Cantal – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 24 Aug 2026 17:02:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Aurillac : Manif anti-flics au festival de théâtre de rue https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/24/aurillac-manif-anti-flics-au-festival-de-theatre-de-rue/ Mon, 24 Aug 2026 16:57:02 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63662 Continuer la lecture ]]> La Montagne / samedi 22 août 2026

La perspective d’un rendez-vous pour une manifestation « contre les violences policières » bruissait, comme une rumeur, depuis le début du Festival de théâtre de rue d’Aurillac, ce mercredi 19 août. Le lieu fixé était la place de l’Hôtel-de-Ville, à 16 h 15.
Ce samedi 22 août, une manifestation est effectivement partie de la place de l’Hôtel-de-Ville, pour rejoindre la préfecture, via le passage de la Barbantelle, le Square, et le Gravier. Une fois arrivée au pied de la préfecture, plusieurs centaines de manifestants, scandant des slogans anti-fascistes et anti-police, ont dégradé un échafaudage et mis le feu à une palette au coin de France.

Là, les forces de l’ordre ont dispersé une première fois la foule, avec au moins une grenade lacrymogène. La situation s’est ensuite fixée, les CRS étant positionnés sur le Pont-Rouge, tournés vers la place Gerbert, les manifestants étant au niveau de la place.
Après une longue observation, un contact a eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre, mais plusieurs lacrymogènes ont permis de disperser la foule. À 18 heures, la situation s’était calmée. Des médiateurs d’Aurillac écoute et de Freeform étaient sur place et discutaient avec une cinquantaine de manifestants, à quelques mètres des CRS.
Si la situation peut rappeler les émeutes du premier soir du festival, l’an passé [voir ici ; NdAtt.], la tension est très loin, ce samedi 22 août à 18 heures, d’être arrivée au même point. Tout autour, les spectacles continuent et il était possible de croiser des festivaliers inconscients de la situation à quelques centaines de mètres de la préfecture.

 

Selon Franceinfo, « Un manifestant et un policier ont été légèrement blessés samedi 22 août […] Des dégradations « limitées », poubelle brûlée, tags, vitre cassée… ont eu lieu en centre-ville. Le festival international de théâtre de rue d’Aurillac n’a pas été perturbé et a pu se clôturer normalement. »

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Aurillac : « Aligot, spectacles, émeutes » https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/30/aurillac-aligot-spectacles-emeutes/ Sat, 30 Aug 2025 16:33:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60395 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / jeudi 28 août 2025

Voici plusieurs photos d’Aurillac, toutes prises entre le 20 et le 24 août 2025 [c’est à dire à la suite de la nuit d’émeutes qui a inauguré le festival du théâtre de rue ; NdAtt.]
























Et en rab’ une vidéo issue de la presse mainstream.

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Aurillac : Le festival de l’émeute https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/22/aurillac-le-festival-de-lemeute/ Fri, 22 Aug 2025 16:26:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60342 Continuer la lecture ]]> extrait de France Bleu / jeudi 21 août 2025

Des abribus et des vitrines cassés, des poubelles brûlées, des barrières entassées, du matériel urbain démonté, des tags sur les murs, c’était le spectacle du centre d’Aurillac la nuit dernière après les incidents violents qui ont eu lieu pour la première soirée du festival du théâtre de rue. Selon les informations de La Montagne, confirmées par ICI Pays d’Auvergne, c’est l’interpellation d’un jeune homme, surpris en train de taguer un mur, qui a déclenché les violences. Plusieurs festivaliers ont pris sa défense, rejoints rapidement par d’autres, dont certains cagoulés.

Les affrontements se sont déroulés place du Square, le cœur d’Aurillac, juste à côté des rues étroites du centre-ville. Policiers d’un côté (avec un renfort de gendarmes), émeutiers de l’autre, grenades lacrymogènes contre projectiles, à la lueur des petits incendies allumés un peu partout, les tensions ont duré jusqu’à 3 heures du matin. Selon la police, 300 personnes ont participé à ces violences. Huit policiers ont été blessés. Personne n’a été interpellé.

Le Festival international du théâtre de rue d’Aurillac est habituellement un lieu de contestation, avec parfois quelques affrontements avec la police. Les violences de la nuit semblent un cran au-dessus même s’il ne faut pas oublier l’intrusion du tribunal et des dégradations importantes à l’intérieur en 2023 [voir ici ; NdAtt.].

Et Libération, en même date, précise que  : Le maire PS de la commune, Pierre Mathonier, a lui aussi déploré cette explosion de violences. «On ne peut pas laisser ces black blocs aux discours anarchistes casser notre ville et notre festival», a-t-il notamment déclaré auprès de l’AFP. L’événement accueille 3 000 artistes et environ 180 000 visiteurs jusqu’au 23 août. L’élu estime les dégâts sur la voie publique entre 20 000 et 30 000 euros.


[in English]

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« Aurillac topless, la police en PLS » https://attaque.noblogs.org/post/2023/08/29/aurillac-topless-la-police-en-pls/ Tue, 29 Aug 2023 05:54:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=51896 Continuer la lecture ]]> France Info / lundi 28 août 2023

Le Festival international de théâtre de rue d’Aurillac a fait parler de lui, mais pas uniquement pour ses représentations. Le tribunal de la préfecture du Cantal a été dégradé, samedi 26 août, lors d’une manifestation de soutien à une femme poursuivie par la justice après s’être promenée seins nus dans la commune en marge de l’événement. Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, s’est rendu sur place lundi. « On ne touche pas à la justice de notre pays« , a-t-il martelé, alors qu’une enquête est en cours pour identifier les auteurs des dégradations. […]

Aurillac accueillait de mercredi à samedi la 36e édition du Festival international de théâtre de rue, avec des centaines de performances artistiques proposées. Lors du premier jour, une festivalière prénommée Marina a été contrôlée alors qu’elle se promenait seins nus, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Après avoir refusé de se couvrir le haut à la demande des policiers, elle a été emmenée au commissariat puis visée par une ordonnance pénale, procédure simplifiée pour juger certaines contraventions et délits, pour exhibition sexuelle. « Sur ce sujet, les policiers font essentiellement de la pédagogie, explique auprès de La Montagne le procureur d’Aurillac Paolo Giambiasi. Souvent, ils demandent à la personne de se couvrir, et elles le font. Dans le cas d’espèce, l’intervention a été animée. »
Marina a expliqué son geste à la presse locale, jeudi, en disant avoir eu « hyper chaud« . Elle a affirmé avoir voulu faire « comme la moitié des hommes » qui, en cette journée caniculaire, « n'[avaient] pas de tee-shirt« . […]
En réaction, un millier de personnes, dont de nombreuses femmes seins nus, ont défilé samedi après-midi à Aurillac. Présente, Marina a estimé auprès de France 3 qu’il existait « un large consensus sur le fait que la loi est sexiste, discriminatoire, et qu’elle n’est pas légitime« . « Les lois évoluent, donc j’ose espérer qu’un jour ça fera bouger les lignes peut-être« , a ajouté la festivalière.
Dans une ambiance bon enfant, le cortège a manifesté dans les rues du centre-ville, brandissant notamment une banderole de tête où on pouvait lire « Aurillac topless, la police en PLS« , comme le montrent des vidéos d’un journaliste de La Montagne sur X (ex-Twitter).

A l’arrivée devant le tribunal, où la foule s’est prêtée à un « clapping », des applaudissements collectifs, en soutien à Marina, la situation a dégénéré. Des manifestants, le plus souvent masqués, ont décroché des drapeaux français devant le palais de justice avant de mettre le feu à certains. D’autres ont profité du happening pour s’introduire dans le bâtiment et dégrader la salle des pas perdus. Ce groupe, composé « d’une dizaine d’individus« , a également « déclenché un début d’incendie rapidement circonscrit« , selon un communiqué de la préfecture, qui a condamné « avec fermeté les dégradations« .
[…]
Dimanche, Eric Dupond-Moretti a condamné sur X « avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations commises au tribunal d’Aurillac. S’en prendre à la justice de la République et ceux qui la servent est inacceptable !« , a dénoncé le ministre de la Justice, photos à l’appui et annonçant qu’il se rendrait lundi à Aurillac.
Une fois sur place, le garde des Sceaux a déploré « un spectacle de désolation » dans cette juridiction où « 8 500 décisions » sont rendues chaque année. « A quelques minutes près, le tribunal aurait été intégralement détruit« , s’est-il insurgé, chiffrant à « 250 000 euros » les dégâts « bâtimentaires et informatiques« . […]

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Cézens (Cantal) : Le mât de mesure du vent abattu https://attaque.noblogs.org/post/2022/01/12/cezens-cantal-le-mat-de-mesure-du-vent-abattu/ Wed, 12 Jan 2022 20:20:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=47570 Continuer la lecture ]]> La Dépêché / mercredi 12 janvier 2022

Installé en octobre dernier pour étudier un projet d’implantation de vingt éoliennes de 190 m et 200 m de hauteur au pied du rocher de Ronesque, soit aux portes du Carladez Aveyronnais, le mât de mesure est tombé, dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, volontairement sectionné par des opposants.

Une action non revendiquée qui n’arrête pas le combat de l’association « Vent de Crête » réunissant élus et citoyens contre ce projet, qui rencontrera ce vendredi 14 janvier Pierre Ignace, maire de Mur-de-Barrez pour évoquer cette problématique et proposer une réunion d’information sur le chef-lieu du Carladez en Aveyron. « Nous avons tenu deux réunions d’information côté Cantal pendant les fêtes de Noël qui ont bien fonctionné, cette fois nous souhaitons mobiliser les habitants en Aveyron car ces éoliennes se verront depuis les communes de Thérondels, Mur-de-Barrez et Taussac », rappelle Pierre Andonov, porte-parole.

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Des mauvais moments pour les bleus (fin avril 2020) https://attaque.noblogs.org/post/2020/04/30/des-mauvais-moments-pour-les-bleus-fin-avril-2020/ Thu, 30 Apr 2020 16:58:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=35019 Continuer la lecture ]]> Maurs (Cantal) : Une vie tranquille à la campagne ? Pas pour les gendarmes !

La Montagne / lundi 26 avril 2020

Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 avril, entre 3h30 et 4 heures du matin, la cour de la brigade de Maurs a été la cible de projectiles. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces derniers seraient des bouteilles remplies de liquide inflammables, des cocktails molotov artisanaux [les fins limiers de la Montagne sous-tendent peut-être qu’ils n’ont pas été livrés par Amazon, comme à Gennevilliers ? NdAtt.].

Les militaires ne savent pas encore s’il n’y avait qu’une ou plusieurs personnes à l’origine de cette attaque. Personne n’a été touché par cette dernière et les dégâts matériels sont faibles, seule une porte a été légèrement brûlée. Une enquête a été ouverte, confiée à la brigade de recherche d’Aurillac, et les techniciens en identification criminelle ont été dépêchés sur place afin de faire des constatations. […]

selon FranceInfo de mardi 28 : 

[…] Le capitaine Jérôme Tabariès, commandant de le compagnie de gendarmerie d’Aurillac, explique : « Quatre cocktails Molotov ont été jetés. Un n’a pas explosé, un autre a brûlé mais n’a pas explosé. Un autre a fonctionné et a atterri à proximité d’une voiture, sans l’incendier. Enfin, un quatrième a heurté la porte de locaux de service et elle s’est enflammée. La porte a été noircie et a légèrement été endommagée. On s’en sort bien. Il y a peu de dégâts« . Au moment des faits, 7 militaires et leur famille étaient présents dans la caserne. […]

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Vitry-sur-Seine et Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) : Cocktails Molotov pour les patrouilles, mortiers pour le commissariat

Le Parisien / vendredi 24 avril 2020

Deux conteneurs poubelles en feu sur l’artère principale, un bus bloqué et des pompiers qui interviennent en faisant appel aux forces de l’ordre. C’est bel et bien dans un guet-apens que sont tombés les policiers dans la nuit de jeudi à vendredi à Vitry. Les fonctionnaires ont essuyé les jets de deux cocktails molotov et de deux pavés. Sans que cela fasse de blessés.
Peu après deux heures du matin, les policiers sont appelés par les pompiers pour cet incendie de poubelles pour le moins suspect à l’angle de l’avenue de l’avenue Gagarine et de Mario-Capra. Après le blocage du bus Ratp, les pompiers sont déjà sur place. Peu avant d’arriver sur les lieux, le premier équipage est attaqué. Deux cocktails exposent sur le toit de la voiture. Un des deux pavés atterrit sur le pare-brise. Les fonctionnaires, dont aucun n’a été blessé, poursuivent leur route jusqu’au camion de pompiers un peu plus loin.
Une fois l’incendie éteint, ils retournent sur place avec un autre équipage. Les auteurs du guet-apens étaient postés sur le parking du Simply Market situé en hauteur. Un autre cocktail molotov a du reste été retrouvé sur place. Mais les agresseurs avaient pris la fuite. Ce n’est pas la première fois qu’un piège était tendu de la sorte ces dernières semaines.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, c’était le seul incident notable dans le Val-de-Marne avec une nouvelle attaque du commissariat de Champigny. Peu avant 3 heures, plusieurs individus l’ont pour la deuxième nuit consécutive visé aux mortiers d’artifice. Les policiers ont répliqué au LBD. Aucun blessé n’est à déplorer.

Mais des interpellations pour les tirs de mortier du 22 avril

Le Parisien / mercredi 29 avril 2020

Moins d’une semaine après les attaques spectaculaires dont a été la cible le commissariat de Champigny, deux jeunes soupçonnés d’y avoir participé viennent d’être interpellés. Le premier, tout juste âgé de 17 ans, a été arrêté chez lui mardi à l’aube dans le quartier du Bois-L’Abbé, côté Chennevières. Son copain de 18 ans, qui habite le même secteur, n’était pas à son domicile au moment de l’opération. Se sachant recherché, il s’est rendu l’après-midi même au commissariat visé deux nuits de suite par des tirs de mortiers d’artifices.
Les deux copains sont déjà bien connus des services de police malgré leur jeune âge. Selon nos informations, lors de leur garde à vue, ils ont nié leur implication dans les violences urbaines. Mais les enquêteurs de Champigny disposent de sérieux éléments matériels à charge.
Dans la nuit du 22 au 23 avril, des explosions se font entendre dans le quartier populaire du Bois-L’Abbé. Une poignée d’individus font éclater des mortiers sur la façade du commissariat situé en plein coeur de la cité. « Un classique », soupire un père de famille, habitué à subir ces épisodes réguliers. Sauf que là, le matériel déployé est tel que l’attaque vire au spectacle pyrotechnique. Depuis son appartement, un riverain filme la scène et met la vidéo en ligne sur les réseaux sociaux.
L’attaque se déroule quelques jours à peine après l’accident, impliquant une voiture de police, dont a été victime à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) un pilote de moto-cross. Des incidents éclatent alors dans ce département et en Seine-Saint-Denis. Dans le Val-de-Marne, les répercussions sont minimes. Mais les images filmées à Champigny font vite le tour des réseaux sociaux.
Derrière l’aspect spectaculaire, l’attaque fait un blessé léger avec ce CRS — un car stationnait devant le commissariat — touché aux tympans. A l’intérieur du bâtiment, on voit sur les images des policiers sortir à la hâte. […]
La nuit qui suit, nouveaux tirs mais plus sporadiques. Si sur le coup, personne n’est arrêté, les enquêteurs récupèrent les bâtons d’artifice. Et ils les envoient au laboratoire pour faire des analyses. Des traces appartenant aux deux jeunes qui seront arrêtés ont été relevées.
En garde à vue, l’un a nié toute implication avant de se souvenir que, peut-être, en revenant d’une soirée, il avait touché les mortiers. Chez lui, les policiers ont pourtant retrouvé un survêtement troué par, semble-t-il, des brûlures. Son copain, lui, n’arrivait pas du tout à expliquer ces traces mystérieuses.Ils risquaient tous les deux d’être déférés ce mercredi après-midi au parquet de Créteil.

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Nord : Encore des nuits agitées

FranceInfo / vendredi 24 avril 2020

Quelques faits de violences urbaines ont eu lieu dans la nuit du 23 au 24 avril à Roubaix, Tourcoing et Hem. Quelques voitures et poubelles ont été incendiées dans les quartiers des Trois-ponts, de la Croix rouge et du boulevard du Docteur Schweitzer. Les incidents ont eu lieu entre minuit et deux heures du matin, indique la sécurité publique, qui note que la nuit a été calme à Lille.
Depuis dimanche soir, la police a procédé à plus d’une vingtaine d’interpellations dans la métropole lilloise pour des départs de feu, jets de projectiles sur les forces de l’ordre ou détention de produits incendiaires. […]

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Après commissariats et casernes de la Gendarmerie, faut aussi aller chercher les pompiers !

extrait de FranceInfo / dimanche 26 avril 2020

Un peu avant une heure du matin samedi 25 avril, les pompiers de Roubaix ont entendu un impact depuis leur caserne. Un projectile a été lancé en direction du standard téléphonique et a déformé le montant en aluminium de la fenêtre. […]

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Rouen : Poubelle et engins de chantier incendiés pour attirer les flics

France Bleu / lundi 27 avril 2020

Ce dimanche soir, sur les Hauts-de-Rouen (Seine-Maritime), des policiers ont été pris pour cible par plusieurs personnes équipées de dispositifs servant à tirer des feux d’artifices. Selon une source policière, en fin d’après-midi, un contrôle d’attestation de sortie dérogatoire n’auraient pas été apprécié par une quinzaine de personnes qui ont ensuite jeté des projectiles sur des CRS. Le calme est revenu, avant une nouvelle poussée de fièvre dans la soirée.
Vers 22h, alors que plusieurs poubelles et deux engins de chantier sont incendiés, plusieurs individus auraient tendu un guet-apens aux forces de l’ordre envoyées dans le quartier. Aux tirs de mortiers, les forces de l’ordre ont répondu avec du gaz lacrymogène. Selon plusieurs sources policières, personne n’a été blessé et il n’y a pas eu non plus d’interpellation.
Selon la police, un véhicule a également été incendié dans la soirée à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans le sud de l’agglomération rouennaise.

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Trappes (Yvelines) : Il y a de tout qui tombe sur les bleus

InfoNormandie / lundi 27 avril 2020

Scène de violences urbaines ce lundi après-midi dans un quartier de Trappes (Yvelines). Une voiture de police a été percutée par un véhicule dont le conducteur a refusé d’obtempérer lors d’un contrôle routier, square de la Commune. Bloqués par deux autres véhicules des forces de l’ordre, les deux occupants ont pris la fuite à pied. S’en est suivi un attroupement d’individus hostiles qui ont jeté des chaises, palissades et poubelles en direction des policiers, obligeant ces derniers à faire usage de leur armement collectif.
Aucun blessé n’a été déploré. L’auteur du refus d’obtempérer a été identifié (son interpellation devrait être une question d’heures) et le véhicule ramené au commissariat de police.

Calme apparente

Le Parisien / vendredi 24 avril 2020 

Ce ne sont pas les quartiers les plus sensibles des Yvelines qui ont animé la chronique nocturne des violences contre la police dans la nuit de jeudi à vendredi, qui s’est caractérisée par une nette baisse du nombre d’agressions. A Poissy, Carrières-sous-Poissy, Montigny-le-Bretonneux et La Verrière, les forces de l’ordre ont tout de même été prises à partie mais dans des proportions beaucoup moins importantes que les jours passés.

C’est à Poissy, dans l’allée Gutenberg, dans le quartier de la Maladrerie, que les choses auraient pu prendre un tour inquiétant. Mais le guet-apens qui se préparait a finalement été déjoué par la police. Peu avant minuit, les caméras de vidéosurveillance de la ville y captent un groupe fort d’une vingtaine de jeunes de ce secteur sensible de la ville. Ils tirent des mortiers de feux d’artifice et incendient deux conteneurs poubelles. A minuit et demi, les policiers se regroupent et accompagnent les pompiers qui éteignent les feux. Lors de cette opération, les forces de l’ordre essuient une bouteille de verre jetée des étages d’un bâtiment, mais le projectile rate sa cible et aucun blessé n’est à déplorer.

Non loin de là, à Carrières-sous-Poissy, vers 20h30, une dizaine de jeunes ont lancé des pierres sur une voiture de police en patrouille rue des Frères-Tissier, brisant un déflecteur du côté passager.

A Montigny-le-Bretonneux, vers 23 heures, rue Lamartine, la police municipale a été bombardée de projectiles depuis le haut d’un immeuble sans pouvoir en identifier la provenance. Au même moment, à La Verrière, la voiture de police, de passage dans la cité du bois de l’étang, a été aussi prise pour cibles par des lanceurs de pierres, cachés dans les hauteurs.

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Romans-sur-Isère (Drôme) : Barricades dans les rues et un flic se fait dévaliser !

Le Dauphiné / dimanche 26 avril 2020

[…] Un premier incendie s’est produit rue du 11-Novembre, et rapidement toutes les rues du quartier ont été encombrées de containers poubelles. Vers 23 heures, des policiers municipaux et nationaux ont été caillassés et les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les individus. Des individus qui s’en sont pris un peu plus loin à un motard de la police municipale qui a été agressé. Le fonctionnaire n’a pas été blessé, mais les malfaiteurs sont parvenus à lui voler une sacoche contenant des effets personnels.
Par la suite, un véhicule a été retourné et incendié au cœur du quartier. Un quartier qui a été investi par les effectifs de la police nationale qui ont dégagé les rues encombrées de containers poubelles et qui ont sécurité l’intervention des sapeurs-pompiers pour éteindre un incendie. Le calme est véritablement revenu aux alentours de minuit. […]

Et ça continue

France Bleu / jeudi 30 avril 2020

Pour la 3 éme nuit de suite des jeunes du quartier de la monnaie à Romans-sur-Isère (Drôme) s’en sont pris aux policiers. Caillassages tir de mortier artisanal et dégradation d’une caméra de vidéo protection. Les policiers ont répliqué avec des tirs de LDB. Un jeune de 18 ans est en garde à vue.

Vers une heure et demi du matin ce jeudi, les policiers municipaux ont vu une fiat Punto, volée plus tôt dans la soirée, sortir à vive allure du quartier par la rue Ninon Vallin pour venir percuter le mat d’une caméra de vidéo protection sur un rond-point de l’avenue du Maquis.
Le jeune conducteur a été interpellé. Mais le temps qu’il soit ramené dans la voiture de police, une vingtaine de ses copains ont caillassé les policiers et incendié la Fiat accidentée. La voiture de la police municipale a reçu un impact dans le pare-brise.
Les tensions se sont poursuivies à l’arrivée des policiers nationaux. Les jeunes eux aussi sont allés « chercher du renfort » et se sont retrouvés à une quarantaine pour continuer les jets de pierre. Ils ont même visé les policiers avec un tir de mortier artisanal. Policiers municipaux et nationaux ont du faire usage de leur lanceurs de balles de défense pour disperser les caillasseurs et ramener le calme. Le conducteur de la Punto volée qui a détruit la caméra de la ville, est un garçon de 18 ans sans permis. Il est en garde à vue

C’est la troisième nuit de suite que les jeunes du quartiers s’en prennent aux policiers municipaux. Des caillassages se sont déjà produits dans les nuits de lundi à mardi et de mardi à mercredi avant les incidents de la nuit dernière. Mais la tension est montée à la monnaie dés le premier soir du ramadan. Ce vendredi 24 avril une première soirée d’échauffourées s’est produite entre jeunes et policiers municipaux. Une voiture avait été incendiée et l’un des motards de la police municipale dont la moto ne démarrait plus avait du s’enfuir en montant à l’arrière de celle de son collègue. Un groupe de jeune s’approchaient en leur jetant des pierres. La moto abandonnée a été pillée et dégradée.

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Ermont (Val-d’Oise) : La caméra à la disqueuse

Le Parisien / mercredi 22 avril 2020

Les employés de la ville d’Ermont s’activent au cœur du quartier des Chênes. Au cours de la nuit de mardi à mercredi, dans un contexte de violences urbaines consécutif à l’accident de moto de Villeneuve-la-Garenne, survenu samedi, les caméras du CSU (centre de supervision urbain de la communauté d’agglomérations du Val Parisis) ont été la cible des jeunes.

Munis d’une disqueuse, ces derniers ont découpé un pylône portant une caméra. Situé rue René-Utrillo, juste en face du centre commercial des Chênes a été ainsi littéralement abattu, et la caméra mise hors-service.
Les auteurs de ces dégradations avaient bien préparé leur opération : selon les images vidéo récupérées ensuite par les forces de l’ordre, les malfaiteurs ont agi cagoulés de noir et les mains gantées pour éviter toute possibilité de les identifier.

Vers 1h30 du matin, trois feux de conteneurs poubelles avaient par ailleurs été allumés dans le même temps, confiaient les services techniques sur place. Les services de police étant également visés par des tirs de mortiers lorsqu’ils sont intervenus sur ce quartier sensible.

C’est le fait le plus saillant survenu au cours de la soirée de mardi soir dans le Val-d’Oise. Les fonctionnaires de police du département ont été visés par des jets de projectiles ou des tirs de mortiers dans d’autres secteurs difficiles, dans le quartier de Chennevière à Saint-Ouen-l’Aumône, à Montigny-lès-Cormeilles ou à Villiers-le-Bel. Mais il s’agissait le plus souvent de tirs opérés de loin, qui n’ont fait ni blessés ni dégâts parmi les forces de l’ordre, lesquelles n’ont eu aucun affrontement direct à gérer.

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Longwy et Mont-Saint-Martin (Meurthe-et-Moselle) : Les flics sont débordés par la rage due au confinement (et les bonnes idées !)

France Bleu / jeudi 23 avril 2020

Ce n’est pas la première fois que les quartiers de Longwy et de Mont Saint Martin en Meurthe-et-Moselle sont en ébullition mais depuis quinze jours la tension est nettement montée d’un cran. Chaque soir pratiquement, policiers et pompiers sont sollicités pour des feux de poubelles ou de voiture et à leur arrivée, ils sont accueillis par des jets de pierre ou toutes sortes d’objets dangereux. En début de semaine, c’est l’épicerie sociale de la ZUP de Mont Saint Martin qui a fait les frais de ces violences. Son local a été cambriolé.
Laurent Bessin, délégué départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police a écrit au préfet pour demander des renforts  » Il y a clairement une volonté de s’en prendre aux forces de l’ordre et aux pompiers, sur un incendie de pneus par exemple, nous avons retrouvé des bombes aérosols, afin qu’elles explosent lors de l’intervention. […]

France Bleu / dimanche 26 avril 2020

Le confinement et les contrôles d’attestation ont servi de détonateur dans les quartiers de Longwy et Mont-Saint-Martin, au nord de la Meurthe-et-Moselle. Ce secteur est le théâtre de violences urbaines depuis plusieurs semaines. De façon quasi hebdomadaire, les pompiers et les policiers sont sollicités, pour des feux de poubelles ou de véhicules avant d’être pris à partie.
Les syndicats de police, notamment Unité SGP Police FO 54, demandent depuis longtemps la création d’une compagnie de CRS sur place pour pallier le manque d’effectifs. Face aux récents événements, la préfecture de Meurthe-et-Moselle a déployé en renfort un escadron de gendarmerie mobile sur le secteur samedi 26 avril. Cela représente entre 40 et 50 militaires. […]

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Pau : La pacification par la gentrification ne marche pas trop bien

FranceInfo / vendredi 24 avril 2020

Le quartier de l’Ousse des bois, au nord de Pau, a encore connu des échauffourées dans la nuit de jeudi à vendredi. Vers 23h, deux véhicules ont été incendiés près de la rue de Portet, en plein coeur du quartier. L’une des deux voitures équipée au GPL a explosé.
Selon nos informations, une dizaine d’individus, masqués et encapuchonnés, ont placé des véhicules, des remorques, des poubelles en guise de barricades et ont attendu les pompiers et la police. Contrairement à mardi dernier 21 avril, les forces de l’ordre n’auraient pas cette fois reçu de projectiles. L’électricité urbaine a même été coupée dans le quartier. Aucun blessé n’est à déplorer. Aucune personne n’a été interpellée.
Hier soir, une compagnie de CRS a pris position à proximité du quartier. Des gendarmes mobiles devraient suivre ce soir. Joint par téléphone, le secrétaire départemental du syndicat SGP Police Christophe Labarthe voit dans ces émeutes un effet confinement. […]
Mardi dernier, après l’incendie de véhicules, les pompiers et la police avaient subi des jets de pierre. « Les collègues avaient dû faire une marche arrière sur plusieurs mètres pour se dégager d’un véritable piège. »
Depuis plusieurs années, l’Ousse des Bois a été pacifié notamment par une politique de réaménagement urbain. Lors des émeutes de 2005, le quartier n’avait pas suivi le mouvement des banlieues françaises. Les forces de l’ordre espèrent que ces échauffourées ne sont que la conséquence d’un contexte de confinement, et pas un mouvement de fond qui va s’aggraver.

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Vaulx-en-Velin (Rhône) : En réponse à l’interpellation

Le Progrès / mardi 28 avril 2020

La soirée de lundi à mardi a été émaillée par des violences urbaines à Vaulx-en-Velin. Les premiers incidents ont démarré dans le secteur du commissariat, rue Dimitrov vers 20 heures ; ils auraient été déclenchés par l’interpellation d’un individu.
Après une accalmie, la tension a grimpé d’un cran vers 23 heures. Entre 1 heure et 3 heures du matin, les pompiers sont intervenus sur une voiture incendiée et trois feux de poubelles rue Dimitrov.
Plusieurs groupes mobiles étaient également à l’œuvre au Mas du Taureau, indique la police qui a dû mobiliser des effectifs.

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Sens (Yonne) : S’attaquer aux flics et à leurs outils de surveillance 

L’Yonne Républicaine / jeudi 23 avril 2020

Plusieurs dizaines de personnes ont détruit des caméras de vidéosurveillance et des poubelles, dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 avril, quartier des Champs-Plaisants à Sens. La police a aussi essuyé des jets de projectiles.

Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 avril, le quartier des Champs-Plaisants, à Sens, a été le théâtre de scènes de violences urbaines. Vers trois heures du matin, rue de la Fontaine, « une vingtaine d’hommes cagoulés et capuchés » d’après la police, plus d’une trentaine selon nos informations, ont mis le feu à des poubelles avant de s’en prendre aux dispositifs de vidéosurveillance mis en place par la municipalité. La Ville est quadrillée par 65 caméras.
« Une caméra a été endommagée suite à un incendie et plusieurs autres ont été enduites de peinture« , confirme, ce jeudi 23 avril, Raphaël Juge, le directeur départemental de la sécurité publique de l’Yonne (DDSP). Plus précisément, les suspects auraient amassé des objets auxquels ils auraient mis le feu afin de détruire une première caméra installée en haut d’un mât. Ils auraient ensuite mis hors d’usage onze autres caméras, à l’aide de peinture, en grimpant aux mâts.

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Amiens : Bagnoles incendiées et flics caillassés

Le Courrier Picard / samedi 25 avril 2020

Depuis dimanche dernier, les violences urbaines sont en recrudescence dans le quartier Nord. La nuit dernière, des véhicules ont été délibérément incendiés et des policiers pris à partie. [article payant ; NdAtt.]

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Guyane : Une habitude

FranceInfo / dimanche 19 avril 2020

A Matoury, Macouria ou encore Kourou, la gendarmerie et les pompiers essuient très souvent des jets de bouteilles et de pierres.
Quartier Mont-Lucas à Cayenne samedi soir, ces violences urbaines ont aussi été observées. Elles ont occupé une bonne partie de la soirée les forces de l’ordre. Entre 20h et 23h, une bande de jeunes a incendié poubelles et containers afin d’empêcher la progression de la police dans le secteur.
Les fonctionnaires ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser leurs assaillants et ramener le calme. Les interventions des pompiers pour circonscrire ces départs de feux ont été faites sous bonne escorte. Aucune interpellation n’a été enregistrée, il n’y a pas eu de blessé.

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Grenoble : Tirs de mortier

Le Dauphiné / vendredi 17 avril 2020

Le vendredi, en fin d’après-midi, des policiers qui intervenaient dans le quartier Mistral de Grenoble après les appels de plusieurs automobilistes victimes de jets de pierres sur leurs voitures auraient été pris à partie par plusieurs jeunes hommes.
Les policiers auraient été visés par au moins un projectile qui n’aurait fait ni victime ni dégât. Ils auraient ensuite été la cible de tirs de mortier (des feux d’artifice) et auraient répliqué en faisant usage de deux grenades lacrymogènes et autant de tir de lanceur de balle de défense. Le quartier a été sécurisé par les policiers de la brigade spécialisée de terrain, la brigade anticriminalité et la compagnie départementale d’intervention. L’intervention n’aurait donné lieu à aucune interpellation.

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Yvelines : Jamais les flics n’auront la paix

Le Parisien / vendredi 17 avril 2020

Les soirées se suivent et se ressemblent pour les policiers intervenant dans les quartiers sensibles des Yvelines. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ils ont été de nouveau pris à partie à Mantes-la-Jolie et à Trappes.

Vers 18 heures, un équipage effectuant des contrôles de confinement rue du docteur Broussais, dans le quartier du Val-Fourré, a été la cible d’un jet de pierres, provenant d’un groupe de dix individus. Les policiers ont fait usage de leur lanceur de grenades de dispersion Cougar afin de s’extraire en sécurité.
Dans la nuit, vers 3h30, alors qu’ils intervenaient sur un regroupement rue Bossuet, leur véhicule a reçu une pierre qui a endommagé la lunette arrière. Cette fois encore, ils ont utilisé leur lanceur de grenades pour disperser le groupe hostile, avant de quitter les lieux.

A Trappes, les hostilités ont commencé dès 17 heures, square Louis-Pergaud : un œuf a été jeté sur des policiers en patrouille à pied, sans les atteindre. Mais peu après minuit, le niveau des violences est monté bien plus haut. Alors que les pompiers intervenaient pour un incendie de poubelle, square de la commune de Paris, une équipe de la BAC venue effectuer une reconnaissance dans le quartier s’est retrouvée encerclée par une dizaine de personnes, qui semblaient les attendre. Ces derniers ont tiré 7 mortiers de feu d’artifice en direction des fonctionnaires, qui ont répliqué en lançant une grenade de désencerclement et en utilisant leur lanceur cougar. Des policiers du commissariat ainsi que la brigade canine ont été envoyés en renfort pour sécuriser les lieux et l’intervention des pompiers, qui ont éteint 4 conteneurs en feu. Le secteur est redevenu calme vers 1 heure.

La veille, c’est aux Mureaux que les forces de l’ordre avaient été prises à partie. Vers 23 heures, un fourgon intervenu dans le quartier des Vignes-Blanches, où des individus avaient projeté des fusées d’artifice sur les caméras de vidéosurveillance, avait été encerclé par plusieurs personnes qui ont donné des coups de pied dans le véhicule. Les policiers ont lancé six grenades incapacitantes afin de disperser leurs agresseurs et pouvoir quitter les lieux sans encombre.
Plus tard, vers 00h45, alors qu’ils interpellaient un homme rue Louis-Blériot pour récidive de non-respect de confinement, les fonctionnaires avaient reçu des pommes de terre et des oignons lancés depuis les étages d’un bâtiment.

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Aurillac (Cantal) : Le festival de rue et ses tags… https://attaque.noblogs.org/post/2018/09/02/aurillac-cantal-le-festival-de-rue-et-ses-tags/ Sun, 02 Sep 2018 08:23:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=20538 Continuer la lecture ]]> La Montagne / Vendredi 31 août 2018

Ce n’est que leur deuxième jour d’intervention, mais la liste des demandes fait déjà trois ou quatre pages et concernent de nombreuses rues de la ville. « On en a pour plus de deux mois de boulot », estiment Bruno Lacombe et Logan Traissac. Selon ce dernier, les tags sont plus nombreux que les autres années. « Peut-être aussi qu’on a cette impression parce que le périmètre est plus étendu. Avant, ils étaient plus concentrés dans le centre », justifie-t-il. La priorité pour les agents ? « Les injures, les propos racistes, et tout ce qui porte atteinte à quelqu’un en particulier », expliquent-ils. Et il y en a plusieurs, sur les murs d’Aurillac. « Beaucoup concernent la police », précisent les agents.

Bâtiments publics ou privés, fenêtres, portes d’entrée, voitures, murs… Tout y passe, mais une certaine analyse du terrain est d’abord nécessaire. Les agents ne doivent pas être trop près des habitations trop tôt, pour le bruit. Ils doivent aussi jongler avec la circulation, et éviter d’intervenir trop près des voitures pour ne pas les abimer. « Heureusement, généralement, les gens sont compréhensifs ! », se réjouit Logan Traissac.

Certains tags sont aussi parfois plus difficiles à faire partir que d’autres, selon le support sur lequel ils sont inscrits. Plus l’intervention est rapide, plus elle est efficace, plus la peinture s’enlève facilement. Et pour l’éliminer, deux techniques.

La première s’applique à tout ce qui est maçonnerie, les agents utilisent une aérogommeuse et de l’archifine : la machine envoie un mélange de sable et de verre sous pression, qui pigmente le support et fait sauter la peinture. Sur du PVC, du fer et du bois « on fait tout à l’huile de coude, avec des produits chimiques », explique Bruno Lacombe. Tout ça, pour un résultat plus ou moins visible. « Ça ne revient jamais vraiment comme avant, regrette Logan Traissac. Parfois, c’est comme si on retaguait derrière eux ».

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Festival d’Aurillac : c’est non !

Indymedia Nantes / Vendredi 31 août 2018

À la mémoire du plus grand rassemblement de punk*es en France.

Imaginer le festival de théâtre de rue, à Aurillac ou ailleurs, comne une occasion informelle de se rencontrer l’été pour en faire à notre spontanée guise, et surtout sans programme pré-mâché pacificateur comme il est d’usage lors d’événements militants estivaux.

Par exemple: occupations sauvages des rues, manif toutes aussi sauvages, squats, cabanes, tracts, banderoles, graffiti, carnaval parallèle du seum, feux de joies, radio pirate pour les prisonniers, les idées fusent.

Parce que toujours plus de police et de vidéosurveillance pour fliquer le festival;

Parce que batucadas nocturnes pour mener le troupeau et la danse, sous la surveillance de la BAC;

Parce que les pauvres qui font leur numéro sans numéro ou autorisation se font de plus en plus rares;

Parce que les barrières sont en train de se pérenniser pour entrer en centre-ville, annoncent peut-être une future entrée payante: moyen définitif de sélection du public;

Parce que ces fumeuses barrières s’immiscent de plus en plus dans les rues du centre-ville pour délimiter des espaces réservés au spectacle;

Parce qu’un des pricipes du théâtre, c’est bien la barrière-frontière entre public et acteur.es;

Parce que public fait silence obéissant à acteur.es obéissant à scénario: trop fantastique pour l’ordre public;

Parce que public et acteur.es obéissant.es, c’est aussi ça la gentrification du festival;

Parce que gentrification du festival renforce processus de gentrification locale;

Parce que le spectacle de l’obéissance est à détruire.

Sans hésiter.

Ce festival 2018 fut affligeant à quelques rares exceptions près qui résonnent comme ces secrets qui font rigoler tout*e seul*e la nuit.

 

NdA: Les tags illustrant les deux articles ci-dessus ont été réalisés pendant la dernière édition du festival de rue d’Aurillac (source: La rue ou rien)

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Aurillac (Cantal) : Droite et extrême droite reçoivent de la visite (mais il y a des interpellations) https://attaque.noblogs.org/post/2018/08/27/aurillac-cantal-droite-et-extreme-droite-recoivent-de-la-visite-mais-il-y-a-des-interpellations/ Mon, 27 Aug 2018 21:29:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=20494 Continuer la lecture ]]> La Voix du Cantal / lundi 27 août 2018

Dimanche 26 août, vers 4h du matin, Julien Vidalinc, délégué de circonscription des Républicains du Cantal est alerté : « 5 individus sont interpellés. Notre permanence a été saccagée. »
Si la veille, des tags ont été inscrits sur la devanture, cette fois-ci : « 5 bouteilles d’alcool ont été dérobées, du matériel informatique a été cassé ainsi que les cadres de Georges Pompidou et du général de Gaulle. La vitrine a été cassée également. Une plainte a été déposée au commissariat d’Aurillac » poursuit Julien Vidalinc.

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La nuit du 11 juillet ça avait été le tour du Rassemblement National

La Montagne / jeudi 12 juillet 2018

Dans la nuit de mardi a mercredi, vers 01 h 30, trois jeunes hommes, deux âgés de 18 ans et un de 19 ans, ont été interpellés en train de briser le mobilier de la permanence du Rassemblement national, près du Square, à Aurillac. Placés en garde à vue, ivres, ils ont été entendus avant d’être relâchés. Ils comparaîtrons devant le tribunal correctionnel à l’automne.

Les photos (depuis le site des fafs) :

 

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Plutôt foutre le feu à ce monde que céder à l’euphorie nationaliste… https://attaque.noblogs.org/post/2018/07/13/plutot-foutre-le-feu-a-ce-monde-que-ceder-a-leuphorie-nationaliste/ Fri, 13 Jul 2018 15:49:14 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=19797 Continuer la lecture ]]> Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) : Incendie sur le chantier

Ouest France / Mardi 11 juillet 2018

Mercredi 11 juillet, à 00 h 15, les pompiers de Dol sont intervenus pour éteindre un incendie qui a détruit deux véhicules de chantier, un camion et un tractopelle. Le feu a été fort heureusement rapidement maîtrisé, les deux engins se trouvaient à proximité immédiate de la salle multifonctions de Dol-de-Bretagne. Le préjudice matériel devrait se monter à plusieurs milliers d’euros. Le commandant Emmanuel Aubry qui commande la compagnie de gendarmerie de Saint-Malo et les gendarmes de Dol de Bretagne ont été rapidement sur place pour constater les dégâts. Une enquête est en cours avec pour l’instant très peu d’élément.

« Nous ne pouvons pour l’instant, déterminer la cause de l’incendie. Nous devrons attendre les résultats des expertises », explique la gendarmerie. Le maire Denis Rapinel explique aussi qu’il est bien dommage que cet incendie ternisse la victoire de l’équipe de France. Après le match, la commune était très animée. Mais il se refuse à faire le lien entre les deux événements.

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Les Ulis (Essonne) : Surprise dans le parking de l’hôtel de ville (mais un jeune se fait arrêter)

Le Parisien / samedi 13 juillet 2018

La nuit suivant la victoire des Bleus en demi-finale de la Coupe du monde avait été tendue aux Ulis. Un incendie s’était déclaré dans le parking sous-terrain de la mairie. Un mineur a été interpellé ce jeudi. Le véhicule d’un employé de la mairie des Ulis avait entièrement brûlé mardi soir, peu après la victoire (1-0) de la France face à la Belgique, en demi-finale de la Coupe du monde. L’incendie volontaire s’était déclaré dans le parking sous-terrain, au cours d’une fin de soirée tendue. Un garçon âgé de 16 ans a été interpellé et placé en garde à vue ce jeudi dans les locaux du commissariat de Palaiseau. Il aurait pu être identifié grâce à la vidéosurveillance.

Le dimanche soir, déjà, d’autres incidents étaient survenus, cette fois devant le commissariat des Ulis. Des jets de pierres et de mortiers d’artifice avaient endommagé le bâtiment, la façade et la porte de l’édifice, causant des dégâts considérables. Quatre jeunes âgés de 16 et 17 ans ont été interpellés mercredi. Chez l’un d’eux, d’autres mortiers ont été retrouvés. Ils ont eux aussi été placés en garde à vue.

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Yvelines : Nuit mouvementée

Le Parisien / mercredi 11 juillet 2018

Plusieurs villes du département ont été touchées par des incidents ce mardi soir à la suite de la qualification de la France pour la finale de la Coupe du monde de football. Douze poubelles et trois conteneurs à ordure ont été incendiés, de Trappes à Achères en passant par Bois-d’Arcy, Plaisir, Verneuil-sur-Seine et Montigny-le-Bretonneux. Sept voitures et un scooter ont également été détruits par les flammes à Chanteloup-les-Vignes, Gargenville, Achères, Andrésy et Houilles. Par ailleurs, de nombreux affrontements entre des groupes de personnes et les forces de l’ordre ont émaillé le département.

Chanteloup-les-Vignes. La police municipale de Carrières-sous-Poissy a été prise à partie rue des Pierreuses, à Chanteloup, aux alentours de 22 h 20 par une trentaine de personnes. Elle prenait en charge une voiture dont le conducteur, perdu sur le secteur, refusait d’obtempérer. Après que les individus ont quitté les lieux, le véhicule présentait de nombreux impacts.
Mantes-la-Jolie. 300 individus se sont regroupés avenue de la République vers 23 heures et ont lancé des projectiles, notamment sur les pompiers. La police, la Bac, l’unité canine et l’Unité d’intervention spécialisée (USI) sont intervenues, essuyant également des jets d’objets. Quatre personnes ont été interpellées.
Montigny-le-Bretonneux. Une soixantaine d’individus ont pris à partie les effectifs de police place Georges-Pompidou aux alentours de 22 h 40. Après avoir porté plusieurs coups sur le véhicule, l’un d’entre eux a réussi à briser le pare-brise. La police s’est libérée avec l’aide d’une grenade lacrymogène.
Plaisir. Au rond-point Robert-Schuman, une trentaine de personnes ont jeté des pierres vers 23 h 30 sur un équipage de la Bac. Les policiers ont riposté en lançant trois grenades lacrymogènes.
Trappes. À 23 h 30, les pompiers ont fait l’objet de jets de projectiles par une vingtaine d’individus avenue Henri-Barbusse. En raison d’un feu de poubelle, les effectifs de police locaux sont intervenus pour aider les pompiers.
Vernouillet. Une quinzaine d’individus ont mis en place des barricades boulevard de l’Europe à 0 h 25. Alors que la police tentait de rétablir la circulation en déplaçant les barricades, ils ont fait l’objet d’un jet de projectile, avant de réussir à disperser le regroupement.

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Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) : Les policiers caillassés

Le Parisien / jeudi 11 juillet 2018

L’après-match a été un peu tendu à Savigny-le-Temple, mardi 10 juillet, à l’issue de la demi-finale France-Belgique de la Coupe du monde de football. Vers 0 h 15, les policiers sont appelés pour des feux de plusieurs containers à poubelles avenue du Clocher, située en Zone de sécurité prioritaire (ZSP). Une fois sur place, ils essuient des jets de projectiles. Ils ont dû répliquer en lançant des grenades de désencerclement, du gaz lacrymogène et en tirant à l’aide de flash-ball. Ils ont surtout arrêté l’un des fauteurs de troubles présumés, qui a été placé en garde à vue. Aucun policier n’a été blessé durant l’intervention.

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Aurillac (Cantal) : Feu dans des parking de la ville

La Voix du Cantal / mercredi 11 juillet 2018

Mardi 10 juillet 2018, jour de demi-finale de coupe du monde de football entre la France et la Belgique. Une fan-zone est alors installée sur l’esplanade Michel Crespin. La match se termine vers 22h, l’heure est à la fête quand il est 23h15 environ et que les pompiers sont prévenus d’un départ de feu dans le parking souterrain de l’immeuble des Gentianes, situé en face du cinéma le Cristal.

Un immeuble qui abrite des services de la Caba [Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac; NdAtt.], de Pôle Emploi et des appartements. Sur place, les pompiers interviennent dans un espace contraint, de la fumée se dégage. « Au total, 2 voitures ont été entièrement brûlées et quatre autres sont partiellement endommagées. Des personnes ont dû être transportées à l’hôpital d’Aurillac à cause de l’intoxication » indique le capitaine Cambon. D’autres personnes ont été relogées par la Ville. Au total, 35 pompiers sont intervenus lors de l’opération, le Smur et la police étaient aussi présents.

Quelques minutes plus tard, vers 0h30, un autre départ de feu est constaté au niveau 2 du parking souterrain de l’Hôtel de ville. Une deuxième équipe est intervenue. Là aussi, 6 voitures ont été brûlées dont un véhicule de la municipalité.

Une enquête a été ouverte et : « deux individus cagoulés sont recherchés » indique Pierre Mathonier, maire de la ville. Des individus qui sont apparus sur les caméras de vidéoprotection. « Je déplore bien évidemment ce geste qui est de la violence urbaine gratuite. » Si le parking de l’hôtel de ville a été fermé aujourd’hui, tout devrait rentrer dans l’ordre ce jeudi et le marché traditionnel du samedi ne sera pas perturbé.

Le maire a décidé de maintenir la fan-zone pour la finale de la coupe du monde qui aura lieu dimanche 15 juillet à 17h. Une fan-zone située sur l’esplanade Michel Crespin.

De son côté, la Caba indique : « L’accès à l’Immeuble de la Paix étant temporairement interdit, les services de la CABA situés au sein de ce bâtiment sont relocalisés sur différents sites communautaires. Un acte de malveillance perpétré dans la nuit du 10 au 11 juillet dans le garage de l’Immeuble de la Paix entraîne une interdiction temporaire de l’accès à ce bâtiment. Dans la matinée du 11 juillet, la Direction et les Services de la CABA ont mis en place en urgence des solutions pour réorganiser les postes de travail concernés et réaffecter dans d’autres locaux les 45 agents travaillant dans cet immeuble afin d’assurer la continuité du service public. […]

 

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Aurillac (Cantal) : Programme Partiel de la Cie ALAME VANDAL https://attaque.noblogs.org/post/2017/08/16/aurillac-cantal-programme-partiel-de-la-cie-alame-vandal/ Wed, 16 Aug 2017 14:45:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=14424 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mardi 15 août 2017

Programme Partiel de la Cie ALAME VANDAL

Festival de Théâtre de Rue d’Aurillac-en-Cage 23-26 août 2017

La Cie ALAME VANDAL sera de passage au 69ème Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac-en-Cage (23-26 août 2017). Au détour des rues, vous croiserez peut-être ses anonymes qui infiltreront la ville et murmureront à vos oreilles, vous invitant à prendre part à la création Mise-À-Sac.

Trame : au son des cloches des églises en feu, squat, sabotage, pillage, peinture, marteau, molotov, et liberté !

Le programme

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Aurillac (Cantal) : La révolte change le ton de la fête ! [MAJ : un compte-rendu] https://attaque.noblogs.org/post/2016/08/20/aurillac-cantal-la-revolte-change-le-ton-de-la-fete/ Fri, 19 Aug 2016 22:07:35 +0000 http://attaque.noblogs.org/?p=9869 Continuer la lecture ]]> Bfmtv / vendredi 19 août 2016

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France3 / vendredi 19 août 2016

Aurillac 19 aout 201619h00 :  Un rassemblement pacifique contre les fouilles à l’entrée du festival international du théâtre de rue d’Aurillac a dégénéré.  Une centaine de manifestants a forcé des barrages de police en fin d’après-midi, ce vendredi 19 août, à Aurillac. Les policiers ont répliqué envoyant des bombes lacrimogènes. Ils envisagent même d’évacuer le centre-ville.

19h45 : La préfecture du Cantal, via son directeur de cabinet, Jean-François Bauvois, fait une mise au point sur la situation : « Pour nous, il n’est pas question d’évacuer la ville. Il s’agit d’un point de crispation impliquant soixante-dix jeunes casseurs, vraisemblablement anarchistes. On ne veut pas stopper le Festival. Il n’en est pas question pour le moment. »

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extrait de La Montagne / vendredi 19 août 2016

[…] Une action qui ne semble pas spontanée car un tract a été distribué par les  manifestants indiquant que « depuis le début du festival, la tension générée par la présence policière et par les fouilles des vigiles change le ton de la fête ». [mais la révolte aussi change le ton de la fête – en mieux ! NdAtt.]

Aurillac 19 aout 2016 2

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Aurillac, rue des Carmes, le 19 août 2016

Paris-Luttes.info / samedi 3 septembre 2016

Un récit à plusieurs mains de la bataille d’Aurillac.

Un festival en cage

Cet été, rdv est pris avec les copains copines pour le festival d’Aurillac, un festival de théâtre de rue qu’on apprécie pour sa composante assez sauvage : un off (les spectacles non déclarés, au chapeau) impressionnant, et un public parfois agité… En témoignent notamment les batucadas endiablées qui secouent le vieux centre à longueur de nuits, mais aussi le nombre de « campements » de tentes et camions installés sur le moindre espace vert, à l’écart des campings officiels. Mais cette année, état d’urgence oblige, les autorités compétentes (haha) ont tenté une pacification malvenue : tout le centre-ville est encagé par des barrières agrémentées d’un affichage sur les mesures exceptionnelles que le plan vigipirate nous imposent et d’un dispositif de sécurité visant à fouiller tous les sacs. Les flics se promènent tranquillement, comme dans n’importe quelle fan zone… S’il faut avouer que la plupart des vigiles postés aux points de contrôle sont assez sympas et pas trop zélés, la déconvenue nous rend de notre côté moins poliEs. Dès le premier jour on leur fait la promesse que les barrières ne tiendront pas la semaine… L’histoire nous a donné raison. Faut dire qu’on était pas les seulEs à être déçuEs. Et les conversations sur la nécessité de libérer Aurillac étaient souvent revenues entre nous, mais aussi avec pas mal de gens rencontréEs. Jo notamment, une copine du cru, qui nous a longuement parlé de l’existence d’une prison en plein centre… CertainEs se sont d’ailleurs payéEs un tour de chauffe sur les vitres du local du FN les deux premiers soirs, jusqu’à ce qu’il soit protégé par des planches de bois, qu’on s’est appliquéEs à redécorer (RIP mon marqueur). Pendant plusieurs jours, on a parlé de faire tomber les barrières, on a imaginé des scénarios, on a espéré, désespéré, on a prospecté, on a repéré les entrées les plus empruntées et les heures de pointe. Jeudi soir, on croit halluciner (il était déjà tard) quand on entend dans une buvette un peu excentrée un rdv pour une action à l’entrée des Carmes à 18h le lendemain. Un tract d’appel, paraît-il, aurait tourné sans que nous n’en ayons vu la couleur.

« Le plus bel art de rue »

Lorsqu’on arrive sur le lieu du rendez-vous, à 18h et des brouettes (faudra qu’on fasse quelque chose pour ces retards…), les barrières jonchent le sol et de nombreuses personnes sont déjà mal en point tant l’air est chargé de gaz. Une copine clown, présente depuis le début du rassemblement et active devant la compagnie de GM chargée de protéger les barrières de l’entrée, se dira d’ailleurs choquée de la vitesse à laquelle le rassemblement a pris la tournure d’une confrontation directe. En très peu de temps, les affrontements commencent et les gardes mobiles sont refoulés derrière les barrières. Quelques manifestants jettent cailloux et petits pavés, plusieurs potelets sont dévissés et balancés. On entend quelques tirs de flashball, des street-medics s’improvisent. On retiendra le mouvement spontané de copains copines qui décrochent des pancartes en carton (affiches de la promotion du off, déployée à l’arrache sur tous les murs de la ville) pour tenter d’évacuer le gaz contenu dans le petit tronçon en artère de la rue des Carmes où nous nous situons. Belle initiative collective, et qui plus est qui fonctionne, 150 personnes à vue d’œil s’y mettent et à chaque tir de grenade lacrymogène les yeux piquent un peu mais le gaz s’en va rapidement. Néanmoins, le manque de préparation des émeutiEres tranche avec ce qu’on a pu connaître en manif ces derniers temps dans le cortège de tête : des gens torse nus, même pieds nus, peu de k-way noir ou de lunettes de piscine. On retrouve pourtant cette même joie de se battre ensemble, des slogans fusent (beaucoup de « tout le monde déteste la police », moins de slogans ciblés sur l’emprisonnement du festival peut être ?), beaucoup de graffs sont réalisés (« le plus bel art de rue c’est l’émeute », « quel beau spectacle », « une seule solution : la ventilation » …). Quoi qu’il en soit, en l’espace d’une petite heure, l’emplacement des barrières devient celui de la barricade. Les gendarmes mobiles, bloqués derrière, se retrouvèrent donc dans l’incapacité de charger. Face à la belle ténacité des manifestants, la compagnie finit par s’en aller. Dans un moment d’euphorie plutôt indescriptible, tout le monde grimpe sur la barricade, des cris de joie sont entonnés et quelques feux allumés. On apprend plus tard que trois personnes on été interpellées.

« Aurillac entaché »

Le lendemain, petite joie qui nous refait notre journée : on rentre tous ensemble sans se faire fouiller, bouteilles à la main. On en profite pour dégager les barrières qui sont encore présentes à cette entrée. On se rend compte au cours de la journée que toutes les entrées sont libres, les vigiles et les flics ont prudemment disparus. Le soir même, les condés et leurs amis vigiles sont de retour, et les barrières remises en place. La victoire aura été de courte durée, mais on a su en profiter. Comme des bandits, on retourne sur les lieux du crime jeter un coup d’œil. Les services de la ville aidés par quelques festivaliers on fait disparaître les traces de la barricade qui nous avait très efficacement protégée des charges policières la veille. Ils n’ont pas encore pu effacer les tags qui ont décoré les lieux de l’affrontement ni réparer les vitrines de la mutuelle qui était à côté. On retrouve des copains poètes posés exactement sur la place de feu la barricade, avec leurs chaises, leur bureau, leurs machines à écrire. Le « plus bel art de rue » n’a pas fini de les inspirer. On s’assoit avec eux pour profiter de la presse locale fraîchement achetée. Le gros titre de La Montagne : « affrontements à Aurillac : le festival de théâtre de rue entaché ». On n’est pas peu fiers ! Le moment est donc parfaitement choisi pour une séance de décryptage de la langue de bois médiatique. On vous épargne cet épisode, mais il faut quand même noter que, outre les habituels « jeunes manipulés », on nous apprend que les festivaliers présents pour désencager le centre seraient en fait « contre le festival ». La vérité moins reluisante est que, de l’aveu même du président de la communauté d’agglo, le dispositif était avant tout un moyen de se débarrasser des gens qui « polluent le festival depuis des années ». Comprenez bien sûr les punk, les artistes non déclaréEs, les agitéEs qui font en fait vivre ce festival depuis des années. À ce propos, ce tag aperçu dans les rues : « ils ne profiteraient pas de vigipirate pour réprimer les punks à chien ? »

Épilogue : dissertation sur le sujet « Aurillac, est-ce la champion’s league ? »

Un festival intense donc, même si certaines choses auraient pu être mieux faites. Il ne s’agit pas de dire, comme on l’a entendu de la bouche de festivaliers, qu’on aurait du se plier aux contraintes des contrôles, que ce n’était pas le lieu pour une telle action, que les artistes ont été gênés (?? il y avait bon nombre d’artistes dans la lutte, et celleux qui ont été gênéEs l’ont été par les usages intensifs de gaz de la POLICE). Par contre, on peut quand même soulever le fait qu’une fois la victoire sur la place des Carmes acquise, on aurait dû essayer de profiter de la dynamique pour partir en manif sauvage plutôt que de se reposer sur nos lauriers autour de feux de poubelles et d’immondices. Sachant que le reste de la ville était encore entouré de barrières à ce moment-là. Peut-être ne faut-il pas être trop exigeant, c’est quand même déjà super que plusieurs centaines de personnes aient réussies à se retrouver pour mener une action contre le contrôle dans un festival, où on vient généralement pour faire la fête. Finalement, on aura appris que la joie, la fête, l’art de rue et la lutte sont compatibles.

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Aurillac (Cantal) : La permanence du FN saccagée https://attaque.noblogs.org/post/2016/08/18/aurillac-cantal-la-permanence-du-fn-saccagee-pour-la-cinquieme-fois-en-dix-mois/ Thu, 18 Aug 2016 12:51:07 +0000 http://attaque.noblogs.org/?p=9857 Continuer la lecture ]]> Le Figaro / Jeudi 18 août 2016

fafcantalLes locaux de la permanence du Front national dans le Cantal ont été saccagés la nuit dernière à Aurillac, après de précédentes dégradations ces derniers mois, selon un responsable du parti.

« La police a été alertée par des voisins et m’a prévenu qu’un groupe d’individus avait investi les lieux et tout cassé », a déclaré Gilles Lacroix, secrétaire départemental du FN et conseiller régional en Auvergne-Rhône-Alpes, confirmant une information de BFMTV. « Ils ont commencé par peindre des inscriptions sur la façade du bâtiment puis ont cassé les vitrines, sont rentrés, ont cassé quatre tables, arraché des affiches ; ils ont chié et pissé partout et sont repartis en volant huit chaises, deux extincteurs et tout ce qu’il y avait à boire », a-t-il détaillé.

La permanence du FN dans le Cantal, située place des Droits de l’Homme à Aurillac, est assez récente, ouverte en octobre 2015 pour la campagne des dernières élections régionales. « On avait eu des vitrines cassées au moment du scrutin, l’auteur a été arrêté ; et depuis des dégradations à trois reprises, des jets d’œufs, de déjections, de colle à tapisser, et des inscriptions de croix gammées », a rappelé M. Lacroix. Aurillac accueille actuellement son festival international du théâtre de rue, très réputé. Une enquête a été ouverte et le parti va porter plainte.

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France bleu Pays d’Auvergne / Jeudi 18 août 2016

[…] « Ils ont déchiré les affiches, jeté les tracts au sol, également piétiné le drapeau français« , raconte Gilles Lacroix, conseiller régional et secrétaire départemental du FN du Cantal. « C’est déjà la cinquième fois que notre permanence est dégradée depuis le mois d’octobre. » […]

fafcantal

 Aurillac FN

]]> Aurillac (Cantal) : Du rififi au festival https://attaque.noblogs.org/post/2015/08/27/aurillac-cantal-du-rififi-au-festival/ Thu, 27 Aug 2015 11:07:00 +0000 http://attaque.noblogs.org/?p=5259 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / lundi 24 août 2015

Au festival d’ Aurillac, on retrouve une grande partie de la «contestation» gauchiste et alternative de France, qui prétend subvertir le capitalisme par l’art de rue. Manifestement, certainEs personnes ont souhaité porter un discours et des pratiques plus radicales. Toute une série de cibles ont été attaquées au cours de ces quatre jours, et chaque matin, les festivaliers et festivalières qui n’ont pas l’esprit englué par la pacification avaient le sourire aux lèvres en passant à côté des tags et destructions en tout genre qui avaient eu lieu pendant la nuit. Contre les banques et leurs collabos, un Crédit Agricole a vu la totalité de ses vitrines voler en éclats à coups de masse, et un gros étron a été dessiné sur le mur. Un autre Crédit Agricole a vu ses DAB recouverts de peinture, et chaque jour de nouveaux tags apparaissaient, «Niktout», un énorme «Dévalisez-moi» et autres inscriptions anarchistes. Une dizaine de DAB du centre-ville ont également été repeints la veille du feastival, ce qui a compliqué l’orgie consommatrice qui se préparait à partir du lendemain. Au moins un autre DAB a été éclaté par un projectile. Un LCL a été maculé d’inscriptions hostiles à la police, «Nik la police», «Sortez vos fourches», «Je vous emmerde».

Contre la pub, une soixantaine de vitres de sucettes JCDecaux et d’arrêts de bus ont été brisées, ainsi que des tags insultant les vendeurs publics, «stop pub», «niktout». Sur une grande affiche en 4×3, on pouvait lire en grandes lettres «Mange ton patron (A)».

Contre le travail et l’exploitation capitaliste, des agences d’intérim ont été taguées, et une agence Adecco a perdu toutes ses vitrines et on pouvait lire sur sa porte «Mort au travail».

Contre la politique et ses sbires, le local EELV d’Aurillac était repeint d’une inscription les décrivant mieux, «Europe Écologie les Jaunes».

Contre la domination scolaire et ses édifices, on pouvait lire sur un lycée «Le lycée en feu, les profs au milieu», et une école primaire a été marquée, à l’adresse des festivaliers et des artistes gauchistes, «Contestation du Spectacle, ou spectacle de la contestation ?».

Contre le spécisme et l’exploitation animale, plusieurs boucherie/marchands de cadavres ont été visés par des tags «Go Vegan», ainsi qu’un cabinet vétérinaire qui a également reçu un «Collabo» bien envoyé.

Contre les gentrifieurs, plusieurs agences immobilières ont perdu leurs vitres, et des tags inscrits sur leurs murs. À Aurillac, un constructeur de maisons avait profité du festival pour recouvrir toutes les navettes de publicité «MAISONS PARTOUT». Les publicités ont vite été détournées, et le local de l’entreprise a été corrigé par plusieurs tags explicites «Squats partout», «Squatte ta ville».

Contre la consommation, «Bouffe de la merde» sur le Macdo, plusieurs supermarchés ont aussi été ciblés, et on pouvait lire sur le Leader Price «Bâtards de vigiles. Vigiles collabos, sacs à merde. C’est mon coca. Patrons voleurs».

Contre les assurances, plusieurs agences d’assurance ont été tagguées «Crame ton assurance», «Nique tout», etc.

Contre les flics et la justice, les insoumisES ont été prolifiques. Sur le MacDo, en grandes lettres «Tous les flics sont des bâtards (A)», des dizaines de tags recouvraient la ville, «Nik la BAC», «Crève les keufs», «Mort aux flics», «Nique la BAC à merde», «De Gaillacs à Aurillac, crève la BAC», «Feu aux prisons», «Antiflics/Antifrance», «Antikeufs, antifa, antifrance et surtout en titane», «Émeute-toi», «Émeutes, pillage, sabotage». Devant les check-points de vigiles tout autour du centre-ville, «1 vigile = 1 balle», et autres joyeusetés du même genre.

Encore, en vrac, «Qui a coupé nos nerfs ?», «Avec rage et joie», «ZAD partout» etc.

En espérant que cela donne des idées à celles et ceux qui veulent poser dans la rue des choses politiques et radicales, dans la même veine que quelques open mics clandestins qui ont pu être aperçus au détour des rues de la ville.

des oiseaux

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