Italie – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Wed, 05 Aug 2026 16:52:24 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Italie – Opération répressive du 16 juin : La détention de Pietro confirmée https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/05/italie-operation-repressive-du-16-juin-la-detention-de-pietro-confirmee/ Wed, 05 Aug 2026 16:52:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63521 Continuer la lecture ]]> Piccoli fuochi vagabondi / vendredi 24 juillet 2026

Le juge des libertés et de la détention, appelé à s’exprimer le 23 juillet, a confirmé la détention de Pietro, arrêté dans le cadre de l’opération anti-anarchiste du 16 juin dernier [voir ici ; NdAtt.].
Nous sommes resté.es sans voix.

Alors que toutes les autres personnes arrêtées ont déjà été relâchées, par le JLD de Rome, celui de Bologne (responsable géographiquement) a décidé de garder notre compagnon enfermé !

Nous rappelons que Pietro avait été arrêté avec le chef d’inculpation de « terrorisme de la parole » (art. 270 quinquies, troisième paragraphe, du Code pénal), une infraction crée avec l’avant-dernière loi-cadre sur la sécurité, à cause de quelques brochures saisies pendant la perquisition.

Toni, emprisonné avec le même chef d’inculpation, a été libéré de prison il y a quelques jours [voir ici ; NdAtt.], par le JLD de Rome. Au contraire, Pietro reste encore enfermé, en régime Haute sécurité, à la prison de Terni.

Maintenant, les avocats vont faire recours en Cassation et entre-temps, quand on aura les motivations de cette décision, ils adresseront aussi une requête au juge d’instruction, pour qu’il modifie cette mesure. Mais, dès tout de suite, il faut continuer à lui exprimer notre proximité et notre solidarité !

Écrivons-lui et restons attentif.ves aux prochaines mobilisations.

Pietro Rosetti
C.C. di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

Solidaires de la Romagne

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Mattie (Italie) : Une caméra découverte devant une maison https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/17/mattie-italie-une-camera-decouverte-devant-une-maison/ Fri, 17 Jul 2026 16:18:06 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63411 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / vendredi 17 juillet 2026

Pendant la journée du 30 juin, deux personnes, habillées en ouvriers de l’ENEL [l’EDF-ENEDIS italienne ; NdAtt.], avec les leurs véhicules, une nacelle et une voiture de service, ont été vues pendant qu’elles installaient, à environ neuf mètres d’altitude, un boîtier électrique, sur un poteau électrique, devant une maison, à Mattie, dans la Val de Suse, l’un des lieux où ont eu lieu les arrestations du 16 juin contre sept personnes anarchistes, à travers toute l’Italie, en relation avec des attaques contre l’infrastructure ferroviaire à haute vitesse, à l’occasion de la bouffetance économique olympique.

À l’intérieur du boîtier, relié directement au réseau par le biais d’un simple câble à la gaine blanche, on a retrouvé une caméra, un transformateur AC-DC, un dispositif de contrôle à distance et une carte SIM.

On sait bien qu’au commissariat central, ils souffrent de la chaleur de Turin [le chef-lieu de ce département ; NdAtt.] ; le fait qu’ils profitent de chaque occasion pour une virée en montagne est compréhensible ; qu’il veuillent épier des gens et leur ruiner la vie, seulement parce qu’ils en ont le pouvoir, reste toujours inacceptable, de la part de celles/ceux qui aspirent à un monde diffèrent.

Tout en sachant qu’elle ne sera pas la dernière caméra qu’ils installeront, mais pas non plus la dernière qui tombera du poteau, nous continuons à revendiquer une vie de lutte contre un monde qui ne sait faire rien d’autre que contrôler, réprimer et exterminer toute différence par rapport au système capitaliste.

Solidarité avec Bibi, Micol, Giu, Luna, Nico, Pietro, Arnau, Stefano et Toni!

MILLES MANIÈRES, UN SEUL HORIZON : LIBERTÉ !

Cassa AntiRepressione delle Alpi Occidentali

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Rome (Italie) : Un micro caché découvert au NED https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/12/rome-italie-un-micro-cache-decouvert-au-ned/ Sun, 12 Jul 2026 16:21:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63321 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / samedi 11 juillet 2026

Le mercredi 1er juillet, lors de la journée collective de nettoyage d’été, nous avons trouvé un micro caché à l’intérieur du NED, à Rome.

Le dispositif était branché directement à un câble de l’installation électrique du lieu et caché dans un trou dans le faux plafond.

Le mouchard pouvait être activé par le bruit ambiant ou à distance, par SMS, grâce à un chip SIERRA WIRELESS WP7502 (aujourd’hui SEMTECH), qui permettait d’envoyer le son volé via les réseaux 2G, 3G et 4G (en utilisant une carte SIM de l’opérateur TIM). En plus du corps principal, le dispositif était composé de deux antennes, d’un transformateur électrique et d’un microphone.

Selon les information aujourd’hui en notre possession, le mouchard a été actif depuis le 28 février dernier.

Quelques compagnonnes et compagnons qui se rencontrent au NED

 

Voici des images du dispositif et de son emplacement :

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Italie – Opération répressive du 16 juin : tou.tes les compas sous enquête sont libres ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/12/italie-operation-repressive-du-16-juin-tou-tes-les-compas-sous-enquete-sont-libres/ Sun, 12 Jul 2026 16:18:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63319 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / jeudi 9 juillet 2026

Nous apprenons avec joie que Micol, Nico, Bibi, Arnau, Stefano, Luna et Giulia, les compagnons arrêtés en vertu de l’article 270 bis du code pénal [association subversive avec la finalité de terrorisme ; NdAtt.], lors de la rafle anti-anarchiste du 16 juin, ont été relâchés sur ordre du Juge des libertés, qui a considéré que le délit d’association n’existe pas.

On attend des nouvelles à propos de Toni et Pietro, dont la situation est différente, car ils ne faisaient pas l’objet de mandats d’arrêt, mais ils ont été interpellés avec l’accusation de « terrorisme de la parole » (art. 270 quinquies, troisième paragraphe), suite à la saisie de quelques brochures trouvées lors des perquisitions.

Entre-temps, fêtons le retour des sept compagnons et compagnonnes dans les rues !

Plus d’informations à suivre.

 

Note d’Attaque : et le Bencivenga, expulsé le 16 juin, a été repris dans la nuit du 11 au 12 juillet !

Mise à jour du 13 juillet : la police l’a expulsé une nouvelle fois, ce matin.

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Mise à jour du 16 juillet :

Opération du 16 juin. Toni est libre, Pietro est encore en prison

Il Rovescio / mercredi 15 juillet 2026

[…] Pour Toni aussi, qui avait été emprisonné le 16 juin avec le chef d’inculpation de « terrorisme de la parole » (en application de la nouvelle infraction définie par le paragraphe 270 quinquies, troisième paragraphe, du code pénal), la mesure de détention a été révoquée.

En ce qui concerne Pietro, poursuivi avec le même chef d’inculpation que Toni, à l’heure actuelle il se trouve encore enfermé dans la prison de Terni.

Pour lui écrire :

Pietro Rosetti
Casa Circondariale di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

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Italie : Rafle d’anarchistes https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/17/italie-rafle-danarchistes/ Wed, 17 Jun 2026 16:27:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63196 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / mardi 16 juin 2026

Rafle d’anarchistes à Rome et ailleurs. Les adresses des compagnons emprisonnés

À environ 5 heures du matin, le 16 juin, a été menée l’énième opération répressive, dirigée par le Parquet de Rome, qui a frappé des nombreux.ses compas anarchistes, à différents endroits d’Italie. Le crime dont ils/elles sont inculpé.es est l’association subversive avec finalité de terrorisme (art. 270 bis du Code pénal). L’association serait en lien avec des sabotages qui ont été menés à l’occasion de la dévastation des territoires de Milan et Cortina, connue aussi comme Jeux olympiques d’hiver.

Selon nos informations, la police exécuté cinq mandats de détention préventives en prison et deux d’arrestation domiciliaires, avec bracelet électronique. Cependant, suite aux perquisition, deux autres compagnons ont été emprisonnés (et son dans l’attente de la décision du Juge des libertés), accusés d’« auto-entrainement » ([en vue de commettre des actes de terrorisme ; NdAtt.], comme défini par l’article 270 quinquies du Code pénal).
À la suite de cette opération, le squat Bencivenga occupato a été expulsé.

Voici les adresses connus [en date du 17 juin] des compas emprisonné.es :

Nico Aurigemma
Arnau Vallet Casadevall
Stefano Marri
Andrea Toniolo
C.C. de Regina Coeli, via della Lungara 29, 00165, Roma

Micol Marino
C.C. Rebibbia femminile, via Bartolo Longo, 92, 00156 Roma

Francesco Benedetti
C.C. Lorusso e Cotugno, via Maria Adelaide Aglietta 35, 10151, Torino

Pietro Rosetti
C.C. di Forlì, via della Rocca 4, 47121, Forlì

Ces adresses sont provisoires et pourraient changer dans les prochains jours. Plus d’infos suivront.

Toute notre solidarité à elles/eux. Avec rage et amour, pour l’anarchie.

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Italie : La parole à Alfredo ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/29/italie-la-parole-a-alfredo/ Fri, 29 May 2026 16:27:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63038 Continuer la lecture ]]> Brughiere / mardi 19 mai 2026

Le 18 mai, au tribunal de Bologne, a eu lieu la deuxième audience du procès contre six compas, inculpé.es d’infractions liées à la mobilisation de 2022-23 aux côtés d’Alfredo, contre le 41-bis et la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée [il s’agit de l’incendie d’une antenne-relais, d’une banderole déployée sur une grue et de l’interruption d’une messe ; NdAtt.].

Lors de cette audience, plusieurs témoins ont été entendu.es et, parmi eux/elles, Alfredo aussi a pu prendre la parole, en visioconférence depuis la prison de Bancali.

Son émotion, en plus de celle de la trentaine de compas présent.es dans la salle, a été palpable dès tout de suite.

Alfredo a commencé par ces mots :

« En ce moment, il est émotionnant d’être ici, parce que la dernière fois que j’ai pu voir des visages amicaux a été il y a un an et demi et à cette époque-là il y avait Sara et Sandrone, qui maintenant sont morts et je n’ai pas pu leur apporter ma solidarité parce que, ici, l’isolement est total, ils t’interdisent d’exister ».

Il a continué en parlant des motivations qui, en 2022, peu après sont transfert dans le régime 41-bis, l’ont poussé à entreprendre une grève de la faim jusqu’au bout. Des motivations qui, comme il l’a rappelé lui-même, ont trouvé une large diffusion lors de la mobilisation internationale qui a soutenu sa lutte. Il a souligné que, sans le soutien reçu de l’extérieur, il aurait été condamné à la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée et que sa lutte a été motivée par la nécessité que sa détention en 41-bis ne constitue pas une précédent qui puisse être élargi au mouvement.

Après cela, Alfredo a raconté son état d’isolement actuel. Il a réaffirmé qu’il est soumis à un blocage presque total du courrier, qui, en ce moment (contrairement à la période avant la mobilisation) comprend aussi les notifications des courriers bloqués. Il ne reçoit plus de courrier depuis des mois, on lui a récemment remis une lettre de décembre 2025.

Il a ensuite parlé de la bien connue impossibilité d’accéder à des livre, que ce soit en les achetant par des catalogues ou en les demandant à la bibliothèque centrale de la prison. Il a raconté le paradoxe de son isolement, puisque il a eu connaissance d’une très grande partie des mobilisations anarchistes de ces dernières années, par le biais du très gros dossier qui motive le renouvellement de son 41-bis, défini par les matons qui le lui ont notifié comme « le plus gros de l’histoire du 41-bis ».

Élément ultérieur de son emprisonnement, il a décrit un 41-bis qui s’élargit toujours plus, à des personnes qui, avant, n’étaient pas touchées par ce régime pénitentiaire, dans un abaissement progressif du seuil d’accès ; il a cité l’exemple d’un détenu qui a été transféré de l’AS [Haute sécurité ; NdAtt.] parce que trouvé en possession d’un téléphone portable.

Cette occasion a d’ailleurs permis à Alfredo d’esquisser les passages de ses emprisonnements, de la prison militaire pour insoumission, aux sections pour détenus communs, aux sections Haute sécurité de Ferrara et de Terni, jusqu’à son atterrissage en 41-bis, défini comme un lieu d’isolement total. Sûrement, le regard d’Aldredo ne s’est pas arrêté à sa seule expérience personnelle et, cette fois aussi, il a profité de l’occasion pour condamner la brutalité de l’ensemble du régime 41-bis, en réaffirmant que pour lui il n’y a pas de différences entre les prisonniers qui se trouvent dans un tel système d’enfermement et d’annihilation. Il a décrit l’horreur de la section hospitalière de la prison d’Opera, où sont enfermées, pour la plupart, des personnes très âgées, dont nombreuses atteintes d’Alzheimer, en fauteuil roulant ou avec des limitations dans leurs autonomie, qui ne savent même plus pourquoi elle se trouvent là. Enfin, il n’a pas pu s’empêcher d’exprimer une évaluation sur le sens de ce régime pénitentiaire, voulu à l’origine pour éliminer des personnes avec lesquelles l’État a traité et qu’il a dû faire taire quand elles sont devenus inutiles à ses sales manœuvres [référence aux négociations entre l’État italien et la Mafia sicilienne, au début des années 90 ; NdAtt.].

À la suite à son témoignage dans la salle, il y a eu des inévitables, chaleureuses salutations, pleines d’amour, qui ont agacé la juge, qui a fait vider la salle. Au début de l’audience aussi, les compas présent.es ont réussi à saluer Alfredo, qui a répondu avec chaleur, en arrivant ainsi à rompre, même si seulement pour un instant, un isolement terrible. Cela a été une émotion très forte, partagée des deux côtés de ce maudit écran.

Nous sommes certain.es que l’occasion d’aujourd’hui a été précieuse pour Alfredo, mais encore plus pour nous, qui, dans ses mots et dans son ironie toujours présente, avons trouvé une fois encore une énorme détermination, une haine pour les oppresseurs et un grand amour pour ses compagnons, à commencer par ses premiers mots, pour Sara et Sandro. Et c’est avec leur souvenir que nous voulons, nous aussi, terminer ces lignes, pour ne pas oublier qui a donné sa vie pour lutter pour un monde diffèrent.

Avec Sara et Sandro dans le cœur.

Pour que de, de chaque prison, ne restent que des ruines.

Courage Alfredo !

Quelques compas de Bologne, inculpé.es et solidaires

La prochaine audience de ce procès aura lieu le 15 juin, à 9 heures. Y seront entendus les derniers témoins et probablement il y aura le début de la discussion.

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Note d’Attaque : on a reçu par mail une autre traduction de ce texte. Manque de bol, c’était une fois le travail fini, mais vivent toujours les traducteur.ices !
La voilà :

Des nouvelles sur un procès pour la mobilitation de 2022-2023 en solidarité à Alfredo en greve de la faim et contre 41 bis et emprisonnement à perpetuité

Le 18 mai, au tribunal de Bologne, italie, a eu lieu la deuxième audience contre 6 compagnon.ne.s, imputés pour des faits spécifiques inhérents à la mobilisation de 2022-23 aux côtés d’Alfredo contre le 41bis et l’emprisonnement à perpétuité.
Lors de cette audience, plusieurs témoins ont été entendus et, parmi eux, Alfredo lui-même a pu prendre la parole par vidéoconférence depuis la prison de Bancali, en sardaigne.
Son émotion, combinée à celle de la trentaine de camarades présents dans la salle, a été immédiatement palpable. Alfredo a commencé par ces mots:
En ce moment, c’est excitant d’être ici, parce que la dernière fois que j’ai pu voir des visages amis était il y a un an et demi et à l’époque il y avait Sara et Sandrone qui sont maintenant morts et je n’ai pas pu leur donner ma solidarité parce qu’ici mon isolement est total, ils t’interdisent d’exister.
Il a poursuivi en parlant des raisons qui, en 2022, après avoir été transféré au 41-bis, l’ont poussé à entreprendre une grève de la fin sans relâche. Motivations qui, comme il l’a rappelé lui-même, ont trouvé une large diffusion dans la mobilisation internationale qui a soutenu sa lutte. Il a souligné que, sans le soutien reçu de l’extérieur, il aurait été condamné à la réclusion à perpétuité et que sa lutte était motivée par la nécessité que son incarcération en 41 bis ne crée pas un précédent extensible au mouvement.
Suite à cela, Alfredo a raconté son état actuel d’isolement. Il a confirmé qu’il est soumis à un blocage quasi total du courrier qui, actuellement (contrairement à la période précédant la mobilisation), s’applique également aux notifications de courrier retenu. Il n’a pas reçu de courrier depuis des mois, une lettre de décembre 2025 lui a été récemment remise.
Il a ensuite parlé de l’impossibilité désormais connue d’accéder aux livres, que ce soit par achat à travers des catalogues ou par la bibliothèque centrale de la prison. Il a raconté le paradoxe de son isolement, ayant eu connaissance d’une grande partie des mobilisations anarchistes de ces dernières années à travers le très lourd dossier qui motive son renouvellement au 41 bis, pour 2 ans encore, défini par les mêmes gardes qui l’ont notifié « le plus corpulent de l’histoire du 41bis ».
Comme élément supplémentaire de son incarcération, il a décrit un 41bis qui s’étend de plus en plus à des personnes non touchées auparavant par ce régime, dans un abaissement progressif du seuil d’accès, citant l’exemple d’un détenu passé de l’AS (haute securité) au 41bis parce qu’il était en possession d’un téléphone portable.
Cette occasion a également permis à Alfredo de retracer les étapes de sa détention, depuis la prison militaire pour son opposition totale au service militaire, jusqu’aux sections communes, depuis les sections de haute sécurité de Ferrare et de Terni, jusqu’à l’atterrissage dans le 41bis, appelé lieu d’isolement total. Sûrement le regard d’Alfredo ne s’est pas arrêté à son expérience personnelle et, cette fois encore, il n’a pas manqué l’occasion de condamner la brutalité du 41bis tout entier, en réaffirmant que pour lui il n’y a pas de distinction entre prisonniers dans ce système d’enfermement et d’anéantissement. Il a raconté l’horreur du service hospitalier de 41 bis de la taule de Milan Opera, où sont détenues pour la plupart des personnes très âgées, plusieurs atteintes d’Alzheimer, en poussette ou avec différentes autonomie limitées, qui ne savent même plus pourquoi elles se trouvent là. Il n’a pas pu s’empêcher d’exprimer, enfin, une considération sur le sens de ce régime, voulu à l’origine pour éliminer les sujets avec lesquels l’État a traité et qu’il a dû faire taire une fois qu’ils se sont révélés inutiles à ses sales jeux.
À la suite de son témoignage, des salutations inévitables et chaleureuses, chargées d’affection, se sont élevées dans le tribunal, ce qui a contrarié la juge et a entraîné l’évacuation de la salle. Même au début de l’audience les compagnon.ne.s presentes ont réussi à saluer Alfredo qui a répondu avec affection, réussissant ainsi à briser, même pour une fraction de seconde, un isolement terrible. C’était une émotion très forte, partagée par les deux côtés de ce foutu écran.
Nous sommes certains que l’occasion d’aujourd’hui a été très précieuse pour Alfredo, mais encore plus pour nous, qui dans ses paroles et dans son ironie toujours présente, nous avons trouvé une fois de plus une détermination énorme, une haine pour les oppresseurs et un amour très fort pour ses compagnon.ne.s, à partir de ses premiers mots pour Sara et Sandro. Et c’est avec leur vif souvenir que nous voulons nous aussi conclure ces lignes, pour ne pas oublier celles et ceux qui ont donné leur vie pour lutter pour un monde différent.
Avec Sara et Sandro dans le cœur.
Pour qu’il ne reste de chaque prison que des décombres.
Courage, Alfredo !

Anarchistes de Bologne

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Espagne et Italie : En nous préparant pour le pire https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/22/espagne-et-italie-en-nous-preparant-pour-le-pire/ Fri, 22 May 2026 16:25:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62950 Continuer la lecture ]]> Contra Info / samedi 9 mai 2026

En nous préparant pour le pire : une possible extradition vers l’Italie du compagnon Gabriel Pombo Da Silva

Nous rappelons qu’en décembre 2025, notre compagnon a été arrêté en vertu d’une commission rogatoire internationale (MAE, mandat d’arrêt européen, émis par l’Italie). Une détention qui a duré cinq heures, jusqu’à ce que le juge d’instruction Pedraz lui accorde la liberté provisoire avec l’obligation de pointer à un poste de police et l’interdiction de quitter le pays. Cette MAE est issue de l’une des nombreuses opérations répressives italiennes : l’opération « Scripta Manent », de 2016 [ici, un résumé de cette affaire ; NdAtt.], qui s’est terminée pour Gabriel en 2022, avec une condamnation à deux ans pour provocation aux crimes et délits. Fin novembre de l’année dernière, le tribunal de Turin a déclaré qu’il n’acceptait pas les mesures alternatives à la privation de liberté, demandées par l’avocate [de Gabriel], en raison de « l’absence d’autocritique de ses propres valeurs » (une belle métaphore pour souligner l’absence de repentir) [voir ici ; NdAtt.], ouvrant ainsi la voie à l’exécution de la peine. C’est pour cela que la MAE a été émise : le juge Pedraz a considéré ce délit comme un délit d’opinion et n’a donc pas ordonné son emprisonnement, mais a demandé certains documents aux deux parties.

Il y a quelques jours, est arrivée une ordonnance signée par ce même juge, qui, en donnant un peu raison à l’une des parties et un peu à l’autre, facilite une possible extradition de Gabriel vers l’Italie, si certaines conditions sont remplies.

Pour l’instant, cela ne nous intéresse pas de commenter les détails juridiques,même s’il est intéressant de voir comment les États utilisent leurs « vérités » labyrinthiques pour justifier la chasse aux sorcier.es. Il s’agit d’une ordonnance extrêmement contradictoire, où l’on écrit des mensonges et où les Italiens ont joué avec la psychologie de la propagande, en extrapolant des mots et des concepts de la condamnation de Gabriel pour justifier leur requête.

Cette ordonnance clôt la phase d’instruction, elle n’est pas définitive et l’avocat est en train de faire appel ; même si les extrêmes juridiques pour que Gabriel purge sa peine dans les prisons italiennes sont inexistants, il n’est pas difficile d’interpréter cette ordonnance comme l’une des nombreuses manœuvres que, depuis des années, l’État italien utilise pour continuer à collectionner ses trophées de guerre.

Dans quelques semaines, le procureur et l’avocat exposeront leurs arguments lors d’une audience devant l’Audiencia Nacional.

Nous savons depuis toujours que ce ne sont pas les raisons juridiques qui prévalent, mais plutôt la vengeance politique et personnelle. Les combattant.es dignes doivent être puni.es de manière exemplaire. C’est pourquoi il n’y a pas de surprise et nous nous préparons au pire, plus fort.es que jamais.

Des mises à jour suivront.

Gabriel et Elisa

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Italie : Le régime 41-bis renouvelé pour Alfredo Cospito https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/03/italie-le-regime-41-bis-renouvele-pour-alfredo-cospito/ Sun, 03 May 2026 17:10:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62759 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / samedi 2 mai 2026

Le 30 avril 2026, le ministère de la Justice, dans la personne du ministre Carlo Nordio, a décidé le renouvellement du régime de torture et d’anéantissement 41-bis à l’encontre de l’anarchiste Alfredo Cospito. Cette décision était attendue avant le 4 mai, la date d’expiration des premiers quatre ans de cette mesure vindicative et infâme, dont le seul but est l’anéantissement du prisonnier, avec l’intention de le pousser à renier ses convictions révolutionnaires et à collaborer avec l’État. Une finalité qui, clairement, ne marche pas avec Alfredo Cospito. Le ministre Nordio prend donc la responsabilité de ce choix politique, dans un moment où, entre autre, il est au centre d’une tempête médiatique, à cause des continuels scandales le concernant.

Nous rappelons qu’Alfredo a été soumis au régime du 41-bis le 5 mai 2022 [voir ici ; NdAtt.]. Le 20 octobre 2022, il a commencé une longue grève de la faim, qui s’est terminée le 19 avril, après la sentence de la Cour constitutionnelle du 18 avril, qui a reconnu la prévalence des circonstances atténuantes par rapport à la récidive répétée, dans le cas de toutes les condamnations pour des crimes dont la peine fixe est la réclusion à perpétuité. Cela a empêché sa condamnation à la peine de réclusion à perpétuité avec période de sûreté illimitée, ainsi que la condamnation de l’anarchiste Anna Beniamino à 27 ans, avec l’accusation de « massacre politique », par rapport à la double attaque explosive contre la caserne des élèves du corps des Carabinieri, à Fossano, le 2 juin 2006.
Pendant ces mois intenses, allant du 20 octobre 2022 au 19 avril 2023, beaucoup de choses ont été dites et beaucoup de choses ont été faites. Dans une mesure sans précédent, l’image de ce système de torture et d’extorsion qu’est le 41-bis a été ébranlée, tout comme la fausse aura immaculée de ce cirque qui va de la Commission parlementaire anti-mafia (un grotesque oxymore !) à la Direction nationale anti-mafia et antiterrorisme. Pendant ces mois, alors qu’on parlait beaucoup des et contre les anarchistes, beaucoup de cœurs remplissaient les rues et beaucoup de flammes illuminaient les nuits de différentes parties du monde. De l’Italie à la Grèce, de l’Allemagne à la France, de l’Espagne au Chili, du Royaume-Uni à l’Indonésie. Pendant ces six mois, on a réussi à synchroniser nous souffles, en faisant de la solidarité, de la propagande anarchiste et de l’action une synergie incessante. Dans les prisons, les compagnons anarchistes et révolutionnaires ont lutté aux côtés d’Alfredo, par des grèves de la faim et des initiatives solidaires. Pendant ces mois, Alfredo a toujours affirmé qu’il ne se battait pas seulement pour lui-même, mais pour tous les détenus soumis au régime 41-bis.

Le 15 janvier 2025, à Pérouse, le procès qui a fait suite à l’ainsi-dite « opération Sibilla » s’est soldé avec un non-lieu [voir ici ; NdAtt.] ; un procès qui voyait Alfredo inculpé, avec onze autres anarchistes – dont la compagnonne Sara Ardizzone, dont la vie, ensemble avec celle du compagnon Alessandro Mercogliano, s’est brisée dans la nuit du 19 au 20 mars 2026 [voir ici ; NdAtt.], au cours de la phase de préparation d’une attaque explosive, en laissant une blessure profonde dans la lutte et dans l’anarchisme. La sentence du procès « Sibilla » a, dans les faits, marqué l’effondrement de l’un des éléments qui ont été déterminants pour le transfert d’Alfredo dans le régime 41-bis. Malgré cela, le compagnon devra rester enfermé dans cette maudite oubliette qu’ils appellent 41-bis, dans la prison « G. Bacchiddu », à Bancali, en Sardaigne, pendant au moins deux ans encore, jusqu’à la prochaine échéance du délai, quand ces messieurs seront à nouveau appelés à se prononcer sur une mesure qui peut potentiellement être prolongée à l’infini. Que les deux prochaines années pèsent comme du plomb sur tous ceux qui sont impliqués dans l’acharnement vindicatif contre notre compagnon.

Nous n’oublions pas les prisonniers de la guerre sociale et nous n’oublions pas ceux qui sont tombés dans la guerre sociale.
Alfredo hors du 41-bis !
Sara et Sandro, toujours avec nous.

 

Pour écrire à Alfredo :

Alfredo Cospito
C.C. « G.Bacchiddu »
Strada Provinciale 56, n°4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

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Pise (Italie) : Toute guerre moderne commence dans un laboratoire https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/24/pise-italie-toute-guerre-moderne-commence-dans-un-laboratoire/ Fri, 24 Apr 2026 16:12:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62684 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / mercredi 22 avril 2026

Dans la nuit du 7 au 8 avril, six engins incendiaires ont été placés sur quartes poids lourds et sur les panneaux électriques de deux grues, à l’intérieur du chantier de construction d’un techno-pôle de l’École supérieure Sant’Anna.

Il n’est pas possible de connaître les dégâts effectivement provoqués, étant donné que les médias ont totalement ignoré cette attaque, mais il y a sûrement eu des dégâts, car, de loin, on a pu voir des colonnes de fumée s’élever.
Liberté pour Alfredo Cospito et pour tous les prisonniers de la guerre sociale.

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Turin (Italie) : La sentence en première instance du procès City https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/24/turin-italie-la-sentence-en-premiere-instance-du-proces-city/ Fri, 24 Apr 2026 16:09:30 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62680 Continuer la lecture ]]> Brughiere / mardi 21 avril 2026

La sentence en première instance pour le premier tronçon de l’opération City et des nouvelles du deuxième tronçon

Le 16 avril 2026 s’est achevé le procès en première instance de l’un des deux « tronçons » de l’opération City, concernant la manifestation du 4 mars 2023, en solidarité avec Alfredo Cospito, en grève de la faim depuis des mois contre le 41-bis et la peine de réclusion à perpétuité avec période de sûreté illimitée. Ce jour-là, des milliers de compas et de personnes solidaires ont défilé dans le centre de Turin, en manifestant avec rage et ne laissant derrière elle qu’un millième de de la violence distribuée partout par les différents gouvernements et leurs bras armés. Le chef d’inculpation de « dévastation et pillage », en réunion, déjà renvoyé à l’expéditeur par les inculpé.es, est tombé aussi au tribunal : il a été réduit à « dégradations avec circonstances aggravantes et en réunion » et « violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique, en réunion ». Les inculpé.es ont tou.tes été condamné.es, avec des peines allant de dix-huit mois à cinq ans et demi.

Entre-temps, le procès contre les autres compas inculpé.es pour la même journée de lutte se poursuit aussi, une procédure distincte pour accélérer l’ainsi-dit premier tronçon.
Le 10 mars, lors de l’audience préliminaire, le Juge d’instruction n’a pas donné suite aux poursuites contre les personnes interpellé.es avant le début de la manifestation, sous le chef d’inculpation de « presque-délit » (art. 115 du code pénal), malgré la requête du Parquet de leur appliquer une restriction administrative.
Il y aura un procès, par contre, qui commencera le 11 novembre, pour les compas inculpé.es de « dévastation en réunion », « résistance à personne dépositaire de l’autorité publique, avec circonstances aggravantes » et « transports d’objets pouvant constituer des armes » : au total, 29 compas passeront en jugement.

Nous rappelons qu’Alfredo est encore soumis au régime de torture 41-bis, qui sera très probablement prolongé [pour quatre ans encore ; NdAtt.], précisément ces jours-ci .
Cette époque-là de lutte, aux côtés d’Alfredo, a réussi à porter au centre du débat publique la torture d’État et la « justice » vindicative des tribunaux et des politiciens, en surlignant ses contradictions. Ma il faut lutter encore contre le 41-bis.

En tout cas, aucun remord.

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Chili/Italie : Pour celles/ceux qui persistent à tout mettre en jeu https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/05/chili-italie-pour-celles-ceux-qui-persistent-a-tout-mettre-en-jeu/ Sun, 05 Apr 2026 16:55:06 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62521 Continuer la lecture ]]> Informativo Anarquista / jeudi 2 avril 2026

Pour celles/ceux que ni la répression ni la prison ne calment.

Pour ceux/celles qui, même en sachant que cette réalité oppressive changera peu ou pas du tout, mettent tout en jeu pour quelques instants de liberté. Une vraie liberté, dès l’instant où l’on décide d’affronter le pouvoir en première personne.

Pour celles/ceux qui ne s’adaptent pas.

Pour ceux/celles qui ne se contentent pas d’une critique qui, aussi radicale soit-elle, se limite aux mots.

Pour celles/ceux qui n’attendent pas que les autres prennent des risques, mais qui prennent elles/eux même les rênes et décident d’attaquer.

Pour ceux/celles qui ne se reposent pas sur les lauriers des actions déjà menées.

Pour celles/ceux pour qui l’anarchie, c’est faire ce que l’on dit.

Pour ceux/celles qui misent sur la pratique de la violence révolutionnaire et s’y lancent.

Pour celles/ceux qui vibrent dans la conspiration et dans l’attaque.

Pour ceux/celles qui, en définitive, ne se laissent pas dompter et ne contemplent pas la passivité dans leur vie.

Pour celles/ceux qui persistent à tout mettre en jeu.

Pour Sara et Alessandro, qui ont mené une vie de combat et que l’anarchie n’oubliera pas.

Francisco Solar
Prison La Gonzalina, Rancagua
Mars 2026

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Italie : Plus forts que la mort https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/22/italie-plus-forts-que-la-mort/ Sun, 22 Mar 2026 17:41:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62394 Continuer la lecture ]]> Circolo Culturale Anarchico « Gogliardo Fiaschi » / samedi 21 mars 2026

Il y a une énorme différence entre la violence des opprimés et celle des oppresseurs: la première suit une éthique, tandis que la deuxième n’en suit aucune.
(Sara Ardizzone)

Notre capacité à dire et à communiquer ne permet pas de s’aventurer sur les chemins inexplorés de la responsabilité des risques pris personnellement. Tous les discours dans ce sens restent forcément temporaires, insuffisants. Rechercher concrètement la liberté – dans sa forme la plus authentique, et pas dans les contrefaçons dispensées et imposées par l’État – cela signifie rentrer dans la dimension du risque inhérent à la recherche elle-même. Dans ce lieu, nos propres choix, parfois sauvages et solitaires, marquent la voie d’une route sans retour. La liberté c’est une qualité dont on fait l’expérience que l’en se mettant en jeu.

Là on le dit sans plonger absolument dans la rhétorique: les deux anarchistes qui ont été retrouvés morts suite à l’effondrement d’un chalet à Rome, Sara Ardizzone e Alessandro Mercogliano, sont parmi nos compagnons fraternels, que nous sommes fiers d’avoir comme compagnons. Les journaleux mercenaires, dont le papier de rebut nous a fait apprendre la nouvelle, parlent à maintes reprises de l’explosion d’un engin. Les inquiètes prises de distance, toujours utiles à s’assurer une sécurité honteuse, ne nous appartiennent pas. On a l’habitude à ne pas croire un mot de ces prononcés par la machine de propagande, mais au cas où il y aurait un brin de vérité dans les informations divulguées, on ne peut pas s’empecher de nous attarder sur un fait fondamental: Sara et Sandro sont morts au combat, en luttant. La guerre social n’est pas une comédie, ni un train de vie ni une sous-culture. C’est avant tout une guerre. Sara et Sandro sont un exemple lumineux de l’indissociable combinaison entre pensée et action qui inspire l’anarchisme, ils auront été des révolutionnaires jusqu’au dernier instant de leur vies, et dans la mort.

Sara et Sandro sont et seront toujours un morceau de notre coeur, un coeur qui ne peux pas faire autre chose que se refuser d’écrire une nécrologie.

Les divagations d’aujourd’hui des seigneurs de l’inquisition et de la répression vont de pair avec celles des patrons de la guerre et de l’exploitation. Les meurtriers, les massacreurs, les fabricants de mort, ils crient au scandale pour les bombes des anarchistes.

Avec Sara et Sandro nous avons partagé l’inépuisable passion pour la pensée et l’action anarchistes. Avec eux, certains d’entre nous ont vécu, en partageant l’intensité fébrile des instants qu’aucune horologe ne pourra jamais marquer. Avec eux, quand la machine de la repression de l’État a enquêté sur nous, nous sommes resté dignes, et nous avons consolidé la ténacité de nos choix. On en est sûr: ces journées là ne deviendront jamais un souvenir flou. Des instants qui ne reposaient pas sur des bavardages idéologiques, mais sur la conviction de nos chemins, sur la confiance mutuelle, sur la joie de la vie. Tous nous, qui les avons connus profondément, on sait qu’il n’y aura jamais des mots appropriées pour décrire leur humilité, leur douceur, leur dignité.

Voilà pourquoi la volonté révolutionnaire de Sara et de Sandro elle a la force d’aller au-delà du temps, en surmontant la souffrance et la douleur. Leur passion pour la vie sera plus forte que la mort. Leur intégrité sera toujours une mise en garde pour tous les oppresseurs.

21 mars 2026

Circolo Culturale Anarchico “G. Fiaschi” (Carrara)
Circolo Anarchico “La Faglia” (Foligno)
Danilo Cremonese e Valentina Speziale
Circolo Anarchico “G. Bertoli” (Assemini)
Nucleo Anarchico “É. Henry” (Cagliari)
Biblioteca Anarchica Sabot (Roma)
Natascia Savio
Luigi di Faenza

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Pérouse (Italie) : « Je suis anarchiste. En tant qu’anarchiste, je suis ennemie de cet État, ainsi que de tout autre État » https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/21/perouse-italie-je-suis-anarchiste-en-tant-quanarchiste-je-suis-ennemie-de-cet-etat-ainsi-que-de-tout-autre-etat/ Sat, 21 Mar 2026 16:26:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62386 Continuer la lecture ]]> extrait de La Nemesi / samedi 18 janvier 2025

Note d’Attaque : la déclaration de Sara à l’audience préliminaire du procès « Sibilla », le 15 janvier 2025 (cette procédure s’est soldée par un non-lieu général).
Sara et Sandrone sont décédés il y a deux jours, dans une explosion accidentelle.
Nous n’oublierons pas nos compas tombé.es dans la lutte contre l’autorité.

Je suis anarchiste. En tant qu’anarchiste, je suis ennemie de cet État, ainsi que de tout autre État, étant donné que celui-ci suppose par essence l’exercice du pouvoir militaire et économique de quelques hommes et femmes sur d’autres personnes et sur la planète en général. Je suis ennemie de toute forme de gouvernement que celui-ci se donne, étant donné que le choix entre démocratie et dictature n’est que celui qui est le plus fonctionnel pour maintenir le contrôle sur la population, ou, pour être plus précis : sur la classe opprimée. Je hais l’actuel ordre existant et ceux qui le détiennent, je crois donc dans la justesse de la violence des opprimés à l’encontre de leurs chaînes et à l’encontre de ceux qui les serrent.

Le fait de siéger sur le banc des accusé pour répondre de la dégradation de voitures de la poste, une entreprise responsable des expulsions de centaines de migrants qui se sont enfuis des guerres dont l’Italie est co-protagoniste, ne me provoque ni trouble, ni honte.

Par contre, ce qui m’indigne, pour utiliser un euphémisme, est la reconstruction que vous avez fait de l’anarchisme. Un montage fait de mensonges visant seulement à faire augmenter le nombre d’années de taule pour des compagnons et des compagnonnes, visant seulement à justifier l’utilisation de régimes pénitentiaires spéciaux, où sinon on ne pourrait pas les envoyer. Le parquet a donc crée un monde, un monde anarchiste fait de chefs, où des articles de journal deviennent des « ordres », où il y a des personnes qui donnent des consignes et des personnes qui les reçoivent, où il y a des personnes qui incitent et des personnes qui sont incitées.

La chose la plus surprenant est que ce dont vous accusé l’anarchisme est, en réalité, votre monde. Sur chaque caserne des Carabinieri trône le slogan « obbedir tacendo e tacendo morir » [« obéir en se taisant et mourir en se taisant », l’ancienne devise des Carabinieri ; NdAtt.], une devise qui laisse une grande latitude à la justification individuelle, pour ces serviteurs qui exercent chaque jour la violence d’État. Une devise étudiée ad hoc soit pour soulager sa conscience des barbaries quotidiennes, soit peut-être, plus probablement, pour se démarquer de quelque procès, commencé seulement quand les actes des ainsi-dits garants de l’ordre public sont trop retentissants pour les passer sous silence.

La responsabilité individuelle est par contre un fondement de l’anarchisme. Je ne reçois pas d’ordres et je n’en donne pas, de personne et à personne. J’agis seulement en fonction de ma conscience, qui ne suit pas de paramètres d’intérêt ou d’avantages et qui reste la seule voix que je puisse écouter.

Le fait de voire un anarchiste, mon coïnculpé dans ce procès, en régime pénitentiaire 41bis, n’est pas un moyen pour me dissuader de ma conviction dans mes idées, au contraire, cela la renforce. Cela me convainc d’autant plus de votre hypocrisie, me convainc d’autant plus du fait que, au delà de l’injustice du 41bis dans sa situation précise, le 41bis en général est une torture. Parce que l’on ne peut pas garder des êtres humains sans aucun contact physique et sans voir le ciel, pour une durée indéterminée. Cela me convainc du fait qu’il y a une différence énorme entre la violence des opprimés et celle des oppresseurs : la première suit une éthique, la deuxième non.

Toujours pour l’anarchie.
Fermer le 41bis.

Sara Ardizzone

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Pesaro (Italie) : Briser la glace https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/10/pesaro-italie-briser-la-glace/ Tue, 10 Feb 2026 17:21:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62069 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / mardi 10 février 2026

Briser la glace. Revendication du sabotage incendiaire de la ligne ferroviaire, contre les Jeux olympiques (Pesaro, le 7 février 2026)

À l’aube du 7 février, la ligne ferroviaire a été sabotée, près de la gare de Pesaro (province de Pesaro et Urbino, région Marches).

Cette action vise à rendre visibles les contradictions que le « spectacle » des Jeux olympiques, dans ce cas les Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, porte avec soi. Parmi les différents partenaires officiels de ces jeux, il y a des entreprises comme Leonardo, Eni et le groupe FS, qui collaborent à et font de la spéculation sur les guerres et la dévastation de la terre, au nom du féroce progrès capitaliste.
Solidarité combative avec tou.tes les travailleur.euses qui se révoltent face à l’exploitation des patrons, avec les peuples en lutte pour la libération de leur terre et avec qui s’insurge contre cette société.
Liberté pour tou.tes les rebelles en cage !

Note d’Attaque : le 7 février, jour des premières épreuves des Jeux olympiques d’hiver de 2026 (qui se déroulent à Milan et Cortina d’Ampezzo), en parallèle à ce sabotage, deux engins incendiaires ont été placés sur les câbles de contrôle de la vitesse d’une ligne ferroviaire près de Bologne (un dans chaque sens de marche). Un seul a fonctionné, mais tout cela a quand même provoqué des importants retards dans la circulation ferroviaire de l’Italie du centre-nord.
Les images sont issues des journaux italiens.

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Brescia (Italie) : Toujours aux côtés de Juan, condamné à cinq ans https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/26/brescia-italie-toujours-aux-cotes-de-juan-condamne-a-cinq-ans/ Mon, 26 Jan 2026 17:48:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61960 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / samedi 17 janvier 2026

Toujours aux côtés de Juan, condamné à cinq ans dans le procès de Brescia

Le jeudi 15 janvier, notre ami et compagnon Juan a été condamné à cinq ans de prison pour « acte avec une finalité de terrorisme » (art. 280bis du code pénal), dans le procès de Brescia pour l’action contre l’école de police (POLGAI). Si cette condamnation devient définitive, la date de fin de peine pour Juanito, qui pour l’instant est fixée au 2045, se déplacerait encore plus loin dans le temps.

Étant donné l’inconsistance de l’enquête et des éléments à charge du compagnon, contestés point par point par son avocat, on pouvait espérer un acquittement. Ça n’a pas été le cas : de toute évidence, les juges de Brescia et les jurés qui composaient la Cour d’assise, avec la lâcheté et l’indifférence pour les vies des autres habituelles, n’ont pas voulu envoyer au pilon une enquête qui a duré des années et coûté plusieurs milliers d’euro, à la troisième tentative d’attribuer à Juan (et au début aussi à un autre compagnon, ensuite définitivement acquitté) la responsabilité de cette action.

Pour notre part, dans l’attente du procès en appel, nous continuons la mobilisation aux côtés de notre compagnon Juan : s’il est « innocent » il mérite toute notre solidarité, s’il est « coupable » il la mérite encore plus.

NOUS N’OUBLIONS JAMAIS NOS COMPAGNONS ! LIBERTÉ POUR JUAN, À BAS LA POLGAI !

Compagnons et compagnonnes

 

Pour continuer à écrire à Juan :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
C.C. di Terni
strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

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Milan (Italie) : Un logiciel espion retrouvé dans le téléphone d’un.e compa https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/14/milan-italie-un-logiciel-espion-retrouve-dans-le-telephone-dun-e-compa/ Wed, 14 Jan 2026 17:34:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61844 Continuer la lecture ]]> Brughiere / lundi 12 janvier 2026

Pendant les vacances de Noël, on le sait, on récupère un peu des lectures laissées de côté. Parmi celles-ci, heureusement, nous sommes tombé.es sur https://arachidi.noblogs.org/ qui, dans le texte Occhi indiscreti [Yeux indiscrets] parle des nouveaux instruments de contrôle utilisés par la police de notre pays.

En particulier, l’épisode de l’installation d’un logiciel espion dans un portable, dans le cadre de l’opération Sismi, a fait un déclic à quelqu’un.e.

Plus précisent, il s’agit d’une attaque de phishing, qui, normalement, a lieu par le biais de l’installation d’une application via un lien : à la suite de l’interruption de la connexion internet et téléphonique, l’utilisateur appelle le service assistance et cet appel et transféré à un service technique, qui s’occupe d’installer le logiciel espion, en envoyant à la personne en question un lien pour installer une application.

Voilà. En mai de l’année dernière, quelque chose de semblable est arrivé à l’un.e de nos compas, qui, après s’être aperçu.e d’un blocage de la connexion internet de son téléphone, a été contacté.e par un « service d’assistance », afin de rétablir la connexion internet.

Ce service assistance, prétendument celui de Fastweb [opérateur internet et téléphonique italien ; NdAtt.], a fait installer une application, en envoyant par SMS un lien qui ouvrait une page internet, au lieu du Playstore. Dans un premier temps, tout semblait ok, internet est revenu, en laissant penser que le service clients de Fastweb avait effectivement contacté la personne et résolu le problème.
Et voilà qu’on arrive en janvier, quand, comme on l’a dit, la personne concernée a eu des soupçons. En faisant une vérification collective, on a trouvé des incongruences remarquables dans cette histoire :
– ce jour-là il n’y a pas eu de pannes du réseau internet (contrairement à ce que disait l’opérateur au téléphone) ;
– les numéros qui ont appelé le/la compa ne sont pas attribués à l’assistance de Fastweb ;
– quand on ouvre l’application, sur le téléphone, elle ne semble avoir aucune fonction : elle montre seulement le logo de Fastweb et la version ;
– en cherchant sur le Playstore, on n’a trouvé aucune application semblable.

Toutes ces choses ensemble nous ont mis.es en alerte et, en analysant de manière plus approfondie le téléphone et cette application, nous avons eu la certitude que, en ce jour de mai, notre compa a été amené.e à installer un logiciel espion qui, selon les premières analyses, semble être en mesure de :
– avoir accès à la position en temps réel, via le GPS (même si celui-ci avait été désactivé) ;
– avoir accès à la liste des appels ;
– avoir accès à la liste des contacts ;
– enregistrer des audios, ce qui transforme le téléphone en un microphone qui capte tout ce qui l’entoure ;
– relier un dispositif à Whatsapp, en contournant l’authentification à deux facteurs ;
– contrôler si le téléphone est allumé ou éteint et quand il est verrouillé ou déverrouillé ;
– faire des prises d’écran.

Nous n’allons pas nous attarder ici sur des aspects techniques, que, peut-être, nous ne comprenons même pas trop bien. Ce qui nous semble important est de partager cette information, et pour prévenir d’autres compas des modalité d’utilisation de ces dispositifs et parce que, peut-être, cela fera un déclic à quelqu’un.e d’autre, comme il a été le cas pour nous.

Aux espions, larbins de l’État, qu’ils soient des experts en paperasse ou en programmation informatique, nous renouvelons notre haine et notre dégoût les plus sincères, aussi pour cette nouvelle année 2026.

Plus d’informations sur l’utilisation d’un logiciel espion ici.

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Espagne et Italie : Des nouvelles de la répression italienne contre Gabriel Pombo da Silva https://attaque.noblogs.org/post/2025/12/14/espagne-et-italie-des-nouvelles-de-la-repression-italienne-contre-gabriel-pombo-da-silva/ Sun, 14 Dec 2025 17:26:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61599 Continuer la lecture ]]> Contra Info / jeudi 4 décembre 2025

Nous rappelons qu’en juillet 2022 s’est terminé, pour notre compagnon Gabriel Pombo da Silva (parmi d’autres compas), le procès italien suite à l’opération répressive « Scripta Manent » [ici, un résumé de cette affaire ; NdAtt.]. Deux ans pour « provocation aux crimes et délits ».

En décembre 2023, le tribunal de Turin a notifié à Gabriel cette condamnation définitive. Pour cette raison, l’avocate italienne a demandé, en janvier 2024, l’application de mesures alternatives à la privation de la liberté ; une demande qui justifiait une « enquête socio-/familiale/professionnelle » par une assistante sociale du Tribunal d’application des peines de Turin. Le rapport relatif à cette enquête, remis au juge d’application des peines en juin 2025, a mis l’accent sur « l’absence d’autocritique de ses propres valeurs » de Gabriel, laissant clairement voire toute l’intention de vengeance des autorités italiennes.

À ce point, il a été signalé au Tribunal d’application des peines de Turin que l’État espagnol avait reconnu, il y a deux ans déjà, que Gabriel avait purgé deux ans et huit mois de peine de trop. L’avocate italienne a donc demandé la « fongibilité de la peine », c’est-à-dire la reconnaissance par l’Italie de ce surplus de peine purgée (selon le droit européen, tous les pays membres de l’Union européenne ont l’obligation de la reconnaître). Le 12 novembre dernier, il y a eu enfin la dernière audience du tribunal de Turin, qui, il y a quelques jours, a rendu par écrit sa réponse, sa motivation et la conclusion. L’Italie ne reconnaît pas à Gabriel la « fongibilité de la peine », elle ne lui accorde aucune mesure alternative à la prison, à cause de « l’absence d’autocritique de ses propres valeurs », et ordonne la mise à exécution de la peine.

Pour l’instant, Gabriel ne serait arrêté que sur le territoire italien, mais le tribunal de Turin peut émettre un mandat d’arrêt européen, s’il le souhaite, car une peine comprise entre deux et quatre ans donne ce droit au juge, à sa discrétion. Bref : notre compagnon Gabriel pourrait être arrêté à tout moment… dans une semaine ou dans deux ans. Dans le cas d’un mandat d’arrêt [européen], l’État espagnol ne devrait pas arrêter Gabriel, car il reconnaît lui-même que le compagnon a purgé une condamnation excessive… mais il serait naïf de se fier à cette théorie, sachant bien qu’en pratique elle peut ne pas s’appliquer à un anarchiste.

Mort à l’État !
Vive l’Anarchie !

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Italie : Ça pourrait être mauvais ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/16/italie-ca-pourrait-etre-mauvais/ Sun, 16 Nov 2025 17:32:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61391 Continuer la lecture ]]> Brughiere / mercredi 12 novembre 2025

Ces derniers temps, on a vu augmenter l’utilisation de logiciels espions contre des politiciens, des entreprises, des avocats et des activistes. Nous avons des raisons de croire que de tels dispositifs sont en train de se répandre aussi lors d’enquêtes menées contre des individus associés à des secteurs précis du mouvement. Probablement, il est de plus en plus facile pour les parquets de faire appel à des start-up, afin se doter de logiciels, pas forcement sophistiqués et coûteux comme les bien connus Pegasus, Predator, Graphite ou Triangulation (qui utilisent des code d’exploitation de type zero-day, avec fonctionnalité zero-click), mais qui font quand même leur travail de merde de collecte d’informations sur l’activité de quelque malheureux, sans son consentement.

Récemment, des compagnons ont subi une intrusion dans leurs dispositifs mobiles. Avant tout, ils se sont, de manière soudaine et inexpliquée, retrouvés face à une absence de connexion internet et téléphonique. En même temps, tous les appels en sortie étaient redirigés vers le service client de l’opérateur téléphonique (ou celui-ci était contacté volontairement, pour avoir des explications). En tout cas, après l’appel avec l’opérateur de l’assistance, qui, ignare ou s’en fichant, signalait des probables problèmes de couverture, ils ont été immédiatement rappelés par le même numéro, mais avec, à l’autre bout, une personne différente, soi-disant un technicien de l’opérateur téléphonique. Celui-ci signalait, au contraire, un défaut de mise à jour de l’appareil téléphonique et dictait, avec gentillesse et précision, toutes les opérations à effectuer pour rétablir les fonctionnalités disparues, en faisant installer une application avec le nom et le logo de l’opérateur téléphonique associé à la ligne.

Nous citons les passages de l’installation, d’où on peut déduire le caractère intrusif de l’application installée :
– avant tout, on nous demande de désactiver, dans Playstore, l’analyse des applications de Play Protect, qui sert à protéger le téléphone face à des applications possiblement dangereuses et à garantir que les applications installées sont sûres et fiables.
– On reçoit un SMS avec le lien d’une page semblable à celle du site internet de l’opérateur téléphonique. Maintenant, on nous dit de cliquer sur un bouton graphiquement semblable à celui de Google Play, pour télécharger la « mise à jour ».
– En réalité, ce ficher est téléchargé en contournant le Playstore et ouvert malgré tous les avertissements de danger du téléphone, qu’on nous dit d’ignorer. Pour compléter l’installation, on nous fait modifier les paramètres du téléphone, pour permettre l’installation d’applications à partir de cette source.
– Dans les paramètres du téléphone, on donne à l’application l’accès au réseau mobile, ce qui lui permet d’utiliser la connexion aux données mobiles pour recevoir ou envoyer de informations.
– On donne l’accord à l’utilisation de l’application comme tâche de fond, de façon qu’elle puisse continuer à fonctionner même quand elle n’est pas active sur l’écran, qu’elle puisse marcher en arrière-plan, ainsi qu’à son activation automatique, de façon qu’elle puisse se lancer au moment du démarrage du téléphone, sans nécessiter une ouverture manuelle.
– On nous fait donner à cette application toutes les permissions : vraisemblablement, l’accès à la caméra, au micro, à la liste des contacts, au téléphone, aux SMS, au calendrier, à la position, à l’archive etc.
– Toujours dans les paramètres du téléphone, on nous fait désactiver le mode « économie d’énergie » pour cette application, de manière que son activité ne soit pas limitée dans le but d’économiser l’énergie.
– On nous fait redémarrer le téléphone et, au redémarrage, la petite icône verte du micro apparaît immédiatement, en haut à gauche, pour devenir ensuite un point vert et, enfin, disparaître.
– Pour finir en beauté, on a reçoit un SMS demandant « Es-tu satisfait de ma gestion ? ».

Vraisemblablement, avec ces opérations, toutes les données contenues dans le téléphone (fichiers, médias, contacts, messages, etc.) ont pu être envoyées à un serveur distant, par le biais de l’application (un logiciel espion) qu’on nous a fait installer par la ruse, en transformant ainsi le téléphone en vrai espion mobile, avec la possibilité d’activer le micro, la caméra, la géolocalisation, de faire des prises d’écran, etc.
Il n’est pas difficile d’imaginer l’origine de ces intrusions, en considérant l’identité des personnes frappées et les possibilités de ceux qui les ont attaquées. Nous vous invitons donc à faire attention à d’épisodes de ce type, même si tous les logiciels malveillants n’ont pas besoin d’être installés manuellement par le propriétaire du téléphone, comme cela a été le cas cette fois.

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Italie – Opération Delivery : Les arrestations domiciliaires levées pour Luigi et Veronica https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/13/italie-operation-delivery-les-arrestations-domiciliaires-levees-pour-luigi-et-veronica/ Mon, 13 Oct 2025 16:27:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60894 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / vendredi 10 octobre 2025

Le juge des libertés et de la détention de Florence a ordonnée la levée de la détention aux arrestations domiciliaires (avec l’interdiction de communiquer et de recevoir des visites) imposée par le juge d’instruction à Luigi et Veronica, arrêtés le 11 septembre pour l’opération Delivery, dans laquelle ils sont sous enquête pour « acte de terrorisme avec des engins mortels ou explosifs » et d’autres infractions liées à celle-ci. Au cours de la première semaine d’octobre, ils ont reçu la notification de la levée des arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions.

Les motivations du tribunal n’ont pas encore été publiées. Nous rappelons rapidement que, suite à cette enquête, il y a eu deux opérations répressives, le 26 mars (quatre perquisitions domiciliaires dans les communes de Carrara, Faenza, Pisa et Sarzana) et l’11 septembre (leurs arrestations et six perquisitions domiciliaires, dans les communes de Carrara, Montignoso, Pisa et Sarzana [voir ici ; NdAtt.]). La Direction anti-mafia et antiterrorisme du district de Florence avait demandé leur détention en prison.

Cette procédure concerne le placement d’un engin explosifs devant une entrée de service du tribunal de Pise, le 21 février 2023 [voir ici ; NdAtt.], dans le cadre de la mobilisation en solidarité avec Alfredo Cospito, qui se trouvait à cette date à plus de 120 jours de grève de la faim illimitée contre le régime de détention 41-bis et la peine d’emprisonnement à perpétuité avec période de sûreté illimitée. Avec la mobilisation des années 2022-2023, nous avons empêché la condamnation d’Alfredo à l’emprisonnement à perpétuité avec période de sûreté illimitée – chose qui, à l’époque, était presque certaine, avec l’issue du procès Scripta Manent en Cour de cassation – et entravé la répression contre les anarchistes (et non seulement contre eux), aujourd’hui nous continuons la lutte contre le 41-bis, utilisé comme taule de guerre contre Alfredo et trois militants des BR-PCC*.

SOLIDARITÉ AVEC TOUS LES PRISONNIERS RÉVOLUTIONNAIRES DANS LE MONDE

 

* Note d’Attaque : Nadia Lioce, Marco Mezzasalma et Roberto Morandi, membres des Brigate Rosse per la costituzione del Partito Comunista Combattente [Brigades Rouges pour la constitution du Parti Communiste Combattant] ont été arrêté.es, séparément, en 2003. Ils/elle ont été condamné.es entre autres pour les meurtres de Massimo D’Antona, consultant du ministère du Travail (en 1999), et celle de Marco Biagi, consultant du ministère des Politiques sociales (en 2002). Ces deux experts en droit du travail étaient engagés dans le processus de transformation des rapports d’exploitation, pour les rendre plus conformes au modèle économique néolibéral.

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Italie : Nous nous en remettons pas aux amnésies de Nordio ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/23/italie-nous-nous-en-remettons-pas-aux-amnesies-de-nordio/ Tue, 23 Sep 2025 16:42:38 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60742 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / samedi 20 septembre 2025

Nous nous en remettons pas aux amnésies de Nordio ! Retournons dans la rue contre le renouvellement du 41-bis pour Alfredo Cospito !

En mai 2022, le compagnon anarchiste Alfredo Cospito a été transféré au régime de détention 41-bis. La prison dure, qui prévoit des contacts sociaux extrêmement réduits, la censure permanente du courrier et différents interdictions pour avoir accès à des livres. Les parloirs ne se font, strictement, qu’avec des membres de la famille ayant reçu l’autorisation et avec une vitre qui les sépare du détenu. Une cour de promenade visant à entraver le regard, avec des murs allant jusqu’au ciel et un filet au dessus de la tête. Une pression constante de l’État sur le détenu, les membres de sa famille, ses avocats. Un seul message pour tous ceux qui sont obligés de graviter autour de cet univers : ce qui se passe dans le 41-bis ne peut pas être communiqué. L’objectif est de détruire le prisonnier, le torturer jusqu’à le pousser à la collaboration. Un dogme intouchable qui n’est remis en question même pas face à la mort.

Un régime – vu par le droit bourgeois lui-même, qui l’a crée, comme une exception – dont le renouvellement doit obligatoirement recevoir l’aval du ministre de la prétendue « Justice », avec un décret qui explique les motivations de cette prolongation. Ce parcours bureaucratique pourrait sembler une bonne nouvelle, en considérant que la personne chargée de ce portefeuille est Carlo Nordio. Un homme souffrant d’oublis permanents, sujet à des amnésies fulgurantes qui lui font rapatrier dans leurs pays d’origine, avec des vols officiels d’État, des tortureurs notoires, comme le général libyen Almasri*, ayant soudainement oublié les mandats d’arrestations émis à son encontre par des tribunaux internationaux.

Malheureusement, la pathologie dont souffre le ministre est objectivement sélective et elle frappe seulement quand un quelque puissant peut avoir des ennuis. En conséquence, en ce qui concerne le destin pénitentiaire du compagnon Alfredo Cospito, on ne peut pas compter sur la maladie de Nordio. D’ailleurs, Alfredo n’est pas recherché pour de crimes de multiples homicides contre des personnes sans défense (car détenues dans les prisons que le général administrait et enfermées principalement pour avoir essayé de s’enfuir clandestinement des horreurs et de la misère de leurs lieux d’origine), il n’est pas accusé de sévices et de viols, pratiqués avec un sadisme encore plus grand à l’encontre des prisonniers accusés d’athéisme ou d’homosexualité, ou dans le but de les racketter, il n’est pas le chef de bandes de miliciens à la solde du pouvoir ou de l’argent. Surtout, il n’est pas accusé d’avoir fait tout cela et bien d’autres choses encore au service de l’impérialisme italien, en enfermant et en torturant à notre place les réfugiés et en combattant sa part de guerre civile dans les factions soutenues par notre pays et par ENI**.

Au contraire, Alfredo est un anarchiste qui croit, comme les anarchistes croient, qu’on peut porter dans ce monde damné, atteint par des logiques de domination, un peu de justice, différente de ce qui est habituellement appelée loi. C’est pour ça qu’il a revendiqué d’avoir blessé à un genou lors d’une magnifique matinée de mai de 2012, l’un des plus importants dirigeants du nucléaire en Italie. Alfredo est un anarchiste et, comme les anarchistes, avec la compagnonne Anna Beniamino, ils ne se laissent pas plier par un État qui d’abord les accuse et ensuite les condamne avec des chefs d’inculpation totalement disproportionnés, comme celui de « massacre à but politique » ; ils restent la tête haute et, bien que soumis à un procès bidon, réaffirment avec leurs déclarations spontanées la vraie nature de massacreur de l’État italien.

Alfredo, donc, n’est pas un chef et il n’a pas de rôles de direction. Les anarchistes n’ont pas de chefs ni de hiérarchies. Il est seulement un homme cohérent, dans un monde où la cohérence fait peur.

C’est pourquoi Alfredo ne bénéficiera pas des amnésies sélectives des puissants. Pour le sortir du 41-bis, il faut notre détermination.

 

Notes d’Attaque :
* Militaire libyen ayant eu un rôle important dans la répression pendant la guerre civile, actuellement haut dirigeant de la police. La Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt à son encontre en janvier 2025, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Interpellé en Italie dans le même mois de janvier, il a été relâché quelques jours après, faute de l’intervention nécessaire de la part du ministre Nordio (il s’est donc agit d’un choix clairement politique), et expulsé vers la Libye avec un avion des services secrets.
** Ce géant des hydrocarbures et de l’énergie, contrôlé par l’État italien, est très implanté en Libye, ancienne colonie italienne et dont l’ancien dictateur Kadhafi (par ailleurs bailleurs de fonds de Sarkozy) entretenait des rapports amicaux avec certains hommes d’État italiens, comme Berlusconi.

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Italie : Des nouvelles de l’anarchiste Salvatore Verspertino, « Ghespe » https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/23/italie-des-nouvelles-de-lanarchiste-salvatore-verspertino-ghespe/ Tue, 23 Sep 2025 16:39:17 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60716 Continuer la lecture ]]> Sardegna Anarchica / jeudi 11 septembre 2025

Après des mois pendant lesquels nous avons réussi à avoir une correspondance suivie avec le compagnon anarchiste Salvatore Vespertino, actuellement enfermé dans la prison de Spoleto et subissant la censure du courrier, nous avons remarqué un ralentissement progressif de son courrier, en arrivé ou en partance.

Nous ne savons pas si des lettres disparaissent de manière informelle ou pas, comme cela arrive à d’autres compagnons, comme dans le cas de Paolo Todde, emprisonné dans la prison de Uta (Cagliari), qui désormais ne reçoit plus que les recommandées. De la dernière lettre de Salvatore, datée du 28 août et qui nous est parvenue le 8 septembre, nous apprenons qu’à l’heure actuelle il a 18 lettres officiellement bloquées, en plus de plusieurs colis de livres, qui sont classifiés comme colis génériques, malgré l’indication postale.

Au vu de cette situation, nous lançons un appel à l’envoi massif de cartes postales, vu leur faible coût, de manière à faire ressentir une présence forte et une proximité au compagnon, en plus d’encombrer le bureau de la censure. De plus, nous invitons à lui écrire des lettres, mieux par poste recommandée.
Au vu du blocage informel et arbitraire des colis de livres, nous conseillons de lui envoyer un seul livre à la fois, pas d’emballages faits maison avec plusieurs livres ensemble, ainsi que de lui envoyer des revues et des journaux de tout type (le compagnon aime en particulier les revues d’histoire). Bien entendu, le tout avec poste recommandée.

Pour écrire au compagnon :
Salvatore Vespertino
Casa di reclusione di Spoleto
Località Maiano, 10
06049 – Spoleto (PG) (Italie)

Archivio-Biblioteca Anarchica “G.Ciavolino” Assemini
Circolo Anarchico “G. Bertoli” Assemini

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Toscane (Italie) : Des arrestations et des perquisitions https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/16/toscane-italie-des-arrestations-et-des-perquisitions/ Tue, 16 Sep 2025 16:45:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60654 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / vendredi 12 septembre 2025

Des arrestations et des perquisitions entre Pise et les Alpes apuanes, en relation avec l’attaque de 2023 contre le tribunal de Pise

Dans la matinée du 11 septembre, un opération de police, coordonnée par la Direction anti-mafia et antiterrorisme (DDAA) du district de Florence et menée par la DIGOS de Pise et Florence, a eu lieu dans les communes de Carrare, Montignoso, Pise et Sarzana. Il semblerait que l’opération ait le nom de « Delivery ».

Selon ce qu’on a appris, un compagnon et une compagnonne anarchistes, faisant l’objet d’ordonnances d’assignation aux arrestations domiciliaires, ont été interpellés, à Pise et à Carrare. Le compagnon et la compagnonne – ils avaient d’ailleurs déjà fait l’objet de perquisitions le 26 mars dernier, pour les mêmes faits – sont sous enquête pour « acte de terrorisme avec des engins mortels ou explosifs » et d’autres infractions liées à celle-ci, dans le cadre de l’instruction sur l’attaque contre le tribunal de Pise, du 21 février 2023. Nous rappelons également que les deux compagnons ont été inculpés aussi dans le cadre de l’opération Scripta Scelera, de 2023, menée par la DDAA de Gênes contre le bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny (qui s’est en grande partie « dégonflée » lors du procès qui a eu lieu à Massa, contre quatre des inculpés).
Toujours selon ce qu’on sait à l’heure actuelle, les autres compagnons et compagnonnes touchés par cette opération ont subi seulement des perquisitions de leurs habitations et véhicules, aussi en vertu du chef d’inculpation d’« association subversive ayant une finalité de terrorisme ou de renversement de l’ordre démocratique ».
« Dans chaque tribunal, chaque jour, on condamne des centaines d’exploités. Des hommes et des femmes sont enterrés dans des taules, à coup de sentences, et mutilés de leur rapports d’amour et d’amitié. Les structures seront frappées à coup d’explosifs et les hommes du pouvoir seront mutilés. Pour chaque mort en mer, en prison, à cause du travail, dans les CRA : non pas une, mais cent bombes contre les patrons. Vos caméras et vos gardes, qui quadrillent les villes, ne suffiront jamais, pour empêcher à l’action de pénétrer dans vos palais » disait le communiqué de revendication du Groupe de Solidarité Révolutionnaire – Livraisons à domicile (affilié à la FAI-FRI), à propos de l’action contre le tribunal, qui a eu lieu dans le cadre de la forte mobilisation contre le 41-bis et la peine d’emprisonnement à perpétuité avec période de sûreté illimitée et en solidarité avec Alfredo Cospito, qui à cette date-là était à plus de 120 jours de sa grève de la faim illimitée. « Solidarité avec tous les prisonniers révolutionnaires dans le monde. Soutien aux luttes sociales par la lutte révolutionnaire ».

AUX CÔTÉS DU COMPAGNON ET DE LA COMPAGNONNE AUX ARRESTATIONS DOMICILIAIRES

Quelques-uns des perquisitionnés

Mise à jour : le compagnon et la compagnonne se trouvent aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions (interdiction des communications et des visites).

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Italie : Des choses bonnes à savoir https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/28/italie-des-choses-bonnes-a-savoir/ Thu, 28 Aug 2025 16:12:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60385 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / samedi 28 juin 2025

Des choses bonnes à savoir (tirées du dossier de l’opération « Diana »)

Dans le dossier de l’opération Diana [voir ici ; NdAtt.] sont reproduits, intégralement ou en partie, les dossiers de différentes procédures pénales. L’un d’entre elles est celle en vertu de l’article 270 bis [association subversive ; NdAtt.], contre plusieurs compagnons, compagnonnes et proches de notre ami et compagnon Stecco [arrêté le 20 octobre 2023 ; NdAtt.].
Ce que l’État a mis en œuvre pour l’interpeller est plutôt impressionnant. Si l’on garde à l’esprit que Stecco, quand il s’est mis au vert, devait purger une peine définitive de trois ans et six mois, la disproportion entre sa condamnation et l’acharnement des flics pour le trouver révèle à quel point l’État considère insupportable que l’on puisse se soustraire à ses prisons et à quel point le traitement réservé aux anarchistes est caractérisé, bien que dans le cadre d’un durcissement répressif général, par une nature sans doute spéciale.

Très souvent, c’est par la lecture des dossiers des enquêtes policières-judiciaires qu’on acquiert une connaissance actualisée des techniques utilisées par la police politique contre des compagnons et des compagnonnes. Il est donc important que les indications qu’on peut en tirer soient partagées.
Au moment de le faire, il est toujours nécessaire de garder à l’esprit deux aspects : le premier est qu’il s’agit là d’un matériel fourni par l’ennemi ; le deuxième est que le partage de ce matériel (bien entendu sélectionné et en enlevant les noms qui apparaissent dans le dossier) peut involontairement produire le sentiment d’une sorte de toute-puissance de l’ennemi, avec son accompagnement de paranoïa et de manque de confiance dans ses propres moyens. Il convient donc de rappeler que le déploiement d’hommes et de moyens pour chercher des personnes en cavale n’est pas le même qu’ils adoptent pour la surveillance/les enquêtes dans d’autres circonstances qui ont lieu pendant des mouvements et des luttes ; que, malgré le progrès policier-technologique, certains compagnons recherchés ont savouré la liberté pendant des mois ou des années ; qu’en ce moment même, en Europe et dans le monde, il y a des des compagnonnes et des compagnons en cavale.
Savoir comment l’adversaire agit est nécessaire pour adopter les contre-mesures les plus opportunes, en apprenant de erreurs et en tirant profit des expériences.

Commençons par quelques données quantitatives, pour donner une idée de l’extension de l’intervention policière :
– des caméras devant six habitations.
– Des sonorisations à l’intérieur de la maison d’une personne proche de Stecco, dans celle d’autres personnes en lien avec un individu qui faisait l’objet de leurs « attentions » spéciales et dans l’espace anarchiste « El Tavan ».
– Des écoutes téléphoniques sur les lignes de plus de quarante personnes : des compagnonnes et des compagnons, mais aussi des ami.es et des proches.
– Dans un cas, des sonorisations « ponctuelles », quand ils pensaient qu’une personne proche de Stecco aurait pu rencontrer une personne qui, selon la DIGOS [la police politique ; NdAtt.], aurait pu lui fournir des informations sur ce dernier.
– Une personne qui faisait l’objet de leurs « attentions » spéciales a été suivie au moins une fois par des agents du Renseignement (l’en-tête du PV est « Ministère de l’Intérieur », alors que toutes les autres sont celles des différentes Préfectures de police).
– L’analyse de l’historique des fadettes téléphoniques de 69 personnes et d’une cabine téléphonique (la durée maximale qu’on peut remonter en arrière est de 72 mois).
– Des GPS installés sur 12 voitures. Pour certains proches de Stecco, dans les voitures il y avait aussi des micros et des caméras-espionnes.
– Une « attention » spéciale prêtée aux plaques minéralogiques de 311 voitures.
– La requête des historique des comptes bancaires de 59 personnes, pour vérifier l’existence de mouvements « suspects », qu’on pourrait relier à un appui économique à sa fuite.
– L’installation d’un dispositif de suivi (plus précisément un dispositif GSM, donc non satellitaire mais de type téléphonique, nommé « Spora », un traceur miniature qui communique en temps réel à un téléphone utilisé par la police quelle cellule radio il utilise) sur un vélo qu’ils pensaient que Stecco pouvait utiliser, car identifié par une caméra de surveillance dans un village où il avait été filmé pendant sa cavale.
– Dans ce cas, comme dans le cas de la cavale d’un autre compagnon, les flics ont retrouvé des documents d’identité falsifiés, avec des états civils de personnes réellement existantes. Ils ont donc recherché et interrogé les personnes en question, dans le but de comparer leurs déplacements et les nuits passées dans des hôtels et de contrôler les mouvements de certains comptes bancaires (et aussi, au moins dans un cas, de contrôler une carte de fidélité Decathlon, où est mémorisée une chronologie des achats effectués), pour des périodes de plusieurs années (plus de dix) dans le passé.
– Ils ont mobilisé la police politique des provinces de Trévise, Padoue, Vérone, Brescia, Bergame, Milan, Trente, Trieste et Gênes. Du moment où ils ont commencé à « resserrer l’étau », la DIGOS de Trente a reçu du personnel supplémentaire en permanence, sûrement au moins un agent venant de Trieste.

Pour une analyse plus qualitative, par contre, il faut examiner le détail des techniques utilisées. Pour résumer, les enquêtes ont avancé selon deux lignes : l’analyse d’une quantité énorme de donnée téléphoniques et la surveillance presque constante de certaines personnes, avec une attention particulière à leurs absences de leurs lieux de résidence. Quand ces personnes sont repérées à nouveau, les flics reconstruisent à rebours, autant que possible, leurs déplacements. La collecte des données est effectuée avec calme et de manière systématique. Voici quelques exemples :
– deux compagnons qui font un voyage en train sont filés par quatre agents de la DIGOS, qui se placent, deux par deux, à chaque bout du train. Dans chacune des stations intermédiaires, il y a aussi deux policiers en civil, au cas où les compagnons descendent du train ; pour ce faire, c’est la police politique de sept provinces qui a été mise à contribution. En lisant le dossier, il semblerait que cette filature ait été décidé à la dernière minute, quand, la veille, la police a appris, par le biais des micros installés dans la maison de personnes proches de l’un des deux compagnons, que celui-ci serait parti en train le lendemain.
– En lisant le dossier, on apprend que les flics, en plus de demander à RFI [la société gestionnaire du réseau ferroviaire italien ; NdAtt.] d’avoir accès aux enregistrements des caméras des gares, ont demandé au juge d’instruction l’autorisation d’installer des caméras à eux dans la gare de Rovereto, pour pouvoir avoir un accès immédiat aux images, depuis le commissariat. Ils ont aussi pu voir quels tickets ont été émis par chacun des distributeurs automatiques de tickets, les recherches qui y ont été effectuées, même sans que des tickets aient été achetés, et avoir accès aux caméras qui, parfois, sont installées directement sur les distributeurs. Ces caméras conservent leurs vidéo pendant un maximum de dix jours (malgré le fait que la durée maximale générale, pour les « infrastructures nécessitant d’être particulièrement protégées », soit de sept jours, sauf cas exceptionnels, selon le décret de 2010 de l’Autorité de garantie de la vie privée).
– Étant donné que les flics ont vu qu’une personne qui faisait l’objet de leurs « attentions » spéciales avait cherché les horaires des trains pour une ville donnée, sur un distributeur automatique de tickets, quand cette personne est partie, ils ont visionné les vidéos des caméras de la gare de cette ville et d’au moins quatre autres gares. Il est probables qu’ils aient analysé les données [vidéos] de plusieurs gares qui se trouvent le long des lignes qui portent à la ville pour laquelle la recherche avait été effectuée. Étant donné que ces données sont effacées après sept jours, la DIGOS de Trente s’est précipitée aux bureaux de RFI Lombardia, à Milan, parce qu’ils pensaient avoir repéré la personne en question dans une gare (qui n’était ni celle recherchée sur le distributeur automatique, ni l’une de celles proches de son habitation) où elle était passée sept jours auparavant et il y avait le risque d’une réécriture des vidéos, avant qu’ils aient pu les télécharger.
– Dans la tentative de reconstruire le parcours d’une personne, les flics regardent les vidéos de surveillance d’un commerce situé à l’extérieur d’une gare où ils pensent l’avoir repérée, en plus des caméras du train dans lequel ils pensent qu’elle soit montée, en cette station. Étant donné que, grâce à ces dernières vidéos, ils voient que, pendant le voyage, la personne en question lit le dernier numéro d’une revue anarchiste sortie depuis peu, ils demandent aussi l’historique du compte bancaire de la revue.
– Pour reconstruire à rebours le parcours qui l’a amenée à cette gare, ils se concentrent au début sur les trains Intercity, puisque le ticket est obligatoirement nominatif. Dans la liste obtenue par FSI [la SNCF italienne ; NdAtt.], ils identifient un acronyme qu’il pensent relié à cette personne, alors ils vérifient où le ticket a été émis. Les vidéos de la gare où le ticket a été acheté ne sont plus disponibles, car la durée de leur conservation a été dépassée, alors ils essayent de reconstruire la manière dont la personne en question est arrivée dans la gare où elle a acheté le ticket.
Après avoir mis de côté les Intercity, parce qu’ils n’ont pas trouvé de noms possiblement liés aux personnes sous surveillance, ils se concentrent sur les trains régionaux et ils demandent à FSI de leur communiquer le nombre de tickets émis, pour chaque train, par les distributeurs automatiques des gares de départ, de celles intermédiaires et d’autres, proches des localité « habituellement fréquentées » par des anarchistes : les Chemin de fer leur transmettent 150 pages de listes. Ils vérifient aussi les ferrys et les bus. Étant donné qu’ils ne trouvent rien, ils demandent les mêmes informations à propos d’autres 69 gares, ainsi que la liste des amendes émises dans cinq trains régionaux. En même temps, ils demandent aux Chemins de fer la liste de tous les tickets achetés, au cours des mois précédents, au nom de l’acronyme qu’ils ont remarqué, ainsi que d’activer une « alerte de signalisation automatique » au cas où celui-ci devait être à nouveau utilisé lors de l’achat de billets.
– Pour reconstruire les déplacements de certaines voitures, ils regardent les vidéos des caméras de différents péages autoroutiers ; quand ils repèrent une voiture à un péage considéré comme suspect, ils vérifient aussi les caméras des villes, qui filment la voie publique.
– Quand elle a identifié le secteur où ils pensent que Stecco aurait pu se trouver, la DIGOS a demandé d’installer cinq caméras de type « vidéo à longue distance », avec reconnaissance faciale, et dix caméras pour « enregistrement vidéo intérieur/extérieur » aux alentour d’une gare donnée, y compris aux arrêts de bus (urbains et extra-urbains). Il n’y a aucune trace de la demande faite par le procureur au juge, du coup nous ne savons pas si elles ont été effectivement installées ou pas. Les flics analysent aussi les vidéos des caméras présentes dans les bus. Ils demandent l’autorisation de mettre sous surveillance le téléphone d’une personne et de sa mère et d’avoir accès à leurs fadettes, parce que, par le passée, ils avaient loué des maisons à des compagnons, dans ce secteur.
– Après avoir interpellé Stecco, ils montrent sa photo et posent des questions à des nombreux habitants du coin, jusqu’à quand ils trouvent la maison où il aurait vécu. Ils prélèvent des empreintes digitales et des traces d’ADN sur tout ce qu’ils saisissent dans la maison.
– En ce qui concerne les recherches sur la téléphonie, il faut signaler que ce ne sont pas seulement les numéros de téléphone qui sont mis sous surveillance, mais aussi les boîtiers dans lesquels certaine cartes SIM ont été insérées, par le biais de leurs numéros IMEI. Cela n’a pas lieu pour tous les numéros de téléphone, mais seulement pour ceux considérés comme plus « intéressants » et il paraît qu’il suffise que la carte SIM soit insérée une seule fois (et utilisée). De plus, comme on le sait déjà, la surveillance comporte aussi la géolocalisation du téléphone, même si ce n’est pas un smartphone (bien que, dans ce cas, ils puissent connaître seulement les cellules radios auxquelles il se connecte et non sa position exacte).
– En ce qui concerne l’analyse de la téléphonie, quand ils ont resserré l’étau sur une zone géographique donnée, ils cherchent dans les listes déjà obtenues d’éventuels numéros d’anarchistes qui y habitent (c’est à dire si l’une des 69 personnes dont ils ont les fadettes a appelé quelqu’un qui habitait dans ce secteur, au cours des six années précédentes), ensuite tous les appels effectués par Stecco, au cours des cinq années précédents (avant qu’il ne se mette au vert), à des numéros se trouvant dans cette zone.
– Ils cherchent dans les fadettes s’il y a eu des appels reçus de cabines téléphoniques. Ensuite, ils cherchent si, de la cabine dont ils ont les « fadettes », ont été passés des appels à des numéros de téléphone étrangers ; quand ils les ont trouvés, ils vérifient si ces numéros ont appelé les numéros apparaissant dans les fadettes. De plus, ils vérifient si, de cette cabine, ont été appelé des numéros de téléphone fixe ou mobile dans quatre régions italiennes données.
– Ils analysent les données du trafic téléphonique qui est passé par les cellules des opérateurs Tim, Wind, Vodafone et Iliad de neuf endroits, à des moments précis, quand ils pensent qu’il aurait pu y avoir des connexions avec un hypothétique téléphone utilisé par Stecco. Étant donné que leur quantité est énorme, ils essayent de les croiser avec les numéros qu’ils ont mis sous surveillance, ensuite avec tous les numéros qui ressortent des fadettes en leur possession. Cette typologie de recherche (les croisement des données issues de certaines cellules radio avec des numéros de téléphone repérés par l’analyse des fadettes) est répétée d’autres fois. En général, à plusieurs reprises on trouve l’analyse des fadettes téléphoniques, même très anciennes, et les tentatives de croiser les numéros ainsi obtenus avec les données qui sont progressivement collectées au cours de l’enquête.
– Malgré le fait qu’on ne les trouves pas dans le dossier, à des maintes reprises la DIGOS demande l’autorisation de télécharger les chats de Whatsapp et, dans un cas, aussi de Telegram.
– En ce qui concerne les enquêtes numériques, il faut signaler la tentative d’installer un logiciel espion (un virus informatique qui permet d’avoir un accès complet au dispositif « infecté ») « par procédure 1 clic », qui permet de transformer le smartphone d’un proche de Stecco en micro pour les écoutes de discussions (définition technique : « autoriser la surveillance numérique active, avec d’éventuelles écoutes de discussions, par l’activation du micro du mobile de type Android, sans root »). Concrètement, ils envoient à cette personne un SMS avec un lien, qui, si elle l’avait ouvert, aurait installé le virus. Étant donné que la personne n’a pas cliqué sur le lien, la DIGOS trouve le code PIN de son téléphone grâce à une caméra à haute définition installée à l’intérieur d’une voiture (ce qui leur permet de lire le code pendant qu’il est tapé sur le téléphone) et ils reçoivent l’autorisation à installer directement le virus quand ils auront momentanément le téléphone en leur possession. Il ne semble pas que cela ait eu lieu, parce que, entre-temps, les enquêtes ont pris une autre direction.
– En ce qui concerne les émails, il semble que seulement le fournisseur libero.it ait fourni les données sur les adresses émail (y compris les fichiers de Log), alors que d’autres fournisseurs n’auraient même pas répondu aux requêtes de la police (du moins, il n’y a pas de mention à ce sujet dans le dossier).
– En plus des émails, ils essayent d’obtenir toutes les données relatives aux services de Microsoft Account et de Google, y compris les achats effectués par le biais de ces plateformes.
À ce sujet, il est intéressant de noter l’analyse qu’ils font de l’ID GAIA (Google Account and Id Administration), pour lequel un numéro qu’ils pensent utilisé par Stecco reçoit un SMS. Quand on essaye d’accéder à une boite de messagerie électronique Gmail depuis un dispositif diffèrent de celui utilisé habituellement, Google demande une vérification additionnelle, en plus du mot de passe, en envoyant un SMS avec un code numérique au numéro de téléphone lié à l’adresse émail. Étant donné qu’un numéro lié à Stecco reçoit ce code, ils essayent de récupérer les données du compte Google en question. Pour ce faire, ils ont inséré ce numéro de téléphone dans la page d’accès de Gmail et, dans la page où on leur demande le mot de passe, ils ont cliqué avec la touche droite de la souris et choisi “Code source de la page”. Une page avec le code HTML s’est ouverte, ils ont tapé CTRL+F (recherche) et, dans l’espace pour la recherche, ils ont donné la commande pour obtenir les 21 chiffres qui constituent l’ID GAIA, c’est à dire ,[\” . Pour savoir à qui est associé cet ID, ils ont utilisé l’un des services de Google, c’est-à-dire Google maps (selon ce qu’ils disent, il semblerait qu’ils auraient pu utiliser n’importe quel service de Google, mais probablement Google maps est celui où l’on laisse le plus souvent des recensions ou d’autres contributions).
Concrètement, dans la barre de l’adresse ils ont tapé https://google.com/maps/contrib/ID GAIA pour visualiser toutes les recensions laissées par ce compte Google et identifier donc les autres adresses émail reliées. Ils ont donc demandé à Google toutes les données d’enregistrement des émails, les numéros de téléphone, la date à laquelle ceux-ci ont été associées aux adresses émail et aux données personnelles relatives à l’ID GAIA, ainsi que tous les fichiers de Log de toute connexion à ce compte. Il semble qu’ils n’aient pas reçu de réponse.
Pour essayer de faire une synthèse compréhensible : à chaque ID GAIA peuvent être liés plusieurs adresses émail et plusieurs numéros de téléphone et une fois que la police en connaît un, elle peut essayer de remonter aux autres.
– À la suite d’une écoute pendant laquelle une adresse émail est nommée, les flics demandent à Microsoft l’état civil, les données de facturation de ce compte, au cas où il y aurait eu des achats sur Microsoft Online Store, les Logs des connexions IP, toutes les adresses émail et les numéros de téléphone liés à cette adresse, ainsi que tous les clients qui se sont enregistrés avec un nom en lien avec cet émail. De plus, ils demandent au site subito.it [une espèce de « Le bon coin » italien ; NdAtt.] la liste des fichiers Log et des adresses IP utilisés par cette adresse émail.
– Dans un autre dossier, concernant la recherche d’un autre compagnon en cavale, nous avons trouvé ce passage à propos de la surveillance numérique, active et passive, d’un ordinateur : « Comme on le sait, au vu des technologies actuelles, il est assez difficile d’effectuer l’infection d’un ordinateur, puisque les variables qui déterminent le succès ou pas de ce service (système d’exploitation, antivirus, carte réseau) sont nombreuses. Il est donc, comme d’habitude, indispensable d’effectuer d’abord un étude de faisabilité, par une surveillance passive, pour établir la typologie du système d’exploitation utilisé et les éventuels antivirus actifs, et ensuite effectuer la surveillance numérique active. Le modalités pour effectuer l’inoculation du logiciel espion seront discutées ensuite avec les techniciens de l’entreprise chargée de l’inoculation du virus. Lors des filatures, on a remarqué que […] laisse parfois son ordinateur dans le coffre de sa voiture. […] quand il se rend au travail, à […]. Avec l’autorisation du magistrat, le technicien pourrait installer un fichier, avec l’ordinateur éteint (cela est faisable seulement en laissant une clef USB ou un autre support physique de mémoire inséré dans l’ordinateur), et une fois l’ordinateur démarré, ce fichier serait automatiquement exécuté par l’ordinateur et installera d’autres petits logiciels malveillants, nécessaires pour effectuer l’étude des logiciels présents sur l’ordinateur, de façon à optimiser, par la suite, le logiciel espion qui permettre la surveillance numérique demandée ».
– Après la saisie d’une clef Tails, ils essayent d’en trouver le mot de passe avec le logiciel « bruteforce-luks ». Ils précisent qu’il n’est pas possible de donner une estimation de la durée d’une telle opération.

Chose remarquable, la seule des onze côtes qui composent le dossier « Diana » qui est vide est celle avec le titre « Dépenses ». Il y a néanmoins quelques devis pour la location des dispositifs de surveillance, d’où, d’ailleurs, ressort que ceux pour la géolocalisation offrent souvent aussi l’« option écoute » ; il s’agit donc d’un seul objet, polyvalent. De plus, il semble que, depuis le Covid, on trouve aussi des postes d’écoute qu’ils peuvent utiliser depuis chez eux, en télétravail.
L’ouverture d’un dossier auprès du ministère de l’Intérieur et quelques notes qui en portent l’en-tête suggèrent l’implication des services secrets.
Dernière chose, mais non la moindre : pendant que l’enquête pour trouver Stecco était ouverte, les flics menaient au moins une autre enquête en vertu de l’article 270 bis, qui concernait aussi une partie des personnes sous enquête pour la cavale de Stecco. Juste pour donner une idée du caractère envahissant et quotidien du contrôle auquel certains compagnons sont soumis.

Il est utile de savoir que les flics peuvent passer même des semaines à regarder les vidéos des caméras de gares, de trains, de péages autoroutiers, d’autobus, à la recherche d’images qui puissent suggérer des parcours et des destinations. Il essayent de le faire aussi à rebours, quand il s’agit d’un voyage qu’ils considèrent comme suspect, en reconstruisant une bonne partie d’un parcours à partir de sa fin, en cherchant les coïncidences entre les moments de « disparition », les jours, les horaires, les moyens utilisés.
Chacun.e en tirera les conséquences.
Qu’on se mette de manière encore plus incisive à la critique pratique du monde de la vidéosurveillance et du contrôle numérique, en tant que camp d’intervention essentiel pour que des rêves et des projets de subversion et de liberté soient encore possibles.
Que la fortune soit avec ceux/celles qui sont en cavale, avec celles/ceux qui, dans la lutte pour la liberté, défient toute identification.

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Italie : Des nouvelles d’Alfredo Cospito et une proposition contre le blocage de son courrier https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/20/italie-des-nouvelles-dalfredo-cospito-et-une-proposition-contre-le-blocage-de-son-courrier/ Wed, 20 Aug 2025 16:12:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60315 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / samedi 16 août 2025

À relayer le plus possible !

Pour brise l’isolement auquel est soumis l’anarchiste Alfredo Cospito*, par le biais du blocage pratiquement complet du courrier, nous relançons l’appel à lui envoyer des cartes postales et des lettres… en ce moment de déplacements pour les vacances, etc., le courrier pourrait lui parvenir de différents endroits plaisants !

Cet énième appel à écrire à notre compagnon est motivé aussi par les nouvelles qui nous arrivent de Bancali, étant donné qu’Alfredo considère comme très opportun de poursuivre et incrémenter l’envoi de courrier à son adresse, même si ce ne sont pas des lettres suivies, même si ce ne sont que des cartes postales, avec ou sans indication de l’expéditeur.trice… s’il y en a beaucoup qui arrivent, elles donneront du boulot à ceux qui se chargent de lui bloquer la poste.
On estime qu’en ce moment il est moins nécessaire qu’avant de lui envoyer du courrier suivi, étant donné qu’Alfredo a désormais plus de trente lettres suivies qui ont été saisies et que le Tribunal de l’application des peines doit s’exprimer à ce propos, même s’il tarde à le faire (ce qui est normal dans le cas de la prison de Bancali, selon à l’avis de l’avocat, qui assiste de nombreux détenus de cet établissement).
Enfin, en plus de la question du courrier, le 14 septembre prochain il y aura une audience à propos du « jugement de conformité », par rapport à la prison de Bancali : il s’agit d’une procédure où le juge statuera sur la capacité de la prison à faire respecter une autorisation accordée [à un détenu], mais dont il ne lui est pas réellement permis de bénéficier. Il s’agit de la possibilité pour Alfredo d’accéder à la bibliothèque de l’établissement, chose qui avait été autorisée, mais sans qu’il ait jamais pu en bénéficier. S’il décide qu’Alfredo a raison, le juge désignera une autre figure, en dehors de l’administration pénitentiaire, chargée de veiller à ce que cette autorisation soit respectée.

Nous adhérons également à la proposition d’« initiative en solidarité avec Alfredo, contre le blocage de son courrier », formulée par les compas de S’Idea Libera, de Sassari, pour donner un développement supplémentaire à la tentative d’enrayer l’un des dispositifs d’isolement appliqués contre Alfredo : une occasion en plus pour que, après cette « phase estivale » d’envoi de cartes postales et lettres de manière non coordonnée, on essaye de donner de la continuité, sur le long terme, à l’engagement à démontrer à ses geôliers qu’Alfredo ne sera jamais seul !

 

INITIATIVE EN SOLIDARITÉ AVEC ALFREDO, CONTRE LE BLOCAGE DE SON COURRIER

En rapport à la situation de censure, de blocage et d’isolement d’Alfredo dans le régime 41-bis, à la prison de Bancali, nous voudrions partager cette proposition d’initiative.
Au fil du temps, il y a eu différentes occasions au cours desquelles, de manière individuelle ou organisée, on a essayé de rompre l’isolement par le biais du courrier. En ce moment, quand il nous semble important d’enfoncer le clou avec constance, nous avons pensé à une initiative ayant comme objectif de soutenir Alfredo par le courrier, avec un peu de continuité, pour qu’elle ait un certain effet, ou du moins qu’on y essaye.

La proposition est la suivante : chaque collectif ou individu qui veut participer s’engage à envoyer au moins sept cartes postales à Alfredo, pendant une semaine donnée. De cette manière, le plus d’adhésions il y aura, le plus on arrivera à garantir une « couverture » au cours du temps, avec une certaine continuité.

Nous proposons cette modalité d’organisation :
1. les individus ou collectifs peuvent envoyer leur disponibilité à l’adresse mail : evaliber2[AT]inventati.org , avant le 1er septembre.
2. sur la base des disponibilités, nous ébaucherons un calendrier, du coup à chaque individu ou collectif sera indiqué une semaine pendant laquelle envoyer des cartes/des lettres à Alfredo.

L’adresse pour lui écrire est :
Alfredo Cospito
Casa circondariale « G. Bacchiddu »
Strada provinciale 56, n.c. 4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

Brisons l’isolément !

Spazio Sociale S’Idea Libera (Sassari)
Cassa AntiRep delle Alpi occidentali

 

* Alfredo Cospito est un compagnon anarchiste qui se trouve en prison depuis 2012. D’abord arrêté et condamné pour avoir blessé le PDG de l’entreprise Ansaldo Nucleare, il est maintenant en train de purger une peine de 23 ans, suite au procès Scripta Manent, dans lequel plusieurs anarchistes ont été mis.es en cause (et certain.es condamné.es). Après son assignation au régime de détention 41-bis, au printemps 2022, Alfredo a mené une grève de la faim durée six mois, contre le 41-bis et la réclusion à perpétuité avec une période de sûreté illimitée, qui, grâce aussi à la forte mobilisation internationale qui a accompagné son initiative, a attiré l’attention de l’opinion publique sur l’aberration représentée par ce régime de détention et sur la condamnation à mourir en prison représentée par la réclusion à perpétuité avec un période de sûreté illimitée.
Alfredo est toujours enfermé en régime 41-bis dans la prison de Bancali (à Sassari) et le renouvellement, ou pas, de son assignation dans ce régime aura lieu au printemps prochain. La finalité du 41-bis est claire : annihiler physiquement et psychologiquement les individus qui s’y trouvent. Dans le cas d’Alfredo, on voit clairement une limitation progressive des, déjà minimes, possibilités de survie établies par ce régime de détention : le blocage du courrier de/pour l’extérieur, l’impossibilité d’avoir accès à la bibliothèque interne (chose à laquelle Alfredo avait été autorisé par la direction de la prison), le blocage des livres achetés en librairies par l’intermédiaire de la prison, en conformité avec le règlement (et comme prévu par le régime 41-bis) et l’impossibilité d’obtenir d’autres denrées d’utilisation courante, comme de la farine ou des vêtements.

PS : pour les personnes intéressées, on a imprimé des cartes postales contre le 41-bis, que vous pouvez demander à l’adresse mail cassantirepalpi[AT]autistici.org

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Rome (Italie) : Un mouchard retrouvé dans une voiture https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/10/rome-italie-un-mouchard-retrouve-dans-une-voiture/ Sun, 10 Aug 2025 16:45:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60218 Continuer la lecture ]]> Brughiere / samedi 9 août 2025

Un mouchard (composé de deux micros), avec une carte SIM de l’opérateur Vodafone, une carte SD de 32GB et un GPS, a été retrouvé dans une voiture, à Rome. Il semblerait qu’il ait commencé à enregistrer et à envoyer des données le 14 février 2025 et qu’il ait été mis en place, peut-être, fin janvier.

Le machin se trouvait côté conducteur, en bas, à côté du siège, sur la gauche. Il était alimenté par des câbles passant sous le volant et les micros étaient placés, l’un sous le siège du conducteur, l’autre près de la ceinture de sûreté, toujours du même côté.

Fin des transmissions, les merdes !





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Italie : Un petit boulot à finir https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/03/italie-un-petit-boulot-a-finir/ Sun, 03 Aug 2025 17:01:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60178 Continuer la lecture ]]> Sardegna Anarchica / samedi 27 juillet 2025

Début juillet (2025), le tribunal de l’application des peines de Rome a renouvelé l’imposition du régime de détention 41-bis à Marco Mezzasalma. Marco a été arrêté en 2003 et ensuite condamné à la réclusion à perpétuité pour les actions de l’organisation dont il était membre : les Brigate Rosse per la costituzione del Partito Comunista Combattente [Brigades Rouges pour la constitution du Parti Communiste Combattant]. Les actions les plus connues de cette organisation armée ont été l’élimination de Massimo D’Antona, consultant du ministre du Travail Bassolino, et celle de Marco Biagi, consultant du ministre des Politiques sociales Roberto Maroni, chargés de l’élaboration de la réforme du marché du travail. Les deux experts en droit du travail étaient engagés dans la transformation des rapports d’exploitation, pour les rendre aptes à l’affirmation du modèle économique néolibéral.

Marco Mezzasalma, comme deux autres membres de son organisation, Nadia Lioce et Roberto Morandi, est soumis au 41-bis depuis plus de vingt ans, une période au cours de laquelle l’application de ce régime spécial lui a été constamment renouvelée. Le 41-bis prévoit la réclusion dans des établissements pénitentiaires spécialement dédiés ; l’isolement ; l’absence d’espaces communs ; des limitations dans l’accès à la promenade, ainsi que la gestion de ces sections uniquement par des unités spécialisées du corps des gardiens de prison (GOM [ils correspondent aux ERIS français ; NdAtt.]) ; la limitation des parloirs et l’utilisation de vitres de séparation ; la censure du courrier et d’importantes limitations au droit à étudier ; l’impossibilité complète de communiquer avec l’extérieur. Il s’agit donc d’une forme de détention finalisée à l’anéantissement physique, mentale et politique du détenu. Depuis le 2 mars 2003, quand a eu lieu l’échange de tirs qui a mené à la mort du combattant Mario Galesi et d’un agent de la police ferroviaire, à la capture de Nadia Lioce et, ensuite, à l’arrestation d’autres membres de leur groupe, il n’y a plus eu de manifestations de l’existence de l’organisation BR-PCC. Le présupposé légal pour l’imposition du 41-bis aux trois compagnons, c’est-à-dire couper les contacts entre le détenu et l’organisation à l’extérieur, est donc manifestement inexistant, tandis que sa fonction punitive, non déclarée, est pareillement manifeste. L’acharnement avec lequel le 41-bis est renouvelé semble donc être l’exercice de la vengeance et de la haine de classe de la bourgeoisie envers ceux qui ont remis en question son pouvoir ; il s’agit en outre d’un châtiment exemplaire par lequel l’on soumet un corps à des condition extrêmes, afin de lancer un avertissement à des nombreux autres : qu’ils sachent ce qui pourrait les attendre si leur révolte dépasse certaines limites.

Le 41-bis se manifeste comme une suspension (des normes prévues par le règlement pénitentiaire), il s’agit donc de l’instauration de l’état d’urgence au sein des prisons, c’est-à-dire d’une mesure exceptionnelle et provisoire, prévue pour des graves raisons d’ordre public et de sûreté. Dans les faits, après qu’elle a été introduite, cette mesure de gouvernement des prisons a été normalisée et son application a été progressivement étendue : l’exception est devenue la règle.

En fait, le 41-bis, qui reprend le parcours des prisons spéciales (une histoire européenne mais aussi spécifiquement italienne, liée à la répression de l’insurgence révolutionnaire des années 70) a été introduit, d’abord, pour une durée déterminée, dans les années 80, mais ensuite son application a été constamment prolongée, dans le règlement pénitentiaire, et à la fin elle est devenue permanente.

En outre, la durée maximale pendant laquelle un détenu peut y être soumis a été prolongée de deux à quatre ans. Mais, surtout, en ce qui concerne la durée, il est important de noter que les instituons chargées d’imposer cette mesure – dont l’application, à cause de son niveau afflictif élevé, était donc prévue pour des périodes limités – ont pris, dans la majorité des cas, la décision de la renouveler constamment, et en substance automatiquement, la transformant en une lourde peine complémentaire qui, pour des nombreux détenus, accompagne toute la durée de la réclusion.

Il s’agir d’une grave responsabilité politique de ceux qui gèrent le 41-bis, c’est-à-dire avant tout le ministre de la Justice en fonction et le tribunal de l’application des peines de Rome, mais évidemment aussi, en remontant l’ordre hiérarchique, du président du Conseil des ministres et du président de la République, qui auraient le pouvoir de mettre un terme à cette situation inhumaine.

Enfin, le 41-bis, utilisé à l’origine pour contraster l’« urgence de la lutte contre la mafia » est devenu, depuis 2002, un instrument de répression politique et il peut être imposé aux inculpés de délits accomplis avec des finalités de terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique.

En outre, le 41-bis a été étendu dans l’espace, en faisant de l’État italien un point de repère pour les politiques répressives au niveau international. En effet, ce modèle de détention expérimenté en Italie a récemment été proposé et pris en considération par les administrations des systèmes pénitentiaires chilien et français.

L’argument principal qui est utilisé pour justifier la prison dure est son utilité dans la lutte contre la mafia, une conséquence de l’idéologie anti-mafia, répandue et réactionnaire.

Être contre la mafia ne signifie pas être en faveur de la prison dure ; par exemple les anarchistes sont contre la mafia, parce que toute mafia est un système fondé sur la hiérarchie, sur l’oppression, sur l’exploitation et, quand l’affrontement entre les classes se durcit, la mafia se révèle une fidèle alliée des capitalistes et de l’État ; cependant, en même temps, les anarchistes sont pour la destruction des prisons. Il suffirait de connaître l’histoire des anarchistes d’Africo*, en Calabre, de leur lutte contre la ‘ndrangheta et de la façon dont l’État les a réprimés dans le but de favoriser l’installation des clans mafieux, pour dissiper tout doute au sujet de cette inimité irréversible, récemment remise en question par les insinuations honteuses du secrétaire d’État à la Justice Andrea Delmastro**.

Nous ne prétendons pas représenter l’opinion de tout le monde, mais, nous limitant à nos idées, nous pensons que l’existence de la mafia est inextricablement liée à l’injustice inhérente au système capitalise et que, par conséquent, seulement par la destruction de ce système on pourra extirper la première. Par contre, la prison dure ne résout rien dans ce domaine ; en effet non seulement la logique punitive et la prison dure n’ont pas, de toute évidence, vaincu la mafia, mais la structure anti-mafia a crée des nouvelles concentrations de pouvoir et renforcé la partie la plus profonde et totalitaire de l’État. Nous repoussons donc totalement la logique punitive inhérente aux conceptions justicialistes, qu’elles soient de droite ou de gauche, qui arrivent à s’enraciner même dans des milieux qui se définissent comme libertaires. Cette vision, étroitement liée à la pensée dominante, se focalise sur les responsabilités individuelles de phénomènes considérés comme criminels ou nuisibles pour la société, en refusant d’en creuser les causes. En raisonnant ainsi, les conflits au sein de la société sont interprétés comme un problème de légalité et la solution est toujours la répression. Nous invitons à renverser complètent ce paradigme et à penser qu’on peut résoudre les problèmes d’une société seulement en analysant leur causes originelles et en agissant sur celles-ci. La lutte de classe est donc la seule solution possible pour obtenir justice, pour un vrai changement de la société et aussi pour vaincre la mafia.

Le 41-bis doit être fermé parce que c’est de la torture, il est la prison dans son expression maximale et sa fonction anti-mafia ne le justifie pas. Enfin, le 41-bis doit être fermé parce qu’il est un instrument de guerre, prêt à être utilisé par l’État contre quiconque ose remettre en question l’ordre qui domine la société où nous vivons.

Dans une période de relative paix sociale, l’État s’est doté d’une série de puissants instruments répressifs, qui vont de ce sommet qui est le 41-bis, jusqu’au décret sur la sécurité qui a été voté cette année. Ces instruments ne sont pas déconnectés entre eux, mais il faudrait les interpréter comme un système global, qui recouvre toute la gamme des pratiques par lesquelles le conflit social peut se manifester et qui vise à empêcher à celui-ci toute possibilité d’expression en dehors de celles totalement stériles ou récupérables.

Aujourd’hui, pendant que la domination sans contraste du capitalisme occidental, en vigueur depuis plusieurs décennies, arrive à son terme et que des lourds nuages qui charrient la tempête s’accumulent à son horizon, le rapport entre conflit social et répression est d’une actualité brûlante.

Nous signalons quelques questions importantes, qui entraînent l’augmentation de la répression, comme la fin du monde unipolaire et une nouvelle élaboration des équilibres internationaux, la guerre, donc, comme question fondamentale de cette époque et la nécessité, par conséquent, de garder un contrôle rigide du front intérieur. Une autre question importante est la constante diminution de la demande de force de travail, en occident, à cause de plusieurs facteurs, dont l’introduction de nouvelles technologies, ce qui crée des masses humaines excédentaires par rapport aux exigences du capital, à la nécessité, donc pour ceux qui ont le pouvoir, de les gérer : l’augmentation de la répression et du contrôle est la solution qui a été retenue. Le 41-bis est une prison de guerre, c’est le sommet de cette guerre de classe allant du haut vers le bas, un instrument qui, aujourd’hui, vise un petit nombre de combattants, mais qui est à disposition de l’État au cas où le conflit s’élargisse.

La grève de la faim menée par le compagnon anarchiste Alfredo Cospito pour l’abolition du 41-bis et de la réclusion à perpétuité avec période de sûreté illimitée a servi à faire prendre conscience à beaucoup de monde, même en dehors du mouvement, du caractère inacceptable de l’existence du 41-bis.

Cette initiative a été soutenue par une campagne de solidarité internationale. En prévision de la décision quant à un possible renouvellement, pour le compagnon, de ce régime spécial de détention, qui sera prise au cour des prochains mois par le ministre de la Justice Carlo Nordio, le moment est venu de reprendre la discussion et la mobilisation autour de cette lutte.

Un boulot bien commencé, que nous devons encore finir…

complices et solidaires

 

Notes d’Attaque :
* Par exemple, dans les années 70, des jeunes anarchistes de cette petite ville près de Reggio Calabria ont subi des attaques à l’arme à feu, la répression judiciaire et la prison pour avoir dénoncé la collaboration du prêtre et des institutions locales avec la mafia. Voire ici, en italien.
** Début 2023, pendant la grève de la faim d’Alfredo, Giovanni Donzelli, député de Fratelli d’Italia (le parti d’extrême droite au gouvernement), avait fait écouter en Parlement des extraits des enregistrements, obtenus illégalement grâce à l’intervention de son camarade de parti Andrea Delmastro, secrétaire d’État à la Justice. On y entendait Alfredo discuter avec d’autres détenus (condamnés pour mafia) et Donelli suggérait que, avec sa lutte, le compagnon « travaillait » pour la mafia.

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Prison de Bancali (Italie) : Le blocage complet du courrier du compagnon anarchiste Alfredo Cospito continue https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/09/prison-de-bancali-italie-le-blocage-complet-du-courrier-du-compagnon-anarchiste-alfredo-cospito-continue/ Wed, 09 Jul 2025 16:23:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59933 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / lundi 7 juillet 2025

Des nouvelles de début juillet 2025. Ces jours-ci, des nouvelles arrivent à nouveau sur la situation particulièrement pénible que la direction de la prison de Bancali, probablement en accord avec le ministère de la prétendue justice, est en train d’imposer à notre compagnon anarchiste Alfredo Cospito, en particulière en ce qui concerne son courrier.

Nous rappelons que la censure de la poste, en entrée et en sortie, est un élément constitutif du régime 41-bis, auquel le compagnon est soumis. Cela arrive malgré le fait que nous sommes nombreux à continuer à lui écrire, aussi avec des initiatives collectives d’écriture de lettres, comme celle qui a eu lieu à Foligno le 31 mai dernier. En outre, depuis longtemps la direction de la prison a arrêté de lui donner les notifications de la rétention des lettres, un document contre lequel faire appel, pour recevoir le courrier saisi. Son courrier, simplement, disparaît.
Ce comportement s’ajoute à une longue série de dispositions qui ont un caractère de persécution, visant à la destruction psychologique et politique du compagnon : du refus d’avoir des livres déjà commandé et autorisés, aux CD et aux oreillettes pour écouter de la musique, jusqu’à la signalisation de ses avocats à l’ordre des avocats, car coupables de lui avoir serré la main et fait la bise, lors du parloir – c’est-à-dire coupables de l’avoir traité comme un être humain.
Tout cela dans un contexte déjà extrêmement pénible, tel celui du régime 41-bis, qui prévoit deux heures de promenade par jour, au sein de groupes de quatre personnes maximum, dont la composition est décidée par le ministère, une heure de parloir par mois avec un membre de la famille, séparé par une vitre, ou, en alternative, dix minutes d’appel téléphonique, pour lequel le membre de la famille qui a reçu l’autorisation doit se rendre dans une caserne [des Carabinieri ; NdAtt.] pour appeler. Ainsi que, comme nous l’avons déjà dit, la censure du courrier et l’impossibilité de lire des livres sur des thématiques considérées comme sensibles (et des grandes difficultés à obtenir tout livre en général).
Nous dénonçons fermement cet acharnement, qui de toute évidence est une vengeance de l’État pour l’intransigeance et la détermination avec lesquelles la grève de la faim de 2022-2023 et la mobilisation solidaire internationale ont été menées, en pointant, avec une intensité inédite, les lumières sur cette zone d’ombre qui est le 41-bis, en allant à donner des coups à cette fausse aura de sainteté qui entoure la structure antimafia-antiterrorisme.
Un acharnement qui a d’ailleurs lieu peu après la condamnation à huit mois du secrétaire d’État Delmastro, pour violation du secret professionnel, violation qui s’est produite justement lors de la tentative ratée de couvrir de boue Alfredo, pendant sa grève de la faim.
Ce qui saute aux yeux est la misère de ces personnages, face à la cohérence d’un anarchiste qui n’a jamais plié sa tête. D’un côté celui qui blessé un apprenti-sorcier du nucléaire, de l’autre celui qui, le jour de l’An, défoncé à la coke, se tire dans ses propres jambes [mésaventure arrivée à un député présent à la fête organisée par Delmastro, le 31 décembre 2023 ; NdAtt.].
Dans le climat de guerre mondiale qu’on respire de ces temps-ci, nous rappelons que ces épisodes doivent être lus comme des véritables politiques de guerre à l’encontre de l’ennemi intérieur. Les défis où s’engagent les révolutionnaires dans un moment historique de ce type sont grands, mais d’autant plus nous ne pouvons et nous ne voulons abandonner personne.
Parce que ceux qui oublient les prisonniers de la lutte révolutionnaire oublient la lutte révolutionnaire elle-même.
En prévision du possible renouvellement du régime 41-bis pour Alfredo Cospito, en mai de l’année prochaine, faisons en sorte que celui-ci aussi devienne à nouveau un camp de bataille lourd de contradictions pour l’État.

Circolo Anarchico « La Faglia » – Foligno
Juillet 2025
circoloanarchicolafaglia@inventati.org – t.me/circoloanarchicolafaglia

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Prison d’Uta (Italie) : Paolo Todde a interrompu sa grève de la faim https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/09/prison-duta-italie-paolo-todde-a-interrompu-sa-greve-de-la-faim/ Wed, 09 Jul 2025 16:20:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59938 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / lundi 7 juillet 2025

Nous relayons l’information de l’interruption de la grève de la faim contre les conditions de détention dans la prison d’Uta, en Sardaigne, commencée le 8 mai par le camarade Paolo Todde. Nous rappelons que sa grève reprenait une initiative précédente des détenus de cette prison, une grève de la faim en relais, commencée le 25 avril, contre la surpopulation, l’eau des robinets imbuvable, les cellules fermées vingt-deux heures par jour, l’assistance sanitaire inexistante, le manque d’espaces communs, les limites d’accès à la bibliothèque interne et les provocations à l’encontre des détenus et des membres de leurs familles.

Voici les nouvelles diffusées le 25 juin par « Anarchicx contro carcere e repressione [Anarchistes contre prison et répression] » (de Cagliari) et par l’Archivio-Biblioteca Anarchica « G. Ciavolino » (d’Assemini).

« PAOLO INTERROMPT SA GRÈVE DE LA FAIM. Paolo nous informe, avec un courrier du 21 juin, qu’il a décidé d’interrompre la grève de la faim, en raison de la chaleur et des malaises qui s’en suivent. Il continue néanmoins sa lutte contre la prison et la société qui le produit. TOUJOURS DU CÔTÉ DE CEUX/CELLES QUI LUTTENT. SOLIDAIRES ET COMPLICES AVEC PAOLO. FEU AUX PRISONS ».

« DES NOUVELLES DU CAMARADE SARDE PAOLO TODDE, AU 25 JUIN 2025. Nous apprenons, par un courrier arrivé aujourd’hui à la Bibliothèque anarchiste « G. Ciavolino », envoyée par Paolo le 23 juin, qu’il a décidé d’INTERROMPRE sa grève de la faim, à partir du 21 juin. Voici quelques passage de sa lettre : « […] depuis samedi 21 juin, j’ai recommencé à m’alimenter, la grève de la faim est interrompue, la chaleur accablante était en train de me jouer un mauvais tour, en effet parfois la tête me tournait, à un tel point que je devais m’appuyer au mur… à un moment donné je saignais du nez, la pression artérielle avait des hauts et des bas dans mon corps et me jouait ces tours. Cela fait deux jours que je mange, mais j’arrive à avaler très peux de choses, car je suis rapidement rassasié […] ». En outre, le camarade précise qu’il répond à chaque lettre, mais qu’en ce moment il a des problèmes avec le courrier en sortie, qui disparaît. D’autres nouvelles sur la situation du camarde suivront ».

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Prison de Spoleto (Italie) : Des nouvelles de Ghespe https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/08/prison-de-spoleto-italie-des-nouvelles-de-ghespe/ Tue, 08 Jul 2025 16:15:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59898 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / mardi 1er juillet 2025

Quelques nouvelles sur la situation de Ghespe, enfermé dans la prison de Spoleto depuis mars 2025 , pour purger le restant d’une peine de cinq ans et demi pour le « pétard de fin d’année », dans le cadre de l’ainsi-dite opération Panico [voir ici ; NdAtt.].

À partir de la mi-mai, la direction de la prison lui a imposé la censure du courrier, suite à une note envoyée par la DIGOS [la police politique ; NdAtt.] de Florence, dans laquelle ils auraient indiqué sa dangerosité sociale, ses contacts avec le milieu anarchiste, etc. Du coup, tout le courrier est lu et tamponné ; cela a évidemment causé des ralentissements et des « disparitions » de lettres, en arrivée ou en sortie. De plus, les timbres postaux et les autocollants sont retenus par la censure, il est donc mieux de ne pas les mettre dans les enveloppes.

De plus, le 19 juin, le substitut du procureur De Gregorio, de la Direction anti-mafia du district de Florence, a ordonné un prélèvement forcé de l’ADN de Ghespe, à effectuer en prison, suite à un décret émis le 5 juin 2025, dans le cadre d’une procédure judiciaire de 2023. Dans cette affaire, seulement ébauchée, il est sous enquête, avec d’autres personnes, en vertu de l’article 305 du code pénal (« conspiration politique par le biais d’une association »), pour avoir « favorisé et organisé une association rudimentaire finalisée à la perpétration des délits punis par l’art. 302 du code pénal [une sorte de « provocation aux crimes et délits » ; NdAtt.] ». Pour justifier ce prélèvement, leur paperasse présente l’habituel compte-rendu de soirées de soutien et d’initiatives et de revendications en solidarité avec lui, à partir de son arrestation en Espagne, pour « démontrer » son rôle de premier plan au sein du mouvement anarchiste et ensuite on y déclare la nécessité d’obtenir un échantillon de son ADN « afin d’approfondir les enquêtes sur les individus qui se sont coagulés autour de lui », pour « en vérifier les possibilités et les capacités opérationnelles, ainsi que les stratégies d’action » [sic!]. Les pouvoirs magiques de l’ADN…

[À ce sujet, nous signalons la découverte, récemment, de mouchards et GPS dans deux voitures de compas proches de Ghespe…]

Beaucoup plus honnêtement, les magistrats font ensuite une vague référence à des attentats « similaires », avec des engins explosifs (similaires donc à l’action pour laquelle Ghespe a été condamné), qui ont eu lieu dans le cadre de la mobilisation contre le 41-bis, dont, évidemment, ils ne connaissent pas les responsables. Les exemples cités sont : l’engin explosif au tribunal de Pise, le 23 février 2023 [voir ici ; NdAtt.] et les cocktails Molotov contre la caserne Perotti, le 20 janvier 2023. Ils ajoutent que l’ADN servirait aussi pour vérifier sa présence « dans les lieux de rencontre du mouvement anarchiste » et donc sa collocation au sein de l’ainsi-dite « fraction toscane ». En ce qui concerne l’ADN, nous rappelons que son prélèvement pour le versement dans la base de données a déjà été imposé à Ghespe, ainsi qu’aux autres compas arrêté.es le 3 août 2017, le jour de la validation des arrestations et que la « preuve » principale utilisée à sa charge a été une expertise contestée de l’ADN, effectuée de manière « irrépétible » sur une trace biologique microscopique trouvée sur un fragment de ruban adhésif qui, à l’avis des enquêteurs, aurait fait partie de l’engin explosif et qui a été comparée avec des échantillons d’ADN prélevés sur des objets qui étaient attribués à Ghespe, comme, par exemple, des canettes. Se plaignant, dans la paperasse actuelle, du manque de son profil dans la base de données de l’ADN, ils parlent « d’une erreur, vraisemblablement, dans la procédure de prise de l’ADN », qui avait été effectuée à l’époque, dans la prison de Sollicciano. La dernière motivation apportée est, donc, celle de « remédier à cette lacune » et c’est la DIGOS de Florence qui devra s’en charger.

En plus de ça, il y a toujours l’impossibilité, pour Ghespe, d’obtenir l’autorisation pour faire des parloirs avec d’autres personnes que ses avocats, ainsi que le caractère complètement aléatoire de ce qui, d’une fois à l’autre, est accepté ou pas dans les colis déposés à la prison (par exemple, des stylos, des feuilles, des lunettes, des livres jugés trop « subversifs ») et nous rappelons aussi qu’il ne peut pas recevoir des livres avec le courrier (parce que, à Spoleto, cette possibilité serait accordée seulement aux prisonniers qui sont inscrits à des cours, une éventualité qui, d’ailleurs, n’est pas prévue dans cette prison). Il nous semble assez évident que, en plus des restrictions typiques d’une prison où se trouve une section de 41-bis, tel que Spoleto, dans le cas de Ghespe il y a la volonté de lui faire payer les deux ans de cavale avant son arrestation, en Espagne en février 2025 : il est particulièrement important, donc, de lui faire sentir notre proximité et de nous rassembler devant cette prison, pour lui et pour les autres prisonniers. À la mi-juin, il y a eu, là-bas tout comme dans la prison de Terni, des protestations à cause des conditions de détention et de la chaleur étouffante, à un tel point qu’il a fallu l’intervention de la police anti-émeute et que le secrétaire régional du SAPPE [un syndicat de matons ; NdAtt.] a déclaré que l’Ombrie est devenue la « déchetterie sociale » du système pénitentiaire toscan et il a demandé la réouverture de la prison de sécurité maximale de Pianosa, pour « y isoler les détenus les plus dangereux », aussi en prévision des probables révoltes estivales.

Nous appelons donc à participer au rassemblement [qui a eu lieu] devant la prison de Spoleto, loc. Maiano 10, le 5 juillet 2025, à 16h30 : contre toute prison, pour Ghespe, pour Paolo Todde, qui a interrompu le 21 juin une grève de la faim commencée au début du mois de mai, dans la prison d’Uta (province de Cagliari), pour tou.tes les prisonnier.es.

Pour l’Anarchie !

Continuons à écrire à Ghespe !
Salvatore Vespertino
Casa di reclusione di Spoleto
Località Maiano, 10
06049 – Spoleto (PG) (Italie)

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Italie : Des perquisitions chez deux compagnons du Garage Anarchico de Pise https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/01/italie-des-perquisitions-chez-deux-compagnons-du-garage-anarchico-de-pise/ Tue, 01 Jul 2025 16:39:35 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59846 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / vendredi 27 juin 2025

À l’aube du mercredi 25 juin, il y a eu, à Massarosa (dans la province de Lucca) une perquisition chez un compagnon, en relation avec l’enquête menée par le parquet de Bologne pour l’incendie de deux voitures de la police ferroviaire, qui a eu lieu à Rimini le 20 avril 2023 (chefs d’inculpations en vertus des articles 423 [incendie ; NdAtt.], 270 bis par. 1 [association subversive avec finalité de terrorisme ; NdAtt.], 110 [participation à un crime ou délit ; NdAtt.] et 635 [dégradations ; NdAtt.] du code pénal). Quinze compagnons et compagnonnes, originaires de différentes régions d’Italie, sont sous enquête.

Le lendemain, les flics se sont présentés, toujours à l’aube, chez un autre compagnon, pour une perquisition en relation avec quelques tags qui étaient apparus dans le tribunal de Massa pendant l’une des audiences du procès Scripta Scelera (en vertu de l’art. 639 du code pénal [dégradations légères et souillures ; NdAtt.]).

Aux côtés des mis en cause, contre toute répression !

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Naples (Italie) : Occupez-vous de vos fesses ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/14/naples-italie-occupez-vous-de-vos-fesses/ Sat, 14 Jun 2025 16:25:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59703 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / jeudi 12 juin 2025

Occupez-vous de vos fesses ! Des mouchards trouvés dans les voitures de deux compagnonnes à Naples.

À Naples, dans les voitures de deux compagnonnes, on a trouvé deux dispositifs BO8CH, composés de 2 micros + GPS, connectés à une carte SIM de l’opérateur Tim, bien cachés sous la tapisserie des voitures, côté passager, et alimentés par un câble les reliant à la batterie de la voiture.

Aux oreilles fouineuses qui nous ont écoutées, nous ne pouvons que dire que ce qui nous embête le plus est de vous avoir prodigué nous excellents playlists musicales, en accordant des moments de joie à vos ennuyeuses, infâmes vies.

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Prison d’Uta (Italie) : Le camarade Paolo Todde en grève de la faim https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/05/prison-duta-italie-le-camarade-paolo-todde-en-greve-de-la-faim/ Thu, 05 Jun 2025 16:18:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59583 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / mardi 3 juin 2025

Appel urgent à la solidariété avec le camarade Paolo Todde en grève de la faim

Le camarade sarde Paolo Todde a eté déjà frappé par la répression dans la prémiere moitié des années 2000, par l’enquête contre le vieux collective FRARIA de Cagliari (Sardaigne).

Dans les dernières années a eté accusé de braquage et a fait 4 ans de prison; maintenaint il se trouve en détention provisoire à partir du 23/10/2024, accusé d’un nouveau braquage. Le 25 de avril il a commencé une grève de la faim avec des outres prisonners, pour protester contre les conditions de vie dans la prison de Uta (Cagliari). L’intervention des médiateurs de la prison et leurs promesses vides et sans valeur a provoqué l’interruption de la grève collective, après moins d’une semaine, mais Paolo a pris la decision de réprendre la grève tout seul, le 8 mai, avec l’intention de le lever à outrance.
On veut préciser que notre camarade a 64 ans et quand il a commencé cette grève il ne pesait que 61 kg. Paolo partage avec nous le rève de mille choses: une Sardaigne liberée, la haine envers les prisons et la société que les produit, il n’est jamais eté indifférent face à les violences continuelles et les prévarications des forces d’occupation coloniales. Du côté du état faire taire Paolo, ou l’éliminer, serve d’avvertissement à qui lutte contre cet système et à tous les prisonniers qui luttent contre les prisons. C’est pour ça qu’il subit provocations continuelles et sales coups par les gardiens de prison, par exemple: lui bloquent la corréspondance; lui bloquent l’argent; lui bloquent les appelles vidéo sous le prétexte de l’absence de réseau; l’emmenent en retarde aux visites carcélaires, jusqu’a quand ne manquent que 10 minuts (en lieu d’une heure); pendant les perquisitions les gardens font tomber dans les seaux pour laver les habilles ses livres, sa corréspondace et tout ce que peut se ruiner etc. Toutes ces violences s’ajoutent à à la situation que les emprisonnés vivent et que Paolo dénonce depuis des mois. En fait, l’eau n’est pas potable, on peut même pas l’utiliser pour cuisiner parce que l’administration pénitentiaire l’a melangée avec du chlore pour éliminer la forte pollution provoquée par les bactéries coli fécaux; pour ça l’eau n’est même pas utilisable pour l’hygiène personnel. Les cellules sont toujours superpeuplées (140 prisonniers en plus de la capacité maximale) et fermées 22h par jour. L’accès à la bibliothèque et au terrain de foot est accordé au compte-gouttes. Les temperatures estivales dans le sud de la Sardaigne touchent souvent les 43°. L’assistance sanitaire est inéxistante, les provocations de la police pénitentiaire sont continuelles vers les prisonniers, et ses familiares et souventelles se traduisent en tabassages. Une vie comme ça est pénible pour n’importe qui, mais encore pire pour qui dans sa vie n’a jamais plié la tête et a eté toujours solidaire avec les ennemies du système: à partir du Comité de Solidarieté avec le Proletariat Sarde Prisonnier Deporté (CSPSPD), plus de 30 ans avant. Paolo, comme l’anarchiste révolutionnaire Alfredo Cospito, a decidé de utiliser son corps comme une barricade. Il a mis en risque la vie, et a commencé une lutte que peut apporter des résultats seulement si on créera une mobilitation de solidarieté révolutionnaire et internationale avec la même determination. En reaffirmant nôtre solidarieté et nôtre engagement pour élargir la lutte, avec le but de ne jamais laisser tranquille l’administration pénitentiaire, nous rappelons aux fonctionnaires, à la pénitentiaire, et aux médiateurs de la prison, tous corrésponsables de la situation actuelle, que les oppressés ont bonne mémoire et que, si jamais ça va arriver quelque chose à Paolo, ils devront s’assumer tous les conséquences.
Ne laissons pas Paolo tout seul dans sa lutte.

On peut lui écrire à l’addresse:

Paolo Todde
C.C. E. Scalas
Zona industriale Macchiareddu, 19
09010 Uta (CA) (Italia)

Quelques anarchistes et autres camarades de Paolo

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Prison de Bancali (Italie) : Des nouvelles sur Alfredo Cospito https://attaque.noblogs.org/post/2025/05/05/prison-de-bancali-italie-des-nouvelles-sur-alfredo-cospito/ Mon, 05 May 2025 18:11:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59202 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / dimanche 4 mai 2025

Bonjour à tout le monde : les nouvelles qui nous parviennent sur la situation du compagnon Alfredo Cospito décrivent un resserrement évident des conditions, déjà aberrantes en elles-mêmes, de sa détention en régime 41-bis.

Depuis quelques mois, Alfredo fait face à une limitation progressive des possibilités déjà exiguës de viabilité, dans le régime de détention où il a été envoyé en 2022, comme le blocage pratiquement total du courrier de/vers l’extérieur, l’impossibilité d’accès à la bibliothèque interne (même s’il en avait reçu l’autorisation par la Direction), le blocage des livres achetés en librairie par le biais de la prison, conformément au règlement (comme prévu par le régime 41-bis), et d’autres denrées d’usage quotidien, comme la farine ou les vêtements.

Tout cela a lieu, comme par hasard, en même moment que la condamnation en première instance du secrétaire d’État à la Justice Delmastro, pour violation du secret professionnel (justement à cause de la divulgation en Parlement, par le député Donzelli, des écoutes des discussions entre Alfredo et d’autres détenus, qui faisaient partie à l’époque de son « groupe de sociabilité »*). D’autres « hasards », qu’on pourrait penser ayant un rôle dans cette histoire, sont la démission, fin décembre dernier, du directeur de l’Administration pénitentiaire, Giovanni Russo, qui avait témoigné, pas précisément en faveur de Delmastro, lors du procès, ainsi que, quel hasard encore, le retour au commandement de la section 41-bis de Bancali de l’officier des GOM [correspondant aux ERIS français ; NdAtt.] qui avait été transféré justement à cause de son implication dans l’histoire de la divulgation des écoutes.

Nous relançons donc l’appel que nous avons diffusé l’année dernière en ce qui concerne le courrier adressé à Alfredo, comme premier pas pour que la mobilisation pour arracher Alfredo à l’isolement et pour continuer à lutter contre l’emprisonnement à perpétuité et le 41-bis reprenne de la force et de la constance.

 

CONTINUONS À ÉCRIRE À ALFREDO !

Il est très important de continuer à écrire au compagnon Alfredo Cospito, qui se trouve toujours en 41-bis, dans la prison de Bancali (à Sassari).

Le travail méticuleux (et souvent franchement incompréhensible et contradictoire) du bureau de la censure, associé à la négligence typique des administrations des prisons de ce pays et au manque de fiabilité des postes italiennes (un outil qui est de plus en plus réservé de manière exclusive aux communications des taulards) font qu’il est fortement conseillé d’envoyer du courrier suivi ou recommandé (même sans avis de réception). Le suivi permet d’être au courant de l’état de la livraison et d’entreprendre la procédure bureaucratique pour débloquer le courrier à la prison, puisque les surveillants n’informent pas toujours les détenus lors de la saisie d’une lettre : souvent, le courrier disparaît tout simplement.

Nous invitons donc tou.tes les solidaires à lui écrire et à envoyer une scansion ou une photo du récépissé d’envoi à la Cassa Antirep delle Alpi Occidentali, qui se chargera ensuite de les rassembler et de les envoyer à l’avocat d’Alfredo, pour faire les recours nécessaires et récupérer le plus de lettres possible.
La solidarité est une action concrète, on ne laissera jamais Alfredo seul dans les mains des bourreaux de l’État : couvrons-le d’affection, par des lettres et des cartes postales !

L’adresse pour lui écrire est :
Alfredo Cospito
Casa Circondariale « G. Bacchiddu »
Strada provinciale 56, n.c. 4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

Tandis que celui pour envoyer les récépissés est : cassantirepalpi [at] autistici.org

P.-S. Le compagnon peut acheter des livres, en passant par l’administration de la prison ; on peut donc lui envoyer des suggestions de lecture, en indiquant le titre, l’auteur et les données de la maison d’édition et, si possible, le code ISBN.

Contre toutes les taules !

Cassa AntiRep delle Alpi occidentali

 

* Note d’Attaque : les quelques prisonniers en régime 41-bis qui ont le droit de passer du temps ensemble ; la composition de chaque groupe est décidée par l’Administration pénitentiaire. Les discussions d’Alfredo avec d’autres détenus, condamnés pour mafia, étaient surveillées et enregistrées par l’AP. Début 2023, pendant la grève de la faim d’Alfredo, Giovanni Donzelli, député de Fratelli d’Italia (le parti d’extrême droite au gouvernement), avait fait écouter en Parlement des extraits des enregistrements, obtenus illégalement grâce à l’intervention de son camarade de parti Andrea Delmastro, secrétaire d’État à la Justice.

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Massa (Italie) – Opération Scripta Scelera : Acquittement pour les anarchistes inculpés pour Bezmotivny https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/14/massa-italie-operation-scripta-scelera-acquittement-pour-les-anarchistes-inculpes-pour-bezmotivny/ Mon, 14 Apr 2025 17:25:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59045 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / lundi 14 avril 2025

Opération Scripta Scelera : Acquittement pour les anarchistes inculpés dans le procès de Massa pour la publication de Bezmotivny. Une condamnation à huit mois pour offense à l’honneur ou au prestige du Président de la République

Le 8 avril 2025 est tombée la sentence du procès avec jugement immédiat en cours à Massa contre quatre compagnons anarchistes, inculpés pour la publication du bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny (opération répressive du 8 août 2023). Les inculpés – visés par l’opération avec six autres, pour lesquels la procédure est restée dans la phase d’enquête – étaient accusés de provocation aux crimes et délits et d’apologie de délits de terrorisme (art. 414 du code pénal, § 1, 3 et 4), avec la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme (art. 270 bis du code pénal, § 1), pour la publication de la soixantaine de numéros de Bezmotivny, ainsi que d’offense à l’honneur ou au prestige du Président de la République (art. 278), pour un article précis (« Souffler sur le feu », publié dans Bezmotivny, première année, n°17, du 25 octobre 2021).

Tous les inculpés ont été acquittés du chef d’inculpation de provocation aux crimes et délits avec des circonstances aggravantes, « parce que les faits n’ont pas eu lieu », tandis que le seul Luigi a été condamné à huit mois, sans application de la récidive, pour offense à l’honneur ou au prestige du Président de la République (les trois autres inculpés ont été acquittés de cette accusation aussi, « pour ne pas avoir accompli le fait »). En outre, la demande d’indemnisation des dommages-intérêts présentée par l’avocat de l’État a été rejetée.

À la fin du réquisitoire, lors de l’audience précédente, le 1er avril, le procureur Manotti, de la Direction anti-mafia et antiterrorisme du district de Gênes, avait demandé sept ans de prison pour Gino, six ans pour Luigi (avec la révocation de la suspension de la peine pour une ancienne condamnation, qui lui avait été infligée par le tribunal de Ravenna), ainsi que cinq ans et six mois chacun pour Gaia et Paolo, alors que l’avocat de l’État, représentant la Présidence du Conseil des ministres, avait demandé une indemnisations des dommages-intérêts d’un demi-million d’euros

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Espagne et Italie – Quelques nouvelles de la situation Ghespe https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/12/espagne-et-italie-quelques-nouvelles-de-la-situation-ghespe/ Sat, 12 Apr 2025 17:27:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59028 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / vendredi 11 avril 2025

Athènes, le 30 mars 2025

La nuit entre le 14 et le 15 février, une interpellation met un terme, après environ deux ans, à la cavale de Ghespe. Dès le moment de son interpellation, les gardes de l’État espagnol se sont distingués par leur lâcheté. Les coups, les menaces et celles que le compagnon lui-même a reconnu comme des tortures psychologiques et physiques l’ont porté à faire un geste extrême pour pouvoir sortir d’une situation de danger absolu pour sa sécurité. Pour pouvoir quitter la section de la prison de Soto del Real, à Madrid, il s’est coupé les veines sur les bras et il a été transféré à l’hôpital psychiatrique. La règle est que celui qui met en danger sa propre vie est soumis à une hospitalisation sous contrainte, par conséquent des sédatifs et des neuroleptiques lui ont été injectés. Il tient beaucoup à préciser que son geste n’a pas été accompli avec une volonté suicidaire et que de telles idées ne lui sont jamais venues à l’esprit. La quantité de sang qu’il a perdu a été tellement importante qu’il a dû recevoir des transfusions.

Pendant son hospitalisation dans la section psychiatrique, il a encore subi des épisodes de torture, comme la pression sur ses blessures ouvertes, de la part du personnel de hôpital. Après sa sortie de l’hôpital, il a été extradé en Italie, le 4 mars, et, juste après son vol depuis Madrid, enfermé dans la prison de Rebibbia, à Rome.
Le 20 mars, il a été transféré dans la prison de Spoleto et placé de manière provisoire dans la section d’infirmerie. Suite à un différend avec un maton, il a subi une autre hospitalisation sous contrainte en psychiatrie, qui a été faite passer sur le papier comme volontaire, même s’ils lui ont administré un sédatif avec des moyens coercitifs.
Aujourd’hui, Ghespe résiste, il se trouve en cellule seul et il est dans l’attente de l’autorisation de pouvoir faire des parloirs avec sa compagne. Nous invitons toutes les personnes solidaires à le submerger de lettres, de livres ([en italien et] aussi en castillan) et de solidarité et nous relançons le rassemblement devant la prison de Spoleto, prévu pour le 26 avril.

Solidarité et complicité avec Ghespe, contre l’État et ses taules, pour l’anarchie.

L’adresse pour lui écrire :
Salvatore Vespertino
Casa di Reclusione Spoleto
Località Maiano, 10
06049 – Spoleto (PG)
Italie

Pour envoyer de l’argent :
Titulaire : Micol Marino
Iban : IT33I3608105138262555662570
BIC/SWIFT: PPAYITR1XXX

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Massa (Italie) : L’Inquisition travaille https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/08/massa-italie-linquisition-travaille/ Tue, 08 Apr 2025 17:04:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58994 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / lundi 7 avril 2025

L’Inquisition travaille.
Des requêtes allant des cinq ans et six mois aux sept ans de prison, pour les inculpés du procès de Massa, issu de l’opération Scripta Scelera.

Mardi 1er avril a eu lieu à Massa l’une des audiences les plus importantes du procès contre quatre anarchistes sous enquête dans l’opération Scripta Scelera, à cause de la création et de la diffusion du bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny. À partir de midi, sur la place Palma, il y a eu des interventions faites à la sono et une diffusion de tracts et à 15 heures les compagnons solidaires présents sont entrés dans la salle.

Au cours de l’audience, le procureur Manotti, de la Direction anti-mafia et antiterrorisme du district de Gênes, a prononcé son réquisitoire et ensuite il a exposé ses requêtes de condamnation des inculpés, en ce qui concerne les deux chefs d’inculpation : provocation aux crimes et délits, avec la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme (et aussi d’apologie de délits de terrorisme) et offense à l’honneur ou au prestige du Président de la république. En revanche, il n’a pas demandé de condamnations pour la circonstance aggravante d’avoir perpétré les faits par le biais d’instruments informatiques ou télématiques.

Voici les requêtes : sept ans de prison pour Gino, six ans pour Luigi (avec la révocation de la suspension de la peine pour une ancienne condamnation, qui lui avait été infligée par le tribunal de Ravenna), cinq ans et six mois chacun pour Gaia et Paolo. Mardi 8 avril, toujours à 15 heures, au tribunal de la place De Gasperi, il y [a eu] l’audience avec les plaidoiries de la défense et la sentence.

Avant de faire quelques courtes réflexions, nous rappelons que ce procès – à l’exception du délit d’association subversive, dont ils étaient accusé au début – concerne quatre inculpés, ceux pour lesquels, en janvier 2024, a été ordonné ce procès avec jugement immédiat et qui se trouvaient à l’époque aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions, tandis que, pour les autre six inculpés, la procédure est encore dans la phase d’enquête.

Depuis beaucoup de temps, l’appareil répressif essaye avec acharnement de « stopper » les anarchistes. Avec les procédures qui se sont suivies au fil des années, contre des journaux, on nous « reproche », en substance, d’être ce que nous sommes et en particulier avec Scripta Scelera l’État voudrait frapper l’agitation et la propagande anarchiste. La volonté éhontée de faire taire les publications révolutionnaires, ainsi que de diaboliser les actions d’attaque contre l’État et le capitalisme, montrent la vraie essence du visage permissif de l’État et de ses « libertés d’expression », notamment en temps de guerre. Sept ans de prison uniquement pour avoir publié un journal – la soixantaine de numéros de Bezmotivny ; à notre connaissance, il s’agit de la requête de condamnation la plus haute qui a jamais été faite, dans un procès contre les anarchistes, par rapport à ceux qui, objectivement, sont des « délits d’opinion ». Les idées anarchistes sont évidemment dangereuses, parce qu’elles débordent d’une urgence de vie, parce qu’elles exhortent à ne pas passer notre existence à genoux, parce qu’elle parlent de la volonté de bouleverser radicalement ce vieux monde, parce qu’elles suggèrent une méthode de lutte, parce que…

Quoi dire d’autre ? L’avertissement de la nouvelle inquisition, chapeautée par les parquets antiterrorisme et par la police préventive, est évident : devant la conjugaison théorique-pratique de l’anarchisme, soit le silence, soit la condamnation. Pourtant, s’ils essayent de nous convaincre que tout ça n’en vaut pas la peine, ils se sont vraiment trompés…

3 avril 2025

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Italie : Des perquisitions à Pise et Carrare https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/29/italie-des-perquisitions-a-pise-et-carrare/ Sat, 29 Mar 2025 17:15:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58829 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / jeudi 27 mars 2025

Des perquisitions à Pise et Carrare, en lien avec l’action contre le tribunal menée pendant la campagne de solidarité avec Alfredo Cospito

À l’aube de mercredi 26 mars, dans les villes de Pise et Carrare, ont eu lieu deux perquisitions domiciliaires, en vertu des articles 110, 56, 424 [respectivement : crime ou délit avec le concours de plusieurs personnes, tentative de commettre un crime ou délit, dégradation par incendie ; NdAtt.] du code pénal, avec la circonstance aggravante de l’article 270bis § 1 [création d’une association avec finalité de terrorisme ; NdAtt.], en lien avec le placement d’un engin incendiaire devant le tribunal de Pise, retrouvé par les forces qui défendent l’État italien en février 2023. Une action qui s’inscrivait dans la large mobilisation en solidarité avec Alfredo Cospito, contre le 41bis et la peine d’emprisonnement à perpétuité avec période de sûreté illimitée.

L’enquête, menée par la Direction Antimafia et Antiterrorisme du district de Florence, vise, comme d’ailleurs toutes les enquêtes contre le mouvement anarchiste, à menacer les révolutionnaires et l’esprit d’initiative qui les caractérise.

La lutte continue.

Les compagnons sous enquête

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Trente (Italie) : Massimo emprisonné en « semi-liberté » https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/29/trente-italie-massimo-emprisonne-en-semi-liberte/ Sat, 29 Mar 2025 17:12:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58825 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / jeudi 27 mars 2025

Depuis hier, mercredi 26 mars, notre cher ami et compagnon Massimo se trouve dans la prison de Spini di Gardolo (Trente), sous le régime appelé « semi-liberté », pour plusieurs condamnations définitives de la durée globale de deux ans et sept mois (la condamnation principale, d’une durée d’un peu plus de deux ans, concerne les affrontements qui ont eu lieu à Rovereto lors de la visite de Salvini [leader du parti d’extrême droite Lega Nord ; NdAtt.] ; c’est l’une des raisons pour laquelle Giulio  aussi se trouve en prison).

Étant donné que sa requête de pouvoir purger la peine en semi-liberté a été acceptée, dans quelques semaines il pourra sortir pour travailler, quelque chose qui réduit, sans l’effacer, la rage de le savoir enfermé.

On sait qu’il va bien, avec la compagnie d’un gros sac de livres, d’un lecteur pour MP3 chargé à métal et de sa sereine détermination. Dans l’attente de l’embrasser à nouveau, nous lui envoyons toute notre solidarité et notre affection.

Pour lui écrire :

Massimo Passamani
C.C. Spini di Gardolo
Via Cesare Beccaria, 13
38100 – Trento (Italie)

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Italie : Le compagnon Ghespe a été transféré dans la prison de Spoleto https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/24/italie-le-compagnon-ghespe-a-ete-transfere-dans-la-prison-de-spoleto/ Mon, 24 Mar 2025 17:23:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58775 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / lundi 24 mars 2025

L’anarchiste Salvatore Verspertino (Ghespe) a été transféré de la prison de Rebibbia à celle de
Arrêté en Espagne le 15 février, suite à un mandat d’arrêt européen, et extradé en Italie, Ghespe a d’abord été amené à Rome, dans la prison de Rebibbia, et ensuite transféré à la prison de Spoleto.

Nous rappelons que Ghespe doit purger une condamnation à huit ans pour fabrication, possession et transport d’engin explosif, blessures graves et dégradation, dans le cadre de l’opération Panico, de 2017, à Florence, car accusé d’avoir fabriqué l’engin explosif artisanal trouvé devant l’entrée de la librairie Il Bargello, siège des fascistes de CasaPound à Florence.

Dès les premiers jours de sa détention en Espagne, Ghespe a subi des pression et des harcèlements de la part des flics et des bourreaux. À Rebibbia, on ne lui a pas donné son courrier et les parloirs et les appels téléphoniques ont été autorisés seulement peu avant son transfert à la prison de Spoleto.
Si les flics et les serviteurs de l’État pensent de pouvoir utiliser des telles manigances pour briser notre proximité, ils se trompent complètement.

AUCUNE CAGE N’ARRÊTERA NOTRE SOLIDARITÉ
LIBERTÉ POUR GHESPE
LIBERTÉ POUR TOUTES
LIBERTÉ POUR TOUS

Pour continuer à lu écrire :
Salvatore Vespertino
Casa di reclusione di Spoleto
Località Maiano, 10
06049 – Spoleto (PG) (Italie)

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Trente (Italie) : Stecco condamné à trois ans et six mois https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/24/trente-italie-stecco-condamne-a-trois-ans-et-six-mois/ Mon, 24 Mar 2025 17:19:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58778 Continuer la lecture ]]> extrait de Il Rovescio / samedi 22 mars 2025

Hier, au tribunal de Trente, a eu lieu le procès de premier degré contre notre ami et compagnon Stecco, accusé d’avoir favorisé la cavale de l’ami et compagnon Juan, ainsi que d’avoir falsifié des documents d’identité. Stecco a été condamné – avec une procédure abrégée – à trois ans et six mois de prison (une peine plus élevée que celle que le procureur lui-même avait demandée). Cette sentence ressemble carrément à une mise en garde : quiconque aide des personnes en fuite et en cavale va le payer cher. La condamnation de hier va de paire avec le déploiement vraiment impressionnant d’hommes et de moyens qui a mené à l’arrestation de Stecco. À ce propos, une synthèse de ce qui est bien que les compagnonnes et les compagnons sachent des armes de l’ennemi sera publiée, à partir de ce qu’il ressort du dossier de l’opération Diana.

Devant le tribunal a eu lieu un rassemblement de solidarité avec Juan et Stecco, en particulier contre l’énième imposition d’un procès en visioconférence.

[…]

Pour lui écrire :
Luca Dolce
Casa Circondariale di Sanremo
Strada Armea, 144
18038 – Sanremo (Italie)

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