Bologna – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Wed, 05 Aug 2026 16:52:24 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Italie – Opération répressive du 16 juin : La détention de Pietro confirmée https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/05/italie-operation-repressive-du-16-juin-la-detention-de-pietro-confirmee/ Wed, 05 Aug 2026 16:52:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63521 Continuer la lecture ]]> Piccoli fuochi vagabondi / vendredi 24 juillet 2026

Le juge des libertés et de la détention, appelé à s’exprimer le 23 juillet, a confirmé la détention de Pietro, arrêté dans le cadre de l’opération anti-anarchiste du 16 juin dernier [voir ici ; NdAtt.].
Nous sommes resté.es sans voix.

Alors que toutes les autres personnes arrêtées ont déjà été relâchées, par le JLD de Rome, celui de Bologne (responsable géographiquement) a décidé de garder notre compagnon enfermé !

Nous rappelons que Pietro avait été arrêté avec le chef d’inculpation de « terrorisme de la parole » (art. 270 quinquies, troisième paragraphe, du Code pénal), une infraction crée avec l’avant-dernière loi-cadre sur la sécurité, à cause de quelques brochures saisies pendant la perquisition.

Toni, emprisonné avec le même chef d’inculpation, a été libéré de prison il y a quelques jours [voir ici ; NdAtt.], par le JLD de Rome. Au contraire, Pietro reste encore enfermé, en régime Haute sécurité, à la prison de Terni.

Maintenant, les avocats vont faire recours en Cassation et entre-temps, quand on aura les motivations de cette décision, ils adresseront aussi une requête au juge d’instruction, pour qu’il modifie cette mesure. Mais, dès tout de suite, il faut continuer à lui exprimer notre proximité et notre solidarité !

Écrivons-lui et restons attentif.ves aux prochaines mobilisations.

Pietro Rosetti
C.C. di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

Solidaires de la Romagne

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Italie : La parole à Alfredo ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/29/italie-la-parole-a-alfredo/ Fri, 29 May 2026 16:27:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63038 Continuer la lecture ]]> Brughiere / mardi 19 mai 2026

Le 18 mai, au tribunal de Bologne, a eu lieu la deuxième audience du procès contre six compas, inculpé.es d’infractions liées à la mobilisation de 2022-23 aux côtés d’Alfredo, contre le 41-bis et la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée [il s’agit de l’incendie d’une antenne-relais, d’une banderole déployée sur une grue et de l’interruption d’une messe ; NdAtt.].

Lors de cette audience, plusieurs témoins ont été entendu.es et, parmi eux/elles, Alfredo aussi a pu prendre la parole, en visioconférence depuis la prison de Bancali.

Son émotion, en plus de celle de la trentaine de compas présent.es dans la salle, a été palpable dès tout de suite.

Alfredo a commencé par ces mots :

« En ce moment, il est émotionnant d’être ici, parce que la dernière fois que j’ai pu voir des visages amicaux a été il y a un an et demi et à cette époque-là il y avait Sara et Sandrone, qui maintenant sont morts et je n’ai pas pu leur apporter ma solidarité parce que, ici, l’isolement est total, ils t’interdisent d’exister ».

Il a continué en parlant des motivations qui, en 2022, peu après sont transfert dans le régime 41-bis, l’ont poussé à entreprendre une grève de la faim jusqu’au bout. Des motivations qui, comme il l’a rappelé lui-même, ont trouvé une large diffusion lors de la mobilisation internationale qui a soutenu sa lutte. Il a souligné que, sans le soutien reçu de l’extérieur, il aurait été condamné à la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée et que sa lutte a été motivée par la nécessité que sa détention en 41-bis ne constitue pas une précédent qui puisse être élargi au mouvement.

Après cela, Alfredo a raconté son état d’isolement actuel. Il a réaffirmé qu’il est soumis à un blocage presque total du courrier, qui, en ce moment (contrairement à la période avant la mobilisation) comprend aussi les notifications des courriers bloqués. Il ne reçoit plus de courrier depuis des mois, on lui a récemment remis une lettre de décembre 2025.

Il a ensuite parlé de la bien connue impossibilité d’accéder à des livre, que ce soit en les achetant par des catalogues ou en les demandant à la bibliothèque centrale de la prison. Il a raconté le paradoxe de son isolement, puisque il a eu connaissance d’une très grande partie des mobilisations anarchistes de ces dernières années, par le biais du très gros dossier qui motive le renouvellement de son 41-bis, défini par les matons qui le lui ont notifié comme « le plus gros de l’histoire du 41-bis ».

Élément ultérieur de son emprisonnement, il a décrit un 41-bis qui s’élargit toujours plus, à des personnes qui, avant, n’étaient pas touchées par ce régime pénitentiaire, dans un abaissement progressif du seuil d’accès ; il a cité l’exemple d’un détenu qui a été transféré de l’AS [Haute sécurité ; NdAtt.] parce que trouvé en possession d’un téléphone portable.

Cette occasion a d’ailleurs permis à Alfredo d’esquisser les passages de ses emprisonnements, de la prison militaire pour insoumission, aux sections pour détenus communs, aux sections Haute sécurité de Ferrara et de Terni, jusqu’à son atterrissage en 41-bis, défini comme un lieu d’isolement total. Sûrement, le regard d’Aldredo ne s’est pas arrêté à sa seule expérience personnelle et, cette fois aussi, il a profité de l’occasion pour condamner la brutalité de l’ensemble du régime 41-bis, en réaffirmant que pour lui il n’y a pas de différences entre les prisonniers qui se trouvent dans un tel système d’enfermement et d’annihilation. Il a décrit l’horreur de la section hospitalière de la prison d’Opera, où sont enfermées, pour la plupart, des personnes très âgées, dont nombreuses atteintes d’Alzheimer, en fauteuil roulant ou avec des limitations dans leurs autonomie, qui ne savent même plus pourquoi elle se trouvent là. Enfin, il n’a pas pu s’empêcher d’exprimer une évaluation sur le sens de ce régime pénitentiaire, voulu à l’origine pour éliminer des personnes avec lesquelles l’État a traité et qu’il a dû faire taire quand elles sont devenus inutiles à ses sales manœuvres [référence aux négociations entre l’État italien et la Mafia sicilienne, au début des années 90 ; NdAtt.].

À la suite à son témoignage dans la salle, il y a eu des inévitables, chaleureuses salutations, pleines d’amour, qui ont agacé la juge, qui a fait vider la salle. Au début de l’audience aussi, les compas présent.es ont réussi à saluer Alfredo, qui a répondu avec chaleur, en arrivant ainsi à rompre, même si seulement pour un instant, un isolement terrible. Cela a été une émotion très forte, partagée des deux côtés de ce maudit écran.

Nous sommes certain.es que l’occasion d’aujourd’hui a été précieuse pour Alfredo, mais encore plus pour nous, qui, dans ses mots et dans son ironie toujours présente, avons trouvé une fois encore une énorme détermination, une haine pour les oppresseurs et un grand amour pour ses compagnons, à commencer par ses premiers mots, pour Sara et Sandro. Et c’est avec leur souvenir que nous voulons, nous aussi, terminer ces lignes, pour ne pas oublier qui a donné sa vie pour lutter pour un monde diffèrent.

Avec Sara et Sandro dans le cœur.

Pour que de, de chaque prison, ne restent que des ruines.

Courage Alfredo !

Quelques compas de Bologne, inculpé.es et solidaires

La prochaine audience de ce procès aura lieu le 15 juin, à 9 heures. Y seront entendus les derniers témoins et probablement il y aura le début de la discussion.

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Note d’Attaque : on a reçu par mail une autre traduction de ce texte. Manque de bol, c’était une fois le travail fini, mais vivent toujours les traducteur.ices !
La voilà :

Des nouvelles sur un procès pour la mobilitation de 2022-2023 en solidarité à Alfredo en greve de la faim et contre 41 bis et emprisonnement à perpetuité

Le 18 mai, au tribunal de Bologne, italie, a eu lieu la deuxième audience contre 6 compagnon.ne.s, imputés pour des faits spécifiques inhérents à la mobilisation de 2022-23 aux côtés d’Alfredo contre le 41bis et l’emprisonnement à perpétuité.
Lors de cette audience, plusieurs témoins ont été entendus et, parmi eux, Alfredo lui-même a pu prendre la parole par vidéoconférence depuis la prison de Bancali, en sardaigne.
Son émotion, combinée à celle de la trentaine de camarades présents dans la salle, a été immédiatement palpable. Alfredo a commencé par ces mots:
En ce moment, c’est excitant d’être ici, parce que la dernière fois que j’ai pu voir des visages amis était il y a un an et demi et à l’époque il y avait Sara et Sandrone qui sont maintenant morts et je n’ai pas pu leur donner ma solidarité parce qu’ici mon isolement est total, ils t’interdisent d’exister.
Il a poursuivi en parlant des raisons qui, en 2022, après avoir été transféré au 41-bis, l’ont poussé à entreprendre une grève de la fin sans relâche. Motivations qui, comme il l’a rappelé lui-même, ont trouvé une large diffusion dans la mobilisation internationale qui a soutenu sa lutte. Il a souligné que, sans le soutien reçu de l’extérieur, il aurait été condamné à la réclusion à perpétuité et que sa lutte était motivée par la nécessité que son incarcération en 41 bis ne crée pas un précédent extensible au mouvement.
Suite à cela, Alfredo a raconté son état actuel d’isolement. Il a confirmé qu’il est soumis à un blocage quasi total du courrier qui, actuellement (contrairement à la période précédant la mobilisation), s’applique également aux notifications de courrier retenu. Il n’a pas reçu de courrier depuis des mois, une lettre de décembre 2025 lui a été récemment remise.
Il a ensuite parlé de l’impossibilité désormais connue d’accéder aux livres, que ce soit par achat à travers des catalogues ou par la bibliothèque centrale de la prison. Il a raconté le paradoxe de son isolement, ayant eu connaissance d’une grande partie des mobilisations anarchistes de ces dernières années à travers le très lourd dossier qui motive son renouvellement au 41 bis, pour 2 ans encore, défini par les mêmes gardes qui l’ont notifié « le plus corpulent de l’histoire du 41bis ».
Comme élément supplémentaire de son incarcération, il a décrit un 41bis qui s’étend de plus en plus à des personnes non touchées auparavant par ce régime, dans un abaissement progressif du seuil d’accès, citant l’exemple d’un détenu passé de l’AS (haute securité) au 41bis parce qu’il était en possession d’un téléphone portable.
Cette occasion a également permis à Alfredo de retracer les étapes de sa détention, depuis la prison militaire pour son opposition totale au service militaire, jusqu’aux sections communes, depuis les sections de haute sécurité de Ferrare et de Terni, jusqu’à l’atterrissage dans le 41bis, appelé lieu d’isolement total. Sûrement le regard d’Alfredo ne s’est pas arrêté à son expérience personnelle et, cette fois encore, il n’a pas manqué l’occasion de condamner la brutalité du 41bis tout entier, en réaffirmant que pour lui il n’y a pas de distinction entre prisonniers dans ce système d’enfermement et d’anéantissement. Il a raconté l’horreur du service hospitalier de 41 bis de la taule de Milan Opera, où sont détenues pour la plupart des personnes très âgées, plusieurs atteintes d’Alzheimer, en poussette ou avec différentes autonomie limitées, qui ne savent même plus pourquoi elles se trouvent là. Il n’a pas pu s’empêcher d’exprimer, enfin, une considération sur le sens de ce régime, voulu à l’origine pour éliminer les sujets avec lesquels l’État a traité et qu’il a dû faire taire une fois qu’ils se sont révélés inutiles à ses sales jeux.
À la suite de son témoignage, des salutations inévitables et chaleureuses, chargées d’affection, se sont élevées dans le tribunal, ce qui a contrarié la juge et a entraîné l’évacuation de la salle. Même au début de l’audience les compagnon.ne.s presentes ont réussi à saluer Alfredo qui a répondu avec affection, réussissant ainsi à briser, même pour une fraction de seconde, un isolement terrible. C’était une émotion très forte, partagée par les deux côtés de ce foutu écran.
Nous sommes certains que l’occasion d’aujourd’hui a été très précieuse pour Alfredo, mais encore plus pour nous, qui dans ses paroles et dans son ironie toujours présente, nous avons trouvé une fois de plus une détermination énorme, une haine pour les oppresseurs et un amour très fort pour ses compagnon.ne.s, à partir de ses premiers mots pour Sara et Sandro. Et c’est avec leur vif souvenir que nous voulons nous aussi conclure ces lignes, pour ne pas oublier celles et ceux qui ont donné leur vie pour lutter pour un monde différent.
Avec Sara et Sandro dans le cœur.
Pour qu’il ne reste de chaque prison que des décombres.
Courage, Alfredo !

Anarchistes de Bologne

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Italie : La déclaration de Luigi, en visioconférence, à l’audience du 8 mars https://attaque.noblogs.org/post/2024/03/10/italie-la-declaration-de-luigi-en-visioconference-a-laudience-du-8-mars/ Sun, 10 Mar 2024 20:02:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=54716 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / dimanche 10 mars 2024

Nous relayons la déclaration de Luigi à l’occasion de l’audience du 8 mars du procès avec jugement immédiat, qui se déroule au tribunal de Massa. Nous rappelons que le compagnon se trouve actuellement aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions, pour l’opération Scripta Scelera contre le bimensuel anarchiste internationaliste Bezmotivny. Même si les compagnons sous enquête sont dix, le procès a lieu seulement contre les quatre qui sont aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions (et par rapport aux chefs d’inculpation de « provocation aux crimes et délits, avec la circonstance aggravante de la finalité de terrorisme » et d’« atteinte à l’honneur ou au prestige du président de la république »).
Des informations sur l’audience suivront bientôt.

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Déclaration, en visioconférence, à l’audience du 8 mars du tribunal de Massa

8 août 2023. 8 mars 2024. Sept mois de confinement et d’assignation à résidence.

Je n’attendais pas un meilleur traitement, de la part d’hommes et de femmes de justice. Les harcèlements, pendant ces mois, ont été nombreux. Des rebondissements entre la prison et les arrestations domiciliaires, des rejets de ma demande d’être présent au tribunal (ce qui est garanti par votre loi elle-même) et même la ridicule, bien que pas très drôle, escorte de dizaines de carabiniers, pour les compagnons détenus aux domiciliaires à Carrare, pour un voyage de… deux kilomètres, jusqu’au tribunal de Massa. Et en dernier, mais pas moins important, mon transfert à la prison de Bologne pur « participer », si on veut utiliser un oxymore, à cette audience, par visioconférence.

Cet harcèlement continuel n’est rien d’autre qu’une tentative de votre part, hommes de justice, de cacher la nature essentielle du procès que vous avez monté et que vous devez affronter : un procès politique.

Un procès politique qui, justement, ne juge pas des faits précis, mais les idées des anarchistes, les conceptions classistes, dans ce cas précis exprimées par un journal.

Je suis, dans cette circonstance absurde, d’accord avec vous. Un journal est un instrument très important, et l’écrit, la parole sont encore des armes très efficaces, même à une époque où la communication et l’interaction entre les personnes se sont presque éteintes. La capacité du langage, si elle est bien utilisée, peut vraiment tracer des sillons dans les cœurs des hommes ; si ce n’était pas le cas je n’aurais pas consacré tellement d’années d’engagement à des publications ou même à des simples, mais non moins importants, tracts et affiches.

Je dois préciser que je refuse avec dégoût vos accusations de provocation au terrorisme. Je suis anarchiste et pour moi la volonté d’un individu est inviolable. Pour autant que je puisse souhaiter des scénarios d’affrontements sociaux, de classe, de la part du prolétariat contre la bourgeoisie, cela ne peut pas et ne veut pas être une constriction à l’encontre d’autrui. Seulement la volonté des hommes, face à la nécessité de l’affrontement, est en mesure de démarrer ces processus de transformation qui peuvent démolir complètement la société autoritaire et construire un monde fondé sur l’entraide. Cette volonté, étroitement liée à la nécessité de l’action, est forcément générée par la conscience primordiale de sa propre souffrance sociale. C’est dans le cadre de ces souffrances sociales qu’interviennent les révolutionnaires.

Pendant ces mois, j’ai assisté aux lamentations de membres du gouvernement, et aussi de magistrats, par rapport à l’horrible traitement subi par une compagnonne détenue à Budapest, Ilaria Salis. Des lamentations qui non seulement ne servent à rien, mais qui ne sont rien d’autre qu’hypocrisie crasse. En effet, souvent en Italie les détenus – surtout les révolutionnaires – ne peuvent même pas être présents aux audiences de procès, même pas entravés. Comme des serpents venimeux, vous contournez des techniques brutales, que vous qualifiez d’« anti-démocratiques », en utilisant un instrument comme la visioconférence. Certes, celle-ci est aussi la manière « à l’italienne » d’affronter les choses, parce que, simplement, les appareils bureaucratiques n’ont pas envie de lever leurs fesses et d’accompagner un homme face au jugement séculier. Mais je ne pense vraiment pas que c’est tout. Je pense, au contraire, comme cela est aussi bien décrit dans la notification qu’on m’a apporté, que, dans ce cas précis, la votre est une tentative de pousser à la désolidarisation. Mais, que ça vous plaise ou non, tant que vous jugerez les révolutionnaires, tant que vous nous arrêterez, les salles de tribunal resteront des terrains de lutte. Et cela, d’un certain point de vue, c’est vous qui l’avez décidé.

Je m’arrête là, en envoyant une pensée de tout mon cœur à tous les maçons* qui meurent sous le poids de la société capitaliste : seulement la lutte pourra nous faire sortir de ce giron infernal.

Une accolade pleine d’espoir aux prolétaires en lutte dans la Palestine ensanglantée et aux prolétaires israéliens qui subissent l’arrogance va-t-en-guerre de l’État d’Israël. Une salutation à tous les déserteurs ukrainiens et russes et à tous les compagnons en lutte contre la guerre.

Aujourd’hui plus que jamais, je considère pertinent le cri : VIVE LA RÉVOLUTION SOCIALE, POUR LA COMMUNE.

Bologne, 8 mars 2024

Luigi Palli

 

* Note d’Attaque : probable référence aux cinq maçons morts (et aux trois blessés) lors de l’effondrement d’une construction à laquelle ils travaillaient, le 16 février, à Florence.

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Italie : Des perquisitions à Bologne, en Lombardie et dans le Trentin https://attaque.noblogs.org/post/2023/11/17/italie-des-perquisitions-a-bologne-en-lombardie-et-dans-le-trentin/ Fri, 17 Nov 2023 20:05:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=53138 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / jeudi 16 novembre 2023

Ce matin, le 16 novembre, le ROS [Raggruppamento Operativo Speciale, « Groupe opérationnel spécial » des Carabinieri, qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] (les groupes de Bologna, Milan, Brescia et Florence) a mené des perquisitions au Spazio di documentazione anarchica « Il Tribolo » et dans les habitations de 19 compas, à Bologne, en Lombardie et dans le Trentin.

Ces perquisitions s’insèrent dans le cadre de l’enquête pour 270 bis [« association avec finalité de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique » ; NdAtt.], dont l’ouverture avait été notifiée à six compas en juin 2023 et pour laquelle, pendant l’été, le RIS [la « police scientifique » des Carabinieri ; NdAtt.] a effectué une série d’expertises sur différents éléments retrouvés sur les lieux des infractions.

En plus du 270 bis (pour 11 des personnes perquisitionnées), certain.es compas sont accusé.es d’une série d’infractions spécifiques : l’attaque contre des antennes-relais, la tentative de dégradation contre des camions de l’entreprise MARR, un barrage routier effectué en dégradant des bennes à ordures, l’interruption d’une messe et l’occupation d’une grue dans le centre-ville de Bologne.

Toutes ces infractions rentrent dans le cadre de la lutte contre le 41-bis et en solidarité avec le compagnon Alfredo Cospito.
Selon ce qu’on a pu comprendre pour l’instant, le procureur aurait demandé le prélèvement d’échantillons d’ADN sur toutes les personnes sous enquête.

Nous réaffirmons notre solidarité avec Alfredo et tou.tes les prisonnier.es !

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Italie : Après la campagne en solidarité avec Alfredo, la répression se fait sentir https://attaque.noblogs.org/post/2023/07/15/italie-apres-la-campagne-en-solidarite-avec-alfredo-la-repression-se-fait-sentir/ Sat, 15 Jul 2023 18:37:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=51482 Continuer la lecture ]]> Sardaigne/reste d’Italie – Mot d’ordre : punir l’anarchisme et la solidarité

La Nemesi / vendredi 5 mai 2023

Mot d’ordre : punir l’anarchisme et la solidarité
La loi contre les anarchistes / les anarchistes contre la loi

Nous venons d’apprendre que ce matin, le 5 mai, 70 compagnons et compagnonnes ont reçu la notification non pas du plus ou moins connu poème de Manzoni [« Il cinque maggio » ; NdT], mais du procès-verbal du commissariat central de Nuoro – DIGOS, avec un « Avis de fermeture de l’enquête préliminaire et information de garantie », avec 26 chefs d’accusation issus du code pénal, en lien avec les initiatives qui ont eu lieu à partir du 29 octobre dernier, jusqu’au 22 janvier de cette année : du coup il y a aussi celles du 4 et du 27 décembre et celles du 1er et du 15 janvier. Ces initiatives ont eu lieu dans la ville de Sassari et aux alentours de la « nouvelle structure infernale » de Bancali, en soutien à la lutte contre l’article 41-bis du règlement pénitentiaire et la peine de réclusion à perpétuité avec période de sûreté illimitée, une lutte commencée par le compagnon Alfredo Cospito, avec sa grève de la faim, qui a rencontré la solidarité d’autres détenus et détenues, en Italie et ailleurs.

Les chefs d’accusation, pour la plupart ridicules – on accuse même les compagnons et les compagnonnes ayant utilisé un micro d’avoir… parlé au micro – mais pas du tout inconsistantes, dans l’ensemble des projets du pouvoir institué, qui a désormais l’habitude bien attestée d’imposer tout type de mesures restrictives de la liberté, avec les prétextes les plus balourds, dans le but de paralyser quand même les activités des anarchistes. En mettant ainsi en évidence la volonté paroxystique des institutions politico-fliquesques et de la justice d’essayer de fermer définitivement la bouche à ceux et celles qui ne veulent pas du désastre que leur système impose partout.

L’intensification des luttes est la meilleure réponse à leur barbarie.

Compagnons et compagnonnes anarchistes, solidaires dans la rage

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Bologne : Ouverture d’une enquête pour des actions et initiatives en solidarité avec Alfredo Cospito

La Nemesi / mardi 20 juin 2023

Le 17 juin 2023, les carabiniers de Bologne ont notifié à quelques compas l’ouverture d’une enquête, de la part du ROS [Raggruppamento Operativo Speciale, « Groupe opérationnel spécial » des Carabinieri, qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdT], pour 270 bis [« association avec finalité de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique » ; NdT] et pour d’autres délits liés à la récente mobilisation contre le le 41-bis et la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée, en solidarité avec Alfredo en grève de la faim, qui ont eu lieu dans le secteur de Bologne. Six compas sont sous enquête, mais les carabiniers essayent d’identifier d’autres personnes.
La notification d’ouverture de l’enquête a été déposée le 13 juin et elle est signée par le procureur Gustapane, de l’antiterrorisme.
[…]
Les faits autour desquels tourne l’enquête sont une attaque contre des antennes-relais, au cours de l’été 2022, l’interruption d’une messe dans l’église du Sacre Cœur, à Bologne, en novembre 2022, l’occupation d’une grue en centre-ville et la journée de rassemblement qui a eu lieu en même temps aux alentours, en décembre 2022, la tentative d’incendie des véhicules de l’entreprise MARR, à l’automne 2022, et le blocage routier sur la via Emilia, avec des poubelles enflammées, fin décembre 2022. Cette dernière action est poursuivie en vertu de l’art. 280 bis (attentat avec finalité de terrorisme). Tous les délits pour lesquels les compas sont prévenu.es ont la circonstance aggravante définie par l’article 270 bis, c’est-à-dire l’association subversive avec la finalité de renversement de l’ordre démocratique, une association qui aurait visé à contraindre l’État, par le moyen des actions citées, à faire sortir Alfredo du 41-bis.

Il a été évident depuis le début que la mobilisation en soutien à Alfredo avait irrité les appareils d’État. Maintenant, la répression dévoile ses cartes et elle envoie un signal clair à tou.tes les compas qui, au cours de ces mois, ont exprimé leur solidarité active avec Alfredo.

Nous ne savons pas ce que cette enquête nous amènera, mais nous savons qu’elle est l’énième, qu’elle vise à frapper la solidarité, tout comme nous savons qu’il était et qu’il est toujours juste et nécessaire de prendre position de façon active aux côtés d’Alfredo, d’Anna, de Juan, de Zac, de Davide et de tou.tes les prisonnier.es qui luttent dans les prisons, partout dans le monde.

Notre lutte contre la prison, la guerre et la militarisation sociale qui s’en suit ne s’arrêtera pas pour cette énième enquête.

Quelques prévenu.es et solidaires

 

Bologne : Des nouvelles sur la nouvelle enquête pour 270 bis

La Nemesi / vendredi 23 juin 2023

En plus de la notification de l’ouverture de l’enquête, qui informe les prévenu.es qu’ils/elles sont sous enquête pour 270 bis et pour d’autres délits, les flics ont notifié aussi un « Avis concernant l’exécution de constatations techniques non reproductibles, selon l’art. 360 du code pénal ». C’est évidemment cela la raison qui a poussé les Carabinieri a « dévoiler leur jeu » sur l’enquête en cours.

Les constatations sur le matériel récolté seront effectuées le 5 juillet, au siège du RIS [Reparto Investigazioni Scientifiche, la « police scientifique » des Carabinieri ; NdT] à Parme et les compas sous enquête pourront nommer un avocat et un expert de confiance.

 

Bologne : Des nouvelles de l’enquête pour 270 bis – la date de l’audience préliminaire pour l’opération « Ritrovo » a été fixée

La Nemesi / mardi 12 juillet 2023

Le 5 juillet, les carabiniers du RIS de Parme ont commencé à analyser, par des constatations non reproductibles, le matériel récolté pendant l’enquête contre quatre compagnons et compagnonnes de Bologne et deux de Rovereto, que le ROS leur a envoyé dans le cadre de l’enquête pour 270 bis signée le 13 juin par le procureur Gustapane. Un détail curieux : le matériel à examiner est arrivé par colis Amazon, ce qui, à ce qu’il paraît, est pour eux le moyen le plus sûr pour transporter de tels objets. Les différents phases de l’analyse ont été suivies par un expert nommé par les prévenu.es et se sont focalisées sur la recherche, sur le matériel saisi, de traces biologiques et sanguines et d’empreintes digitales, ainsi que sur des enquêtes sur les produits. Le matériel analysé le 5 juillet est composé de tracts, de bouteilles en plastique et de restes de matériel qui a brûlé. D’autres analyses du même type, dont nous ne connaissons pas encore les résultats, avaient déjà été faites auparavant sur d’autres matériaux, avant que les prévenu.es soient identifié.es ; l’analyse des liquides a été effectuée auparavant aussi, pour éviter leur dégradation causée par le temps.

Entre-temps, l’audience préliminaire du procès issu de l’opération « Ritrovo »  a été fixée pour le 20 octobre. Lors de l’audience du tribunal des libertés, le délit d’association était tombé, mais restent les délits spécifiques de participation à la provocation aux crimes et délits, de dégradation, dégradation légère et dégradation par incendie. L’opération Ritrovo avait été menée le 13 mai 2020 et avait porté en taule sept compagnons et compagnonnes de Bologne, tandis que cinq autres avaient eu l’obligation de pointer chez les flics et l’interdiction de quitter leurs villes de résidence. A la base de cette opération il y avait l’accusation en vertu de l’art. 270 bis pour tou.tes les prévenu.es, après des années d’enquêtes, de la part du ROS, sur des compagnonnes et des compagnons anarchistes et sur l’infoshop Il Tribolo ; cela semblaient justifier, aux yeux du juge d’instruction, des détentions préventives pour cause de « prévention sociale », dans le climat de confinement et surtout à la suite de la solidarité apportée aux révoltés de mars 2020, dans les prisons italiennes. Dix-huit jours après, le tribunal des libertés avait fait tomber le délit d’association et laissé sortir de prison les compas, dont certain.es avaient été soumis.es à l’interdiction de quitter la ville de résidence, pendant six mois. A la suite de l’opération Ritrovo, le parquet avait demandé six mesures de surveillance spéciale, dont une seule, pour un compagnon, a été mise en place, à l’automne 2022, un an et demi après qu’elle avait été demandée, pour une durée de deux ans. Pendant l’enquête, fermée en janvier 2021, trois autres personnes ont été ajoutées aux prévenu.es, pour des délits de dégradation et de dégradation par graffiti, lors de manifestations de rue.

Des mises à jour suivront.

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Milan : Six mesures de contrôle administratif

La Nemesi / lundi 26 juin 2023

Ce matin à 7h, la police a débarqué chez des compagnons et de compagnonnes, pour leur notifier des mesures de contrôle administratif, à cause de la manifestation du 11 février, à Milan, en solidarité avec la grève de la faim d’Alfredo Cospito et contre le 41-bis.

Il s’agit, plus précisément, de six mesures, dont une interdiction de se rendre à Milan, deux interdictions de se rendre à Milan accompagnées de l’obligation de pointer chez les flics et trois obligations de séjour dans les villes de résidence.

Ces mesures ne suffiront pas pour arrêter les luttes.
Toujours contre le 41-bis et pour un monde sans prisons.

Des mises à jour suivront.

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Basilicata : Des perquisitions en lien avec la mobilisation en solidarité avec Alfredo Cospito

La Nemesi / lundi 26 juin 2023

[…] A 5 heures du matin du 26 juin, en différentes villes d’Italie, 12 personnes (ainsi que leurs familles, dans leurs villes d’origine) ont reçu la visite du ROS des Carabinieri, qui a fouillé leurs habitations. Certains d’entre elles ont été amenées en caserne et gardées à vue pendant des heures, tandis que toutes les données de leurs dispositifs informatiques étaient copiées. Il s’agit d’une enquête pour 270 bis, pour des « conduites visant à l’implantation et à la propagande de l’intimidation et de la violence de matrice anarchiste », qui auraient eu lieu dans la ville de Potenza à partir de 2020 [les flics cherchaient en particulier des preuves de la participation des compas à la campagne en solidarité avec Alfredo Cospito et contre le 41-bis ; NdT].

 

Toujours la même histoire

La Nemesi / dimanche 9 juillet 2023

Le matin du 26 juin, à 5 heure, à différents endroits de la péninsule, est déclenchée une opération du ROS de Potenza. Douze personnes voient leurs maisons ou celles de leurs familles envahies par le ROS, qui cherche du matériel qui puisse mettre en lien les différents individus ciblés avec le milieu anarchiste. Pendant que les compas étaient gardé.es à vue en caserne des heures durant, pour les besoins des perquisitions, dont celles des dispositifs informatiques (la copie des données des téléphones portables), leurs familles (qui habitent en Basilicata) étaient prises en otage par les services spéciaux, pendant tout ce temps, avec l’excuse des perquisitions de leurs maisons.

Cette opération est issue de l’ouverture d’une enquête pour 270 bis, où apparemment il n’y a aucune infraction matérielle (à part une dégradation contre ENI), mais seulement l’appartenance à une association anarchiste et des actes d’apologie et de propagande (dans lesquels est comprise aussi la lutte en solidarité avec Alfredo).

Il est évident que cette énième opération s’insère dans un contexte répressif au niveau national qui a pour but de briser toute solidarité entre les individus.

Une salutation affectueuse à toutes les personnes privées de leur liberté ou qui ont la répression à leurs trousses.

Des mises à jour suivront

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Trieste : Et ils vinrent toquer à nos portes

Il Rovescio / mardi 27 juin 2023

Jeudi 22 juin, entre 7 et 8 heures du matin, la DIGOS [la police politique ; NdT] de Trieste a effectué trois perquisitions, à la recherche de matériel en lien avec une dégradation qui a eu lieu lors de la campagne pour l’abolition du 41-bis et en soutien à la lutte d’Alfredo Cospito. Les flics ont copié sur place les données informatiques, ils ont changé le mot de passe d’au moins une adresse mail à laquelle on pouvait accéder directement à partir d’un appareil, ils ont pris les signalisations photographiques des compas, ils ont essayé de prendre leurs empreintes digitales et les ont gardé.es à vue pendant des nombreuses heures.
Des mises à jour suivront (sur https://t.me/sullabreccia o su https://laburjana.noblogs.org/).
Ici le communiqué.

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Note d’Attaque : nous rappelons également que le 30 juin un compagnon de Spoleto, déjà sous enquête pour l’opération Sibilla, a eu l’audience pour décider de l’application à son encontre de la mesure de surveillance spéciale. La décision du tribunal devrait être rendue vers fin septembre.

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Mise à jour du 25 juillet

 

Deux mesures de contrôle suite à une enquête sur la manifestation lors de l’audience du 5 décembre et pour d’autres initiatives, à Turin, en solidarité avec Alfredo Cospito

La Nemesi / samedi 16 juillet 2023

Nouvelle opération policière-judiciaire à Turin

Ces dernières jours, la police a notifié à deux compagnons l’obligation d’aller pointer chez eux trois fois par semaine, à cause d’une accusation pour lésions à autrui, provoquées pendant une bagarre, lors de la manif du 5 décembre, à Turin.

Le Procureur Scafi (qui a aidé Saluzzo pendant le procès Scripta Manent [lors des dernières audiences de l’appel, en 2022-23, en ce qui concerne la seule accusation en vertu de l’article 285 du code pénal, à la suite de la décision de la cour de cassation – auparavant il avait déjà aidé Sparagna lors du premier procès en appel ; note de La Nemesi]) avait demandé 13 mesures de contrôle : une détention préventive en prison, pour provocation aux crimes et délits, à cause du contenu des interventions publiques qui ont été faites à différentes reprise à Turin, 3 arrestations domiciliaires, pour la bagarre du 5 décembre, 9 obligations de pointer chez les flics, dont 4 pour « résistance à agent de police », lors de la perturbation d’une messe à l’église de la Gran Madre, à Turin [le 20 novembre ; note de La Nemesi] et 5 pour provocation aux crimes et délits, à cause des slogans criés dans le tribunal de Turin, le 5 décembre, pendant l’audience.

Le juge d’instruction a rejeté toutes les requêtes du procureur, à part l’obligation pour deux compagnons d’aller pointer chez les flics, parce qu’ils sont repris de justice (en effet, le troisième n’a pas été soumis à des mesures de contrôle parce qu’il a un casier vierge).

Cette opération s’insère dans le contexte général de répression qui fait suite aux mobilisations qui ont eu lieu pendant la grève de la faim d’Alfredo Cospito, avec des opérations policières/judiciaires qui ont déjà frappé plusieurs situations locales.

Nous réaffirmons notre solidarité avec les compagnons et les compagnonnes en prison, avec Alfredo, encore enfermé en 41-bis, avec les compagnons et les compagnonnes soumis à des mesures de contrôle.

Que la lutte continue !
Pour l’anarchie

Solidaires et complices

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Répression (extra-)ordinaire à Milan

La Nemesi / samedi 22 juillet 2023

Une nouvelle d’aujourd’hui [21 juillet ; note de La Nemesi] : deux des mesures de contrôle imposées le 26 juin dernier, à cause d’une manifestation qui a eu lieu à Milan pendant la mobilisation en soutien à Alfredo Cospito, c’est-à-dire deux interdictions de territoire de la commune de Milan, ont été révoquées ! Les quatre autres mesures de contrôle, au contraire, ont été confirmées : deux autres interdictions de territoire de la commune de Milan et deux interdictions de territoire de la commune de Milan assorties de pointages chez les flics deux fois par semaines.

Si, d’un côté, nous ne pouvons que juger positivement cette nouvelle, d’un autre côté nous ne pouvons pas oublier que la répression continue à travailler, sournoisement, contre ceux qui ont décidé de lutter. En effet, hier matin, comme c’était déjà arrivé la semaine dernière, les flics se sont présentés en grand nombre, avec les employés d’Aler [l’organisme qui gère les HLM, dans la région Lombardie ; NdT], pour expulser la maison d’un compagnon soumis à l’interdiction de territoire, obligé donc de vivre en dehors de Milan. Nous savons bien que, dans les quartiers où nous vivons, les expulsions locatives continuent sans trêve et que le travail minutieux et constant de la mairie et de la préfecture pour expulser de la ville les plus pauvres est une infamie quotidienne, mais le fait de voir vider les maisons où des compagnons et des compagnonnes ont vécu pendant des années précisément en ce moment, quand les flics savent qu’ils les trouveront vides, nous semble quelque chose d’extrêmement mesquin.

Nous serons toujours aux côtés de ceux qui sont frappés par la répression. Nous ne nous laissons pas intimider ! Le monde qui nous entoure et l’exploitation effrénée qui est tous les jours devant nos yeux ne font que nous confirmer que le fait de ne pas se plier, mais d’engager et d’animer des luttes, est le seul chemin viable, pour construire la possibilité d’un monde diffèrent !

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Sasso Marconi (Italie) : Deux antennes-relais incendiées https://attaque.noblogs.org/post/2022/05/31/sasso-marconi-italie-deux-antennes-relais-incendiees/ Tue, 31 May 2022 19:09:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=50036 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / mardi 31 mai 2022

« Guerre sociale contre la guerre de l’État », voici le tag laissé la nuit du 22 mai à proximité des deux antennes-relais incendiées, prés de Bologne. Un acte minimal d’insubordination active contre un État qui vit de guerres et de massacres indiscriminés et qui aujourd’hui accuse les anarchistes de massacres, qui livre des armes mais se présente comme porteur de paix, qui légitime la torture par le régime pénitentiaire 41 bis.

Nous agissons parce que, pendant deux ans, on nous a enfermé à la maison, par intermittence, nous faisant chanter et nous enlevant la possibilité de faire face aux éventements sur la base de nos libres choix. Tout cela pour que la machine à sous du capitalisme continue de fonctionner. Et aujourd’hui on trouve que les riches sont plus riches, les pauvres sont plus pauvres et la société est plus aliénante, plus prête à juger, plus méfiante. Maintenant, avec la guerre, cela arrive à nouveau : urgence, unité nationale, sacrifices, car les patrons, au delà de leur pays, doivent affirmer et faire valoir leurs intérêts, sur le dos de ceux qui sont sous les bombes, de ceux qui finissent en taule pour avoir protesté, de ceux qui s’appauvrissent.
Si on ne veut pas que la guerre qu’on nous mène transforme le monde en un endroit invivable, c’est l’heure de se bouger, de réagir et de frapper, de manière imprévisible aussi, parce qu’ils doivent savoir que, face à leurs plans, il y a des personnes qui ne veulent pas rester calmes et silencieuses.

Pour Anna, Juan et Alfredo.
Contre la torture de la prison et du 41 bis.
Pour tou.te.s les prisonnier.e.s qui luttent.

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Bologne (Italie) : Des nouvelles des mesures de surveillance spéciale https://attaque.noblogs.org/post/2021/10/13/bologne-italie-des-nouvelles-des-mesures-de-surveillance-speciale/ Wed, 13 Oct 2021 20:01:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=45786 Continuer la lecture ]]> Round Robin / mercredi 13 octobre 2021

Deux mois environs après l’audience du 12 juillet, le tribunal a donné son jugement quant à la proposition du Parquet d’appliquer la surveillance spéciale à 7 compas de Bologne : 6 refus et une mesure appliquée. Notre compagnon Guido sera soumis à la surveillance spéciale pendant 2 ans, avec l’interdiction de sortir de la ville.

Quelque jours avant cette audience, le Procureur Dambruosio avait présenté au tribunal une intégration à sa demande, afin que le tribunal s’exprime non seulement sur la « dangerosité qualifiée » des compas, à cause de crimes terroristes, comme demandé au début, mais aussi sur leur « dangerosité générale ». C’est en effet sur la base de cette dernière que la demande de surveillance spéciale de notre compagnon a été accordée.
Selon les motivations, ce sont les accusations portées par Dambruosio lui-même, avec l’opération Ritrovo, à avoir une « importance particulière », car elles seraient une « preuve de sa propension à commettre des actes particulièrement dangereux pour la sécurité et la tranquillité publiques ». Le tribunal arrive même à aborder le fond de cette enquête-là, d’où, à l’avis des juges, « émerge clairement » que notre compagnon « a été l’auteur de l’incendie de l’antenne-relais, dans le lieu-dit Monte Donato, en décembre 2018 ».

A cette date, l’infatigable procureur a déjà introduit un recours contre le rejet de deux des six mesure refusées et nous n’excluons pas que d’autres surveillances spéciales s’ajoutent par l’avenir.

Toute notre solidarité aux compagnonnes et aux compagnons soumis.es à cette mesure scélérate, ainsi qu’à tou.te.s celles/ceux qui sont frappé.e.s par l’État pour avoir attaqué ce monde.

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Bologne (Italie) : Des mises à jour par rapport au texte « Si on ne meurt pas, on va se retrouver » https://attaque.noblogs.org/post/2021/06/06/bologne-italie-des-mises-a-jour-par-rapport-au-texte-si-on-ne-meurt-pas-on-va-se-retrouver/ Sun, 06 Jun 2021 19:33:06 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43348 Continuer la lecture ]]> Inferno Urbano / jeudi 3 juin 2021

Des considération sur l’opération Ritrovo et les demandes de surveillance spéciale.

Un an après l’opération Ritrovo, le tribunal a demandé 5 ans de surveillance spéciale, avec interdiction de sortir de la commune de résidence, pour 7 compagnons et compagnonnes déjà inculpés dans cette affaire. L’audience a été fixée pour le 12 juillet. Ce coup nous a semblé parfaitement en ligne avec ce qui est arrivé dans le passé récente (par exemple à Cagliari et à Gênes) et dans un passé plus lointain. Face à l’échec ou à la réduction drastique de l’ampleur d’une enquête, ils essayent de frapper les même personnes par d’autres moyens. Leur intention est claire : ne pas lâcher prise, affaiblir des situations où le fait de penser et d’organiser la critique et l’opposition à cet état de choses sont une pratique constante ; cela même par le simple fait de faire sentir aux compagnons et aux compagnonnes qu’ils sont constamment sous surveillance, qu’ils ont les flics sur le dos, en essayant de les mettre sous pression.

La surveillance spéciale et, de manière différente, les mesures de surveillance préventive « moins fortes », comme les obligations de résidence ou l’interdiction d’un territoire, sont des mesures sournoises et dégueulasses. Les personnes qui en font l’objet sont isolées d’une manière apparemment bien moins dure par rapport à des mesures plus lourdes, comme l’incarcération. Cependant, par des moyens différents, le but de l’État reste le même : réduire les espaces de mouvement, se débarrasser de ceux qui se mettent en avant et donner ainsi un avertissement à quiconque voudrait faire de même. Ils peuvent faire cela soit avec la prison, soit avec d’autres mesures, plus légères. Quand des compagnons et des compagnonnes disparaissent des contextes où ils luttaient jusqu’à la veille, justement à cause de ce type de mesures, cela se voit. Et si nous ne sommes pas surpris que la réponse face à ces mesures ne s’exprime pas avec le même élan qu’en cas d’un emprisonnement, nous voulons néanmoins souligner le fait que le but de l’État est le même : interrompre des parcours de lutte. Et nous ne pouvons pas lui permettre cela.

Il nous semble donc important, avant tout de rendre public le contenu de telles demandes de surveillance spéciale, puis de souhaiter que le débat et la résistance contre des telles mesures s’élargissent, aussi au vu du grand nombre de surveillances demandées à travers l’Italie ces derniers mois : 4 à Cagliari, 2 à Gênes (dont une est passée, la compagnonne est soumise à surveillance spéciale), 1 à Turin, 7 à Bologne (il y en a aussi eu 2 dans la province de Bologne, une rejetée et une refilée).

Quant à la structure de ces demandes, il nous semble de pouvoir dire que, conformément à l’enquête d’où elles sont issues, elle sont assez bâclées. Avant tout, il s’agit de mesures de surveillance demandées non à cause d’une dangerosité « générale », mais pour une dangerosité « spécifique », cet à dire visant des personnes suspectées de certains crimes précis ; plus précisément, des crimes de « terrorisme » (alinéa « d » du paragraphe du Code pénal à propos des destinataires de cette mesure). Cependant, le seul crime de terrorisme qui ressort de la demande de surveillance spéciale est celui lié à l’opération Ritrovo – pour lequel les compagnons et les compagnonnes sont toujours sous enquête – qui a vu, il y a un an, sept personnes sortir de taule, dont 5 avec des obligations de résidence. Voilà donc une tautologie déjà vue : le Procureur lance l’accusation de terrorisme – rejetée par le Tribunal des libertés et aussi par la Cour de Cassation où le Proc’ a fait appel – et ensuite il utilise cette même accusation pour démontrer une dangerosité fondée justement sur le terrorisme. Pour rentrer dans les détails, les 7 demandes de surveillance spéciale sont assez personnalisées. Cependant, elles partagent toutes une introduction commune, qui rappelle la vision de prévention prônée par le Proc’ Dambrouso au début de l’opération Ritrovo, ainsi que la conception répressive-pandémique selon laquelle, pendant cette dernière année, il y aurait eu une « infiltration des anarchistes locaux dans le corps social, afin de « surfer sur la colère » provoquée par les strictes limitations imposées par le Gouvernement italien, dans le but de contenir la pandémie de Covid-19, afin de la canaliser contre les libres institutions démocratiques »*.

Pour quelqu’un, ils citent principalement le fait d’être le titulaire du bail du local « Il Tribolo » (où même des banderoles et des drapeaux ont été confisqués, étant donc considérés comme des objets lui appartenant personnellement) ou la participation active au bulletin anti-carcéral OLGa. Pour d’autres, c’est le fait d’avoir participé a des manifestations et des rassemblements, en Italie et à l’étranger, en particulier dans le cadre de la lutte contre la répression et en solidarité avec des compagnons et des compagnonnes en prison.

Il ne manquent pas, évidemment, des passages contradictoires. Pour certains, la dangerosité serait déduite de la possession d’instruments informatiques visant à défendre la vie privée. Pour d’autres, elle est déduite d’informations (transcriptions de lettres, de tracts, de comptes-rendus d’assemblées) tirées par des communications « en clair », trouvées sur des supports de stockage non chiffrés.

Dans certaines demandes, ils s’attardent sur le CV « militant » des gens, à partir des premières plaintes dont on a été l’objet (cela de manière superficielle, avec des erreurs et des coquilles), dans d’autres ils se concentrent sur des faits de la dernière année, comme des manifestations en solidarité aux détenus à la suite des révoltes de mars 2020 ou la participation active à l’Assemblée en solidarité avec les prisonnier.e.s, en plus que sur les échanges de lettres avec ces détenus, à partir desquels le Parquet trace pour certaines personnes un rôle de « contact », au niveau national, entre des compas à l’intérieur et à l’extérieur des taules.

Et puis, il y a ce passage : « le partage des dynamiques de lutte sur le terrain anti-carcéral et en solidarité avec les détenus anarchistes insurrectionalistes membres de la FAI/FRI » d’un point de vie idéologique, va avec « une projectualité subversive visant à provoquer une insurrection violente, même en exploitant et en favorisant des révoltes dans les prisons »*. L’adhésion idéologique serait une condition suffisante pour demander des mesures préventives de surveillance. Dambrouso le dit clairement, depuis un an, et il continue sans hésitations sur ce chemin. Le Proc’, dont l’odieuse carrière au sein du Parquet de Milan a été bâtie sur la répression de l’ainsi-dit terrorisme islamique, essaye aujourd’hui de suivre le même chemin pour contrer les anarchistes.

Cela pourrait faire sourire, au vu du peu de résultats qu’il a obtenu jusqu’ici, si ce n’était que justement avec des telles enquêtes pour terrorisme, dont le pivot est précisément l’adhésion idéologique, lui et d’autres Procureurs infligent des années de prison ou de mesures préventives.
Notre adversaire nous attaque, il le fait avec constance, en gardant une sorte de « niveau punitif », comme pour indiquer que l’État ne laisse pas descendre la répression en dessous d’un certain niveau, que ce soit par le nombre d’années infligées ou par la typologie des mesures (préventives ou pas). Si le niveau du conflit baisse, la répression avance ou du moins elle ne recule pas. Justement parce que, et c’est eux qui le disent, leur objectif est de « prévenir », d’éviter le retour d’une époque de luttes.

C’est de là que nous voulons répartir. A leur prévention, nous voulons opposer la notre, en organisant et en relançant des luttes et des discours que cet énième coup répressif voudrait briser.

 

*citations des demandes de surveillance spéciale.

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Italie : Juan et Beppe arrêtent leurs grèves de la faim https://attaque.noblogs.org/post/2021/05/11/italie-juan-et-beppe-arretent-leurs-greves-de-la-faim/ Tue, 11 May 2021 19:17:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42783 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / lundi 10 mai 2021

Après avoir été mis au courant de la fin de la grève de la faim des compas chilien.ne.s, Juan a arrêté sa grève de la faim.
Beppe aussi a interrompu la sienne.
Juan nous dit aussi que Davide Delogu a été enlevé de l’isolement et transféré parmi les détenus en régime de détention normal.

Pour leur écrire :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
C. C. di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)
(il parle aussi espagnol)

Giuseppe Bruna
C.C. di Bologna “Dozza”
Via del Gomito, 2
40127 – Bologna (Italie)

Davide Delogu
C. C. Nuovo Complesso
Contrada Cocari
89900 – Vibo Valentia (Italie)

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Prison de Bologne (Italie) : Beppe rejoint la grève de la faim de Juan https://attaque.noblogs.org/post/2021/04/29/prison-de-bologne-italie-beppe-rejoint-la-greve-de-la-faim-de-juan/ Thu, 29 Apr 2021 17:10:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42608 Il Rovescio / mercredi 28 avril 2021

Beppe Bruna nous informe du fait qu’il a rejoint la grève de la faim de Juan, à partir du 26 avril et sans date d’arrêt. « Contre la dispersion des prisonnier.e.s anarchistes ».

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Bologne (Italie) : Une nouvelle enquête, pour « attentat », contre deux compagnons https://attaque.noblogs.org/post/2021/04/12/bologne-italie-une-nouvelle-enquete-pour-attentat-contre-deux-compagnons/ Mon, 12 Apr 2021 17:18:28 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42268 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / dimanche 11 avril 2021

Début avril, les Carabinieri ont notifié à Robert, déjà inculpé dans le procès qui a suivi l’opération Prometeo, une accusation pour « attentat avec finalité de terrorisme » (art. 280 du Code pénal) et une commission rogatoire pour des tests qui doivent avoir lieu le 13 avril chez les RIS [la « police scientifique » des Carabinieri ; NdAtt.] de Parme, sur des éléments trouvés le 27 et 28 novembre 2016, près du poste des Carabinieri de Bologna-Corticella.

Quelques jours après, Giuseppe, actuellement enfermé dans la prison de Bologne, car lui aussi inculpé dans l’opération Prometeo [et aussi pour l’incendie d’un DAB de la Poste, à Gênes, action pour laquelle il est le seul accusé ; NdAtt.] a reçu à son tour le procès verbal de mise en examen. Ils sont accusés de l’explosion d’un engin devant la caserne des Carabinieri, dans la nuit du 27 novembre 2016.

Il faire un peu d’histoire sur la répression qui a suivi cet épisode. Le lendemain de l’explosion devait arriver à Bologne Matteo Renzi, le chef du gouvernement de l’époque, qui, en cœur avec le Procureur, avait déclaré que les responsables de cet acte regrettable auraient été attrapés à tout prix et que tous les moyens auraient été utilisés pour faire passer devant la Justice ceux qui avaient outragé par les actes l’autorité indiscutable des Carabinieri. Et, en effet, la réponse répressive est arrivée rapidement, étant donné que deux semaines après un jongleur de rue d’origine française avait été arrêté. Il est resté enfermé pendant 4 mois dans la section Haute sécurité de la prison de Ferrara, mais l’enthousiasme du Parquet, dirigé par Giuseppe Amato (connu pour ses enquêtes pour « association subversive »), s’est vite estompé, suite à la libération du malheureux, après qu’une témoin ait retiré ses précédentes déclarations. L’enquête était restée ouverte pendant à peu près un an, sans que d’autres recherches soient effectuées. Le jongleur a été condamné en première instance pour possession (présumée, à cause du témoignage ensuite retiré) d’explosifs, et puis il a été complètement mis hors de cause lors du procès en appel.

Presque 5 ans après cette explosion, l’affaire est déterrée par le même Procureur, Antonella Scandellari, qui, après la précédente débâcle, essaye maintenant d’inculper les deux compagnons.
Le 10 mai commencera à Gênes le procès pour l’opération Prometeo et, pour pallier au peu d’éléments que l’accusation possède contre eux, les Parquets collent d’autres affaires sur le dos des trois compas. Afin de renforcer le voile de suggestion avec lequel ils remplissent le vide de leurs enquêtes, ils s’appuient sur des simples hypothèses, lies aux idées des inculpés, plutôt que sur des actions concrètes. En effet, Natascia a été faite renter, comme par magie, dans l’opération Scintilla, au moment de la clôture de l’enquête, tandis que maintenant Beppe et Robert se retrouvent maintenant avec cette nouvelle accusation.

La nullité de ceux qui montent de telles farces nous fait presque rire, plutôt que nous faire peur.

Nous ne laisserons pas seuls nos compagnons et nos compagnonnes.

 

Pour écrire à Beppe et Natascia :

Giuseppe Bruna
C.C. di Bologna “Dozza”
Via del Gomito, 2
40127 – Bologna (Italie)

Natascia Savio
C. C. di Santa Maria Capua Vetere “Francesco Uccella”
S. S. Appia, 7-bis
80155 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

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Bologne (Italie) : C’est l’État qui massacre de manière indiscriminée https://attaque.noblogs.org/post/2020/12/12/bologne-italie-cest-letat-qui-massacre-de-maniere-indiscriminee/ Sat, 12 Dec 2020 20:16:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=39927 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / dimanche 29 novembre 2020

Massacre de la Piazza Fontana, à Milan : 17 morts, 88 blessés. Voulu par l’État et accompli par les fascistes. 12 décembre 1969.

Massacre de la gare de Bologne : 85 morts, 200 blessés. Accompli par les fascistes avec le consentement de l’État. 2 août 1980.

669 morts « avérés » dans la Méditerranée, pour passer des frontières verrouillées et arriver en Italie, dans l’année 2019.

950 morts, « officiellement », dans des accidents du travail, en 2019.

La répression de la révolte de la prison de Modena : 13 morts. Malgré la tentative de le cacher, ressort la responsabilité directe des agents de la Police pénitentiaire et des Carabinieri. Mars 2020.

Plus de 50 000 morts, en Italie, à cause du Covid-19. A novembre 2020.

Un massacre est la mise en œuvre délibérée d’une violence indiscriminée à l’encontre de la collectivité.

Chaque jour l’État accomplit et légitime des massacres.

Sa violence frappe dans le tas, afin de produire une peur diffusée parmi la population. Au contraire, la violence révolutionnaire n’est jamais indiscriminée, elle a des objectifs clairs et des responsables bien précis auxquels demandes des comptes.

Le 24 novembre 2020, Anna et Alfredo, compagnons anarchistes, ont été condamnés à 16 ans et 6 mois l’une, à 20 ans l’autre, aussi parce qu’accusés de « massacre », à cause d’un engin explosif devant la caserne-école des officiers des Carabinieri, à Fossano.
Le 28 novembre 2020 a commencé le procès contre Juan, compagnon anarchiste, accusé de massacre pour un engin explosif devant le local de la Lega, à Trévise.

Les massacres sont une pratique du pouvoir, non des anarchistes, qui récusent avec force cette accusation !

12 décembre 2020
dans la rue pour dire de quel côté nous sommes
[…]

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Bologne (Italie) : Une antenne-relais en feu https://attaque.noblogs.org/post/2020/11/26/bologne-italie-une-antenne-relais-en-feu/ Thu, 26 Nov 2020 13:23:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=39453 Continuer la lecture ]]> Round Robin / jeudi 26 novembre 2020

On a pu lire sur les médias du régime que, dans la nuit du 23 au 24 novembre, à Bologne, une antenne-relais aurait brûlé. Sur le lieu, un tag disant « Non au contrôle, non à la surveillance. Pandémie=capitalise ».

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Bologne (Italie) : Si on ne meurt pas, on va se retrouver https://attaque.noblogs.org/post/2020/06/16/bologne-italie-si-on-ne-meurt-pas-on-va-se-retrouver/ Tue, 16 Jun 2020 20:57:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=36294 Continuer la lecture ]]> Si on ne meurt pas, on va se retrouver
Des considération sur l’opération « Ritrovo »

Round Robin / dimanche 14 juin 2020

Vers 2h du matin de mercredi 13 mai 2020, les ROS [Raggruppamento Operativo Speciale des Carabinieri, qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] de Bologne, Florence et Fidenza, avec 200 Carabinieri, font irruption dans la vie de 12 compagnonnes et compagnons anarchistes. Le juge d’instruction Panza, sur demande du procureur Dambrouso, a disposé l’arrestation de sept d’entre eux/elles et, pour cinq d’autres, l’interdiction de sortir de la commune de résidence e de sortir de chez soi la nuit (pour quatre d’entre elles/eux il y a aussi l’obligation de pointer au commissariat chaque jour). Un scénario que l’on connaît bien et qui, grâce aux déclarations du parquet, révèle le caractère « préventif » de ces arrestations, en rendant encore plus explicite, aux yeux de tout le monde, le message qu’il envoie : que ce soit bien clair pour quiconque espère que la crise ouvre la possibilité de secouer les rapports sociaux actuels que l’État ne change pas. Les accusations sont association avec finalité de terrorisme et de subversion de l’ordre démocratique, avec comme délits spécifiques la provocation à crimes et délits, des dégradations et un incendie.

270bis : association avec finalité de terrorisme

Même si, lors de l’appel des incarcération préventives, cette accusation a été considérée comme non appropriée par le juge des libertés et de la détention, nous risquons quelques mots à son propos, étant donné que sur celle-ci (et sur l’aval qui lui a donné le juge d’instruction Panza) étaient fondées les mesures de détention.

Comme dans d’autres cas, au centre de cette opération, appelée « Ritrovo », il y a les luttes. Deux luttes en particulier : celle contre les Centres de rétention administrative et celle contre la prison – qu’elle soit destinée à des compagnons et des compagnonnes ou pas. L’État parle clairement : les terroristes sont les personnes qui expriment de la solidarité, qui luttent, qui ne gardent pas leurs bouches cousues, qui manifestent ouvertement leur approbation envers l’action directe et les formes d’opposition radicales – même illégales – face aux stratégies de la répression et de l’exploitation. Non seulement : ce que l’on voit aussi dans d’autres opérations répressives récentes c’est l’utilisation du délit de provocation à crimes et délits en tant que ciment de l’hypothétique association : à cette époque, les mots font peur et l’État agit déjà avec des modalité de régime dictatorial. Cela arrive déjà depuis un moment et nous nous attendons que cela arrive encore.

Les dossiers nous disent que la « cellule » de Bologne avait la possibilité de réaliser des actions petites mais réproductibles à un niveau national, par des groupes similaires. Des groupes avec qui la dite « cellule » était en contact : un réseau capable d’« obliger les pouvoirs publiques à effectuer ou s’abstenir d’effectuer un acte » [il s’agit de la définition officielle de terrorisme, définie par l’article 270 sexies du Code pénal italien ; NdAtt.].

Notre positionnement, à ce propos, est simple : si le fait de porter de la solidarité aux personnes qui se révoltent et de prendre position contre les injustices c’est du terrorisme, alors nous sommes tous et toutes des terroristes. Nous sommes heureux d’accepter cette accusation si, dans ce monde, le terroriste est celle/celui qui ne garde pas la bouche fermée et choisit d’attaquer. Attaquer ces institutions qui fondent sur la peur leur gouvernement des peuples. A ce propos, on pourrait parler de guerres, de bombes dans des places, de morts en mer et de coups de matraque, mais à quoi servirait-il ? Les derniers trois mois n’ont pas suffit pour nous montrer de combien de peur a besoin l’État pour nous gouverner ? La peur des contrôles, la peur du pouvoir arbitraire des forces de l’ordre, de la « bavure », la peur de tomber malade ou de contaminer autrui, obligés à aller travailler et à ne pas pouvoir se soigner de façon adéquate à cause du démantèlement du système sanitaire. Une peur qui nous terrorise de plus en plus, si l’on pense aux arrestations de travailleurs en grève et aux quatorze morts dans les prisons.

La gestion de la crise du Covid-19 a révélé de manière évidente quelles sont les vies que le pouvoir est le plus disposé à sacrifier, dans un système de production techno-numérique, comme les personnes âgées dans les maisons de retraite ou les personnes handicapées dans les centres, ou encore les personnes emprisonnées, des corps criminalisés dans les prisons et les CRA.

Une partie toujours grandissante de la population subit un niveau de violence toujours plus fort et toute réaction est immédiatement qualifiée de terrorisme.

Provocation aux crimes et délits

Aujourd’hui, l’accusation de provocation aux crimes et délits montre une contradiction évidente, l’injustice et l’arbitraire sur lesquels se fonde le pouvoir. Pour qu’il y ait provocation, selon le proc’ Dambruoso, il y a la nécessité d’un contexte approprié et réceptif : puisqu’ils ne persécutent pas les idées, il faut que l’environnement économique/social soit, comme dans ce cas, apte à recevoir la provocation à l’acte illicite. Cela signifie que ce que hier encore n’était pas de la provocation aux crimes, le devient aujourd’hui, parce que les temps ont changé. Qu’est ce qu’il nous faut encore pour comprendre que le Code pénal n’est rien d’autre qu’un instrument pour maintenir l’inégalité de classe, dans le seul but de défendre une classe dirigeante qui, au gré des changements de la direction du vent, risque de perdre aujourd’hui son chapeau et demain sa tête ?

C’est dans cette optique que la « valeur préventive stratégique » [comme les magistrats eux-même ont déclaré aux journalistes ; NdAtt.] acquiert tout son sens. Dans un moment comme celui-ci, une opération qui enlève des rues douze têtes qui pensent, douze cœurs libres, est assez pratique, parce que – c’est eux qui l’ont dit – la crise avance et l’avenir sera sombre pour celui qui siège sur le trône. Les six mesures de surveillance qui ont été maintenues (interdiction de quitter la commune de résidence, en plus de l’interdiction de sortir de chez soi la nuit) sont, en effet, motivées par le délit de provocation aux crimes.

Qu’on nous permette, cependant, une parenthèse sur cet aspect « préventif ». La première demande de prison préventive, initialement refusée par le juge d’instruction, remonte à juillet 2019, la deuxième, acceptée, est par contre du 6 mars 2020, à la veille des révoltes dans les prisons. L’opération était prête depuis un bon moment et la « valeur préventive stratégique » s’ajoute ensuite, avec quelque signalements pour des rassemblements devant la prison de la Dozza, à un dossier déjà remarquable.

Agitateurs, fomentateurs, incitateurs, propagandistes : les anarchistes sont tout cela, depuis toujours. Mais nous y tenons à clarifier une chose : les anarchistes ne disent à personne de faire quoi que ce soit pour leur compte. Ils défendent ce qu’ils pensent être juste et ils agissent par eux-mêmes, seuls ou avec d’autres, mais jamais ils se placent au dessus des autres, pour en façonner les comportements et les actions. Celle-ci est une stratégie qui appartient à la politique et nous ne croyons pas dans la politique, nous croyons dans l’action directe dans ses milles formes, qui sont l’opposé de la politique.

Il ne s’agit pas de renvoyer les accusations à l’expéditeur, ni, encore moins, de comprendre si anarchisme et provocation aux crimes vont ensemble (une question qu’on laisse volontiers aux avocats), ce qui nous intéresse comprendre ce sont plutôt les causes profondes de la révolte. Selon quelqu’un, la révolte viendrait des mots d’incitation du fomentateur, des insinuations du fou, qui auraient la capacité de fêler ce meilleur des mondes. Selon ce quelqu’un, s’il n’y avait pas eu des présences solidaires devant les prisons et les CRA, il n’y aurait pas eu de révoltes à l’intérieur. Comme on le sait bien, il y a des nombreuses révoltes dans certains lieux, même sans aucune présence solidaire dehors qui agisse comme de caisse de résonance. Cela parce que la prise de conscience de la misère dans laquelle on vit, l’identification de l’ennemi et la nécessité d’agir ne sont certainement pas déterminées par des discours d’incitation, mais plutôt par les vexations subies et les injustices que l’on ne peut plus supporter.

Les révoltes sont une habitudes, dans les CRA, depuis des années, dans les prisons ça a été le cas en mars 2020, elles les sont ces jours-ci aux États-Unis, où, après l’énième abus, après l’énième assassinat d’une personne noire de la part de flics blancs, une partie de la population s’est insurgée. La rage aux États-Unis dit cela clairement : il n’y a pas besoin des anarchistes pour inciter, le dégoût de ce monde est suffisant par lui-même.

Hérétiques, socialistes, autonomes, anarchistes, antifas… les catégories avec lesquelles les gouvernements ont essayé, depuis toujours, de mystifier le phénomène de l’opposition radicale, pour ne pas en affronter les racines profondes, n’ont jamais manqué. Mais la vérité est que la graine de la révolte est plantée dans un terrain fait d’exploitation, de contrôle, de répression, de racisme, d’injustice et, toujours plus, de prévarication gratuite. Ça ne serait pas surprenant si, un jour, cette graine décidait de germer ici aussi, même dans le silence le plus complet de toute voix critiques. Soyez-en sûrs, ça va arriver.

On l’a vu pendant les mois de confinement. Pendant que, dehors, le gouvernement de la peur rassurait la population, dans les prison cette même peur est devenue ingérable de la part de ceux qui ont toujours fondé leur pouvoir sur la peur. Déjà le 26 février, Roberto Ragazzi, directeur du département de médecine pénitentiaire de l’agence régionale de santé de Bologne, a ordonné à ses employés de ne pas porter de masques dans les prisons, pour ne pas inquiéter les détenus.

Le 9 mars, acculés et exaspérés, les détenus décident que la peur qu’on leur impose est désormais intolérable, la situation échappe des mains des institutions pénitentiaires et une révolte explose à la prison de la Dozza, dans le sillage des autres qui éclatent dans d’autres prison du pays.

Qui pourrait, face à cela, penser encore que la révolte est le produit d’une conspiration ou de quelque contestataire isolé ? C’est les anarchiste qui incitent ou bien la première source d’incitation est l’invivabilité d’une vie fondée sur la peur et la terreur ?

Actions et sabotages

Tout part de là, du moins c’est ce qu’ils disent, parce que les écoutes téléphoniques et dans des lieux étaient en place déjà depuis longtemps, au moins depuis 2016, depuis la bombe qui a explosé à la caserne de Corticella [le 27 novembre 2016, un engin incendiaire a provoqué des gros dégâts à une caserne des Carabinieri, dans le quartier Corticella, à Bologne ; NdAtt.]. En tout cas, tout commercerait une nuit de décembre 2018, quand une antenne-relais a été incendiée sur une colline près de Bologne. Les antennes radio de Santa Liberata étaient utilisées par des radios et des télés locales, ainsi que par les forces de l’ordre (le réseau « inter-forces ») et quelques entreprises engagées dans la surveillances audio et vidéo. Ce soir-là, quelques télévisions n’ont pas pu transmettre et la Guardia di Finanza [unité militaire chargée de la fonction de police dans la lutte contre l’évasion fiscale, la contrebande, etc., ainsi que de la sécurité en mer ; NdAtt.] a eu une interruption de ses communications radios. « Éteindre les antennes, allumer les consciences. Solidaires avec les anarchistes détenus et sous contrôle judiciaire » ,voilà le tag laissé à côté. C’était l’une des nombreuses actions qu’ont eu lieu en Italie et en Europe contre les infrastructures concrètes du monde immatériel.

Dans la période entre février et avril 2019, en parallèle à des manifestations de rue, et pas que, il y a eu des tags et des dégradations contre des filiales des banques BPER et BPM (propriétaires des bâtiments du CRA de Modena, qui allait ouvrir sous peu) et contre des caméras de surveillance, des monuments nationalistes et une caserne des Carabinieri. Quoi dire? Quand les responsables des injustices et de l’oppression reçoivent un peu de l’amertume qu’ils nous font bouffer jour après jour, on ne peut pas s’empêcher de s’en réjouir. Pour nous, certaines actions, même petites, ont une grande importance. Notre critère de justice ne vient pas d’un Code qui nous n’avons jamais approuvé, mais du fait que ces actions ne viennent pas par hasard et du sens des objectifs qu’elles ciblent.

Qu’il essayent de nous faire taire à force d’inculpations, frapper ceux qui répriment et exploitent est indubitablement quelque chose de juste.

Solidarité

Faire face à la répression c’est essayer de transformer la merde en fleurs.

La dimension de la solidarité que nous avons reçu a été une belle surprise. Et pas seulement de la part de « militants et activistes », mais aussi de la part de nombreuses personnes que personne aurait imaginé puissent prendre les défenses d’une « bande d’anarchistes ». Un certain rôle a sûrement été joué par les amitiés, les connaissances, les rencontres et les personnes qui marquent le quotidien, la vie de tous les jours. Avec ceci, nous ne voulons pas dire que l’ « enracinement dans la société » soit la recette contre la répression, aussi parce qu’une définition précise de cet enracinement est assez difficile, ni que les parcours des compagnons et des compagnonnes anarchistes doivent forcement l’impliquer. Cependant, dans cette situation spécifique, cela a été un élément que nous pensons important à mentionner.

Cette solidarité n’est pas fruit du hasard, comme ne l’est pas le fait que, après des mois d’enfermement chez soi, de peur et de vexations de la part de la police, des personnes aient pensé que cet énième exemple de répression, à l’encontre de quelqu’un qui, ces derniers temps, a clairement levé la voix contre l’allure sécuritaire, était vraiment de trop. Les anciens rapports sociaux ont changé en pire, pour les exploités, et ils doivent être rapidement transformés en normalité ; peut-être qu’il y a des personnes qui n’ont pas voulu baisser la tête, rien que devant des affirmations comme la « valeur préventive stratégique », comme si des amis et des connaissances étaient un virus à éradiquer, des personnes dérangeantes dont il faut se libérer, indépendamment de leur culpabilité ou innocence.

Mais pour tout dire, il faut souligner quelque chose dont nous sommes conscients et sur lequel il faudra réfléchir par le futur : la faiblesse de l’accusation a sûrement été un élément important dans la mobilisation solidaire, surtout pour ce qui est des personnes qui sont lointaines des luttes. Elle a sûrement participé à faire naître l’idée que ce qui était en train de se passer était une injustice digne d’une dictature. La situation a joué là-dedans, on l’avoue. Cependant, on sait aussi que la solidarité doit être révolutionnaire, toujours à coté de ceux qui luttent contre l’État et les patrons, au delà des chefs d’inculpation. Nous devons avoir l’honnêteté de lire les contextes, mais aussi la cohérence de rester fidèles à nos convictions, même dans les moments les plus durs, essayer de montrer une solidarité forte et déterminée, même quand la répression frappe plus fort. Justement à cause de cela, nous n’avons jamais parlé de « coups montés », ni avons jamais choisi (et c’est bien comme ça) un discours innocentiste, même face à un éventuel élargissement de la solidarité, pour essayer de porter des discours radicaux à plus d’oreilles possibles. « Éteindre les antennes, allumer les consciences », par ces mots s’ouvrait la manifestation du 30 mai : une déclaration de la justesse de l’action directe, du sabotage et des pratiques d’attaque contre les structures et les serviteurs de ce système.

La première réponse à la répression a été le retour dans les rues, comme avant, plus qu’avant, malgré la peur et les interdictions, pour exprimer ce que la solidarité signifie à nos yeux : des pratiques.

La répressions, quand elle ôte des compagnons et des compagnonnes aux luttes, veut nous limiter concrètement, en nous enlevant des forces et en nous faisant peur. Il faut être conscients que nos parcours comportent la possibilité que, tôt ou tard, l’État vienne toquer à nos portes, il faut se préparer à l’éventualité de la répression et, à ce moment là, il faut garder la lucidité de ne pas se laisser vaincre, mais (et cela pourrait sembler banal) de répondre, de relancer les luttes et de ne pas se rendre. C’est précisément quand la solidarité est prise pour cible (comme dans ce cas) et précisément quand les réseaux de solidarité sont remis en cause, qu’il faut utiliser la répression comme une condition et une opportunité de se renforcer et de relancer. Les difficultés partagées peuvent devenir une occasion et une condition pur se connaître, se comprendre et mieux s’organiser, se renforcer et transformer la solidarité en arme.

Le moment que nous vivons démontre que l’État a pris un chemin clair et significatif, on a bien compris que les mois et les années à venir seront délicats et tendus.

Plus conscients et plus forts qu’avant, on va se retrouver dans la rue.

« Et dites, dites ! Qu’est ce que vous seriez,
sans dieu, sans roi, sans patrons,
sans entraves, sans larmes ?
– La fin du monde ! »
« Matricolati », Cronaca Sovversiva, 26 mai 1917

Anarchistes de Bologne

 

* Peu avant la rédaction définitive de ce texte, on a reçu la nouvelle de l’énième opération répressive, menées par le Parquet de Rome, qui a frappé 7 compagnons et compagnonnes, dont 5 sont en prison et deux aux arrestations domiciliaires. Les informations sont encore partielles, mais on voit plusieurs similitudes avec l’affaire de Bologne. Là aussi l’opération a été effectuée par le ROS, les accusations (pour les personnes emprisonnées) sont de 270bis, en plus de nombreux accusations précises, parmi lesquelles attentat avec finalité de terrorisme, incendie et provocation à crimes et délits, plusieurs épisodes toucheraient des actions en solidarité avec des prisonniers et prisonnières. On l’a dit, l’État montre ses muscles, dans un moment de l’histoire qui s’annonce plein de possibles tensions. La solidarité est fondamentale et nous la réaffirmons, sans hésitations et sans distinctions, à l’encontre des compagnons et les compagnonnes pris pour cible à Rome.

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Italie – op. Ritrovo : Tou.te.s les compas emprisonné.e.s sont sorti.e.s https://attaque.noblogs.org/post/2020/06/02/italie-op-ritrovo-tou-te-s-les-compas-emprisonne-e-s-sont-sorti-e-s/ Tue, 02 Jun 2020 18:30:11 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=36021 Continuer la lecture ]]> Round Robin / dimanche 31 mai 2020

On a appris que tou.te.s les compas emprisonné.e.s suite à l’opération « Ritrovo » sont sorti.e.s. L’accusation d’ « association subversive » (art. 270bis du Code pénal) est tombée. Pour Stefania, Duccio, Elena, Guido, Martina et Ottavia sont maintenues l’interdiction de sortie de la commune de Bologne et l’interdiction de sortir de chez soi la nuit.

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Bologne (Italie) : Des nouvelles de l’opération « Ritrovo » et de la solidarité https://attaque.noblogs.org/post/2020/05/17/bologne-italie-des-nouvelles-de-loperation-ritrovo-e-de-la-solidarite/ Sun, 17 May 2020 18:52:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=35632 Continuer la lecture ]]> Quelques nouvelles des compas emprisonné.e.s

Round Robin / vendredi 15 mai 2020

Aujourd’hui, vendredi 15, les compas ont été interrogé.e.s par le juge en charge des enquêtes, en visioconférence.
Les avocats ont pu rencontrer tout le monde et les compas ont pu se voir entre eux. Ils sont en isolement pour quarantaine. […] Guido et Duccio sont aux arrivants (de la prison de Ferrara) et ont pu sortir à la promenade, seuls. Probablement Leo et Zip sont eux aussi aux arrivants (à Alessandria), mais ils n’ont pas eu le droit d’aller à la promenade. On ne sait pas encore pour les filles (enfermées à Vigevano et Piacenza). Aujourd’hui les avocats ont été à Ferrara et les prochains jours ils iront voir les autres compas.

Caisse de solidarité

Pour les personnes qui veulent porter de la solidarité aussi par le soutien économique, on pourra faire des virements sur ce compte. L’argent récolté sera utilisé comme caisse de solidarité pour les compas emprisonné.e.s et pour les frais de la défense.
On remercie les nombreuses personnes solidaires qui ont déjà dit vouloir participer au soutien économique des compas.
Dans l’attente de se « retrouver » bientôt, dans les rues !

IBAN: IT82E0100503246100082077927
BIC swift: BNLIITRRXXX
Titulaire : Marcello Salvati

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Sur l’opération « j’essaye encore »*

Round Robin / samedi 16 mai 2020

Peu après 2 heures du matin du 13 mai, est déclenchée à Bologne l’énième opération contre des anarchistes. Cette fois aussi, on les accuse d’association subversive (art. 270bis du Code pénal).

Sept compas finissent en taule, cinq autres auront l’interdiction de sortir de Bologne et de sortir de chez eux/elles la nuit, quatre d’entr’elles/eux doivent aussi pointer au commissariat chaque jour.

Le local anarchiste « Il Tribolo » et des nombreuses habitations sont perquisitionnées par
200 entre Carabinieri et agents du ROS [Raggruppamento Operativo Speciale des Carabinieri, qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.].

L’enquête, chapeautée par le Procureur Dambruoso, est commencée suite à l’incendie d’une antenne-relais, accompagné par le tag «  Éteindre les antennes, allumer les consciences. Solidaires avec les anarchistes détenus et sous contrôle judiciaire », qui a eu lieu sur une colline dans les environs de Bologne en décembre 2018. Le dossier reste oublié dans un tiroir du Parquet de juillet 2019, jusqu’à mai 2020.

La raison de cela est avoué sans pudeur par les enquêteurs : dans une époque où les prisons brûlent, l’État doit se débarrasser des personnes qui ont toujours manifesté leur soutien aux détenus en lutte. Et pas qu’avec des mots. Et il doit le faire parce qu’avec les temps qui viennent, il vaut mieux qu’il se prépare. Arrêter de façon préventive.

Du coup, pour l’Administration pénitentiaire, les révoltes dans les prisons (pendant lesquelles 14 détenus sont morts rien qu’en Italie) sont le fruit de « l’instigation anarcho-insurrectionaliste » ou, en alternative, « l’œuvre de la mafia », sûrement pas le fruit des conditions invivables où se trouvent les personnes emprisonnées.

Pour les Carabinieri et ceux qui ont signé les ordres, les mobilisations qui on porté familles et personnes solidaires devant les prisons, pendant le confinement, ne seraient rien d’autre qu’une « instrumentalisation anarchiste destinée à la perpétration de délits ». L’existence de cœurs déterminés à briser le voile d’indifférence derrière lequel, dans la seule prison de Bologne, deux prisonniers sont morts de coronavirus, est une option inimaginable pour un serviteur de l’État.

Ce ne sont pas les injustices et les inégalités d’une société fondée sur l’oppression qui donnent naissance à luttes et rébellion, mais l’œuvre de prosélytisme de quelques blog.

Ce qui est ouvertement mis sous accusation, dans l’opération des ROS, ce sont les idées anti-autoritaires, la défense des pratiques d’attaque, le soutien aux prisonniers anarchistes, le manque de dissociation de la violence révolutionnaire, la participation à des manifestations, l’écriture d’affiches, l’impression de journaux muraux, mais, paradoxalement, aussi la volonté d’éviter qu’une manifestation à laquelle on participe soit chargée par la police, le faut de se débrouiller pour trouver une maison où des compagnons puissent purger leurs arrestation domiciliaires, le fait de se voir ou d’habiter ensemble.

Établir des responsabilités individuelles est pour les Carabinieri quelque chose de superflu et il le disent ouvertement.

Ils participent à une manifestation pendant laquelle sont détériorés les distributeurs de billet d’une banque qui est la propriétaire du bâtiment qui aurait dû héberger le CRA de Modena. Peu importe s’ils ont participé aux dégradations ou pas, il s’agit d’individus qui s’opposent à ces structures, mais il y a plus : certains auraient même dit préférer l’action directe au simple témoignage d’idée, et a donc acheté des fumis.

Dans ce bordel où seulement les Carabinieri peuvent se retrouver, tout raisonnement logique nous paraît hors lieu…

Ce qui est clair, cependant, est la volonté de frapper les luttes et la solidarité. C’est à nous tou.te.s et à chacun.e de nous de leur en empêcher.

Complices et solidaires avec Elena, Duccio, Nicole, Zipeppe, Stefi, Guido et Leo.

Anarchistes et solidaires

Note d’Attaque : « Ritrovo », le nom donné par les Carabinieri à leur opération répressive, signifie « point de rencontre » (ou « je trouve à nouveau »). Dans ce titre, le jeu de mot est avec « Ci riprovo » : j’essaye encore.

*****

C’est dans les rues que vous allez nous « retrouver » – toujours aux côtés de ceux/celles qui luttent et se rebellent

Round Robin / vendredi 15 mai 2020

A Bologne, en fin d’après-midi du 14 mai, une manifestation d’environs une centaine de personnes a traversé le quartier Bolognina, pour porter dans les rues, avec des discours à l’haut-parleur, des slogans criés en chœur, des tracts et des banderoles, des messages de solidarité avec les compas anarchistes arrêté.e.s pendant la nuit du 13.
Après plusieurs mois d’isolement à la sauce « urgence coronavirus », notre présence solidaire dans les rues, hier, démontre qu’une telle enquête des ROS, qui, même si esquissée de façon ridicule, a porté à l’emprisonnement des compas et à l’application de mesures répressives pour d’autres compas, n’arrive pas à arrêter la solidarité avec celles/ceux qui se rebellent à cet état de choses. Ni, encore moins, les luttes de ceux/celles qui se défendent de ceux qui contrôlent nos vies, contre l’exploitation aux dépenses de la santé d’autrui, contre toute sale prison.

Liberté pour Elena, Nocole, Stefi, Duccio, Guido, Leo et Zipeppe !
Nous vous voulons avec nous, tout de suite !

[…]

*****

Vigevano : Une salutation solidaire pour Stefania

Round Robin / dimanche 17 mai 2020

Le 14 mai, un groupe de compagnons et compagnonnes est allé devant les murs de la prison de Vigevano pour faire une salutation solidaire à Stefania, arrêtée la veille lors de l’opération « Ritrovo », terminée avec l’arrestation de 7 compas et d’autres 5 mesures de surveillance.

Nous avons réussi à communiquer avec les détenus et leur avons expliqué parce que nous étions là devant.
Depuis l’intérieur, on nous a répondu avec des slogans et en frappant sur les barreaux.

Nous ne savons pas si Stefania nous a entendu : nous avons essayé de nous déplacer le plus près possible de la section pour femmes et heureusement des détenus nous ont assuré qu’ils essayeront de lui faire parvenir notre message.

*****

Rovereto : Des lignes de télécommunication sabotées

Il Rovescio / samedi 16 mai 2020

On apprend des journaux locaux que dans la nuit de jeudi à vendredi, une action anonyme a mis hors service 5 armoires de câbles téléphoniques et internet. Le résultat a été le « blackout » d’une partie de la ville (on parle de 2000 lignes). Sur les lieux il y avait des tags : «  Libérons-nous des cages technologiques » « Solidarité aux compagnons de Bologne » et « Liberté pour les détenus ».

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Italie : Encore des infos sur l’opération répressive « Ritrovo »  https://attaque.noblogs.org/post/2020/05/14/italie-encore-des-infos-sur-loperation-repressive-ritrovo/ Thu, 14 May 2020 16:30:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=35574 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / mercredi 13 mai 2020

Pendant la nui du 13 mai, sept anarchistes ont été arrêtés, entre Bologne, Milan et la Toscane ; cinq autres anarchistes ont reçu une interdiction de sortir du territoire de la commune de leur domicile et l’espace de documentation anarchiste « Il Tribolo », à Bologne, a été perquisitionné. Cette opération répressive, nommée « Ritrovo », a été coordonnée par le Procureur Stefano Dambruoso et les Carabinieri du ROS [Raggruppamento Operativo Speciale des Carabinieri, qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.], qui a effectué les arrestations et les perquisitions avec l’appui de la brigade des Carabinieri de la province de Bologne.

Les sept compas arrêtés sont inculpés en vertu de l’article 270bis du Code pénal [association subversive avec finalité de terrorisme ou de subversion de l’ordre démocratique ; NdAtt.]. D’autres chefs d’inculpation sont la provocation aux crimes et délits (art. 414 du code pénal italien), des dégradation légères (art. 639), la dégradation et destruction de bien (art. 635). Une personne est accusée en vertu de l’article 423 (incendie volontaire), pour l’attaque incendiaire du 16 décembre 2018 contre des antennes des télécommunications (des télévisions nationales et locales) situés en localité San Donato, à Bologne. Sur place avait été laissé le tag « Éteindre les antennes, allumer les consciences. Solidaires avec les anarchistes détenus et sous contrôle judiciaire ».

Les forces de la répression déclarent que les inculpés avaient crée une association subversive-terroriste ayant « pur but d’affirmer et de répandre l’idéologie anarcho-insurrectionaliste et de l’instigation, par la diffusion de matériel de propagande, à commettre des actes de violence contre les institutions publiques ».
De plus, le Parquet de Bologne, avec l’aide des médias au solde de l’État, a souligné que les mesures de détention préventive ont « une valeur stratégique de prévention, afin d’éviter que lors de possibles, futurs moments de tension sociale [liés à l’épidémie de coronavirus] puissent s’incruster des moments de campagne anti-étatique plus large ».

 

Encore une fois, les adresses pour écrire aux compas prisonnier.e.s :

Giuseppe Caprioli
C.R. di Alessandria « San Michele »
strada statale per Casale 50/A
15121 Alessandria (Italie)

Stefania Carolei
C.C. di Vigevano
via Gravellona 240
27029 Vigevano (Italie)

Duccio Cenni
C.C. di Ferrara
via Arginone 327
44122 Ferrara (Italie)

Leonardo Neri
C.R. di Alessandria « San Michele »
strada statale per Casale 50/A
15121 Alessandria (Italie)

Guido Paoletti
C.C. di Ferrara
via Arginone 327
44122 Ferrara (Italie)

Elena Riva
C.C. di Piacenza
strada delle Novate 65
29122 Piacenza (Italie)

Nicole Savoia
C.C. di Piacenza
strada delle Novate 65
29122 Piacenza (Italie)

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Bologne (Italie) – Opération répressive « Ritrovo » : sept compas en prison https://attaque.noblogs.org/post/2020/05/13/bologne-italie-operation-repressive-ritrovo-sept-compas-en-prison/ Wed, 13 May 2020 12:17:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=35518 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / mercredi 13 mai 2020

Ce matin, le ROS [Raggruppamento Operativo Speciale des Carabinieri, qui s’occupe de criminalité organisée et de terrorisme ; NdAtt.] a déclenché l’opération répressive « Ritrovo ». Sept compas ont été arrêté.e.s : Elena, Leo, Zipeppe, Stefi, Nicole, Guido et Duccio.

Cinq autres compas (Martino, Otta, Angelo, Emma et Tommi) ont l’interdiction de sortir de Bologne et doivent pointer chaque jour au commissariat.

Les sept compas arrêté.e.s son inculpé en vertu de l’article 270bis [association subversive avec finalité de terrorisme ; NdAtt.]. D’autres chefs d’inculpation sont la provocation aux crimes et délits (art. 414 du code pénal italien), des dégradation légères (art. 639), la dégradation et destruction de bien (art. 635), pour une seule personne il y a aussi l’accusation d’incendie volontaire (art. 423), le tout avec la circonstance aggravante de la finalité subversive.

Les adresses pour écrire aux compas emprisonné.e.s :

Elena Riva et Nicole Savoia
Strada delle Novate, 65
29122 – Piacenza (Italie)

Duccio Cenni et Guido Paoletti
Via Arginone, 327
44122 – Ferrara (Italie)

Giuseppe Caprioli et Leonardo Neri
Strada San Michele 50/A
15121 – Alessandria (Italie)

Stefania Carolei
Via Gravellona, 240
27029 – Vigevano (Italie)

 

Note d’Attaque : les journaux disent que les compas sont accusés de l’incendie qui, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2018, a partiellement mis hors service la centrale de commandement des antennes-relais de TV et radios, sur le Monte Donato, près de Bologne (ci-dessous quelques photos de cette belle action). Sur place avait été trouvée le tag « Éteindre les antennes, allumer les consciences. Solidaires avec les anarchistes détenus et sous contrôle judiciaire ». Les compas sont aussi accusé.e.s de s’être solidarisé.e.s avec les révoltes dans les taules de début mars et avec la grève de la faim des compagnonnes enfermées à L’Aquila, l’été dernière, d’avoir participé aux luttes contre les frontières et contre l’État et ses sbires. Des perquisitions ont été menées à Bologne mais aussi à Milan et dans la province de Florence.

 

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Bologne (Italie) : Quelques nouvelles https://attaque.noblogs.org/post/2020/04/21/bologne-italie-quelques-nouvelles/ Tue, 21 Apr 2020 08:13:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=34701 Continuer la lecture ]]> Round Robin / lundi 20 avril 2020

« Feu aux cages »

On a appris, par des moyens d’informations douteuses [« Il Resto del Carlino », un quotidien local ; NdAtt.], que le matin du 13 avril l’évêque et le maire de Bologne, allés au sanctuaire de San Luca pour prier la Vierge Marie afin qu’elle libère la ville de l’épidémie (!) y ont trouvé des nombreux tags en solidarité avec les détenu.e.s qui sont en train de se rebeller, des messages anticléricaux et contre la police.

Si les deux ont marque leur « tristesse », nous ne pouvons que rire joyeusement à cette nouvelle, avec l’espoir que les cœurs brûlants gardent vivante leur imagination, afin de continuer à attaquer le pouvoir et le ridiculiser.

« Révolte »

« Beau comme églises et taule qui brûlent »

…tristes !

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Bologne (Italie) : Action individuelle feministe https://attaque.noblogs.org/post/2020/04/10/bologne-italie-action-individuelle-feministe/ Fri, 10 Apr 2020 19:13:01 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=34386 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / vendredi 10 avril 2020

En ces temps d’épidémie, l’action individuelle, mais pas individualiste, est utile.
Si, pour une balade tout.e. seule on risque une plainte, alors, autant en profiter… Bologne, 25 mars 2020.
On a dégradé quelques distributeurs de billets d’Unicredit, une des banques qui financent la guerre.

L’industrie des armements ne s’est arrêtée même pas pendant la pandémie. Évidemment, l’État considère la guerre comme un service de première nécessité.

Cette pandémie est le résultat de la dévastation et du pillage à l’encontre de l’environnement et des autres espèces animales, de l’homme sur l’homme et, en amont, de l’homme sur la femme.

La campagne #iorestoacasa [litt. « je reste chez moi », campagne étatique pour pousser la population italienne à rester confinée ; NdAtt.], imposée par l’État lui-même, est le fruit de la violence patriarcale et ne peut que créer d’autre violence patriarcale.
Le bras armé de l’État, au nom de la « santé », est en train de frapper les personnes sans abris, les travailleur.se.s précaires, les secteur des soins aux personnes âgées [dans lequel  travaillent presque quasiment des femmes, très souvent sans-papiers ; NdAtt.], les travailleuses et les travailleurs, les personnes enfermées dans les prisons et les centres de rétention administrative, mais il est surtout en train de frapper les femmes, enfermées à la maison avec leurs oppresseurs, et chargées en plus de tout le travail quotidien qui va avec.

Pour chaque violence patriarcale exacerbée par ces mesures, répondons toutes !
Solidarité avec les grèves et avec ceux/celles qui se révoltent !

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Bologne (Italie) : Un bonjour aux personnes enfermées à la Dozza https://attaque.noblogs.org/post/2020/04/06/bologne-italie-un-bonjour-aux-personnes-enfermees-a-la-dozza/ Mon, 06 Apr 2020 20:11:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=34340 Continuer la lecture ]]> Round Robin / samedi 4 avril 2020

Le 1er avril, un détenu de la prison de la Dozza, à Bologne, est mort à l’hôpital, après y avoir été amené depuis la taule.

Aujourd’hui, 3 avril, on est allé.e.s passer un rapide bonjour aux prisonnier.e.s de la Dozza. Des salutations de liberté, un fumigène et après on a lu ce texte :

« On a lu sur les journaux que le 1er avril il y a eu le premier mort de coronavirus parmi les détenus de la prison de Bologne. Il était en régime de Haute sécurité (AS) et il avait soixante-dix-sept ans. Il s’appelait Vincenzo Sucato et avait été arrêté en 2018. Il n’avait pas encore été jugé. Il est mort en prison, lors de sa détention préventive. Il est mort DE prison. Il avait des problèmes respiratoires, mais le juge a décidé de lui octroyer des mesures alternatives à l’emprisonnement [« arresti domiciliari », la prison à la maison ; NdAtt.] seulement parce que cela était nécessaire pour le transporter à l’hôpital. Il a fallu qu’il soit sur le point de mourir pour sortir de ces ignobles murs et il est mort à l’hôpital, mais comme s’il était dans sa cellule : avec un flic devant la porte de sa chambre.

Nous voulions savoir comment vous allez, qu’est ce qui vous est arrivé après les révoltes récentes et quelles sont les conditions de votre enfermement.
Parce qu’on ne veut pas que vous soyez oubliés à pourrir là dedans, on ne veut pas que des personnes comme Vincenzo, qui sont encore enfermées à 77 ans, malgré leurs conditions de santé précaires, soient oubliées et encore moins on veut qu’elles restent sans vengeance.
Il n’existe qu’une seule cause à la douleur infligée aux personnes qui sont enfermées derrières ces murs. Non pas les crimes, non pas le droit, mais seulement l’État.
L’État qui décide de réduire au silence et de réprimer par la prison tous ceux qui n’ont pas d’autres possibilité de survie que d’affronter les lois et leur désobéir, des lois qui ne font que défendre les riches et leur monde de merde.
« Eh bien, messieurs, il n’y a plus de criminels à juger, mais les causes du crime a détruire. » (Ravachol)
Ces causes sont l’inégalité, la pauvreté, l’autorité même de ceux qui enferment et torturent. Qui veulent protéger leurs privilège de pouvoir sur autrui.

Vous n’êtes pas seuls. Ici aussi, dehors, on respire l’air de l’isolement, des entraves, de la liberté qui est détruite jour après jour.
Nos villes sont devenues des prisons à ciel ouvert. C’est à cause de cela aussi qu’on veut vous faire sentir notre proximité et notre solidarité.
Que les exploité.e.s s’unissent, à l’intérieur et à extérieur de ces murs, et que les morts provoquées par la prison, ici à la Dozza comme à Modena, Rieti, Udine, ne restent pas des souffles d’air fétide.
Nous pensons que les vrais responsables de tout ça sont les matons, les directeurs des prisons, le Ministère de la justice et l’État. Non pas les personnes, les détenus, qui se sont révoltées et ont, à juste titre, ouvert les portes des cellules et détruit la cage qui les enfermaient.
Si vous y arrivez, si vous pouvez, faites nous parvenir des nouvelles de vous et des vos conditions d’enfermement, faites-nous savoir comment vous allez et comment ils vous traitent. On voudrait vous voir libres, ici dehors, avec nous.
Nous pensons que personne plus que vous puisse tenir au sens d’un mot qui est si cher pour nous aussi et que, à l’intérieur de ces murs comme à leur extérieur, ils essayent de nous ôter et de détruire : Liberté ! »

Malheureusement, on est pas restés tout le temps que la situation et nos passions auraient demandé. Après d’autres salutations et un peu de chorégraphie, on a entendu quelques réponses depuis l’intérieur et ensuite on s’est barrées, sans que les flics fassent cas de nous.
Sûrs que les occasions pour revenir devant ces murs de merde ne peuvent pas et ne doivent pas manquer.
A bientôt.
Pour les détenu.e.s, nos cris.
Pour les matons et les directeurs notre haine.

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Bologne (Italie) : Révolte à la prison de la Dozza https://attaque.noblogs.org/post/2020/03/26/bologne-italie-revolte-a-la-prison-de-la-dozza/ Thu, 26 Mar 2020 11:19:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=34077 Continuer la lecture ]]> Round Robin / samedi 14 mars 2020

Lundi 9 mars

L’après-midi de lundi 9 mars, une révolté a éclaté dans la prison de la Dozza, à Bologne.
Parmi les raisons de cette révolte, les mesures que le gouvernement et l’Administration Pénitentiaire ont adopté, à partir du 25 février, pour prévenir la diffusion du Covid-19 dans les taules, comme l’abolition des parloirs, la possibilité de passer un seul appel téléphonique par semaine, de la durée de 10 minutes, l’interdiction de recevoir des colis depuis l’extérieur, la suspension de l’accès à la prison des volontaires d’associations humanitaires, la suspension des régime de semi-liberté, du travail à l’extérieur, ainsi que des permis de sortie ; au même temps, il y a eu des fausses promesses d’une augmentation des appels téléphoniques ou même de pouvoir faire des appels visio avec Skype, alors que tout le monde sait que ces opportunités ne sont même pas assurées dans les cas où elles devraient déjà l’être. Ces mesures de durcissement de l’enfermement s’ajoutent aux conditions, existantes depuis toujours, de surpopulation, de mauvaise hygiène et d’un manque structural d’accès aux soins, chose qui caractérise la Dozza ainsi que toutes les taules d’Italie. Le 5 mars a été annoncé que les parloirs hebdomadaires allaient reprendre, qu’il y avait la possibilité de visite de la part d’un membre majeur de sa famille à la fois, tandis qu’avec les révoltes éclatés dans les autres prisons les familiers des prisonniers n’avaient plus eu de leurs nouvelles ni de possibilité de communiquer avec eux.

Quelques jours après, le 9 mars, la révolte a éclaté aussi à la prison de la Dozza et, au fur et à mesure que la nouvelle circulait, un rassemblement de personnes solidaires, ami.e.s, parents, s’est spontanément formé devant la prison. Un énorme déploiement de policiers et de Carabinieri a immédiatement empêché aux familiers de se rapprocher de l’entrée de la prison pour obtenir des informations. La nouvelle circulait que certaines sections de la prison pour hommes étaient occupées, mais pendant des heures il n’y a eu que des informations peu claires. Seulement par la suite, en lisant les journaux, on a su que seulement les sections pour prisonniers en attente de jugement avaient été occupées.
Le silence assourdissant du quartier, comme de toute la ville, n’était traversé que par le bruit des sirènes. La tentative du rassemblement de se rapprocher de la sections pour hommes, empêchée par la police, a quand-même permis d’entendre quelques hurlements et des prisonniers qui frappaient sur les barreaux. Le rassemblement s’est ensuite déplacé sur la grande route, en bloquant la circulation, pour se se rapprocher de la sections pour femmes : même si on n’a pas entendu des réponses, par la suite est arrivée la nouvelle que les détenues ont commencé une protestation en frappant sur les barreaux.

Ni les matons, ni les pompiers (qui ont vu leur camion bloqué pendant un petit moment, devant la prison) ont rien voulu dire, même pas pour rassurer le mères, les compagnes et les sœurs des prisonniers, même pas après que deux ambulances sont parties en vitesse de la prison, juste sous les yeux des personnes à l’extérieur.

Le silence de la part des autorités publiques face aux demandes d’informations formulées par les proches des détenus laisse un gouffre d’incertitudes et de préoccupation, alimentés aussi par les nouvelles du massacre qui a eu lieu dans la prison de Modena, toute proche, et des révoltes qui éclatent dans une trentaine de prisons à travers l’Italie. Cela a eu comme seul résultat d’augmenter la rage et l’envie de rester là devant et de se faire entendre. Pendant l’urgence sanitaire, la solidarité ne se confine pas.

Ce n’est que tard le soir, vers 22h, qu’on a commencé à voir un épais nuage de fumée sortir de la section pour hommes, ainsi que des mouvements sur le toit de cette même section. Les prisonniers qui s’étaient barricadés dans la section et étaient montés sur le toit ont donc commencé à crier et à mettre le feu ; ils criaient « Liberté ! » à l’adresse du groupe de solidaires et familiers, qui ont répondu avec des chœurs, des messages de solidarité et des sifflements. La révolte et les incendies dans la section pour hommes ont continué pendant toute la nuit et jusqu’au midi du lendemain : 4 voitures de la police pénitentiaires ont brûlé.

Mardi 10 mars

Le lendemain matin, 10 mars, un nouveau rassemblement s’est spontanément formé devant les murs de la Dozza. Les prisonniers qui se trouvaient encore sur le toit avaient accroché des banderoles demandant leurs droits, la liberté et l’amnistie, tandis que la prison étaient toujours entourée de flics. C’était encore impossible de recevoir des informations avérées de ce qui se passait à l’intérieur. La rumeur qui circulait parlait d’une négociation entre les détenus en révolte d’un côté et la direction de la prison et le chef des matons de l’autre, tandis qu’un autre groupe de prisonniers aurait voulu entamer des négociations uniquement avec le Juge d’application des peines, arrivé au cours de la matinée.

Vers 15 heures, après qu’on ne voyait plus personne et on ne recevait plus de réponses depuis environs deux heures, on a vu des flics de l’anti-émeute sur le toit, brandissant leurs matraques en direction du groupe de solidaires en signe de victoire et criant « L’État a gagné ». Nous avons quand-même essayé de faire arriver notre voix au delà des murs, pour essayer d’informer les détenus de ce qui était en train de se passer dans d’autres prisons, pour exprimer encore notre solidarité et souhaiter à toutes les personnes enfermées dans cette taule d’arriver à arracher leur liberté.

Entre-temps, circulait la nouvelle que la protestation était finie et les négociations conclues, mais en ce moment nous n’en connaissons pas les modalités ni les issues précises, au delà de ce que les médias ont relayé, c’est à dire que les prisonniers seraient rentrés dans leurs cellules, en demandant de permettre à nouveau aux éducateurs d’accéder à la prison et aussi des mesures alternatives à la prison. Toujours selon les journaux, il y aurait 20 détenus blessés, dont 16 soignés sur place. Les matons blessés sont 2.

Dans la matinée de mercredi 11, on a appris de source sûre que au moins un prisonnier avait été transféré, au petit matin. Pour l’instant ni les familiers, ni les avocats savent qui sont les personnes transférées ni leurs destinations.

L’après-midi, on a appris par les médias que deux détenus sont morts d’overdose, la même version officielle donnée pour justifier les 13 morts dans les prisons de Modena et Rieti. Reste le fait que, grâce à la révolte, la prison de Modena est complètement inutilisable ; celle de Bologne aussi a subi des dégâts, qui sont encore à quantifier, mais sûrement importants. Les médias ont aussi relayé l’information que « dans l’après-midi de mardi 10, quelques heures après la fin de la révolte à la Dozza, le siège régional de l’Administration pénitentiaire, situé en Viale Vicini, a été dégradé par des « vandales », qui ont brisé des vitres et le portail. Ces vandales ont signé leur action avec des tags «  ACAB », « Solidarité avec les détenus en lutte », « Feu aux prisons » et « Matons assassins » ».

Jeudi 12 mars

Dans l’après-midi de jeudi 12 mars, on est allés devant la prison pour passer un rapide bonjour aux prisonniers, en essayant de rentrer en contact avec la section pour hommes, tout en considérant non opportun/inefficace de lancer un appel publique au rassemblement, au vu de l’incertitude liée à la situation actuelle et aux mesures de confinement. Une vingtaine de personnes a pu arriver sur les lieux et échanger avec les prisonniers, notamment avec ceux de la sections AS3 et d’autres sections, plus éloignées, avec des cris de « Liberté » des deux côtés. Ceux qui sont en AS ne savent pas ce qui s’est passé, parce qu’ils sont isolés et les détenus des autres sections n’ont pas su nous dire quel a été le traitement réservé aux prisonniers ayant participé à la révolte ; ils n’avaient pas non plus des informations sur la personne morte dans la prison. Depuis l’intérieur, nous sont clairement arrivés des demandes d’aide, en plus de la demande que les matons mettent des masques et la conviction partagée que Bonafede [Alfonso Bonafede, le ministre de la Justice italien, du Movimento 5 Stelle ; NdAtt.] veut les laisser mourir là dedans. Il est évident que l’imposition de l’isolement aux prisonniers, entre eux et par rapport à l’extérieur, va plus loin des nécessités réelles de prévention et contention de la contagion en prison, étant donné que les matons, porteurs potentiels du virus, ne mettent pas de masques.
Selon des informations officielles, une seule personne serait morte et non pas deux, comme l’ont dit jusqu’à ce matin certains journaux locaux, et entre hier et aujourd’hui il y aurait eu 15 transferts vers d’autres prisons, mais ni les identités des personnes transférées ni leurs destinations sont connues. Avocats et membres des familles n’ont pas encore eu des nouvelles de leurs proches et encore moins peuvent communiquer avec eux ou envoyer des colis dans la prison. Les familiers disent que, dans la prison détruite, les matons font dormir les prisonniers par terre, qu’on ne sait pas si la cantine fonctionne et que tout le monde a été durement tabassé.

L’État, à partir des premières révoltes et des informations sur premiers morts, a continué à utiliser la main de fer à l’encontre des prisonniers, à les isoler complètement, sans donner aucune nouvelle aux familiers et aux avocats à propos des destinations des transferts et de leurs conditions de santé, en empêchement donc de se mettre en contact avec eux, en plus de ne pas révéler l’identité des personnes mortes de prison dans ses mains.

Les révoltes de ces jours, dans les prisons de toute l’Italie, montrent clairement que, lors de situations de crise, les premiers à subir des dures conséquences sont ceux qui vivent tous les jours dans les pires conditions, ceux-la mêmes qui ont décidé de se rebeller et déclencher des révoltes, pour monter qu’est ce que la taule dans sa quotidienneté. Ce n’est pas seulement lors des moments exceptionnels que nous considérons la prison comme quelque chose d’inacceptables, à détruire ; simplement en ces jours il y a des prisonniers qui ont eu le courage de monter quelle est leur situation, en se rebellant avec détermination.

Nous pensons que ce n’est jamais possible, et encore moins face à tout cela, de se limiter à demander l’amnistie pour certains prisonniers, en abandonnant les autres à l’isolement et à la mort, chaque jour, dans ces maudites taules.

Liberté pour tous et toutes les prisonnier.e.s ; que de toutes les prisons ne restent que des ruines.
Que les personnes tuées par l’État ne sombrent pas dans l’indifférence !
Solidarité avec les prisonnier.e.s en révolte !
Jusqu’à quand il y aura des prisons en flamme, l’État n’aura pas gagné !

Anarchistes

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Italie : La solidarité avec les anarchistes en grève de la faim continue https://attaque.noblogs.org/post/2019/06/18/italie-la-solidarite-avec-les-anarchistes-en-greve-de-la-faim-continue/ Tue, 18 Jun 2019 07:02:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=26922 Continuer la lecture ]]> L’Aquila : Des banderoles accrochées et la salle communale occupée

Round Robin / lundi 17 juin 2019

Ce matin, un groupe de personnes solidaires avec Anna, Silvia, Giova Stecco, Leo, Alfredo, Marco et Ghespe en grève de la faim est monté sur une grue haute de 60 mètres, en Piazza del Duomo, à L’Aquila. Au même temps, un autre groupe a occupé la mairie. Silvia et Anna sont à leur vingtième jour de grève de la faim. Rompre le train-traintrain quotidien c’est le minimum.

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Bologne : Occupation de la Tour Asinelli, contre la section AS2 de la prison de L’Aquila

Round Robin / lundi 17 juin 2019

Vers 19h, des compas ont occupé la tour Asinelli [une des deux tours médiévales qui se trouvent dans le centre de Bologne et en sont un peu le symbole; NdAtt.]. Ils/elles ont exposé une banderole en solidarité avec les anarchistes en grève de la faim en prison, contre la section AS2 de L’Aquila.
En dessous, il y a eu un gros rassemblement solidaire. Les flics aussi étaient au rendez-vous. Il y a eu des prises de parole et la circulation a été bloquée.

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Rendez-vous devant la prison de Terni : Un bonjour pour Juan et un cri de lutte pour les compagnonnes anarchistes emprisonnées en grève de la faim

Anarhija.info / lundi 17 juin 2019

Un bonjour pour Juan et un cri de lutte pour les compagnonnes anarchistes emprisonnées en grève de la faim.

Le 19 juin, à 18h, nous nous rassemblerons devant la prison de Terni, en Via delle Campore, 32, pour passer le bonjour à Juan, anarchiste arrêté le 22 mai dans la région de Brescia et récemment transféré dans cette prison, où il y a une section AS2 et plusieurs sections 41bis.

Nous hurlerons notre haine des prisons, en solidarité avec Juan, avec Anna et Silvia, qui sont en grève de la faim dans la prison de L’Aquila depuis le 29 mai, et avec les autres anarchistes emprisonnés en grève de la faim dans d’autres prisons.

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Italie : Encore sur la solidarité avec les anarchistes en grève de la faim https://attaque.noblogs.org/post/2019/06/17/italie-encore-sur-la-solidarite-avec-les-anarchistes-en-greve-de-la-faim/ Mon, 17 Jun 2019 09:14:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=26911 Continuer la lecture ]]> Turin : 18 jours

Macerie (rubrique “Diritto e rovescio”) / dimanche 16 juin 2019

15 juin : une banderole a été exposée en Piazza Castello, sur un échafaudage, lors du 18ème jour de grève de la faim de Silvia et Anna.


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Rome : Une visite à Radio Radicale en solidarité avec Anna, Silvia et les compagnons en grève de la faim

Rete Evasioni / jeudi 13 juin 2019

Rome, 13 juin, seizième jour de la grève de la faim
Ce soir, un groupe de compagnonnes et de compagnons a rendu visite à Radio Radicale [la radio du minuscule, libéral, radical-chic Partito Radicale; NdAtt.], avec la demande de lire en directe la déclaration de Silvia et Anna à propos du début de leur grève de la faim.
Après quelques moments agités, le chef de la rédaction a accepté qu’on lise la déclaration après le journal radio, puisque la transmission suivante Radio Carcere, a dit qu’ils ne pouvaient pas le passer.

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Bologne : RV pour un rassemblement solidaire aujourd’hui lundi 17 juin

Rete Evasioni / mercredi 12 juin 2019

Solidarité avec les prisonnières et les prisonniers anarchistes en grève de la faim.
Fermer l’AS2 de la prison de L’Aquila.
Rassemblement lundi 17 juin à 18h, Piazza Verdi (Bologne)

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Italie : La moisson de mouchards continue https://attaque.noblogs.org/post/2018/01/18/italie-la-moisson-de-mouchards-continue/ Thu, 18 Jan 2018 19:39:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=16504 Continuer la lecture ]]> Après les récentes découvertes de dispositifs de surveillance par des anarchistes italiens, voici d’autres nouvelles à ce propos.

Cremona : un GPS trouvé dans une voiture de compas

Ces derniers jours, un dispositif de contrôle a été trouvé dans la voiture appartenant à une compagnonne et à un compagnon. Dans le pare-chocs arrière, nous avons trouvé un GPS, attaché à la carrosserie avec des aimants, avec des batteries interchangeables et une SIM de l’opérateur Vodafone. Il a été visiblement utilisé pour suivre les déplacements de ceux qui utilisent cette voiture. Une question rhétorique : mais qui peut bien l’avoir mis ? Il ne faut pas trop de fantaisie pour l’imaginer…

Voilà des photos du mouchard :

Source : Round Robin

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Bologna : Micros et GPS dans la voiture d’une compagnonne

Dans la voiture d’une compagnonne on a retrouvé 2 micros (photos 1 et 1-bis), un GPS (photo 2) et un dispositif muni d’une antenne, d’une SIM de l’opérateur TIM et  d’une carte mémoire de 16Go (photo 3).
Le câble d’alimentation (rouges et noirs) étaient liés aux fusibles (photo 4, point 1) et à d’autres câbles positionnés sous le tableau de bord, tandis que le GPS aimanté et le machin avec cartes et l’antenne étaient cachés derrière le compteur de vitesse (photo 4, point 2 et photo 5).
Les deux micros se trouvaient par contre sous le tissu du plafond de la voiture et les câbles arrivaient au point d’alimentation en passant par la portière (photo 6, points 3 et 4).
A l’intérieur des paquets bien fermés il y avait ce qu’on peut voir dans les photos 7 et 8.
De ce qu’on a pu vérifier, tout a été placé dans la voiture de la compagnonne il y a plus d’un an et les micros enregistraient même quand le moteur de la voiture était éteint, dans un rayon de plusieurs mètres.

Photo 1 – les micros

Photo 1-b – un micro

Photo 2 – le GPS

Photo 3 – le dispositif avec antenne relié à micros et GPS. Il contenait aussi une SIM et une carte mémoire.

Photo 4 – point 1 : derrière le compteur de vitesse ; point 2 : le boitier à fusibles

Photo 5 – En sens antihoraire à partir d’en haut : dispositif avec antenne, SIM et carte mémoire; GPS; câbles d’alimentation.

Photo 6 – les micros et leur câble d’alimentation

Photo 7 : l’intérieur du machin avec antenne et cartes (en bas, avec contour marron, le GPS)

Photo 8 – vue d’ensemble

Source : Round Robin

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Cagliari : Micros dans une voiture

A la mi-novembre, des micros ont été trouvés dans les voitures appartenant à un compagnon et à une compagnonne. Les micros étaient placés entre le tissu et le plafond de la voiture, au niveau de la jonction entre pare-brise et pare-soleil (donnez-y un coup d’œil – depuis l’extérieur on ne le sent pas, il faut faire passer la main entre le métal du plafond et l’attache de la tapisserie). Dans un cas les fils d’alimentations arrivaient sous le volant, dans l’autre ils étaient liés à la plafonnière. Tous les deux micros étaient égalent équipés de traceurs GPS.

Source : Round Robin

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Turin : La parabole de la Vierge

Un compagnon a remarqué, un après-midi de fin 2017, deux flics en civil de la DIGOS entrer puis ressortir de façon pressée d’un bâtiment situé en face de l’Asilo Occupato, à Turin. Peu après quatre types chelous, avec des gros sacs de matos technique en sortent eux aussi et démarrent en trombe. Du coup, les compas de l’Asilo commencent à regarder avec un certain intérêt ce bâtiment, jusqu’à découvrir, au dernier étage, une antenne parabole un peu bizarre. Contrairement à toutes les autres antennes paraboles pour la télé ou internet via satellite elle n’est pas tournée vers le ciel, mais bien vers l’Asilo, juste en face. Elle est composée d’un grand carré blanc et d’un petit rond, toujours blanc, attachés avec des serre flex à la balustre du balcon. Les techniciens auxquels les compas ont demandé n’ont pu leur donner qu’un liste, pas trop longue, de possibilités. Il n’est donc pas certain qu’elle serve comme micro directionnel, ou bien à capter le signal de quelques micros ou caméras installés lors d’une des perquisitions de l’Asilo, plutôt que pour d’autres utilisations innocentes…

résumé d’un (bien marrant !) texte de Macerie

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Trento : Mouchards au travail

Depuis presque trente ans, entre les enquêtes ouvertes et celles fermées (souvent sans que les personnes sous enquête le sachent), les anarchistes de Trento et Rovereto sont presque systématiquement épié.e.s. Certes, ils/elles n’ont pas été ni ils/elles sont les seuls, vu l’omniprésence de la surveillance électronique. Mais les différentes enquêtes contre les anarchistes, si elles ont eu des maigres résultats d’un point de vue juridique, ont servi justement à contrôler de façon plus sélective et plus éhontée ceux et celles qui dérangent les plans du pouvoir.

Depuis la fin des années 90, des micros ont été trouvés à des nombreuses reprises dans les maisons, dans les lieux autogérés, dans les voitures. Cela sans parler de téléphones, fixes ou portables, sous écoute et caméras devant les maisons. Dans un cas, un mouchard a été trouvé dans un sac à dos. Rien que pour l’opération Ixodiae (qui a mené, en 2012, à l’emprisonnement de deux anarchistes, puis à un procès contre 8 compas, qui s’est soldé par une relaxe, pour « association subversive avec finalité de terrorisme ») le Parquet de Trento avait dépensé plus d’1 million d’euros en écoutes audio et vidéo.

Dernièrement, des micros avec GPS ont été trouvés dans deux voitures. Évidemment, tout cela, pour DIGOS et ROS [les deux structures antiterroristes des forces répressives italiennes, respectivement de la police et des Carabinieri ; NdAtt.] (et pour les Procs qui les autorisent, si bien qu’autorisations judiciaires il y a), cela ne suffit pas. La vie rebelle doit être épiée à chaque instant. La semaine dernière, une micro-caméra a été trouvée dans la cuisine-salle à manger d’une maison de compas. Un saut en avant qui n’est pas des plus petits. L’intimité, pas seulement celle des mots, mais aussi celle des corps et des gestes, transformée en matière d’enquête, pour un montage à souhait.

Nous ne voulons pas nous résigner au Big brother.
Nous ne pensons pas que cela est un problème qui concerne seulement nous, mais qui concerne tout le monde.
A ces attaques contre la liberté il faut réagir de façon solidaire.
Il faut dire haut et fort et de manière claire aux espions et à leur sales manœuvres :
CA SUFFIT

mardi 23 janvier, 18h, Piazza Pasi, à Trento : exposition publique des nouvelles « découvertes ».

Des anarchistes

Source : Anarhija.info

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Italie : Quand les flics tentent de s’immiscer dans nos vies… [MAJ 11/01] https://attaque.noblogs.org/post/2018/01/10/italie-quand-les-flics-tentent-de-simmiscer-dans-nos-vies/ Wed, 10 Jan 2018 16:02:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=16349 Continuer la lecture ]]> Ces derniers mois, dans différents villes italiennes, des compas anarchistes ont fait la découverte de dispositifs de surveillance posés par les flics. Rien d’étonnant, certes, mais ces nouvelles (qui ne sont que la pointe visibilisée de l’iceberg de la surveillance qu’on ne peut que supposer) peuvent valoir quelques piqûres de rappel : la police et les différents services surveillent constamment les subversif.ve.s  – ou du moins ils essayent, sans toutefois y parvenir complètement, comme quelques jolies attaques venant de l’autre côté des Alpes le prouvent.

Voilà donc, pour infos, des images et des infos. Pour qu’on soit tou.te.s plus attentif.ve.s, sans toutefois sombrer dans la paranoïa.

 Mise-à-jour du 11 janvier : à Bologna aussi !

Ces derniers jours, un dispositif d’écoute a été trouvé dans l’Espace de documentation Il Tribolo, à Bologna. Il était caché dans une prise électrique et dans la boite de dérivation à côté. Les deux micros (les deux petits fils qu’on peut voir dans les photos), bien que cachés, sortaient de la boite, pour permettre un meilleur écoute.

 

source : Croce Nera Anarchica

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Trento

Il y a deux mois approximativement, des GPS et des micros ont été trouvés dans deux voitures de compas.

Quelques semaines plus tard, une micro-caméra a été trouvée dans une maison (dans la cuisine/salle à manger). Le dispositif était dans un mur, couvert par du mortier, laissant apparaitre seulement le trou pour l’objectif de la caméra.

source : Anarhija

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Lecce

Des compas s’aperçoivent que la porte de la maison où ils sont en train d’emménager a été forcée et les locaux visités (rien ne manque, apparemment). Leur voiture a des problèmes électriques (la batterie s’est déchargée deux fois en un mois, signe d’une consommation anormale d’électricité). Dans la boîte à fusibles, ils trouvent un dispositif de surveillance (GPS et micros; voir image 1).

Lecce 1

Quelques jours après, sortant de chez eux, les compas voient quelqu’un s’affairer sur leur bagnole. S’approchant, ils font fuir le mec, qui laisse sur place le coussin gonflable pour écarter les portières (image 2) et… son sac de travail (image 3) !

Lecce 2

Lecce 3

source : Finimondo

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Teramo

A Teramo, enfin, un compagnon remarque que sa nouvelle voiture a des gros problèmes électriques. Il va chez le garagiste, qui lui confirme que cela est très bizarre. Encore un cadeau des condés. En effet, ça lui est déjà arrivé à deux reprises, avec deux autres bagnoles, de trouver des GPS et des micros dans le compteur kilométrique…

source : F(r)eccia

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On se rappellera que fin septembre dernier, un micro avait été trouvé caché à l’intérieur d’une prise électrique dans la Bibliothèque Anarchiste Occupée “Disordine”, toujours à Lecce.

Mais certaines pratiques sont courantes aussi en France, comme nous le rappelle le voyeurisme des services vis-à-vis de feu la Bibliothèque Anarchiste La Discordia.

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Italie : Retour… de flamme https://attaque.noblogs.org/post/2017/06/20/italie-retour-de-flamme/ Tue, 20 Jun 2017 16:44:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=13829 Continuer la lecture ]]> Croce Nera Anarchica / mardi 6 juin 2017

Le 2 juin 2017, la DIGOS [police politique italienne ; NdAtt.], sur mandant du pantin du parquet de Turin, Roberto Sparagna, a envoyé les avis de clôture de l’enquête à mon encontre et contre six autres compagnons anarchistes, pour une nouvelle affaire.

En deux mots, il s’agit de la clôture de l’enquête d’une énième affaire, parallèle à celle nommée Scripta manent, qui focalise l’attention sur les sites internet anarchistes Radioazione, Anarhija.info et Croce Nera Anarchica.

Pour ce qui est de la Croce Nera Anarchica, est visé aussi le journal en papier, son impression et sa diffusion, certains de ses articles et ceux qui ont organisé les présentations du dit journal en Italie.

Les accusations pour tout le monde sont celles de l’article 270bis du Code pénal (association subversive avec finalité de terrorisme), en concours avec les compagnons anarchistes sous enquête dans le premier volet de l’opération Scripta Manent pour les mêmes faits ; en plus il y a l’art. 414 C.p. (provocations à crimes et délits, toujours avec finalité de terrorisme), impression clandestine, traduction de textes, préparation, instigation, apologie, conception et divulgation, toujours par le moyen de sites internet et journaux, de matériel de propagande idéologique « insurrectionaliste-luttarmatiste », le fait de ramasser de l’argent pour soutenir les compagnons emprisonnés. En plus, deux d’entre nous sont accusés aussi pour l’art. 280 C.p. (attentat avec finalité de terrorisme) pour l’attaque du tribunal de Civitavecchia du 12 janvier 2016, signé « Comité pyrotechnique pour une année extraordinaire FAI/FRI ».

De plus, le 5 juin, lors de l’audience préliminaire de l’opération Scripta manent, le misérable Sparagna a demandé que les deux volets des enquêtes soient réunies, présentant les dossiers [de ce deuxième volet; NdT] le matin même. L’audience préliminaire a donc été ajournée au 26 juin.

Leurs intentions sont très claires : faire tout leur possible pour isoler encore plus les compagnons anarchistes déjà emprisonnés et ceux qui expriment certaines positions dans ses journaux.

Mais le croque-mort de service, qui voudrait nous enterrer dans ses tombeaux de fer et de béton, peut être sûr qu’on ne reculera pas d’un millimètre.

Toujours pour l’anarchie ! Toujours en avant !

Omar Nioi

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Trentino : sabotage d’antennes relais de TV, radio et téléphonie mobile

Croce Nera Anarchica / lundi 19 juin 2017

Les médias locaux nous informent que dans la nuit du 6 au 7 juin, plusieurs antennes relais et cabines de transmission situés sur le Monte Finonchio [pas loin de Rovereto, dans le Trentino ; NdAtt.] ont été incendiés. Les installations radio et TV de la RAI [la télé d’État italienne ; NdAtt.] ont brûlé, ainsi que celles des gestionnaires de téléphonie mobile (Telocom, Vodafone et Wind) et une paire de répétiteurs utilisés pour les communications de l’armée. Les dégâts sont considérables, on parle de plus d’un million d’euros, et dans tout ce secteur les TV d’État n’ont pas marché pendant plusieurs heures. Sur les lieux, des tags ont été trouvés : « Assez de censure pour les compagnons en AS2 », « Avec Franco et les compagnon.ne.s de Aachen » et « Aujourd’hui c’est nous qui vous censurons. (A) »

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De même, à Bologna

Croce Nera Anarchica / lundi 19 juin 2017

« Antenne relais en flamme, pour Alfredo, Davide, Maurizio et ceux qui luttent à Turin. 22 mai ».

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