Cellules d’action directe – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sun, 26 Jul 2026 16:15:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Leipzig (Allemagne) : Leur infrastructure dans le viseur https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/26/leipzig-allemagne-leur-infrastructure-dans-le-viseur/ Sun, 26 Jul 2026 16:12:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63445 Continuer la lecture ]]> knack.news / lundi 13 juillet 2026

Leur infrastructure dans le viseur : la Direction immobilière et des constructions de Saxe privée de son parc automobile

Tout le monde n’est pas bloqué, lors de la période creuse de l’été. Pendant que le monde entier suit la Coupe du monde de football, subit les conséquences du changement climatique, au bord d’un lac, ou assiste à la mort pour des coups de chaleur de 5 000 Allemand.es, dans des appartements non climatisés, la CDU, en collaboration avec le SPD et le BSW* a mis sur les rails un nouveau projet global de loi sur la police. Cela ne devrait pas pouvoir se faire en cachette.
Comme cela a déjà été rapporté dans la presse, deux voitures ont brûlé dans la nuit de vendredi à samedi et une autre a été endommagée.

La cible de l’attaque était la Direction immobilière et des constructions de Saxe, dans le quartier Südvorstadt.
Il y a deux ans, elle a rendu possible, avec des millions d’euros, la rénovation du poste de police sur la Eisenbahnstraße.
Avec notre feu, nous voulons leur rendre plus difficile d’obtenir des nouveaux financements et, peut-être, de construire de nouveaux postes de police. Nous voulons montrer qu’aucune loi sur la police dans cette République fédérale ne nous empêchera de mettre leurs structures dans le viseur, jusqu’à ce que cet État soit réduit en cendres jusqu’à ses fondations.

Les nouveaux pouvoirs de la police

Après que la loi sur la police de 2020 [du Land de Saxe ; NdAtt.], contre laquelle il y avait encore eu beaucoup d’opposition (ou plutôt de campagnes de protestation), ait été critiquée par la Cour constitutionnelle, les amis du projet de démantèlement de l’État social et de la défense de l’ordre public ont profité de l’obligation de modifier certaines parties de la loi pour effectuer des ajouts importants.
L’une des nouvelles dispositions est la surveillance des télécommunications à la source**.

« De cette manière, la police peut intercepter des communications en cours, là où elles sont encore lisibles : sur un smartphone ou un ordinateur, avant qu’un message ne soit crypté ou après qu’il ait été décrypté. Cela concerne par exemple les logiciels de messagerie crypté de bout en bout. Cela est prévu pour la défense contre des dangers particulièrement graves, par exemple dans le cas de crimes de nature terroriste ou de menaces contre des biens particulièrement importants. » (1)

Comme nous le savons déjà, la définition typiquement saxonne des crimes de nature terroriste est la participation à des manifestations, le fait de lancer des pierres sur des maisons inhabitées et l’autodéfense contre les nazis.
Il y a aussi des nouvelles règles pour l’analyse automatisée des données, ainsi qu’une base juridique pour les systèmes informatiques capables d’apprentissage.

« Avec l’analyse vidéo intelligente, des logiciels peuvent analyser automatiquement des enregistrements provenant de zones déjà légalement surveillées. Par exemple, il s’agit de détecter des armes, des couteaux, des objets dangereux, des bagarres ou des modèles de mouvement tapageurs. »

Où mène ce genre d’enquêtes, on peut le voir aux États-Unis, où les outils d’IA œuvrent de manière ouvertement raciste et s’imaginent régulièrement que des personnes non blanches portent des armes. Combiné avec la surveillance permanente sur le poste de police de la Eisenbahnstraße, dans le centre-ville et, en partie, dans le quartier de Grünau, cela laisse entrevoir un nouveau niveau de répression policière.

« En plus, quand les circonstances l’exigent, il y a la possibilité d’une comparaison biométrique avec des données en libre accès sur Internet. De cette manière, dans des cas spécifiques, des images ou d’autres caractéristiques biométriques peuvent être comparées avec des informations en libre accès sur Internet. Cette disposition vise à empêcher que les personnes recherchées puissent utiliser l’anonymat d’Internet. Or, c’est précisément cette possibilité qui fait partie des éléments les plus controversés de cette réforme. Par ailleurs, à l’avenir la police sera aussi autorisée, sous certaines conditions, à enregistrer les plaques d’immatriculation de voitures, discrètement et de manière automatisée. Cela doit par exemple aider à retrouver des véhicules volés ou des groupes de criminels qui se déplacent. D’autres dispositions concernent les drones. La police obtient une base juridique explicite afin d’utiliser ses propres drones, par exemple dans le cadre de recherches de personnes disparues ou pour la reconnaissance lors de situations d’intervention dangereuses. »

Il n’y a pas besoin de faire preuve de beaucoup de créativité pour imaginer qui est visé par cette loi, en tant que personnes recherchées, groupes de criminels qui se déplacent ou situations d’intervention dangereuses – certainement pas les structures nazies qui se préparent au « Jour J » dans l’ombre de l’AfD.

L’État augmente la pression

Nous constatons donc que la pression exercée par la répression augmente encore. Contrairement à une opinion qui a été beaucoup discuté par le passé, cette escalade de persécutions n’est en aucun cas une réaction à la résurgence des activités de la gauche radicale. Ni la paralysie générale, ni le fait que notre soutien désespéré à nos prisonnier.es nous occupe complètement n’ont jusqu’ici poussé l’État à cesser ses attaques à notre encontre. Même des camarades déjà condamné.es dans l’affaire « Antifa-Ost » sont détenu.es avec des peines supplémentaires, bien qu’ils n’aient guère attiré l’attention, ni par de grandes déclarations combatives, ni par une résistance bruyante contre une justice utilisées à des finalités politiques***. Il semble presque que la pression visant à attaquer notre mouvement par tous les moyens soit en rapport plus avec les conditions et la logique interne du pouvoir étatique. Ils rêvent de vengeance pour chaque action réussie que nous avons pu mener malgré leur surveillance – des actions qui ont brisé leur image de toute-puissance. Ce désir de vengeance ne disparaît pas, même si nous nous faisons petit.es et essayons de paraître aussi inoffensif.ves que possible. Même si cela ne parait pas intuitif à première vue, il est nécessaire, à cause du fonctionnement de la répression – et surtout en période de peur – de ne pas arrêter notre propre lutte militante, mais de l’intensifier sous toutes les formes encore possibles. Plus nous refusons de nous cacher, plus nous montrons le bon exemple, plus nous développerons notre confiance en nous-même et notre foi en notre capacité à agir. Dans les années à venir, nous en aurons plus besoin que jamais.

Leipzig site de production d’armements – Targets that exist everywhere [Des cibles qui se trouvent partout]

Sur son site internet, la Direction immobilière et des constructions de Saxe décrit ses tâches de la manière suivante : « Cette entreprise publique prend en charge les tâches de maîtrise d’ouvrage pour le compte du Land de Saxe. Cela comprend la définition et le contrôle des objectifs principaux de la maîtrise d’ouvrage en ce qui concerne la qualité, la quantité, les coûts et les délais. La gestion des projets de construction de l’État fédéral et de tiers est aussi prise en charge. On réalise les analyses techniques des sites et les travaux de construction. »
Cela comprend des projets tels que le poste de police de l’Eisenbahnstraße, ouvertement raciste et méprisant à l’encontre des pauvres, mais aussi les projets prévus pour le site de production d’armements de Leipzig. Celui-ci doit stimuler l’économie locale, au cours des prochaines années, avec des fonds destinés à l’armement, qui ont été volé aux travailleur.euses.
Comme la presse l’a correctement relevé, des camarades qui partagent la même critique ont incendié plusieurs voitures de la ville de Leipzig, cette année, en guise d’avertissement (2). Nous prenons tout aussi clairement position contre l’établissement de nouvelles entreprises d’armements meurtrières, que nous l’avons fait ici contre la nouvelle loi sur la police. Si vous mettez ces projets à exécution, nous nous joindrons à nos camarades et, selon la devise Targets that exist everywhere (3), nous mettrons dans notre viseur vos structures vulnérables, disséminées à travers la ville. Flamme après flamme et malgré toutes les mesure répressives qui ne servent à rien.

À bas l’État !

Direkte-Aktionszelle
[Cellule d’action directe]

 

Notes [des auteur.es] :
1. https://www.diesachsen.de/politik/polizeigesetz-sachsen-was-polizei-jetzt-bei-whatsapp-ki-kameras-und-drohnen-dar-3152093
2. https://www.mdr.de/nachrichten/sachsen/leipzig/leipzig-leipzig-land/elektroauto-sib-,brand-anschlag-polizei-100.html
3. https://tension.noblogs.org/files/2021/11/FINALTARGETS-1-booklet.pdf [voir ici aussi ; NdAtt.]

 

Notes d’Attaque :
* la Christlich Demokratische Union, Union chrétienne-démocrate, et la Sozialdemokratische Partei Deutschlands, Parti social-démocrate d’Allemagne, les deux principaux partis allemands, forment la coalition qui soutient le gouvernement du Land de Saxe (ainsi que le gouvernement fédéral du chancelier Friedrich Merz). Le Bündnis Sahra Wagenknecht, Alliance Sarah Wagenknecht, du nom de sa leader, est un petit parti populiste.
** L’installation, dans les appareils des personnes faisant l’objet de surveillance policière, de spywares qui enregistrent les messages « en clair », avant que l’utilisateur.trice ne les crypte ou après qu’elle/il les ait décryptés.
*** Comme Lina, récemment incarcérée pour avoir refusé de témoigner dans le deuxième procès de cette affaire, où d’autres camarades sont jugés.

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Výronas (Grèce) : Revendication de l’attaque incendiaire de la maison de Theodoros Foukas, syndicaliste de la police https://attaque.noblogs.org/post/2024/04/11/vyronas-grece-revendication-de-lattaque-incendiaire-de-la-maison-de-theodoros-foukas-syndicaliste-de-la-police/ Thu, 11 Apr 2024 18:56:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55137 Continuer la lecture ]]> Act for Freedom Now! / dimanche 7 avril 2024

Les Cellules d’action directe revendiquent l’attaque incendiaire contre la maison du fonctionnaire du syndicat de la police Theodoros Foukas, dans la ville de Výronas [dans la banlieue sud-est d’Athènes ; NdAtt.], aux premières heures du 1er mars. Depuis trois ans, à travers la stratégie de viser personnellement des représentants du pouvoir, notre groupe essaye de mettre en pratique le slogan « QUE LA PEUR CHANGE DE CAMP ». Nos visites chez chacun d’entre eux maintiennent un conflit de faible intensité en miniature, une guerre psychologique par la peur, contre des cibles physiques, et elles répondent à une échelle minimale au véritable terrorisme, qui a ses habitudes dans les studios de télévision, dans les tribunaux, les stations de police et les bureaux du parlement.

Nos attaques sont des instantanés de rébellion contre ceux qui effacent nos rêves. Une démarche collective contre l’ordre du pouvoir et les têtes baissées l’accompagnant, qui vise, entre autres, à maintenir une logique d’ensemble. Une violence politique organisée qui place la stratégie politique dans un contexte global. Où la lutte sociale échappe aux normes prédéterminées, aux dates fixes et devient imprévisible, audacieuse, radicale, dangereuse. Notre visite à la maison de Foukas est un acte de solidarité internationale avec des prisonnier.es politiques dans les prisons du monde entier. Au Chili, au Royaume-Uni, en Italie, en Allemagne, en Grèce. Dans une période de recul des luttes, restaurer la solidarité internationale n’est pas une tâche simple pour les anarchistes de praxis. C’est une obligation morale non négociable, pour que nos compas incarcéré.es ne deviennent pas des cas oubliés d’une histoire révolue, mais au contraire des exemples vivants qui nourrissent la volonté de lutter et qui poussent à l’action.

Pour Francisco Solar, Mónica Caballero, Alfredo Cospito, Nikos Maziotis, Dimitris Koufondinas, Toby Shone, Daniela Klette, Aldo et Luca Hernandez, Anna Beniamino, Marcelo Villarroel.

En mémoire de Barbara Balzerani.

« Il fallait anticiper l’ennemi, acquérir une mentalité offensive et exploiter toutes les possibilités d’un mouvement qui n’avait pas encore été désarmé par les flatteries tactiques d’alchimies politiques dépourvues de crédibilité.
Pressée, au milieu d’une foule de compagnons, juste « après », je célébrais un tel deuil dans l’atmosphère excitée et anormale des moments extrêmes, quand tout peut arriver et rien n’est plus à sa place.
Un mélange de peur, de rage, de douleur, qui montait à la bouche, avec la saveur dense des moments d’implication émotive maximale.
J’entendais les voix, les slogans, les jurons, les menaces. L’étreinte et le caractère choral du mouvement. Quelle chance, en des tels moments, de se retrouver à plusieurs, chaleureusement, pour se donner du courage. »
Barbara Balzerani*

Cellules d’Action Directe [Πυρήνες Άμεσης Δράσης]

 

* Note d’Attaque : cit. de Barbara Balzerani, Compagna Luna, Feltrinelli, 1998, d’où nous traduisons (une traduction française a été publiée par les éditions Cambourakis en 2017).
L’auteure parle ici de la sensation diffuse, dans la gauche extraparlementaire italienne du début des années 70, du danger d’un possible coup d’État autoritaire, sur le modèle de celui chilien de ‘73, contre lequel des nombreuses personnes se préparaient à résister.
Ancienne membre des Brigades rouges, Balzerani est décédée le 4 mars 2024.

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Athènes (Grèce) : Attaque incendiaire contre la maison du juge Elias Kanellopoulos https://attaque.noblogs.org/post/2023/11/18/athenes-grece-attaque-incendiaire-contre-la-maison-du-juge-elias-kanellopoulos/ Sat, 18 Nov 2023 17:39:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=53148 Continuer la lecture ]]> Abolition Media / vendredi 17 novembre 2023

« Nous sommes limités par milles peurs : la peur d’être enterrés vivants dans quelque taule, la peur de mourir pendant une action, la peur de rester seuls, sans le consensus des gens ou mis de côté par nos compagnon.nes elles/eux-mêmes. Vaincre ces peurs nous rendrait plus lucides. Des nombreuses « luttes » sont bâties sur ces peurs, sont le produit de ces peurs. La peur nous empoisonne, les compromis sont ses fruits empoisonnés. Puis, c’est le tour des jolis mots, des jolies théories, les jolis stratégies à long terme, de colorer en rose toute cette merde, nous poussant à la prudence, au « réalisme » politique. Mais malheureusement, même peinte en rose, la merde reste de la merde. »
Alfredo Cospito
[extrait de « Qui est là est là et qui n’est pas là n’est pas là » ; NdAtt.]

Les Cellules d’action directe revendiquent la pleine responsabilité de l’attaque incendiaire contre la maison du juge Elias Kanellopoulos, dans le secteur de Cholargós [dans la banlieue nord-est d’Athènes ; NdAtt.]. Notre attaque est une action en solidarité avec les mobilisations des prisonnier.es dans les taules de ce pays. Elle est aussi la poursuite de la stratégie de cibler personnellement ceux qui sont impliqués dans le renforcement constant de la répression pénale et dans la gestion répressive des prisons. De l’architecte du nouveau code pénal, Lambros Margaritis, à la cheffe de l’organe d’inspection et de contrôle des prisons, Spyridoula Presvia, et maintenant à Elias Kanellopoulos, magistrat détaché auprès du ministère de la Justice, qui était l’un des proches collaborateurs de l’ancien ministre de la Justice Kostas Tsiaras, à l’époque de l’élaboration et de l’adoption du nouveau code pénal.

Notre message est clair. Les Cellules d’action directe n’oublient pas les personnes qui sont derrière les barreaux, les familles qui souffrent et qui sont tourmentées par les méthodes des juges, les policiers et les matons qui ont l’impression d’être intouchables. Nous n’oublions pas les prisonnier.es politiques qui sont en train de payer le prix de leur choix de rejoindre le combat révolutionnaire. Les explosions devant les maisons de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, choisissant de faire des vies des prisonnier.es une réalité cauchemardesque, livrent directement chez eux, même si seulement à un niveau symbolique, la réalité combative de la menace anarchiste permanente.

Comme nous l’avons déjà déclaré à la suite de l’attaque contre le domicile de Lambros Margaritis : « Nous n’avons pas fini avec cette question. Pour nous, toute atteinte aux droits des prisonnier.es, qui ont été gagnés par des luttes douloureuses, est quelque chose à prendre très au sérieux et à cet égard nous essayeront le plus fermement possible de garder cette question en haut des priorités des formations militantes qui agissent au sein du mouvement de lutte. Nous les appelons à devenir un bouclier de protection des droits des prisonnier.es politiques et à cibler directement ceux qui sont directement responsables de ce code pénal anachronique, qui nous ramène en arrière de plusieurs décennies. »

Depuis des mois, maintenant, des centaines de détenu.es se mobilisent dans des dizaines de prisons du pays, avec une série de demandes contre le nouveau code pénal et pénitentiaire, ainsi que contre les récentes annonces de nouvelles révisions de l’ancien code, promulgué par le gouvernement précédent. Les changements des lois ont porté à une privation de liberté pour des périodes encore plus longues, à la séparation de ses proches et à la perte des déjà rares permissions, à l’extension du régime spécial à des catégories plus larges de prisonnier.es, alors que l’État introduit une exigence de soumission et de repentance de plus en plus sévère devant les inquisiteurs des courts de justice. Le durcissement de la législation pénale et du code pénitentiaire a des objectifs précis. La satisfaction des partisans de la doctrine « loi et ordre », qui alimentent en voix Néa Dimokratía [le parti au pouvoir en Grèce; NdAtt.]. L’asservissement croissant des prisonnier.es, que ce soit en tant que collaborateur.trices de la police ou en tant que victimes des circuits para-judiciaires des grands avocats, qui sont sur la même ligne que le gouvernement de Néa Dimokratía et qui, en échange des honoraires correspondants, gardent dans leurs mains les clefs de la libération, en exploitant des fenêtres légales sur lesquelles est inscrit leur prix.

Dans une situation où l’individualisme, la résignation et la logique de la reddition gagnent du terrain, il y a des exemples de lutte qui, avec leur dignité assourdissante, perturbent la légalité de la soumission (souvent accompagnés par des protestations solidaires, à l’extérieur des prisons). Les dures grèves de la faim et de la soif des prisonniers politiques Dimitris Koufondinas, Giannis Michaelides, Thanos Hatziangelou, des onze combattant.es turc.ques du Front populaire, d’Alfredo Cospito, les dizaines de grèves de la faim en solidarité avec eux/elles et une série de mouvements de résistance des prisonnier.es, pendant cette période, montrent que, même dans des conditions très difficiles, les batailles qui dressent des barricades de résistance ne sont pas gâchées, mais nécessaires et impératives.

Nous considérons qu’il est de notre devoir de prendre position, par une solidarité concrète, dans la guerre qui fait rage sur le front des prisons. Cibler les architectes de la législation qui démantèle les droits, déjà limités, des prisonnier.es. Le cartel de juges qui extorque de l’argent à la racaille qui se trouve au sommet de la pyramide sociale, tandis que les travailleur.euses appauvri.es et les ennemi.es déclaré.es du système souffrent dans ses mains. Les gardiens, les gradés et tous les sbires du régime pénitentiaire, qui restent les larbins et les intermédiaires du ministre de service et qui essayent d’intimider les prisonnier.es et de briser leur moral.

La peur que Kanellopoulos a ressenti quand il a sauté hors de son lit, au bruit de l’explosion, et quand il a vu le feu depuis son balcon. C’est un petit prix, un retour de bâton dans la bataille psychologique dans laquelle il joue un rôle actif, en tant que rouage de la bureaucratie étatique qui étouffe des gens au nom de la loi. Nous le disons pour être clair.es. Le fait que la peur passe dans leur camp est une condition nécessaire, si on veut parler d’une lutte aujourd’hui. Fini les mots creux, finie la misère, fini le flou académique et les faux contenus. Il y a une distinction claire et absolue qui dissipe la confusion qui existe autour de nous. Quiconque décide de risquer sa liberté au nom de la liberté est notre allié.e. Quiconque parle beaucoup sans rien dire mérite au mieux notre indifférence.

Solidarité avec les inculpé.es de l’affaire « compagnons/compagnonnes » : Kostas Dimalexis, D.S. et R.Z.

Solidarité et complicité avec Francisco Solar et Mónica Caballero. Solidarité avec tou.tes les prisonnier.es politiques qui luttent pour la subversion, partout dans le monde.

Honneur pour toujours aux communistes révolutionnaires du Front populaire Harika Kızılkaya, Burak Agarmış, Özkan Güzel et Erdoğan Çakır* :
Parce que la passion pour une nouvelle façon de vivre ne peut pas être réprimée. Si elle est écrasée mille fois, elle renaîtra des flammes, mille et une fois.

Vaincre la peur que le système instille par le biais de la répression pour nous rendre inactif.ves.
Construire, par des actions, une menace permanente.

Cellules d’action directe

 

* Note d’Attaque : les quatre membres du Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C, une organisation communiste turque), dont deux ont participé à une longue grève de la faim dans les prisons grecques, ont été tué.es le 31 octobre dernier par les gardes de frontière turques, alors qu’ils/elle essayaient de rentrer clandestinement en Turquie.

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire contre l’entreprise de construction Praxis https://attaque.noblogs.org/post/2022/01/09/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-contre-lentreprise-de-construction-praxis/ Sun, 09 Jan 2022 20:38:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=47533 Continuer la lecture ]]> athens.indymedia.org / dimanche 2 janvier 2022

Attaque incendiaire contre l’entreprise de construction Praxis, qui a démoli le Biologica occupé

Le matin de la Saint Sylvestre, de nombreuses forces répressives encerclent les bâtiments de l’Université Aristote de Thessalonique (ΑΠΘ) et commencent l’opération d’expulsion du Biologica occupé. Ils envahissent le lieu (le Biologica) et après la fin des perquisitions, ils commencent les travaux de démolition. Le projet de rénovation, qui concerne l’« Investissement dans l’éducation, dans l’acquisition de compétences et la formation continue » et dont le coût s’élève à 1 320 600 euros, a pour but la création d’une aride zone d’attente. Tels sont les véritables besoins de l’enseignement universitaire : des espaces stériles dans un paysage délibérément dégradé, pour créer l’homme vide de demain, un serviteur volontaire ou un dirigeant pour les appels et les intérêts de la reconstruction capitaliste.

La guerre répressive de style mafieux menée par le recteur Papaioannou contre les squats qui se trouvent dans des bâtiments appartenant à l’Université Aristote de Thessalonique continue. Après l’expulsion, pendant l’été 2020, du squat Terra Incognita, l’expulsion par le passé du squat de la rue Nikis (des bâtiments qui restent encore aujourd’hui vides et scellés), l’université en uniforme procède à l’expulsion et à la démolition d’un espace à l’intérieur du campus universitaire qui, pendant trois décennies, a saisi le sens de la liberté dans la connaissance, de l’auto-éducation, de l’accès au savoir sans profit et sans prix. La communauté académique ouvre officiellement ses bras au militarisme et à la répression, avec cette ordure de recteur qui envoie ses remerciements excités à Mitsotakis en personne. Voilà l’Université Aristote de Thessalonique : un élevage de collaborateurs de la répression où poussent les fonctionnaires de la République en uniforme. Des raclures comme Papaioannou, qui s’en fiche d’où il met sa signature, ou Margaritis, qui promulgue des lois pour « envoyer au ciment » [traduction incertaine… NdAtt.] quiconque conteste la monarchie d’État.

Dans les hostilités, nous aurons le dernier mot…

Le gouvernement décide de procéder avec cette surprise de la Saint Sylvestre et de lever le voile de la répression, en appelant à une guerre ouverte. Quelques heures plus tard, nous passons à la contre-attaque. Nous revendiquons l’attaque incendiaire du bâtiment de l’entreprise de construction Praxis, au 49 rue Kromnis, à Kalamaria, peu avant le passage à la nouvelle année. Praxis est l’entreprise prestataire qui s’est engagée dans les travaux de démolition du squat. Nous frapperons individuellement chacun de ceux qui accompagnent la répression contre les espaces libérés et le milieu de la lutte.

Notre attaque est la première action de solidarité pratique, dans un milieu de lutte qui défend jusqu’au bout les squatter.euse.s et les zones autogérées de lutte, de solidarité et d’attaque. Un message de force, de soutien et de complicité pour chaque compagnon et chaque compagnonne, individuellement, qui persiste dans l’opposition, dans la remise en cause, dans la guerre. Vous nous trouverez à vos côtés à chaque moment de conflit, à chaque barrage routier, parce que nous n’avons pas fini. Nous sommes en train de préparer un nouveau cycle d’attaques, dans la guerre d’usure, d’organiser de nouvelles Cellules d’Action Directe. Et dans cette guerre, nous appelons chaque initiative de lutte à passer à l’action, en aiguisant la confrontation au niveau quantitatif, qualitatif et opérationnel.

Nous répondons à la guerre par la guerre.
Terra Incognita et Biologica occupés pour toujours

Cellules d’Action Directe
Cellule Casus belli

[Πυρήνες Άμεσης Δράσης
Πυρήνας Casus belli]

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Thessalonique (Grèce) : Attaques explosives contre deux maisons d’assassins en uniforme https://attaque.noblogs.org/post/2021/11/22/thessalonique-grece-attaques-explosives-contre-deux-maisons-dassassins-en-uniforme/ Mon, 22 Nov 2021 21:02:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46544 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / dimanche 21 novembre 2021

Thessalonique (Grèce) : Attaques explosives contre deux maisons d’assassins en uniforme, de la part des Cellules d’Action Directe – Organisation d’Action Anarchiste

Le 22 octobre, des assassins en uniforme du DIAS [unité de police à moto ; NdAtt.] détectent un véhicule volé dans un quartier du Pirée et le prennent en chasse. Quand le véhicule est piégé et immobilisé, entouré de nombreux policiers avec des gilets pare-balle, les flics lèvent leurs pistolets et abattent de sang froid Nikos Sambanis, 18 ans, touché par 38 balles. Comme d’habitude, les 7 flics impliqués dans ce meurtre sont mis dans les bras la justice qui, avec la bénédiction et les éloges du ministre des Assassins en uniforme lui-même, Theodorikákos [Tákis Theodorikákos, membre de Néa Dimokratía, ministre de l’Intérieur depuis 2019 ; NdAtt.], les libère. L’opération est un succès total. Résultat : un mort pour un véhicule volé.

De la propagande à la praxis

La justice est une affaire révolutionnaire et elle arrive comme une épée de Damoclès sur vos têtes. Comme première rieponse, minimale, au meurtre de Niko Sambanis, dont nous avons parlé, nous revendiquons les attaques explosives, avec des engins de faible puissance, aux premières heures du 15 novembre, contre les maisons de deux assassins en uniforme : celle de Lefteris Gatos, au 19 rue Graziou, et celle de Dimitrios Daggli, au 45 rue Olympiad, à Thessalonique. Nos attaques ont eu lieu quelques heures après qu’une nouvelle affaire scandaleuse a été révélée : l’arrestation d’ encore un autre homme en uniforme, pour l’agression sexuelle de sa fille de 4 ans. Nous avons indiqué clairement que rien ne reste sans réponse, encore moins un meurtre. Et pendant que les cas de brutalité policière augmentent de jour en jour, l’attente passive ne fait pas partie de nos caractéristiques. Nous passons à nouveau à l’offensive, en déclarant publiquement qu’à ce jour notre liste compte 19 autres salauds non encore punis (sans garantie que les deux dont on a parlé plus haut ne soient pas visés à nouveau, à l’avenir).

Pour couper court aux rires…

En juillet dernier, nous avons dénoncé publiquement 21 tueurs à gages de la police grecque, en montrant un petit mais non négligeable échantillon de notre dossier, face à votre impunité. Et nous avons vu la peur et la terreur dans vos yeux, quand vous avez fait passer Tsairidis [peut-être Theodoros Tsairidis, chef du syndicat des fonctionnaires de police de Thessalonique ; NdAtt.] de chaîne en chaîne, à la télé, en pleurant et en demandant protection à la Justice. Quelques mois plus tard, nos actes complètent nos paroles. Tant que vous êtes impunis, vous êtes sans protection. L’histoire elle-même a montré que les meurtriers et les tortionnaires rencontreront toujours la main vengeresse de la violence révolutionnaire, de la vraie justice. C’est pourquoi nos attaques contre les héritiers politiques des tortionnaires de la Junte, quelques heures avant l’anniversaire du soulèvement de 73, sont un hommage à la mémoire des morts de Polytechnique.

« … A tous ces défenseurs de la normalité sociale et de la paix entre les classes qui, dans chaque soulèvement social, petit ou grand, essaient de marginaliser la partie la plus dynamique et politiquement avancée, qui à leurs yeux est toujours « minoritaire » et « agit contre la majorité pacifique », nous devons signaler que l’histoire des luttes sociales et de classe est écrite par des personnes déterminées à aller à l’affrontement pour leurs convictions. Par des personnes qui, même lorsqu’elles sont peu nombreuses, parviennent à créer des liens, à inspirer, à mobiliser beaucoup de monde, qui arrivent à définir les termes politiques de la lutte et à créer des héritages pour de nouvelles luttes, plus grandes et plus décisives. »
Lutte révolutionnaire – Revendication de l’attaque armée contre le poste de police de Perissos

Compas de lutte, l’époque où nous vivons ne nous offre pas le luxe du repos et encore moins celui de la trêve. L’État a reconstitué ses mécanismes de répression et de violence et il attaque en permanence, politiquement et militairement, les couches sociales inférieures. Nous devons mener une lutte qui doit être combattue par nous tou.te.s, collectivement. Une lutte qui érigera des remblais devant la répression étatique, pour construire l’autodéfense de masse des opprimé.e.s. Une lutte qui doit changer les rapports de pouvoir et de force, aux dépenses de la minorité qui nous attaque, représentée par l’élite politique et militaire des dirigeants. Et cette lutte sera violente, illégale, militante et radicale, sans pitié ni compassion pour aucun d’entre eux, utilisant tous les moyens appropriés afin de donner des réponses exemplaires et vengeresses à la tyrannie.

Compas de lutte, nous faisons appel à vous pour soutenir dans la pratique la guerre révolutionnaire qui fait rage. Améliorez les outils pour défier concrètement la domination de l’ennemi. Créez de nouveaux groupes, des organisations, des cellules de violence révolutionnaire et de formation radicale. Redynamisez le dialogue public né de la rencontre agressive des résistances militantes et soutenez activement les réseaux de violence révolutionnaire qui mènent des batailles incessantes, avec leurs petites et grandes forces. Avec une mémoire insurgée aux côtés de chaque personne morte dans les mains des unités en uniforme et avec de la force ardente aux côtés de chaque prisonnier.e de la guerre sociale/de classe, nous vous invitons sur les chemins de la confrontation et de la guerre. Là où la vie devient vraiment chargée de sens, répondant à sa responsabilité envers sa tâche historique. La tâche de la subversion et de la révolution.

Nous avons le droit, la colère et la détermination. Et tout cela suffit. Au Pirée, il s’appelait Nikos Sambanis ; à Wuppertal, Georgos Zantiotis ; à Minneapolis, George Floyd. Ailleurs, il n’avait même pas de nom, c’était juste du sang sur les mains des flics. Dans les centres de détention, les prisons et les hôpitaux psychiatriques, aux frontières et sur les barrières en Biélorussie, dans la mer Égée… Pour cette liste sanglante de victimes de la République en uniforme, qui s’allonge chaque jour par des cas d’abus, de torture et d’exécutions, un seul mot résonne comme un cauchemar : VENGEANCE !

Attaque sans pitié contre les forces de sécurité.
Maisons, commissariats, ministères en feu.

 

PS : Le 2 novembre 2018, le compagnon anarchiste Kevin Garrido Fernández a été assassiné par un codétenu à l’intérieur de la prison privée/entreprise Santiago 1, sans aucune intervention de la part des matons, qui l’ont emmené à l’hôpital une heure après qu’il était déjà mort. Kevin avait été condamné à 17 ans de prison pour trois attaques incendiaires, contre l’école de la gendarmerie [le corps des gardiens de prison, au Chili ; NdAtt.] de San Bernardo, contre le 12ème poste de police de San Miguel et contre une sous-station électrique. Pendant 3 ans, il est resté cohérent et inflexible dans ses idées. Depuis les chemins fougueux de Thessalonique, nous envoyons notre solidarité incendiaire à chaque cellules enragée de violence révolutionnaire au Chili, à l’autre bout du monde, en contribuant ainsi à la diffusion du Novembre Noir en défense de la mémoire et de la lutte. Pour justifier la perte de chaque compa qui a donné sa vie pour la Liberté Incontestée.

Cellules d’Action Directe – Organisation d’Action Anarchiste

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Volos (Grèce) : Attaque incendiaire contre l’usine AGET https://attaque.noblogs.org/post/2021/07/23/volos-grece-attaque-incendiaire-contre-lusine-aget/ Fri, 23 Jul 2021 19:20:46 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44159 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / vendredi 23 juillet 2021

Volos : Attaque incendiaire contre l’usine AGET, de la part de la Cellule d’Action Directe « Vassilis Maggos »

L’ACTION REMPLACE LES LARMES

Au petit matin du dimanche 18 juillet, nous avons placé un engin incendiaire sous les transformateurs du poste électrique d’AGET [ΑΓΕΤ, AGET Heracles, entreprise de matériaux de construction, filiale de LafargeHolcim ; son usine de Volos est la plus grande cimenterie d’Europe ; NdAtt.], située à l’intérieur de cette usine.

Nous avons mené cette action pour rendre hommage à notre compagnon Vassilis Maggos*, exactement un an après sa mort. Nous n’oublions pas et ne pardonnerons pas les auteurs de son tabassage et de ses tortures. L’usine AGET est un fléau pour la ville de Volos, elle montre attitude autoritaire des institutions du pouvoir à l’encontre de l’environnement et la société de Volos. Ils sont les responsables moraux des événements de l’année dernière, qui ont conduit à la mort de notre compagnon, et cela ne sera pas oublié, jusqu’à quand nous ne verrons pas les cendres et les ruines de cette usine.

Dans ce contexte, nous avons offert plusieurs litres d’essence et de nombreuses flammes à ceux qui, jour après jour, donnent le cancer à une ville entière. Le système a caché l’action parce qu’il se sent et ils est vulnérable, nous confirmant que la peur a commencé à changer de camp. C’est l’affaire de tout le monde de prendre sa propre vie en main, en termes militants.

Les larmes pour Vassilis deviendront leurs cauchemars.
Et même si nous ne gagnerons jamais, nous nous battrons toujours !

Cellule d’Action Directe « Vassilis Maggos »
Dimanche 18 juillet 2021

 

* Note d’Attaque : le 14 juin 2020, lors d’une manifestation à Volos, Vassilis Maggos a été durement tabassé par les flics. Les coups ont duré pendant sa garde-à-vue, jusqu’à lui casser sept côtes et à atteindre des organes vitaux. Le 13 juillet, Vassilis a été retrouvé mort dans sa chambre par sa mère.

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Brochure (en anglais) : Des cibles qui se trouvent partout https://attaque.noblogs.org/post/2021/07/15/brochure-en-anglais-des-cibles-qui-se-trouvent-partout/ Thu, 15 Jul 2021 20:06:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44056 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / mercredi 14 juillet 2021

Des cibles qui se trouvent partout.
Une proposition stratégique pour construire un front commun contre ceux qui profitent de la guerre et de la répression.

Le temps passe vite, nous sommes déjà dans la 2ème année d’état d’urgence suite à la pandémie de Covid-19 et, sachant qu’aucun pouvoir ne renoncera jamais volontairement à ses nouveaux mécanismes de contrôle, les anarchistes et les autres mouvements libertaires à travers le monde cherchent des stratégies et des moyens pratiques pour s’y opposer. Des tensions sociales ont récemment explosé, dans certaines régions, et elles ont donné des émeutes. Ailleurs, il y a des flambées de courte durée, connues comme des « émeutes du coronavirus ». En tant qu’anarchistes, nous sommes souvent surpris.e. par ces dynamiques, nous nous retrouvant parfois dans la foule lors des affrontements de rue ou bien en tant que spectateur.trice.s perplexes, au marges. Presque tous les États ont affaire à nous, petits groupes ou individus qui sabotent, s’agitent et errent, remuant.e.s, à travers les villes.

Avec le désir de franchir enfin le seuil d’une résistance symbolique, afin de causer des dommages matériels aux infrastructures de l’ennemi et à ses outils de pouvoir. En plus de la confrontation directe avec les flics, il semble nécessaire d’identifier et de démonter les rouages individuels de leur machine. Il n’y a pas d’autre moyen pour gagner le rapport de force ; les métropoles qui ont été fréquemment dévastées par des luttes sociales, des grèves générales et des émeutes, ces dernières années, ont récupéré relativement vite leur arrogance. Mais encore trop souvent nous nous laissons glisser dans le hasard, au lieu de réduire en morceaux les maillons les plus faibles de la chaîne de l’oppression et de ceux qui en profitent.

Couvre-feu, meurtres policiers, gentrification, terrorisme écologique, guerre contre sa propre population et contre des pays étrangers – le système nous donne quotidiennement des occasions pour chercher des cibles dont la destruction constante pourrait, à un moment donné, devenir plus qu’un chiffre dans un bilan ou une nouvelle dans la presse.
Dans de nombreux centres urbains, des formes d’action, désormais traditionnelles, ont émergé au fil des années et, au-delà de leurs raisons locales, elles pourraient être évaluées du point de vue de comment elles aident au fait que les groupes/individus de la nouvelle guérilla urbaine anarchiste puissent se rapporter entre eux, afin de surmonter les frontières du capital, que d’ailleurs le capital n’a jamais respecté.

À Santiago, des bus du transport en commun brûlent presque à chaque occasion, à Athènes ce sont les distributeurs automatiques de billets, dans les banlieues françaises ce sont des voitures de presque tout type, mais souvent aussi celles d’entreprises bien précises. À Berlin aussi, les voitures d’entreprises ou de luxe sont incendiées presque à chaque occasion. A travers l’Europe, des antennes et des stations relais de fournisseurs de télécommunications sont incendiées.
Quel serait l’impact, si les attaques contre des cibles spécifiques étaient intensifiées ? Nous connaissons les dégâts causés par des lignes de données détruites et des antennes-relais de téléphonie mobile brûlées, mais de telles attaques ne peuvent pas être répétées partout à volonté. Les flottes automobiles de nos ennemis, elles aussi, sont plus difficiles d’accès que nous le voudrions.

Certaines installations sont bien sécurisées dans les grandes villes, mais elle ne sont pas gardées dans les petits villages. Néanmoins, il y a toujours suffisamment de cibles connues et moins connues, autour de nous. Et, en fait, qui fournit à la police et à l’armée leurs équipements ? Qui construit quoi ? Qui travaille avec les entreprises d’approvisionnement ou se cache derrière un consortium d’entreprises ? Qui surveille tout cela ?
Le marché est en évolution constante, les grandes sociétés absorbent leurs concurrents, se cachent derrière d’autres noms, externalisent certaines activités. Elles collectent nos données et nous font face, avec leurs logos, partout dans la ville, qu’elles considèrent comme leur propriété.

Puisque il ne devrait pas nous suffire de suivre de loin les vagues de soulèvements qui parcourent le monde et de chercher à chaque fois de nouvelles actions solidaires qui soient adaptées, nous proposons de collecter des informations sur les ennemis de la liberté et de les diffuser, de façon qu’elles soient largement connues. Cela signifie utiliser non seulement les publications du milieu militant, mais tous les moyens, tels que les graffitis, les affiches, les vidéos, les rassemblements et autres moyens de communication accessibles, afin de dénoncer ces acteurs de la barbarie capitaliste.

Afin de les attaquer, ensuite, dans le monde entier, que ce soit dans le cadre de campagnes ou à l’improviste et sans cause apparente. On pourrait ainsi essayer de voir si des entreprises évitent certaines régions ou certaines commandes, parce que les dégâts seraient trop importants pour elles. Il s’agirait d’une ligne stratégique déjà développée, à l’échelle européenne, lors d’actions de sabotage contre la compagnie pétrolière et gazière Shell, de la fin des années 1980 au milieu des années 1990, pour démontrer entre autres de la solidarité avec la résistance de la population Ogoni au Nigeria.

Ou bien, s’il y a le besoin de faire quelque chose contre le système judiciaire d’un pays donné et les institutions en question sont difficiles à frapper, pourquoi ne pas s’en prendre à Sodexo, un acteur du secteur carcéral, même s’il se cache derrière le nom GA Tec ?
Avec une continuité accrue dans nos interventions et une focalisation sur des acteurs planétaires, les délais de réponse des autorités et les délais de livraison de biens et d’informations pourraient être rallongés, à un certain degré. Ce qui ouvrira de nouveaux espaces pour d’autres attaques. Cette proposition ne vise pas à remplacer la participation à des émeutes ou leur provocation et elle ne s’oppose pas à l’attaque spontanée et chaotique contre d’autres cibles.

Cette brochure contient des revendications d’attaques qui répondent à ces critères. Afin de pouvoir intervenir dans tout conflit, en tout lieu, elles diffusent des suggestions de cibles, de ceux qui sont responsables de s’être partagé ce monde. Vous trouverez en annexe une proposition organisationnelle pour la violence révolutionnaire, venant de Grèce.

Alors, du feu pour les ennemis de la liberté !

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Athènes et Thessalonique (Grèce) : Les Cellules d’Action Directe revendiquent 20 attaques incendiaires https://attaque.noblogs.org/post/2021/05/21/athenes-et-thessalonique-grece-les-cellules-daction-directe-revendiquent-20-attaques-incendiaires/ Fri, 21 May 2021 19:48:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43093 Continuer la lecture ]]> AMWEnglish / mardi 18 mai 2021

Les Cellules d’Action Directe revendiquent 20 attaques incendiaires contre des cibles policières et étatiques, à Athènes et à Thessalonique

Les attaque incendiaires revendiquées à Athènes ont ciblé :

– la Fondation pour la recherche économique et industrielle (IOBE) [un think-tank privé ; NdAtt.] dans le quartier de Koukaki  ;
– le 3ème centre des impôts, dans le quartier de Kypseli ;
– la résidence de Stratos Mavroeidakos, dirigeant du Secrétariat général pour la coordination des projets gouvernementaux de Néa Dimokratía, à Ilion [ville de la banlieue d’Athènes ; NdAtt.] ;
– un véhicule de police, dans le quartier de Petralona ;
– la maison du lieutenant général de la police grecque à la retraite, Christos Kontaridis ;
– la maison du général de brigade de la police grecque, Michalis Ladomenou ;
– la maison de Giannis Katsiamakas, président de la Fédération panhellénique des fonctionnaires d’Athènes (POAXIA) et lieutenant général de la police grecque à la retraite, à Vyronas [dans la banlieue sud-est d’Athènes; NdAtt.] ;
– la maison et la voiture de Katerina Magga, dirigeante de la police de Patissia, dans le quartier d’Ano Patisia.

Les attaque incendiaires revendiquées à Thessalonique ont visé :
– les bureaux de l’Union hellénique-américaine, à Vardaris ;
– un véhicule du ministère du Travail, rue Mitropoleos ;
– des résidences de militaires, en face du siège de l’OTAN, dans le quartier d’Evzoni ;
– le portail du ministère de la Macédoine-Thrace ;
– la maison du policier Hatzi Ilias, à Sykies [banlieue de Thessalonique ; NdAtt.] ;
– la maison du président du Syndicat des policiers de Thessalonique, Dimitrios Padiotis, à Sykies ;
– la maison du magistrat à la retraite, ancien président de la Cour d’appel, Antonios Tsalaportas, dans le quartier de Charilaou ;
– la maison de la politicienne de Néa Dimokratía Aphrodite Latinopoulou, dans le secteur Kamara ;
– un véhicule du corps diplomatique, dans le centre de Thessalonique ;
– la maison de la famille, de droite, du lieutenant-colonel Georgios Paskonis, à Triandria [banlieue de Thessalonique ; NdAtt.] ;
– la maison de la famille Nakos, de droite, dans le quartier Ano Poli ;
– la maison de la famille Kosmidis, de droite, dans le quartier Kato Toumpa.

Un extrait du communiqué :

« Compas, nous vous invitons à nos côtés, pour renforcer le regard qui va droit vers l’ennemi. Pour assumer collectivement la responsabilité politique – et le fardeau historique qui la sous-tend – qui attisera la confrontation militaire contre tout pouvoir. Avec une organisation de base et l’unité dans la pratique, nous alimentons le dialogue révolutionnaire par une propagande offensive, nous coordonnons nos forces et renforçons la lutte. Compas de combat, nous vous invitons à créer de nouvelles Cellules d’Action Immédiate. »

Le communiqué contient également une proposition publique en vue d’un Réseau de violence révolutionnaire.

La revendication intégrale, daté du 15 mai, en grec : https://athens.indymedia.org/post/1612569/

Note d’Attaque : parmi les groupes qui se sont coordonnés au sein des Cellules d’Action Directe, on trouve la Cellule Elizaveta Kovalskaïa, qui avaut déjà revendique un incendie contre la maison d’un flic, en février dernier.

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Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire contre l’habitation d’un policier https://attaque.noblogs.org/post/2021/03/20/thessalonique-grece-attaque-incendiaire-contre-lhabitation-dun-policier/ Sat, 20 Mar 2021 15:08:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=41885 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / mardi 16 mars 2021

Revendication de l’attaque incendiaire contre l’habitation d’un policier, de la part de la Cellule Elizaveta Kovalskaïa des Cellules d’Action Directe (Thessalonique, Grèce, 26 février 2021)

Journalistes, bourreaux
Police, tortionnaires
Officiers judiciaires, tortionnaires
Citoyens respectables, bourreaux
Vengeance !

Aucune autre recommandation n’est nécessaire. La lutte implacable du révolutionnaire Dimitris Koufondinas continue, lors de son 64me jour [il a arrêté sa grève de la faim le 14 mars ; NdAtt.], et elle suit, en tant que telle, la nécessité d’où elle est née. Une nécessitée qui s’intensifie et se renforce alors que le gouvernement de Néa Dimokratía persiste et choisit ostensiblement de garder une position intransigeante, dans le but de le tuer. L’aigreur de l’État, cette intransigeance, ne vise pas seulement à sa mort, mais, bien plus encore, à l’extermination et à la fragmentation définitive de la perspective révolutionnaire et de la dignité du combat, incarnée dans le visage de D. Koufondinas.

Depuis une semaine, nous assistons, avec rage, à la vengeance sans bornes de l’État, qui change de version, par le biais de déclarations ambivalentes, parfois empreintes d’un faux optimisme, parfois d’une froide et brutale volonté d’extermination. Mais la surprise est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. Il est évident que vous essayez de vous soustraire à vos responsabilités, mais même si vous cherchez de vous débarrasser du coût d’une mort imminente, la responsabilité ne pourra que vous revenir, elle portera votre signature. Nous sommes sûrs que, de notre lutte, ici et maintenant, naîtra la vengeance, tandis que votre pouvoir tombera parmi les ruines de cette histoire que vous avez choisi et, pour la première fois, la vie triomphera sur la mort.

Ceux qui exécutent aveuglement la loi, ceux qui servent les appétits de chaque pouvoir, sont coresponsables et complices de la répression, de l’assassinat et de l’arbitraire étatique. Des gardes de frontière qui tabassent et harcèlent les migrants, aux juges et aux procureurs qui exécutent les ordres des autorités et condamnent à l’obscurité les prisonniers, en piétinant leurs droits fondamentaux, acquis à travers les luttes, jusqu’à chaque policier qui acquiert du pouvoir, en tant que dirigeant, et supprime par la violence ceux qui luttent pour la liberté collective. Il y a des nombreux exemples d’impunité des policiers, de tabassages, de tortures et d’enlèvements, jusqu’à l’assassinat de combattants qui, selon ce qui est dit après-coup, ont utilisé leurs armes, se sont défendus des attaques et se sont vengés, sans naturellement être surpris par l’impunité de la police, puisque les sentences sur commande de la « justice » ne nous surprennent pas du tout.

A PARTIR DE CE MOMENT L’ESPOIR FINIT ET LA GUERRE COMMENCE

Nous sommes ici pour rendre difficile le sommeil des responsables, celui des personnes qui construisent leurs vies sur l’exploitation et l’injustice. Parce que l’injustice n’est pas anonyme, elle a un nom et une adresse. Pour toutes ces raisons, dans la nuit de vendredi 26 février, nous avons mené une attaque incendiaire contre la maison d’un policier, 17 rue Papaioannou, à Sykiés [banlieue de Thessalonique ; note du traducteur italien] et nous vous disons que cela n’est que le début. C’est une exemple de ce qui va arriver au cas où le combattant D. Koufondinas subisse quelque chose de pire ou d’irréversible. Tant pour commencer, nous rendons un peu de la violence que nous recevons chaque jour de la part des bâtards en uniforme et nous vous promettons que la tension augmentera.

FORCE A CEUX QUI COMBATTENT AVEC TOUT MOYEN ET COÛTE QUI COÛTE CONTRE LE MONOPOLE DE LA VIOLENCE DE LA PART DE L’ÉTAT.

P.S. Nous n’oublions pas l’anarchiste Lambros Foundas, tombé en combattant sous les coups des armes de la police, en mars 2010, pendant une action préparatoire de l’organisation Lutte Révolutionnaire [Επαναστατικού Αγώνα, Epanastatikòs Agonas, EA ; NdTi].

LE 10 MARS PERSONNE NE MEURT. LE 10 MARS NAISSENT LES RÉVOLTÉS.
HONNEUR ÉTERNEL A L’ANARCHISTE LAMBROS FOUNDAS.
N’OUBLIONS PAS, NE PARDONNONS PAS.
IL N’Y A PAS DE RETOUR. LA GUERRE EST LE SEUL CHEMIN.

Cellules d’Action Directe [Πυρήνες Άμεσης Δράσης]
Cellule Elizaveta Kovalskaïa [Πυρήνας Ελισάβετ Κοβαλσκαγια]

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