CRA de Nantes – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 10 Aug 2026 16:20:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Nantes : Actions directes contre le CRA au champs de manoeuvres https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/10/nantes-actions-directes-contre-le-cra-au-champs-de-manoeuvres/ Mon, 10 Aug 2026 16:12:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63549 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 8 août 2026

La préfecture a installé des barrières devant le terrain où ils veulent construire un CRA. Il y a deux semaines des camarades sont allé.es les débouloner (voir article) [relayé aussi ici ; NdAtt.]. La préfecture les a remises. On s’est dit que c’était à notre tour d’aller les enlever. Arrivé.es sur place, on a trouvé toutes les barrières en vrac par terre. Bravo à l’équipe déterminée qui est passé avant nous !

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Nantes : Des barrières au champ de manoeuvres… https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/01/nantes-des-barrieres-au-champ-de-manoeuvres/ Sat, 01 Aug 2026 17:32:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63461 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 29 juillet 2026

Dimanche dernier, le préfet s’est réveillé avec une douleur abdominale si vive qu’on aurait dit un tremblement de terre.

La cause ?

Un cauchemar éveillé : le projet de Centre de Rétention d’eau Administrative s’était effondré sous le poids des protestations, et surtout, le souvenir brutal d’une décision idiote cruelle. La semaine précédente, dans un élan de zèle mal placé, il avait validé l’installation de grilles de sécurité le long de la route du projet de CRA dans la forêt. Vers 3 heures du matin, une vision hantait ses yeux : celle des images de la Gironde, où des incendies dévastateurs ravagaient des paysages entiers. Les animaux de la forêt étaient pris dans le brasier, les pompiers ne pouvaient pas intervenir faute d’accès.
La peur de voir son champ de manœuvres devenir un brasier l’avait saisi à point. « Mais pourquoi ai-je fait ça ? » se hurla-t-il à lui-même en se redressant dans son canapé « Mais quel con, c’est de la folie ! ». D’un bond, il sauta du lit, enchaîna ses charentaises et fonça vers la maison d’arrêt voisine du projet, décidé à corriger ses erreurs dans la nuit. Mais quelle ne fut pas sa surprise ! Il réalisa, une fois sur place, qu’il avait oublié ses outils. Et pour couronner le tout, il portait toujours ses charentaises et son pyjama à carreaux, totalement inadaptés à la marche dans les ronces épineuses.

« Bon sang, je suis un préfet, pas un clown ! »
grommela-t-il en rebroussant chemin en trombe.

Il retourna chez lui, récupéra des clés et enfila des bottes robustes, prêtes à affronter les ronciers. Revenu sur les lieux, il se lança dans une tâche titanesque : déboulonner toutes les grilles, retirer des plots en béton et tout jeter dans les ronces. Pendant trois heures, il travailla comme un forcené, suant à grosses gouttes, les vêtements collés à la peau. Le lendemain, il n’irait pas à la salle de sport.

« C’est du sport, » se dit-il en essuyant son front dégoulinant,
« réparer ses propres conneries, c’est levrai workout ! »

Quant aux moutons de Lidl et aux chevreuils du champ de manœuvres, ils ont bien rit de cette scène nocturne, voyant un préfet en charentaises, puis en bottes, se battre contre des plots de béton, des grilles en alu et les ronces. Le pire c’est quand il marcha sur les pattes d’un blaireau qui aussitôt lui croqua les guiboles.
Le lendemain, un journaliste local, intrigué par la disparition des grilles, tenta de percer le mystère. En arrivant sur place, il trouva le préfet, épuisé, en train de manger une baguette de pain rassis et du pâté Enaff, assis sur un plot de béton qu’il avait lui-même arraché.

« Vous avez vu les moutons de Lidl ? » lui demanda-t-il, les yeux cernés.
« Ils m’ont jugé ! Ils ont ri de mes charentaises ! »

Le préfet, le souffle court, ajouta : « Je pensais faire une œuvre utile, mais en réalité, je suis devenu le sujet d’une comédie animalière. »

Les moutons, de leur côté « rire de plus Bêle »,
tandis que le blaireau ne pouvait plus s’arrêter de rire du fond de son trou.

 

Bon en vrai, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Les animaux qui rigolent du préfet, passe encore, mais un préfet qui a des scrupules, on se doute que vous n’y avez pas vraiment cru. La vérité, c’est qu’à défaut de prise de conscience du préfet, on a du s’en charger nous même, et on peut vous dire qu’on s’est bien amusés. La prochaine fois, on vous invitera. Les risques juridiques sont très limités, le cadre est sympa et il y a dans l’air un délicieux parfum de subversion.

À bientôt !

 

Et, selon un commentaire à l’article ci-dessus, « Les barrières ont été remises en place mardi dernier. Des gens sont chauds pour y aller ? C’est rue de la Mainguais, au niveau de l’arrêt de bus « Nouveau Bêle ». […] Prévoir une clé à molette ou un jeu de clés plates.»

Une vidéo (on en trouvera d’autres sur Indymedia Nantes)

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Nantes – Léon Grosse : ton business est crade https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/27/nantes-leon-grosse-ton-business-est-crade/ Mon, 27 Apr 2026 17:00:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62698 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 22 avril 2026

Dans le cadre de la journée de mobilisation nationale contre les Centres de Rétention Administratives (CRA), nous avons repeint les facades de l’entreprise Léon Grosse et lui avons laissé un petit message.

Dimanche 19 avril dans la soirée, plusieurs activistes ont mené une action rapide et symbolique devant le siège du groupe : du faux sang, symbole des victimes de la politique migratoire française, a été projeté sur la facade de l’entreprise, afin de dénoncer la responsabilité du groupe dans ce projet mortifère, raciste et indigne.

Pour rappel, les CRA sont des lieux où sont enfermees des personnes en raison de leur situation administrative irrégulière, sans jugement ni procès.

Les conditions d’enfermement portent largement atteinte à la dignité humaine : nourriture insuffisante et périmée, coupures d’eau courante, locaux insalubres et non entretenus, refus d’accès aux médicaments et aux soins, violences physiques et psychiques… Tout cela avec la menace d’être expulsé à tout moment pour des personnes vulnérables ayant déjà bien souvent traversé des expériences traumatiques dans leur parcours.

Le CRA à Nantes, qui sera l’un des plus grands de France avec 140 places prévues, fait partie d’un projet national initié par Gérald Darmanin, prévoyant de multiplier par deux le nombre de places sur le territoire. Ce projet s’inscrit dans une politique migratoire de l’Etat de plus en plus répressive et déshumanisante, au pretexte de la supposée dangerosité des personnes ciblées, ideés recues pourtant largement démontées par plusieurs études.

Cette politique est l’une des composantes d’un système capitaliste néocolonial et raciste qui se maintient par la reproduction de formes de d’exploitation et d’oppression sur les personnes issues l’immigration tout en continuant l’exploitation asymétrique des ressources et la destruction globale du vivant.

Nos organisations luttent contre ces ravages dont l’une des racines premières est le colonialisme. Nous défendons une écologie politique, systémique et décoloniale, nous voulons que cesse la violence capitaliste et imperialiste exercée sur les corps et les terres. C’est pourquoi nous nous opposons fermement au principe même du CRA, qui participe au continuum colonial en criminalisant immigration, en enfermant des étranger es dans des conditions indignes et en organisant des expulsions de masse.

Nos revendications sont claires :

Nous demandons à Léon Grosse de se retirer du projet du CRA.

Nous exigeons de Johanna Rolland, Maire de Nantes, qui s’est récemment opposée publiquement au projet du CRA, allier les actes aux paroles en usant des leviers juridiques qui existent bel et bien pour l’abandon definitif du projet.

Nous tenons à rappeler au groupe Léon Grosse qu’à Nantes une resistance de plus en plus forte et structurée s’oppose à la construction du CRA, elle se poursuivra et s’intensifiera jusqu’à l’abandon du projet.

Restons mobilisé.es contre les CRA, ni ici, ni ailleurs!




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