Centre de rétention administrative – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 10 Aug 2026 16:20:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Nantes : Actions directes contre le CRA au champs de manoeuvres https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/10/nantes-actions-directes-contre-le-cra-au-champs-de-manoeuvres/ Mon, 10 Aug 2026 16:12:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63549 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 8 août 2026

La préfecture a installé des barrières devant le terrain où ils veulent construire un CRA. Il y a deux semaines des camarades sont allé.es les débouloner (voir article) [relayé aussi ici ; NdAtt.]. La préfecture les a remises. On s’est dit que c’était à notre tour d’aller les enlever. Arrivé.es sur place, on a trouvé toutes les barrières en vrac par terre. Bravo à l’équipe déterminée qui est passé avant nous !

]]>
Nantes : Des barrières au champ de manoeuvres… https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/01/nantes-des-barrieres-au-champ-de-manoeuvres/ Sat, 01 Aug 2026 17:32:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63461 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 29 juillet 2026

Dimanche dernier, le préfet s’est réveillé avec une douleur abdominale si vive qu’on aurait dit un tremblement de terre.

La cause ?

Un cauchemar éveillé : le projet de Centre de Rétention d’eau Administrative s’était effondré sous le poids des protestations, et surtout, le souvenir brutal d’une décision idiote cruelle. La semaine précédente, dans un élan de zèle mal placé, il avait validé l’installation de grilles de sécurité le long de la route du projet de CRA dans la forêt. Vers 3 heures du matin, une vision hantait ses yeux : celle des images de la Gironde, où des incendies dévastateurs ravagaient des paysages entiers. Les animaux de la forêt étaient pris dans le brasier, les pompiers ne pouvaient pas intervenir faute d’accès.
La peur de voir son champ de manœuvres devenir un brasier l’avait saisi à point. « Mais pourquoi ai-je fait ça ? » se hurla-t-il à lui-même en se redressant dans son canapé « Mais quel con, c’est de la folie ! ». D’un bond, il sauta du lit, enchaîna ses charentaises et fonça vers la maison d’arrêt voisine du projet, décidé à corriger ses erreurs dans la nuit. Mais quelle ne fut pas sa surprise ! Il réalisa, une fois sur place, qu’il avait oublié ses outils. Et pour couronner le tout, il portait toujours ses charentaises et son pyjama à carreaux, totalement inadaptés à la marche dans les ronces épineuses.

« Bon sang, je suis un préfet, pas un clown ! »
grommela-t-il en rebroussant chemin en trombe.

Il retourna chez lui, récupéra des clés et enfila des bottes robustes, prêtes à affronter les ronciers. Revenu sur les lieux, il se lança dans une tâche titanesque : déboulonner toutes les grilles, retirer des plots en béton et tout jeter dans les ronces. Pendant trois heures, il travailla comme un forcené, suant à grosses gouttes, les vêtements collés à la peau. Le lendemain, il n’irait pas à la salle de sport.

« C’est du sport, » se dit-il en essuyant son front dégoulinant,
« réparer ses propres conneries, c’est levrai workout ! »

Quant aux moutons de Lidl et aux chevreuils du champ de manœuvres, ils ont bien rit de cette scène nocturne, voyant un préfet en charentaises, puis en bottes, se battre contre des plots de béton, des grilles en alu et les ronces. Le pire c’est quand il marcha sur les pattes d’un blaireau qui aussitôt lui croqua les guiboles.
Le lendemain, un journaliste local, intrigué par la disparition des grilles, tenta de percer le mystère. En arrivant sur place, il trouva le préfet, épuisé, en train de manger une baguette de pain rassis et du pâté Enaff, assis sur un plot de béton qu’il avait lui-même arraché.

« Vous avez vu les moutons de Lidl ? » lui demanda-t-il, les yeux cernés.
« Ils m’ont jugé ! Ils ont ri de mes charentaises ! »

Le préfet, le souffle court, ajouta : « Je pensais faire une œuvre utile, mais en réalité, je suis devenu le sujet d’une comédie animalière. »

Les moutons, de leur côté « rire de plus Bêle »,
tandis que le blaireau ne pouvait plus s’arrêter de rire du fond de son trou.

 

Bon en vrai, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Les animaux qui rigolent du préfet, passe encore, mais un préfet qui a des scrupules, on se doute que vous n’y avez pas vraiment cru. La vérité, c’est qu’à défaut de prise de conscience du préfet, on a du s’en charger nous même, et on peut vous dire qu’on s’est bien amusés. La prochaine fois, on vous invitera. Les risques juridiques sont très limités, le cadre est sympa et il y a dans l’air un délicieux parfum de subversion.

À bientôt !

 

Et, selon un commentaire à l’article ci-dessus, « Les barrières ont été remises en place mardi dernier. Des gens sont chauds pour y aller ? C’est rue de la Mainguais, au niveau de l’arrêt de bus « Nouveau Bêle ». […] Prévoir une clé à molette ou un jeu de clés plates.»

Une vidéo (on en trouvera d’autres sur Indymedia Nantes)

]]>
Isère : Pelleteuse d’Eiffage, brûle ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/02/isere-pelleteuse-deiffage-brule/ Thu, 02 Jul 2026 17:02:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63284 Continuer la lecture ]]> CRIC / mercredi 1er juillet 2026

Dans la nuit du 27 au 28 juin, nous avons incendié une pelleteuse près des chantiers de l’A480, appartenant à APPR / Eiffage. Sans vouloir viser particulièrement ce chantier, cette attaque est avant tout une participation à l’offensive contre cette entreprise qui construit des prisons et des CRA partout en France. Nous voulons leur dire que tous leurs projets sont une cible et sont accessibles.

Le groupe Eiffage est une gigantesque entreprise de construction, qui construit toutes les infrastructures du capatilisme et du fascisme (autoroutes, prisons, CRA, commissariat, immobilier touristique, data center, nucléaire,…).
Eiffage Immobilier, en construisant des hébergements touristiques dans les Alpes, participe et profite des Jeux Olympiques de 2030.
Les travaux du nouveau commissariat de Mantes-la-Jolie débuteront également en 2027, une fois de plus construit par Eiffage.

En solidarité avec tous ceux qui sont enfermés et tous ceux qui combattent de l’intérieur ou de l’extérieur contre la prison
Nous détruirons tout ce qui concerne leur système, nous n’avons pas peur des ruines, nous sommes capable de bâtir aussi.

Solidarité avec les militant.es anti-ICE pour les résistance, et qui ont été condamné.es pour certain.es à une centaine d’années de prison
Un salut enflammé à T., enfermé pour l’incendie de 3 voitures de police et récemment libéré de prison

]]>
Carquefou (Loire-Atlantique) : Léon Grosse – les collabos – à nouveau visité https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/20/carquefou-loire-atlantique-leon-grosse-les-collabos-a-nouveau-visite/ Wed, 20 May 2026 16:24:38 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62909 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mardi 19 mai 2026

Ce week-end, Léon Grosse, contributeur majeur au projet de CRA à Carquefou, complice de traite d’Êtres Humain•e•s a reçu une affectueuse visites : leurs portails ont été enchaînés, et leurs entrées sinistrées. À bas les CRA, Abats les CRA. 👊

]]>
Nantes – Léon Grosse : ton business est crade https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/27/nantes-leon-grosse-ton-business-est-crade/ Mon, 27 Apr 2026 17:00:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62698 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 22 avril 2026

Dans le cadre de la journée de mobilisation nationale contre les Centres de Rétention Administratives (CRA), nous avons repeint les facades de l’entreprise Léon Grosse et lui avons laissé un petit message.

Dimanche 19 avril dans la soirée, plusieurs activistes ont mené une action rapide et symbolique devant le siège du groupe : du faux sang, symbole des victimes de la politique migratoire française, a été projeté sur la facade de l’entreprise, afin de dénoncer la responsabilité du groupe dans ce projet mortifère, raciste et indigne.

Pour rappel, les CRA sont des lieux où sont enfermees des personnes en raison de leur situation administrative irrégulière, sans jugement ni procès.

Les conditions d’enfermement portent largement atteinte à la dignité humaine : nourriture insuffisante et périmée, coupures d’eau courante, locaux insalubres et non entretenus, refus d’accès aux médicaments et aux soins, violences physiques et psychiques… Tout cela avec la menace d’être expulsé à tout moment pour des personnes vulnérables ayant déjà bien souvent traversé des expériences traumatiques dans leur parcours.

Le CRA à Nantes, qui sera l’un des plus grands de France avec 140 places prévues, fait partie d’un projet national initié par Gérald Darmanin, prévoyant de multiplier par deux le nombre de places sur le territoire. Ce projet s’inscrit dans une politique migratoire de l’Etat de plus en plus répressive et déshumanisante, au pretexte de la supposée dangerosité des personnes ciblées, ideés recues pourtant largement démontées par plusieurs études.

Cette politique est l’une des composantes d’un système capitaliste néocolonial et raciste qui se maintient par la reproduction de formes de d’exploitation et d’oppression sur les personnes issues l’immigration tout en continuant l’exploitation asymétrique des ressources et la destruction globale du vivant.

Nos organisations luttent contre ces ravages dont l’une des racines premières est le colonialisme. Nous défendons une écologie politique, systémique et décoloniale, nous voulons que cesse la violence capitaliste et imperialiste exercée sur les corps et les terres. C’est pourquoi nous nous opposons fermement au principe même du CRA, qui participe au continuum colonial en criminalisant immigration, en enfermant des étranger es dans des conditions indignes et en organisant des expulsions de masse.

Nos revendications sont claires :

Nous demandons à Léon Grosse de se retirer du projet du CRA.

Nous exigeons de Johanna Rolland, Maire de Nantes, qui s’est récemment opposée publiquement au projet du CRA, allier les actes aux paroles en usant des leviers juridiques qui existent bel et bien pour l’abandon definitif du projet.

Nous tenons à rappeler au groupe Léon Grosse qu’à Nantes une resistance de plus en plus forte et structurée s’oppose à la construction du CRA, elle se poursuivra et s’intensifiera jusqu’à l’abandon du projet.

Restons mobilisé.es contre les CRA, ni ici, ni ailleurs!




]]>
Mérignac (Gironde) : Vandalisme sur le chantier du futur CRA https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/20/merignac-gironde-vandalisme-sur-le-chantier-du-futur-cra/ Tue, 20 Jan 2026 17:32:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61907 Continuer la lecture ]]> France 3 / mardi 20 janvier 2026

Les dégâts ont été découverts par les ouvriers lors de leur prise de service, lundi 19 janvier. Le chantier du futur centre de rétention administrative de Mérignac près de Bordeaux a été vandalisé, “probablement au cours du week-end dernier, entre le 16 et le 18 janvier”, indique le parquet de Bordeaux.

Destiné à retenir des personnes étrangères en attente d’expulsion du territoire français, le site a été sérieusement saccagé. L’ensemble des vitrages par balles [hem… « pare-balles » peut-être ? NdAtt.] a été détruit, “à l’aide d’un objet lourd, type marteau”, précise le parquet de Bordeaux. Le carrelage a été brisé et des gaines électriques ont été sectionnées. “Ça dépasse la centaine de milliers d’euros de dégâts, le vitrage spécifique coûte notamment très cher », conclut le parquet.
Une enquête a été ouverte et confiée à la direction interdépartementale de la police nationale. Les faits n’ont pas été revendiqués. Pour l’heure, personne n’a été interpellé et aucune piste n’est privilégiée.

Malgré ces nombreux dégâts, « l’ouverture au premier semestre 2026 sera maintenue », assure la Préfecture de la Gironde.
Cette infrastructure doit remplacer l’actuel centre de rétention administrative, situé au sous-sol de l’hôtel de Police de Bordeaux qui est « le plus petit CRA de France hexagonale, avec une capacité de 20 places hommes avec peu de lumière naturelle et une importante promiscuité du fait de l’étroitesse des lieux”, détaille la CIMADE, l’association de soutien aux exilés dans son bilan 2024.

Le nouveau centre de Mérignac pourra lui accueillir 140 personnes, aussi bien des hommes que des femmes dans des zones de vies distinctes.

 

Selon ici [ex France Bleu], même date : « […] Ce lundi matin, plusieurs dégradations ont été découvertes sur le chantier : la quasi-totalité des panneaux vitrés, pare-balles, ont été fissurés, ainsi que le carrelage du bâtiment. Plusieurs gaines électriques ont également été sectionnées. Le préjudice est estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros. […] »

 

Et Sud-Ouest du 19 janvier précise : « […] Grillage découpé, système de vidéosurveillance anéanti, vitres étoilées, câbles électriques arrachés, canalisations d’eau endommagées, carrelage brisé, murs dégradés, mousse expansive déversée dans des siphons, etc. Le ou les auteurs qui ont vandalisé les bâtiments du futur centre de rétention administrative (CRA) de Mérignac ont dévasté une grande partie du site.
Les dégâts sont très importants. Le préjudice, en cours d’estimation, pourrait s’élever à près de 300 000 euros.

Le saccage a été découvert ce lundi 19 janvier, en début de matinée, par les ouvriers qui s’apprêtaient à attaquer leur journée de travail. Plusieurs responsables du groupement d’entreprises œuvrant à la construction se sont déplacés pour constater l’ampleur des dégradations et ont immédiatement alerté la police.
Les experts de la police technique et scientifique ont passé les lieux au peigne fin pour tenter de relever de précieux indices. L’enquête a été confiée à la Division de la criminalité territoriale (DCT). […] »

]]>
Nantes : Non aux LRA, non aux CRA, non aux zones d’attente https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/10/nantes-non-aux-lra-non-aux-cra-non-aux-zones-dattente/ Fri, 10 Oct 2025 16:18:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60898 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / vendredi 10 octobre 2025

Mardi soir, des messages sont apparus sur les murs de Nantes et alentours, pour dénoncer la collaboration de plusieurs entreprises et structures publiques avec les politiques d’enfermement des personnes étrangères.

Ces structure sont toutes récapitulées sur cette carte

Pour commencer, le commissariat de Waldeck Rousseau va bientôt abriter dans sa cour un local de rétention administrative (LRA) [1], pour faciliter la séquestration des personnes étrangères, avant leur transfert vers des centres de rétention.

Des messages sont apparus sur les locaux de l’entreprise ALGECO, qui en mettant ses préfabriqués à disposition, collabore avec les politiques racistes Nantaises.

ALGECO = CACHOT PAS DE PREFAS POUR LE CRA !

D’autre part, ce projet de LRA a pour but de faciliter le travail de la police aux frontières (PAF), en attendant que soit construit un centre de rétention adminitrative (CRA) [2]. L’entreprise EGIS a été sélectionnée à l’issue d’un appel d’offre pour accompagner l’Etat dans les premières étapes de la construction de ce CRA. Des messages ont également fleuri sur les locaux d’EGIS à Nantes.

POLICE RACISTE EGIS COMPLICE NON AU CRA

Ensuite, des messages sont apparus sur la mairie et sur les locaux du Parti Socialiste.La maire de Nantes, Johanna Rolland, a récemment participé à animer un atelier intitulé «quelles politiques anti-racistes dans les villes» ? Ces messages interpellent l’équipe municipale en reposant simplement cette question. Quelles politiques anti-racistes dans la ville de Nantes ?


Johanna Rolland a récemment déclaré son opposition a titre personnel à la construction du Centre de Rétention Administratif (CRA) en Loire-Atlantique. Trois ans après l’annonce du projet, en 2022 … par elle-même, dans un communiqué de presse commun avec le ministre de l’intérieur de l’époque, Gérald Darmanin [3] ! Dans ce communiqué, il était également question du renfort de l’effectif de police municipale.

Alors, quelles politiques anti-racistes dans la ville de Nantes ?

Que fait la police municipale à Nantes ? Tous les jours à Commerce, dans le centre ville et dans les quartiers, elle accompagne la police nationale pour harceler les personnes non-blanches par du contrôle au faciès.

Très récemment, des opérations policières de contrôle des papiers ont eu lieu à Nantes, avec la participation de la police municipale [4]

Ces opérations scandaleuses ont fait prendre un nouveau tournant à la traque, à la persécution et à la déshumanisation des personnes étrangères à Nantes. Contrôles, fouilles arbitraires, retenues administratives et déplacements vers des centres de rétention à Orléans, Rennes ou Bordeaux, via des convois réguliers.

Alors, madame la maire, quelles politiques anti-racistes dans la ville de Nantes ?

Sur la mairie sont apparus les messages suivants :
Mme la Maire, vraiment antiraciste ? DITES NON AU LRA
LA PREFECTURE EMPRISONNE, LA MAIRIE CAUTIONNE ?
Nantes TRAQUE, CONTROLE, ENFERME, DESHUMANISE les personnes étrangères

L’ouverture du LRA à Waldeck, c’est un pas de plus dans l’agenda raciste et colonial dont le CRA fait partie. Peut-on attendre du PS un positionnement contre ce projet de LRA, alors même que la police municipale, missionné par ses élu.es, participe à la traque des étrangers ?

De l’autre côté de la mairie, les messages suivants sont apparus : LA PREFECTURE EMPRISONNE, LA MAIRIE CAUTIONNE ? NANTES VILLE ANTIRACISTE ? 2022 annonce du projet de CRA, 2025 opérations de traque des étrangers, 2025 Installation d’un LRA, TOUS LES JOURS harcèlement policier au faciès dans les quartiers, 2028 ouverture du CRA ? NANTES VILLE ANTIRACISTE ? NON AU CRA, NON AU LRA

Tandis que sur le local du PS, sont apparus les messages NON AU CRA, NON AU LRA, NON AUX ZONES D’ATTENTES et NON AU LRA

Pour finir cet arpentage des complices de l’enfermement des étrangèr.es, présentons l’hôtel Escale Oceania, situé tout près de l’aéroport de Nantes-Atlantique. C’est un hôtel chic trois étoile d’apparence banale… Cependant, régulièrement, une chambre au premier étage de cet hôtel est transformée par l’Etat en “Zone d’Attente”

Très peu de personnes sont au courant que cette Zone d’Attente existe à Nantes. Les hôtels Oceania, c’est une chaîne d’hôtels. Un deuxième existe en plein centre ville de Nantes, vers la place Graslin : l’hôtel de France Oceania. Même si celui-là ne sert pas à enfermer des êtres humains, la chaîne Oceania, elle, s’enrichit du business de l’enfermement et de la mort. Afin de dénoncer cette participation, deux petits panneaux sont apparus de chaque côté de son entrée :

NON A LA COLLABORATION DES HOTELS A L’ENFERMEMENT DES PERSONNES ETRANGERES

L’HOTEL ESCALE OCEANIA EST COMPLICE DU REGIME MEURTRIER DES FRONTIERES !

Les complices de l’enfermement et de la répression des personnes étrangères doivent cesser leur collaboration avec les politiques racistes nationales et locales.

Non au CRA, non au LRA, non à la zone d’attente, ni ici, ni ailleurs !

 

[1] https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/la-honte-pas-securisant-le-local-de-retention-administrative-crispe-les-policiers-nantais-dd58daaa-92e2-11f0-ba23-92c6f4a2bc09
[2] https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/local-de-retention-administrative-a-nantes-la-stupeur-du-conseil-de-lordre-des-avocats-f33b12dc-a126-11f0-a698-dbf3ac8f3cb6
[3] https://www.interieur.gouv.fr/archives/actualites/communiques-de-presse/reunion-entre-maire-de-nantes-et-ministre-de-linterieur-et-des
[4] https://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/nouvelle-operation-de-police-dans-le-centre-ville-

]]>
Paris : Attaque d’un aménageur de taule et de CRA https://attaque.noblogs.org/post/2023/12/20/paris-attaque-dun-amenageur-de-taule-et-de-cra/ Wed, 20 Dec 2023 17:32:29 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=53669 Continuer la lecture ]]> Indymedia Lille / mardi 19 décembre 2023

Récemment, nous avons attaqué la façade des locaux d’A2M à Paris.

Cet aménageur a largement participé à l’installation de centres de rétention administrative (CRA) et de prisons en Île-de-France. Et il compte bien encore profiter de la politique répresssive de l’Etat qui a pour objectif de doubler le nombre de places en CRA avec l’ouverture de 10 nouveaux établissements et d’ouvrir 15 000 nouvelles places en taule d’ici 2027.

Pour la future extension du CRA du Mesnil Amelot, A2M a déjà proposé des plans d’aménagement qui attendent validation puisque l’appel d’offre court toujours.
On s’est permis une petite visite afin de rappeler à ces charognards qui se font de la thune sur l’enfermement qu’on les laissera jamais tranquille !

La vitrine des locaux a été brisée et tagguée avec les inscriptions “LES CRA EN FEU A2M AU MILIEU” et “CREVE LA TAULE”.

Mobilisons-nous contre tout type d’enfermement, les expulsions, les frontières !
Continuons à foutre la honte aux boîtes et à leur faire peur !
Pour un monde sans état, sans frontières et sans prisons :
Feu aux CRA, Vive l’anarchie !

 

[στα ελληνικά]

]]>
CRA de Lesquin : Evasion ! https://attaque.noblogs.org/post/2022/04/21/cra-de-lesquin-evasion/ Thu, 21 Apr 2022 19:12:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=49388 Continuer la lecture ]]> La Voix du Nord / mercredi 20 avril 2022

Le 16 avril dernier, six étrangers internés au centre de rétention administrative de Lesquin parviennent à s’évader. Le premier a été jugé ce mardi et trois autres ce mercredi. Deux courent toujours.

[…] Ce jour-là, rappelle le juge, six retenus « se font la belle ». Une porte du bâtiment B du centre de rétention administrative (CRA) de Lesquin a été dégradée. L’accès à la cour de promenade est ouvert. Le groupe franchira les deux grillages d’enceinte, à l’aide de draps noués.

Étranger en situation irrégulière, H. était au CRA depuis le 2 avril, en attente d’expulsion. Le jour de la cavale, le 16 avril, il remarque qu’une caméra de surveillance a été « retournée ». Dans la soirée, il emboîtera le pas à cinq autres fuyards. « Rien n’était prévu, assure le rattrapé. On a traversé les champs jusqu’à l’aéroport. Là-bas, on a pris un Uber. » H. a ensuite débarqué chez sa tante, « vers sept heures du matin » après avoir fini la nuit « chez un ami ». […] Sanction : trois mois pour la soustraction à la rétention administrative par un étranger et un cumul de deux sursis probatoires révoqués. Au total : treize mois derrière les barreaux.

Au tribunal, ce mercredi, ils sont trois dans le box, jugés pour « soustraction à une rétention administrative par un étranger ». L’escapade de W., 20 ans, D. et A., 30 ans, n’aura duré que quelques heures de plus que celle de H. jugé la veille.
Le président est le même, Mikaël Simoens connaît déjà les circonstances de l’évasion mais va la décrypter, images de vidéosurveillance à l’appui. Un petit groupe apparaît à l’écran. Deux hommes frappent une porte à coups de pied et tentent de crocheter la serrure : « À 21 h 53, la porte finira par s’ouvrir » indique le président.
À l’image, six hommes escaladent à tour de rôle les grillages, avant de disparaître. W. est l’un des deux hommes qui a fait sauter la serrure à coups de pied. Il est poursuivi avec la circonstance aggravante d’effraction. Il a été arrêté le 18 avril à l’aube, par une patrouille de la Bac, boulevard de la Moselle. Il allait chez sa compagne.
Comme H. la veille, les deux autres seront interpellés chez des proches : une compagne à Faches-Thumesnil pour D., un frère à Beauvais pour A..

En défense, Me Nora Missaoui et Salomé Minassian plaideront « l’appel de la liberté » pour des jeunes hommes en grande précarité.
Le tribunal a suivi les réquisitions de la procureure Candice Diallo. W. a été condamné à cinq mois de prison. A. a été condamné à trois mois de prison tout comme D. qui voit s’ajouter huit mois de sursis révoqué. Tous trois ont été incarcérés. […]

*****

Mise à jour du 22 avril

La Voix du Nord / vendredi 22 avril 2022

[…] Vendredi, le tribunal de Lille jugeait le cinquième arrêté, la veille. W., Tunisien de 23 ans, a été repéré chez sa mère à Tourcoing. Ce jeudi, quand les fonctionnaires décident d’intervenir, le fugitif tente de leur échapper en passant par le balcon. Il sera néanmoins interpellé et cette arrestation difficile concentre les débats à l’audience.

W. est aussi jugé pour rébellion. Trois policiers ont été blessés avec des incapacités de trois, cinq et quinze jours (suspicion de lésion d’un ligament du genou). Pour Me Nicolas Debavelaere, leur avocat, « ces trois policiers ont trop lourdement payé le fait de faire simplement leur métier ». À chaque question du président Benoît Blanchy, le prévenu conteste. En défense, Me Thomas Sebbanne plaidera que les blessures sont moindres si on les compare « au déferlement de violence qui est décrit et qui a nécessité deux coups de Taser ». L’avocat note des « incohérences dans les dépositions » et plaide la relaxe sur la rébellion.

Le parquet avait requis quinze mois d’emprisonnement, le tribunal a condamné W. à trois mois de prison pour l’évasion et cinq mois pour la rébellion. À sa sortie de prison, le prévenu aura une interdiction du territoire français pendant deux ans.

*****

Mise à jour du 29 avril : le dernier évadé arrêté…

La Voix du Nord / vendredi 29 avril 2022

[…] Le 16 avril dernier, l’une des portes du centre de rétention administrative de Lesquin est fracturée. Elle mène à une cour de promenade. Sur un grillage, on retrouvera un cordage de fortune élaboré avec des draps. Six hommes viennent de se faire la belle. Après une très fugace période de liberté, ils seront repris et dirigés vers le tribunal. M. T., un Tunisien de 30 ans, est le dernier à avoir l’honneur du box des prévenus. En prison jusqu’au 5 avril, ce multirécidiviste est conduit au CRA dès son élargissement. But : le renvoyer dans son pays. Dix jours plus tard, il disparaît.

L’homme sera retrouvé à Vitré, en Bretagne. « J’ai un petit garçon de quatre ans, explique maintenant le prévenu, dans un français impeccable. Je ne l’ai encore jamais vu. J’ai toujours été en prison. Je comptais me rendre après l’avoir rencontré. » […] Sanction : trois mois de détention et un sursis probatoire de six mois révoqué. Total : neuf mois derrière les barreaux.

]]>
CRA de Marseille : 4 évasions https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/28/cra-de-marseille-4-evasions/ Mon, 28 Mar 2022 19:00:38 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48970 Continuer la lecture ]]> Mars-infos.org / dimanche 27 mars 2022

Quatre personnes enfermées au CRA (Centre de rétention administrative) de Marseille se sont évadées la semaine dernière.

Au moins une personne a été arrêtée, elle est actuellement en prison dans l’attente de son jugement.

Force à toutes les personnes enfermées, bonne cavale aux personnes qui n’ont pas été rattrapées !

]]>
CRA de Geispolsheim : Dégradations et tentative d’évasion https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/28/cra-de-geispolsheim-degradations-et-tentative-devasion/ Mon, 28 Mar 2022 18:58:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48968 Continuer la lecture ]]> DNA / samedi 26 mars 2022

Huit hommes ont été déférés samedi devant la justice pour des dégradations au centre de rétention administrative de Geispolsheim et pour une tentative d’évasion.

Après le parachutage de stupéfiants dans l’enceinte du centre de rétention administrative, qui accueille des étrangers en situation irrégulière dans l’attente de leur expulsion, un différend a éclaté avec des policiers, jeudi après-midi.

Six hommes ont réuni des matelas, des oreillers, dégondé des portes pour les réunir dans la cour et y mettre le feu. Les fumées ont noirci un bâtiment le rendant impropre à l’accueil des personnes. Un septième individu a brisé une caméra de vidéosurveillance. Les dégâts sont estimés à 11 000 euros environ.

Un huitième homme a profité de l’agitation pour tenter de s’évader. Après avoir escaladé un premier grillage, il a entamé l’ascension du second mais s’est retrouvé coincé à six mètres de hauteur. Les pompiers ont dû intervenir pour le décoincer. Il n’a pas été blessé.

Les huit hommes, âgés de 19 à 41 ans, de nationalités algérienne, marocaine, indienne et libyenne, ont été déférés devant la justice. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire. Ils pourraient être jugés lundi en comparution immédiate.

]]>
Business de l’expulsion : Les avocats au service de la Préf’ touchent des millions https://attaque.noblogs.org/post/2021/08/15/business-de-lexpulsion-les-avocats-au-service-de-la-pref-touchent-des-millions/ Sun, 15 Aug 2021 18:20:35 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44561 Continuer la lecture ]]> A bas les CRA / mardi 10 août 2021

Il n’y a pas que les boites qui se font des thunes sur les sans-papiers, certains avocats se font une spécialité de collaborer avec la préfecture dans sa basse besogne. 6ème et dernier volet de notre série sur les boîtes collabos.

En juin 2018, la Préfecture de police relançait un appel d’offre pour la représenter dans les « contentieux des étrangers devant les juridictions judiciaires et administratives ». En gros défendre l’État et donc attaquer les sans paps dans les procédures concernant les détenus en CRA, dans les dossiers d’obligation de quitter le territoire (OQTF), etc.
Montant total de ce marché : 7,2 millions d’euros !

Un pactole que se partagent une poignée de cabinets, tous dûment référencés dans le résultat de l’appel d’offre consultable ici.

On y trouve par exemple un certain cabinet Arco-legal [24, rue de Richelieu, Paris 1er ; NdAtt.]. Sur son site web, on apprend que l’avocat qui a répondu à l’appel d’offre – Cyril Fergon – est « lieutenant-Colonel dans la Réserve citoyenne de la Gendarmerie nationale » et fut « Chargé de mission au cabinet du ministre de la défense (1993-1995) », c’est-à-dire sous Balladur…

Dans un autre, Adam-Caumeil [2, avenue Trudaine, Paris 9e ; NdAtt.], l’avocate Judith Adam-Caumeil revendique sa « longue expérience au service de l’Administration de l’État, en particulier la représentation des Préfectures dans le cadre du contentieux des étrangers »…

Chez Centaure avocat [169, boulevard Haussmann, Paris 8e ; NdAtt.] (ex-Claisse et associé), Me Nicolas Rannou se vante dans sa bio de se consacrer depuis 8 ans à « 100 % au contentieux administratif et judiciaire du droit des étrangers et de l’asile pour l’Etat ». Ce jeune quadra anime aussi des formations pour les flics, gendarmes et agents de la préf. Une « compétence » qui explique sûrement pourquoi ce cabinet empoche plusieurs lots de cet appel d’offre (2 lots à 400 000€).

Citons aussi Serfaty Venutti Camacho [2, rue Clavagry, 01000 Bourg-en-Bresse ; NdAtt.] Mathieu et Associés [130, avenue Victor Hugo, Paris 16e ; NdAtt.], les cabinets Thierry DUMOULIN [10, cours Franklin Roosevelt, Lyon 6e ; NdAtt.] et Jean-Paul TOMASI [43, rue Auguste Comte, Lyon 2e ; NdAtt.], qui en 2019, ont touché plusieurs centaines de milliers d’euros pour représenter la préf‘, et continuent aujourd’hui de sévir.

]]>
Médecins et associations profitent aussi du business de l’expulsion https://attaque.noblogs.org/post/2021/07/20/medecins-et-associations-profitent-aussi-du-business-de-lexpulsion/ Tue, 20 Jul 2021 19:43:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44110 Continuer la lecture ]]> A bas les CRA / mardi 20 juillet 2021

Cette année, 25 millions d’euros serviront à financer ce que l’Etat appelle « la prise en charge sanitaire et l’accompagnement social » des détenus en centre de rétention. Une thune qui sert notamment à financer les assos’ et les médecins présents dans les CRA. 4ème volet de notre série sur les boîtes collabos.

Cette somme va ainsi permettre le financement des UMCRA -unités médicales – qui résultent de convention entre les hostos (CHU de Bordeaux, Hôpital de Calais, Centre Hospitalier de Meaux etc etc) et le ministère de l’intérieur, moyennant quoi ils envoient des médecins et infirmiers en CRA.
Cette thune sert aussi à payer les 5 associations présentes dans les CRA : ASSFAM-groupe SOS Solidarité, Forum réfugiés-Cos, France terre d’asile, La Cimade, Solidarité Mayotte.

Pour vous donner une idée des sommes en jeu, lors du dernier appel d’offre de décembre 2020, la Cimade a empoché le marché de 7 CRA pour près de 10 millions d’euros ; Forum réfugiés-Cos a remporté 6 CRA pour plus de 6 millions d’euros ; France Terre d’asile a obtenu 4 CRA et 2,8 millions d’euros ; ASSFAM-groupe SOS Solidarité repart avec 4 CRA et 5 millions d’euros.

En acceptant d’intervenir en CRA, médecins et asso légitiment l’existence de ces taules et donc participent à la machine à expulser. En étant présents, ils cautionnent les mauvais traitements subis par les prisonniers, lorsqu’ils ne les provoquent pas. Régulièrement des détenus témoignent sur les (mauvaises) pratiques des médecins en CRA.

]]>
Italie : Une lettre de Divine sur son expulsion https://attaque.noblogs.org/post/2021/06/19/italie-une-lettre-de-divine-sur-son-expulsion/ Sat, 19 Jun 2021 19:06:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43584 Continuer la lecture ]]> Malacoda / mardi 15 juin 2021

Bonjour à tou.te.s.

Le matin du 15 juillet 2019, j’ai trouvé les flics chez moi ; ils m’ont demandé de les suivre pour aller signer une notification.

Une fois au commissariat, j’ai découvert que la notification concernait mon expulsion de l’Italie, prévue pour le lendemain ; ils m’ont donc embarqué en direction l’aéroport de Malpensa [près de Milan ; NdAtt.].

Évidemment, le jour même de ma rétention, il y a eu un procès moyenâgeux : tout était déjà décidé en avance.

Le lendemain, à l’aéroport, un flic m’a dit que mon expulsion avait été bloquée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), du coup au lieu de me relâcher et voilà, insatisfaits de la décision de la CEDH, ils ont décide de m’enfermer dans le CRA de Bari.

Jusqu’à là les flics avaient respecté les lois, mais dans le CRA de Bari les flics sont tout sauf « respectueux des lois ». Je voudrais souligner quelques éléments, par rapport au CRA :
1. il est interdit d’introduire des caméras ou autres à l’intérieur du CRA ;
2. les téléphones sont fournis par l’administration de la structure ;
3. quand tu rentres, tu es est fouillé comme à l’entrée en prison (la taule est décidément mieux), tes affaires personnelles sont gardés par les flics, si t’as de l’argent, celui-ci est compté et lui aussi « gardé » (ou plutôt empoché, étant donné qu’à ma sortie j’ai presque dû me faire tabasser pour l’avoir) ;
4. la structure est formée par des ailes (souvent tu es enfermé dans une aile avec tes compatriotes), j’étais dans une aile avec une majorité d’Albanais.
A l’intérieur de l’aile, l’air est écœurante (une mélange d’odeur d’urine et d’excréments), les toilettes sont en face des chambres, il y a en plus un salon avec une télé, où on mange, et une petite cour pour prendre de l’air.
– Les chambres sont constituées par des simples files de lits, où il n’y a même pas de draps.
– Les toilettes n’ont pas de WC et l’air y est irrespirable, avec des morceaux d’excréments et de l’urine collés depuis des décennies aux murs des toilettes et des douches (les douches sont à côté des latrines)
– Les lavabos sont eux aussi à côté des latrines (et eux aussi pleins d’excréments)
5. La nourriture est droguée avec des médicaments psychotropes tranquillisants.

Maintenant, presque deux ans après, il y a eu l’audience définitive de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a délégué au gouvernement italien la décision quant à mon expulsion ; celui-ci évidemment, m’a expulsé.

La liste est longue, mais les choses principales sont celles que je viens d’écrire. Je ne suis pas surpris par le traitement accordé aux sans-papiers. Je ne suis pas surpris par le fait qu’ils veuillent m’expulser, d’ailleurs l’État c’est l’État et, en tant que tel, il veut sauvegarder ses intérêts ! On sait comment l’État se comporte avec ses ennemis. Rien ne doit nous surprendre, mais, au contraire, cela doit nous préparer à donner un coup de poing plus fort, tout en essayant d’esquiver les coups. C’est nous qui devons les surprendre, pas l’inverse.

Divine

]]>
Bâle (Suisse) : De la peinture pour le CRA de Bässlergut https://attaque.noblogs.org/post/2021/02/10/bale-suisse-de-la-peinture-pour-le-cra-de-basslergut/ Wed, 10 Feb 2021 19:52:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=40988 Continuer la lecture ]]> Barrikade / lundi 8 février 2021

Dans la nuit de dimanche, nous avons visité la pour sans-papiers à déporter de Bässlergut et nous avons embelli cet horrible bloc de béton avec un peu de peinture.

Solidarité avec tou.te.s les prisonnier.e.s !
Liberté !

]]>
CRA du Mesnil-Amelot : Émeute et incendies dans la prison pour sans-papiers https://attaque.noblogs.org/post/2021/01/20/cra-du-mesnil-amelot-emeute-et-incendies-dans-la-prison-pour-sans-papiers/ Wed, 20 Jan 2021 19:04:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=40634 Continuer la lecture ]]> France Info / mercredi 20 janvier 2021

Une émeute a éclaté mercredi 20 janvier au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot en Seine-et-Marne, a appris franceinfo de source policière. Cette dernière précise qu’il y a 70 émeutiers.

À 11h10 ce mercredi, un incendie a démarré dans deux bâtiments du centre de rétention administrative n°3, le plus grand de France. Ces bâtiments ont « brûlé » et ils sont désormais « inutilisables », assure la Cimade, qui vient en aide aux migrants, aux réfugiés et aux demandeurs d’asile, contactée par franceinfo. Les personnes détenues ont donc été transférées dans d’autres bâtiments du site.

Ces personnes se sont révoltés « contre l’imposition d’un test PCR. Leur expulsion étant conditionnée à la présentation d’un test négatif récent », poursuit l’association. Le feu a été maitrisé par les pompiers vers 12h30. Il y a eu deux blessés très légers, selon la Cimade. Plusieurs émeutiers ont été placés en garde à vue. Leur nombre précis n’a pas été indiqué dans l’immédiat.

 

Le Parisien / mercredi 20 janvier 2021

Une quarantaine de CRS dépêchés sur place, des effectifs de police locaux et des équipages de la Police aux frontières (PAF) de Roissy-Charles-de-Gaulle en renfort, la situation était tendue ce mercredi au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot.

En fin de matinée, au moins une dizaine de personnes retenues se sont rebellées et ont mis le feu à deux des trois bâtiments situé dans le secteur 3 du CRA, qui abrite en ce moment environ 70 sans-papiers en attente d’une décision judiciaire sur leur sort.

Selon nos informations, l’origine de cette révolte serait liée au refus de certains retenus de subir un test PCR. « Ils n’ont pas voulu du test Covid imposé par l’administration avant de les faire monter dans l’avion pour les expulser », avance un membre de la Cimade, l’association qui vient en aide aux migrants, aux réfugiés et aux demandeurs d’asile et qui est présente au sein de ce centre, le plus grand de France.

Appelés sur place, les pompiers ont dû attendre l’intervention des policiers pour éteindre plusieurs départs de feu vers 12 h 15. Personne n’a été blessée. Selon la Cimade, deux retenus auraient été incommodés par les gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l’ordre et auraient été conduits à l’infirmerie du site.

L’incendie a provoqué d’importants dégâts. Une vingtaine de chambres ont été détruites ou sont inhabitables. Des salles TV ont également été endommagées. Pour le moment, les occupants ont été dispatchés dans d’autres bâtiments du CRA. Deux enquêtes, confiées à la Police aux frontières, ont été ouvertes pour les incendies et pour les incidents qui s’en sont suivis. Sept retenus ont été placés en garde à vue.

« En fait, le climat est tendu depuis des semaines car le temps d’expulsion est très long en raison de la situation sanitaire et du manque de vols », explique Mathilde Godoy, responsable Ile-de-France pour la rétention de la Cimade. Ces étrangers en rétention restent souvent jusqu’à la limite de leur date d’expulsion, à savoir 90 jours.

« Alors c’est problématique quand on leur impose un test PCR avant de prendre l’avion car c’est un geste médical invasif que ces personnes devraient pouvoir refuser, poursuit Mathilde Godoy. Nous avons de plus en plus de retenus qui se retrouvent placés en garde à vue pour obstruction à une mesure d’éloignement. »

*****

Mise à jour du 7 mars : Sept condamnations

Le Monde / samedi 6 mars 2021

Sept ressortissants étrangers ont été condamnés, samedi 6 mars, à des peines de prison pour une rébellion à l’origine de l’incendie qui a ravagé, en début d’année, une partie d’un centre de rétention administrative (CRA) de la banlieue parisienne, où ils se trouvaient en attente de leur expulsion.
Dans un jugement rendu en pleine nuit, le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne) a infligé des peines allant de seize mois de prison ferme à douze mois avec sursis probatoire pour des faits de « rébellion commise en réunion » aux sept hommes, âgés de 18 à 34 ans. Il s’agit de deux Algériens, de deux Tunisiens, d’un Egyptien, d’un Congolais et d’un Pakistanais, parmi lesquels trois ont également été condamnés pour l’incendie.
Les faits se sont produits le 20 janvier dans le CRA du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), le plus important de France, situé en bordure de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Depuis la veille, et le maintien en rétention de plusieurs d’entre eux, le mécontentement grondait.
Certaines personnes avaient refusé le test PCR requis par le pays d’origine afin de procéder à leur expulsion du territoire français. La justice les avait donc replacés au CRA, alors qu’ils y avaient déjà passé trois mois, durée maximale d’une rétention.
Dans la matinée, un groupe rassemblé dans la cour avait mis le feu à deux bâtiments de vie. Des violences avaient ensuite éclaté entre sans-papiers et policiers. Ces derniers, essuyant des jets des projectiles, avaient fait usage de gaz lacrymogènes.
Les violences ont nécessité l’intervention de forces de police extérieures, qui ont mis plusieurs heures à rétablir le calme et à dégager la voie pour les pompiers. Les événements n’ont pas fait de blessé, mais l’incendie a rendu inutilisables deux des six bâtiments.
A l’audience, la plupart des prévenus ont gardé le silence, ne le rompant que pour clamer leur innocence. « J’ai pas agressé qui que ce soit », a lancé l’un d’entre eux, un Tunisien de 24 ans, le seul à comparaître libre.
La défense a voulu faire de ce procès, d’une durée rare − une douzaine d’heures − pour des comparutions immédiates, celui de la politique d’enfermement en CRA. Une politique qui a été dénoncée à maintes reprises.
« L’idée est d’appuyer sur les conditions de rétention, qui sont au début de la révolte », a expliqué à l’Agence France-Presse Caroline Desré, avocate de l’un des prévenus. Cette rébellion est un « cri de désespoir », a insisté Adrien Mamère, conseil d’un autre prévenu.
Mais cette stratégie a suscité l’agacement du président du tribunal : « Cette audience du tribunal correctionnel n’est pas une tribune politique. »

]]>
Pamandzi (Mayotte) : Évasion du Centre de rétention https://attaque.noblogs.org/post/2021/01/11/pamandzi-mayotte-evasion-du-centre-de-retention/ Mon, 11 Jan 2021 17:47:48 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=40483 Continuer la lecture ]]> JDM / lundi 4 janvier 2021

[…] Le 1er janvier au soir, un groupe de 5 à 8 personnes, selon nos différentes sources, s’est évadé du centre de rétention administrative où ils étaient retenus en vue de leur expulsion prochaine vers Anjouan.

Selon ces mêmes sources, le groupe n’aurait pas reçu d’aide depuis l’extérieur de l’enceinte mais aurait sans doute bénéficié de renseignements quant à d’éventuelles failles dans le dispositif sécuritaire du centre de rétention. Une faille pour le moins difficile d’accès car il aura fallu aux fugitifs escalader pas moins de 10 mètres de grilles pour retrouver leur liberté.
Si elle venait à être appréhendée par les services de police, l’équipée pourrait risquer gros puisque les derniers faits similaires ayant eu lieu en métropole ont donné lieu à des peines de plusieurs mois de prison et jusqu’à cinq années d’interdiction du territoire. La « soustraction en réunion à une rétention administrative d’un étranger » et la « dégradation ou détérioration de bien destiné à l’utilité ou la décoration publique » avaient alors été retenues, comme elles pourraient l’être ici.

]]>
Marseille : Incendie au CRA ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/11/05/marseille-incendie-au-cra/ Thu, 05 Nov 2020 14:40:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=39031 Continuer la lecture ]]> Marseille Infos Autonomes / jeudi 5 novembre 2020

Le feu a pris au 1er étage vers 12h30, 3 cellules ont pris feu. Les autres bâtiment ont manifesté en criant liberté. La police cherche des responsables : ils ont déboulé avec matraque, chien et boucliers, en fouillant tous les prisonniers. Les retenus craignent la répression pénale.

Faites tourner l’info !

]]>
Lyon : Les travaux du nouveau CRA de Lyon-Saint-Exupéry ont commencé. Ni expulsions, ni prisons ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/29/lyon-les-travaux-du-nouveau-cra-de-lyon-saint-exupery-ont-commence-ni-expulsions-ni-prisons/ Tue, 29 Sep 2020 19:08:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=38280 Continuer la lecture ]]> Rebellyon.info / mardi 29 septembre 2020

En novembre 2019, le gouvernement a annoncé la construction de trois nouveaux centres de rétention administrative à Olivet, Bordeaux et Lyon. Les travaux du nouveau CRA de Lyon ont déjà commencé, à quelques centaines de mètres du centre actuel. L’ouverture est prévue pour 2022. Sa capacité sera de 140 places, ce qui doublera les capacités d’enfermement en CRA à Lyon. Luttons ensemble pour empêcher la construction des nouveaux CRA et exiger la fermeture de tous les autres ! Rendez-vous vendredi 2 octobre à 16 heures au CRA de Lyon-St-Exupéry avec la marche des sans-papiers.

En 2019, plus de 53 000 personnes ont été enfermées dans les 24 centres de rétention [1] de France métropolitaine et outre mer. Ces dernières années, des centaines de nouvelles places ont été créées, et les taux d’occupation des CRA ont continué d’augmenter. En novembre 2019, le gouvernement a annoncé la construction de trois nouveaux CRA à Olivet, Bordeaux et Lyon. Un quatrième projet est à l’étude au Mesnil-Amelot, près de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, où se trouve déjà le plus grand CRA de France (240 places). Ce sont les premières constructions de CRA depuis près de dix ans. L’objectif de l’État est clair : augmenter toujours plus les capacités d’enfermement, quitte à y mettre des millions, pour criminaliser, torturer et expulser toujours plus les personnes qui n’ont pas les « bons » papiers.

Le CRA de Lyon se trouve à Colombier Saugnieu, juste à côté de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Il a été créé en 1995 dans un ancien hôtel Formule 1. Dans la même logique de constante augmentation des capacités d’enfermement, il a déjà été agrandi en 2019, puis encore 2020 avec des préfabriqués, pour arriver aujourd’hui à 140 places. Il est « géré » par la Police aux Frontières et par Forum Réfugié, association à laquelle l’État sous-traite un prétendu « accompagnement juridique », mais dont le rôle est de faire fonctionner la machine à enfermer et à expulser.

Les travaux du nouveau CRA ont déjà commencé, à quelques centaines de mètres du CRA actuel. Il se trouve dans la zone d’extension de l’aéroport, sur un champ de 16 000 m2 appartenant à Vinci. L’ouverture est prévue pour 2022. Sa capacité sera de 140 places, ce qui doublera les capacités d’enfermement en CRA à Lyon !

Le système des CRA est un véritable business pour nombre d’entreprises privées et d’associations qui se font du fric avec la construction, la gestion et la maintenance de ces prisons. À Lyon, l’État a déjà prévu 22 855 millions d’euros pour la construction et la maintenance du CRA. Ce juteux marché public a été remporté par le groupe Eiffage, champion des constructeurs de taules, assisté dans l’affaire par l’entreprise ICAMO, qui a déjà géré des chantiers pour la prison de Saint-Quentin Fallavier. Toute une clique d’autres entreprises y ont aussi trouvé leur compte : RI2L pour l’architecture, Cogeci pour la structure, Artelia pour l’électricité, Gantha pour l’acoustique, Hogos pour le mobilier, Eiffage Energies Système pour l’exploitation maintenance, GSF pour « l’hôtellerie », Eodd pour l’ingénierie.

Il n’est pas trop tard pour empêcher la construction de cette nouvelle prison.
Faisons savoir à toutes ces boîtes ce qu’on pense de leur business dégueulasse,
Empêchons la construction des nouveaux CRA,
Et exigeons la fermeture de tous les autres !

Pour participer à la construction du rapport de forces, soyons nombreux.ses à rejoindre la marche des sans-papiers qui se réunira devant le CRA actuel de Lyon-St-Exupéry le vendredi 2 octobre 2020 à partir de 16 heures.

À bas les CRA, à bas les frontières, soutien à tous·tes les prisonnièr·es !

 

Notes
[1] Les centres de rétention administrative sont des prisons. Bien qu’ils ne soient pas désignés comme tels officiellement, ce sont des lieux d’enfermement où les violences policières, les menaces et les humiliations sont quotidiennes. L’État y enferme les personnes qu’il considère comme en situation irrégulière sur le territoire français. Les prisonnièr.es y sont détenu.es jusqu’à 90 jours, au cours desquels iels peuvent à tout moment être déporté.es, incarcéré.es en maison d’arrêt (notamment si iels s’opposent à leur expulsion), et parfois relâché.es, tout en restant sous la menace constante d’une nouvelle arrestation.

]]>
Les prisonnier.e.s se battent pour ne pas mourir dans le silence de l’enfermement https://attaque.noblogs.org/post/2020/03/18/les-prisonnier-e-s-se-battent-pour-ne-pas-mourir-dans-le-silence-de-lenfermement/ Wed, 18 Mar 2020 20:46:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=33905 Continuer la lecture ]]> Le Figaro / mardi 17 mars 2020

[…] de nombreux établissements étaient ce soir sous une extrême tension après l’épisode de ce matin, à la maison d’arrêt de Grasse. Les prisons de Maubeuge, Douai et Perpignan connaissent des incidents graves actuellement lors des remontées de promenade, obligeant pour les deux premiers établissements à faire intervenir les forces spéciales de la Pénitentiaire, les ERIS, tandis qu’à Perpignan, cette mutinerie concernerait une centaine de détenus.
A cela s’ajoutent des heurts plus maîtrisés dans les établissements de Nancy, Valence, Saint-Etienne, Angers et Toulon.

En cause, l’annonce de la suspension des parloirs. Une suspension de fait puisque les familles confinées, comme le reste des Français, ne pouvaient se rendre en maison d’arrêt pour visiter les détenus. […]

*****

Prison de Grasse (Alpes-Maritimes) : Début de mutinerie et répression

France Info / mardi 17 mars 2020

L’incident est clos à la prison de Grasse (Alpes-Maritimes), après un début de mutinerie dans la matinée du mardi 16 mars, a appris franceinfo auprès de la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille. D’après l’administration pénitentiaire, les détenus craignent notamment de ne plus pouvoir sortir en promenade ou de cantiner, après avoir vu des images de rayons vides dans les supermarchés.
Les parloirs sont par ailleurs suspendus dans les prisons et ce jusqu’au 31 mars, car la visite aux détenus ne fait pas partie des sorties autorisées, indique le ministère de la Justice.
Vers 10h mardi matin, une vingtaine de détenus ont cassé les grillages qui séparent les deux cours de promenade. Une soixantaine de détenus se sont alors rejoints, « le reste de la détention est resté calme », souligne la Direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille. Un feu de guérite a eu lieu, mais n’a pas nécessité d’intervention des pompiers. Un groupe de six à sept hommes sont montés sur le toit d’un des bâtiments de la prison et ont jeté des projectiles sur les gardiens en contrebas, indiquent également des sources proches du dossier. La situation s’est calmée après l’intervention du Raid et d’une équipe régionale d’intervention et de sécurité de Marseille qui ont complété un important dispositif policier. Il n’y a pas eu de blessé.
La prison de Grasse accueille actuellement 673 détenus, pour 574 places.

*****

Prison de Perpignan : Ils refusent de rentrer en cellule

France 3 / mardi 17 mars 2020

Ce mardi après-midi, vers 15h30, une centaine de détenus en promenade dans la cour de la prison de Perpignan n’a pas voulu rentrer pour regagner les cellules. Les prisonniers voulaient montrer leur mécontentement car ils n’ont pas eu droit aux parloirs. Tous ont été annulés pour cause de coronavirus.
Tout est rentré dans l’ordre en début de soirée, après l’intervention des forces de l’ordre, des ERIS, les Équipes régionales d’intervention et de sécurité de l’administration pénitentiaire. Les prisonniers ne comprennent pas toujours les mesures de protection prises pour eux, leurs familles et le personnel.
Les revendications porteraient également sur les cantines où ils peuvent s’approvisionner en denrées alimentaires et produits d’hygiène mais dans le contexte actuel, ces moments de leur vie quotidienne sont suspendus. D’où leur colère.

*****

Prison d’Angers : « Remettez nos parloirs »

Ouest-France / mardi 17 mars 2020

« La situation est revenue à la normale », un peu avant 22 h ce mardi 17 mars, à la maison d’arrêt d’Angers. Depuis le milieu d’après-midi, un mouvement d’humeur a conduit 54 détenus à refuser de regagner leurs cellules, après la promenade.
Un peu plus tôt, vers 20 h 30, les 38 surveillants pénitentiaires spécialisés dans le maintien de l’ordre des équipes régionales d’intervention et de sécurité (Éris) ont commencé à reconduire, manu militari, les prisonniers dans leurs cellules. Depuis la fin d’après-midi, ces hommes protestaient contre la suppression des parloirs.
« Nous avons une cinquantaine de détenus sur une cour de promenade qui refuse de réintégrer les cellules », assurait en pleine « mutinerie » la directrice de la maison d’arrêt d’Angers, Delphine Cloarec. La situation se serait tendue vers 17 h 30 environs, quand un groupe de prisonniers a décidé de manifester son mécontentement.
Ils voulaient ainsi dénoncer la suspension des parloirs. « Remettez nos parloirs », auraient-ils scandé après avoir incendié une cabine téléphonique. La suspension des visites, « une mesure de précaution » dans le cadre du confinement général décidé dans la soirée de lundi 16 mars, par le Président de la République Emmanuel Macron pour lutter contre la propagation du coronavirus. Une mesure entrée en vigueur à 12 h ce mardi 17 mars, comme l’a expliqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui avait, dès son annonce, suscité une vague de protestation dans la maison d’arrêt.
[…]

*****

Les prisons en surchauffe à travers l’Hexagone

actupenit / mercredi 18 mars 2020

[…] Vers midi, refus de réintégrer des détenus de Bois-d’Arcy. Fin des opérations a 15h00. Puis en début d’après-midi, une mutinerie a éclaté au centre pénitentiaire de Réau. L’incident est maintenant clos. Le centre de détention de Val-de-Reuil a également subi un refus de réintégrer qui est maintenant clôturé.
Concernant les situations en cours. les prisons de Lyon-Corbas, Aiton, Grenoble, Villefranche, Saint-Quentin-Fallavier et Osny subissent des refus de réintégrer des détenus qui se trouvent dans les cours de promenade. Les ERIS sont surchargés et ne peuvent pas intervenir sur la totalité des établissements en même temps. Les agents sur place, parfois renforcés par les forces de l’ordre tentent de maîtriser la situation.
Ces mouvements collectifs font suite à la restriction des activités et des parloirs dans les prisons en conséquence de l’épidémie du coronavirus.

*****

Maison d’arrêt de Bois-d’Arcy : Réfuse d’intégrer les cellules

toujours la voix des matons, aujourd’hui

Depuis hier et le début du confinement en France, de nombreux incidents surviennent dans les prisons. Ce mercredi, c’est la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy qui est touchée par un refus de réintégrer. Selon le syndicat Force Ouvrière, une cinquantaine de détenus refusent de réintégrer leur cellule à l’issue des promenades. […]

*****

Centre pénitentiaire sud Francilien de Réau : Ici aussi, début de mutinerie

La République de Seine-et-Marne / mercredi 18 mars 2020

Un début de mutinerie, rapidement maîtrisé, a eu lieu ce mercredi 18 mars, en début d’après-midi, dans l’aile de la prison de Réau dédiée au régime « portes ouvertes » durant la journée. Un régime plus souple qui s’applique aux détenus qui purgent une longue peine.
Une trentaine d’entre eux ont protesté contre la fermeture provisoires des parloirs, prononcée à ce jour pour réduire la propagation du coronavirus. Du matériel a été détruit. 
Les Equipes régionales d’intervention et de sécurité sont intervenues et ont procédé à la réintégration des cellules. « Les meneurs qui ont été identifiés seront transférés dans d’autres établissements, indique l’administration pénitentiaire.[…]

*****

Prison de Reims : Les prisonniers restent dans la cour de promenade

extrait de France Info / mercredi 18 mars 2020

A la prison de Reims, 25 détenus refusent de réintégrer leurs cellules depuis le début de l’après-midi, ce mercredi 18 mars. Environ 12 policiers sont sur place, une équipe de renfort est arrivée vers 19h30.

Quelques cris perceptibles depuis la rue, ce mercredi 18 mars vers 19h30, près de la prison de Reims. Un mouvement est en cours depuis la fin de l’après-midi. […]

*****

Centre de rétention de Lille‐Lesquin : Les prisonnier.e.s en grève de la faim

mediacités / mardi 17 mars 2020

Depuis l’annonce, vendredi 14 mars, qu’au moins un cas de coronavirus a été détecté au Centre de rétention administrative Lesquin, les étrangers retenus refusent de s’alimenter pour demander leur remise en liberté.
« Soit on meurt de faim, soit on meurt du coronavirus, résume Ahmed, 35 ans, enfermé depuis 14 jours au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Lesquin, au sud de Lille. On a tous très peur, ce sont nos vies qui sont en jeu. Ici, c’est la panique et tout le monde s’en fout : on s’est adressés à plein de gens et personne ne nous répond. Pour qu’on nous écoute, je ne vois pas d’autre moyen que la grève de la faim… » Cet Algérien, père de deux enfants, vit en France depuis une dizaine d’années. Comme les autres personnes retenues près de l’aéroport de l’agglomération lilloise, il attend avec angoisse d’être fixé sur son sort.
« La personne infectée a d’abord été placée à l’isolement, puis évacuée en ambulance la semaine dernière, raconte Kheir‐Eddine, 26 ans. Depuis, les policiers ont des masques, des gants, du gel. Nous, rien du tout à part du savon : on ne peut pas vraiment se protéger. Le stress nous rend malades, on ne sort plus de nos chambres. » Le jeune homme, né en Algérie lui aussi, attend depuis 35 jours sur le site de Lesquin, après cinq ans passés en France sans papiers.
« Tout est fermé : il n’y a plus d’activités, nous ne pouvons plus recevoir de visites de nos proches, ni des associations pour l’assistance juridique. Les audiences avec le juge ont lieu par visioconférence, c’est compliqué. Le centre n’a même pas été désinfecté. Tout ce que nous pouvons faire, pour éviter d’être malades, c’est de ne plus aller dans les espaces collectifs. Je n’ai pas mangé depuis quatre jours. Et tant que je ne serai pas libéré, je vais continuer », poursuit‐il.
Ouvert en novembre 2006, le CRA de Lille‐Lesquin peut retenir jusqu’à 86 personnes. Selon nos informations, 70 hommes environ y seraient actuellement enfermés. Dans un communiqué commun rédigé lundi, ceux‐ci déplorent notamment le report de nombreuses audiences du juge des libertés et de la détention. « C’est à l’occasion de ces audiences que nous pouvons être libérés. Et nous ne pouvons pas rester enfermés sans autorisation du juge, écrivent‐ils. La plupart des liaisons internationales en avion sont annulées. Si dans tous les cas nous ne pouvons pas être expulsés, à quoi bon nous garder ? »
« Les seules infos que nous avons, c’est à la télé. Les policiers ne nous disent rien, ils sont sympas mais ne peuvent rien faire pour nous. Il faut qu’une décision soit prise. Nous avons tous signé une demande de remise en liberté, envoyée au juge. A l’extérieur, nous avons des logements, on pourrait se confiner. Ici, des gens continuent d’arriver, nous ne sommes pas en sécurité », déplore Kheir‐Eddine.
Jointe par Mediacités, la direction du CRA ne s’est pas encore exprimée sur la situation. Dans les centres de Vincennes (Val‐de‐Marne), du Mesnil‐Amelot (Seine‐et‐Marne) ou de Lyon (Rhône), d’autres actions (grèves de la faim, blocages, tentatives d’évasions collectives, départs de feu) sont également menées.
La durée de rétention maximum dans les CRA est de 90 jours. D’après un rapport publié en 2018 par plusieurs associations (la Cimade, France terre d’asile, Ordre de Malte France notamment), la durée moyenne de rétention au CRA de Lille‐Lesquin est de 10,1 jours. Avec la pandémie, des associations multiplient les appels à vider les centres de rétention, dans lesquels le virus pourrait rapidement se propager. Elles évoquent notamment une mise en danger liée à la promiscuité.
« Plusieurs personnes ont été libérées du CRA aujourd’hui, note Sophie Danset, avocate au barreau de Lille, coordinatrice de la permanence étrangers cette semaine. Deux moyens ont été retenus : l’incompatibilité de la rétention, compte tenu de la crise sanitaire, et l’absence de perspective d’éloignement avec la fermeture des frontières. » A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle : dans les prochains jours, le centre de rétention administrative de Lille‐Lesquin pourrait bien être amené à se vider. Selon nos confrères de Mediapart, ceux de Nîmes, Sète et Nice commencent à l’être dès aujourd’hui.

]]>
Contre les lieux d’enfermement en France et ailleurs, attaquons Eiffage ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/02/25/contre-les-lieux-denfermement-en-france-et-ailleurs-attaquons-eiffage/ Tue, 25 Feb 2020 21:08:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=33399 Continuer la lecture ]]> Paris-Luttes.info / mardi 25 février 2020

90 jours de rétention maximale, 481 nouvelles places en CRA dans les prochaines années en France hexagonale : l’État s’emploie à enfermer, torturer et expulser de plus en plus d’étranger·ère·s. Et il ne lésine pas dans la guerre qu’il mène contre les personnes qui n’ont pas les bons papiers.

Ainsi, entre la réouverture des CRA de Hendaye et de Geispolsheim,l’extension des CRA de Nîmes et de Coquelles, le lancement de la construction des CRA de l’Olivet, de Bordeaux et du second CRA de Lyon (voici une photo de présentation du projet), les appels à projets fleurissent sur les plateformes d’annonces de marchés publics, et les promoteurs immobiliers constructeurs de taules partent à la cueillette. Les boîtes qui collaborent avec l’État dans l’industrie de l’expulsion lorgnent logiquement sur les dizaines de millions d’euros d’argent public qu’elles peuvent empocher !

Une poignée d’entreprises se partagent le marché (Thémis – FM [filiale Bouygues], Gepsa [filiale d’Engie], Sodexo, Spie Batignolles, Eiffage) [1]. Ciblons plus particulièrement Eiffage, groupe expert de la construction immobilière répressive et mortifère !

Eiffage gère 100 000 chantiers en France et à l’international ; parmi ceux-ci, on compte la gestion de la « réalisation » du nouveau CRA de Lyon à Colombier-Saugnieu (69), dont les travaux vont s’étendre de mai 2020 à septembre 2021. Eiffage sera assistée par l’entreprise ICAMO, qui sur son site internet place la construction d’un CRA dans la rubrique « Sureté » [2].

Eiffage, c’est des millions d’euros amassés sur le dos des sans-papiers qui subissent la violence de l’enfermement dans les CRA, tandis que l’entreprise redore son blason en prétendant avoir un discours écologiste [3] et être contre les discriminations [4]. PDG d‘Eiffage depuis 2016, Benoît de Ruffray aurait perçu un salaire global de 1 515 416 € [5] en 2016 quand son groupe présente un chiffre d’affaires pour l’année 2018 de 16,6 milliards d’euros [6]. Faire trimer des ouvriers pour faire construire des taules, ça paie.

L’entreprise reçoit de l’argent de l’État qui, lui, s’endette durablement (c’est le principe des fameux partenariats public-privés). Les populations pauvres, racisées, sans-papiers, construisent ces taules et risquent d’y être enfermées.

De l’État aux entreprises, les acteurs de la machine à expulser participent à bâtir et entretenir ce monde d’exploitation et de domination qui a besoin de prisons et de frontières pour continuer d’exister.

Déclare ta flamme aux boîtes collabo !
Contre Eiffage, on s’organise !
À bas les CRA et les frontières !

 

Notes :

[1] (Re)lire à ce sujet : https://abaslescra.noblogs.org/letat-enferme-ses-collabos-sengraissent-a-bas-lenfermement-et-son-marche/
[2] hXXps://icamo.fr/reference/cra/
[3] hXXps://www.eiffage.com/home/developpement-durable/politique-de-developpement-durab.html
[4] hXXps://www.eiffage.com/home/groupe/ethique-et-responsabilite-soci-1.html
[5] hXXp://www.journaldunet.com/business/salaire/patron/benoit-de-ruffray
[6] hXXps://www.eiffage.com/finance/chiffres-cles

]]>
CRA de Vincennes en feu : rassemblement de soutien aux prisonniers https://attaque.noblogs.org/post/2020/02/08/cra-de-vincennes-en-feu-rassemblement-de-soutien-aux-prisonniers/ Sat, 08 Feb 2020 08:56:01 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=32997 Continuer la lecture ]]> Paris-Luttes.info / vendredi 7 février 2020

Grâce à un bel incendie, depuis mardi dernier un bâtiment entier du centre de rétention (CRA) de Vincennes est devenu inutilisable. Dans cette prison pour sans-papiers, la lutte des personnes enfermées ne s’est pas arrêtée. Mais la répression frappe forte, certains prisonniers sont maintenant en garde à vue. C’est à nous, depuis l’extérieur, de les soutenir.

Depuis plusieurs jours les prisonniers du bâtiment 2A du centre de rétention administrative de Vincennes avaient lancé une grève de la faim. Une répression violente de la part des flics avait suivi.

Le 4 février au soir, des prisonniers ont appelé pour dire que des bâtiments de la prison pour sans-papiers étaient en feu. Tous les prisonniers du 2A et du 2B ont été encerclés par la police antiémeute dans la cour de leur bâtiment. Les flics les ont menacés et tabassés. Les prisonniers ont dû rester là-bas pendant plusieurs heures, sous la pluie et au froid. Pendant ce temps, des fouilles ont eu lieu au 2B.

Une trentaine de prisonniers du CRA 2A ont été emmenés passer la nuit de l’incendie dans un comico, vu que les chambres étaient inutilisables. Ils sont rentrés le lendemain, sans visiblement que personne n’ait été placé en GAV, mais une enquête est en cours. Certains ont été transférés au CRA 1 où ils sont maintenant encore plus nombreux par chambre ; d’autres au CRA 2B où certains sont obligés de dormir sur des matelas brûlés ; et encore d’autres au CRA de Palaiseau ou du Mesnil-Amelot.

Suite à l’incendie du bâtiment 2A du CRA de Vincennes, jeudi matin les flics sont venus au petit matin chercher plusieurs prisonniers. Plusieurs d’entre eux sont en garde à vue. Certains au commissariat du 20e, d’autres au commissariat du 12e. Ils vont probablement être déférés dans les jours qui viennent.

Bonne nouvelle : le bâtiment 2A est réellement rendu inutilisable, il faut dire que depuis l’extérieur on peut voir que les fenêtres ont volé en éclats et que le toit est dans un sale état ! Il y a eu des libérations du fait de l’incendie, apparemment au moins 14 !

C’est un moment important. À l’intérieur des CRA, les gens continuent à se battre pour la liberté et pour faire disparaître ces lieux. L’État et la police réagissent et essaient d’étouffer ces révoltes. Maintenant plus que jamais, organisons notre solidarité depuis l’extérieur !

RDV dimanche 9 février, à partir de 16 heures,
bd de la Chapelle au niveau de rue Caplat, à côté du métro Barbès

Ce sont les révoltes qui ferment les CRA !
Solidarité avec les prisonnier·ère·s !

]]>
Centre de rétention de Nice : Barreaux sciés et… vive la belle ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/01/28/centre-de-retention-de-nice-barreaux-scies-et-vive-la-belle/ Tue, 28 Jan 2020 20:36:55 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=32650 Continuer la lecture ]]> Nice-Matin / mercredi 28 janvier 2020

Six étrangers en situation irrégulière, originaires du Maghreb, retenus au Centre de rétention administrative dans l’enceinte de la caserne Auvare, située à l’est de Nice, sont parvenus à s’échapper samedi, vers 1 heure du matin.
La police aux frontières a refusé de confirmer l’information. Les évadés ont profité d’un système d’alarme défectueux qui ne s’est pas déclenché quand ils ont scié le barreau d’une fenêtre.

En mars 2018, une évasion collective s’était déjà produite.
Cinq sans-papiers s’étaient fait la belle à l’aide d’une corde puis en passant par les toits. Un seul, un Algérien de 23 ans, avait été rattrapé.

Le Centre de rétention administrative de Nice

]]>
Turin (Italie) : Dans la nuit… (révolte à la prison pour sans-papiers) https://attaque.noblogs.org/post/2020/01/06/turin-italie-dans-la-nuit-revolte-a-la-prison-pour-sans-papiers/ Mon, 06 Jan 2020 10:11:01 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=32042 Continuer la lecture ]]> Macerie / dimanche 5 janvier 2020

Moins d’un mois après les dernières révoltes, hier soir les retenus ont commencé à nouveau leur travail de démolition du CPR [Centro di permanenza per i rimpatri, « centre de permanence pour les rapatriements », des camps pour sans-papiers, comme les CRA français; NdAtt.] de Corso Brunelleschi. Le feu démarre vers minuit dans les sections verte et rouge, puis il se propage aussi à la section blanche. La seule section non touchée est, donc, la bleue. Tandis que les flammes enveloppent les cages, les retenus sont dans la cour, entourés par les policiers. Tout à coup un groupe de personne solidaires arrive devant le centre et pendant quelques minutes, des deux côtés du mur, des cris de “Liberté” montent au ciel, avec la fumée. […]

Depuis quelques semaines, le CPR de Turin n’est plus le seul existant dans l’Italie du Nord. Un autre centre vient en effet d’ouvrir à Gradisca d’Isonzo. Le projet, tant vanté par le gouvernement, de construire un centre dans chaque région semble lentement se réaliser. L’obstacle principal sont toujours la rage et le courage des retenus : en plus des révoltes des derniers temps, des innombrables protestations et actes de résistance individuels ou par petits groupes marquent le temps dans le centre de Turin ; apparemment dans celui de Gradisca aussi, quelques jours à peine après son ouverture, les retenus ont protesté et il y a eu des épisodes de résistance.

La vengeance de ceux qui font marcher la machine des expulsions n’a pas tardé. Dimanche après-midi, quelques heures à peine après la révolte, après que les pompiers ont éteint les feux dans les sections incendiées, les forces anti-émeute sont entrées en force, d’abord dans la section verte, puis dans la rouge, ils ont tabassé les retenus et les ont fouillés. Après cette opération, sept gars ont été embarqués et arrêtés en tant que responsables des incendies.
La seule section qui a encore des chambres habitables est la bleue, dans les autres les retenus doivent passer la nuit dans la salle ou dans la cour, sans couvertures.

Samedi 11 janvier il y aura deux rassemblements, devant les CPR de Turin et de Gradisca.

La moindre des choses est de faire sentir notre solidarité à ceux qui continuent à se rebeller, avec détermination et courage, jusqu’à quand de ces centres ne resteront que des cendres…

]]>
CRA de Lesquin (Nord) : Les grilles découpées et hop ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/01/04/cra-de-lesquin-nord-les-grilles-decoupees-et-hop/ Sat, 04 Jan 2020 09:04:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=31989 Continuer la lecture ]]> La Voix du Nord / vendredi 3 janvier 2020

Ce vendredi matin, trois individus de nationalité algérienne se sont échappés du centre de rétention administrative de Lesquin. Le climat y est de plus en plus tendu.

Pour s’échapper du centre de rétention de Lesquin, tout proche de l’aéroport, ce vendredi matin, très tôt, les trois individus ont découpé des grilles et sont passés par les toits. Ils ont voulu s’enfuir au volant d’une Peugeot 406 qui était stationnée tout près mais ils n’ont pas pu s’en servir car le véhicule s’est embourbé. Ils sont tous les trois de nationalité algérienne. Pour l’instant, nous n’avons pas d’informations plus précises émanant des autorités compétentes que sont la police aux frontières et la préfecture du Nord. [article payant ; NdAtt.]

]]>
De Nice à l’Île de France : Envasions et incendies dans les prisons pour sans-papiers https://attaque.noblogs.org/post/2019/11/03/de-nice-a-lile-de-france-envasions-et-incendies-dans-les-prisons-pour-sans-papiers/ Sun, 03 Nov 2019 18:05:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=29962 Continuer la lecture ]]> Centre de rétention de Nice : Saisir l’occasion

Var-Matin / mardi 29 octobre 2019

Le 1er octobre dernier à Nice, trois étrangers en situation irrégulière ont quitté le centre de rétention administratif de la caserne Auvare. L’un d’eux a été rattrapé quinze jours plus tard. Il a été jugé et condamné ce jeudi.

A. D., Tunisien âgé de 22 ans, répondait de « vol et réunion » et « soustraction à l’exécution d’une obligation de quitter le territoire français ». Il n’est finalement condamné que pour la seconde infraction.
A ses dires, il n’aurait pas participé au vol des clés. Juste saisi une belle opportunité. Tel un « oiseau en cage », selon sa métaphore, il se serait envolé à tire-d’aile.
D’après son témoignage, c’est un autre pensionnaire du centre de rétention qui aurait trouvé les clés, dans un paquet de vêtements et de nourriture amené par ses proches. Elles auraient glissé dedans, échappant à un surveillant. Le tribunal n’est pas obligé de le croire. Mais pas forcément en mesure, non plus, de lui imputer le vol.
Le procureur Sandra Verbrugghen requiert 18 mois de prison contre ce jeune Tunisien, sans papier mais traînant un casier judiciaire déjà chargé.
Me Mélanie Carpentier, intervenant pour la défense, lui obtient une peine trois fois moindre: 6 mois ferme. A. D. est en effet relaxé des faits de vol.
Les deux autres « oiseaux » envolés, quant à eux, sont toujours dans la nature.

*****

Centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) : Incendies dans trois bâtiments

extrait d’abaslescras.noblogs.org / mardi 29 octobre 2019

[…] C’est au moins la troisième fois cette année que des prisonniers du CRA2 essayent de mettre à mal la machine à expulser en tentant de brûler des cellules.
Ce lundi 28 octobre en début de soirée, dans trois bâtiments (le 9, le 10 et le 11) des feux se déclenchent. Le bâtiment 10 est le plus touché.
Les pompiers interviennent (trop) rapidement et jugent qu’on peut continuer à y enfermer des personnes sans danger pour la santé. Résultat les prisonniers des bâtiments concernés se retrouvent à dormir dans ces mêmes cellules qui ont brûlés, sans matelas ni draps.
La répression à déjà commencé: deux prisonniers ont été amenés à l’isolement (et peut être en garde-à-vue). L’un deux a été reconnu par un keuf du CRA parce qu’il l’avait déjà tapé l’année dernière. […]

*****

Centre de rétention de Plaisir (Yvelines) : Quand « hébergement » rime avec enfermement… il met le feu !

La Gazette des Yvelines / mardi 29 octobre 2019

Un homme, âgé de 51 ans, hébergé [ouais, « hébergé »…; NdAtt.] au Centre de rétention administratif de Plaisir, a mis volontairement le feu à son lit, le 27 octobre. Vers 19 h 15, 24 personnes, gardées en rétention, ont dû être évacuées dans la cour de l’établissement. L’homme à l’origine du feu a été interpellé et l’incendie a été maîtrisé par les pompiers. L’incident n’a fait aucun blessé mais la chambre a été entièrement détruite.
Au-delà de l’incendie, ce centre de rétention administratif, réservé aux sans-papiers, a connu de nombreuses évasions. Le Parisien en dénombrait huit depuis le début de l’année 2019, dans son article datant du 15 août 2019. Les conditions d’hébergement seraient dures, selon le réseau pour l’Accueil des migrants en Yvelines, mentionné par Le Parisien.

]]>
Paris : Tentative d’évasion au CRA de Vincennes https://attaque.noblogs.org/post/2019/09/10/paris-tentative-devasion-au-cra-de-vincennes/ Tue, 10 Sep 2019 21:40:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=28639 Continuer la lecture ]]> France Bleu / lundi 9 septembre 2019

Cinq Algériens et un Géorgien ont tenté de s’évader du Centre de Rétention Administratif de Vincennes à Paris (12e arrondissement), dimanche vers 21h, indique une source policière. Les hommes se sont rassemblés dans une chambre. Ils ont cassé une fenêtre et ont rejoint le chemin de ronde. Deux hommes ont escaladé le grillage. L’un d’entre eux a sauté d’une hauteur de près de sept mètres. En tombant, il s’est blessé grièvement à la jambe droite. Il souffre d’une fracture ouverte. Il s’est aussi tordu le poignet.

Appelée sur place, la police interpelle tout le groupe au niveau du chemin de ronde. Le blessé est conduit à l’hôpital Saint-Antoine sous escorte. Il restera en rétention le temps de son hospitalisation.

Quatre hommes, du groupe des évadés repris, sont en garde à vue. Le cinquième y a échappé pour ne pas bloquer son départ pour l’Algérie prévu ce lundi matin à 9h.
Les interpellations n’ont pas été simples. Plusieurs agents du Centre de rétention sont blessés. Quand le commandant de nuit du Centre a fait compter les personnes qui se trouvaient dans le bâtiment occupés par les six « évadés », pour être sûr que tout le monde avait été repris, il a été pris à partie. L’évadé blessé lui a donné un coup de coude au visage. Le commandant a été conduit à l’hôpital où le médecin lui a prescrit un arrêt de travail de deux jours.
Au cours des interpellations, dans l’escalier, deux autres agents se sont blessés, l’un au coude et l’autre à la cheville. Ils ont été conduits à l’hôpital Bégin à Saint-Mandé.

]]>
CRA de Plaisir : Les évasions continuent https://attaque.noblogs.org/post/2019/08/19/cra-de-plaisir-les-evasions-continuent/ Mon, 19 Aug 2019 11:54:27 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=28042 Continuer la lecture ]]> Le Parisien / jeudi 15 août 2019

Nouvelles évasions au centre de rétention administratif (CRA) de Plaisir. Dans la nuit de mardi à mercredi, un Tunisien et un Algérien, tous deux âgés de 21 ans, se sont échappés de l’établissement situé à côté du commissariat. Un troisième a été interpellé sur le toit du bâtiment. Placé en garde à vue dans les locaux de la PAF (police de l’air et des frontières), il doit comparaître, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel de Versailles pour des dégradations dans les locaux appartenant à l’administration.

L’alerte a été donnée vers 2h30 du matin. Les occupants de la chambre numéro 13 se sont évadés en écartant les barreaux de la fenêtre à l’aide d’un drap. Des patrouilles de police se sont lancées à la poursuite des évadés. Mais leurs recherches pour retrouver les deux derniers sont demeurées vaines.
« C’est au moins la septième évasion depuis le début de l’année, rapporte un policier. C’est une tendance qui a commencé il y a au moins deux ans dans ce centre de rétention. »
Cette situation a donné lieu à plusieurs réunions avec les syndicats et les autorités de la PAF. Récemment, des barbelés avec des lames de rasoir ont été installés sur les murs d’enceinte pour décourager les sans-papiers de quitter les lieux sans y être autorisés. Visiblement, cela ne suffit pas. […]

]]>
Rennes : Émeute et incendie au Centre de rétention administrative https://attaque.noblogs.org/post/2019/05/11/rennes-emeute-et-incendie-au-centre-de-retention-administrative/ Sat, 11 May 2019 09:48:59 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=26006 Continuer la lecture ]]> Ouest France / vendredi 10 mai 2019

Une dizaine de personnes retenues au centre de rétention administrative de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes, s’est rebellée dans la nuit du jeudi 9 mai au vendredi 10 mai, quand les policiers sont entrés pour chercher un étranger renvoyé dans son pays. Des locaux sont inutilisables et la capacité d’accueil passe de 40 à 25.

Vers 3 h, jeudi 9 mai, les policiers sont entrés dans les bâtiments du CRA (centre de rétention administrative) où sont logées les personnes retenues. Leur mission était de mettre dans un avion un étranger, frappé par une obligation de quitter le territoire français. L’homme a été renvoyé dans son pays. Environ dix hommes, retenus parce qu’en situation irrégulière en France, ont sorti des matelas et du linge de deux bâtiments. Ils ont allumé le feu avec du papier toilette. Certains émeutiers sont parvenus à monter sur le toit d’une des constructions pour exprimer leur colère.

Les policiers, qui gardent le CRA, ont réussi à éteindre les incendies, qui ont enfumé les deux bâtiments. Plusieurs extincteurs ont été vidés sur le brasier avant que les pompiers n’interviennent. Vers 4 h 30, tout risque était écarté.

Les deux locaux ont été sérieusement dégradés par les fumées opaques, provoquées par l’incendie dans les matelas. Ils ont été fermés et sont actuellement inutilisables.
Des renforts ont été nécessaires pour maîtriser les émeutiers qui ne voulaient pas descendre du toit. Ils ont aussi aidé leurs collègues à déplacer une partie des retenus vers d’autres bâtiments.
La capacité d’accueil du CRA est maintenant de 25 au lieu des 40 habituels. Vendredi soir, 32 hommes et deux femmes étaient enfermés à Saint-Jacques. Trois personnes ont été transférées au centre d’Oissel, près de Rouen (Seine-Maritime). Deux autres, originaires du Soudan, ont été remises en liberté. L’intervention des forces de l’ordre n’a fait aucun blessé, les fonctionnaires ont fait attention de n’avoir aucun contact physique avec les hommes qui se rebellaient.
Une enquête a été lancée pour identifier les auteurs des dégradations. La surveillance vidéo pourrait s’avérer utile pour mettre un nom sur les meneurs de l’émeute.

Les bénévoles qui viennent en aide aux personnes retenues n’ont pas été surpris par ce regain de tension à Saint-Jacques-de-la-Lande. La durée légale de rétention est passée de 45 jours à 90 jours. Malgré quelques aménagements, le temps s’écoule lentement derrière les barbelés du CRA.
« Il n’y a jamais eu autant d’émeutes dans les CRA en France que depuis ces derniers mois, informe une observatrice qui œuvre pour les étrangers sans papiers. Les policiers ont beaucoup de mal à restaurer le calme et une étincelle peut mettre le feu facilement. »

]]>
CRA de Lyon Saint-Exupery : Évasion et émeute https://attaque.noblogs.org/post/2019/04/18/cra-de-lyon-saint-exupery-evasion-et-emeute/ Thu, 18 Apr 2019 19:44:17 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=25553 Continuer la lecture ]]> extrait de Rebellyon / mardi 16 avril 2019

Samedi dernier, 6 personnes ont tenté de s’évader du CRA de Saint-Exupéry, 3 d’entre elles ont réussi, les 3 autres tabassées par les flics sont passées de l’hôpital à la garde a vue avant d’être ré-enfermées au CRA. Ce lundi une personne a tenté de se suicider. [NdAtt. : selon les journaflics, il s’est « blessé » – cf. ci-dessous]

 » Ok donc y a deux jours y en a qui ont essayé de faire une tentative de s ’évader. Il y en a trois qui ont réussi et trois qui se sont fait attraper, ont été grave blessés. Ils ont été quarante-huit heures en garde à vue et ils ont passé en quarante-huit heures et aujourd’hui ils rentrent au centre, et aujourd’hui il y a quelqu’un tout à l’heure qui a monté sur la porte où il y a le barbelé. Et il s’est suicidé avec le barbelé . Et il s’est étranglé avec le barbelé. Et la police ils ont rien fait, c’est nous qu’on l’a descendu. La police ils ont mis à peu près 25 minutes juste pour ramener une échelle. Ils étaient même pas loin, à 200 ou 300 mètres. Nous on a voulu le récupérer malgré tout y a les portes entre nous, donc on s’est grimpé tout le monde et on a essayé de descendre mais sauf que eux ils nous a gazé ils nous a frappé ils nous a violé, laisse tomber.
Ici tout le monde ils ont pété un plomb, tout l’monde ils ont commencé à brûler, brûler les chambres, à brûler les matelas, à brûler tout. » […]

*****

extrait de Lyonmag / mardi 16 avril 2019

Samedi, six personnes ont tenté de s’évader du centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry. Trois ont été rattrapées. Et trois autres, toujours dans la nature, sont recherchées. Lundi, un autre retenu a essayé de se faire la belle, se blessant sur les barbelés. […]
Courant 2019, des travaux devraient être engagés sur le site. Bâtiment non adapté, conditions de rétention dégradées, le préfet du Rhône annonce d’ores et déjà la construction d’un nouveau centre de rétention administrative à l’horizon 2021 qui répondra aussi aux normes de sécurité. […]

]]>