 Aug 2026 16:31:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Prison de Budapest (Hongrie) : Maja agressé.e par des surveillants et soumis.e à une procédure disciplinaire https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/22/prison-de-budapest-hongrie-maja-agresse-e-par-des-surveillants-et-soumis-e-a-une-procedure-disciplinaire/ Sat, 22 Aug 2026 16:29:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63648 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / mardi 11 août 2026

Université de Munich, le 4/2/2026

Depuis fin juin, la direction et les fonctionnaires de la prison de Budapest, où Maja est détenu.e, essayent d’empêcher Maja de porter des vêtements dits féminins. Les harcèlements se sont intensifiés le 17 juillet 2026, lorsque plusieurs fonctionnaires ont écrasé et légèrement blessé Maja, dans sa cellule de prison. L’établissement [pénitentiaire] a ensuite engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de Maja, car Maja aurait prétendument agressé les fonctionnaires. La procédure est en cours. Maja risque d’être exclu.e des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois et donc de se trouver à nouveau dans un isolement complet.

Depuis mai 2026, Maja portait le plus souvent, en détention, des jupes et des robes reçues dans des colis de vêtements envoyés par sa famille. Fin juin 2026, il y a eu un entretien avec la direction de la prison, au cours duquel la demande de Maja de participer à la promenade collective a été rejetée sans aucune justification. À cette occasion, le chef de la sécurité a communiqué oralement à Maja que le port de vêtements féminins serait interdit.

Maja a continué à porter des jupes, des robes et d’autres vêtements prétendument féminins. Certains fonctionnaires ont essayé de l’en empêcher, d’autres non. À la fin, Maja s’est imposé.e et, pendant un petit peu de temps, a pu s’habiller selon son libre choix.

Ensuite, l’établissement a commencé à profiter des visites (de la famille, de l’avocat, de parlementaires et du pasteur) pour harceler Maja : Maja devait porter des leggings sous sa robe, qui arrivait aux genoux, ou alors mettre la robe dans un pantalon ; lors d’un parloir, un fonctionnaire a pris une photo de Maja ; les fonctionnaires cherchaient querelle à Maja et prétendaient que le port de vêtements féminins serait interdit dans une taule pour hommes. Le 13 juillet 2026, un haut fonctionnaire a lui aussi déclaré à Maja que les vêtements féminins seraient interdits. Maja n’a jamais reçu de justification écrite ou juridique à ce sujet.

Puis, le 17 juillet 2026, un commando de cinq fonctionnaires, dont le chef de la sécurité et un fonctionnaire masqué, est entré dans la cellule de Maja. Ils voulaient fouiller la cellule à la recherche d’objets interdits. Maja a exigé le règlement intérieur en langue allemande, ainsi qu’un appel téléphonique à son avocat et au consulat. Les fonctionnaires ont refusé tout cela. En ce moment, Maja portait une culotte et un débardeur et devait s’habiller un peu. Maja a mis une robe. Les agents ont sommé Maja de porter autre chose. Maja a refusé. Après cinq minutes de dispute, ils ont menacé de recourir à des mesures coercitives. Maja en a demandé la justification juridique, en vain. Sur un signe du chef de service, l’agent cagoulé a plaqué Maja au sol, plusieurs fonctionnaires se sont agenouillés sur Maja, lui ont pressé la tête contre le sol et lui ont mis les menottes.

Maja a été traîné.e de force dans une salle de soins. À partir de ce moment, le directeur de l’établissement était aussi présent. La médecin a constaté une lèvre fendue et des douleurs sur le côté gauche du front. Pour cet examen, Maja a été déshabillé.e sous la contrainte. La robe a été prise et à sa place Maja a reçu un polo. Quant aux blessures, plus tard Maja a constaté elle/lui-même : une lèvre fendue, une contusion à l’oreille, des douleurs au côté gauche de la mâchoire et à la tempe gauche et des forts maux de tête.

Après cette agression, les fonctionnaires ont retiré de la cellule de Maja tous les vêtements féminins, ou ce qu’ils considèrent comme tels, et les ont emmenés au dépôt. Un fonctionnaire a ensuite informé Maja qu’une procédure disciplinaire allait être engagée à son encontre, car Maja aurait agressé les fonctionnaires. Par la suite, un commando de six personnes, armées de mitraillettes, a conduit Maja, avec des menottes, une ceinture de contention et des entraves aux pieds, à l’hôpital municipal, où on lui a effectué une radiographie de la tête.

Dans le cadre de la procédure disciplinaire, deux audiences ont eu lieu, le 30 juillet et le 4 août 2026, au cours desquelles les cinq fonctionnaires et Maja ont été interrogé.es. L’établissement a décidé d’exclure Maja des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois. Les avocats de Maja ont présenté un recours contre cette décision, ce qui a un effet suspensif.

En tant que comité de solidarité avec Maja, nous considérons ces événements comme une nouvelle escalade dans le conflit que Maja mène pour son autodétermination. Maja, une personne non-binaire, est détenu.e dans un système carcéral qui insiste pour imposer sa norme binaire quant au genre. À cause de sa résistance quotidienne et de plus en plus directe à ces normes dominantes, Maja est confronté.e à des fortes violences psychologiques et désormais aussi physiques. Cet incident montre une fois de plus que Maja n’aurait jamais dû être extradé.e vers la Hongrie. L’Allemagne doit en assumer la responsabilité. Au contraire, le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade ne font que de promesses creuses et brillent par leur silence et leur absence.

À ce sujet, Maja écrit : « Je veux en parler, car ils n’arrêtent pas de nous traiter avec condescendance, avec des règles, des interdictions et des consignes, au besoin avec la force, comme aujourd’hui. Nous pouvons nous respecter ou nous devons nous battre pour cela ». Et plus loin : « Je savais que cela arriverait. J’ai profité de chaque jour où j’ai trouvé la confiance nécessaire pour être bienveillant.e et honnête envers moi-même. Beaucoup de regards dédaigneux, de commentaires stupides, des cris, d’indifférence – tout cela parce que je portais ce qui me plaît ».

Nous sommes aux côtés de Maja, dans sa lutte pour son autodétermination et dans sa résistance contre les normes de genre et contre la taule. Montrez votre solidarité avec Maja. Protestons contre la procédure disciplinaire et la menace d’une exclusion de trois mois de toutes les activités récréatives et de vie en commun.

Comité de solidarité avec Maja
le 11 août 2026

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Free All Antifa – Interview de Maja https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/16/free-all-antifa-interview-de-maja/ Thu, 16 Jul 2026 16:20:14 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63334 Continuer la lecture ]]> Renversé / jeudi 9 juillet 2026

Traduction spontanée de l’italien d’une interview d’une journaliste d’“il Manifesto”.
Interview, Marta Massa*

Je resiste dans la cage de l’isolement
Maja T.

Détenu.e dans une prison hongroise, Maja vit depuis deux ans dans une cellule sans aucun contact social. C’est un système inhumain qui empêche même les formes les plus élémentaires de soutien réciproque.
C’est une matinée ensoleillée à Budapest. À quelques mètres du parlement, Maja T. est en détention. Iel est en isolement depuis deux ans. Le gardien de prison attend notre arrivée, nous guide au travers du hall des visites et nous attendons son arrivée. Un garde armé, un interprète et un agent pénitentiaire s’asseyent sur le côté gauche de la pièce. Maja arrive menottée, un carnet lilas en main et vêtue d’un t-shirt aux couleurs pastels, un sourire délicat sur le visage.

  • Comment ça va ?
    Je suis vraiment très tendu.e. C’est étrange d’être ici maintenant, avec toi et toutes ces personnes alors qu’il y a à peine dix minutes j’étais dans ma cellule. Je n’ai parlé à personne depuis 25 heures. Mais je suis heureuse d’avoir un moment pour m’ouvrir et parler, même s’il m’est difficile d’exprimer comment je me sens et comment je vais.
  • Comment s’est passée la période entre février, moment où la peine de huit ans a été prononcée, et aujourd’hui ?
    Je savais que je n’aurais pas pu rentrer chez moi après le verdict, mais cette période a marqué la fin d’une étape. Être au tribunal ce jour-là a été un cauchemar, mais, en même temps, j’ai ressenti la force de ma famille et de mes amies et amis.
    C’était très beau de sentir le soutien et la solidarité des personnes. Par contre, j’étais plongée dans la réalité d’une profonde injustice orchestrée par un système dont la volonté est de détruire et réprimer.
    Je ne pouvais que rester assise là, menottée, avec tous ces regards posés sur moi. Je me suis sentie piégé.e, je n’avais pas la possibilité d’exister en tant qu’être humain, seulement comme un objet à observer sur lequel projeter des idées.
    Dans l’après-midi, j’étais à nouveau dans ma cellule, je cherchais à trouver la force et un nouvel espoir pour affronter la prochaine étape.
    Assis.e dans le Tribunal, je sentais proche de moi Gabriele, Ilaria et les autres coaccusé.e.s. C’était comme s’iels étaient là, à mes côtés. Je pensais à comment pouvaient se sentir Gabriele et Anna au moment de leur verdict.
    Cette proximité m’a donné force et espoir. Je sais que nous traversons une période difficile de notre vie, une période durant laquelle notre liberté nous est volée. Mais il y a toujours la conscience de combien il est important de lutter parce qu’il y a tant de choses à perdre et nous constatons cette perte partout.
    Après la dernière audience, j’ai réalisé que la prison n’est pas un cauchemar mais mon quotidien. Je me sens isolé.e, j’oscille entre deux réalités. J’aimerai rentrer chez moi mais je ne peux pas, je voudrais me sentir part de cette communauté mais je ne peux pas.
    Puis je perçois mes ressources, ma force, la solidarité dehors, et j’aimerai les partager avec les autres, mais il y a un mur devant moi et je ne sais que faire. Le système carcéral te prive de la possibilité d’exister en collectivité et de faire l’expérience de la solidarité. L’autre jour, j’ai entendu qu’un détenu dans une cellule voisine n’avait pas de pain, j’aurais voulu partager le mien mais je ne pouvais pas.
    Nous sommes contraint.e.s de subir des règles absurdes et cruelles qui n’engendrent que de la concurrence et de la solitude. J’essaie de lutter à ma petite échelle notamment en créant des moments de légèreté. Je refuse de cesser d’espérer en une vie heureuse.
    Après le verdict, je me suis senti.e désorienté.e et confus.e car je ne savais pas comment lutter. J’en ressens la nécessité mais en même temps j’en ai pas la possibilité.
    Maintenant, j’ai appris que la lutte n’est pas toujours hausser le ton. On peut se battre à travers de petites choses. Je continue d’écrire des lettres dans lesquelles je décris ce qui se passe ici, et j’essaye de comprendre le système carcéral et le système autoritaire en Hongrie. Pour moi, la lutte signifie trouver des moyens de partager mes ressources avec les autres détenus car je vois comment on nous vole notre humanité. C’est difficile, je me sens souvent sans espoir.
  • Tes conditions de détention ont-elles changé depuis le verdict ?
    Je suis toujours dans une cellule tout.e seul.e. J’ai été transféré.e dans une cellule au quatrième étage très semblable à la précédente mais il arrive que je croise parfois d’autres détenu.e.s quand je marche dans le couloir et je peux, à l’occasion, échanger un sourire.
    Puis j’entends leurs voix, je les entends discuter et je ne me sens plus si seul.e, malgré l’isolement.
    J’ai la possibilité de m’entretenir par téléphone avec un psychologue allemand du ministère des affaires étrangères. J’ai attendu ce rendez-vous près d’un an. Désormais, je peux parler à quelqu’un de ma situation en prison ainsi que de mes doutes et de mes émotions. Lorsque ma famille me rend visite ou que nous discutons au téléphone, je peux poser des questions et parler de choses belles sans les angoisser.
  • Que représentent pour toi l’arrivée du printemps et de l’été?
    J’ai ressenti la légèreté du printemps, le premier rayon de soleil en mars. Pendant au moins une heure par jour, lorsque je sors dans la cour intérieure, je peux voir le soleil. L’hiver a été long. La cour intérieur de dix mètres est le seul endroit où des plantes et des fleurs peuvent pousser, il y avait un arbre aussi mais ils l’ont coupé et maintenant il ne reste plus rien. Ce fut une journée triste pour nous.
    Mais maintenant, bien sûr, il y a déjà des nouvelles petites plantes entre les murs.
    Je perçois l’arrivée de la saison chaude à travers ma famille et mes ami.e.s, et leurs récits.
    Je m’asseye là avec ma famille, iels me parlent de notre jardin à la maison et des légumes qu’iels ont plantés au potager. C’est ainsi que je ressens le changement de saison.
  • Quelles sont tes attentes et espoirs à présent ?
    Je m’attends à un été très chaud fait d’attentes. Je sais que des mois doivent encore s’écouler jusqu’aux prochaines audiences qui débuteront en automne et je veux y être préparé.e.
    En attendant, j’écris beaucoup. J’ai reçu une machine à écrire. Il a fallu un an pour qu’ils acceptent cette demande. Je suis assis.e 23 heures dans la cellule, devant mon bureau.
    Je peux lire et écrire. Je suis très heureu.s.e de ce changement car j’ai quelque chose à faire. C’est le changement le plus important depuis le jour du verdict. J’espère toujours pouvoir rentrer chez moi. Je ressens une grand épuisement et une grande fatigue. Pas seulement en moi, mais aussi sur ma famille et mes ami.e.s.
    Je veux que cette situation prenne fin pour tout le monde et j’espère pouvoir entamer un nouveau chapitre auquel je pourrai contribuer activement. Car, ici, je ne le peux pas.
    Je sais que je suis important.e. pour ma famille et qu’iels sont impatient.e.s de me voir et d’être ensemble. C’est pour cela que c’est difficile pour moi ici, souvent, je ne ressens que de l’épuisement et il est donc difficile que germe alors l’espoir d’un changement.
  • Que signifie la résistance à notre époque ?
    Résister, c’est défendre notre volonté de vivre, notre volonté de partager et défendre nos espaces, même si nous échouons dans cette tentative.
    Résister, signifie avoir la possibilité d’aimer, car il nous est permis d’exister en liberté. Résister, c’est pouvoir agir ensemble, être capable de se soutenir à tour de rôle quand cela est nécessaire. Pour moi, la résistance signifie unir nos forces sans rien enlever aux autres, sans réprimer ni exploiter quiconque. Ca signifie ne pas perdre l’espoir et réaliser que même les situations les plus difficiles peuvent changer. Même si il n’y aura pas une fin heureuse, il y aura des jours meilleurs si nous continuons à lutter.
  • Le changement de gouvernement en Hongrie suscite-t-il un nouvel espoir ? Penses-tu que cela puisse changer quelque chose ?
    La nuit des élections je sentais une grande tension dans l’air, comme lors du premier orage d’été qui te pousse à sortir danser sous la pluie avec des inconnus. J’ai entendu la musique dans la nuit, la foule. Je ressentais la joie des gens et leur envie de faire la fête.
    Je nourris l’espoir qu’une période plus légère puisse arriver maintenant pour le peuple hongrois. Avec moins de répression mais je ne crois pas que ce nouveau gouvernement changera ma situation. Les conditions des personnes détenues ne changent pas avec les gouvernements.
    Peut-être que maintenant je ne suis plus l’ennemi.e. principal.e de ce gouvernement (comme je l’étais pour le Fidesz et Viktor Orbán). Peut-être que je suis descendu.e d’un échelon dans l’échelle des priorités.
    En réalité, ce que je vois ici, ce n’est pas la haine mais l’indifférence. C’est comme une tension constante et subtile.
    Jusqu’à présent, j’ai réussi à supporter la désillusion, à ressentir des moments de légèreté, à rire et à profiter des visites de ma famille.
    Je sais que la désillusion n’est pas tout ce qui m’entoure et, si il peut exister autre chose dans le monde, c’est juste juste et nécessaire de lutter.
    Durant les derniers mois, j’ai tenté de nourrir la confiance en moi, sachant n’être jamais seul.e. Même si je ressens beaucoup l’épuisement, je cherche à cultiver la force et le courage en moi. Et pour cela, la confiance est nécessaire.

Le temps imparti pour l’entretien est fini, l’officier et le gardien nous communiquent que nous devons conclure.
Maja T. nous souhaite de nous rencontrer bientôt à l’extérieur, en liberté.
Nous échangeons les derniers sourires avant que Maja ne disparaisse derrière la porte du parloir, franchissant le seuil d’un monde qui nous est inaccessible.
Un monde qui constitue le quotidien de Maja T. depuis la nuit du 27 au 28 juin 2024, date de son extradition illégale (en février 2025, la Cour constitutionnelle allemande a statué de manière définitive que l’extradition vers la Hongrie était dépourvue de tout fondement juridique).
Maja vit et résiste en complet isolement.

 

*extrait traduit au plus juste d’“il Manifesto“

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Munich (Allemagne) : Vengeance pour Maja et Hanna ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/18/munich-allemagne-vengeance-pour-maja-et-hanna/ Wed, 18 Feb 2026 17:57:55 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62125 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 9 février 2026

Vengeance pour Maja et Hanna ! Free all Antifas! Burn all prisons!

Le 4 février 1926, Maja a été condamnée à huit ans de prison [voir ici ; NdAtt.] par un tribunal hongrois pour sa participation à la résistance antifasciste contre le défilé annuel des nazis à Budapest. Déjà en septembre 2025, à Munich, Hanna a été condamnée [voir ici ; NdAtt.], dans le même contexte, à cinq ans de prison. Nous ne sommes pas surpris.ses, mais quand même en colère !

C’est pourquoi hier soir nous avons rendu visite au bureau du parquet général de Munich, aspergé la zone de l’entrée avec de l’acide butyrique et tagué la façade avec « Free Maja, Hanna & all Antifas ».

Le parquet général de Munich fait partie des autorités répressives bavaroises et fédérales, qui poursuivent et terrorisent les milieux antifascistes et de gauche. À son initiative, deux anarchistes ont récemment purgé six mois de détention préventive, jusqu’à ce que le tribunal compétent abandonne finalement le procès à leur encontre.

Les procédures contre Maja et Hanna entrent maintenant dans une nouvelle phase. Dans les procès récemment ouverts contre des antifascistes, à Dresde et Düsseldorf, les parquets et les tribunaux essayeront, par des jugements similaires, d’intimider l’antifasciste pratique. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cela et continuerons à décider nous-mêmes quand, où et par quels moyens nous attaquerons les nazis, l’État et le système capitaliste.

Free Maja, free Hanna, free all Antifas!
Burn all prisons!

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Budapest (Hongrie)  : Ce n’est pas le dernier mot https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/09/budapest-hongrie-ce-nest-pas-le-dernier-mot/ Mon, 09 Feb 2026 17:40:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62049 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / mercredi 4 février 2026

Ce n’est pas le dernier mot – Discours de Maja pour la fin du procès

Tribunal de Budapest, le 4 février 2026

Cher.es gens, très distingués membres de la Cour,

moi aussi, je voudrais partager quelques mots, avant que cette procédure pénale ne touche provisoirement à sa fin. Juste une prémisse de fond : je n’ai jamais remis en question le principe et la légalité d’une procédure pénale, ni je ne l’ai fait pour un État qui est l’État de droit de tout le monde. Non, j’ai simplement mis en garde contre les injustices et les dangers que ce procès comporte, ici en Hongrie. Je n’aurais pas agi différemment en Allemagne. Une démocratie doit permettre une telle opposition à l’autoritarisme et à la répression. Chaque jugement qui sera prononcé ici devra être mesuré aussi en fonction du si et comment mes propos et mon comportement seront punis. Au cours des derniers mois, cependant, l’impression s’est renforcée que l’État hongrois ne tolère justement pas des telles formes d’opposition. Les manifestations et les rassemblements sont interdits et le soutien solidaire lors de ce procès est rendu difficile. On met en place un climat de menaces, pour que les gens aient peur d’être traité.es, ici, comme des terroristes. La protestation et la solidarité, qu’elles viennent de nos propres parents ou de personnes inconnues, sont-elles vraiment ce qui menace notre société ? Avez-vous peur de moi, peur de mon papa quand il prend le micro, ou d’une amie qui crie un slogan ?

Vingt-cinq mois de détention préventive sont derrière moi. Après les six premiers mois de détention en Allemagne, j’ai été extradé.e ici, de manière illégale. J’ai demandé au Tribunal constitutionnel fédéral d’empêcher cette extradition et le plus haut tribunal d’Allemagne a effectivement statué, dans une ordonnance urgente, ainsi que dans une décision définitive ultérieure, que l’ordre d’extradition était illégal et anticonstitutionnel, car les personnes queer sont marginalisées par l’État hongrois. Oui, nous avons été effacé.es de la Constitution, notre parole et notre discours sont criminalisés, notre existence doit devenir invisible. Moi aussi, qui, échappé.e aux contraintes binaires des genres, me suis trouvé.e en tant que Maja. Mais l’ordonnance urgente du Tribunal constitutionnel fédéral est arrivée trop tard. La police judiciaire de Saxe m’a enlevé.e, dans une opération éclair nocturne, m’a expulsé.e d’Allemagne et m’a jeté.e dans cet isolement.

L’emprisonnement individuel prolongé avec moins de deux heures de contact humain significatif par jour ou l’isolement sont considérés comme une torture blanche. Je les supporte depuis dix-huit mois. La justification est grotesque. D’abord, on a dit que tous les autres devaient être protégés de moi, car je serais brutal.e et dangereux.se. Après un an, soudainement, on a prétendu vouloir me protéger de la haine des autres envers les personnes queer. L’isolement s’accompagne de mesures quotidiennes coercitives et humiliantes et d’une disposition de sécurité distincte, dont la justification est encore aujourd’hui classifiée. L’emprisonnement individuel prolongé, la privation de sommeil, l’humiliation, la violence – ce sont toutes des pratiques pour extorquer des aveux. Mettez une fois votre plante d’intérieur que vous aimez bien dans la cave et vous comprendrez alors ce qui nous arrive, à nous, les prisonnier.es.

Je connais cette salle d’audience depuis maintenant un an. Pendant seize jours d’audience, je suis resté assis.e, menotté.e, sur le banc en bois derrière moi, et j’ai écouté attentivement la manière dont ma vie était négociée, dans ce procès. Je me suis tu.e par rapport aux accusations. Tout cela n’a duré qu’un peu plus de deux semaines d’audiences. Mais quand je regarde dans le miroir, j’ai l’impression que cela a duré des années. Lors de ma première tentative de trouver un « dernier mot » pour cette procédure, j’ai décrit mon « moi » actuel comme une « fleur fanée »*. Car, pour survivre, un être humain a besoin aussi de la lumière du soleil, mais surtout de proximité, de sentiment de sécurité et de communauté. Mais tout cela nous est refusé, à nous, les reclus.es de la société.

Monsieur le procureur, dans mon cas, cela n’a pas fonctionné. Oui, même si aujourd’hui je tremble, si je suis en proie à l’agitation et aux cauchemars, si, après des jours de solitude, je suis abandonné.e par toute émotion, même si cela me serre la gorge de voir à quel point d’autres personnes doivent souffrir de ces procès politiques – il m’est resté néanmoins un sourire amical, ainsi qu’une morale, une morale universelle. Et quand mon souffle se coupe dans la cellule, je lève les yeux vers la bande de ciel où j’ai vu des oies sauvages, en automne, et je m’accroche à la conviction que la solidarité résiste à la violence.

Après un an et demi de détention, j’ai dénoncé, avec ma grève de la faim, toutes les violations des droits humains que nous, les reclus.es, subissons. J’ai laissé ma vie se balancer au bord de l’abîme pour inciter à agir ceux qui portent la responsabilité. Certes, c’était aussi une expression de désespoir. Certes, la période de jeune était aussi un temps silencieux et sans paroles. Mais, avant tout, ma grève de la faim était une expression d’espoir, d’un tendre espoir, aussi tendre que la petite fleur que j’avais plantée dans les fissures du mur entre la fenêtre et le grillage. Ma grève de la faim était l’expression de mon désir de vivre et de créer. C’était un cri d’amour qui a trouvé un écho, à des milliers de reprises, et c’était une accusation contre ceux qui, en taule, me refusent des relations, une éducation et du travail.

La petite fleur ne fleurit plus. Des mois d’angoisse et d’attente, des saisons entières, se sont écoulés. Des personnes que j’aime sont mortes. La tristesse attend, pendant que je lutte contre la solitude et espère rentrer chez moi. Et je rentrerai en tant que sujet agissant. Vous ne pourrez jamais me réduire à un objet qu’on peut gérer. Car chaque jour je fais l’expérience de la solidarité chaleureuse de nombreuses personnes et je trouve parmi elles des modèles qui me donnent du courage. Elles me montrent que nous avons notre propre choix, aussi douloureux soit-il. Et elles me montrent aussi qu’une existence commune plus juste et plus pacifique est possible. Non, je ne suis pas naïf.ve. Je vois la force pour cela dans l’éclat et la lueur de vos yeux. Je suis tellement reconnaissant.e pour tous vos bras, qui se serrent fermement autour moi, quand il fait sombre et froid.

Oui, j’exige la liberté et je la désire ardemment. Je me permets de lutter pour ma liberté et pour la liberté de tout le monde. Pour cela, je n’ai pas besoin du pouvoir d’emprisonner ou de relâcher des vies. Pour cela, je n’ai pas besoin de juger les autres de manière définitive. C’est ce que la procureur aimerait bien faire. Pour moi, la liberté est quelque chose d’autre. Elle s’épanouit dans la conviction que nous pouvons créer ensemble quelque chose de plus juste que les prisons, les camps et les centres de rétention, que nous pouvons créer quelque chose de plus pacifique que les menottes, les armes et les divisions blindées. Pour moi, cela signifie chercher ce qui peut rester pour celles/ceux qui viendront après nous, préserver ce qui a déjà été acquis en termes de libertés et faire naître de chaque doute un nouveau pari. Et je parle avec espoir, car il y a tant de personnes qui n’obéissent pas au mépris, qui n’en ressentent ni le droit ni le devoir.

Ce procès, comme ceux de Munich, de Düsseldorf et de Dresde**, est un procès politique. Ici, l’État prétend être menacé, être victime de violence. Nous savons tous quel jugement le Premier ministre de ce pays souhaite. Le procureur m’a proposé quatorze ans de prison en échange d’aveux et je risque jusqu’à vingt-quatre ans de prison. Cette peine vise à étayer leur récit d’une mouvance antifa meurtrière, qui s’adonne à la chasse aux êtres humains. Et je connais les craintes que cette peine soit utilisée, abusivement, pour me bannir de la société pendant la moitié d’une vie (ou toute ?), afin de dissuader tout le monde. Malgré cela, l’acte d’accusation m’a incité à rédiger une déclaration et à expliquer comment l’antifascisme est la base de mon action et la condition préalable à ma revendication de justice universelle. L’antifascisme est l’autodéfense nécessaire des sociétés démocratiques contre le totalitarisme, l’autoritarisme, l’extermination et le mépris. Non seulement dans l’accusation, mais aussi au-delà du procès, l’enseignement émancipateur et antifasciste, tel qu’il nous est resté après la guerre, le fascisme et le colonialisme, a été présenté à plusieurs reprises comme du terrorisme. Rien en moi ne désire la violence. Il n’y a en moi aucun désir de blesser ou de tuer ; oui : ma raison s’y oppose. Je ne veux être ni un.e tyran ni un.e héros. Dans la première ébauche de mes derniers mots, j’ai écrit que je voulais rester un enfant-fleur, parcourir les jardins humains avec tendresse, toujours attentif.ve, curieux.se et bienveillant.e. Je sais que je l’étais et que je le suis, je me fais chaque jour la promesse de le rester, je n’oublie jamais le désir de le faire ensemble.

Je pense cependant que cela seul ne me permet pas de comprendre les dimensions politiques de ces procès. Elles dépassent largement mon expérience personnelle. Je me demande ce que cela signifie, quand des manifestations pacifiques sont interdites, au contraire des manifestations des fascistes qui nous jettent des excréments, quand l’on est censuré.es et diffamé.es, quand la notion fondamentale de défense de la démocratie finit sur la liste des organisations terroristes, quand nous sommes ainsi désigné.es, tou.tes, des ennemi.es de l’État, quand des banques ferment les comptes d’organisations de solidarité***, quand l’aide juridique est criminalisé, quand la dignité humaine ne revient qu’à certaines personnes, quand la société civile est déclarée ennemie par les représentants de l’État. Nous ne savons pas où cela s’arrêtera. Nous ne pouvons que promettre de ne jamais arrêter de protéger et de défendre la vie.

Dans ma première ébauche, je voulais écrire sur trois fleurs séchées, symboles de l’amour, de l’amitié et de la diversité. Ce sont trois petites fleurs délicates, que j’ai reçues pressées dans une carte verte et que j’ai tenues dans mes mains à plusieurs reprises, au cours des vingt-cinq derniers mois. Je suis déterminé.e à préserver tout cela et à rendre en retour tout ce que je le peux. Grâce à vous, je comprends qu’il vaut la peine de résister, qu’il vaut la peine d’espérer et je me sens en sécurité quand je suis à vos côtés, là où c’est nécessaire, là où il ne reste plus aucune hésitation. Et je sais qu’il existe un endroit, magnifique et vivant comme une prairie de fleurs sauvages, il existe un endroit au-delà des cachots et loin de toute violence, où toi et moi pouvons être des êtres humains parmi d’autres êtres humains.

Merci de votre attention et merci d’avoir été si nombreux.ses à mes côtés pendant ces deux années, ces seize jours, que ce soit de près ou de loin. Je vous aime, una promessa rimane ancora, ci faremo vivi! [une promesse reste encore, on donnera des nouvelles !]

 

Notes d’Attaque :

À l’issue de ce procès, Maja a été condamné.e à huit ans de prison. Gabriele à sept ans. Il est actuellement libre, en Italie, car la Cour d’appel de Milan a refusé d’autoriser son extradition. Anna, qui se trouve actuellement en Allemagne, a, elle, été condamnée à deux ans avec sursis.

* probable référence à sa déclaration à l’audience préliminaire du 21 février 2025
** Il s’agit, pour Munich, du procès contre Hanna (terminé avec sa condamnation à cinq ans). Quant à Düsseldorf, c’est le procès en cours contre six camarades, pour les mêmes attaques contre des néonazis que Maja, à Budapest en 2023. Pour plus d’infos, voir ici. À Dresde se déroule, par contre, le deuxième procès dit « Antifa Ost », contre sept autres camarades, pour des agressions contre des néonazis, en Saxe et Thuringe, entre 2018 et 2020. Ces deux affaires répressives (et les nombreux procès qui en découlent) sont reliées par le fait que certain.es camarades, comme par exemple Tobias et Johann, sont inculpé.es dans les deux.
*** Par exemple, à la mi-novembre 2025, la banque GLS a fermé de son propre chef le compte de l’Anarchist Black Cross Dresden et d’autres banques ont refusé de leur ouvrir un nouveau compte. L’ABC de Dresde a déjà été classée comme organisation extrémiste par le gouvernement de Saxe, pour son soutien aux anarchistes qui se battent en Ukraine contre l’invasion russe. Plus d’infos (en allemand) ici

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Leipzig (Allemagne) : Le salon de tatouage d’une nazi attaqué ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/22/leipzig-allemagne-le-salon-de-tatouage-dune-nazi-attaque/ Thu, 22 Jan 2026 17:10:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61927 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / samedi 17 janvier 2026

Le salon de tatouage d’une nazi attaqué ! Liberté pour Maja !

La nuit dernière, nous avons rendu une visite autonome au studio de tatouage Little Fox Artwork, de Vanessa Hänisch, et, grâce à une quantité suffisante d’acide butyrique et de peinture et à l’utilisation d’un marteau de coffreur de 950g, nous avons durablement démoli le magasin, avec sa façade attrayante. Cette intervention antifasciste est notre contribution, dans le cadre de la journée d’action pour Maja [voir la traduction de l’appel ici ; NdAtt.].

Vanessa Hänisch est bassiste dans le groupe de rock d’extrême droite « Ethos », dont font partie aussi, entre autres, le guitariste Mirko « Barny » Fritze (du milieu du NSU [Nationalsozialistischer Untergrund, un groupe terroriste néonazi ; NdAtt.] de Jena), ainsi que Dominik Burcek (ancien bassiste du groupe de rock d’extrême droite Sleipnir, avec des contacts, entre autres, avec le groupe Blood and Honour et le NPD). Tino Hänisch – le mari de Vanessa – est le chanteur du groupe et a déjà été actif dans le rock d’extrême droite, avec groupe Selektion. En tant que tatoueuse, Vanessa a aussi participé, en 2018, à une convention de tatouage dans le cadre du festival néonazi Schild & Schwert, à Ostritz. Pour une recherche plus approfondie sur Vanessa Hänisch et l’implication de néonazis dans le milieu rock, voir ici : de.indymedia.org/node/554450

À Leipzig, l’affichage publique d’informations sur les nazis a des conséquences directes. Les néonazis ne pourront pas se cacher de nous. À Vanessa et à tous les membres du groupe : si vous ne cessez pas vos activités, nous reviendrons bientôt. Tino, à partir de maintenant, réfléchis plus souvent à la vitesse avec laquelle tu peux arriver à la camionnette de ton entreprise de construction, pour éteindre les flammes de nos engins incendiaires. Nous vous souhaitons de vous amuser beaucoup, les prochains jours, avec le nettoyage non rémunéré !

Puisque certaines personnes de gauche ressentent un besoin particulier de nous importuner aujourd’hui avec leur guéguerres de milieu*, encore quelques phrases à ce sujet : notre calendrier est déjà entièrement rempli par la lutte contre les nombreuses structures nazies présentes en Saxe et aussi spécifiquement à Leipzig. Faites quelque chose de sensé et chassez les fascistes au lieu de vos délires paranos. Les personnes étrangères à cette ville, des deux côtés, rentreront chez eux/elles, ce soir, mais en Saxe la menace fasciste demeure. Le slogan « l’antifascisme est un travail manuel » n’est pas une phrase creuse, pour des publications sur Instagram ou des photos de solidarité, mais une pratique réelle dans la rue. Alors commencez par là, plutôt que chez nos camarades de Connewitz.

En solidarité avec les inculpé.es de l’affaire Antifa Ost et dans l’ensemble des affaires contre les antifascistes de Budapest ! Mort et mépris pour le Hamas et pour Netanyahou !

Antifascistes autonomes Leipzig

 

* Note d’Attaque : des groupes pro-palestiniens, pour la plupart originaires d’autres villes (et proches d’ailleurs de milieux islamistes et antisémites), ont manifesté, samedi 17 janvier, dans le quartier de Connewitz, à Leipzig, visant explicitement la gauche autonome locale, coupable de ne pas être alignée avec leur vision manichéenne du monde.

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Allemagne (et partout) – 15 janvier 2026 : actions en soutien de Maja https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/15/allemagne-et-partout-15-janvier-2026-actions-en-soutien-de-maja/ Thu, 15 Jan 2026 17:45:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61855 Continuer la lecture ]]> La Horde / vendredi 9 janvier 2026

Mobilisation le 15 janvier en soutien à Maja dont le verdict du procès contre les accusé.e.x.s antifascistes est attendu le 22 janvier. Un appel est lancé pour des actions nationales et européennes devant les ambassades et consulats hongrois.

Traduction, spontanée et solidaire extraite de ce post instagram :

https://www.instagram.com/p/DSc2YcGjFUl/

Journée internationale d’action pour Maja et tous les antifascistes accusé.e.x.s.

Le 15 janvier 2026, une semaine avant le verdict, solidarité avec Maja et tous les antifascistes accusé.e.x.s.

Le 22 janvier 2026, le verdict du procès contre les accusé.e.x.s antifascistes est attendu à Budapest.
Une semaine plus tôt, le 15 janvier 2026, nous appelons à des actions nationales et européennes devant les ambassades et consulats hongrois.
Maja est emprisonné.e en Hongrie depuis plus de 530 jours et est inculpé.e dans un procès-spectacle politique qui a débuté avant son incarcération.
La Hongrie est connue pour ses manques systématiques en matière d’état de droit, son arbitraire politique et ses conditions carcérales inhumaines. Maja a rapporté, dans des lettres, avoir subi des isolements prolongés, une surveillance constante, presque aucun contact social, une mauvaise hygiène et des soins médicaux limités. Le fait que Maja ait été extradé.e là-bas est un scandale.
Le prochain verdict marque un tournant, non seulement pour Maja, il peut aussi constituer la base légale pour de nouvelles extraditions vers la Hongrie. Par conséquent, rejoignez notre campagne pour le retour immédiat de Maja et la liberté de tous les antifascistes accusé.e.x.s.
Soutenez-nous pour maintenir la pression sur les responsables politiques, organisez des manifestations et faites ressentir votre solidarité aux accusé.e.x.s.
Ne nous reposons pas !
Ne laissons pas les prévenu.e.x.s seule.x.s.
Exigeons des conditions carcérales humaines et le retour immédiat de Maja.
Protestons contre la justice hongroise et la répression transnationale.
Liberté pour touxtes les prévenu.e.x.s et détenu.e.x.s !

Jour de l’action : mercredi 15 janvier 2026
Partout :
Rassemblements devant les ambassades et consulats hongrois.
Veillées, manifestations, formes créatives de protestation.
Relations publiques, discours, actions de solidarité.
Peu importe où, soyons visibles, bruyant.e.x.s, mettons la pression ensemble.

Organisez-vous localement. Venez en grand nombre. Amenez des ami.e.x.s.

[…]

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Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/09/francfort-sur-le-main-allemagne-solidarite-avec-maja-en-taule-en-hongrie/ Sun, 09 Nov 2025 17:12:30 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61307 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 7 novembre 2025

Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie – Liberté pour tou.tes les antifas

En solidarité avec Maja, livré.e par les autorités allemandes au régime inhumain et fasciste de Hongrie, dans la nuit du 6 novembre nous avons attaqué la maison et la voiture de Jürgen Illing, consul honoraire hongrois à Francfort. Il habite au 20 du Geiselsteinweg et nous avons enjolivé sa façade, mis à plat son SUV BMW noir et vidé un extincteur à l’intérieur. Ces jours-ci, Illing devra prendre les transports en commun avec nous, la populace.

Illing est consul honoraire de Hongrie à Francfort et, avec sa femme, Nicola Beer, ancienne secrétaire générale du FDP [Freie Demokratische Partei, Parti démocrate libre, un petit parti allemand ; NdAtt.] et vice-présidente de la Banque européenne d’investissement, il représente ce mélange malsain et hypocrite de capital et de fascisme qui nous est devenu insupportable.

Maja à été livré.e à la Hongrie de Saxe, de manière inconstitutionnelle, par l’unité spéciale « Soko Linx » [service de la police judiciaire du Land de Saxe chargé de la répression de ce qu’ils appellent le « milieu extrémiste de gauche » ; NdAtt.], fondée par la droite. Actuellement, elle/il est jugé.e à Budapest, dans des conditions indignes. Un procès dont l’issue est décidée à l’avance et qui doit servir d’exemple, pour les forces de gauche, de ce qui est le régime d’Orbán. Là-bas, Maja est massivement attaqué.e, en tant que personne non binaire, mais dans sa lutte hallucinée contre la gauche et les antifascistes, l’exécutif allemand ne se préoccupe même pas de passer outre les jugements en cours de la Cour constitutionnelle fédérale.

En tant qu’un ancien directeur de la Chambre de commerce et d’industrie germano-hongroise, ainsi que consul honoraire de Hongrie en fonction, représentant donc du gouvernement de ce pays, Jürgen Illing, que nous avons attaqué, est une cible légitime pour attirer l’attention sur le procès de Maja. Jürgen Illing et sa femme Nicola Beer font ouvertement partie d’une élite de droite qui se considère comme bourgeoise. Illing est un ami proche de l’ancien conseiller d’Orbán et ministre des « Ressources humaines » Zoltán Balog, qui les a mariés, lui et sa femme, en 2018, en Hongrie. En outre, Balog est le parrain du fils d’Illing. Balog, qui était aussi chef de l’Église réformée protestante de Hongrie, a démissionné de cette fonction en 2024, à cause d’un scandale qui consistait à avoir soutenu la présidente hongroise Novák dans la décision de gracier un homme condamné pour complicité dans des abus sexuels sur mineur.

On peut dire beaucoup de choses sur Nicola Beer, la femme d’Illing. Entre autres que, en tant que représentante du grand capital au sein du FDP, elle a nié à plusieurs reprises le changement climatique et qu’elle tente de remettre publiquement en question les connaissances scientifiques sur la catastrophe climatique.

Beer et Illing ne sont évidemment pas disposés à prendre position contre un régime homophobe et fasciste, mais ils savent parfaitement tirer profit de la souffrance d’autrui, ainsi que des divisions sociales et de classe. Ils changent d’avis comme des girouettes dans le vent, parfois en faveur de l’UE, parfois en faveur d’Orban, selon qui leur pose la question.

Leur clientélisme et leur esprit de clan, au croisement entre les milieux économiques et politiques, sont presque un exemple parfait du « principe du mérite » bourgeois-de droite. En 2013, Beer a rapidement nommé ses camarades de parti, juste avant que le gouvernement du Land [de Hesse, dans lequel elle était ministre de la Culture ; NdAtt.] ne tombe. Même si auparavant il avait été impliqué, en tant que directeur de chemin de fer, dans une affaire d’espionnage et de diffamation de collègues indésirables, Illing a été pistonné dans un poste publique par un camarade de parti du FDP. Cela lui a ouvert des portes et lui a permis de passer sans encombre à la politique, dans le clan « libéral-conservateur » de Hesse, et d’incarner à la perfection ce mélange d’élite capitaliste et d’acteurs politiques de droite qui déjà une fois a fait tomber notre société dans l’abîme. Et ils sont maintenant sur la bonne voie pour le faire à nouveau. Dans ce domaine, sa femme Nicola Beer n’a rien à lui envier. Dans la vieille tradition de son parti, le FDP social-chauvin et opportuniste, elle a simplement fait le contraire : passer de la politique au secteur bancaire.

Nous ne savons pas si c’est ça la raison de leurs plaques d’immatriculation luxembourgeoises ou si c’est plutôt pour se protéger des impôts allemands. Cependant, là-bas, conformément à sa ligne idéologique, elle continue à financer, avec la Banque européenne d’investissement, des industries à forte intensité de carbone, plutôt que de s’engager en faveur d’une réduction des émissions.

Nous nous solidarisons avec les autres inculpé.es de la prétendue affaire des antifas de Budapest, ainsi qu’avec les inculpé.es du procès Antifa Ost.

Venez tou.tes, fin novembre, à Giessen ; là nous empêcherons ensemble la fondation de la nouvelle organisation de la jeunesse de l’AFD ! Combattons ensemble le fascisme ! À tous les niveaux. Par tous les moyens. Partout.

Des informations sur Jürgen Illing et Nicola Beer :
https://www.fr.de/wirtschaft/juergen-illings-seltsame-karriere-11700183….
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…
https://de.wikipedia.org/wiki/Nicola_Beer
https://en.wikipedia.org/wiki/European_Investment_Bank
https://www.spiegel.de/panorama/ungarn-massenproteste-in-budapest-kirche…
https://taz.de/FDP-Generalsekretaerin-Nicola-Beer/!5568038/
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…

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Budapest (Hongrie) : La sentence pour Maja devrait tomber le 22 janvier prochain https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/31/budapest-hongrie-la-sentence-pour-maja-devrait-tomber-le-22-janvier-prochain/ Fri, 31 Oct 2025 17:38:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61076 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committe / mardi 21 octobre 2025

Dernier jour, pour cette année, du procès contre Maja – La sentence tombera le 22 janvier

Communiqué de presse du 8 octobre 2025

Encore une fois, une demande d’assignation aux arrestations domiciliaires a été rejetée. À cet effet, le juge a repris les arguments du procureur. Les manifestations de sympathie et les protestations prouveraient justement l’appartenance de Maja à l’« organisation antifasciste ». La grève de la faim aurait montré que Maja ne reconnaissait pas la justice hongroise. Cela, et la gravité des délits reprochés, créerait un risque remarquable de fuite et le risque de la commission d’autres délits.
Le père de Maja, Wolfram Jarosch, dit à ce propos : « Ici, la présomption d’innocence est balayée. Le Premier ministre Orbán fait ouvertement pression pour que Maja soit sévèrement puni.e. Cela n’a plus rien à voir avec une procédure conforme à un État de droit. Au lieu de cela, nous voyons en Hongrie une suppression systématique des droits fondamentaux. Ainsi, mon enfant est à l’isolement depuis quinze mois, sans raison. Cette torture psychologique a été prolongée encore une fois, par le refus d’une assignation aux arrestations domiciliaires. »

Comme aux États-Unis, aussi en Hongrie « l’Antifa » a été déclaré organisation terroriste. À cet effet, le groupe « Antifa Ost / Hammerbande »* a été explicitement enregistré dans la liste des organisations terroristes. Le Premier ministre Orbán a déclaré à ce propos : « L’Antifa est bel et bien une organisation terroriste, elle est arrivée aussi en Hongrie, a tabassé des personnes pacifiques dans la rue, en laissant même certaines à moitié mortes ».
Apparemment, on doit créer des justification pour une transformation autoritaire de l’État. Pour contrecarrer ce danger, le Parlement européen a confirmé hier l’immunité pour Peter Magyar, Klara Dobrev et Ilaria Salis**. Le procès d’Ilaria Salis, qui avait été joint à celui de Maja, est maintenant suspendu.

Aujourd’hui, il y a eu une confrontation, dans le procès contre Maja. Le célèbre néonazi hongrois Lázló Dudog et sa copine ont comparu en tant que victimes, mais leurs déclarations divergent nettement de celles d’un témoin. Avec son groupe Divízió 88 (« 88 » signifie « Heil Hitler »), dans leur chanson Todesfabrik [usine de la mort], Dudog avait qualifié « les enfants carbonisés et les putes juives torturées » de « magnifiques ».

Encore une fois, le témoignage du nazi était en contradiction avec celui du témoin qui a vu l’attaque contre Dudog du début à la fin. Le témoin a déclaré que Dudog portait bel et bien un symbole de la division SS Totenkopf sur son bonnet. Selon son récit, l’altercation ressemblait plus à une brève bagarre entre supporteurs de football qu’à une attaque coordonnée. La déposition de Dudog et de sa copine restent donc discutables.

Les prochaines audiences du procès ont été fixées pour les 14, 16, 19 et 22 janvier 2026. La sentence devrait tomber le 22 janvier. Nous demandons aux politiques allemands de s’investir immédiatement pour le retour de Maja, avant que cent autres jours s’écoulent, pour elle/lui, à l’isolement dans des conditions contraire aux droits humains.

Comité de solidarité avec Maja

 

Notes d’Attaque :
* il s’agit du nom donné par les flics (et largement repris par la presse) au supposé groupe de camarades antifascistes qui aurait mené des attaques contre des néonazis, en Allemagne, entre 2018 et 2020, et qui, toujours selon eux, aurait aussi organisé la réponse dans la rue à la commémoration nazie « Jour de l’honneur », à Budapest, en février 2023.
** Les deux premiers sont des politicien.nes hongrois.es et député.es européen.nes, opposant.es à Orbán, sous procès en Hongrie. Ilaria Salis, antifasciste italienne, accusée d’avoir participé au tabassage de quelques nazis à Budapest, à l’occasion de leur « Jour de l’honneur », a passé quinze mois en prison et quelques semaines aux arrestations domiciliaires, en Hongrie. Elle a été libérée après son élection au Parlement européen, dans la liste d’une coalition de petits partis de gauche et écologistes italiens.

 

Sur le site du Budapest Antifascist Solidarity Committe on trouve aussi quelques informations sur les nazis qui sont finis à l’hôpital après leur « Jour de l’honneur ». Voilà à quoi ressemble Dudog :



Et, largement relayée par les médias, une photo prises après (les) coup(s).

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Prison de Budapest (Hongrie) : Une fouille à nu violente et longue de trois heures pour Maja T. https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/28/prison-de-budapest-hongrie-une-fouille-a-nu-violente-et-longue-de-trois-heures-pour-maja-t/ Sun, 28 Sep 2025 16:29:29 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60785 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Commitee / vendredi 26 septembre 2025

Communiqué de presse du 26 septembre 2025

Vendredi dernier, Maja T. a été à nouveau transféré.e, de l’hôpital pénitentiaire, où il/elle se trouvait à cause de son état de santé pendant et après sa grève de la faim, à la prison de Budapest. Le procès de Maja s’est poursuivi dans cette ville, le lundi 22 septembre 2025. Cependant, Maja doit toujours faire face aux conséquences, pour sa santé, de sa grève de la faim et a été jusqu’ici sous traitement à l’hôpital de la prison. Entre autres choses, une IRM a été effectuée, avec laquelle les médecins ont constaté des micro-hémorragies dans son cerveau. Celles-ci sont probablement une conséquence de la grève de la faim. On ne sait pas si et dans quelle mesure son traitement médical se poursuit dans la prison de Budapest.

Depuis vendredi dernier, Maja se trouve dans la même cellule que l’année dernière et, jusqu’à présent, aucune amélioration de ses conditions de détention n’a été constatée. Comme avant, dans la cellule il n’y a pas de lumière naturelle directe et l’isolement est permanent. Toutes les visites sont étroitement surveillées et ensuite il y a des contrôles intimes. Des conditions qui sont connues et qui ont été la raison pour laquelle Maja a décidé, le 5 juin 2025, de mener une grève de la faim [voir ici ; NdAtt.].

Après une visite de sa famille, le mardi 23 septembre 2025, Maja a refusé de se soumettre à l’habituelle fouille à nu, dégradante, et a refusé de retirer ses sous-vêtements. En conséquence, elle/il a été menotté.e et mis.e à nu de force par le personnel pénitentiaire. Cela a duré environ trois heures. Et ce n’était pas tout : suite au refus de Maja de se déshabiller complètement, la prison a engagé une procédure disciplinaire à son encontre. On ne sait pas encore quelles effets aura cette procédure disciplinaire.

Ce n’est pas la première fois que Maja a été témoin de la violence du personnel pénitentiaire à l’encontre des détenus. Elle/il a constamment signalé des bruits de coups et de cris venant des espaces environnants. Cependant, l’incident de mardi dernier est une nouvelle escalade et ne fait que confirmer, une fois de plus et de manière grave, les conditions inhumaines auxquelles Maja est soumis.e en Hongrie. À ce propos, le père de Maja déclare : « Depuis plus d’un an, Maja souffre, dans des conditions de détention inhumaines, en Hongrie. La manière dont les fonctionnaires hongrois ont menotté et dévêtu de force Maja est contraire à toute dignité humaine et aux normes internationales ».

Ceci est un appel urgent aux responsables politiques, en particulier au ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul, pour qu’ils s’engagent par voie diplomatique pour le retour de Maja et pour qu’ils fassent suivre leurs déclarations publiques sur leurs efforts supposés par des actes concrets !

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Leipzig (Allemagne) : Attaque contre le pouvoir de l’État lors du festival Karli Beben https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/17/leipzig-allemagne-attaque-contre-le-pouvoir-de-letat-lors-du-festival-karli-beben/ Wed, 17 Sep 2025 16:23:02 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60683 Continuer la lecture ]]> knack.news / lundi 15 septembre 2025

Journée d’action pour Maja : Attaque contre le pouvoir de l’État lors du festival Karli Beben

Le samedi 13 septembre, des débordements ponctuels ont eu lieu à Leipzig, en marge du « Karli Beben ». Le festival en plein air, qui a eu lieu le long d’une importante voie piétonne de liaison, en raison d’un chantier long de plusieurs kilomètres, a commencé dans une bonne ambiance de fin d’été, avec des milliers de personnes.

Mais nous n’avons pas envie de faire la fête.

Fort.es de notre principe de solidarité, en tant qu’antifascistes, nous avons suivi l’appel du Comité pour la libération de Maja à utiliser la journée d’aujourd’hui (13 septembre) comme un moment visible pour dénoncer publiquement l’emprisonnement inhumain et incessant de Maja. Pendant un petit moment, nous avons exprimé notre triste colère avec des slogans, des feux d’artifice, des bris de verre, des barricades et des attaques contre l’autorité de l’État, devant des centaines de personnes.

Cela nous a aussi fait plaisir que d’autres personnes aient attiré l’attention sur la situation de Maja avec une collecte de dons, des tracts et une banderole sur l’une des scènes.

En juillet, dans l’hôpital pénitentiaire hongrois, Maja a mis fin à sa grève de la faim, après quarante jours. Le ministre allemand des Affaires étrangères Wadephul (CDU) avait annoncé, peu avant la fin de la grève de la faim, qu’il voulait obtenir des améliorations de ses conditions de détention. Un mensonge, car, depuis lors, les conditions de détention n’ont pas changé. Maja reste toujours à l’isolement à l’hôpital pénitentiaire et un transfert aux arrestations domiciliaires ou un retour en Allemagne ne sont pas en vue. Chaque jour que Maja passe à l’isolement est une violation de ses droits humains et civils fondamentaux.

Mais ce n’est pas seulement contre Maja que l’État allemand agit de manière répressive. À Leipzig, le LKA [la police judiciaire ; NdAtt.] de Saxe (notamment par le biais de la Soko Linx [le service policier chargé de la répression de ce qu’ils appellent le « milieu extrémiste de gauche » ; NdAtt.]) s’en prend depuis des années, de manière brutale et continuelle, à l’engagement antifasciste. En sont un exemple les plus de 80 perquisitions (souvent illégales), dans les cinq dernières années, plus d’une douzaine d’antifascistes emprisonné.es en Allemagne et des campagnes médiatiques de dénonciation, en coopération avec le magazine d’extrême droite Compact et le quotidien Bild.

Cette escalade a culminé avec l’extradition de Maja vers la Hongrie, illégale, comme établi par le Tribunal constitutionnel fédéral. Alors que même l’Italie, gouvernée par la fasciste Meloni, a exclu l’extradition d’antifascistes italien.nes, pour la même affaire, et que l’antifasciste Ilaria, déjà emprisonnée en Hongrie, a même pu rentrer chez elle, l’Allemagne montre très clairement ce que vaut pour elle la vie des antifascistes : rien du tout. L’Allemagne, avec ses larbins des flics et ses politiciens élitistes, laissera Maja crever en Hongrie.

Alors que la répression contre l’antifascisme radical se poursuit sans pitié et que l’antifascisme doit être divisé entre « bon » (bourgeois) et « mauvais » (militant/autonome), le parti fasciste AfD monte aux premières places dans les sondages. Dans toute l’Allemagne, des néonazis terrorisent les personnes qui ne correspondent pas à leur vision inhumaine du monde. Pour nous, cela signifie : nous devons lutter de manière militante pour une vie digne, libre et juste pour tou.tes.

Aux habitant.es de Leipzig qui font la fête lors du Karli Beben :

Il s’agissait de faire connaître au grand public la situation de Maja et non de gâcher la fête aux habitant.es de Leipzig. Cependant, les derniers mois ont prouvé que se limiter à la non-violence ne mène qu’à des promesses creuses et à moins d’attention. C’est pourquoi nous avons choisi une lutte militante.

Pour discréditer notre cause, les politiciens bourgeois, la presse et les autorités chargées de l’enquête ont recours à des artifices rhétoriques et parlent, après des débordements, d’« émeutiers » et de « terroristes d’extrême gauche ». Nous voulons contredire cela à l’avance. Les terroristes sont ceux qui ont livré Maja, qui détruisent notre planète, diffusent la pauvreté, font avancer le nationalisme et encouragent l’armement. Nous avons simplement fait entendre notre voix. Pour cela, nous choisissons les actions d’aujourd’hui comme des nécessités tactiques et pratiques, en dehors des règles du jeu bourgeois. Et si cette dimension est importante, le contexte de l’action l’est aussi. Et c’est de faire pression et de rendre publique la situation de Maja, un.e antifasciste qui est soumis.e, depuis plus d’un an, à des conditions de détention inhumaines.

Les voies de la légalité semblent viser à priver la population de la possibilité de devenir active, de faire pression et de provoquer des changements dans la société. Le droit de se soulever et de lutter contre les injustices est ainsi considérablement restreint. Une foule totalement pacifique n’a guère d’influence, car elle ne représente aucune menace pour l’État et ne reçoit donc pas l’attention nécessaire. Un groupe entièrement militant peut être rapidement écrasé par des mesures répressives. Ce n’est que la combinaison des deux approches qui crée la dynamique dangereuse que les gouvernements du monde entier craignent. C’est l’équilibre entre protestation civile et résistance déterminée, qui a le potentiel de provoquer de véritables changements.

Nous laissons à d’autres le soin de poursuivre l’analyse politique et l’évaluation de la journée d’aujourd’hui. En même temps, nous vous invitons à rejoindre le mouvement de solidarité avec Maja, à tous les niveaux et par tous les moyens. Il faut continuer à faire pression et la renforcer.

Pas de répit jusqu’à ce que nous ayons récupéré Maja, notre colère reste inébranlable !
Liberté pour tous les antifascistes, lutte contre le fascisme !

Quelques participant.es

[…]

[NdAtt. : les deux photos ci-dessus sont tirées des journaux]

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Berlin (Allemagne) : La Cour d’appel peinturlurée https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/17/berlin-allemagne-la-cour-dappel-peinturluree/ Wed, 17 Sep 2025 16:20:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60671 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 12 septembre 2025

La Cour d’appel de Berlin peinturlurée – Journée d’action pour Maja, le 13 septembre

Dans la nuit du 11 au 12 septembre, à l’occasion de la journée d’action pour Maja, le 13 septembre, nous avons peinturluré avec de la peinture rouge la Cour d’appel de Berlin.

La Cour d’appel de Berlin est responsable du fait que Maja à été livré.e aux autorités hongroises, dans une opération de disparition forcée digne de l’époque nazie, et du fait que depuis elle/il est détenu.e là bas à l’isolement et dans de conditions de torture. En outre, ce tribunal est actuellement chargé de statuer sur l’extradition de Zaid vers la Hongrie.

À une époque où l’État allemand se prépare pour une troisième guerre mondiale, s’armant tant vers l’extérieur comme vers l’intérieur, survient aussi un durcissement de la répression contre les antifascistes et les opposant.es à la guerre. Que ce soit dans les procès pour l’affaire des antifas de Budapest, maintenant suspendu, dans les procès qui va arriver pour la manifestation du jour X à Leipzig [en solidarité avec les antifas condamné.es dans l’affaire Antifa Ost ; NdAtt.] ou encore la répression récente, avec une nasse durée onze heures, lors du camp « Désarmemer Rheinmetall » à Cologne.

En tant que mouvement révolutionnaire, nous devons montrer encore plus clairement, dans les temps qui viennent, que nous luttons côte à côte contre la répression. Ne nous laissons pas intimider, mais luttons encore plus résolument contre ce système malade ! Et montrons aussi, en ce jour d’action, que nous ne laissons pas Maja seul.e et que nous continuons à lutter pour sa liberté !

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