cimenterie – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 24 Aug 2026 17:02:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Lingolsheim (Bas-Rhin) : Des formes irrégulières de lignes https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/24/lingolsheim-bas-rhin-des-formes-irregulieres-de-lignes/ Mon, 24 Aug 2026 17:01:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63657 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / samedi 22 août 2026

Revendication d’action contre EQIOM

Nous nous sommes rencontré.es, à nouveau, et nous avons tracé,
Tracé des lignes,
De toutes les formes de nos possibles,

Des lignes d’échappées qui fleurent bon la joie,
Aux silhouettes en promenade,
Et qui explorent différemment nos paysages,

Nous avons appris des précédentes, des séculaires et des mortes,
Ainsi que de celles prescrites par nos dissemblables,
Pour en tracer encore des nouvelles,

Des lignes sensibles aux ruines qui nous entourent,
Qui se dissimulent dans les ombrages des avenues,
Longeant les réseaux de la métropole pour esquiver au mieux la capture de nos voyages,

Des lignes qui se transforment à mesure qu’elles infiltrent le spectacle de pixels,
Devenant bifurcation dans les artères où prolifère l’obsession scopique,
Et esquive devant les foyers qui partagent la même pulsion,

Jusqu’à atteindre un soir, non loin de Strasbourg, l’inévitable grille de la zone-cible,
Opposant ses stries droites à nos lignes versatiles,
Et face à laquelle seule une forme imprévisible peut produire une deuxième fente,

Notre ligne-foudre,
Engendrée par la combinaison de nos vérités intimes,
Et alliant nos puissances en une brûlante attaque,

*
* *

Détruisons ce qui nous détruit

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Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique) : Revendication sabotage cimenterie https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/26/nort-sur-erdre-loire-atlantique-revendication-sabotage-cimenterie/ Tue, 26 May 2026 17:07:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62978 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / lundi 26 mai 2026

Dans la nuit de samedi à dimanche, avec mes doudous d’amour on est parti brûler 4 bétonnières au Nord de Nantes.

Cimenterie BME Guimard Béton – Nort sur Erdre 44390
Nuit du 23-24 mai 2026
Printemps des luttes locales

Luttons contre le béton et son monde. Détruisons les industries écocidaires.
C’était super, on vous conseille vivement de reproduire ça chez vous !

 

Note d’Attaque : ce texte de revendication a aussi été publié sur Indymedia Nantes le 26 mai. Là, il comporte deux paragraphes de plus. Les voici :

Malgré les grands engagements de zéro artificialisation et de préservation du vivant, le constat est accablant : la France continue de bétonner massivement ses terres agricoles et naturelles.

Chaque année, plus de 24 000 hectares sont encore artificialisés, soit cinq terrains de football par heure, et cette destruction massive ne ralentit pas. La bétonisation imperméabilise les sols, tandis que l’extraction des granulats artificialise les terres agricoles et détruit les nappes souterraines, le plus souvent de façon irrémédiable. Le ciment, ingrédient indispensable à la fabrication du béton, est responsable de 8 % des émissions de CO2 mondiales et de la disparition des habitats naturels, première cause de l’extinction de la biodiversité.

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Le Teil (Ardèche) : Deux machines de la cimenterie Lafarge incendiées https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/21/le-teil-ardeche-deux-machines-de-la-cimenterie-lafarge-incendiees/ Thu, 21 Aug 2025 16:21:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60336 Continuer la lecture ]]> France Bleu / jeudi 21 août 2025

Deux engins ont été volontairement incendiés dans la nuit de mercredi 20 août à jeudi 21 août sur le site de l’usine Lafarge du Teil. L’action n’a, pour l’instant, fait l’objet d’aucune revendication, et une enquête est en cours pour identifier les auteurs.

Selon le Dauphiné Libéré, « deux engins de chantier, (des chargeuses), ont été incendiés dans la carrière exploitée par la cimenterie Lafarge. Des tags ont également été inscrits. »

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Mise à jour du 22 août :

extraits d’un autre article du Dauphiné Libéré, toujours du 21 août :

[…] Deux individus ont, entre 23 heures et minuit, incendié les cabines de deux chargeuses se trouvant dans la carrière. Une chargeuse est un imposant engin de chantier, une sorte de bulldozer.

Afin de pénétrer dans la « zone interdite » du cimentier dont l’entrée principale est gardée, et dont
les autres accès sont barrés par des panneaux et du grillage, les deux complices ont vraisemblable-
ment dû s’enfoncer dans les bois en empruntant un sentier escarpé et caillouteux.

Avant de quitter le site, les deux incendiaires ont inscrit un tag sur le mur d’un local technique se trouvant à proximité des engins : « voisins vigilants #10Septembre ». Une inscription qui fait référence aux appels à « tout bloquer » en France à cette date qui se multiplient sur les réseaux sociaux et qui sont relayés par certains syndicats et partis politiques. […]

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Bretonnières (Suisse) : Cramer Holcim, joyeusement ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/03/bretonnieres-suisse-cramer-holcim-joyeusement/ Thu, 03 Jul 2025 16:35:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59879 Continuer la lecture ]]> Renversé / jeudi 3 juillet 2025

Attaque contre la carrière d’Holcim à Bretonnières

La semaine passée, alors que nous faisions une belle randonnée dans la forêt de Bretonnières. (Canton de Vaud, Suisse), une triste réalité est venue gâcher notre moment.

Au bout du chemin, la forêt était coupée net. On a découvert alors une carrière d’Holcim. D’un coup la colère est montée. On se rappelait que c’est ceux-là qui avaient financé Daech à coup de millions pour protéger leurs activités ; Et aussi que leurs pratiques dans le reste du monde sont encore plus crades que dans nos pires cauchemars.
Les plus gros pollueurs de Suisse étaient là, sous nos yeux.
Nos cœurs battaient fort. On ne pouvait quand même pas repartir de là la tête baissée. Ne pas broncher.

D’un coup, comme synchronisé.es, on s’est mis touxtes ensemble à dévaler la pente jusqu’au fond de cette carrière. On sentait notre tristesse se transformer en courage. Et c’est comme si ce qu’il y avait a faire était limpide. Des gestes d’autodéfense se sont coordonnés pratiquement sans un mot.

On a d’abord sectionné les longues bandes transporteuses – elles sont apparemment très fastidieuses et coûteuse à remplacer.
Puis, après ça, nous nous sommes touxtes rapproché.es des grosses machines. On a ouvert leur capot et cabine pour les asperger de liquide allume-feu. On a réalisé aussi des petits starters à barbecue à différents endroits (sous les pneus quand il y en avait et vers les réservoirs et les moteurs). Ils étaient constitués de tissus imprégnés de liquide inflammable, avec dessus une ou deux bouteilles en PET remplies de combustible. Et en haut de la pile, on y a encore placé des plaques d’allume-feu. Pour allumer sans risque, on a jeté un allume-BBQ sur le tout.

Et voilà, nous sommes ensuite reparti.es rempli.es de joie, illuminé.es par ces monstres en train de disparaître dans les flammes.
On entendait les crépitements, On se sentaient léger.es, Avec la tête haute.

En Suisse, nous sommes au beau milieu des escrocs qui exploitent la terre et les travailleur.euses du monde entier. L’impérialisme se planifie ici.

Et par respect envers celleux qui risquent leur vie pour un monde plus juste, celleux qui sont emprisonné.es ou encore celleux qui y ont laissé leur vie :
Ce serait bien si on allait au-delà du blabla et des critiques.
Passons de la paroles aux actes !
Rendons les coups quand c’est possible, avec courage, prudence et joie.

A touxtes celleux qui luttent <3

PS : pour limiter les risques lors de tes ballades nocturnes, voici quelques infos pratiques (car pour de vrai, ça s’improvise pas) !!! Utilise Tor !!!

  • Tuto pour des actions :
    https://www.infokiosques.net/lire.php?id_article=556
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Berlin (Allemagne) : Contre la destruction de l’environnement, l’oppression et la guerre https://attaque.noblogs.org/post/2024/01/08/berlin-allemagne-contre-la-destruction-de-lenvironnement-loppression-et-la-guerre/ Mon, 08 Jan 2024 20:04:27 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=53952 Continuer la lecture ]]> Kontrapolis / vendredi 29 décembre 2023

Contre la destruction de l’environnement, l’oppression et la guerre – Du feu pour l’usine à béton de CEMEX

Inspiré.es par une série d’actions et de sabotages contre « le monde du béton », en France (2), en Belgique et en Suisse, aux premières heures du 27 décembre, nous avons rendu visite à l’usine à béton de CEMEX, sur le Schleusenufer, dans le quartier berlinois de Kreuzberg, et là-bas, avec le feu, nous avons retiré de la circulation plusieurs camions toupie et mis à l’arrêt le convoyeur, ainsi qu’un local technique.

Un champion parmi les destructeurs du climat

Le désert de béton et d’asphalte s’étend toujours plus. Rien qu’en Allemagne, ce sont 30 hectares de sol vivant qui sont ensevelis chaque jour sous le matériel de construction le plus demandé. Des routes, des places, des centres commerciaux, des complexes industriels et des maisons ; des parties énormes de la surface de la terre sont déjà cimentées et chaque année des projets d’infrastructures comme des barrages, des autoroutes, des ponts, des aéroports, etc. dévorent plusieurs milliards de tonnes de béton en plus.

Tout cela n’est pas sans conséquences. Le béton est considéré comme le destructeur du climat par excellence. Presque 10% du dioxyde de carbone que ce système rejette actuellement dans l’air provient de l’industrie du ciment. C’est presque trois fois celui émis par le trafic aérien. En même temps, la production de béton consomme d’énormes quantités de ressources. Le sable, en particulier, indispensable à sa production, est déjà rare aujourd’hui, c’est pourquoi partout dans le monde des littoraux et parfois des îles entières sont creusés. Avec des effets dévastateurs sur les écosystèmes environnants. De même, l’imperméabilisation des sols a des conséquences catastrophiques. Les espaces urbains se réchauffent toujours plus, alors que l’eau de pluie ne peut plus s’infiltrer dans la terre. Les nappes phréatiques ne se remplissent plus comme avant, ce qui, à long terme, entraînera une pénurie d’eau dans des nombreux endroits, ou l’a déjà fait. Les résultats sont d’une part l’aridité et la sécheresse, alors qu’ailleurs des fortes pluies, de plus en plus fréquentes, portent à des inondations et à l’érosion des sols. Bien pire encore, avec chaque mètre carré de béton en plus, des habitats et des sources de nourriture sont détruits. La perte de surfaces naturelles et le manque de végétation portent à une diminution de la biodiversité, ce qui a une influence sur des nombreuses populations d’animaux et de plantes et aura comme conséquence l’extinction de certaines espèces.

Dommage, le béton ne brûle pas

Le béton est devenu le symbole de toute une époque. Une époque où le capitalisme fête son expansion jusqu’aux derniers recoins de la planète et a coulé cette victoire dans le béton, sous forme de constructions monumentales dans les centres de pouvoir des métropoles. Par un réseau grandissant de routes, qui a d’abord ouvert la voie à l’exploitation et à l’utilisation des êtres humains et de la nature, le monstre du nom « civilisation » a bouffé le monde entier.

Mais, depuis toujours, il y a aussi de la résistance. Dans le sud du globe, où jusqu’à présent les répercussions du changement climatique se font sentir plus clairement et où la domination occidentale trouve son prolongement néocoloniale par l’exploitation des ressources et de la main-d’œuvre, il y a d’innombrables foyers de conflit. Des révoltes qui sont déclenchées par des menaces à l’existence, où des gens s’opposent par tous les moyens possibles à la destruction. Paradoxalement, de nos jours les origines de ces conflits sont souvent liées à l’ouverture de nouveaux marchés des technologies prétendument « vertes » et à la voracité en matières premières qui les accompagne. Si nous prenons pour cible ici les responsables de cette misère, nous le faisons aux côtés de tou.tes ceux/celles qui n’ont aucun autre choix. Car, pour beaucoup de monde, les seules alternatives à la résistance sont la fuite ou la mort.

C’est pourquoi il semble presque cynique que certaines parties du mouvement en défense du climat, dans ce pays, se distinguent surtout par leurs requêtes bien respectueuses au monde politique, celui qui nous a mis dans le pétrin et ne montre aucun intérêt à renoncer à ses privilèges. Ces activistes tombent dans le piège de vouloir plaire aux conceptions morales bourgeoises, avec leur profession de foi mensongère de renoncement à la violence. Cela n’a pas toujours été comme ça. Par exemple, pendant le mouvement anti-nucléaire des centaines de pylônes électriques ont été sciés, partout à travers l’Allemagne de l’Ouest, et les transports Castor [le combustible nucléaire usagé des centrales allemandes, qui a été portés à La Hague pour y être retraité et vitrifié, est ensuite baladé à nouveau à travers le continent, jusqu’à Gorleben, son lieux de stockage « définitif » ; NdAtt.] ont toujours été accompagnés par des sabotages de masse des infrastructures ferroviaires. Les protestations contre la nouvelle piste de décollage ouest de l’aéroport de Francfort-sur-le-Main ou contre l’usine de retraitement des déchets nucléaires de Wackersdorf [deux importantes mobilisation écologistes des années 80 ; la première a été vaincue, tandis que la deuxième a atteint son but ; NdAtt.] étaient régulièrement accompagnées par des émeutes auxquelles participaient des milliers de personnes. Alors pourquoi maintenant, quand ils sont plus nécessaire que jamais, ces conflits sont-ils si conformistes et malléables ? Si nous voulons arrêter durablement la destruction de la terre par la machine industrielle, on ne pourra pas éviter la confrontation avec cette société qui est issue d’une exploitation impitoyable et a succombé à la foi aveugle dans le progrès. Dommage que le béton ne brûle pas.

Le sale business de l’or gris

Avec l’attaque à l’entreprise CEMEX, nous avons touché l’un des plus gros producteur de béton du monde. CEMEX Deutschland AG est rattachée à sa société mère CEMEX S.A.B. de C.V., dont le siège est à Mexique et qui dispose, dans le monde, de 64 cimenteries, de 1348 usines de béton prêt à l’emploi, de 246 carrières, de 269 centres de distribution et de 68 terminaux maritimes. L’entreprise participe à des projets d’infrastructures et de grandes constructions dans plus de 50 pays. C’est le cas de l’extension controversée de l’autoroute urbaine A100, à Berlin. Une tombe à 560 millions d’euros, que le gouvernement nous a refilé. CEMEX, avec la production et la livraison de 170 000 m³ de béton, est l’un des grands profiteurs de ce monstre, qui va maintenant ouvrir une tranchée au beau milieu de la ville et qui recrachera bientôt une avalanche de voitures près du parc de Treptow.

En plus de l’habituelle destruction de l’environnement, qui fait partie des activités quotidiennes de ce secteur industriel, CEMEX a une autre histoire à présenter, particulièrement sanglante, qui concerne le Proche Orient ; nous voulons la mentionner maintenant, alors qu’une guerre dévastatrice fait à nouveau rage à Gaza. En 2005, CEMEX a absorbé l’entreprise israélienne Readymix Industries, qui a fourni le béton pour le mur israélien et a participé à la construction de check-points militaires en Cisjordanie, comme ceux de Hawara et d’Azun-Atma. CEMEX gagne de l’argent avec la construction de colonies illégales et d’avant-postes en Cisjordanie et elle y exploite des cimenteries à Mevo Horon, Atarot et Mishor Edomim, ainsi qu’à Katzerin, sur le plateau du Golan. De cette façon, l’entreprise devient un larbin et un allié de la politique d’extrême droite de Netanyahou et de ses partisan.es clérical-fascistes dans les colonies de peuplement. Ces structures servent principalement un objectif : rendre impossible aux Palestinien.nes une existence digne dans cette région, par le biais de l’harcèlement, de la répression, de la violence et des expulsions, des choses que, dans les pires des cas, ils/elles payent de leur vie. Rien ne peut justifier la souffrance indescriptible que cette politique entraîne.

Cependant, nous nous garderons de vouloir comprendre cette guerre au Proche Orient selon un simple schéma en noir et blanc, entre le Bien et le Mal. Nous sommes dégoûté.es aussi bien par les bombardements atroces de l’armée israélienne contre la population civile de Gaza que par les massacres du Hamas. Même si cette lutte et le nombre des victimes sont très inégaux, il est affreux de vouloir faire les comptes pour comparer la souffrance des un.es avec la souffrance des autres. Au lieu de brandir « la seule opinion » correcte ou le seul drapeau qui serait exempt de contradictions, nous tournons notre regard vers ceux/celles qui tirent des profits économiques de cette politique de guerre et qui s’enrichissent avec le militarisme et l’oppression raciste. C’est aussi pour cela que nous avons attaqué CEMEX. Et nous le faisons avec la plus forte empathie pour la souffrance et la douleur des gens qui doivent vivre dans une guerre permanente et la militarisation croissante de cette région. Toujours du côté de ceux/celles qui combattent pour la liberté de tout le monde, partout. Au-delà de l’État, de la nation et de la religion, de leur frontières et armées meurtrières.

SWITCH OFF!

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Hyères (Var) : Lafarge redécoré ! – De la peinture contre le béton https://attaque.noblogs.org/post/2023/12/12/hyeres-var-lafarge-redecore-de-la-peinture-contre-le-beton/ Tue, 12 Dec 2023 17:47:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=53554 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / mardi 12 décembre 2023

Dans la nuit du 10 au 11 Décembre, le site Lafarge de Hyères dans le Var a été repeint par nos soins. En quelques minutes, ce sont quatre slogans qui vont venus déchirer la grisaille des murs ternes de son enceinte, à l’image du monde que Lafarge nous laisse partout, en détruisant le vivant.
« Lafarge au cimetière, Justice populaire », « Moins de béton, plus de triton », « Stop Béton », « Lafarge + Daesh = <3 », autant de cris du cœur dessinant une ligne politique claire : la défense du vivant.

De quoi rappeler à ce très grand pollueur que ses sites ne sont à l’abri nulle part. Même dans des coins reculés et peu habitués de ce genre d’actions. Car la défense du vivant est une urgence, la sortie du capitalisme aussi.
Voilà ce pourquoi nous avons souhaité répondre à l’appel des Soulèvements de la Terre, par cette petite action rapide. Elle s’inscrit donc dans le cadre des journées d’action contre le béton et son monde, du 9 au 12 décembre.
De ce que nous retenons, elles ont déjà eu un franc succès et leur diversité doit être célébrée : cimenteries désarmées, entrepôts occupés ou partiellement bloqués, banderoles, manifestation, peinture, décoration et même un mur de terre, ce qui dénote une certaine créativité.

C’est bien par la diversité et la multiplication des formes de résistance que nous pourrons mettre fin aux mauvais jours. Cette action était notre modeste contribution à cette campagne d’action. Elle célèbre l’anniversaire du désarmement spectaculaire de l’usine Lafarge de Bouc-Bel-Air (13), pour laquelle de nombreux camarades font l’objet d’une répression féroce, et payent cher le prix de leur courage.
Cela n’est qu’un exemple de plus de la criminalisation des luttes, ainsi que de l’extension des outils de l’antiterrorisme contre toute forme d’opposition politique. Elle ne doit au contraire que renforcer notre détermination et notre solidarité. Nous devons rester d’ailleurs vigilant.e.s quant à l’évolution de cette procédure à leur égard, ainsi que de tous les procès concernant des militant.e.s.
La solidarité est notre arme, et la lutte notre seule chance de vaincre.
Car, comme le dit la chanson « les mauvais jours finiront. Et gare à la revanche, quand tous les pauvres s’y mettront ! ».

La Section Peinture des Phacomochères* En Colère.

 

* « Le phacomochère, c’est comme le phacochère mais en plus gros, il fait au moins 200 kilos de plus » Animal mythique d’Espigoule et du maquis provençal.

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Sassenage (Isère) : Nous avons décidé d’agir pour mettre un coup d’arrêt à la production de la cimenterie Vicat https://attaque.noblogs.org/post/2023/12/06/sassenage-isere-nous-avons-decide-dagir-pour-mettre-un-coup-darret-a-la-production-de-la-cimenterie-vicat/ Wed, 06 Dec 2023 17:29:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=53405 Continuer la lecture ]]> Rebellyon / mardi 5 décembre 2023

Dans la nuit du 3 au 4 décembre, dans le cadre des journées d’actions contre Lafarge et le monde du béton, nous avons décidé d’agir pour mettre un coup d’arrêt à la production de la cimenterie Vicat de Saint Egrève.

Si, à travers cette action, c’est toute l’industrie du béton que nous attaquons, le choix du groupe Vicat n’est pas un hasard. Loin de l’image de petite entreprise locale qu’il tente de promouvoir, Vicat est un géant du béton qui produit chaque année près de 23 millions de tonnes de matériaux, pour un chiffre d’affaire de plus de 3 milliards d’euros. Le groupe possède une douzaine de filiales dans le monde, dont une partie en Afrique de l’Ouest où, dans une logique néo-coloniale dramatique, il pollue massivement les eaux et les airs.

Le groupe tente de faire croire à des intentions écologistes, en mettant par exemple en avant le transport des matières premières par le téléphérique du site de Saint-Egrève – fabriqué par POMA, le fossoyeur du nucléaire à Bure. Pourtant, ses activités restent parmi les plus émétrices au monde avec 20 méga tonnes de CO2 par an relachées dans l’atmosphère, et il n’a pas diminué ses émissions au cours des dernières années malgré ses promesses. Au delà de ces émissions, l’entreprise contribue à la destruction du vivant de bien d’autres manières. Après avoir vendu du béton pour la construction d’EPR, pris part à l’artificialisation des sols dans le cadre du Grand Paris, le groupe a récemment fait l’acquisition de l’entreprise de transport SATM afin de pouvoir participer directement au chantier abberant du Lyon-Turin.

En 2022 sur France Bleu Isère, Guy Sidos, PDG du groupe, avait l’occasion de promouvoir ses opérations de greenwashing. Il déclarait alors, dans un exercice de style aussi acrobatique que malhonnête : « Vous savez, on ne reproche pas à un artiste-peintre la production de sa peinture. On ne va pas reprocher aux fabricants de matériaux l’usage qui en est fait. » Il semblerait ici que Vicat soit à la fois producteur de peinture et peintre, et le tableau est morbide.

Si il fallait encore en dire, nous ajouterions que l’histoire des familles Vicat et Sidos, à la tête du groupe, est celle du déshonneur de la collaboration et du fascisme. A l’image de Joseph Merceron-Vicat condamné à la prison et à l’indignité nationale après avoir contribué à constuire des bunkers pour le IIIe Reich, ou plus récemment à celle de Pierre Sidos, antisémite, pétainiste notoire et fondateur de l’Oeuvre Française.

Face aux entreprises capitalistes qui exploitent les êtres humains et face aux industries écocidaires, face à l’Etat bourgeois et à sa justice qui criminalise nos camarades, nous continuerons de lutter en paroles et en actes.

Soutien inconditionnel à nos camarades de Bouc-bel-air !

Commando pomme-pote

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Place Gre’Net / mardi 5 décembre 2023

La revendication émane d’un mystérieux “Commando pomme-pote”. « Dans la nuit du 3 au 4 décembre, dans le cadre des journées d’actions contre Lafarge et le monde du béton, nous avons décidé d’agir pour mettre un coup d’arrêt à la production de la cimenterie Vicat de Saint-Égrève », indique le collectif qui revendique, dans un communiqué adressé lundi 4 décembre 2023 au soir à Place Gre’net, une « action de sabotage » menée sur le site du cimentier isérois.

Pourtant, le groupe Vicat, contacté mardi 5 décembre, ne confirme pas et dément même les faits. L’entreprise assure n’être au courant d’aucun sabotage effectué contre ses activités, ni à Saint-Égrève ni ailleurs. Aucune plainte n’aurait ainsi été déposée à la gendarmerie.

« Nous avons mis hors d’usage les installations électriques de ce bâtiment ainsi que le moteur d’un convoyeur. »

Les militants ont toutefois apporté quelques précisions, mardi après-midi : « L’action a consisté dans le sabotage d’un bâtiment situé dans la carrière de Sassenage. Celui-ci sert de trémie pour alimenter un convoyeur conduisant la matière jusqu’au téléphérique, qui ensuite alimente la partie basse du site sur la commune de Saint-Egrève. De notre côté, nous avons mis hors d’usage les installations électriques de ce bâtiment ainsi que le moteur d’un convoyeur », détaillent-ils.

Le collectif écologiste, qui dit s’attaquer à « toute l’industrie du béton » à travers cette action, explique dans son communiqué du lundi 4 décembre que « le choix du groupe Vicat n’est pas un hasard ». Et de préciser : « Vicat est un géant du béton qui produit chaque année près de 23 millions de tonnes de matériaux, pour un chiffre d’affaire de plus de 3 milliards d’euros. »

Les activistes accusent le cimentier de « polluer massivement les eaux et les airs », notamment dans ses filiales situées en Afrique de l’ouest, « dans une logique néo-coloniale ». Ils fustigent aussi les « opérations de greenwashing » du groupe qui, selon eux, tente de « faire croire à des intentions écologistes, en mettant par exemple en avant le transport des matières premières par le téléphérique du site de Saint-Égrève – fabriqué par Poma, le fossoyeur du nucléaire à Bure ».

Pourtant, affirment les militants, « ses activités restent parmi les plus émettrices au monde avec 20 méga tonnes de CO2 par an relâchées dans l’atmosphère ». Ils dénoncent également d’autres exemples de « destruction du vivant », comme sa récente « acquisition de l’entreprise de transport SATM afin de pouvoir participer directement au chantier aberrant du Lyon-Turin. »

Le “Commando pomme-pote” pointe enfin l’histoire des familles Vicat et Sidos, à la tête du groupe, qu’il assimile à « celle du déshonneur de la collaboration et du fascisme ». Une référence à « Joseph Merceron-Vicat, condamné à la prison et à l’indignité nationale après avoir contribué à construire des bunkers pour le IIIe Reich », et à « Pierre Sidos, antisémite, pétainiste notoire et fondateur de l’Œuvre française ».

Le collectif conclut en promettant de continuer son combat « face aux entreprises capitalistes qui exploitent les êtres humains et face aux industries écocidaires ». Tout en affichant son « soutien inconditionnel à [ses] camarades de Bouc-Bel-Air », les trois militants des Soulèvements de la Terre interpellés le 27 novembre, près de Grenoble, et placés en garde à vue dans l’enquête sur le sabotage de l’usine Lafarge, en décembre 2022, à Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône).

La carrière Vicat, à Sassenage

[auf Deutsch][in English]

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Volos (Grèce) : Attaque incendiaire contre l’usine AGET https://attaque.noblogs.org/post/2021/07/23/volos-grece-attaque-incendiaire-contre-lusine-aget/ Fri, 23 Jul 2021 19:20:46 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44159 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / vendredi 23 juillet 2021

Volos : Attaque incendiaire contre l’usine AGET, de la part de la Cellule d’Action Directe « Vassilis Maggos »

L’ACTION REMPLACE LES LARMES

Au petit matin du dimanche 18 juillet, nous avons placé un engin incendiaire sous les transformateurs du poste électrique d’AGET [ΑΓΕΤ, AGET Heracles, entreprise de matériaux de construction, filiale de LafargeHolcim ; son usine de Volos est la plus grande cimenterie d’Europe ; NdAtt.], située à l’intérieur de cette usine.

Nous avons mené cette action pour rendre hommage à notre compagnon Vassilis Maggos*, exactement un an après sa mort. Nous n’oublions pas et ne pardonnerons pas les auteurs de son tabassage et de ses tortures. L’usine AGET est un fléau pour la ville de Volos, elle montre attitude autoritaire des institutions du pouvoir à l’encontre de l’environnement et la société de Volos. Ils sont les responsables moraux des événements de l’année dernière, qui ont conduit à la mort de notre compagnon, et cela ne sera pas oublié, jusqu’à quand nous ne verrons pas les cendres et les ruines de cette usine.

Dans ce contexte, nous avons offert plusieurs litres d’essence et de nombreuses flammes à ceux qui, jour après jour, donnent le cancer à une ville entière. Le système a caché l’action parce qu’il se sent et ils est vulnérable, nous confirmant que la peur a commencé à changer de camp. C’est l’affaire de tout le monde de prendre sa propre vie en main, en termes militants.

Les larmes pour Vassilis deviendront leurs cauchemars.
Et même si nous ne gagnerons jamais, nous nous battrons toujours !

Cellule d’Action Directe « Vassilis Maggos »
Dimanche 18 juillet 2021

 

* Note d’Attaque : le 14 juin 2020, lors d’une manifestation à Volos, Vassilis Maggos a été durement tabassé par les flics. Les coups ont duré pendant sa garde-à-vue, jusqu’à lui casser sept côtes et à atteindre des organes vitaux. Le 13 juillet, Vassilis a été retrouvé mort dans sa chambre par sa mère.

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Volos (Grèce) : Attaque des locaux du département de Magnésie https://attaque.noblogs.org/post/2020/07/23/volos-grece-attaque-des-locaux-du-departement-de-magnesie/ Thu, 23 Jul 2020 09:30:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=36947 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now ! / mercredi 22 juillet 2020

Beos, l’entreprise AΓET* et les fonctionnaires du gouvernement,
tous les salaud qui travaillent ensemble

Depuis des années, la ville de Volos pue le plastique brulé. Le nombre de cancers et de problèmes cardio-respiratoires ne cesse d’augmenter. Les habitant.e.s de Volos ont exigé, par de manifestations et de protestations de masse, l’arrêt de l’incinération des déchets et de la dégradation de nos vies.

Non seulement les autorités locales (municipales et départementales) ne partagent pas les demandes des citoyen.ne.s, mais elles essayent par tous les moyens d’accroître les gains des multinationales, au détriment de la société et de la nature.

Le 13 juin, les autorités ont essayé, à l’aide de leurs larbins, de réprimer le mouvement contre l’incinération/le traitement des déchets avec une violence brutale, des gaz et des coups, tandis que des poursuites judiciaires montées de toute pièce, des perquisitions illégales dans des maisons et des lieux de travail. Le point culminant de leur attaque répressive a été le lynchage et la torture extrêmes de notre ami et camarade Vassilis Maggos**. Suite à la mort prématurée de Vassilis, nos limites ont été largement dépassées !

Dans la nuit de jeudi à vendredi 17 juillet 2020, nous avons attaqué le bâtiment du Département de Magnésie avec des haches et du feu, en éclairant un peu cette sombre nuit d’été et en perturbant la tranquillité des chiens en uniforme (ou pas) de l’État. Il s’agissait d’un exemple, d’une forme minimale de contre-violence contre les politiques menées par les autorités municipales et départementales, un petit rappel du fait que nous nous déplaçons la nuit, prêt.e.s à tout !
Une réponse à l’arbitraire policier et judiciaire !

Même si nous ne gagnerons peut-être jamais, nous nous battrons toujours !
Vassilis Maggos présent !

 

Notes d’Attaque :
* Achilleas Beos est le maire de Volos (chef-lieu du nome, département, de Magnésie) ; l’entreprise ΑΓΕΤ (Heracles General Cement Corporation) est une entreprise de production de ciment (filiale du groupe LafargeHolcim). Son site de Volos est la plus grande cimenterie d’Europe.
** Le 14 juin, lors d’une manifestation à Volos, Vassilis Maggos a été durement tabassé par les flics. Les coups ont duré pendant sa garde-à-vue, jusqu’à lui casser sept côtes et à atteindre des organes vitaux. Le 13 juillet, Vassilis a été retrouvé mort dans sa chambre par sa mère. Pour plus d’informations sur son cas, lire ici.

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