Besançon – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sat, 31 Jan 2026 17:27:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Besançon : « Plus jamais PS » (ni les autres !) https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/31/besancon-plus-jamais-ps-ni-les-autres/ Sat, 31 Jan 2026 17:21:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62003 Continuer la lecture ]]> ici (ex France bleu) / samedi 31 janvier 2026

La vitrine de la permanence de la maire écologiste de Besançon Anne Vignot a été taguée avec l’inscription « plus jamais PS ». Une plainte va être déposée.
L’union entre la maire écologiste de Besançon Anne Vignot et le parti socialiste en vue des municipales des 15 et 22 mars ne fait apparemment pas l’unanimité. Ce vendredi 30 janvier, des inscriptions ont été découvertes sur la façade de la permanence de la maire sortante et candidate à sa réélection située Grande Rue.

Les passants ont pu voir sur la vitrine l’inscription PS barrée ainsi que les mots « plus jamais PS » sur le rideau métallique, selon une image publiée par France 3. L’entourage d’Anne Vignot annonce qu’une plainte va être déposée suite à ces dégradations.

 

Et selon L’Est Républicain, en date de hier : « […] Vitrines, rideau de fer et même un mur du bâtiment ont été visés. En début d’après-midi, les vitres avaient déjà retrouvé leur aspect originel, nettoyées dans la matinée par des militants […] »

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Besançon : Une modeste contribution à la lutte contre l’A69 https://attaque.noblogs.org/post/2025/12/23/besancon-une-modeste-contribution-a-la-lutte-contre-la69/ Tue, 23 Dec 2025 17:47:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61685 Continuer la lecture ]]> Rabasse.info / vendredi 19 décembre 2025

À Besançon, une modeste contribution à la lutte contre l’A69

Je me promenais à Besançon, Place Marulaz, et j’ai vu des décorations sur le matériel de l’entreprise NGE chargée des travaux un peu partout dans la ville.

En faisant quelques recherches sur le net, j’ai vu qu’il y a quelques jours, un rouleau compresseur appartenant à Guintoli, filiale du groupe NGE, a été incendié sur un chantier près de Toulouse. Voilà ce qui est dit de cette entreprise sur le site indymedia de Nantes [et repris ici ; NdAtt.] :

« NGE et ses filiales sont engagées sur les travaux de l’A69 Toulouse-Castres, de la LGV Bordeaux-Toulouse, de la troisième ligne de métro à Toulouse, du tunnel TAV Lyon-Turin et sur une multitude de chantiers à travers le pays.

Leurs engins détruisent, leurs juristes exproprient, leurs vigiles menacent, leurs barbouzes agressent, tout ça avec la complicité de l’État et de sa police. »

À Besançon, la mairie écolo confie ses travaux publics à une entreprise écocidaire et veut artificialiser les terres marâichères des Vaîtes. Les quelques tags place Marulaz (la place des anarchistes !) sont une modeste contribution à la lutte contre l’A69 et la bétonisation, ici ou ailleurs !

Alors bisous à celles et ceux qui laissent jamais NGE tranquille !

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Bordeaux, Épinal, Besançon (et ailleurs) : Contre l’empire Bolloré, encore https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/02/bordeaux-epinal-besancon-et-ailleurs-contre-lempire-bollore-encore/ Sun, 02 Feb 2025 18:05:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58187 Continuer la lecture ]]> extraits de La Grappe / dimanche 2 février 2025

Bordeaux, samedi 15h : Dans l’apres-midi du samedi a eu lieu un rassemblement devant les locaux du rassemblement national pour dénoncer les liens étroits entre Bolloré et l’extrême droite francaise. Avec ses différents médias, il se fait le porte voix des idées fascistes et réactionnaires en France. Les militant.es ont occupé le trottoir devant le local du RN au 138, boulevard George V, dans le quartier Saint-Genès, pour marteler leur message : « Bolloré fascise la France » à coup de tags, de banderoles, de tracts et de jeux de rue. Sur le chemin du retour, les forces de l’ordre bloquent la fanfare et d’autres invité.es du goûter : une dizaine de personnes se font embarquer puis relâcher sans suite. Face à la lutte joyeuse, l’Etat n’a qu’une seule réponse : la répression… En vain. Cette manifestation festive clôture une semaine remplie d’actions diverses contre une entreprise néocoloniale qui participe activement à la montée en puissance de l’extrême droite dans le pays.

 

Dans la nuit du 30 janvier à Bordeaux, plusieurs groupes ont mené des actions de décorations urbaines, souhaitant visibiliser l’emprise de Bolloré sur les médias et sa relation intime avec l’extrême droite. Dans un espace urbain saturé de publicités et de messages commerciaux, les tags, collages, etc, s’imposent comme une forme de réappropriation de l’expression libre. Cela permet de briser le monopole de la parole marchande, offrant un espace spontané, accessible à tous.tes et s’affranchissant de toute logique de profit. Cette liberté d’expression témoigne de la diversité idéologique de notre pays ne se résumant pas au fascisme comme tentent de nous le faire croire de plus en plus de médias qui banalisent les violences discriminatoires, ignorent la crise climatique et font diversion en surestimant démesurément les problématiques d’immigration et d’insécurité. Nos actions s’opposent donc à cette manipulation médiatique grandissante, dans l’espoir de ne pas reproduire le cas américain.

 

A Epinal, le Relay a vu sa vitrine peinturlurée et ornée d’un tag « Désarmons Bolloré »

 

Besançon vendredi – intrusion nocturne chez Easier Un petit groupe en combinaison blanche, affublés de masques à l’effigie de Bolloré, s’était malicieusement introduit de nuit dans l’enceinte de Blue Systems – appartenant au groupe Bolloré – pour une opération décorative et collante. Après le désarmement nocturne de l’entreprise EASIER à Wavre en Belgique, et le peinturlurage surprise de IER à Nantes, c’est au tour de Besançon de dénoncer – en actes – les filiales techno-sécuritaires de Blue Systems (IER, Automatic Systems, Easier), appartenant au groupe Bolloré. […]

 

Note d’Attaque : pour une vision d’ensemble de la campagne « Désarmer Bolloré », on renvoie toujours au live de La Grappe.

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Deux textes à propos de Boris et de la répression médicale https://attaque.noblogs.org/post/2022/10/30/deux-textes-a-propos-de-boris-et-de-la-repression-medicale/ Sun, 30 Oct 2022 12:12:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=50291 Continuer la lecture ]]> Besançon : Les pouvoirs médicaux et judiciaires s’acharnent contre Boris
Indymedia Lille / jeudi 28 juillet 2022

En avril 2020, notre compagnon et ami Boris a incendié sur le Mont Poupet (Jura) les antennes-relais des quatre opérateurs de téléphonie mobile, ainsi que celles des flics et des gendarmes. Confondu par de l’ADN présent sur un bouchon de bouteille, il a été incarcéré en septembre 2020 à la prison de Nancy, puis condamné en avril 2021 à quatre ans de prison dont deux fermes. Dans une lettre publique écrite depuis la taule [*], il a défendu haut et fort son acte par sa volonté de s’opposer à travers l’action directe à la numérisation croissante de nos vies, avec tout le contrôle, les ravages environnementaux et sociaux qu’elle implique. En août 2021, il a été grièvement blessé dans un incendie de cellule, et se trouve depuis aux mains du pouvoir médical. Du côté judiciaire, son écrou a été levé lors du procès en appel de septembre suivant (reporté quant à lui sine die), tandis qu’une instruction judiciaire, toujours en cours, était confiée à une juge nancéienne afin de déterminer les causes de l’incendie et d’enquêter sur la promptitude des matons à laisser suffoquer notre compagnon en cellule.

Alternant entre le coma artificiel et la semi-conscience pendant quelques mois, Boris n’a pas pu faire ses choix. Les médecins n’ont pas manqué de se tromper sur les diagnostics, mais toujours avec une assurance sans faille. Début mars 2022, Boris a été transféré de l’hôpital de Metz aux « Grands Brûlés » vers le CHRU de Besançon au service réanimation qui, en avril, a décidé de se débarrasser de lui en l’envoyant dans un autre service peu adapté à sa situation, sans que son avis ait une quelconque importance. Cette décision lourde de conséquence qui a signifié l’abandon de soins actifs, a été essentiellement motivée par le fait de ne pas constater d’évolution favorable de son état de santé en suivant de misérables critères statistiques. De manière évidente, ces critères ne tiennent absolument aucun compte de l’individu particulier auxquels ils sont appliqués de façon absolue et glaçante, même si celui-ci exprime sa volonté farouche de continuer à vivre et à se battre pour aller mieux. Profitant de sa tétraplégie actuelle, et malgré le fait qu’il est en état de parler, lucide et combatif, les médecins ont décidé de ne pas le réanimer si une nouvelle infection grave survenait. Ce n’est alors qu’en protestant et en faisant écrire des lettres qu’ils ont dû prendre en compte sa volonté de survivre et reprendre un minimum de soins actifs.

Mais cela est évidemment devenu peu à peu inacceptable pour le pouvoir hospitalier. Un ex-taulard anarchiste qui ose remettre en question le dogme médical, qui refuse de se résigner sans broncher à leurs diagnostics mortifères, ne peut pas être lucide ! Il est forcément trop « influençable », selon les pontes en blouse blanche (par ses idées anti-autoritaires ?). Alors, quand en plus Boris tente obstinément d’avoir accès à son dossier médical malgré les entraves de l’hôpital qui le lui a refusé jusqu’à ce jour, et qu’il exige également que des proches hors de la famille puissent discuter de sa situation avec la médecin, le vase des autorités déborde.

C’est ainsi que le 8 juin 2022, Mâdame Elisabeth Batit, médecin du CHRU de Besançon en charge de la situation de Boris, forte du Pouvoir que lui confère sa fonction, qu’elle entend bien imposer coûte que coûte, a décidé de faire un pas supplémentaire dans son entreprise de démolition du compagnon en tant qu’individu. À son insu, et dans un courrier signé conjointement avec l’assistante sociale de l’hosto, elle a en effet procédé à un signalement auprès du Parquet de Besançon (celui-là même qui avait été en charge de l’enquête préliminaire sur les antennes…) pour lancer une procédure de « mise sous protection juridique », prétendument pour le « protéger » contre ses propres décisions. Quoi de mieux alors pour le procureur zélé que d’ordonner, le jour même, l’envoi d’un expert-psychiatre pour décréter qu’en plus de sa paralysie, notre compagnon serait désormais « incapable de pourvoir seul à ses intérêts ». Le 14 juin, le bourreau des esprits qui répond au nom de Thomas Carbonnel, et n’est autre que le vice-directeur de l’hôpital psychiatrique du coin, dûment choisi par le procureur sur sa petite liste officielle, est ainsi passé à l’improviste dans la chambre d’hôpital de Boris pour recommander son placement « sous curatelle renforcée ».
C’est une juge des enfants de Vesoul, déléguée depuis quelques semaines « en qualité de juge des tutelles » auprès du tribunal de Besançon, qui a émis dans la foulée une ordonnance provisoire d’urgence contre notre compagnon, intitulée « sauvegarde de justice ». Une mesure qu’elle pourra aggraver par une mise sous curatelle ou tutelle pour plusieurs années, lors de l’audience en contradictoire qui devrait avoir lieu dans un délai d’un an. Depuis l’obscurité moisie de son bureau,sans prévenir quiconque, pas même la personne concernée, la juge Marie-Lee Avena a donc décrété le 8 juillet que Boris pouvait « s’engager dans des actes excessifs » et a nommé un Mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) qui prend la main sur l’ensemble de son courrier, ses comptes et futures ressources (comme l’allocation adulte handicapé) : l’UDAF 25, soit l’Union départementale des associations familiales du Doubs.

Créée par une loi vichyste sur les familles réformée en 1945, l’UDAF regroupe des dizaines d’associations religieuses ou laïques qui défendent fièrement un des piliers du patriarcat auprès des pouvoirs publics : la famille. Elle est un organisme majeur sur lequel l’Etat s’appuie pour broyer l’autonomie du million de personnes placées sous tutelle ou curatelle, y compris de 1968 à 2007 pour cause de… « prodigalité, intempérance ou oisiveté ».
L’UDAF 25, où l’on retrouve en plus de sa centaine de salariés, des personnes toujours plus avides de pouvoir comme sa nouvelle Présidente Karima Rochdi, ancienne adjointe au maire LREM de Besançon, devenue cheffe de file de l’opposition macroniste au conseil municipal actuel. Celle-la même qui entend à présent régir d’une main de fer les démarches administratives du compagnon pour sortir de l’hôpital, n’avait par exemple pas cessé de vociférer contre la ZAD des Vaîtes à Besançon, dénonçant sans relâche les opposants à la bétonisation de ces vieux jardins ouvriers comme un ramassis « d’écologistes extrémistes ». Quant au nouveau directeur général de l’UDAF 25, Thierry Pillot, plus particulièrement chargé du service « des mesures de protection judiciaire des majeurs » qui concerne justement notre compagnon, il a effectué une bonne partie de sa carrière comme directeur au sein du plus gros exploiteur de personnes handicapées du Doubs (l’ADAPEI, devenue la Fondation Pluriel), dont le conseil d’administration compte par exemple… le médecin-chef du service où se trouve encore Boris, un représentant du ministère de l’Intérieur, mais aussi l’ancienne directrice des services pénitentiaires (SPIP) du Doubs et du Jura.
L’exploitation et la mise au pas des personnes considérées comme « fragiles » ou « anormales » est un business subventionné et un rouage bien ancré, que font tourner toute une clique des détenteurs d’autorité et de bonnes intentions paternalistes.

Boris porte des idées anarchistes combattant toute forme de pouvoir depuis des années, et il le paye une fois de plus au prix fort. Pour la démocratie, toujours plus vendue comme le seul horizon possible sous le paradigme de la liberté technologique, pathologiser des comportements dits « hors-normes » ou trop contestataires est une manière de tenter de les neutraliser pour imposer son hégémonie. Que ce soit par la répression la plus brutale, ou par la tentative de mise sous tutelle forcée de celles et ceux qui ne se résignent pas à leur sort. Et pourquoi s’en priverait-elle d’ailleurs, contre un anarchiste ou quiconque sort des clous, tant que ses larbins ne recevront pas en retour un peu de la monnaie de leur pièce pour toute la misère qu’ils sèment au quotidien ?

C’est aussi contre la dépossession à l’œuvre de toutes et tous qu’il s’agit de lutter,
Solidarité active avec Boris, de la manière que chacun chacune trouvera la plus adéquate…

Des anarchistes solidaires et complices de Boris
28 juillet 2022

Note:
[*] « Pourquoi j’ai cramé les deux antennes du Mont Poupet », 17 juin 2021, à lire par exemple ici


Qu’il soit de prison ou d’hôpital, à bas le pouvoir ! Solidarité avec Boris
Indymedia Lille / samedi 13 août 2022

Le camarade anarchiste Boris a été en prison à Nancy Maxéville depuis septembre 2020 pour le sabotage de deux antennes relais 5G pendant le premier confinement. Il était en prison depuis près d’un an quand, le matin du 7 août 2021, un incendie s’est déclaré dans sa cellule. Boris a été hospitalisé à l’hôpital de Metz, puis au service de réanimation de l’hôpital de Besançon. Il est actuellement au service des soins palliatifs du même hôpital.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé (en italiques, des extraits du serment d’Hippocrate).
Depuis le début de son hospitalisation, et malgré les rechutes, l’état de santé global de Boris ne cesse de s’améliorer. Cela n’a pas empêché le « collège médical » de l’hôpital de Besançon de décider que ça ne valait pas la peine de le réanimer en cas de nouvelle sepsis, d’arrêter tout soin thérapeutique qui lui donnerait une chance de guérison et de le balancer au mouroir qu’est le service des soins palliatifs. Son « médecin » actuel, Elisabeth Batit, a « évalué » son état de santé et a décrété qu’il avait « peu de chances de guérir », malgré le fait que ses évolutions positives ne cessent de la démentir. Est-ce que les médecins se trompent ? C’est bien plus grave. Les médecins se basent, pour établir leurs diagnostics, sur de l’imagerie, des examens, des analyses, sans jamais tenir compte de son image clinique qui est bien différente de ce qui résulte des appareils. L’image mécanisée a plus de valeur diagnostique que l’image réelle. Donc puisque les machines le disent, Boris n’est pas « guérissable » et donc pas la peine d’essayer d’améliorer son état !

je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité
D’autant plus que Batit bloque systématiquement et délibérément tout transfert vers une autre structure médicale où il aurait de meilleures chances de guérir. Elle piétine ainsi un des principes fondamentaux de la « déontologie » et de l’éthique que les médecins se plaisent tant de rappeler, celui de la non-malfaisance, du mal causé intentionnellement et volontairement par un médecin contre son patient.
Là où la santé de Boris ne dysfonctionne pas ou peu, on l’oriente vers une mesure d’exception, occasionnant une perte totale de liberté sur l’aspect décisionnel de sa vie. Et à l’inverse, là où il rencontre d’importantes difficultés (paralysie totale ou presque des membres), on nie celles-ci en l’orientant dans un milieu ordinaire : ce qui est préconisé dans son état, c’est une hospitalisation à domicile(!)

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions.
Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences.

Aucun État n’a jamais admis l’existence d’opposants politiques qui remettent en question et combattent son existence même. Il s’agissait de « bandits », d’« ennemis de la nation », souvent de « cas psychiatriques » afin de réprimer et de discréditer le discours et l’action politiques. Le pouvoir policier et judiciaire ont maintes fois tenté de dépolitiser les actes de sabotage de Boris en essayant de le présenter comme un psychopathe pyromane. De son côté, Boris a toujours assumé politiquement aussi bien l’action directe et la propagande par le fait elle-mêmes que ses actions contre la technologie entre les mains de l’État et du capital qui aboutit au fichage généralisé, à la surveillance constante et la marchandisation de nos corps et de nos vies.
Ce que le pouvoir judiciaire n’a pas réussi, c’est le pouvoir médical qui s’est chargé de le faire. Elisabeth Batit a fait un signalement au procureur de besançon en demandant sa « mise en protection juridique ». Des beaux mots (comme si la justice de l’État pouvait « protéger ») qui cachent derrière eux une réalité sordide : celle de l’infantilisation d’une personne adulte qui a désormais les mêmes droits et marges de manœuvre qu’un enfant. Une rétrogradation sociale, réservée aux personnes qui ne correspondent pas à la norme sociale, sanitaire ou mentale définie par l’État pour le compte du capital. Cette politique élitiste, sélective, voire eugéniste trouve un appui important au sein du corps médical qui n’hésite pas à la légitimer par son « savoir scientifique ».
Descendants des médecins collabos qui prenaient le pouls des personnes torturées pour dire aux bourreaux s’ils pouvaient continuer, Elisabeth Batit et Thomas Carbonnel, « expert » psychiatre, ont décrété que Boris était « influençable » (est-ce un terme médical ?), prétexte pour sa mise en « protection juridique ». Dans l’imaginaire collectif, une personne sous tutelle est trop souvent une personne « limitée ». Imposer une mesure de tutelle à Boris révèle un but politique clair : non seulement « psychologiser », voire « psychiatriser », mais aussi discréditer et dépolitiser son discours sous prétexte qu’il n’a plus toutes ses capacités mentales. Pour nous, ami.es et camarades anarchistes qui prenons le temps de discuter avec lui pendant des heures, il est clair que non seulement il a toutes ses capacités intellectuelles, mais en plus il démontre à chaque visite que sa mémoire fonctionne, qu’il a conservé son goût de la critique du monde social et politique, et plus largement cette combativité traduisant une envie évidente de vivre.

Puisque pour Batit, le serment d’Hippocrate c’est des mots creux, vides de sens, rappelons-lui la chute qui lui correspond parfaitement :
que je sois déshonorée et méprisée si j’y manque
c’est déjà le cas, Batit !

Nous appelons à l’action solidaire pour Boris par les moyens que chacun et chacune juge appropriés.

LA TÊTE HAUTE
LE CŒUR ARDENT
SOLIDARITÉ AVEC BORIS

Des camarades anarchistes

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A Besançon les Républicains, à Gentilly le PCF https://attaque.noblogs.org/post/2022/04/16/a-besancon-les-republicains-a-gentilly-le-pcf/ Sat, 16 Apr 2022 19:48:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=49347 Continuer la lecture ]]> A Besançon

L’Est Républicain / samedi 16 avril 2022

Les permanences de partis ou de personnalités politiques sont parfois cibles de malveillance, à Besançon comme ailleurs. Le local départemental du parti Les Républicains, situé place Victor-Hugo à Besançon, n’a pas échappé à cette triste règle […]


Deux gros impacts sont visibles sur la vitrine, à côté de l’affiche de campagne d’une Valérie Pécresse encore souriante, image antérieure aux résultats du premier tour… Les dégâts ont été causés par deux pavés retrouvés sur le sol, devant le local.
[…] Le préjudice matériel est évalué à 1500 €. […]

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A Gentilly (Val-de-Marne)

actuVal-de-Marne / samedi 16 avril 2022

Ce vendredi 15 avril 2022, les locaux du parti communiste français dans la commune de Gentilly (Val-de-Marne) ont été dégradés. […]
Ce n’est pas la première fois que des faits de ce genre se produisent : les locaux du parti à Vitry-sur-Seine ont par exemple été récemment attaqués. Ceux de Gentilly l’ont été aussi il y a quelques mois [et ils délirent sur l’extrème droite, comme si seule les fachos avaient la haine contre les stalinistes ; NdAtt.]

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Des mauvais moments pour les bleus (fin novembre 2021) https://attaque.noblogs.org/post/2021/12/01/des-mauvais-moments-pour-les-bleus-fin-novembre-2021/ Wed, 01 Dec 2021 20:04:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46738 Continuer la lecture ]]> Mantes-la-Jolie (Yvelines) : La police municipale perd deux voitures

extraits de 78actu / mercredi 24 novembre 2021

Deux voitures de la police municipale de Mantes-la-Jolie, stationnées devant la brigade, ont été incendiées dans la nuit du 23 au 24 novembre 2021. Un acte clairement intentionnel pour lequel personne n’a encore été arrêté.


À 1h06 précisément, les pompiers ont été appelés pour deux véhicules en feu au 17, boulevard des Cygnes à Mantes-la-Jolie. Les secouristes ont éteint le sinistre sans difficulté, évitant ainsi toute propagation. La Renault Clio et la Peugeot 207 sérigraphiées ont été ravagées par les flammes. La police municipale de Mantes, qui habituellement fonctionne 24 heures sur 24, était cette nuit en sous-effectif. Aucune patrouille ne circulait. Seuls deux agents travaillaient au centre de vidéosurveillance, à l’intérieur des locaux.

D’ailleurs, une caméra toute proche a pris des images qui pourraient servir l’enquête, confiée à la Sûreté départementale. Les deux véhicules ont été mis à feu à l’aide de cocktails Molotov. Une vidéo, où on les voit commettre leur méfait, a circulé sur Snapchat.

[…] À 22h20 hier soir, la police nationale a bien été visée par des tirs de mortiers, rue des Garennes. Mais personne n’a été interpellé et ce genre d’événement s’inscrit dans le quotidien tristement banal des quartiers sensibles.

Vengeance contre les contrôles de police !

78actu / jeudi 18 novembre 2021

La police a été prise à partie, mercredi 17 novembre 2021, à Mantes-la-Jolie. Deux incidents se sont succédé, dans l’après-midi, au Val Fourré.

Vers 17h15, avenue Albert-Camus, une patrouille de la brigade anticriminalité contrôle un jeune homme qui pousse une motocross. Il est emmené au commissariat pour une vérification de son identité. Sauf que, une vingtaine d’individus « hostiles » encerclent les policiers. Ces derniers ripostent avec leur armement classique (grenades désencerclantes, lacrymogène, LBD). Personne n’a été blessé et un jeune homme de 21 ans a été interpellé pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

Vers 17h35, des personnes ont tendu un guet-apens aux forces de l’ordre, au même endroit. Était-ce en représailles de ces arrestations ? La police a en effet été appelée pour une fuite de gaz. Une fois sur place, rien, hormis quelques individus qui leur lançaient des projectiles. Les fonctionnaires ont riposté, personne n’a été arrêté.

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Wattignies (Nord) : La voiture des condés presque cramée

La Voix du Nord / lundi 26 novembre 2021 

[…] Jeudi dernier, vers 18 h 30, alors que les forces de police du commissariat de Wattignies sont moins nombreuses qu’en journée, deux individus ont tenté de mettre le feu à un Peugeot Rifter sérigraphié garée devant leurs locaux.
Ils ont jeté un produit inflammable sur le véhicule, y ont mis le feu et se sont enfuis. Un policier est venu rapidement à bout du début d’incendie à l’aide d’un extincteur. Ainsi, le véhicule n’a pas été détruit. Les auteurs de cette tentative de dégradation n’ont pas été interpellés.

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Nice : Des briques pour la police

Nice matin / mardi 23 novembre 2021

Dans la nuit de dimanche à lundi, dans le quartier dit « de reconquête républicaine » de L’Ariane, à l’est de Nice, des policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) contrôlaient des halls d’immeuble quand ils ont reçu plusieurs projectiles. Aucun blessé n’est à déplorer.
L’un des individus a été interpellé. Il lui est lui est reproché d’avoir jeté une brique en direction de la patrouille. Il a été placé en garde à vue.

Et des mortiers aussi !

France Bleu / dimanche  novembre 2021

Alors qu’ils tentaient de rentrer en contact avec les réalisateurs d’un clip de rap tourné dans le quartier de l’Ariane à Nice, trois policiers ont été victimes ce dimanche « de tirs de mortiers [il s’agirait vraisemblablement de mortiers d’artifice donc d’engins pyrotechniques] et de jets de projectiles en tout genre », selon Laurent Martin de Fremont, du syndicat Unité SGP Police FO.

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Magny-les-Hameaux (Yvelines) : La gendarmerie caillassée

extrait de 78actu / jeudi 25 novembre 2021

[…] Au soir du lundi 15 novembre, vers 23 heures, les bâtiments ont été visés par des jets de bouteilles et de pierres.
Une première attaque avait été enregistrée durant la nuit d’Halloween, entre le 31 octobre et le 1er novembre. Une quinzaine de personnes avait jeté des pierres et tiré des mortiers. Deux jours plus tard, ce sont des bouteilles en verre qui avaient été lancées dans l’enceinte et en direction des logements. […]

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Fréjus (Var) : La disqueuse, un outil multifonction

Var-Matin / samedi 28 novembre 2021

Peu avant minuit, ils ont pris en flagrant délit deux cambrioleurs, équipés de scies et de tout l’équipement nécessaire au vol de catalyseurs. À la vue des fonctionnaires de police, les deux individus ont pris la fuite. Le premier sera arrêté sans peine.

Se sentant rattrapé par un agent de la Bac, le second va alors se retourner et démarrer la disqueuse qu’il avait toujours entre les mains pour tenter de porter un coup au policier. Ce dernier n’aura d’autre choix que de sortir son arme de service, obligeant l’agresseur à lâcher l’engin.

Deux jours plus tard, les deux cambrioleurs, des ressortissants roumains âgés de 48 et 38 ans, étaient finalement jugés en comparution immédiate au tribunal de Draguignan (pour tentative de vol par effraction en réunion et violences avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique).

Le porteur de la meuleuse a écopé de huit mois de prison ferme. Quant à son complice, il s’en est sorti avec quatre mois de prison ferme. Leurs peines ont été assorties d’une interdiction du territoire français de cinq ans. […]

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Contre les yeux de la police

 

Oyonnax (Ain) : La durée de vie moyenne de caméras de surveillance baisse encore

Le Progrès / mardi 23 novembre 2021

[…] des individus ont une nouvelle fois découpé un poteau, en pleine nuit. Il abritait depuis quelques heures une caméra, à l’entrée de Nierme.

Bis repetita. Un mois après l’affaire de la disqueuse, Oyonnax vient de perdre une nouvelle caméra de vidéosurveillance. Avec un mode opératoire similaire à celui de la Plaine. Dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20 novembre, un peu après minuit, à l’angle des rues des Primevères et Kennedy, des individus ont découpé le mat, en utilisant un engin de découpe mécanique, selon les constatations de la police.
Ont-ils utilisé la même disqueuse que le 17 octobre ? Selon nos informations, elle n’avait pas été saisie lors de l’interpellation de l’auteur présumé…

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Besançon : La vie est courte… surtout pour les caméras

L’Est Républicain / 16 novembre 2021

C’est une caméra qui aura eu une durée de vie éclair dans le quartier de Planoise à Besançon. Quelques heures après son installation ce mardi, le mât qui soutenait l’appareil a été attaqué à la disqueuse par deux personnes.

Les policiers municipaux sont arrivés à temps mais le pylône métallique a dû être démonté. Une enquête est en cours pour tenter de retrouver les auteurs de cet acte.

L’installation par les services techniques a été effectuée ce mardi, au petit matin. Il était 5 h 30 quand des ouvriers sont venus fixer cet outil de vidéosurveillance à l’aide d’une nacelle, au sommet d’un lampadaire. Après quelques réglages, les techniciens ont déserté les lieux et laissé la caméra à son nouvel emplacement, rue de Fribourg.

Aux alentours de 12 h 45, deux hommes cagoulés ont fait irruption dans la rue. À l’aide d’une disqueuse portative, ils se sont attaqués au poteau métallique. Le centre de supervision urbaine a alerté les policiers municipaux et ces derniers sont intervenus avant que le pylône ne tombe à terre. L’un des deux malfrats a pris la fuite à pied. L’autre s’est enfui sur son scooter, sans plaque, la disqueuse en main.

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Paris : Quand l’ancien déténu tombe sur les bagnoles des matons…

actupenit /

Les faits se sont produits vendredi 19 novembre à l’unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de Fresnes qui se trouve à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. c’est au petit matin que les agents ont retrouvé leurs véhicules dégradés.

Au total, 11 voitures du personnel dont une moto et un véhicule pénitentiaire ont été dégradés. Les agents ont déposé plainte au commissariat. « Au vu du nombre de véhicules dégradés des agents pénitentiaires et du véhicule pénitentiaire sur un emplacement matérialisé administration pénitentiaire dans l’enceinte de l’hôpital Pitié- Salpêtrière, il va de soi que cette attaque visait l’administration pénitentiaire. » explique le syndicat FO Justice. […]

Le syndicat rapporte également que selon les premiers indices de l’enquête il semblerait que ce soit un ancien détenu incarcéré à l’UHSI qui se serait défoulé sur les véhicules des agents de l’administration pénitentiaire.

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Besançon : Soutien à Boris https://attaque.noblogs.org/post/2021/10/18/besancon-soutien-a-boris/ Mon, 18 Oct 2021 20:15:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=45854 Continuer la lecture ]]> Groupe Proudhon de la Fédération anarchiste (Besançon) / lundi 11 octobre 2021

Notre camarade Boris est incarcéré à la prison de Nancy Maxéville depuis septembre 2020 pour avoir brûlé une antennes relais 5G lors du premier confinement. En prison, il a reçu la visite d’un juge qui a tenté de négocier une réduction de sa peine en échange de renier son acte, c’est-à-dire lui enlever son caractère politique. Ce que Boris a, bien entendu, rejeté. Ainsi, le 19 mai, dans un acte de vengeance, lors d’un procès-parodie sans avocat et presque à huis clos, dans un pays qui se vante d’être le « pays de droits de l’homme », la justice bourgeoise l’a condamné à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis. L’appel était fixé au 20 septembre.

Tôt le matin du 7 août 2021, un incendie s’est déclaré dans sa cellule. Boris a été transporté à l’hôpital de Metz et se trouve depuis en soins intensifs.

Nous savons très bien depuis Foucault que le but du système carcéral ne sert pas seulement à « réprimer » et « punir », mais surtout à différencier, à trier, définir et nommer les « actes illégaux » et d’en assurer leur « économie générale ». Il ne sert pas simplement une « justice » de la classe dominante et les formes historiques de pouvoir et d’exploitation que sont l’État et le capital ; il participe lui-même de la domination sociale.

Dans ce système de différenciation et de domination, le prisonnier politique constitue une catégorie à part. C’est l’adversaire politique, celui qui remet en question et tente de détruire non seulement le système carcéral lui-même, mais aussi ce que l’État définit comme « légal «  » ou « illégal » ainsi que sa domination sociale. Il s’agit alors pour l’État de réprimer encore une fois, d’écraser d’une manière ou d’une autre tout prisonnier politique. Mais en le faisant, l’État et ses mécanismes commettent une erreur : ils le reconnaissent justement en tant que prisonnier politique, alors que jusque-là ils ont tout fait pour nier le caractère politique de ses actes.

Toute notre solidarité au prisonnier politique anarchiste Boris, force et courage !

La tête haute, le cœur ardent !

 

[in italiano]

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Metz/Nancy : Boris sort de prison mais n’est pas tiré d’affaires https://attaque.noblogs.org/post/2021/09/29/metz-nancy-boris-sort-de-prison-mais-nest-pas-tire-daffaires/ Wed, 29 Sep 2021 19:03:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=45445 Continuer la lecture ]]> Indymedia Lille / mercredi 29 septembre 2021

L’audience du 20/09, qui devait porter sur l’appel de la condamnation à 4 ans de prison dont 2 fermes de Boris, toujours en coma artificiel, n’a pu avoir lieu en raison de l’état de santé toujours critique de notre compagnon.

Les juges ont décidé de le « remettre en liberté » sans contrôle judiciaire, et de reporter son procès sine die.

Si l’on ne peut que se réjouir dans l’immédiat qu’il ne soit plus sous la main de l’administration pénitentiaire, il n’en a malheureusement pas fini avec la justice, vu que la fin de sa peine comme son procès en appel ne sont que suspendus.

Les mots et les actes qui se multiplient en solidarité avec Boris font exister le désir de vivre hors de toute autorité.

Des anarchistes complices et solidaires,
Le 28 septembre 2021

 

[in English][in italiano][en español]

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Besançon : Y a pas que leurs outils de techno-surveillance dans nos vies, y a les poukaves aussi https://attaque.noblogs.org/post/2021/09/15/besancon-y-a-pas-que-leurs-outils-de-techno-surveillance-dans-nos-vies-y-a-les-poukaves-aussi/ Wed, 15 Sep 2021 18:34:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=45239 Continuer la lecture ]]> Indymedia Lille / mercredi 15 septembre 2021

A l’heure du déploiement de la 5G, la lutte contre cette société de contrôle continue de plus belle. Les attaques contre les antennes de télécommunication ou les entreprises qui y participent aussi : en France, plus d’une centaine de sabotages ont été recensés depuis mars 2020. De quoi foutre en rogne cette société capitaliste et l’Etat qui la protège. La vague répressive ne connaît pas de trêve, et les flics utilisent tous les outils de surveillance technologique à leur disposition pour tenter de réprimer et étouffer tout soupçon de révolte.

Depuis l’année dernière, une trentaine de personnes ont été perquisitionnées, mises en examen ou incarcérées pour des sabotages d’antennes-relais. C’est le cas de Boris, un compagnon anarchiste qui a été envoyé en taule à Nancy en septembre 2020 pour l’incendie de deux d’entre-elles dans le Jura, et se trouve aujourd’hui à l’hôpital suite à un incendie dans sa cellule. Dans une lettre écrite depuis la prison, il évoque les dispositifs utilisés par les flics et les gendarmes pour épier son quotidien lors de l’enquête : valises imsi catcher, cameras devant un domicile, gps sous les voitures de ses proches, écoutes et géolocalisation en direct, civils du GIGN (venus de Versailles) en filature et en planque, demandes de poses de micro dans un domicile et dans le muret d’un parc où il retrouvait régulièrement des amis, saisies discrètes de capsules de bière laissées dans l’espace public,…

A Besançon, quelques mois après l’incarcération de Boris, au moins deux personnes ont été approchées par les flics depuis le début de l’année 2021. Si on ne sait pas ce qu’il en est de la première, la seconde a en tout cas été sollicitée plusieurs fois. Coup classique, un chantage aux papiers combiné comme souvent à l’isolement, la précarité, d’éventuelles casseroles judiciaires, ou simplement le fait que ces personnes gravitent en périphérie des cercles militants anarchistes.
Tout commence par un premier rendez-vous : on lui propose un travail, de l’argent ou un logement en échange d’informations. On lui fait miroiter une accélération dans ses démarches administratives, et à l’inverse de les freiner en cas de refus. Mise sous pression, cette personne a ainsi mis le doigt dans l’engrenage et accepté de se rendre à des rendez-vous réguliers avec des flics en civil dans un parc, près du commissariat.

Ses missions ont été les suivantes, alors que l’instruction contre Boris n’était pas close et qu’il était donc encore mis en examen pour « association de malfaiteurs » :

- Participer au fichage de personnes désignées comme proches de lui, repérer les relations entre elles et identifier des failles/des moyens de pression, être à l’affût de futures actions de soutien/solidarité.
- se rendre dans des lieux militants et assister à des événements (assemblée de lutte en extérieur, cantines populaires) pour identifier la présence de certains anarchistes en particulier, comprendre les liens entre les groupes et les individu.es d’une même ville, identifier les connexions politiques entre plusieurs villes.
- repérer certains profils et attitudes : saboteur.euses potentiel.les, personnes plus véhémentes ou charismatiques que d’autres (les flics sont à leur propre image toujours à la recherche d’un.e chef.fe !).

Ce type de situation sème le trouble et ne peut pas être passé sous silence. La manipulation des flics n’a aucune limite, et l’utilisation d’indics a toujours fait partie de leurs méthodes pour cartographier les réseaux subversifs et anarchistes et tenter de glaner des informations sensibles.

On ne le répétera jamais assez : inutile de se prendre pour un.e agent.e double, ça se saurait si ça portait ses fruits. Parler aux flics c’est jouer leur jeu et s’exposer à de nouvelles pressions. Leur parler c’est les renseigner, y compris de façon anodine en divulguant par exemple des détails qui ne le sont pas pour eux. Leur parler c’est mettre en danger les autres.
Leur parler c’est collaborer.
Leur parler c’est trahir ses proches et perdre le lien de confiance tout en ruinant sa vie militante.

Les yeux et les oreilles de l’Etat ne cesseront jamais de s’immiscer dans nos vies intimes et politiques, avec la technologie comme avec du renseignement humain.
Face à ça, faisons gaffe partout et tout le temps sans tomber dans la parano, en trouvant des manières de construire et d’approfondir des relations de confiance et affinitaires, tout en apprenant de façon générale à ne pas parler à la légère, y compris entre nous.

Des anarchistes de Besançon,
septembre 2021

 

[in English]

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Des mauvais moments pour les bleus (mi-juillet 2021) – MAJ https://attaque.noblogs.org/post/2021/07/14/des-mauvais-moments-pour-les-bleus-mi-juillet-2021/ Wed, 14 Jul 2021 19:04:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43972 Continuer la lecture ]]> 14 juillet, faire la fête aux poulets

extrait du Parisien / mercredi 14 juillet 2021

Comme chaque année, la nuit du 13 au 14 juillet a été émaillée par une série d’incidents. Le bilan est toutefois plus mesuré que l’an dernier : au total, 294 voitures ont été brûlées sur l’ensemble du territoire, contre 397 l’an dernier, soit une baisse de 35 %, a indiqué au Parisien une source policière. Dans le détail, 78 véhicules sont partis en fumée à Paris et sa petite couronne, soit une baisse de 39 % par rapport à 2020 [il faut dire qu’il pleuvait… NdAtt.].


Par ailleurs, 249 personnes ont été interpellées en France, dont 201 ont été placées en garde à vue la nuit dernière indique de son côté Franceinfo, qui précise que deux policiers ont été blessés. Enfin, plus de 170 interpellations ont été menées à Paris, nous confirme une source policière.

Comme d’habitude, le ministère de l’Intérieur ne communique plus les bilans chiffrés des violences urbaines durant les célébrations du 14 juillet […].

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Evreux : Le SuperU en feu

La Dépêche d’Evreux / mercredi 14 juillet 2021

[…] Vers 23 h, alors que le traditionnel feu d’artifice résonnait dans le stade municipal d’Évreux, des petits groupes de jeunes ont commencé à se rassembler autour de la place Kennedy. Vêtus de noir, cagoulés et armés de mortiers de feux d’artifice, ils ont commencé par tirer quelques fusées au-dessus des immeubles.

Mêlés à de très jeunes enfants et aux nombreux curieux qui sillonnaient le quartier, ils n’ont pas tardé à allumer des feux au milieu de la chaussée pour tenter de barrer l’accès au secteur de la place Kennedy.

Plusieurs feux de poubelles brûlaient quand les policiers, épaulés par les CRS, les ont dispersés une première fois en tirant quelques grenades lacrymogènes. Le scénario s’est répété jusqu’à ce que, vers 3 h du matin, le quartier redevienne calme.

Vers 2 h, après plusieurs interpellations, un camion nacelle stationné rue de Rugby avait toutefois été incendié par les derniers groupes encore présents dans les rues. Un incendie rapidement maîtrisé par les sapeurs pompiers d’Évreux, intervenus sous la protection de la Police Nationale.

Un peu plus tôt, vers 0 h 45, des jeunes qui circulaient en centre-ville ont mis le feu au local qui abrite les Caddies du Super U, situé boulevard Pasteur. Seize pompiers se sont rendus sur place pour éteindre l’incendie avant qu’il ne se propage à l’ensemble du supermarché. Mercredi matin, après une nuit maîtrisée par les forces de l’ordre, la grande surface a pu ouvrir ses portes, seul sa façade ayant été endommagée.

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Territoire de Belfort et Pays de Montbéliard : Viser les flics, cramer leurs caméras

France Bleu / mercredi 14 juillet 2021

Il y a eu de nouvelles violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi dans le Pays de Montbéliard et dans le Territoire de Belfort. Ces violences se sont produites de 22H40 à 3 heures du matin sur les communes de Grand-Charmont, Valentigney, Montbéliard et Belfort avec des feux de poubelles et des pétards.

Sur Grand-Charmont et Belfort, les gendarmes et les policiers ont même essuyé des tirs de mortier à chaque intervention, mais sans blessés, ni dégâts. Les policiers belfortains ont du intervenir en nombre dans le quartier des Glacis car des individus menaçaient de mettre le feu à la vidéo-surveillance. 

Dans le Territoire de Belfort et en Haute-Saône, les pompiers sont également intervenus une trentaine de fois pour des feux de poubelles, à Delle, Belfort et Héricourt.

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Yvelines : Des voitures en feu pour attirer les bleus

78actu / mercredi 14 juillet 2021

Plus de 25 véhicules détruits et trois blessés. C’est le triste bilan de la nuit dans les Yvelines.

C’est à Mantes-la-Jolie que les heurts ont été les plus nombreux. Tout à commencé peu après minuit. L’incendie de deux véhicules ont déclenché l’intervention des forces de l’ordre, lesquels ont été pris au milieu d’un groupe hostile d’une cinquantaine de personnes. Les forces de l’ordre ont dû faire usage de leur armement pour disperser les fauteurs de trouble.
Les affrontements se sont ensuite déroulés tout au long de a nuit, jusqu’à 4 heures du matin entre la rue Lavoisier, le boulevard Clemenceau et la rue Pierre de Ronsard, en plein cœur du Val Fourré. A chaque fois, forces de l’ordre et pompiers intervenaient pour des véhicules incendiés.
Des quartiers de Trappes et Sartrouville n’ont pas non plus été épargnés par cette nuit de violences urbaines, malheureusement habituelles lors des festivités de la fête nationale.

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Métropole de Lyon : Des nombreux feux de voitures

Lyon Mag / mercredi 14 juillet 2021

De nombreux feux volontaires ont nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers à Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Meyzieu, Saint-Priest ou encore à Rillieux-la-Pape.

C’est sur cette dernière commune que les incendies volontaires semblent avoir été les plus nombreux. Selon nos informations, ce sont au moins une dizaine de voitures qui ont été réduites en cendres. Comme ailleurs dans l’agglomération lyonnaise, des poubelles ont également été mises à feu.
Des jets de mortiers ont aussi été constatés, notamment du côté de Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, où des lignes TCL ont été déviées dans la soirée pour éviter tout incident.

De quoi laisser craindre une nouvelle flambée de violence dans la nuit de mercredi à jeudi, en marge des festivités de la Fête Nationale. Pour tenter d’empêcher des agissements similaires, la préfecture du Rhône avait annoncé des renforts pour mardi et mercredi, avec au total 450 policiers déployés sur le territoire de la Métropole de Lyon, avec l’appui de 200 sapeurs-pompiers le premier jour et 250 le second.

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Essonne : Une nuit relativement calme

Le Parisien / mercredi 14 juillet 2021

Des voitures et des poubelles incendiées mais aussi des tirs de mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre. En Essonne, quelques débordements ont rythmé la nuit du 13 au 14 juillet, principalement à Montgeron, Les Ulis et Sainte-Geneviève-des-Bois et Juvisy-sur-Orge.

À Montgeron, deux personnes ont été interpellées après des tirs de mortiers d’artifice sur les policiers, des feux de poubelles et l’incendie d’une voiture dans le quartier La Forêt. « Des projectiles ont été jetés sur les collègues qui intervenaient, note un policier. Mais il n’y a eu aucun blessé. » Contactée, la maire LR Sylvie Carillon confirme les faits. « La police a patrouillé toute la nuit, explique-t-elle. En prévision, nous avions demandé aux bailleurs et aux habitants de rentrer leurs poubelles et leurs encombrants. Tout est rentré dans l’ordre, les services de la mairie ont tout nettoyé au plus vite. »

Aux Ulis, plusieurs tirs de mortiers ont réveillé les habitants. Trois personnes ont d’ailleurs été interpellées. « Il n’y a ni blessés, ni dégâts matériels, rassure le maire Clovis Cassan (PS). Ces tirs ont eu lieu en centre-ville. Malgré tout, c’est l’un des 14 juillet les plus calmes qu’on ait connus. »

« La nuit a été relativement calme, abonde Christian Toussaint du Wast, du syndicat Alliance Police Nationale. Il y a eu quelques tirs de mortier dans le quartier de La Croix-Blanche à Vigneux-sur-Seine et aux Pyramides à Évry-Courcouronnes. Une voiture a également été brûlée à la Grande Borne à Grigny. Nous souhaitons surtout un prompt rétablissement à l’un de nos collègues qui a été blessé à Brunoy. »

À Juvisy-sur-Orge, des tirs de mortiers et trois voitures incendiées ont été enregistrés. Enfin, à Sainte-Geneviève-des-Bois, les policiers nationaux et municipaux ont été pris à partie par une trentaine de personnes armées de barres de fer et de mortiers. Un policier municipal a été légèrement blessé dans les affrontements. « Concernant les violences urbaines, nous traversons une période plus calme depuis le début de l’été, analyse Guillaume Roux du syndicat Unité-SGP 91. Mais ces récents événements montrent que tout cela reste encore très sensible. »

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Valence : Le feu d’artifice ? Oui, mais sur les keufs

Le Dauphiné / mercredi 14 juillet 2021

Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 juillet, le quartier Fontbarlettes à Valence, a été le théâtre de violences urbaines. Intervenant pour un feu de poubelle et des feux d’artifice sauvages peu après minuit, les policiers valentinois ont été visés par des tirs de mortiers et par différents projectiles. Ces incidents n’ont pas fait de blessé. []

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Les deux premières semaines du mois

Les Sables-d’Olonne (Vendée) : Les flics hors de la plage !

France Bleu / lundi 5 juillet 2021

L’été s’annonce décidément compliqué aux Sables d’Olonne : comme le week-end précédent, de nouveaux affrontements entre bandes de jeunes et policiers se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche. Les renforts de CRS arrivés le vendredi n’y ont rien changé, et pour cause : leur vacation s’arrête à minuit.

Les heurts ont commencé vers 2 heures du matin. 150 jeunes, armés de canettes, pavés ou cailloux, ont décidé de s’en prendre à des policiers en patrouille, en leur jetant divers projectiles. Huit fonctionnaires de police, aidés par des policiers municipaux, ont eu toutes les peines du monde à maîtriser la situation. Ils ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes. Un policier a été légèrement blessé au visage, une voiture de police a été dégradée, ainsi qu’un vitrine. 

C’est seulement vers 5h du matin que le calme est revenu. Deux personnes ont été arrêtées. L’une d’elles n’avait rien à voir avec les faits, mais l’autre, un jeune Nazairien, a été placé en garde à vue. Il a été jugé ce lundi en comparution immédiate et condamné à six mois de prison ferme, avant d’être incarcéré à Fontenay-le-Comte.

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La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique) : Fêter la fin du lycée, caillasser du flic… vive la jeunesse !

France Bleu / samedi 10 juillet 2021

Depuis les résultats du baccalauréat, des jeunes se réunissent sur la plage de La Baule en nombre. Ils forment des petits groupes pouvant atteindre un total de plusieurs centaines de personnes. Dans la nuit de vendredi à samedi, ils étaient près de 300 au total selon les forces de l’ordre. La soirée se passait tranquillement jusqu’à ce qu’un groupe d’une vingtaine d’individus essaient de se réfugier sur la terrasse du Punch In Baule, un bar situé près de la plage.

Le gérant refuse alors de les laisser passer. Ce dernier était inquiet de voir un un tel groupe essayer de venir sur sa terrasse. Il fait alors appel à la police pour vérifier que son mobilier ne soit pas endommagé. Vers 3h20, les forces de l’ordre tentent alors de calmer le jeu, ces derniers reçoivent en échange des projectiles et des tirs de feux d’artifices. Dix agents des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) prévus en renfort viennent alors aider des effectifs locaux.

Les fonctionnaires font alors usage de grenades lacrymogène, d’une grenade de désencerclement et d’un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Les 300 jeunes ne se dispersent que peu. L’un d’entre eux est touché par le tir de LBD alors qu’il tirait un feu d’artifice selon les forces de l’ordre. Le projectile rate sa cible et atterrit sur un véhicule quelques mètres derrière les forces de l’ordre, sans causer de dégâts.

Le jeune prend alors la fuite, quelques policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) se lancent à sa poursuite. En pleine fuite, il tombe dans des marches et il est interpellé. Du haut de ses 16 ans, le jeune est sous le coup d’une mesure d’éloignement du territoire. Il a été placé en garde à vue et doit être auditionné dans la journée. Le reste des fêtards est totalement dispersé aux alentours de 4h du matin.

Il s’agit de la seconde nuit de violences à La Baule. Déjà ce jeudi soir, deux groupes de jeunes voulaient en venir aux mains avant l’intervention de quelques CRS. Ces derniers se sont retrouvés comme cible principale des deux groupes. Un des fonctionnaires a été frappé à la tête par un coup de selle de vélo. Il a eu plusieurs points de suture. []

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Aix-les-Bains (Savoie) : Un dent contre les divertissements des riches (et ceux qui les défendent)

L’Essor Savoyard / lundi 12 juillet 2021

Les faits se sont déroulés tôt dans la nuit du samedi 10 juillet. Vers 2 heures du matin, un homme s’en prend à une porte du Casino Grand Cercle à Aix-les-Bains. La police est appelée pour intervenir.
Lorsqu’elles arrivent sur place, les forces de l’ordre interpellent le suspect. Visiblement non-content de la tournure des événements, celui-ci brise à coup de tête la vitre d’un des véhicules de police. L’individu a été arrêté et est poursuivi pour dégradations volontaires.

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Angers : La prison pour personne !

Ouest-France / jeudi 8 juillet 2021 

Il y a eu quelques échauffourées, mercredi soir 7 juillet vers 23 heures, aux environs du palais de justice d’Angers, à l’énoncé du délibéré sur l’affaire du « point de deal » de la rue Abel-Chantreau, dans la Doutre à Angers.

Six jeunes, âgés de 18 à 23 ans étaient poursuivis pour avoir monté, entre janvier et juin 2021, une sorte de drive où il était possible d’acheter de la drogue sans même quitter sa voiture.
Au prononcé des peines, mercredi soir 7 juillet à 22h45, entre 3 ans de prison dont 6 avec sursis probatoire et 18 mois dont 10 avec sursis, il y a eu de vives protestations dans la salle, majoritairement acquise à la cause des prévenus.
L’ambiance s’est dégradée à l’extérieur du palais de justice, près du sas où sortaient les escortes qui ramenaient les intéressés vers la maison d’arrêt.
Un groupe d’une trentaine de personnes est soudain devenu plus menaçant à l’endroit des forces de l’ordre qui ont dû user de gaz lacrymogène. Les policiers annoncent deux blessés légers dans leurs rangs. Le calme est rapidement revenu ensuite.

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Arras : Des tags contre les flics

La Voix du Nord / samedi 10 juillet 2021

Une vingtaine de tags incitant à la haine et à la violence contre les forces de l’ordre sont apparus dans plusieurs lieux d’Arras dans la nuit de vendredi à samedi, notamment aux abords du stade Degouve. [article payant ; NdAtt.]

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Contre les yeux de la police et ceux qui les installent

Creil (Oise) : Retour de flamme pour ceux qui installent des caméras de vidéosurveillance

ActuOise / vendredi 9 juillet 2021

Entre le 7 et le 8 juillet, un incendie a obligé les sapeurs-pompiers à intervenir toute la nuit à Creil (Oise). C’est dans le bâtiment de Suez, la Lyonnaise des eaux, que le feu s’est déclaré. Selon Jean-Claude Villemain, maire de la commune, ce feu pourrait être d’origine criminelle.

En effet, des caméras venaient d’être installées dans ce secteur touché par le trafic de stupéfiants. Pour l’édile, si elle est avérée, cette action viserait à ralentir le déploiement de la vidéosurveillance dans la commune. « La ville de Creil ne reculera pas et le programme prévu sera maintenu », a-t-il assuré.

Des tirs de mortiers d’artifices avaient déjà été signalés dans la journée du mercredi 7 juillet. Pour éviter une résurgence des scènes de violence, Jean-Claude Villemain a demandé le soutien des services de l’Etat.

D’une part en accélérant l’arrivée des renforts de police prévus. D’autre part en mobilisant une compagnie de CRS sur le territoire.

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Belfort : La troisième fois sera la bonne !

L’Est Républicain / samedi 10 juillet 2021 

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 juillet, pompiers et policiers sont intervenus rue de Moscou dans le quartier des Résidences à Belfort.
Pour le deuxième soir de suite, des individus ont tenté d’incendier une caméra de vidéosurveillance. Le début d’incendie a été rapidement maîtrisé.
Plus tard dans la nuit, ce sont des pneus qui ont été brûlés au milieu de la chaussée. Sans danger, ce deuxième feu n’a entraîné aucune intervention.
Une enquête a été ouverte par la police pour retrouver les auteurs de ces dégradations.

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Mise à jour du 15 juillet

Le bilan de la deuxième nuits est meilleur

Europe 1 / jeudi 15 juillet 2021

D’après les informations d’Europe 1, il y a eu 363 interpellations dans la nuit du 14 au 15 juillet – en augmentation de 15 % par rapport à l’an dernier – et on dénombre 13 blessés parmi les policiers et les gendarmes. Le bilan cumulé des deux nuits dernières compte 658 interpellations – en baisse de 4% par rapport à l’an dernier – et 16 blessés parmi les forces de l’ordre.

Des incidents ont émaillé tout le territoire. À Paris notamment, il y a eu des jets de mortiers visant les forces de l’ordre dans les 18e et le 20e arrondissements. À Pontault-Combault (77), c’est le commissariat qui a été la cible de jets de projectiles. Toujours en Seine-et-Marne, à Combs-la-Ville, deux policiers ont été pris dans un guet-à-pent ont été blessés par des jets de projectiles.

Des poubelles et des voitures ont été brulées à Besançon, Lyon, Martigues. À Saint-Nazaire, c’est le minibus de la ville qui a été brûlé. À Dreux un policier a été blessé au visage par un jet de pierre, deux gendarmes ont également été blessés au visage à Vire, dans le Calvados, et à Autun, en Saône-et-Loire. Selon les informations d’Europe 1, 673 voitures ont brulées sur les deux nuits cumulées soit 28,5% de moins que l’an dernier, 942 véhicules avaient été incendiés en 2020. Cette année, 294 véhicules ont été incendiés la nuit du 13 au 14 juillet et 379 dans la nuit du 14 au 15 juillet.

20 Minutes / jeudi 15 juillet 2021

Jets de projectiles sur les forces de l’ordre, tirs de mortier… Plusieurs phénomènes de violences urbaines ont été observés, dans la nuit du 14 au 15 juillet, un peu partout sur le territoire. Selon un bilan établi par le ministère de l’Intérieur, porté à la connaissance de 20 Minutes, 658 personnes ont été interpellées la nuit derrière, et 568 ont été placées en garde à vue. Environ 500 tirs de mortiers ont été recensés par les autorités.

Par ailleurs, 16 policiers et gendarmes ont été blessés. « C’est principalement Paris et sa région qui a été touchée », confie une source policière. Sur la zone d’action de la préfecture de police, 469 personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre, contre 13 en zone gendarmerie et 176 en zone police.

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Nice : Aller chercher les pandores chez eux

Nice-Presse / jeudi 15 juillet 2021

Les policiers niçois pris pour cible cette nuit. C’est le Premier adjoint au maire Anthony Borré qui l’annonce lui-même ce jeudi 15 juillet, le commissariat de l’Ariane (Nice Est) a été la cible d’une attaque aux tirs de mortier il y a quelques heures.
Normalement manipulés par les professionnels des feux d’artifice, ces engins pyrotechniques sont régulièrement détournés de leur usage pour servir d’armes contre les agents. Le préfet des Alpes-Maritimes avait interdit leur circulation pour la Fête nationale.

L’adjoint à la Sécurité «dénonce» cette action, promettant aux délinquants une réponse rapide. «Nous disposons d’images (de vidéoprotection, ndlr) que nous mettrons à la disposition des enquêteurs pour que la lumière soit faite sur cette affaire.»
Ni l’élu ni les syndicats n’ont rapporté de cas de policiers blessés.

Le 31 décembre dernier, des patrouilles des forces de l’ordre avaient été prises pour cible dans ce quartier de sécurité prioritaire, alors que notre ville était victime d’importantes violences urbaines.
[…] Cinq individus ont été interpellés. […]

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Hauts-de-Seine : Les bleus pris pour cible

Le Parisien / jeudi 15 juillet 2021

Si les incidents en marge de la Fête nationale sont devenus une tradition presqu’aussi ancrée que les feux d’artifice, ce sont principalement Nanterre, Issy-les-Moulineaux et Gennevilliers qui en ont pâti.

En ce 13 juillet humide, le mercure a commencé à grimper dans la ville préfecture. Il n’est que 18h30 passé de quelques minutes quand des policiers sont pris pour cible, à Nanterre, rue Anatole-France, non loin de l’université. Un petit groupe leur jette sept bouteilles et s’évanouit dans le quartier aussi. Six projectiles explosent au sol sans toucher personnes ni occasionner de dégâts. Le drame est évité de peu : les bouteilles renfermaient un mélange potentiellement explosif. La septième n’éclate pas mais vu le risque qu’elle représente un périmètre de sécurité est mis en place le temps que les spécialistes du laboratoire central de la préfecture de police la neutralise. Personnes n’a pu être interpellé. Le commissariat de Nanterre a été saisi.

Trois heures et demie plus tard, ce sont des policiers d’Issy-les-Moulineaux qui sont devenus gibier. Il est 22h10, quand dix silhouettes, le visage dissimulé par des cagoules, mettent le feu à des poubelles, rue de l’Égalité, dans la cité des Épinettes. Ces poubelles forment une barricade de feu sur laquelle se heurtent policiers et pompiers appelés à la rescousse. Ils essuient alors un caillassage en règle et sont visés par des tirs tendus de mortiers. Il faudra l’usage de grenades lacrymogènes pour se sortir de ce guêpier. Cette fois les assaillants n’ont pas tous été assez rapides. Sept d’entre eux ont été interpellés dans les environs et placés en garde à vue. Quelques minutes plus tard, alors que des forces de l’ordre se déploient pour sécuriser le quartier, des policiers mettent la main sur des sacs contenant des mortiers non utilisés. Là encore, aucun blessé n’est à déplorer.
Après quelques heures en garde à vue, tous ont été remis en liberté et le dossier classé faute de suffisamment d’éléments probants. « La situation n’est pas particulièrement tendue aux Epinettes et la ville y est très présente en matière d’animation et de réhabilitation, assure Thierry Lefèvre, premier maire adjoint. On avait aussi passé la consigne aux entreprises et aux chantiers afin d’éviter de laisser des projectiles à portée de main… »

Enfin, le dernier fait notable s’est déroulé à Gennevilliers, peu après la fin du feu d’artifice tiré depuis la mairie. Six personnes ont été arrêtées dans le quartier du Fossé de l’Aumône après avoir jeté des projectiles divers et tiré des feux d’artifice sur des pompiers et des membres de la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI 92). Trois mineurs ont été présentés à un juge des enfants pour attroupement armés, deux autres remis en liberté et leurs cas classés et un majeur sera convoqué devant le délégué du procureur pour un rappel à la loi.

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Brest : Comité d’accueil pour les pompiers

Le Télégramme / mercredi 14 juillet 2021

[…] Selon nos informations, non confirmées par les autorités qui restent très discrètes sur le sujet, douze véhicules ont brûlé, dans les quartiers de Bellevue et de Kerangoff, dont sept par propagation.

Par ailleurs, les pompiers, intervenus à Kerangoff, auraient été visés par des tirs de mortier d’artifice et ont dû quitter les lieux, constatant que le feu ne présentait plus de risque. Les policiers ont également été visés de la même façon, et quelques-uns auraient même été légèrement blessés. Ils sont restés pour ramener le calme.
Une cinquantaine de personnes, selon nos sources, se trouvaient sur place dans ce qui pourrait s’apparenter à un guet-apens. Ce genre de fait semble de plus en plus courant à Brest. Début juin, après un épisode à Keredern, une personne avait été interpellée. En mai, c’est à Pontanézen que de tels faits avaient eu lieu. L’enquête devra déterminer plus précisément les circonstances de ces faits.

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Bron : Le bus en feu

ActuLyon / jeudi 15 juillet 2021

[…] Dans la soirée de mercredi 14 juillet 2021, un bus des TCL a été incendié à Bron près de Lyon. Une information confirmée cette nuit par la Préfecture à Actu Lyon.
En dépit de la violence de l’incendie, aucun blessé n’est à déplorer. Il a fallu l’intervention de deux véhicules de sapeurs pompiers pour parvenir à circonscrire le sinistre.

Plusieurs autres incidents sont à déplorer au cours de cette nuit du 14 juillet avec de nombreux incendies de voitures. C’est notamment le cas à Vaulx-en-Velin. D’autres incidents ont été signalés à Vénissieux et dans le quartier de La Duchère à Lyon avec des incendies de voitures et de poubelles ainsi que des tirs de mortiers d’artifice. […]

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Nancy/Besançon : Quelques infos sur la situation de Boris https://attaque.noblogs.org/post/2021/07/07/nancy-besancon-quelques-infos-sur-la-situation-de-boris/ Wed, 07 Jul 2021 08:47:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43883 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 7 juillet 2021

Le 10 avril 2020 pendant le premier confinement, le compagnon anarchiste Boris a incendié dans le Jura deux antennes de téléphonie mobile des quatre opérateurs télécoms, hébergeant aussi les communications de la police et de la gendarmerie.

Comme il l’a lui-même expliqué depuis la prison où il est maintenant incarcéré depuis dix mois : « L’heure est à l’accélération des flux et des données, à la connectivité des objets du quotidien pour contrôler, écouter, tracer, et espionner toujours plus, rendre l’être humain sans cesse plus esclave de la machine. C’est tout cela que la domination appelle « progrès », « civilisation ». En réalité, ce projet de société a tout de dystopique. Face à ce quadrillage du numérique, il n’y a pas 36000 solutions. Il me semble nécessaire de dépasser le stade de la critique et d’agir ici et maintenant, en reliant les idées aux actes (…). Je fais partie de celles et ceux qui, au premier retentissement de l’ordre étatique et sanitaire, ont refusé de s’enfermer chez elle/eux et sont sorti-e-s pour s’attaquer directement à un des piliers de la domination » (Pourquoi j’ai cramé les deux antennes du Mont Poupet, juin 2021).

Incarcéré depuis septembre 2020 à la prison de Nancy-Maxéville après des mois d’enquête et sur la base d’un ADN retrouvé sur place, Boris est passé en procès le 19 mai dernier dans cette ville. Jugé à quasi huis clos, sans son avocate qui avait demandé un report et sans les compagnons solidaires interdits de tribunal au prétexte des normes covid, les ordures en toge l’ont condamné à 4 ans de prison, dont 2 fermes, plus une centaine de milliers d’euros de dommages et intérêts. Il a immédiatement fait appel de ce jugement, dont la date vient de tomber.

Boris repassera donc en procès devant la Cour d’appel de Nancy le 20 septembre 2021 à 14h, et chacun peut d’ores et déjà continuer à lui exprimer sa solidarité, de la manière chaleureuse qu’il estimera la plus adéquate…

Par ailleurs, dès son retour en taule après cette condamnation, Boris est passé au prétoire (tribunal interne de la prison) où il s’est pris trois semaines de mitard, dont deux avec sursis, pour une altercation quatre mois plus tôt avec un autre détenu, qui avait déjà été réglée entre les intéressés sans aucun besoin de la sale médiation des autorités pénitentiaires. Malgré cette semaine de mitard et la lenteur du courrier, son moral reste bon. A ce propos, on peut aussi signaler que le courrier sortant du compagnon continue de passer par le bureau de la juge, alors que l’instruction est close depuis début avril, un tour de passe-passe bureaucratique sur lequel chacun pourra tirer ses propres conclusions.

Enfin, à Besançon même, les flics ne semblent pas lâcher l’affaire (une enquête reste ouverte pour l’incendie du local d’une antenne SFR dans cette ville à la même période), et au moins deux personnes ont ainsi été approchées par des porcs en civil ces derniers mois pour tenter de gratter des informations sur des proches de Boris*. Une mise à jour suivra sur ces faits…

La solidarité, c’est l’attaque
Liberté pour toutes et tous !

Pour obtenir son numéro d’écrou et écrire à Boris, on peut envoyer un mail à besakattak at riseup.net, tandis que du côté de ses mandats en taule, ils sont toujours assurés par Kaliméro, caisse de solidarité avec les prisonnier.e.s de la guerre sociale.

Des anarchistes complices et solidaires de Boris,
6 juillet 2021

 

 

* Note d’Attaque. On se rappellera aussi du coup de pression, de la part des gendarmes, vers une des personnes perquisitionnées le 22 septembre 2020 : une convocation pour… récupérer une balise GPS qu’ils avaient installé discrètement sous une voiture.

 

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Prison de Nancy-Maxeville : Pourquoi j’ai cramé les deux antennes du Mont Poupet https://attaque.noblogs.org/post/2021/06/16/prison-de-nancy-maxeville-pourquoi-jai-crame-les-deux-antennes-du-mont-poupet/ Wed, 16 Jun 2021 19:20:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43513 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 16 juin 2021

Salut Moi c’est Boris. Cela fait maintenant 9 mois que je suis incarcéré au centre pénitentiaire de Nancy maxéville pour l’incendie de deux antennes-relais dans le Jura en avril 2020.

Si je me décide seulement maintenant à écrire quelques mots publics autour de mon affaire, c’est notamment lié au fait que l’État vient de me juger et il me semble vital de coucher sur le papier mes impressions et mes rages contre ce techno-totalitarisme qui ne s’estompent absolument pas depuis que je suis enfermé. Bien au contraire.
Alors que les États s’acordaient pour museler la population en la sommant de rester sagement chez elle sous prétexte d’endiguer la pandémie de covid-19, des vagues de sabotages ont déferlé en France et en Europe (Pays-Bas, Angleterre, Italie,..) contre les infrastructures de la domination technologique (antennes-relais, réseaux souterrains de fibre optique, centrales électriques…) D’Est en Ouest, du Sud au Nord de l’hexagone, des pylônes ont été abattus, leurs câbles sectionnés et pour la plupart carbonisés par dizaines, interrompant les télécommunications, la géolocalisation des téléphones portables et l’espionnage de celles et ceux dans le viseur des organes de la répression.

Au moment de rédiger ces quelques lignes, ces sabotages contre les réseaux télécom continuent de plus belle, même si la domination a tout intérêt à les dissimuler ou les minimiser. Parfois, l’ampleur des destructions est telle qu’il leur est impossible de les mettre en sourdine comme l’incendie d’un relais TDF dans les Bouches-du-Rhône début décembre 2020 ou encore le sabotage incendiaire revendiqué à coté de Limoges pour commencer l’année 2021 avec de bonnes résolutions.
La toile technologique, qui couvre l’ensemble des territoires, se répand à toute vitesse et perfectionne son fonctionnement avec le nouveau réseau 5G, permet de faire accepter tout un tas de nouvelles normes sociales imposées par l’État, sous les recommandations et la bénédiction de médecins et de scientifiques. Au même titre que tout un tas de produits et de drogues qui maintiennent la population sage et docile, les écrans jouent un rôle de premier plan pour faire accepter le confinement au plus grand nombre : télétravail, télé-apéro, télé-école, télé-… Comment la domination aurait-elle pu faire « respecter » cette assignation à résidence à grande échelle sans toute cette techno-structure ?
L’heure est à l’accelération des flux et des données, à la connectivité des objets du quotidien pour contrôler, écouter, tracer, et espionner toujours plus, rendre l’être humain sans cesse plus esclave de la machine. C’est tout cela que la domination appelle « progrès », «civilisation ». En réalité, ce projet de société a tout de dystopique.
Face à ce quadrillage du numérique, il n’y a pas 36000 solutions. Il me semble nécessaire de dépasser le stade de la critique et d’agir ici et maintenant, en reliant les idées aux actes, en prenant les précautions nécessaires pour éviter de tomber dans les mailles de la répression. Et malheureusement je sais de quoi je parle.
Toute l’affaire part d’un bouchon bleu d’apparence neuf et recouvert d’une substance huileuse en plastique au pied d’un des deux relais du mont poupet, sur lequel est prélevé mon adn. Etant fiché, je me retrouve dans le viseur des juges et des flics qui mettront de gros moyens humains et financiers pour épier mon quotidien (mes habitudes, mes fréquentations) durant l’été 2020 ( imsi catcher,cameras devant les domiciles, gps sous les voitures de mes proches, écoutes et géolocalisation, civils du GIGN (de versailles) en filature et en planque…)

Pour ce qui concerne la GAV, je dois bien dire que j’ai « merdé » en parlant ( même si ce n’était qu’à mon sujet). J’ai beau avoir fait de nombreuses gav auparavant sans avoir jamais rien dit, ce jour-là j’ai fait cette erreur si fatale, qui, une fois faite, est impossible à réparer, à effacer. Il reste le risque de s’enfoncer encore plus, de s’embourber dans des explications qui ne peuvent qu’être préjudiciables à l’accusé.
Je m’en suis voulu et je m’en veux encore aujourd’hui, d’avoir donné des billes à la répression répondant à l’interrogatoire de ces inquisiteurs du pouvoir, véritables pervers qui savent parfaitement s’engouffrer dans les failles psychologiques de l’individu, et faire craquer. Ça ne se reproduira plus jamais.

Le 22 septembre à Besançon, les gendarmes de la section régionale de Besançon (et d’autres de la cellule Oracle), accompagnés de la police judiciaire de Dijon, ont déboulé aux alentours de 6h30 chez moi ainsi que dans deux autres domiciles. Sur commission rogatoire de la juge d’instruction Lydia pflug (à la tête de la JIRS de Nancy) pour destruction par incendie d’antennes-relais en bande organisée,participation à une association de malfaiteurs et destruction par incendie en bande organisée, à Besançon dans la période du 9 janvier au 9 avril 2020.
Si les deux autres perquisitionnés sont sortis en fin de journée, j’ai été déféré à l’issue de mes 48 heures de garde à vue dans le bureau de la juge, inculpé de l’incendie de 2 antennes relais sur le Mont Poupet le 10 avril 2020 dans le Jura et placé sous le statut de témoin assisté pour un autre incendie, celui d’un local technique SFR du relais TDF du Mont de bregille, sur les hauteurs de Besançon. Ce qui vaut la qualification de tentative.
À l’issue de l’enquête en mars 2021 le parquet requiert le non-lieu pour l’association de malfaiteurs et la tentative d’incendie de fin mars. Mais réitère le renvoi en correctionnelle pour l’incendie du 10 avril 2020.

Lors de ce feu nocturne sous confinement, les télécommunication de l’ensemble des opérateurs télécoms (Bouygues SFR Orange et Free) ainsi que des organes répressifs de l’État (police et gendarmerie) et de la société d’électricité Enedis se sont retrouvés momentanément hors service. Ils estiment les dégâts entre 750000 et un million d’euros. C’est donc précisément pour ces faits que j’ai comparu le 19 mai au tribunal de Nancy. Malgré la demande de report de mon avocate, qui ne pouvait pas être présente, le tribunal, après plus d’une heure d’attente, a statué pour la tenue de l’audience.
La mascarade pouvait alors continuer, sans public mais avec un journaleux de la presse locale, prêt à dégainer sa verve de laquais du pouvoir pour assoir un peu plus la domination, à aider l’état à faire passer sa vengeance lâche et froide, à l’abris des regards et des oreilles venus en soutien.

La présidente, qui dès le début se plaignait du manque de considération de la part de son ministre vis-à-vis du corps des magistrats* ( la grogne des flics donnerait-elle des idées à la magistrature ?), en vient à aborder le refrain du pauvre citoyen malade qui ne peux plus appeler l’hôpital, du fin fond de sa campagne, pour se faire soigner.

aJe rétorque simplement qu’il est temps d’apprendre à vivre les uns avec les autres, ce que la société nous a retiré en nous isolant derrière des machines, avec des écrans nous rendant aveugle, des oeillères nous rendant sourds face à l’atrocité de ce monde, qui exploite, empoisonne et tue les êtres vivants, humains comme non-humains. Je donne alors un exemple personnel, sur le fait que moi même j’ai grandi sans portable et qu’il existait certainement plus d’entraide et de soutien entre les gens, une époque où l’on avait pas besoin d’application pour se parler, se rencontrer, s’embrasser ou baiser…
Je passe directement au verdict énoncé par la présidente, que j’ai à peine entendu. 4 ans de taule dont 2 de sursis probatoire plus plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende ( je ne me souviens plus la somme exacte)
En sortant du tribunal, j’ai eu le plaisir de voir un bon groupe de potes et compas en soutien qui ont semé un moment les CRS pour me saluer au cris de « liberté ! Liberté ! ». Ca m’a envoyé pas mal de chaleur et de la force.
Mes yeux étaient à la fois remplis de tristesse, de joie et beaucoup de rage.
Quelques minutes après l’énoncé du jugement, je savais déjà que je ferais appel, ce que j’ai fait trois jours plus tard alors que je me trouvais au mitard ;
J’aimerais éclaircir quelques points sur ce qui est sorti dans la presse. Ce n’est pas uniquement contre la technologie 5G que j’ai agi. C’est l’ensemble des ondes (2g, 3g, 4g) contre lesquelles je lutte. Le techno- totalitarisme impose ses plans macabres à toute vitesse, renforçant et améliorant ses infrastructures déjà existantes. Bien sûr la 5G va nécessiter l’installation d’une multitude de mini antennes partout pour accélérer les flux de données d’informations et ainsi
permettre par exemple de connecter chaque objet du quotidien. Ôter toute autonomie aux individus, les rendre esclaves des machines tout en les espionnant à des fins commerciales ou autres (auto-isolement, exploitation à domicile avec le télétravail, abandon de contact tactile entre nous, omniprésence des écrans petits et grands dans nos vies), c’est l’avenir proche qui se dessine, la dystopie en marche.
D’ailleurs, à destination de celles et ceux qui continuent de croire aux énergies dites « vertes », à la pseudo transition énergétique qui n’est en réalité qu’une accumulation des ressources, à l’extraction de tout un tas de métaux aux quatre coins du monde dont les quantités nécessaires pour produire leur bagnoles éléctrique, leurs kilomètres de câbles (souterrains ou haut perchés) sont en constante augmentation et qui sèment cancers, dévastation et mort : le problème n’est pas uniquement l’émission de gaz à effet de serre. Ce n’en est qu’une infime partie. Le « tout électrique » est tout aussi dévastateur et mortel. L’extraction de tous ces métaux ne peut se faire qu’en utilisant des acides ultra-nocifs et polluants, qui pourrissent et empoisonnent sols et cours d’eau, causant des maladie incurables, quand ce n’est pas une mort rapide et certaine. C’est la réalité du tout numérique qu’ils cherchent à faire passer pour écologique, comme une alternative à la pollution de l’air.

Autant de raisons pour lesquelles je fais partie de celles et ceux qui, au premier retentissement de l’ordre étatique et sanitaire, ont refusé de s’enfermer chez elle/eux et sont sorti-e-s pours’attaquer directement à un des piliers de la domination.

La tête haute, le cœur ardant !
Vive l’anarchie !

Boris

 

*selon elle les détenus sont les privilégiés du ministre, car premiers pour la vaccination (avant les juges) ce qui est bien sur totalement faux.
Pour avoir son numéro d’écrou et lui écrire : besakattak at riseup.net

 

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Retour sur le procès de B. au tribunal de Nancy pour l’incendie d’antennes-relais sur le Mont Poupet (Jura) https://attaque.noblogs.org/post/2021/05/27/retour-sur-le-proces-de-b-au-tribunal-de-nancy-pour-lincendie-dantennes-relais-sur-le-mont-poupet-jura/ Thu, 27 May 2021 19:06:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43198 Continuer la lecture ]]> Manif-Est.info / mercredi 26 mai 2021

Sans avocat.e ni public, notre ami et compagnon B. écopait ce mercredi 19 mai de quatre ans de prison dont deux avec sursis pour l’incendie d’antennes-relais sur les hauteurs de Salins les Bains (Jura), en avril 2020. Quelques retours sur une nouvelle parodie de procès équitable et son traitement médiatique.

Ce mercredi 19 mai, notre ami et compagnon B. comparaissait au tribunal de Nancy pour l’incendie de deux antennes-relais sur le mont Poupet (Jura) le 10 avril 2020. Une vingtaine de personnes amies et de la famille était présente en soutien. Seuls son père et son frère furent autorisés à l’audience, le procureur prétextant la crise sanitaire, tandis qu’aux abords de la cité judiciaire une dizaine de policiers bloquait l’accès aux soutiens de B. Une audience à huis clos ce jour même où les foules affluaient pour retrouver terrasses et magasins, ce jour où Darmanin, policiers et politiciens claironnaient rapprochés dans les rues de Paris.

Le procès de B. pouvait donc se tenir dans une salle acquise aux arguments de l’accusation, où journaflics sont accueillis en VIP. C’est ainsi qu’un photographe de chats empoisonnés [1] et rédacteur pour l’Est Républicain assista à l’audience. Opposant droit à l’information au droit à l’oubli, il étale dans son article l’identité de notre compagnon et évalue de son « physique de basketteur ». Deux données assurémment primordiales à la compréhension du jugement ! Notons que sa romance, en partie reprise par l’AFP puis différents médias se passe bien de spécifier les coulisses et l’aberration d’un procès sans contradiction.

En effet deux semaines précédant le jour du procès, l’avocate de B. formula au tribunal par écrit une demande de renvoi, justifiée par son indisponibilité. Celle-ci précisant se tenir à disposition en cas de difficultés de report. Cette demande fut finalement rejetée à l’audience, B. se retrouvant contraint de faire face seul aux juges. A l’issue de cette mascarade, notre ami écope de deux ans de prison ferme et deux ans de sursis avec obligation de travail pour rembourser une amende de 91 000 euros. Une peine aux allures d’arme de dissuasion publique, surpassant les réquisitions du procureur.

Que l’avocate choisie par B. manque à l’appel ne semble donc pas une gêne pour les juges, s’assumant comédien.nes dans cette parodie de procès équitable. Étaient-illes davantage soucieux·ses de ne pas froisser les représentants des télécoms et de l’État venus pour l’occasion ? Sans présence de la défense et sans public, la machine judiciaire poursuit son œuvre punitive envers opposant·es aux autorités et à l’accélération technologique imposée. B. a d’ores et déjà fait valoir son souhait de faire appel du jugement.

La lutte et la solidarité continuent !

Des potos et potesses bisontin·es de B.

 

 

[1] https://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-agglomeration/2019/09/20/y-a-t-il-un-empoisonneur-de-chats-allee-de-la-gueule-du-loup
Entre la couverture du procès de notre ami et la paraphrase de récits préfectoraux autour d’une manif’ anti-nucléaire à Nancy, notre valeureux journaliste s’essaye au fait divers. Peut-être ferait-il mieux de se concentrer sur les trains qui loupent la gare de Marbache (17/09/2019) et sur l’attaque de chien de Chavigny (13/09/2019) ?

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Nancy : Incendie d’antennes-relais, 4 ans dont 2 fermes pour B. https://attaque.noblogs.org/post/2021/05/19/nancy-incendie-dantennes-relais-4-ans-dont-2-fermes-pour-b/ Wed, 19 May 2021 20:09:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=43054 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 19 mai 2021

Incarcéré depuis sa mise en examen le 24 septembre 2020 pour l’incendie de deux antennes relais dans le Jura durant le premier confinement, B. a été condamné aujourd’hui a 4 ans de prison dont 2 fermes.


Il a été jugé à quasi huis clos, sans avocat, avec pour seul public un journaliste et deux membres de sa famille, tandis qu’une vingtaine de personnes étaient présentes à l’extérieur du tribunal de Nancy pour montrer leur solidarité.
Une dizaine de flics sont venus spécialement pour nous empêcher d’entrer dans le tribunal, et on a eu droit à un laïus du proc sur la justice version sanitaire. Les audiences sont publiques, mais pas trop. seuls des membres de la famille peuvent parfois, « exceptionnellement » entrer. Il s’est gardé de nous dire que ça ne concerne pas les journalistes.
Le compagnon a exigé un report, désirant mieux préparer sa défense, que l’audience soit réellement publique et en présence de son avocate, qui ayant été prévenue trop tard n’a pas pu se déplacer.
Il a réaffirmé son acte et ses raisons. Nous n’avons malheureusement pour le moment pas pu avoir retransmission de ce que qu’il a dit. Le proc a demandé 3 ans et demi dont 2 fermes, les juges l’ont condamné à 4 dont 2 fermes. Pour rappel, le parquet lui avait proposé une CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Le deal : 3 ans dont la moitié ferme en échange de ses excuses, ce qu’il a refusé.
Il a 10 jours pour faire appel, des informations suivront.
Alors que le verdict venait d’être rendu, nous avons pu apercevoir B. entouré de matons qui l’ont mis fissa dans une voiture. Nous l’avons suivi sur quelques mètres en lui faisant entendre notre rage et nos cris de liberté
Nous ne nous étonnons pas que les juges aient choisi de refuser le report, de le juger sans la présence de public et d’avocat, d’aller au delà des réquisitions du procureur, et de renvoyer à la prison de Nancy-Maxeville notre compagnon pour de nombreux mois encore.
Ils voudraient nous voir courber l’échine et s’excuser, mais on a pas fini de se révolter !
Jusqu’à détruire la dernière des cages !

Des compagnon-ne-s de B.

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Besançon : Quand les gendarmes veulent récupérer leur matos (et foutre la pression au passage) https://attaque.noblogs.org/post/2021/04/18/besancon-quand-les-gendarmes-veulent-recuperer-leur-matos-et-foutre-la-pression-au-passage/ Sun, 18 Apr 2021 19:11:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42389 Continuer la lecture ]]> Radio Bip / vendredi 16 avril 2021

L’histoire peut prêter à sourire, mais l’expérience lui fut pour le moins indélicate. Fin mars dernier, un bisontin a été informé qu’un traqueur GPS avait été fixé sous son véhicule personnel. Une façon de suivre à la trace ses moindres déplacements, annoncée par… les gendarmes eux-mêmes. Six mois après avoir été mis hors de cause dans une enquête, il a ainsi été contacté par la section départementale du Doubs afin de soustraire un appareil dont il ignorait tout. Anarchiste convaincu sans antécédent judiciaire, ce témoin a le sentiment d’être « ciblé pour ses idées. »

Nous rencontrons David (Le prénom a été modifié) en soirée, un peu en marge de la vieille-ville. Éducateur de profession, le jeune homme n’a jamais caché sa sensibilité au concept de lutte des classes ou aux principes autogestionnaires. Néanmoins, il ne pensait pas qu’il ferait un jour l’objet d’autant de considération. « Son affaire » commence le 22 septembre 2020, lorsque au petit matin quatre gendarmes entament la perquisition de son domicile et le placent en garde-à-vue. Une audition sous l’égide de la JIRS de Nancy, pour « destruction d’un bien par incendie en bande organisée. »

Cette première n’ira pas plus loin, le bisontin sans histoire étant relâché et mis hors de cause. « Il m’était juste reproché mes opinions et engagements libertaires, mon apparition auprès des gilets jaunes, ainsi que mes liens présumés avec un autre interpellé » précise t-il. Alors que « tout cela est derrière lui », il est contacté le 22 mars par la gendarmerie locale. « Un militaire m’a demandé si je possédais toujours ma voiture, de marque X et de modèle Y. J’ai dis que oui, et il m’a donné rendez-vous à la caserne des Justices en indiquant que c’était pour enlever un mouchard. »

David examine son véhicule, et remarque bien une bizarrerie au niveau du bas de caisse avant-droit. Lui et sa compagne se rendent donc trois jours plus tard aux heure et lieu convenus, où un technicien procède au retrait de cette « petite boite de Pringles. » Installée là depuis mai 2020, dixit l’uniforme. Six mois après avoir été blanchi, il apprend donc être potentiellement resté sous étroite surveillance. « Les lois scélérates sont abrogées depuis trente ans, mais la chasse aux opposants perdure » conclut-il. Sollicités, ni la gendarmerie ni le Parquet n’ont pour l’instant réagit.

Les articles 230-32 à 230-44 du code de procédure pénale définissent « [le recours] à tout moyen technique destiné à la localisation en temps réel […] d’une personne, à l’insu de celle-ci, d’un véhicule ou de tout autre objet, sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, si cette opération est exigée par les nécessités […] » Un texte apparaissant aujourd’hui inaltérable mais qui jadis n’avait cessé de fluctuer, entre les arrêts de la cours de cassation et les décisions du conseil constitutionnel souvent sévères sur les limites impérieuses à ne pas franchir.

Reste que les latitudes accordées sont désormais encore très généreuses, de tels dispositifs pouvant être justifiés par le seul soupçon de n’importe quel crime ou délit et ce jusque durant deux années. Concernant les infractions jugées les plus graves, dont par exemple « l’aide à l’entrée, la circulation, ou le séjour irréguliers d’un étranger », le temps alloué est celui de l’instruction, la pose pouvant même être commandée y compris par l’intrusion dans une habitation. Et si les opérations doivent en principe être motivées, toute réclamation est impossible en la matière. […]

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Besançon : Signaux de fumée printaniers https://attaque.noblogs.org/post/2021/04/16/besancon-signaux-de-fumee-printaniers/ Fri, 16 Apr 2021 19:06:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42374 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / vendredi 16 avril 2021

Le 19 mai prochain, après une incarcération préventive de huit mois à la prison de Nancy, les larbins de l’État passeront l’anarchiste B. en procès pour l’incendie de deux antennes-relais pendant le grand confinement. Or s’il est bien connu que la solidarité c’est l’attaque, voilà en tout cas une bonne occasion de ne pas laisser ce compagnon seul face aux crapules en toge, tout en poursuivant l’œuvre de démolition urgente du vieux monde…

Salins-les-Bains (Jura), 10 avril 2020. Alors que l’auto-enfermement bat son plein un peu partout dans le monde, un anarchiste gravit les pentes du Mont Poupet. Fort de ses idées et de sa détermination, il fait partir en fumée les deux grandes antennes-relais diffusant les ondes de la police, de la gendarmerie et des opérateurs de téléphonie mobile, avant de disparaître dans la nuit comme il était venu. Ce n’est d’ailleurs pas le seul, puisqu’au moins 174 antennes ont officiellement été sabotées aux quatre coins du territoire depuis un an, dont la moitié par incendie. Et ce, bien entendu, sans compter les sabotages de fibre optique ou de centraux téléphoniques, ni ceux contre les fournisseurs de câbles et d’équipements électroniques.

Qu’un individu épris de liberté se soit promené sous les étoiles pour briser les chaînes numériques qui relient les télé-travailleurs à leurs exploiteurs ou celles qui enchaînent les cancres à l’école, mais aussi pour interrompre les flux du contrôle technologique, était déjà inacceptable en soi pour le pouvoir. Mais que cet acte s’inscrive en plus dans une lutte diffuse et protéiforme… voilà qui avait de quoi agiter les griffes de la justice et celles de la cellule dédiée du pouvoir, nommée Oracle. C’est cette dernière qui a ainsi rapidement mené les investigations, appuyée par la police judiciaire de Dijon et la section de recherche de Besançon (gendarmerie), d’autant plus qu’un incendie précédent avait déjà détruit le 27 mars le local d’une antenne SFR sur le mont Brégille dans cette dernière ville.

Ce qu’on peut au moins en dire, c’est qu’ils n’ont pas lésiné sur les moyens pendant des mois, après avoir retrouvé au pied des pylônes calcinés un ADN attribué à B., compagnon bien connu pour ses idées subversives : filatures et planques menées par des membres du GIGN venus spécialement de la capitale, caméra devant un domicile, GPS posés sous différents véhicules de ses proches, demande de poses de micros dans un appartement ou sur un muret dans un square public, valises IMSI Catcher pour écouter les conversations téléphoniques en direct tout en tentant de découvrir si il utilisait d’autres téléphones, perquisitions simultanées dans trois domiciles… et tout cela pour pas grand chose. Ils ont en effet non seulement perdu de vue à plusieurs reprises la trace du brave cycliste anarchiste au cours de leur enquête, ils ont non seulement dû prononcer à la fin un non-lieu contre lui pour l’attaque bisontine (qui reste donc probablement ouverte contre x), mais ils ont également dû se rendre à l’évidence : B. a accompli seul la destruction des deux émetteurs de Salins-les-Bains, comme il en avait d’ailleurs clairement assumé la responsabilité suite à son arrestation le 22 septembre 2020.

Après l’avoir incarcéré à la prison de Nancy-Maxéville et placé sous instruction, la juge et ses collègues ont bien entendu continué leur sale travail : refus de la demande de mise en liberté de B. sous bracelet en février, refus de tout parloir non-familial jusqu’à la clôture de l’instruction en mars, proposition du parquet d’acheter ses regrets et sa pénitence contre une pseudo-réduction de peine sous forme de CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) -que le compagnon a déclinée sans hésiter-, pour finalement annoncer en avril son renvoi en procès le 19 mai prochain.

Dans ce monde bardé de laisses électroniques où la connectivité permanente accompagne la restructuration capitaliste et étatique, le regard des ennemis de l’autorité ne peut manquer de se tourner vers des infrastructures comme les antennes-relais et les trappes de fibre optique qui pullulent un peu partout. Tout comme il peut aussi s’intéresser de près aux fournisseurs et installateurs de câbles, pylônes et réseaux, comme les différents Axione (Bouygues), Axians (Vinci), Circet, Constructel, Dorsalys (Eiffage), Nexans, SNEF, Sogetrel ou Scopelec, dont certains ont d’ailleurs reçu de chaleureuses visites ces derniers mois. Car en un temps où les ravages du système techno-industriel sur la planète et sur les esprits deviennent chaque jour plus évidents, s’y opposer sans concession est bien la moindre des choses. C’est sans doute ce que continueront à faire en toute saison celles et ceux qui ne se résignent pas au meilleur des mondes technologique… même s’il paraît que certains ciels de printemps sont parfois si clairs, qu’ils peuvent transporter les signaux de fumée jusque derrière les plus étroits des barreaux.

La solidarité, c’est l’attaque
Liberté pour toutes et tous !

Des anarchistes complices et solidaires

 

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Besançon : Communiqué suite à l’incarcération de B. https://attaque.noblogs.org/post/2020/10/05/besancon-communique-suite-a-lincarceration-de-b/ Mon, 05 Oct 2020 18:17:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=38393 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / lundi 5 octobre 2020

Le soir du mercredi 23 septembre, nous apprenions l’incarcération en détention provisoire de notre compagnon et ami B. au centre pénitentiaire de Nancy-Maxeville en Lorraine.
Après avoir été perquisitionné à son domicile tout comme son frère et un autre compagnon, B. a été conduit en garde à vue au commissariat de Besançon dans le cadre d’une enquête portant sur l’incendie de plusieurs antennes relais dans le Doubs (27 mars) et dans le Jura (10 avril).

Nous échangeons et entretenons des liens serrés avec sa famille, afin de les soutenir dans cette étape difficile qu’est l’incarcération d’un proche, mais également dans le but d’apporter un soutien des plus complets à notre ami et compagnon. Ce soutien est inconditionnel et nous approuvons les actes dont il est accusé, qui visent à détruire un monde qui nous détruit, qui visent à combattre des technologies mortifères, autant d’un point de vu sanitaire et social qu’environnemental, et qui visent également à affirmer la volonté de vivre dès maintenant et partout, en dehors de l’emprise et du contrôle de l’État et de ses allié∙es capitalistes.

Nous assemblons nos voix à la sienne, aujourd’hui muselée par l’institution carcérale, afin de dénoncer les dérives autoritaires et humiliantes qui s’imposent chaque jour davantage dans nos sociétés. Nous profitons de ce qu’il nous reste de liberté pour crier notre dégoût vis à vis de ces cachots qui enferment aujourd’hui notre compagnon et ami aux cotés de dizaines de milliers d’autres personnes détenues. Nos critiques des lieux d’enfermement ne peuvent en effet que s’amplifier quand nous connaissons les conditions d’incarcération actuelles aggravées par les mesures COVID : isolement, interdiction de parloirs, privation d’activités, visioconférences…

Pour le soutenir, vous trouverez des caisses dans plusieurs villes que nous vous communiquerons dès que possible. Une caisse est d’ores et déjà en place à la libraire l’Autodidacte, à Besançon, place Marulaz. L’argent servira aux frais de justice ainsi qu’aux frais de déplacements de sa famille entre Besançon et Nancy. Le mandat en prison ainsi que sa cantine seront pris en charge par la caisse de solidarité Kalimero. Pour l’instant nous ne disposons pas des éléments de l’enquête, mais au vu des accusations qui le concernent, B. risque plusieurs années de prison.

Notre communiqué porte aujourd’hui sur l’incarcération de notre compagnon et ami, mais nous n’oublions évidemment pas toutes les autres personnes détenues ou poursuivies dans le cadre de cette lutte acharnée contre l’implantation des nouvelles technologies de la pseudo information et de la communication, qui ne servent que l’intérêt des dominant∙e∙s. Soutien à elleux.

Mercredi 30 septembre,
Des Potos et potesses bisontin.es à B. !

 

Ce communiqué en format PDF.

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Besançon : Sur l’incarcération d’un compagnon anarchiste https://attaque.noblogs.org/post/2020/10/05/besancon-sur-lincarceration-dun-compagnon-anarchiste/ Mon, 05 Oct 2020 18:15:28 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=38364 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / lundi 5 octobre 2020

Le 27 mars 2020, une antenne-relais était incendiée au Fort de Brégille à Besançon, dans le Doubs. Le 10 avril, deux autres antennes distantes de plusieurs dizaines de mètres et implantées sur le Mont Poupet au-dessus de Salins-les-Bains, dans le Jura, partaient en fumée.

Ce ne sont pas les premières à connaître une fin chaleureuse, puisque plus d’une centaine de ces structures de la domination ont déjà été sabotées depuis deux ans, dont plus d’une vingtaine rien que pendant le confinement de printemps -soit quasi une tous les deux jours- et une soixantaine au total depuis le début de l’année. Et ce ne sont pas les dernières, puisque la lutte contre les cages technologiques continue de plus belle, sans attendre l’arrivée de la 5G pour s’en prendre aux relais de téléphonie mobile ou à la fibre optique, tant leur nuisance en terme de contrôle, de surveillance, d’aliénation, de dépossession ou de restructuration de l’économie a déjà été identifiée par beaucoup.

Mardi 22 septembre à l’aube, trois personnes ont été arrêtées et perquisitionnées à Besançon pour les attaques au Fort de Brégille et à Salins-les-Bains, par les pandores de la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de cette ville et par les flics de la Direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Dijon, agissant pour le compte d’une juge d’instruction de Nancy. Si deux d’entre elles ont été relâchées au bout de 24h après avoir donné leur ADN, la troisième personne a par contre été mise en examen pour « destruction par moyen dangereux » puis envoyée à la prison de Nancy-Maxéville.

Cette troisième personne, accusée de destructions d’antennes pendant le confinement, est un compagnon anarchiste de Besançon, B., qui a depuis longtemps l’amour de la liberté et la haine de toute autorité solidement chevillés au corps. Il est désormais incarcéré en préventive sous mandat de dépôt renouvelable de quatre premiers mois. Par ailleurs, dans le cadre de cette instruction, il est au moins certain que la flicaille cherche à faire matcher des ADN, s’intéresse à la taille d’éventuels suspects, et ne s’est pas non plus privée de lâcher plusieurs noms d’autres camarades locaux pour les soumettre aux gardés-à-vue. Elle s’est également penchée sur les cartes IGN ou sur la brochure anarchiste traduite de l’allemand, Brûler les foyers du virus technologique, rencontrées lors des perquisitions. Aux premières nouvelles, le compagnon est toujours aux arrivants de la prison de Nancy, dans le cadre de l’isolement automatique covid-19, il a reçu un premier mandat pour cantiner et garde la pêche.

Que chacun.e, de la manière qu’il estime la plus adéquate, s’oppose au terrorisme d’Etat et au totalitarisme démocratique, dont le meilleur des mondes technologique constitue assurément un des piliers. Et comme il est bien connu que la solidarité c’est l’attaque… à chacun.e son antenne !

Des anarchistes complices et solidaires
4 octobre 2020

 

[in italiano]

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Doubs/Jura : Une personne en taule pour des incendies d’antennes relais https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/24/doubs-jura-une-personne-en-taule-pour-des-incendies-dantennes-relais/ Thu, 24 Sep 2020 18:31:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=38147 Continuer la lecture ]]> France 3 / jeudi 24 septembre 2020

La JIRS, la juridiction inter-régionale spécialisée de Nancy annonce dans un communiqué ce jeudi 24 septembre, l’arrestation cette semaine de trois personnes. Elle était en charge depuis le 9 juin de l’enquête après l’ouverture d’une information judiciaire.
L’enquête s’intéressait à plusieurs incendies. Le 10 avril 2020, deux relais téléphoniques, situés sur le Mont Poupet, sur la commune de Saint-Thiebaud (39), étaient incendiés. Le sinistre avait provoqué d’importants dommages matériels et une forte perturbation pour les usagers pendant plusieurs jours. Quelques jours plus tôt, le 27 mars 2020, un relais situé sur le Fort de Bregille [à Besançon ; NdAtt.] faisait l’objet d’une tentative de destruction, selon le même mode opératoire.
Trois suspects ont été interpellés le 22 septembre. A l’issue des gardes-à-vue, une seule personne a été présentée au juge d’instruction et mise en examen.

Agé de 31 ans, le mis en examen se décrit comme anarchiste et anticapitaliste. Il reconnaît avoir participé à des rassemblements de « Black Blocs » et a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des dégradations commises lors de manifestations. A son domicile, les enquêteurs de la gendarmerie ont saisi des livrets et des tracts anarchistes incitant, en particulier, à la destruction des relais téléphoniques.
Durant sa garde-à-vue, l’homme qui se dit opposé au développement de la technologie 5G, a reconnu l’incendie des relais du Mont Poupet, se déclarant satisfait d’être parvenu à porter un coup au développement de cette nouvelle technologie.
Le trentenaire a été placé en détention provisoire.

 

selon l’Est Républicain, édition d’aujourd’hui, « Un trentenaire, originaire de Besançon, a été interpellé mardi dernier par les gendarmes. Suspecté d’être à l’origine de l’incendie de deux relais téléphoniques à Saint-Thiébaud, au Mont-Poupet, il a été incarcéré à Nancy. […] L’individu a été interpellé mardi 22 septembre par les gendarmes de la section de recherche de Besançon (SR), ainsi que deux autres suspects qui ont finalement été mis hors de cause. […] »

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Le 14 juillet, on fait la fête aux poulets ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/07/19/le-14-juillet-on-fait-la-fete-aux-poulets/ Sun, 19 Jul 2020 09:43:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=36810 Continuer la lecture ]]> Nanterre : Le bus carbonisé, le gymnase… presque !

Le Parisien / mardi 14 juillet 2020

Nuit du 13 au 14 juillet mouvementée pour les sapeurs-pompiers de Paris. A Nanterre, où plusieurs incidents ont éclaté, les soldats du feu ont notamment dû intervenir pour un bus de la RATP incendié, vers 0h30, à hauteur du 73, avenue Pablo-Picasso. Ce bus de la ligne 159 a été pris pour cible par plusieurs personnes, qui ont fait sortir le chauffeur de son véhicule avant de l’incendier. Aucun passager n’était à bord. […]

Plus tard, vers 2 heures, le gymnase Paul-Langevin a été incendié, 2, rue Morelly, à la limite de Rueil-Malmaison. Le feu aurait pris « à partir de tirs de mortiers », selon une source préfectorale. […]

« Des tirs de feux d’artifice avec des mortiers ont enflammé une bâche d’étanchéité qui avait été posée sur la toiture du gymnase Langevin », indique Patrick Jarry, le maire (DVG) de Nanterre, « selon les premiers éléments d’information communiqués et [qui] restent à confirmer ».
Si les flammes ont en grande partie dévoré cet équipement de 2 000 m2, les pompiers sont toutefois parvenus à préserver le centre de loisirs les Gavroches, situé juste à côté. Pas moins de 8 lances dont plusieurs à grande puissance et l’usage du robot extinction ont été nécessaires pour maîtriser le sinistre. […]

Les sapeurs-pompiers ont également été mobilisés pour une quinzaine de feux de voitures dans plusieurs villes des Hauts-de-Seine ainsi que dans le département voisin de Seine-Saint-Denis, notamment à Drancy et Pantin.

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Seine-Saint-Denis : Des jolis mortiers contre des bleus effarés

Le Parisien / mercredi 15 juillet 2020

[…] Les locaux de la compagnie autoroutière basée à Saint-Denis ont été la cible de jets de mortiers ainsi que le commissariat de Neuilly-sur-Marne. Le secteur le plus sensible aura été Montreuil avec trois cités arrosées par « une pluie de mortiers », selon un policier. À partir de 23 heures jusqu’à 3 heures du matin, les tirs ont fusé de toutes parts.

Trois quartiers ont connu une nuit du 13 très tendue : les cités de la Noue, Eugène-Varlin-Jean-Moulin et celle de l’Amitié. « Cela a été un jeu du chat et de la souris », commente ce policier. Mais à la différence des autres années, les mortiers employés étaient beaucoup plus redoutables. « Ils tirent à une distance de 150 m, il s’agit de mortiers qui laissent échapper sept ou huit boules de feu, alors qu’avant ça ne pétait qu’une fois », souligne-t-il. «On n’avait jamais vu ça»

Si bien que les forces de l’ordre ne peuvent plus intervenir au risque d’être atteintes par les projectiles suivants. Les dégâts sont bien plus graves qu’avec les engins pyrotechniques « traditionnels ». L’une des boules enflammées qui a atterri sur le capot d’un véhicule de patrouille a provoqué un véritable cratère de 3 à 4 cm de profondeur. « Comme si on avait lancé de toutes ses forces une boule de pétanque sur la voiture », précise le policier.

Les dommages sont surtout humains. Quatre fonctionnaires ont été sérieusement blessés. Même équipé de casque et visière pare-balles, l’un des policiers a été atteint par des éclats de mortier à l’œil. Le mortier a explosé sur son casque. Un autre touché par ces engins a été mis KO et souffrait d’une perte d’audition. Un troisième a été blessé au genou et un autre a eu le menton ouvert. […]

La nuit suivante, ordre avait été donné de faire un « usage parcimonieux de l’armement ». « Le but était d’être vus, mais pas d’interpeller. On a l’impression d’être des boîtes de conserve dans un jeu de chamboule-tout », ne décolère pas un agent. La nuit du 14 juillet a été moins mouvementée. Le bilan n’est pas encore connu.

Les tirs de mortier n’ont pas cessé pour autant. Un automobiliste a été interpellé lors d’un contrôle routier, à Saint-Denis à 22 h 20 avenue Anatole-France en possession de soixante obus de mortier dans son coffre. Il a été laissé libre et sera convoqué ultérieurement. Son matériel a bien sûr été confisqué. À Aulnay, la nuit a été plus calme avec des incendies çà et là en nombre limité. Il y a eu un jet de mortier sur la police municipale rue du 8 mai 1945 et des violences urbaines de 23 heures à minuit rue Eugène-Delacroix. Tout était redevenu calme à 1 heure du matin.

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Val-de-Marne : Le tir du mortier, sport national ? Oui, si la cible est la police nationale !

actuVal-de-Marne / mercredi 15 juillet 2020

« Un véritable sport national ». Les tirs de mortier, légion depuis de nombreux mois dans certains quartiers du Val-de-Marne, ont été particulièrement nourris ces dernières nuits, entre le 13 et le 15 juillet. C’était notamment le cas à Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine et Orly.
Le syndicat des commissaires de police, le SICP, a dénoncé ce mercredi la recrudescence des faits de violence et des attaques aux mortiers sur les policiers dans plusieurs quartiers les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet. C’était notamment le cas dans le Val-de-Marne, à Vitry-sur-Seine : « Les individus veulent clairement en découdre », déplore le syndicat, image à l’appui.
A Orly, un fourgon en patrouille de la police a également été la cible d’une attaque.
Par ailleurs, plusieurs voitures ont été incendiées au cours de ces deux nuits, à Vitry-sur-Seine mais aussi à Ivry-sur-Seine. […]

Le maire, Pierre Bell-Lloch (PCF), a précisé que « plusieurs incendies de voitures ont été déclarés ainsi que la destruction des vitres de l’école Jules Verne par des jets de pierres » à Vitry-sur-Seine.

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Yvelines : Deux nuits de fête

Info Normandie / mercredi 15 juillet 2020

Deuxième nuit consécutive de violences urbaines aux Mureaux (Yvelines). Une trentaine d’individus ont attiré, cette nuit, de mardi à mercredi, les policiers dans un guet-apens.
Peu avant 1h30, les forces de l’ordre ont été appelées à intervenir rue Louis Blériot  dans le quartier des Musiciens où un groupe de jeunes hostiles, le visage dissimulé par des capuches, ont dressé une barricade avec des poubelles sur la voie publique puis ont tiré une quinzaine de mortiers d’artifice provoquant l’incendie d’une des poubelles. […]

D’autres villes du département ont connu les mêmes scènes de violences. Vers 21 heures, à Saint-Cyr-l’Ecole, des bus auraient été la cible de tirs de mortiers, rue Robert-Desnos, par une quinzaine d’individus qui avaient pris la fuite avant l’arrivée de la police. Aucun blessé n’a été signalé.

Vers 23h30, square Louis Pergaud, à Trappes, des incendies de poubelles ont été signalés. Une quinzaine de jeunes armés de bâtons se trouvaient à proximité, lors de l’intervention des policiers qui ont essuyé des tirs de mortiers. Aucun impact ni blessé.

A la même heure, à Vernouillet, les forces de l’ordre sont intervenues  boulevard de l’Europe pour constater des feux de poubelles. Ils ont fait l’objet de plusieurs tirs de mortier, impactant un véhicule de service, sans toutefois le dégrader. Les fonctionnaires ont répliqué avec des grenades lacrymogènes et en tirant des balles de défense pour repousser le groupe hostile.

Peu avant minuit, un véhicule de la Police municipale de Versailles a été la cible jets de mortiers, par quatre individus cagoulés qui ont pris le fuite sans être inquiétés.

Enfin, à Trappes, vers minuit et demi, des véhicules des sapeurs-pompiers ont été la cible de tirs de mortiers sur les lieux d’une intervention square Stendhal où des poubelles étaient en feu. Les auteurs étaient dissimulés derrière les bâtiments d’habitation. Les policiers pris en tenaille ont fait usage de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de lanceurs de balles de défense. Quatre containers poubelle ont été détruits, aucun blessé n’a été déploré parmi les fonctionnaires.

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Lyon et sa banlieue : Nuits difficiles pour les keufs (et les mairies)

Lyonmag / mercredi 15 juillet

Ce mardi soir de fête nationale est de nouveau marquée par un regain de violences dans l’agglomération lyonnaise. Des incidents après la nuit précédente, où au moins une cinquantaine de véhicules avaient été incendiés dans la banlieue est, ainsi que du mobiliser urbain. Cette fois, les violences ont éclaté plus tôt, comme à Rillieux-la-Pape où les policiers ont été victimes de jets de pierres avant même 22h. […]

Et comme la nuit de lundi à mardi, de nombreux incendies volontaires se sont de nouveau déroulés. Déjà, vers 23h dans le quartier du Tonkin à Villeurbanne, plusieurs voitures ont été incendiées tout comme à la Duchère et Vaise dans le 9e arrondissement, ou encore à Bron. Sur cette dernière commune, des émeutiers n’ont pas hésité à caillasser et charger les policiers qui ont répondu avec du gaz lacrymogène. Des moyens de dispertion ont aussi été utilisés par les forces de l’ordre dans le quartier Gorge de Loup, notamment rue Marietton, là encore dans le 9e. Selon nos informations, le poste de la police municipale, situé sur l’artère, a été la cible de jets de projectiles, des impacts sont visibles sur les vitres. Des tensions étaient toujours en cours vers 1h30 du matin non loin, au niveau de la place Valmy.

A Décines et Rillieux-la-Pape, ce sont des feux de broussailles qui ont dû être gérés par les sapeurs-pompiers. Sur Caluire et dans le quartier Sainte-Blandine de Lyon 2e, ce sont des poubelles en feu qui ont été signalées.

Sur de nombreuses communes, des lignes de bus ont été déviées jusqu’à la fin du service alors que plusieurs véhicules TCL ont été la cible ce mardi soir de jets de projectiles, notamment à Rillieux où un bus de la ligne 33 a eu plusieurs vitres brisées.

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Evreux : Mobiles et déterminés, ils attaquent les flics et pillent un tabac

extrait de France 3 / mardi 14 juillet 2020

[…] A partir de 22h30, et jusqu’à 4 heures du matin, des groupes de jeunes « extrêmement mobiles et très déterminés » ont allumé des feux, détruit du mobilier urbain et affronté les forces de l’ordre; notamment avec des tirs de mortier et de feux d’artifice.

Si des incidents se produisent habituellement le soir du 13 juillet, ce qui s’est passé cette année est « beaucoup plus violent » a précisé Fabien Chollet, le directeur de cabinet du préfet de l’Eure, à  la rédaction de France 3 Normandie.
De nombreux incendies ont été déclenchés (une dizaine de poubelles et 5 véhicules) et des dégradations ont été commises. Un bureau de tabac a été attaqué et pillé. […]

Dans le quartier de Nétreville, une voiture a été incendiée et [malheureusement, NdAtt.] le feu s’est ensuite propagé à une maison. Les 9 occupants ont dû être évacués en pleine nuit et relogés.

Selon France 3 « Au cours de ces affrontements nocturnes, 8 gendarmes mobiles ont été blessés ainsi que plusieurs policiers ébroïciens. »

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Besançon : Et à Planoise, les abribus en miettes !

France Bleu / mercredi 15 juillet 2020

Des jeunes du quartier de Planoise et les forces de l’ordre se sont affrontés dans la nuit de mardi à mercredi, notamment dans le secteur d’Île-de-France. Vers 23h30, une première poubelle est en feu sur l’avenue de l’Île-de-France, un feu éteint par les pompiers quelques minutes plus tard. Dans la foulée, plusieurs camions de gendarmes mobiles se garent sur le parking du centre commercial, situé une dizaine de mètres plus loin.

Les tensions commencent par des insultes lancées par les jeunes du quartier qui enchaînent avec des jets de pétards sur les camions des forces de l’ordre, disposés en file indienne. Les gendarmes se déploient ensuite autour du rond-point puis lancent une première sommation. Ils lancent des LBD pour disperser la cinquantaine de personnes présente, puis se retirent.

Ils reviennent près d’une heure plus tard au même endroit et le scénario se répète : les jets de pétards d’un côté, la sommation des gendarmes mobiles ensuite. Ces derniers forment une ligne sur les voies de tram entre les arrêts Île-de-France et Collège Diderot puis se mettent à avancer vers les jeunes présents qui courent vers l’arrêt Collège Diderot.

Plusieurs abribus ont été détruits pendant la soirée. Parmi eux, ceux de l’arrêt de tram Île-de-France et du bus qui passe devant le collège Diderot. Au moins quatre poubelles ont également été incendiées dans le secteur d’Île-de-France.

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Montbéliard (Doubs) : Série de nuits incendiaires

L’Est Républicain / mardi 14 juillet 2020

[…] Sept voitures ont été incendiées, sans compter les poubelles et les nombreux détritus qui jonchent le sol.
Les cartouches de flash ball au sol démontrent que des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre qui, en prévision d’une nuit qui s’annonçait chaude, avaient déployé un escadron de gendarmes mobiles. Les habitants, exaspérés par les rodéos et autres courses de voitures qui ont lieu toutes les nuits, évoquent la présence d’une cinquantaine d’individus encagoulés. […]

L’Est Républicain / mercredi 15  juillet 2020

De nombreux véhicules ont une nouvelle fois été incendiés dans le pays de Montbéliard, dans la nuit du 14 au 15 juillet. Précisément 13 selon nos informations. Dont 7 dans le quartier Champvallon à Bethoncourt, où pompiers et gendarmes, comme la nuit précédente, ont été caillassés.

Et le maire instaure le couvre-feu pour les mineurs

extrait du Parisien / mercredi 15 juillet

Dans le quartier sensible de la Petite-Hollande, à Montbéliard (Doubs), les mineurs de moins de 16 ans ne peuvent désormais plus sortir de chez eux entre 22 heures et 7 heures. Seule dérogation possible : qu’ils soient accompagnés d’un « adulte ayant autorité parentale ». […]

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Pantin et Bobigny : Les bagnoles incendiées directement au garage

extrait du Parisien / mardi 14 juillet 2020

Les incendies pendant la nuit de la fête nationale se sont comptés par dizaines en Seine-Saint-Denis. Les deux foyers les plus importants ont été signalés à Pantin et à Bobigny. À Pantin, avenue Jean-Lolive, l’une des principales artères de la ville, une quinzaine de véhicules ont brûlé vers 22h15 dans le garage RN3 Automobiles. Les dégâts sont conséquents car les flammes sont venues lécher la façade d’un immeuble sur toute la hauteur des onze étages. […]

Tout aussi impressionnant, ce feu de quatorze véhicules dans la cité de l’Étoile à Bobigny dans la nuit. L’incendie s’est produit à 4 heures du matin, rue de l’Étoile. Là encore pas de blessés mais une origine criminelle très certainement pour ces deux événements qui n’ont donné lieu à aucune interpellation.

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Les Sables-d’Olonne (Vendée) : Face aux flics, tout le monde se réconcilie

Le Journal des Sables / mercredi 15 juillet 2020

[…] Dans la nuit du mardi 14 au mercredi 15 juillet 2020, la police municipale a été appelée vers 2 h 30 pour intervenir sur une rixe entre bandes rivales en cours sur le Remblai et la grande plage, sur une portion située entre la pendule et la rue Travot.
Selon nos sources, les forces de sécurité sont intervenues pour calmer et séparer ces jeunes qui étaient environ 150.
« Mais, quand ils ont vu des gens en bleu arriver, ils se sont rassemblés pour casser du flic. Ils ont pris des bouteilles et tout ce qu’ils avaient sous la main », raconte un témoin.
La police municipale des Sables-d’Olonne a alors fait appel au renfort de la police nationale et de la gendarmerie.
« Le Psig (Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie) est même intervenu, ce qui n’est pas courant », font remarquer les forces de l’ordre. […]

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Frejus (Alpes-Maritimes) : Comment attirer les pandores dans le piège

France Bleu / jeudi 16 juillet 2020

Deux épisodes de violences urbaines en quelques jours aux abords de la cité de la Gabelle à Fréjus. En fin de semaine dernière , puis dans la nuit de lundi à mardi. Un jeune de 18 ans a d’ailleurs été interpellé mardi matin très tôt dans le cadre de ces violences urbaines. Placé en garde à vue, l’apprenti plombier a été jugé en comparution immédiate ce mercredi. Le tribunal correctionnel de Draguignan l’a condamné à six mois de prison assortis d’un sursis mise à l’épreuve.
Même mode opératoire chaque nuit. Des palettes et du mobilier urbain sont rassemblés au niveau des différents points d’entrée de la cité, et des individus y mettent le feu. L’objectif est évidemment de faire intervenir les pompiers et les policiers. Et quand ils arrivent, ils reçoivent une pluie de caillasses, de pavés, et de projectiles en tout genre. […]

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Romans-sur-Isère et Valence (Drôme) : Voitures incendiées, flics caillassés

France Bleu / mercredi 15 juillet 2020

Vers 23 heures, ce mardi 14 juillet, des pompiers qui intervenaient sur deux feux de poubelles quartier de la Monnaie à Romans, ont été pris pour cible. Cinq individus, qui avaient monté des barricades de fortune leur ont jeté des pierres. Les policiers sont intervenus et ont fait usage de lanceurs de balles pour disperser les agresseurs. Tous ont pris la fuite, ils n’ont pas été interpellés. Le caillassage n’a pas fait de blessé, ni endommagé les véhicules de pompiers ou de police et les incendies ont pu être éteints.

Plus tard dans la nuit, vers 3h30, une scène approchante s’est déroulée à Valence, rue du Médecin Général Simond. Des pompiers qui éteignaient un feu de détritus ont été visés. Un projectile a touché un homme dans le dos, mais sans le blesser.

Etait-ce lié à la nuit du 14-juillet, traditionnellement agitée ? En tout cas, Plusieurs voitures ont brûlé dans des quartiers sensibles. Une voiture a été incendiée rue Chopin, toujours à la Monnaie à Romans. A Valence, deux autres ont été détruites par les flammes, l’une quartier Polygone, l’autre à Fontbarlettes.

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Tours : Les flics municipaux se sauvent en courant…

France Bleu / samedi 11 juillet 2020

Une patrouille de policiers municipaux tourangeaux ont été la cible d’un piège tendu par une vingtaine de jeunes, dans le quartier du Sanitas, dans la nuit de ce jeudi 9 juillet. La police nationale les a aidés à s’extirper du guet-apens.

Les agents sont appelés entre deux et trois heures du matin après une intrusion dans l’école primaire Diderot/Blaise Pascal. En arrivant, ils sont accueillis par une vingtaine d’individus qui les attendent de pied ferme. Les policiers municipaux sont obligés de s’enfuir en courant du bâtiment, en prenant l’avenue du général de Gaulle (celle du tramway), coursés par une trentaine de jeunes à présent. Certains ont même entre 13 et 14 ans, relèvent l’un d’eux.

En arrivant à leur véhicule, ils reçoivent cinq mortiers d’artifice et des projectiles. Très rapidement, la police nationale, appelée en renfort, leur vient en aide. Plus tard dans la nuit, les policiers seront appelés de nouveau dans ce secteur pour un feu de voiture.

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Prison de Besançon : Vendredi noir pour les bourreaux, vive la révolte ! https://attaque.noblogs.org/post/2020/04/27/prison-de-besancon-vendredi-noir-pour-les-bourreaux-vive-la-revolte/ Mon, 27 Apr 2020 09:04:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=34943 Continuer la lecture ]]> L’Est Républicain / samedi 25 avril 2020

« Un vendredi noir et un triste bilan ». Tel est le titre du tract syndical de FO qui détaille et déplore l’agression survenue, ce 24 avril, entre les murs de la maison d’arrêt de Besançon.
Quatre surveillants pénitentiaires ont subi l’assaut surprise de deux codétenus, deux demi-frères aux casiers judiciaires fournis.  Cette « débauche de violence », dixit le communiqué de FO, a laissé de sévères traces du côté des gardiens : dent déchaussée, côtes cassées, douleurs cervicales, main enflée

Selon nos informations, tout serait parti d’une vidéo diffusée sur l’application Snapchat, tournée depuis une cellule bisontine grâce à un téléphone clandestin. Une opération de fouille a effectivement permis la découverte de deux appareils, cachés dans la cellule des demi-frères. Conformément aux règles internes de l’établissement pénitentiaire, il avait été décidé de séparer les deux trublions en guise de sanction.
C’est à cette occasion que les codétenus ont tenté de se rebeller. Le duo fera l’objet de mesures disciplinaires fortes. Des plaintes des victimes et de l’administration pénitentiaire doivent par ailleurs être déposées ce week-end. Les deux détenus n’échapperont pas à des poursuites pénales pour faits de violence.
« Nous ne pouvons que condamner cet événement, dans un contexte déjà tendu à cause du confinement. On manque de place, on est déjà en sous-effectif et on constate de plus en plus de violence, y compris entre détenus », réagit Olivier Girard [l’ordure ci-contre ; NdAtt.], délégué syndical de la CGT.
Depuis mi-mars, la maison d’arrêt de Besançon est soumise à de fortes restrictions, destinées à diminuer le risque de propagation du Covid-19. Ces nouvelles mesures comprennent notamment la suspension des parloirs et de toutes les activités collectives. […]

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Besançon : Incendie pré-confinement https://attaque.noblogs.org/post/2020/03/29/besancon-incendie-pre-confinement/ Sun, 29 Mar 2020 19:19:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=34137 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / dimanche 29 mars 2020

Dans les premières heures du 11/03/2020 à Besançon, un véhicule utilitaire de la mairie est livré aux flammes sur un parking des Vaîtes.

Alors que se propageait le virus Corona en pleine période électorale, on a préféré foutre le feu à une bagnole de l’autorité de la ville plutôt que d’aller rendre visite un-e à un-e à chaque candidat-e- au poste de mai(t)re.

Le feu est un moyen adapté pour endiguer le virus de l’Etat et de ses laquais.

AntiCorona

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Des mauvais moments pour les bleus (fin février 2020) https://attaque.noblogs.org/post/2020/02/29/des-mauvais-moments-pour-les-bleus-fin-fevrier-2020/ Sat, 29 Feb 2020 17:04:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=33436 Continuer la lecture ]]> Kawéni (Mayotte) : Émeute et pillages après qu’une personne a été assassinée par la police

FranceInfo / lundi 24 février 2020

C’est en fin de journée que des jeunes commencent à ériger des barrages sur la route nationale à hauteur du quartier Gaza et au niveau du rond-point Tati ; Des voitures sont caillassées, elles font demi-tour pour fuir les agressions. Dans un second temps les jeunes émeutiers vont saccager les magasins TATI et SOMACO.
Entre temps, les forces de l’ordre (Police et Gendarmerie) vont s’employer à rétablir la situation, qui sera maîtrisée vers 23H00. Mais des foyers de tensions vont demeurer. […]

C’est aux alentours de midi, qu’une altercation se serait déroulé entre plusieurs personnes sur la descente SOGEA à Kaweni. La police nationale, prévenue intervient rapidement sur le lieu de l’incident. Alors que les agents sur place tentent d’en savoir plus sur les faits, un individu en possession notamment d’une matraque s’en serait pris à une autre personne. L’homme refuse d’obtempérer après plusieurs sommations, obligeant un des policiers à faire usage de son arme à feu. La victime âgée d’une trentaine d’année est vite prise en charge par les secours. En fin de journée la nouvelle tombe. L’homme a succombé à ses blessures. A partir de ce moment tout s’enchaine, alors la nouvelle se répand dans le village. […]

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Les Mureaux (Yvelines) : Feu à la caméra de surveillance, tirs de mortier contre pompiers et flics

InfoNormandie / vendredi 28 février 2020

Brutale poussée de fièvre aux Mureaux (Yvelines), où des violences urbaines se sont produites au cours de cette nuit de jeudi à vendredi. Les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles et ont dû faire face à un attroupement armé, dans le secteur des Bougimonts, un quartier classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

Les premiers incidents ont éclaté vers 23h30, avenue Paul-Raoult. Alors qu’ils intervenaient pour éteindre un feu sur un poteau électrique, les sapeurs-pompiers ont été la cible de tirs de mortier d’artifice de la part d’une quinzaine d’individus.
Les soldats du feu ont été touchés mais aucun n’a été blessé par les projectiles, selon une source policière.
En revenant sur le feu du poteau, les policiers ont fait l’objet à leur tour de plusieurs tirs de mortier. Ils ont dû faire usage de l’armement collectif (grenades lacrymogènes et de désencerclement).
Un peu plus tard, vers minuit, des individus ont disposé des poubelles autour d’un mât équipé d’une caméra de vidéo-protection et y ont mis le feu. A l’arrivée des forces de l’ordre, les assaillants ont tiré de multiples mortiers en leur direction, contraignant les policiers à faire usage une nouvelle fois de l’armement de dispersion.

Renforcés par la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI), les policiers des Mureaux ont finalement interpellé six individus dont certains étaient en possession de cagoules et de marteaux. Il s’agit de jeunes âgés entre 16 et 19 ans qui ont été placés en garde à vue pour « violences volontaires avec armes par destination », « dégradations volontaires de bien d’utilité publique par incendie » et « attroupement armé ».
Aucun blessé n’est à déplorer mais un véhicule de police a été endommagé ainsi qu’une caméra de vidéo-protection de la ville.

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Brunoy (Essonne) : Répondre aux mutilations provoquées par les flics

Le Parisien / lundi 24 février 2020

La nuit de samedi à dimanche a été brûlante aux Hautes-Mardelles, une cité de Brunoy. À la suite d’affrontements entre des jeunes du quartier et des policiers, un homme de 19 ans a été gravement touché à l’œil par un tir de lanceur de balle de défense (LBD). […]

Samedi soir, vers 23 heures, une patrouille de policiers contrôle un groupe de jeunes dans les parties communes d’un bâtiment du quartier. Mais le contrôle dégénère. Les jeunes parviennent à prendre la fuite dans les allées des Hautes-Mardelles. Dans la cohue, ils laissent derrière eux « une chicha et un pass Navigo », indique la procureure. Ils ont été ramassés par les policiers. Ce qui a provoqué la colère des jeunes voulant les récupérer. Plusieurs pavés sont lancés sur les forces de l’ordre, avant un bref retour au calme.
Plus tard dans la nuit, le quartier s’embrase. Une dizaine de jeunes s’en prennent alors aux policiers. « Ils ont monté des barricades. Il y a eu des jets de pierre, de bouteille et de parpaings », poursuit Caroline Nisand. Les forces de l’ordre répliquent par des tirs de grenade lacrymogène et de LBD. Dont l’un atteint à l’œil l’un des jeunes.
La situation était si tendue que les bus Transdev ont décidé de ne pas desservir le quartier ce dimanche, « en raison de graves incivilités et pour des raisons de sécurité ». Les bus de la ligne C y roulent à nouveau depuis ce lundi matin. […]

…et le maire instaure le couvre-feu pour les mineurs

extrait du même torchon, édition de mercredi 26 février 2020

[…] À la suite d’un contrôle de police qui a dégénéré aux Hautes-Mardelles, le quartier a connu deux nuits d’échauffourées entre policiers et jeunes. L’un d’eux, une jeune de 19 ans, a perdu un œil suite à un tir de LBD. Le maire de la ville, Bruno Gallier (LR), a instauré un couvre-feu pour les mineurs. […]

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Sevran (Seine-Saint-Denis) : Les caméras sont les yeux des flics, donc on cible les deux !

FranceBleu / samedi 22 février 2020

Six personnes interpellées à Sevran en Seine-Saint-Denis après avoir dégradé une caméra de surveillance. Les faits se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi, dans le secteur de la gare RER Sevran Beaudottes, aux environs de 4 heures du matin. Des projectiles ont notamment été jetés sur la caméra. Les policiers se sont rendus sur place et ont eux aussi essuyé des jets de projectile, selon une source proche de l’enquête. Des containers incendiés ont également été découverts sur place, mais sans qu’aucun lien ne puisse être établi pour l’heure avec la dégradation de la caméra de surveillance.
Après l’arrivée des policiers, les six individus ont pris la fuite à bord de trois voitures différentes. Selon une source proche de l’enquête, l’un des conducteurs a tenté de percuter un policier. Celui-ci n’est pas blessé. Selon une autre source proche de l’enquête, les policiers ont dû faire usage de leur arme pour se défendre et interpeller les six suspects, sans faire de blessé.
Les six personnes ont placées en garde à vue puis remises en liberté en fin d’après-midi. En effet, le rôle de chacune des six personnes n’est pas encore clairement déterminé ; une analyse de la vidéo-surveillance aura lieu dans le courant de la semaine du 24 février. […]

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Mulhouse : Les flics caillassés et LIDL perd ses vitres

L’Alsace / lundi 17 février 2020

[…] Des patrouilles de police du commissariat central sont intervenues pour un feu de véhicule rue de la Navigation vers 20 h 50. Les fonctionnaires ont été pris à partie par des jeunes trublions. Les policiers ont essuyé quelques jets de projectiles.
L’autre fait se déroule rue de Sausheim, toujours dans le quartier Drouot. L’ensemble des baies vitrées de l’enseigne Lidl et les rideaux métalliques coupe soleil ont été sérieusement dégradés. Toutes les vitres sont étoilées par des impacts sans doute laissés par des morceaux de parpaing. Les faits ont été constatés ce lundi matin au moment de l’ouverture du magasin. […]

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Besançon : Bowling avec les CRS

FranceBleu / dimanche 23 février 2020

Deux véhicules de CRS caillassés ce samedi vers 19h à Besançon dans le quartier de Planoise : une dizaine de jeunes ont jeté des cailloux sur les fonctionnaires de police, du côté de la rue de Champagne. Les policiers ont relevé cinq impacts sur un des fourgons, un impact sur l’autre véhicule. Dans la foulée, les CRS ont interpellé deux mineurs de 13 et 14 ans. Ils ont été immédiatement placés en garde à vue. Ils devraient être présentés à un juge des enfants dans les heures à venir.

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Montbéliard (Doubs) : Le maire impose un couvre-feu aux jeunes

RTL / jeudi 27 février 2020

C’est une mesure assez exceptionnelle. Un arrêté de la maire de Montbéliard (LR), dans le Doubs, en Bourgogne-Franche-Comté, met en place un couvre-feu de le quartier de la Chiffogne. Les mineurs de moins de 16 ans ont interdiction de circuler entre 21h et 7h de ce mercredi 26 février au 8 mars prochain [c’est à dire que ça couvre toutes les vacances scolaires ; NdAtt.] s’ils ne sont pas accompagnés de leurs parents.
Comme le rapporte L’Est Républicain, cette décision fait suite à une série d’incidents ce week-end, notamment des incendies. La nuit dernière, un local à poubelles a été mis à feu, alors que lundi 24 février, une réunion de campagne de la maire sortante a été perturbée dans un autre quartier, la Petite-Hollande.
Un tel arrêté avait déjà été pris par la maire en juillet dernier. Le couvre-feu avait été décidé dans le cadre de la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football.

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Les lycéen.ne.s bloquent encore https://attaque.noblogs.org/post/2020/01/19/les-lyceen-ne-s-bloquent-encore/ Sun, 19 Jan 2020 09:21:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=32389 Continuer la lecture ]]> Saint-Etienne : Barricades en flamme devant le lycée

Le Progrès / mardi 14 janvier 2020

Entrée tendue, ce mardi matin, au lycée Honoré-d’Urfé à Saint-Etienne. Des manifestants ont tenté d’empêcher les accès au lycée en dressant des barricades sur les voies d’accès à l’établissement. Les barricades ont ensuite été embrasées.
Le mouvement a débuté vers 7h30. Pompiers et policiers sont rapidement intervenus. Le dispositif a été levé à 10h15, tandis que de nombreux jeunes se trouvent encore devant l’entrée du lycée. Au moins un blessé léger est à déplorer.
Une manifestation avait déjà eu lieu jeudi dernier devant le lycée d’Honoré d’Urfé. Les jeunes manifestants avaient essuyé des jets de gaz lacrymogènes lancés par la police.

Le Progrès / jeudi 16 janvier 2020

Comme mardi et déjà la semaine dernière, des lycéens ou apparentés ont à nouveau dressé une barricade devant l’entrée du lycée Honoré d’Urfé, ce matin, vers 8 heures.
Ils ont mis le feu à leur barricade de fortune avant d’être délogés manu militari par les forces de l’ordre. Les pompiers sont venus éteindre le brasier. A 9 heures, le calme était revenu aux abords de l’établissement scolaire. Mais, à 9 h 30, deux fourgons de police se trouvaient encore aux abords de l’établissement.

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Bordeaux : Le blocage du lycée bloque aussi la route

Sud-Ouest / jeudi 16 janvier 2020

Cheminots, lycéens, professeurs… Plusieurs centaines de personnes sont rassemblées devant l’établissement, ciblé pour une opération « blocus »
Le secteur de la rue des Treuils, à Bordeaux, est à éviter ce matin. La circulation y est très perturbée par une « opération blocus » menée devant le lycée Magendie, dans le cadre du mouvement social contre la réforme des retraites.
Plusieurs centaines de personnes se retrouvent rassemblées devant l’établissement d’enseignement secondaire, dont l’accès est bloqué. Parmi les manifestants, des lycées et des professeurs, y compris venus d’autres établissements bordelais : Brémontier, Montesquieu. Mais aussi d’autres catégories professionnelles, comme les cheminots.
D’autres opérations ont eu lieu ce jeudi matin, notamment au rectorat, où ils étaient quelques uns à bloquer l’entrée dès 7 heures, cours d’Albret. Avant de rejoindre, là aussi, la manifestation de 11h30. […]
À noter qu’un appel à une nouvelle action est lancé dans l’établissement, pour lundi 20 janvier. Il s’agira cette fois de protester contre la réforme du bac. Lundi est en effet la date des premières épreuves du tout nouveau contrôle continu (E3C) pour les classes de première. Des épreuves dont l’organisation est très contestée.
Toujours contre les mêmes E3C, un sit in est organisé dès ce jeudi à 10 heures dans le lycée Mauriac.

Selon France Bleu du même jour, « Répondant à l’opération « ports morts » lancé par la CGT, des manifestants bloquent depuis ce mardi le port autonome de Bordeaux. C’est le terminal de Bassens, le plus important du port, qui est concerné par l’opération. Ce vendredi , un piquet de grève est prévu devant la direction du port à Bordeaux »

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Perpignan : Contre les réformes du lycée et du bac

L’indépendant / mardi 14 janvier 2020

Les élèves de la 1re G6 d’Arago appellent les jeunes des P.-O. à se mobiliser contre les réformes du lycée et du bac. Ils pointent du doigt un certain nombre de problèmes en lien avec la mise en œuvre de ces textes, notamment en ce qui concerne le déroulement des épreuves de contrôle continu du nouveau bac.

L’indépendant / vendredi 17 janvier 2020

Ils ont profité de la récréation, aux alentours de 10 heures, pour bloquer l’entrée de leur établissement. En entassant des poubelles, les lycéens d’Arago ont enfin réussi ce qu’ils avaient loupé quelques heures plus tôt. De l’aveu d’un élève, à 8 heures déjà, le jeu des poubelles avait commencé : « On les avait empilés devant la grille mais, de l’intérieur, ils ont ouvert le portail et ils ont rencontré les conteneurs. »
Derrière les poubelles se cache un message de colère que ces jeunes adressent au gouvernement. Ils réclament le report des « E3C », soit les épreuves communes de contrôle continu prévues dans la nouvelle formule du baccalauréat. […]
Cette mobilisation qui faisait suite à un premier rassemblement jeudi 16 janvier, pourrait être reconduite jeudi prochain. Les lycéens promettent en tout cas d’être au rendez-vous.

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Lille : Tentatives de blocage

La Voix du Nord / jeudi 16 janvier 2020

Comme en décembre, des lycéens ont tenté de bloquer l’accès au lycée Montebello ce jeudi matin. Vers 7 h 30, une quinzaine d’élèves se sont positionnés en ligne devant les grilles, afin d’empêcher leurs camarades de pénétrer dans l’établissement. Ils ont été rejoints vers 8 h 30 par quelques élèves du lycée Pasteur, situé rue des Urbanistes, qui ont eux aussi tenté de bloquer l’accès à leur lycée, sans succès [article payant ; NdAtt.]

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A Paris

Le Monde / vendredi 17 janvier 2020

Le SNES-FSU, majoritaire dans le secondaire, a recensé quelque vingt-cinq lycées parisiens mobilisés, « certains contre la retraite à points, d’autres contre la réforme du lycée et du bac, souvent sur les deux tableaux car les colères sont cumulatives », affirme Nathalie Dehez, elle aussi responsable du SNES-Paris, et enseignante au lycée Duryy (7ème arrondissement) [article payant ; NdAtt.]

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A Reims

Champage FM / jeudi 16 janvier 2020

La nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites a déjà débuté.
Une centaines de manifestants, dont de nombreux lycéens, bloquent actuellement l’entrée principale du lycée Roosevelt à Reims. La circulation devant l’établissement est évidemment perturbée. La police vient d’arriver sur place […]

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A Roanne (Loire)

La Progrès / jeudi 16 janvier 2020

[…] Depuis 7 h 30, environ 70 élèves organisent un blocus devant leur établissement en réponse à plusieurs points de la réforme Blanquer. Parmi eux, le nouveau baccalauréat prévu pour 2021 et dont la première promotion d’élèves a fait sa rentrée en septembre dernier. […] Les jeunes manifestants entendent rejoindre le cortège contre la réforme des retraites qui doit démarrer devant la gare à 10 h 30.

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A Besançon

macommune / mardi 14 janvier 2020

Suite à l’appel de l’intersyndicale, environ 200 personnes (dont de nombreux lycéens) se sont mobilisées ce mardi 14 janvier 2020 à partir de 7h15 devant le lycée Pasteur à Besançon. […]

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A Caen

Ouest France / vendredi 17 janvier 2020

Les cours ont été fortement perturbés, jeudi 16 et vendredi 17 janvier 2020, au lycée Malherbe. Seuls les élèves des classes préparatoires étaient « autorisés » à pénétrer dans l’établissement.

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A Pamiers (Ariège)

La Dépêche / jeudi 16 janvier 2020

[…] 7 heures, c’est aussi l’heure à laquelle les jeunes ont décidé de rentrer dans la danse avec une action de blocage du lycée Pyrène à Pamiers.

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Montauban : Les lycéen.ne.s vont boycotter les preuves du Bac

La Dépêche / vendredi 17 janvier 2020

[…] Ce vendredi après-midi, lors d’une assemblée générale qui s’est déroulée au foyer du lycée, près de 200 élèves ont voté le boycott des épreuves d’histoire et géographie, mathématiques et langues vivantes qu’ils doivent passer de lundi à mercredi. La semaine dernière, certains d’entre eux ont été convoqués chez le proviseur afin que leurs cahiers soient étudiés par les inspecteurs pédagogiques régionaux qui devraient faire passer les épreuves. Cette décision fait suite à l’action de la totalité des professeurs du lycée de demander le report des épreuves du contrôle continu du baccalauréat de ces trois matières [article payant ; NdAtt.]

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Besançon : Les politiciens à la retraite https://attaque.noblogs.org/post/2020/01/10/besancon-les-politiciens-a-la-retraite/ Fri, 10 Jan 2020 11:19:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=32146 Continuer la lecture ]]> extrait de l’Est Républicain / mercredi 8 janvier 2020

Ça n’a pas tardé : inauguré ce lundi le local de campagne d’Alexandra Cordier, 16 rue Pasteur, a déjà été tagué. Par des anarchistes, si l’on en croit le signe tracé à la peinture.


Lesquels ont laissé deux messages relativement brefs. Le premier (« dégage ! ») est assez classique. « Le second ( « à la retraite ! ») est plus surprenant : une allusion au conflit social en cours, sans doute […]

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Des mauvais moments pour les bleus (fin-novembre 2019) https://attaque.noblogs.org/post/2019/12/02/des-mauvais-moments-pour-les-bleus-fin-novembre-2019-2/ Mon, 02 Dec 2019 18:06:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=30860 Continuer la lecture ]]> Haut-Rhin : Vengeance contre les gendarmes

Dernières Nouvelles d’Alsace / dimanche 24 novembre 2019

Difficile de ne pas vouloir faire un lien entre l’accident dramatique au cours duquel un jeune Mulhousien de 18 ans a trouvé la mort avec sa motocross à Lutterbach vendredi soir en voulant éviter un contrôle statique de gendarmerie et les deux événements de ce samedi.

Le premier a débuté vers 18 h 45 rue de Kingersheim, rue des Héros à Pfastatt, sur le parking de l’ancien magasin Norma pas très loin de Bourtzwiller. Un groupe d’une trentaine de jeunes, visage dissimulé, s’est formé. Un rassemblement qui n’est pas passé inaperçu auprès de riverains qui ont alerté la police. Une patrouille de la Bac rapidement rejointe par des renforts s’est retrouvée face à ce groupe clairement hostile. Face à des jets de pierres, les policiers ont fait usage de grenades de désencerclement et de défense pour disperser le groupe. Un jeune a été interpellé, un Mulhousien de 17 ans, toujours en garde à vue dans les locaux du commissariat central.

Au cours de leur intervention, les policiers ont saisi des barres de fer. Plus inquiétant, ils ont mis la main, dissimulés dans des buissons, sur plusieurs bouteilles remplies de liquide inflammable ; des projectiles censés exploser et mettre le feu. Selon un témoin, les trublions auraient eu pour projet de se rendre à Lutterbach. Une information qui n’a pas été confirmée.

Le second épisode, mais que rien pour l’heure ne peut mettre en relation avec ce qui s’est déroulé à Pfastatt, s’est déroulé rue de Sausheim à Mulhouse… le siège de la compagnie de gendarmerie. Il était un peu plus de 21 h 30 lorsqu’un groupe d’une dizaine d’individus, également visages dissimulés, a pris pour cible les bâtiments de la compagnie. C’est là que sont logés les militaires et leur famille. Plusieurs tirs de mortier ont été entendus et des baies vitrées du bâtiment administratif ont été la cible de jets de pierres. Plusieurs vitres ont été impactées. La police était rapidement sur place et les gendarmes ont mis en alerte toutes leurs brigades afin de faire face à une éventuelle intrusion. Les assaillants ont été pris en chasse, mais personne n’a été arrêté. Un important dispositif a été mis en place, notamment pour vérifier que personne ne se fût introduit dans cet espace réservé aux militaires. Reste que les auteurs de ces troubles, s’ils sont arrêtés, seront systématiquement poursuivis par le parquet de Mulhouse.

Et les gendarmes se barricadent

L’Alsace / mardi 26 novembre 2019

Les onze casernes de gendarmerie qui dépendent de la compagnie de Mulhouse font depuis dimanche l’objet d’un dispositif renforcé de protection, a-t-on appris auprès des gendarmes. Cela intervient après le décès vendredi en fin d’après-midi d’un jeune homme de 18 ans à Lutterbach, lors d’un contrôle de gendarmerie rue de Morschwiller.
Samedi vers 22 h, la compagnie de Mulhouse a été la cible de tirs de mortier et de jets de pierre par une dizaine de personnes, visage dissimulé.
Les tirs de mortiers d’artifice et les jets de pierre visaient à la fois les bâtiments administratifs de la compagnie et les habitations des militaires. Il y a aussi eu des menaces de mort proférées et une intrusion sur le site. La police est intervenue mais sans parvenir à arrêter les individus qui ont pris la fuite.

L’enquête sera sans aucun doute dépaysée, mais confiée aux gendarmes car il y a eu atteinte à un terrain militaire. Une psychologue de la gendarmerie a été mise à disposition des militaires et de leur famille.
Une autre enquête, confiée, elle, à la brigade de recherche de Soultz, est toujours en cours, s’agissant du décès du jeune motard, vendredi à Lutterbach. Deux gendarmes à pied ont tenté de contrôler le pilote d’une motocross qui n’avait pas le droit de circuler sur la voie publique et roulait dangereusement. En voulant les éviter, le jeune homme a percuté le trottoir, puis un lampadaire. Il est décédé peu après sur place, malgré l’intervention rapide des secours.
La victime était scolarisée au lycée Bugatti d’Illzach, près de Mulhouse. Une cellule psychologique a été mise en place dans cet établissement.

Vendredi soir, déjà, des premiers incidents avaient éclaté à Pfastatt et à Bourtzwiller, où des poubelles ont été incendiées. Mais c’est surtout, samedi en début de soirée, rue de Kingersheim à Pfastatt, sur le parking de l’ancien Norma, qu’une trentaine de jeunes se sont regroupés, le visage masqué, avec l’intention, selon des témoins, de se rendre à Lutterbach. La Bac est intervenue et a réussi à appréhender un mineur de 17 ans, un camarade du motocycliste décédé. Les policiers ont saisi de barres de fer et des engins explosifs.

Quant au mineur, il a été présenté ce lundi matin à un juge pour enfant, à l’issue de sa garde à vue. Il a été placé sous contrôle judiciaire strict, à la demande du parquet, avec notamment des interdictions de sortie.

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Aix-les-Bains (Savoie) : Nuit agitée

Le Dauphiné Libéré / samedi 30 novembre 2019

La nuit a été agitée pour les sapeurs-pompiers sur la commune d’Aix-les-Bains où, entre 1h et 2h du matin, ils sont intervenus à plusieurs reprises pour des feux. Une pelle mécanique et une voiture ont été incendiées ainsi que plusieurs poubelles dans le secteur du quartier Franklin-Roosevelt. Des feux rapidement maîtrisés par les soldats du feu.
Lorsque les pompiers sont arrivés sur place avec les policiers, ils ont essuyé des jets de pierres. Une douzaine de jeunes avaient, semble-t-il, allumé ces feux afin de faire venir pompiers et policiers pour les caillasser. Personne n’a été blessé fort heureusement. Les jeunes se sont dispersés à l’arrivée des renforts et le calme est revenu. Il n’y a pas eu d’interpellation.

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Besançon : Quand la municipale laisse sa bagnole sans surveillance…

L’Est Républicain (à pieds eux aussi…) / mardi 26 novembre 2019

La scène a eu lieu ce mardi vers 15 h, rue de Dijon à Besançon, au cœur du quartier de Planoise. Une voiture de police municipale stationnée sur la chaussée a été la cible de casseurs, qui ont lancé une grosse pierre à travers la vitre du passager avant.
Le gros caillou a atterri sur le siège, heureusement inoccupé. L’équipage patrouillait à pied dans le secteur des Epoisses, quand un appel venait d’être passé au commissariat, pour signaler des (faux) coups de feu place Cassin, plus loin dans le quartier. Un leurre dans doute destiné à détourner l’attention des forces de l’ordre et des opérateurs du centre de supervision urbaine, chargés de scruter les caméras de vidéosurveillance.

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Le Havre (Seine-Maritime) : Comment on discute avec le maire

Tendance Ouest / vendredi 22 novembre 2019

Au Havre (Seine-Maritime), une réunion de quartier était organisée aux Neiges, mercredi 20 novembre 2019. Deux cents personnes y assistaient. Les esprits se sont échauffés à cause du projet de fermeture du stade des Neiges. Jean-Baptiste Gastinne, le maire, a été vivement interpellé. Il a fallu l’intervention de la police pour sécuriser la sortie des élus.
Le maire, dont la vitre arrière de la voiture a été brisée, a pu partir sans être blessé. Sur place, les policiers ont affronté une trentaine de jeunes. Des cailloux ont été envoyés en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de grenades de désencerclement.
Au total, trois jeunes de 13, 16 et 18 ans ont été interpellés. L’affrontement n’a pas fait de blessés. L’enquête se poursuit. Les caméras de surveillance vont notamment être examinées. […]

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Lyon : Tout le monde déteste la police – mais parfois on a pas de bol

Le Progrès / samedi 30 novembre 2019

Quatre jeunes gens d’une vingtaine d’années ont été interpellés vendredi vers 23 heures rue de Saint-Cyr à Lyon (9e), où ils venaient de faire des tags injurieux contre la police.
Avec une bombe de peinture, ils ont inscrit des slogans anti-police sur deux façades d’immeubles et le muret d’un parking.
Les quatre suspects, qui habitent le quartier, ont été placés en garde à vue.

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Toulouse : Quand le fics veut faire le héro face à l’évade…

actutoulouse / mercredi 20 novembre 2019

[…] Un policier de la brigade de surveillance territoriale (BST) du Mirail s’est retrouvé, bien malgré lui, sur le capot d’un homme évadé de prison qu’il tentait d’appréhender.
Les faits se sont produits dans le quartier Saint-Simon, à Toulouse, dimanche 17 novembre 2019. La patrouille reconnaît un homme de 26 ans, recherché pour n’avoir pas réintégré sa cellule de la maison d’arrêt d’Eysses (Lot-et-Garonne), trois jours plus tôt.
« C’est un multirécidiviste, avec 34 condamnations au compteur, qui, dans sa vie, aura désormais passé davantage de temps en prison que dehors », indique une source policière. Sans doute était-il prêt à tout pour ne pas retourner derrière les barreaux.
Après s’être dans un premier temps, arrêté, il décide d’accélérer. Le policier s’accroche au capot, avant de finalement lâcher prise et rouler au sol. Il s’en tirera avec deux jours d’ITT et une belle frayeur rétrospective. Parvenu à s’échapper, le fuyard n’est finalement pas allé loin. Il a été repéré peu après dans un campement de gens du voyage.
Les renforts étant arrivé au pas de charge, les lieux ont été rapidement cernés. L’homme n’a eu d’autre choix que de se montrer. Il ne s’est toutefois pas soumis sans se rebeller et porter des coups à trois autres policiers (un jour d’ITT chacun).
Pour l’ensemble de son « oeuvre », le jeune homme a été condamné à quatre ans de prison ferme, lundi 18 novembre 2019, par le tribunal correctionnel de Toulouse. […]

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Métropole lyonnais : représailles étatiques suite aux echauffourées du 14 juillet

20 Minutes / jeudi 28 novembre 2019

Les policiers sont remontés jusqu’aux suspects grâce aux images de vidéosurveillance et aux traces ADN. Mardi, treize personnes ont été interpellées dans l’agglomération lyonnaise dans le cadre d’une enquête ouverte après les violences urbaines survenues à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, dans la nuit du 14 au 15 juillet derniers.
« Après un début de soirée festif à l’occasion de la fête nationale et de la qualification de l’Algérie en finale de la coupe d’Afrique des nations, Vaulx-en-Velin était rapidement la proie de violences urbaines très importantes avec l’incendie de nombreux véhicules, des rodéos sur les voies de circulation, l’attaque du poste de police municipale et le pillage d’un magasin », rappelle ce jeudi la sûreté départementale du Rhône.
Des centaines de personnes s’en étaient alors prises aux forces de l’ordre dans le cadre de ces violences qui avaient perduré jusqu’à 4 heures du matin. L’enquête, menée ces derniers mois par le commissariat de Vaulx-en-Velin et la sûreté, ont permis d’identifier une dizaine de suspects, « grâce à l’exploitation des images de la vidéosurveillance présente sur la commune et des traces ADN », ajoute la police.
Sur les 13 suspects arrêtés mardi, onze doivent être déférés au parquet de Lyon ce jeudi en vue d’une comparution immédiate pour les majeurs et une mise en examen devant le juge des enfants pour les mineurs, selon la sûreté du Rhône.

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Melay (Haute-Marne) : Quand les pompiers ont le dos tourné…

actu17 / dimanche 17 novembre 2019

Le vol a été commis dans la nuit de samedi à dimanche, alors que les pompiers étaient en intervention sur un incendie d’habitation à Melay (Haute-Marne).
Les soldats du feu du SDIS de Haute-Marne ont eu la désagréable surprise de constater que deux de leurs véhicules avaient été dérobés. Les voleurs ont profité qu’ils soient occupés à éteindre un incendie pour leur subtiliser leur matériel d’intervention.
Après recherches, les deux véhicules ont été retrouvés incendiés quelques kilomètres plus loin. […]

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Besançon : L’occasion qui fait la combustion… https://attaque.noblogs.org/post/2019/11/23/besancon-loccasion-qui-fait-la-combustion/ Sat, 23 Nov 2019 09:20:35 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=30629 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / vendredi 22 novembre 2019

Gilles et John en ballade samedi 16, dans les rues glaciales bisontines…

C’est l’anniversaire de Gilles et John. Ils ont pas envie de gâteau. ils veulent un anniversaire pas comme les autres. Un de ceux qui fait la fête aux oppresseurs et à ses porte-paroles. Et ça tombe bien, les rues sont remplies de voitures d’institutions qui sont des piliers de l’ordre existant.

Après un an à s’émouvoir dans les rues chaque samedi, à caillasser les keufs et à péter des vitrines de cette société misérable, ils sentent bien que la rage n’y est plus vraiment… ils sont pas prêts de retourner se cailler le cul sur un rond-point…. ils veulent autre chose. Alors après une soirée à évoquer ce monde qui brûle, de la révolte des parapluies de Hong-Kong aux joyeuses nuits insurgées de Santiago, ils enfilent leurs blousons, se couvrent de bonnets et d’écharpes et sortent affronter le froid glacial de la nuit.

Au détour d’une rue, Gilles repère une voiture de l’Est Républicain, et juste collé devant un utilitaire Orange. C’est l’occasion qui fait… la combustion! John se dit alors qu’en incendiant celle du média par devant, il y a de fortes chances que le coffre de l’utilitaire brûle aussi (et qu’y a certainement plein de matos de fibre optique à l’intérieur). Aussitôt pensé, aussitôt fait ! Nos deux compères partent chercher un allume-feu tout emballé qu’ils ont planqué dans un talus. Une heure plus tard, ils retournent dans cette rue de la Mouillère et, pendant que John fait le guet, Gilles sort son briquet-chalumeau, allume le combustible et l’enfonce dans le petit espace sous la plaque d’immatriculation. Quelques minutes plus tard, l’huile du moteur s’embrase mais nos deux amis sont déjà bien loin.

Pourquoi l’Est ?

Parce que ce sont les meilleurs amis des keufs. L’an dernier, un de leurs journalistes, Willi Graf, a été vu en train de refiler ses photos de la manif directement aux keufs. On ne compte même plus le nombre de personnes condamnées à cause des photos et vidéos de l’Est. Elles sont des éléments à charge systématiquement versées aux dossiers. Plus généralement, L’Est est comme tous les autres médias, un organe de la propagande d’État, qui œuvre chaque jour à ce que rien ne change, à ce que les keufs continuent de harceler, de mutiler ou de tuer, aux juges d’enfermer et de briser des vies…

Pourquoi Orange ?

Parce qu’elle exploite les prisonnierEs, optimise le profit et l’exploitation, renforce le contrôle et participe à leur monde de gadgets technologiques… Parce qu’on ne veut pas de leurs villes aseptisées et connectées qu’ils smart cities


Gilles&John

Jusqu’à une prochaine ballade…

 

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Besançon : Incendie d’une voiture des journaflics de l’Est Républicain https://attaque.noblogs.org/post/2019/11/19/besancon-incendie-dune-voiture-des-journaflics-de-lest-republicain/ Tue, 19 Nov 2019 08:35:36 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=30454 Continuer la lecture ]]> L’Est Roussi / dimanche 17 novembre 2019

Une voiture de L’Est Répugnant a été la cible d’un incendie volontaire, samedi vers 4 h 45 à Besançon. Stationnée rue de la Mouillère, elle a été entièrement détruite. Un utilitaire d’Orange, garé à côté, a également été affecté dans le sinistre. L’alerte a été donnée par un habitant du quartier, réveillé par l’explosion du moteur. Les deux véhicules ont été enlevés juste après l’intervention des sapeurs-pompiers. Ce n’est pas la première fois qu’une voiture de notre journal est la cible de tels agissements. Incendies et tentatives d’incendies, tags et dégradations ont, depuis deux ans, à plusieurs reprises été constatés sur les véhicules de notre titre. Une nouvelle plainte a été déposée.

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Besançon : Tout le monde ne marche pas dans le calme https://attaque.noblogs.org/post/2019/09/19/besancon-tout-le-monde-ne-marche-pas-dans-le-calme/ Thu, 19 Sep 2019 13:08:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=28898 Continuer la lecture ]]> France3 / mardi 17 septembre 2019

Il y avait de la tension autour du quartier de Planoise lundi 16 septembre en soirée. Brahim, le jeune garçon de 16 ans est toujours plongé dans le coma après sa chute en scooter avec un autre jeune dimanche 15 septembre, alors qu’il voulait échapper à une patrouille de police dans ce quartier de Besançon. Une marche de soutien à l’adolescent était organisée à Planoise lundi soir par ses proches. Environ 200 personnes y ont pris part. Une demi-division de CRS était présente sur place. Selon la police de Besançon et la préfecture, la marche de soutien s’est déroulée dans le calme. Nous avons pu constater sur place que des conteneurs à verre et des poubelles avaient été brûlés dans la soirée.

Le trafic sur les lignes de tram T1, T2 et L4 était également difficile lundi 16 septembre en soirée à Besançon. Ginko a annoncé sur son compte Facebook des perturbations sur ces lignes « suite à un acte de malveillance ». Du côté de la police municipale, on explique plutôt que les rames ont été stoppées par mesure de précaution avant leur arrivée dans le quartier de Planoise pour éviter « une dégradation par représaille sur un élément de représentation institutionnelle » . « Il y a une colère et il faut accompagner tout ça avec calme », explique le commandant Rachid Benazrine.

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Besançon : L’État au secours de JC-Decaux https://attaque.noblogs.org/post/2019/08/06/besancon-letat-au-secours-de-jc-decaux/ Tue, 06 Aug 2019 08:31:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=27882 Continuer la lecture ]]> Procès pour trois inculpés après plus de 3 ans d’enquête

Indymedia Nantes  / lundi 5 août 2019

En février 2017, la vice-présidente des juges d’instruction Marjolaine Poinsard a décidé de passer en procès trois personnes inculpées de « dégradations de panneaux publicitaires de la société JCDecaux commises en mai et juin 2013.

L’audience vient finalement d’être fixée par le procureur général Étienne Manteaux pour le 11 septembre 2019 à partir de 13h30 au TGI de Besançon.

Parmi elles, deux personnes sont accusées de dégradations sur l’ensemble de cette période, dont l’une arrêtée le soir de la fête de la musique 2013 et accusée de la destruction de six sucettes sur l’appel du citoyen-flic Daniel Consolini. Pour la troisième personne, « particulièrement mutique » devant les juges et les flics au cours de l’instruction, seules ont été retenues les dégradations « en réunion » de la nuit du 13 au 14 juin, au cours de laquelle une bonne trentaine de sucettes ont été détruites,

La société JCDecaux s’est bien évidemment portée partie civile, représentée par M. Dupouy « [constatant] depuis 2010 une forte intensification des dégradations infligées au mobilier urbain de sa société ». Ce dernier a notamment précisé que « la société n’avait pas pu être intégralement indemnisée par la compagnie d’assurance en raison d’une franchise de 50.000 euros par sinistre. La société subissait outre ce préjudice matériel, un préjudice commercial, ses clients demandant une prolongation des campagnes publicitaires qui avaient été interrompues. »

Effet boules de neige, en somme.

C’est sans doute en raison de ce préjudice financier considérable porté à la société JCDecaux depuis début 2010 à Besançon que la justice a aussi tenté de leur mettre sur le dos une vague de destructions commises entre le 31 décembre 2011 et le 14 décembre 2012 (en janvier et février 2012 par exemple). En vain.

Localement, ces inculpations et tout ce que cela entraîne (contrôle judiciaire sur les accusés, intimidations sur l’ensemble des récalcitrants à ce monde d’argent et d’exploitation…) n’ont jamais stoppé les vagues de sabotages contre les vitrines du capital. Du lendemain de la garde à vue et de la comparution devant le juge de deux inculpés le 19 novembre 2013 jusqu’au soir du 12 juillet 2019, les panneaux publicitaires continuent ainsi à tomber en miettes.

A Besançon comme dans de nombreuses villes, les mouvements de révolte sociale, que ce soit lors de la loi « travaille » en 2016 ou lors des « gilets jaunes » ces derniers mois ont porté de gros coups à cette entreprise spécialisée dans l’aliénation de masse. Par la peinture ou par le marteau, et parfois par le feu, les moyens d’attaquer ce qui nous aliène sont innombrables et parfois se traduisent par des attaques à la source, en dehors de la masse et de ses grands rendez-vous, comme à Fontaine (Isère) dans la Métropole de Grenoble, le 12 février 2019, lorsqu’un entrepôt de la société JCDecaux, avec le matos à l’intérieur, est parti en fumée. Ou encore ses deux utilitaires [au fait c’était un; NdAtt.] réduits à l’état d’épave à Grenoble le 8 février et à Saint-Martin-d’Hères le 5 septembre 2018. [ou encore à Paris en mai 2015 et janvier 2017 (en plus de la vague qui a frappé Velib’, à l’époque filiale de JCDecaux, en avril et mai 2014, dont on pourra lire dans l’autre texte, à télécharger plus bas), ou à Bagnolet en avril 2017; NdAtt.] Toutes ces attaques réchauffent les cœurs en révolte face à ce monde d’exploitation et d’oppression.

En vue de ce procès, que chacun exprime sa solidarité de la manière qui lui semblera la plus adaptée !
La meilleure solidarité reste l’attaque !

Rendez-vous donc au TGI de Besançon le 11 septembre prochain à partir de 13h30.

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Un texte sur cette même affaire, publié en septembre 2014 sur ContraInfo. […]

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Besançon et les sucettes JCDecaux… une longue histoire ! https://attaque.noblogs.org/post/2019/07/19/besancon-et-les-sucettes-jcdecaux-une-longue-histoire/ Fri, 19 Jul 2019 12:45:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=27486 Continuer la lecture ]]> L’Est Républicain / jeudi 18 juillet 2019

[…] Besançon, par le passé souvent dans les premiers rangs, voire même à la pole position du classement des villes de France de la délinquance contre Decaux, comme en 2010 avec 440 sucettes fracassées (90 en 2011, 210 en 2012…), vient de connaître un regain d’activisme. Dans la nuit festive de la qualification de l’Algérie pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), une vingtaine de « sucettes », d’abris bus et de tram ont vu leurs vitres voler en éclats.

Un chiffre que nous a confirmé Nicolas Phlippoteau, le directeur régional Alsace Franche-Comté de JCDecaux, venu en milieu de semaine dernière à Besançon, ville avec qui l’opérateur est lié jusqu’en 2023. Sûrement échaudé par ces derniers mois, la multinationale a décidé, contrairement à ce qu’elle fait habituellement dans les 24 heures « de ne pas réparer pour le moment… » Mieux vaut laisser passer l’orage, pour ne pas dire la finale de la CAN ce vendredi soir. Les bris de verre ont été enlevés et les panneaux visuellement sécurisés de rubalise de chantier. Et plaintes seront déposées, « comme à chaque fois ».

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Maison d’arrêt de Besançon : Le jeune détenu se paie un maton pour le dîner (et reste digne en commission disciplinaire) https://attaque.noblogs.org/post/2019/07/18/maison-darret-de-besancon-le-jeune-detenu-se-paie-un-maton-pour-le-diner-et-reste-digne-en-commission-disciplinaire/ Thu, 18 Jul 2019 16:02:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=27435 Continuer la lecture ]]> L’Est Républicain / jeudi 11 juillet 2019

Un détenu mineur a frappé au visage un agent pénitentiaire chargé de distribuer les repas, ce mardi soir à Besançon. Le surveillant s’est retrouvé quasiment K.O. « Une agression gratuite », regrette le directeur de la maison d’arrêt de la Butte.

[…] Ce mardi soir, une violente agression a eu lieu au sein du quartier des mineurs. Alors qu’il distribuait le repas à un jeune détenu, un agent pénitentiaire a reçu un puissant coup de poing à la tempe, avant de chuter au sol, groggy. Les syndicats évoquent d’autres coups par la suite. Le fracas de la rixe et le déclenchement de l’alarme portative du surveillant ont permis à ses collègues d’intervenir au plus vite, afin de maîtriser le détenu violent.
Lors de la fouille de ce dernier, deux stylos de type Bic ont été découverts, ce qui fait rétrospectivement froid dans le dos, quand on sait que ces objets peuvent être utilisés, en prison, pour « planter » son adversaire.
« C’est une agression sournoise et a priori gratuite. Il n’y a pas eu d’insulte ou de menace envers le personnel, qui aurait permis d’anticiper la situation », déplore Jean-Michel Laurent, le directeur de la maison d’arrêt de Besançon. Une plainte a été déposée au nom de l’agent agressé.
Face à la commission disciplinaire, le jeune détenu a opté pour le silence. Outre d’éventuelles poursuites judiciaires à venir, l’adolescent sera placé sept jours en cellule disciplinaire. Soit le maximum possible pour un mineur.

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Une poubelle jaune s’est immolée, quelques heures avant l’été https://attaque.noblogs.org/post/2019/06/24/une-poubelle-jaune-sest-immolee-quelques-heures-avant-lete/ Mon, 24 Jun 2019 08:52:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=27040 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / dimanche 23 juin 2019

Appel aux poubelles jaunes
pour un été 2019 enflammé

Le 16 de ce mois, comme chaque dimanche soir,
j’étais de sortie, le bac bien rempli
de tout un tas de déchets de ce monde de merde
(éco-responsable qu’ils disent).

Inspirée par d’autres jaunes révoltés
et dans une ultime tentative de me libérer,
je me suis collée à un engin de chantier d’un futur écoquartier
juste avant de m’immoler.

J’ai mis un peu de temps avant de m’embraser,
certainement à cause des fortes pluies des dernières heures,
mais quelques combustibles supplémentaires ont fait mon bonheur.
J’ai fini par m’embraser et à causer des dégâts à une machine d’une petite entreprise locale,
engagée dans le mégaprojet d’écoquartier « Vauban »*.

L’été est là. plein de mes consoeurs n’attendent que ça, de se faire allumer le bac.
et des fois elles ont besoin d’un petit coup de main.
Ca demande pas grand chose, surtout quand il fait sec et chaud,
un simple mouchoir suffit à passer une soirée enflammée.

A la guerre sociale j’ai voulu contribuer,
contre les riches et l’Etat j’étais déterminée.
Pole emploi, mairies, banques, préfs, commicos, écoquartiers …
Il y a tant de choses à cramer sur notre chemin vers la liberté !

#jesuispoubellejaune

 

Note d’Attaque : ce communiqué n’indique pas le lieu où s’est passé, mais après une rapide recherche sur internet on voit que l’eco-quartier Vauban est un projet de la ville de Besançon.

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Besançon : Sabotage de caméra https://attaque.noblogs.org/post/2019/06/15/besancon-sabotage-de-camera/ Sat, 15 Jun 2019 15:30:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=26877 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 15 juin 2019

Avec ou sans mouvement des gilets jaunes, le pouvoir étend son contrôle en multipliant l’installation de caméras de vidéosurveillance. L’emplacement des yeux technologiques de l’État est étudié avec minutie sur des bases statistiques par les municipalités et les forces du maintien de l’ordre. Parfois, elles les changent de lieux et d’orientation pour nous prendre par surprise. En plus de vouloir épier nos moindres faits et gestes à tout moment et en tout lieu, l’objectif recherché par l’État et ses flics est avant tout de dissuader les velléités de révolte individuelle ou collective, mais aussi à rassurer bourgeois, bons citoyens et commerçants.


Se balader les yeux ouverts dans les rues des métropoles suffit à se rendre compte que ces caméras prolifèrent à des endroits stratégiques, dans des zones où les délits et la criminalité est considérée comme plus importante (place de deal, moyenne de dégradations plus importante qu’ailleurs, etc).

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes à Besançon, des caméras apparaissent sur des places où les cortèges des samedis ont l’habitude de stationner et de s’affronter aux larbins de l’État en uniforme. Ainsi, des caméras-boule sont apparues au fur-et-à-mesure des manifs, avec pour objectif de punir et d’enfermer toujours plus les révoltés : d’abord au carrefour de Chamars aux abords de la préfecture, puis au carrefour en haut de la rue Battant et enfin sur le carrefour de la place Siffert, à quelques pas de la « City », centre économique et administratif du centre-ville. Tous ces lieux ont été des points d’affrontements et de casse de samedi en samedi… Ces caméras ont déjà été prises pour cible lors des manifs gilets jaunes : en décembre dernier, celle de la rue Marulaz au-dessus du lycée professionnel en avait fait les frais.

A la mi-juin, j’ai remarqué en me baladant que l’une de ces caméras 360 avait, comme par magie, tout simplement disparu. Elle se trouvait place Siffert. Il n’en reste désormais que la structure, le globe s’étant volatilisé.

J’ignore depuis quand elle a été sabotée, mais ce petit acte d’hostilité évidemment tu par les journaflics qui sont depuis toujours à la botte de l’État et des puissants pourrait bien en appeler d’autres.

Face à la prolifération des yeux de l’État, action directe !
Sabotons cette société de contrôle et de surveillance !

Camover_in_Besak

 

[in italiano]

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Besançon : Soirs de pleine lune… et vacarme nocturne https://attaque.noblogs.org/post/2019/04/14/besancon-soirs-de-pleine-lune-et-vacarme-nocturne/ Sun, 14 Apr 2019 15:29:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=25495 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 13 avril 2019

Soirs de pleine lune, début avril. Quartier Battant.

Des loups-garous sont de sortie pour mordre à pleine dent la domination, qui n’en finit pas d’étendre son emprise à chaque coin de rue.

Au-dessus de la rue de la Madeleine, les vitres du bureau de la SAIMB, société immobilière dont la directrice n’est autre que Danièle Poissenot (en charge de la sécurité urbaine au sein de la municipalité), cèdent sous le poids des pavés. Il y a un peu plus d’un an, cette entreprise exigeait l’expulsion d’un local occupé par des migrants et leurs soutiens rue d’Arènes.

Puis à quelques mètres, rue des Frères Mercier, la façade vitrée de l’espace de co-working « ‘La Maison Madeleine », est fracassée de la même façon. « Anti-bourgeois », « anti-travail », comme disaient des tags sur sa vitrine il y a peu)

Que les spécialistes de la chasse aux pauvres et aux sans-papiers se méfient… Les loups-garous ont les dents affûtées et aiment se balader de temps à autre dans les quartiers de la ville en pleine revalorisation… Et il se pourrait qu’ils reviennent frapper à tout moment, sans crier gare…

loups-garous

 

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Besançon : Défonce ta ville et ses promoteurs ! https://attaque.noblogs.org/post/2019/03/09/besancon-defonce-ta-ville-et-ses-promoteurs/ Sat, 09 Mar 2019 08:53:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=24932 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / vendredi 8 mars 2019

A Besançon comme partout ailleurs, les villes sont en transformation constante. Elles n’ont jamais été (et ne sont pas) des espaces neutres mais plutôt modelées à l’image de l’Etat et du capital. Elles ressemblent de plus en plus à de gigantesques zones commerciales et carcérales à ciel ouvert, où tout pas de côté est durement sanctionné.

Des projets d’urbanisation fleurissent aux quatre coins des villes. Ca bétonne à tout va pour faire place nette à de nouveaux centres commerciaux et quartiers qui seront occupés par des citoyen.ne.s éco-responsables. Desservis par des transports doux et fluides (vélocités, tram, véhicules d’auto-partage…) et équipés de voies vertes, ils prolifèrent dans les villes et à leurs périphéries.

La domination s’adapte à l’air du temps pour promouvoir ses projets qui puent le fric et le béton.

Au sein des villes, le contrôle et la surveillance ne cessent d’être toujours plus étouffants: prolifération de caméras, de spots d’éclairage public plus puissants et de patrouilles de flics…

Dans ces quartiers ciblés par les urbanistes (à travers leurs PLU) pullulent spéculateurs du logement, recruteurs d’esclaves à patrons, bistrots et restos branchés vegan et bio, magasins et épiceries bio et écolo (sans sac ni plastique). A Besançon, le quartier Battant en fait partie.

Ainsi, dans la nuit de lundi à mardi, nous avons fracassé toutes les vitres de l’agence Foncia (y compris celles de l’entrée), au croisement du quai de Strasbourg et de la rue du Petit Battant.

Un big up aux incendiaires anonymes de la Maison de l’écoquartier des Vaîtes. La voir partir en fumée

Guerre à la ville-prison !
Guerre aux riches !

 

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Besançon : C’est mal parti pour l’écoquartier https://attaque.noblogs.org/post/2019/02/25/besancon-cest-mal-parti-pour-lecoquartier/ Mon, 25 Feb 2019 19:21:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=24706 Continuer la lecture ]]> MaCommune.info / lundi 25 février 2019

Les sapeurs-pompiers de Besançon ont été appelés peu avant 3h du matin dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019 pour l’incendie de la maison du projet d’écoquartier des Vaites. La piste criminelle fait peu de doute. Le maire de Besançon et le préfet du Doubs étaient sur place en fin de matinée pour constater les dégâts. Jean-Louis Fousseret a annoncé qu’il s’engageait à reconstruite très vite une nouvelle maison du projet.

Selon les premiers éléments d’enquête, le feu se serait déclaré après une intrusion ne laissant que peu de place au doute quant à l’origine criminelle de l’incendie des trois containers maritimes « de dernier voyage » installés en avril 2018 pour abriter la maison du projet de découverte de cet écoquartier qui doit, à terme, recouvrir une offre de 1.150 logements en accession et à la location au sein de petits collectifs, d’habitat intermédiaire et d’habitat individuel dense. Une alternative selon la Ville de Besançon à l’habitat existant de la rue de Belfort et de Palente qui souhaite donner la possibilité d’habiter en ville et aux portes du centre-ville à un budget accessible.
Inauguré le 17 avril dernier et ouvert depuis le mois de mai 2018, ce centre d’informations mobile de 70 m2 abritait notamment une maquette de l’écoquartier et se voulait être un lieu de dialogue et de rencontre. Après l’annonce de l’incendie, le préfet du Doubs, Joël Mathurin et Jean-Louis Fousseret ont décidé de se rendre sur place afin de se rendre compte de l’étendue des dégâts. Le maire de Besançon s’est dit atterré et a condamné fermement ces actes. « À travers cet incendie, c’est le dialogue que l’on veut museler. En effet, cette maison permettait à chacun de venir prendre connaissance du projet et de se faire son opinion. C’est un lieu de travail, de rencontre pour les riverains, mais aussi pour les entreprises présentes sur le chantier… » […]

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Besançon : Ni église ni État ! https://attaque.noblogs.org/post/2019/02/19/besancon-ni-eglise-ni-etat/ Tue, 19 Feb 2019 09:57:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=24577 Continuer la lecture ]]> L’Est Républicain / lundi 18 février 2019

« Ni église ni État » ou encore « L’autorité c’est le viol ». Voilà les écriteaux que les habitants du secteur ont découverts sur les murs de l’église Saint-Joseph, samedi. Des inscriptions faites en lettres capitales et à la bombe de peinture noire, de chaque côté de l’édifice. « Les faits se sont sûrement déroulés dans la nuit puisqu’on les a découverts au petit matin », confie une paroissienne du quartier. […]


Ce n’est pas la première fois que le bâtiment est victime de d’actes de vandalisme. En 2017 déjà, dans la nuit du 17 au 18 mai les murs de l’église avaient été recouverts par des inscriptions « À bas la charité, vive la solidarité. »

[photos toujours depuis L’Est Républicain  / samedi 20 mai 2017]

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Mais les jolies nouvelles continuent… la croix a changé de forme !

L’Est Républicain / lundi 18 février 2019

Dans la montagne qui domine le village de Deluz, une branche de la croix a été sciée.
Une équipe de bénévoles va se charger de réparer ce que d’autres ont brisé. Sylvaine Barassi, maire de la commune, a d’ores et déjà déposé plainte auprès de la gendarmerie, qui a ouvert une enquête. La première croix de Deluz a été installée en 1934 sous l’impulsion de l’abbé Bello. Une seconde croix a remplacé la précédente, le 9 juin 1984, veille de Pentecôte. Pour mémoire, elle avait été installée par l’abbé Eblin, avec l’aide de douze paroissiens.

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Doubs : Incendies en série sur des pylônes téléphoniques https://attaque.noblogs.org/post/2019/02/13/doubs-incendies-en-serie-sur-des-pylones-telephoniques/ Wed, 13 Feb 2019 21:15:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=24448 Continuer la lecture ]]> L’Est Républicain / mercredi 13 février 2019

« C’est la première fois que je vois ça en 18 ans de carrière », confie un prestataire, chargé de la gestion des pylônes téléphoniques. Depuis le mois de septembre et les premières constatations à Chapelle-des-Buis, quatre relais téléphoniques ont été brûlés dans les environs de Besançon de façon criminelle selon toute vraisemblance.


Difficile de déceler le mode opératoire des incendiaires, pour mettre hors-service ces mâts métalliques. « À Amagney, on voit que ça a bien chauffé. L’échelle qui permet de monter au-dessus a été tordue par le feu. Ils ont dû utiliser de l’essence ou des produits accélérants. On ne peut plus monter au sommet ». Au sol, des arbres et des branches retrouvés à proximité ont servi à alimenter le brasier.

Au moins deux sites à Chapelle-des-Buis au niveau du monument aux morts et chemin de la Jourande, un à Amagney et le dernier en date, ce lundi à Mérey-Vieilley. La liste s’allonge sans que les autorités n’aient de piste sérieuse sur cette action d’envergure. « On ne sait pas si c’est politique ou alors le fait d’un illuminé », confie une source proche de l’enquête. En tout état de cause, ces mâts métalliques sont situés dans des zones isolées, difficiles d’accès. Pour Amagney, il faut emprunter une petite route qui s’enfonce dans la forêt, avant de passer devant une ferme et, quelques centaines de mètres plus loin, le relais apparaît au-dessus des arbres. Des emplacements isolés que les malfaiteurs connaissent ou ont repéré sur internet.

Le dernier incendie a eu lieu sur la commune de Mérey-Vieilley, en forêt de Chailluz. « Cet acte a mis neuf autres relais hors-service. Pour donner un ordre d’idées, ça représente plusieurs dizaines de milliers de communications impactées, tous les jours. » Des câbles ont été tirés pour résoudre rapidement le problème. Plusieurs mois seront nécessaires avant une remise en service complète de l’antenne. « Il faut attendre le compte rendu des expertises pour que des travaux soient effectués. »

Cette série trouve écho dans deux autres départements. Des faits similaires ont été constatés en Alsace et dans le Cher. « On ne sait pas si c’est lié. C’est assez inexplicable pour nous », poursuit le prestataire. Contactée, la préfecture du Doubs confirme qu’une enquête est en cours. Pyromanes, anarchistes, vengance vis-à-vis d’un opérateur ? Les enquêteurs n’excluent pour l’heure, aucune piste.

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Besançon : T’as pas entendu? https://attaque.noblogs.org/post/2019/01/29/besancon-tas-pas-entendu/ Tue, 29 Jan 2019 09:55:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=24116 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / lundi 28 janvier 2019

boom dans la nuit

entre vendredi et samedi 26. Il est 2h passées. 1, 2 puis 3 explosions au milieu de la nuit, à l’heure où les braves travaileurs noient leurs semaines d’exploitation dans les bars et les boîtes du centre-ville.
Sur un parking entre la CCI et le lycée Jules Haag, un camion de l’entreprise Dallmayr a été brûlé. Spécialisée dans la distribution de cafés et de boissons, cette firme allemande restaure les exploité-e-s lors de leur pause, afin de les rendre toujours plus dociles et rentables.
Ces petites flammes sont entre autres destinées aux insurgé-e-s du G20 à Hambourg qui passent en procès pour les émeutes de la Elbchaussee. De tout coeur à vos côtés.
A Kreme qui vient tout juste de sortir de taule, pour une bagnole de keufs incendiée un jour de mai 2016.

Des sourires complices.

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