bassines – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sat, 09 May 2026 16:27:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Vienne et Deux-Sevres : « Ni bassines, Ni poulaillers géants » https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/09/vienne-et-deux-sevres-ni-bassines-ni-poulaillers-geants/ Sat, 09 May 2026 16:26:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62791 Continuer la lecture ]]> Les Soulèvements de la Terre / jeudi 8 mai 2026

A l’instar d’un certain nombre de médias, nous avons reçu ce matin un communiqué sur le débâchage de deux nouvelles bassines dans le Poitou. Une première dans la Vienne appartenant à l’entreprise Pampr’Oeuf, « gigantesque industriel de l’oeuf » (1), une seconde dans les Deux-Sèvres à Lusseray « afin de dénoncer le financement public des bassines et leur développement dans le bassin de la Boutonne » (2).

Alors que les député-es ont adopté ce matin le texte de la Loi d’Urgence Agricole dicté par la FNSEA et visant à faire passer en force les méga-bassines en court-circuitant les étapes de consultation publique, on peut dire que ce nouveau débâchage tombe à pic. Tandis que le tribunal de Poitiers croit pouvoir museler Julien Le Guet, porte-parole de Bassine Non Merci en l’assignant 6 mois à résidence dans un jugement daté de ce 6 mai, ces actions revendiquées par une « Amicale pour le Débâchage Permanent du Poitou » montrent que le mouvement anti-bassine, dans sa diversité, n’est quant à lui pas prêt de baisser les bras quand il s’agit de défendre l’eau. Notons que ce débâchage arrive aussi au lendemain d’un jugement intimant enfin au démantèlement de 5 bassines illégales et restées longtemps en activité en Charente-Maritime avant que certaines soient débâchées (3). Que ce soit par de larges mobilisations publiques, des recours juridiques ou des actions d’autodéfense directement impactantes, il semble qu’il n’est question pour personne de reculer face à la pression du lobby agro-chimique et aux agissements de ceux qui accaparent ou empoisonnent la ressource en eau.

Le texte du communiqué reçu en intégralité :

Notes :

(1) Pampr’oeuf est l’un des plus gros industriels du secteur d’oeufs de poules en France, en 2020 c’était 865 millions d’oeufs et un chiffre d’affaire de 265 millions d’euros, soit environ 15% du marché Français. Il possède 2 méga-bassines privatives destinées à irriguer 3000 ha de céréales produites industriellement pour l’alimentation des poules élevées dans des conditions ignobles dans ses usines. Une de ses bassines avait déjà été désarmée en 2022 : https://attaque.noblogs.org/…/RAPPORT-DPRE-02-03-2022.pdf

(2) Concernant la bassine débâchée à la Boutonne, dont le remplissage a dû être stoppé en urgence en 2017, voir cet article de la Nouvelle République qui en documentait les effets : https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/la-riviere-deja-a-sec-en-plein-coeur-de-l-hiver

(3) https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/apres-une-saga-judiciaire-de-vingt-ans-la-destruction-de-cinq-bassines-en-charente-maritime-est-demandee-1777996104

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Note d’Attaque : et Ici, même date, précise que « Un collectif revendique avoir, tôt ce jeudi 7 mai, dégradé deux bassines. L’une se situe entre Avon et Rouillé, sur la frontière entre les Deux-Sèvres et la Vienne. L’autre sur la commune de Lusseray, dans les Deux-Sèvres. Les gendarmes ont constaté des coups de cutter dans les bâches.

Elle revendique la dégradation de deux retenues d’eau, ce jeudi 7 mai dans les Deux-Sèvres. Dans un communiqué envoyé à ICI Poitou à 6h du matin, l’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou explique avoir visé deux sites. Le premier est une bassine située entre Avon et Rouillé, sur la frontière entre la Vienne et les Deux-Sèvres. Il appartenait, il y a plusieurs années, à l’ancien gérant de l’entreprise d’élevage industriel de poules Pampr’œuf. La seconde se trouve sur la commune de Lusseray. Elle est propriété de la Compagnie d’aménagement de l’eau des Deux-Sèvres. Selon les gendarmes qui se sont rendus sur place, des coups de cutter ont été donnés sur les bâches de ces retenues d’eau. Des cadenas ont aussi été brisés pour rendre les sites accessibles. […] »

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Épannes (Deux-Sèvres) : « Faillite des bassines » https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/14/epannes-deux-sevres-faillite-des-bassines/ Sun, 14 Sep 2025 16:38:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60647 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / samedi 13 septembre 2025

Alors qu’un marché de producteurs locaux se tenait ce samedi 13 septembre, à partir de 17 heures, à Épannes, à côté de Niort, des tags hostiles aux bassines ainsi qu’envers Coralie Dénoues, la présidente du Département, ont été constatés sous un pont situé juste avant l’entrée de la commune. Une banderole annonçant l’événement organisé conjointement par la municipalité et la Chambre d’agriculture des Deux-Sèvres a subi le même sort. [article payant ; NdAtt.]

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La Rochelle : Quelques affrontements à la manifestation contre l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie https://attaque.noblogs.org/post/2024/07/21/la-rochelle-quelques-affrontements-a-la-manifestation-contre-laccaparement-de-leau-par-lagro-industrie/ Sun, 21 Jul 2024 19:06:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56314 Continuer la lecture ]]> franceinfo / samedi 20 juillet 2024

La deuxième manifestation contre les bassines, samedi 20 juillet, a été plus tendue que celle organisée la veille, dans la Vienne. Dans le cadre de la mobilisation contre les bassines, jusqu’à 10 000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à une manifestation à La Rochelle (Charente-Maritime), le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, faisant état de 5 000 manifestants auprès de France Bleu. Ils souhaitaient dénoncer les grands acteurs de la filière céréalière, associés à la construction des réserves d’eau contestées et à un « accaparement » de l’eau par l’agro-industrie.

Les autorités avaient une nouvelle fois mis en garde contre des affrontements en raison de la présence de « plusieurs centaines d’individus radicaux » et déployé un très important dispositif de sécurité. Tôt le matin, environ 200 manifestants l’ont déjoué en s’introduisant par surprise, depuis le pont de l’Île-de-Ré, dans le terminal agro-industriel du port de La Pallice, délogés ensuite dans le calme par les gendarmes. Mais le port de commerce est resté l’objectif des deux cortèges qui se sont élancés en début d’après-midi depuis le centre-ville, l’un calme et familial, l’autre plus déterminé.

Vers 13h30, des gendarmes ont chargé à l’arrière de ce second cortège, avec tirs de grenades lacrymogènes et coups de matraque, après des dégradations d’abribus et de commerces notamment. « On respectait le fait de ne pas faire d’intrusion sur le site [du port de commerce]. C’était ce qu’ils craignaient, mais c’était le deal. Et le deal a été rompu », déplore Juliette Rivière, porte-parole du mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre, l’un des organisateurs. La dislocation du cortège s’est accompagnée de brefs affrontements entre des manifestants et les forces de l’ordre, avec barricades, feux de poubelles, dégradations, jets de projectiles et de grenades lacrymogènes. Selon un bilan du parquet de La Rochelle, quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés et cinq manifestants, tous légèrement. Sept personnes ont été interpellées, principalement pour des faits d’intrusion.

L’autre cortège avait longé le bord de mer pour s’approcher à pied, certains en kayaks, du port de La Pallice. Les deux se sont rejoints vers 15 heures, les organisateurs décidant alors de rebrousser chemin au centre-ville, avec encore quelques échauffourées sur le retour, avant une baignade des derniers participants vers 16h30.

Les suites des gardes à vue

extrait du Parisien / dimanche 21 juillet 2024

[…] Le parquet a indiqué dimanche que six gardes à vues allaient être levées avec trois convocations devant le délégué du procureur : l’une pour intrusion dans la zone portuaire, une ordonnance pénale pour rébellion et participation à une manifestation interdite, ainsi que des convocations devant le tribunal correctionnel pour entre autres, une intrusion dans un Ehpad. Une dernière garde à vue a été prolongée « car l’individu donne une fausse identité », selon le parquet. […]

[στα ελληνικά]

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Trémentines (Maine-et-Loire) : « No Bassaran » https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/20/trementines-maine-et-loire-no-bassaran/ Thu, 20 Jun 2024 18:32:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55996 Continuer la lecture ]]> extraits du Courrier de l’Ouest / mercredi 19 juin 2024

Une réserve d’eau de 40 000 m³ destinée à l’irrigation agricole a été dégradée volontairement à Trémentines près de Cholet, probablement au cours de la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris auprès du procureur de la République d’Angers et des propriétaires de l’équipement. Le ou les auteurs, qui ont adressé un mail anonyme de revendication à la presse mardi soir, ont d’abord arraché la clôture entourant la réserve en trois endroits, avant de taillader la bâche au niveau de l’eau sur la totalité de son périmètre.

Le tag « No Bassaran » a été retrouvé sur une cabane abritant la pompe relevage la réserve. Il s’agit du mot d’ordre du collectif Bassines non merci, opposé aux réserves collectives de stockage d’eau dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Le préjudice total des dégradations s’élèverait à 150 000 €.  [… le propriétaire de la méga-bassine n’est pas content ; NdAtt.]

Dans un mail transmis mardi soir à plusieurs rédactions dont celle du Courrier de l’Ouest, un collectif rebaptisé FNSEA (Foule nombreuse solidaire des écosystèmes abîmés), en référence ironique au syndicat agricole majoritaire, a revendiqué l’action.
Dénonçant un accaparement de l’eau par une minorité et appelant  à désarmer l’agro-industrie .  L’eau n’a pas vocation à croupir dans une bassine, mais bien à courir dans les ruisseaux qui font les grands fleuves, à s’infiltrer et nourrir les nappes phréatiques, justifient les auteurs.
[… les associations corporatives des entrepreneurs agricoles, appelées à tort « syndicats », ne sons pas contentes ; NdAtt.]

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À propos de Sainte-Soline https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/08/a-propos-de-sainte-soline/ Sat, 08 Jun 2024 09:59:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55798 Continuer la lecture ]]> IAATA / vendredi 7 juin 2024

Nous avons été nombreux le 25 mars 2023 à rentrer chez nous abattus après la manifestation de Sainte-Soline.

Et pourtant, en voyant la couverture médiatique puis la réponse officielle des Soulèvements de la Terre, l’abattement s’est transformé en colère. L’ensemble des manifestants ont été dépeints comme victimes de la violence de la police, on nous a nié tout pouvoir d’initiative, toute organisation, toute violence portée avec offensive.

Nous refusons cette image qu’on veut donner de nous. Nous refusons la stratégie médiatique victimaire.

Si vous vous retrouvez là-dedans, on espère que cette petite vidéo vous plaira :

 

[in English]

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Débâchage dans la Vienne, l’épreuve de la défense de l’eau https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/25/debachage-dans-la-vienne-lepreuve-de-la-defense-de-leau/ Sat, 25 May 2024 16:52:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55656 Continuer la lecture ]]> La Grappe / samedi 25 mai 2024

Cette semaine, nous avons décidé de participer à la plus précieuse des épreuves, le juste partage de l’eau. En espérant que cette action n’aura pas perturbé le passage de la flamme Olympique dans la Vienne.

Nous, habitants du Poitou, qui aimons pêcher dans la Sèvre Niortaise, nous promener le long du Clain, faire du vélo au bord de la Charente, voyons tous les jours les ravages sur nos terres du système industriel et intensif de l’agro-business. Le tour de passe-passe qui permettrait de poursuivre leurs actions néfastes n’est plus à présenter, les biens connues bassines sont le fer de lance de ce système. Les différentes préfectures de notre territoire ne cessent d’ailleurs de s’acharner pour tenter, coûte que coûte, de faire naître ces projets. Ceci alors même que l’eau n’est plus potable dans de nombreuses communes, que le partage de l’eau est plus scandaleux année après année, et que nos vies sont étouffées par les pesticides et asséchées par les pompages effrénés.

Mais il ne faut pas être dupe, il n’y a pas que l’État dans ce système. Certains s’activent tous les jours pour tirer profit de la situation. Ils ne restent pas sagement à attendre les autorisations des pouvoirs publics. Ces irrigants cumulards s’accaparent jour après jour un peu plus la ressource en eau. Par des combines, manigances et pressions, dont ils ont le secret, ils tentent de saccager nos terres pour sauver leur business.

Alors, hier soir, nous avons mené l’enquête. Nous nous sommes rendus chez les plus gros irrigants d’un des départements concernés par les projets de bassines. Nous sommes allés chez les Surault, ces entrepreneurs de l’industrie du ravage de l’eau. Qui chaque année en plus de pomper l’argent public, dilapident la ressource en eau. Ce sont eux qui cumulent des centaines de milliers de mètres cubes. A eux tout seuls, par leurs activités dévorantes, ils consomment ce que nous sommes des dizaines de milliers à se partager chaque année.

Nos recherches n’ont pas été vaines. En arpentant les plaines qu’ils assèchent nous sommes tombés sur une bassine qu’ils ont construit pour leur profit personnel. Au nez et à la barbe de tout protocole de partage. Alors pour mettre fin à ces manœuvres nous avons fait simple. Nous avons entaillé le plastique qui permet l’accaparement de l’eau et débâché cette bassine.

Cette action ne cible pas le maraîcher qui nous nourrit tous les jours ou cet agriculteur qui se bat pour sa dignité. Il attaque un système industriel qui exploite l’ensemble des agriculteurs et il cible quelques entrepreneurs de l’agro-business qui pensent pouvoir poursuivre leur machinerie à l’abri des regards. Nous l’avons fait sous leur nez, qui plus est, en rendant inopérant la station de pompage à laquelle elle était reliée. Il n’a pas fallu faire grand-chose. Quelques coups de cutter, une bombe de mousse expansive et hop, voilà le robinet fermé, c’est pas Versailles ici !

Loin d’être inatteignables, on se demande plutôt comment ils vont faire lorsque tous les citoyens, qui, à cause d’eux, ne peuvent plus boire l’eau du robinet et voient leurs cours d’eau s’assécher, vont se mettre à les prendre pour cible.

Au détour de cette enquête nous avons constaté qu’en Vienne certains se mobilisent ce 25 mai pour une épreuve de défense de l’eau. Par notre travail d’enquête nocturne nous nous joignons à ces actions. Ce n’est qu’en faisant cesser les activités destructrices d’une agriculture industrielle que nous pourrons construire de justes usages de la plus précieuse des ressources, l’eau.

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Charente et Vendée : Les bassines de l’agriculture industrielle, c’est toujours non ! https://attaque.noblogs.org/post/2023/10/27/charente-et-vendee-les-bassines-de-lagriculture-industrielle-cest-toujours-non/ Fri, 27 Oct 2023 16:54:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=52807 Continuer la lecture ]]> À Tusson (Charente)

extraits de Sud-Ouest / vendredi 27 octobre 2023

Des bâches lacérées de haut en bas, sur une quarantaine de mètres… Une réserve agricole d’eau a été dégradée le week-end dernier à Tusson (en Charente), entre Ruffec et Matha, dans le bassin hydrographique sensible de l’Aume-Couture. Plainte a été déposée par le gestionnaire, l’Association syndicale autorisée (ASA) de l’Aume-Couture.

[…] La bassine visée a une contenance de 290 000 mètres cubes. Elle alimentait six exploitations et avait été mise en service en 2011, après le rejet d’un recours devant le tribunal administratif de Poitiers. […]

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Au Bernard (Vendée)

France Bleu / jeudi 26 octobre 2023

Une nouvelle réserve de substitution d’eau, autrement appelées bassines, a été dégradée en Vendée, au Bernard près de La Tranche-sur-Mer. Les faits ont été signalés mardi. Le monde agricole dans son ensemble condamne ce geste. « Cette grave atteinte à des ouvrages publics et des outils de production agricole ne doit pas rester sans suite » réagissent de concert la chambre d’agriculture de Vendée, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs et le Syndicat mixte bassin du Lay, propriétaire de la réserve. Déjà, lors de l’été 2022, deux réserves avaient été saccagées dans le sud du département, à Pouillé et Nalliers.

« Il y a des dégâts importants, réagit le président de la chambre d’agriculture de Vendée Eric Coutand, c’est de la colère et il faut qu’on arrive à coincer ceux qui détruisent nos outils de production. En faisant cela, on détruit notre alimentation au profit d’une alimentation qui vient d’ailleurs« .
« C’est encore de la haine envers nous, renchérit le président des Jeunes Agriculteurs de Vendée Flavien Martineau, la bâche a été coupée au cutter sur tout un pan. Ces réserves permettent de stocker de l’eau qui est perdue en cette saison en s’écoulant à la mer« .

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La Rochénard/Epannes (Deux-Sèvres) : Manifestation contre les bassines… et la canalisation perd des pièces https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/28/la-rochenard-epannes-deux-sevres-manifestation-contre-les-bassines-et-la-canalisation-perd-des-pieces/ Mon, 28 Mar 2022 19:03:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48978 Continuer la lecture ]]> Les Soulevements de la Terre / dimanche 27 mars 2022

Plus de 7 000 personnes manifestent et démontent le réseau de pompage d’une bassine en projet

Ce samedi 26 mars, plus de 7 000 personnes se sont rassemblées dans les Deux-Sèvres à la Rochénard, une mobilisation d’une ampleur inédite contre les projets de méga-bassines qui accaparent l’eau dans la région. La manifestation s’est poursuivie par le démontage du réseau d’alimentation d’une future bassine, qui prélèvera l’eau au détriment des besoins des habitants de Vallans en eau potable.


Le cortège festif et coloré s’est rassemblé sur le site d’un des projets de bassine de 220 000 m3 et 7 hectares, Sev5, où habitants, paysans, syndicalistes, naturalistes, militants du climat, ont rappelé leur détermination à stopper ces projets pour protéger et partager les ressources en eau. Munis de bêches, de plants et de semis, les participants ont encerclé puis replanté et occupé l’espace de cette bassine en projet… devant appartenir, entre autres, au président de la FDSEA des Deux-Sèvres.

Les manifestants ont ensuite excavé et prélevé plusieurs sorties d’eau du réseau de pompage de la bassine en projet d’Epannes. Lors de la dernière manifestation, le débâchage d’une bassine et le démontage d’une pompe avait montré la fragilité de ces infrastructures, encore démontrée aujourd’hui par le prélèvement et la mise hors service de cette partie du réseau – malgré un dispositif policier disproportionné et portant atteinte à la liberté de manifester. Une nouvelle d’autant plus importante que ce réseau de pompage devait servir à détourner l’eau des habitants de Vallans, mais aussi à concentrer les droits d’eau pour une poignée d’exploitants agricoles, au détriment de tous les autres. Ce montage démontre bien que les bassines serviront à augmenter les prélèvements d’eau et pomper toujours plus dans les nappes phréatiques, malgré ce que veulent faire croire les promoteurs de ces bassines.

En fin de journée, malgré les tentatives répétées de bloquer l’arrivée des tracteurs et les interdictions préfectorales, les manifestants ont finalement réussi à faire la jonction avec eux, alors même que les paysans sont les premières victimes de ces projets d’accaparement d’eau, typiques de ce modèle agro-industriel.

L’ampleur et la détermination inédites de ce nouveau rassemblement ne sont pourtant qu’un début : les manifestants appellent d’ores et déjà à un printemps maraichin et à plusieurs mois de mobilisation intense contre les méga-bassines tant que ces projets ne seront pas stoppés.

Alors que le gouvernement semble vouloir soutenir et financer tous les projets de méga-stockage d’eau en France et suite au Varenne de l’eau, co-piloté par la FNSEA et les agro-industriels,

Alors que la société anonyme des Deux-Sèvres se targue du remplissage d’une première bassine à Mauzé-sur-le-Mignon, dans un contexte de grave déficit hydrique des nappes phréatiques et des rivières,et annonce pouvoir démarrer trois nouvelles méga-bassines (Priaires, Epannes et Sainte Soline),

Alors qu’en réponse, des débâchages de bassines se multiplient en Poitou-Charentes,

Nous amplifierons toujours plus notre mobilisation et nos résistances face à ces projets aberrants. No bassaran !

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extrait de la Nouvelle République / samedi 26 mars 2022

[…] 15h45 Les forces de l’ordre tirent des lacrymogènes et déploient un canon à eau face aux manifestants entre Epannes et Vallans. Des manifestants reculent. Quelques-uns jettent des pierres en direction de gendarmes.  » Evacuez les lieux ou nous ferons usage de la force « , prévient un représentant des forces de l’ordre par haut-parleur.
Les organisateurs appellent à remonter sur le chemin principal. Le cortège a repris son chemin vers Vallans, toujours en musique. […]

16h03 Des manifestants et des gendarmes continuent à se faire face dans un champ. Les gaz lacrymogènes remontent, portés par les vents, et se rabattent en direction du cortège principal qui commence à se disloquer. […]

16h20 Pendant de longues minutes, un groupe de manifestants et les gendarmes continuent à se faire face. Aux tirs de gaz lacrymogènes, certains répliquent par des tirs de feux d’artifice. Finalement, le groupe finit par remonter en direction du cortège principal.

16h35 Nouveaux heurts à l’entrée du bourg de Vallans. Les forces de l’ordre entendent empêcher les manifestants de pénétrer dans le bourg. Ils tirent des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement sur la queue du cortège, bloqué à la hauteur du stade municipal. Au moins un hélicoptère survole la manifestation ainsi qu’un drone. […]

 

le même journale, dans l’édition du lendemain, précise que  » […] Une station d’irrigation a été saccagée et une canalisation a été déterrée par les manifestants sur la commune d’Epannes. « Le montant du préjudice n’a pas encore été évalué mais il est elevé », indique la Coop de l’Eau. […] « 

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Vienne et Deux-Sèvres : Il pleut des lames sur les bassines https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/19/vienne-et-deux-sevres-il-pleut-des-lames-sur-les-bassines/ Sat, 19 Mar 2022 20:02:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48865 Continuer la lecture ]]> extrait des Soulèvements de la terre / mardi 15 mars 2022

Les Soulèvements de la Terre ont récemment reçu des documents nous informant du démantèlement de deux mégas bassines dans les Deux Sèvres et la Vienne.

Ce débâchage qui intervient à quelques de nouvelles grandes manifestations publiques contre les méga-bassines du 25 au 27 mars est ici revendiqué par le Comité exécutif de la direction régionale de protection de l’eau (DRPE).

Voici les deux textes :

AVIS DE DÉCISION – Comité exécutif de la direction régionale de protection de l’eau (DRPE)
IL PLEUT DES LAMES SUR LES BASSINES – Rapport d’exécution reçu le 2 mars 2022 à la DRPE

 

Note d’Attaque : l’article des journaux qui parle des deux sabotages. 

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Sevreau (Deux-Sèvres) : Les yeux indiscrets de la flicaille scrutent les opposant.e.s aux bassines https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/18/sevreau-deux-sevres-les-yeux-indiscrets-de-la-flicaille-scrutent-les-opposant-e-s-aux-bassines/ Fri, 18 Mar 2022 20:37:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48852 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / vendredi 18 mars 2022

Une caméra militaire raccordée à un routeur et des batteries lithium a été découverte sous un filet de camouflage à l’entrée du bourg de Sevreau, près de Niort. Elle était orientée vers le domicile du père de Julien Le Guet, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! ». Ce collectif s’oppose, depuis plusieurs années, au nom de la protection de l’environnement, à la construction de grandes réserves d’eau pour les agriculteurs des Deux-Sèvres.


Souriez car à partir de maintenant, vous êtes filmés. ​Julien Le Guet essaie d’en plaisanter mais il n’a pas vraiment envie de rire, ce vendredi 18 mars. A une semaine de la mobilisation citoyenne attendue à La Rochénard contre le projet des réserves de substitution, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! » a découvert que la maison de son père était sous surveillance vidéo et sans doute sur écoute​.

À proximité de son habitation située à l’entrée du bourg de Sevreau, entre Niort et Magné, c’est tout un dispositif militaire qui a été installé à l’abri des regards. C’est le chien d’un ami qui a flairé les équipements dernier cri : une caméra, sortant à peine du sol, recouverte de ronces et d’herbe, reliée à un routeur Pepwave et à deux mallettes renfermant des batteries lithium de haute technologie étiquetées Accuwatt, dissimulées dans un fossé, sous une bâche et un filet de camouflage.

Accuwatt est reconnue dans l’étude et la conception de batteries communicantes (tous réseaux RS 485, LoRa, SigFox, 4G, 5G, Iridium) toutes technologies avec une compétence particulière pour les batteries lithium militarisées à destination des forces de police, gendarmerie et tous groupes opérationnels. Il s’agit d’un fournisseur historique des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de l’OTAN ainsi que des plus grands donneurs d’ordres civils de l’industrie française.

Ces méthodes sont extrêmement choquantes​, a réagi Christian Le Guet. La nouvelle préfète dit qu’elle est prête à nous rencontrer. On voit effectivement qu’elle est dans l’écoute, coûte que coûte​, s’indigne son fils. Après avoir hésité à rapporter le matériel à la préfecture, le duo a finalement décidé d’aller installer le dispositif au bord de la Sèvre sur le canal TV loutre​… Un dépôt de plainte pourrait suivre.

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Vienne et Deux-Sèvres : Deux bassines agro-industrielles sabotées https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/12/vienne-et-deux-sevres-deux-bassines-agro-industrielles-sabotees/ Sat, 12 Mar 2022 20:22:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48756 Continuer la lecture ]]> note d’Attaque, le 16 mars : on pourra lire la revendication de ces actions ici.

France Info / vendredi 11 mars 2022

Deux retenues d’eau ont été vandalisées ces derniers jours dans la région. La semaine dernière à Nouaillé-Maupertuis dans la Vienne, et ce jeudi à Salles, dans les Deux-Sèvres. Un étrange comité envoie des revendications aux médias.


C’est un étrange communiqué qui est parvenu aux médias de la région. Il émane d’un groupe qui se baptise « Comité exécutif direction régionale de protection de l’eau (DRPE) » et sous des allures plus ou moins officielles dans la présentation, revendique les dégradations récentes des bassines dans la région.

Le communiqué se présente en deux parties. La première intitulée « rapport » annonce le démantèlement des réserves rattachées à différentes sociétés comme Lorilor à Rouillé dans la Vienne ou bien encore Pampr’oeuf à Pamproux, dans les Deux-Sèvres. Le comité lance un ultimatum à ces entreprises qu’elle appelle les « accapareurs ».

 » Les accapareurs sus nommés ont 10 jours pour se mettre en conformité et engager eux même le démantèlement ou la mise à l’arrêt des dites réserves de substitution.  » Comité exécutif de la direction régionale de protection de l’eau

La deuxième partie intitulée « sentance » (sic) détaille les actions de démantèlement qui ont été effectuées sur deux réserves. L’une dans l’A.S.A des Dames à Nouaillé-Maupertuis, l’autre dans le site Pampr’oeuf de Pamproux.
Le comité estime que ces entreprises ont notamment « accaparé en bande organisée les ressources en eau du territoire, et détruit à rythme soutenu une agriculture socialement et écologiquement viable. »

Dans les deux cas de bassines vandalisées, les bâches d’étanchéité ont été lacérées, rendant les retenues d’eau inutilisables.

Le président du groupe Pampr’oeuf à Pamproux, Stéphane Nérault ,parle d’un « acte barbare commis par des anarchistes ».
 » On ne comprend pas pourquoi on est visé par ces gens dans la mesure où notre réserve est aux normes.(…) On a encore 400.000 euros d’emprunt bancaire à rembourser… Il va falloir trouver des responsables. » Stéphane Nérault président du groupe Pampr’oeuf

Dans ses conclusions, le prétendu comité estimé que « l’État français prévoit de financer à hauteur de 70% plusieurs centaines de réserves de substitutions sur le territoire » et il appelle « tous les acteurs non représentés du territoire à se mettre en action pour neutraliser cette dynamique d’un autre temps avant que les dégâts ne soient irréversibles« .

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extrait de la Nouvelle République / vendredi 4 mars 2022

Des coups de cutters sur plus du tiers haut de la surface de la bassine. Les dégâts sur cette retenue d’eau à destination agricole, située au lieu-dit Les Bouilleaux, à Nouaillé-Maupertuis ont été découverts par hasard vendredi 25 février 2022, lors d’une visite informelle d’un agriculteur en retraite.
Le préjudice est estimé à 25.000 €. Et, comme le signale Simon Baille-Barrelle, l’un des deux propriétaires de l’ouvrage de l’ASA des Dames avec Luc Tomowiak, « c’est réparable mais ce n’est pas assurable. » Ils en sont donc de leurs poches.

Une plainte a été déposée, une enquête de gendarmerie ouverte et des techniciens en identification criminelle (TIC) sont venus procéder à des relevés d’empreintes sur le site. […]

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Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) : Soustraire l’eau au tourisme https://attaque.noblogs.org/post/2022/01/12/digne-les-bains-alpes-de-haute-provence-soustraire-leau-au-tourisme/ Wed, 12 Jan 2022 20:14:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=47549 Continuer la lecture ]]> La Provence / mercredi 12 janvier 2022

La Ville s’en est rendue compte lundi matin quand un ouvrier du chantier a donné l’alerte après inspection du plan d’eau des Ferréols actuellement en rénovation. 400 trous ont été percés dans le liner au fond du bassin durant le week-end vraisemblablement avec des pics de pioche ou autre outil de jardin. « Les impacts sont espacés de la même façon », indique l’adjoint aux travaux.

Le liner venait d’être posé fin 2021 à l’occasion de la deuxième tranche des travaux de modernisation du site qui sont toujours en cours. Devaient s’ensuivre une couche de feutrine, le remblai avec la terre puis une couche de béton. « C’était un chantier qui avançait bien et maintenant tout est à l’arrêt. Nous sommes en train de voir avec l’entreprise si c’est réparable. »

Les travaux de modernisation du plan d’eau sont évalués à 2,3 millions d’euros, rien que le coût du liner représentait 160 000 euros. « Si on avait rempli le bassin sans s’apercevoir de ce vandalisme nous nous serions retrouvés à devoir sans cesse rajouter de l’eau au bassin pour assurer les baignades. C’est vraiment lamentable de saccager ainsi un ouvrage mis à disposition des habitants. »

La Ville a porté plainte et afin de se prémunir de nouvelles dégradations a mis en place un dispositif de surveillance. Les lieux étaient cadenassés mais le système de vidéosurveillance qui couvre la ville étant en attente de la fin de ce chantier pour s’étendre au plan d’eau.

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Cramchaban (Charente-Maritime) : Contre les bassines de l’agriculture industrielle https://attaque.noblogs.org/post/2021/11/06/cranchaban-charente-maritime-contre-les-bassines-de-lagriculture-industrielle/ Sat, 06 Nov 2021 20:16:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46242 Continuer la lecture ]]> France Bleu / samedi 6 novembre 2021

Des pompes ont été déconnectées et emportées par les manifestants, des bouts de bâche brulés : une retenue d’eau pour l’irrigation de 180 000 M3 selon les manifestants (250 000 M3 selon la FNSEA 17) située à Cram-Chaban au nord de la Charente-Maritime a fait les frais du rassemblement national des anti-bassines dans la commune voisine de Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sêvres) ce samedi. La retenue d’eau a été vidée selon le reporter de France Bleu sur place.

Les dégradations se sont produites dans un contexte très tendu entre manifestants et forces de l’ordre qui ont lancé des bombes lacrymogènes. Les manifestants ont réussi à rentrer dans la zone interdite par la préfecture des Deux-Sêvres en passant par les champs et les voies ferrées.

2 000 à 2 500 personnes étaient rassemblées ce samedi à Mauzé-sur-le-Mignon à l’appel de plusieurs collectifs et associations de défense pour la biodiversité afin de dénoncer la construction de 19 bassines (retenues d’eau pour l’irrigation) mais n’ont pas pu approcher du chantier où étaient rassemblé 500 agriculteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs.

Au mois de septembre 2021, lors d’une précédente manifestation les anti-bassines avaient pénétré sur le site, et interrompu les travaux de construction de ses retenues d’eau qu’ils estiment illégales parce qu’elles enfreignent des directives européennes sur les nitrates et l’eau notamment. […]

La pompe qui a été démontée puise « directement dans la nappe phréatique ». Un débâchage a été effectué « pour la mettre hors d’état de nuire » et l’eau de la bassine « a été rendue à la nappe ». Auparavant, les manifestants avaient constaté que la rivière du Mignon était totalement assêchée. « Une situation qui deviendrait permanente si les projets de bassines voient le jour » affirment le collectif « Bassines non merci », la Ligue de Protection des Oiseaux, la Confédération Paysane et « Soulèvements de la terre » qui appellent à lutter contre ces projets. Ils affirment qu’ils sont prêt à agir à nouveau si les constructions de bassines continuent.

Dans un communiqué la préfecture des Deux-Sêvres « condamne ce recours unilatéral à la violence et souhaite un retour au calme ». Elle affirme que trois gendarmes ont été blessés dans les heurts avec les manifestants.

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Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) : Visite sur le chantier de la première bassine https://attaque.noblogs.org/post/2021/09/29/mauze-sur-le-mignon-deux-sevres-visite-sur-le-chantier-de-la-premiere-bassine/ Wed, 29 Sep 2021 18:58:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=45447 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / mercredi 29 septembre 2021

Vendredi 24 septembre, en fin d’après-midi, des agents de la Coop de l’eau 79 ont constaté qu’une barrière de protection avait été forcée près de la zone de stockage du matériel et que des projecteurs avaient été endommagés, les câbles électriques sectionnés et les capteurs de mouvement neutralisés, sur le site de la construction de la première réserve de substitution d’eau à Mauzé-sur-Le-Mignon.

Thierry Boudaud, président de la Coop de l’eau 79, se montre catégorique : « Il s’agit encore là d’une action de sabotage que nous n’excuserons pas. Chaque acte de violence ou de vandalisme sera dénoncé auprès de la justice. » ​La Coop de l’eau 79 a porté plainte samedi 25 septembre après-midi.

A noter que dans ce même dossier des bassines, un vote interne de DSNE, confirmé par son président Yannick Maufras, a décidé à la majorité de 62,2 % de « ne plus participer aux instances du protocole ». La décision définitive sera prise lors de l’assemblée générale de l’association, samedi 2 octobre à Chantemerle à Niort.

extrait du même torchon / mercredi 29 septembre 2021

En ce premier jour d’automne, 700 anti-bassines de toute la France ont convergé à Niort et à Mauzé-sur-le-Mignon pour y semer de nouvelles graines de résistance contre le projet du stockage de l’eau dans le sud Deux-Sèvres. Et marqué les esprits.

Cette fois, pas de José Bové, de Yannick Jadot ou de Jean-Luc Mélenchon dans le cortège. Juste des agriculteurs venus avec leurs tracteurs de Loire-Atlantique, des citoyens, des retraités, des salariés, des jeunes en colère, des syndicalistes, ou encore des zadistes de Notre-Dame-des-Landes. Tous là pour refuser la tendance au défaitisme face à la catastrophe climatique et la construction de seize réserves sur le bassin de la Sèvre niortaise et du Mignon au profit de 225 irrigants. […]

idem / lundi 6 septembre 2021

Les travaux de la réserve de substitution, ou bassine, de Mauzé-sur-le-Mignon, d’un volume de 241 000 m3, ont commencé ce lundi 6 septembre. Les engins étaient sur place, un bulldozer, l’après-midi, faisait du terrassement.

Des militants du collectif Bassines non merci (BNM), alertés le matin par des habitants, se trouvaient aussi sur place, derrière les grilles du chantier où circulait un maître-chien avec son animal. Des gendarmes sont arrivés dans l’après-midi. […]

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Mise à jour du 6 octobre  : No Bassaran !

Basse-Chaine.info / 1er octobre 2021

Retour sur la mobilisation du mercredi 22 septembre contre les méga-bassines du Marais poitevin. Plus de 700 personnes se sont rassemblées pour manifester et interrompre le chantier où est creusée la première bassine.

Le ciel bleu immaculé et un soleil radieux ont accompagné la lutte pour cette belle journée du mercedi 22 septembre. Plus de 700 personnes ont répondu à l’appel à converger contre les «méga-bassines» lancé par Bassines Non Merci, la Confédération Paysanne et les Soulèvements de la Terre pour le 1er acte de la saison 2. Il s’agit de s’opposer au «hold-up sur l’eau» de l’agriculture intensive au détriment des petits exploitants.

Tout le monde s’est réuni place de la Brèche à Niort à 12h, 20 tracteurs de locaux et du 44 se sont mobilisés pour l’occasion. Drapeaux, pancartes et banderoles sont de sortie.
Un banquet paysan à prix libre, organisé par des cuisines autonomes de Rennes, Angers et Poitiers, est rapidement pris d’assaut par les manifestant·es.
De nombreuses organisations sont présentes, des syndicats, associations environnementales… L’ambiance est bon enfant, un orchestre est présent, on écoute des chansons, des slogans et les discours d’intervenants.

Vers 14h, c’est le grand départ du convoi mené par les tracteurs, direction Mauzé-sur-le-Mignon où a commencé le chantier pour creuser la première bassine.

Le trajet a pris 2 heures et créé des embouteillages, un hélicoptère a rapidement été mobilisé et une dizaine de flics étaient sur place. Ils n’ont rien pu faire pour empêcher les militant·es d’accéder au chantier, les travaux ont donc pu être interrompu, des moutons et des chêvres ont été lâchés dans l’enceinte.

La trentaine de GM arrivés en renfort sont restés à une bonne distance des occupant·es, ils n’ont montré aucune intention de les déloger. Sans casque, ils se sont contentés de filmer les manifestant·es et d’interrompre le début d’une attaque sur un engin de chantier. Ils ont ensuite confirmé leur intention de défendre les machines en se positionnant entre elles et les militant·es.

Quelques moments plus tard une machine isolée des autres, et située du côté des manifestant·es, est prise pour cible. En un rien de temps l’engin se retrouve hors service et décoré, tout redevient alors calme et c’est l’heure du goûter. C’est là qu’une dizaine de GM dont certains du PSIG, toujours sans casque, viennent se positionner près du véhicule endommagé juste sous le nez et les huées des militant·es.
Le « Cassez-vous, cassez-vous ! » repris en coeur retentit comme une première sommation ; le « Pro-vocation, pro-vocation ! » comme une deuxième. Nassés par les manifestant·es, les GM paniquent et certains jeunes galèrent à revêtir leur casque alors que la tension monte.

Rapidement des jets de pierre fusent, le terrain en chantier et fraîchement creusé en est recouvert. Autant de projectiles à portée de main… A quoi s’attendait le chef des pantins en les envoyant ainsi dans la fosse..? Bilan : 3 blessés légers chez les militaires et une retraite aussi ridicule que leur avancée.

L’occupation du chantier prend fin vers 18h, les travaux ne reprendront pas ce jour. C’est une victoire, un premier round qui atteste de la détermination des opposant·es aux méga-bassines. Une action réussie qui a su mobiliser des opposant·es aux sensibiltés diverses : paysan·es, habitant·es, militant·es, associations, syndicats… Et ce n’est que le début, diverses actions vont suivre et un prochain rendez-vous national est d’ores et déjà prévu pour les 6 et 7 novembre. Les intentions sont clairement exprimées : « Pour une bassine construite, 3 bassines détruites ! »

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Deux-Sèvres : Pour contrer le projet de bassines, s’en prendre à ses bénéficiaires https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/16/deux-sevres-pour-contrer-le-projet-de-bassines-sen-prendre-a-ses-beneficiaires/ Wed, 16 Sep 2020 18:18:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=37976 Continuer la lecture ]]> France 3 / mardi 15 septembre 2020

Plusieurs exploitants des Deux-Sèvres ont été victimes d’actes de vandalisme. Ces dégradations se sont déroulées chez des irrigants qui vont bénéficier d’une réserve d’eau géante.


Plusieurs agriculteurs ont été victimes d’actes de vandalisme le week-end du 12 et 13 septembre dans le pays mellois.
Jacky Mesmin, dont l’exploitation est située à Aigondigné, a retrouvé sa rampe d’irrigation saccagée.
« Tous les supports sont pliés, tout est foutu, j’en ai au moins pour 30.000 euros et il y en a pour 15 jours, trois semaines de travail », se désole le cultivateur deux-sévrien qui explique qu’il avait investi dans du matériel neuf pour arroser le fourrage de son bétail. […]
Dans le pays mellois, la cabane d’irrigation d’un autre exploitant a aussi été endommagée. […]

Ces dégradations ont été commises chez des exploitants qui vont bientôt bénéficier d’une réserve d’eau géante. Un sujet particulièrement sensible dans ce département où la construction de bassines a créé de nombreuses polémiques. […]
La Société coopérative anonyme de l’eau des Deux-Sèvres s’est engagée, depuis 2011, dans un projet de réalisation de dix-neuf réserves de substitution. L’objectif est de stocker 8,4 millions de m3. Ce programme unique en France a suscité de nombreuses manifestations ces dernières années [et aussi des tags ou des exemples d’action directe, sans attendre les masses ; NdAtt.].

Selon la Nouvelle République, édition du même jour,

 » […] C’était dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 septembre 2020, à Prahecq puis à Aigondigné, et, dans le cas des dégradations, à chaque fois contre des équipements d’irrigation.
Ce sont des chasseurs qui ont découvert, dans la seconde commune, un pivot d’irrigation retourné, a priori avec un chariot télescopique dérobé au sein de l’élevage de la Forge, à Prahecq. Le même chariot télescopique aurait servi, plus tôt, à « pulvériser un abri dans lequel se trouve une pompe d’irrigation » au lieu-dit « Triou », à Mougon, commune déléguée d’Aigondigné.
C’est ici que se trouve le Gaec de la Fontaine, dont l’un des associés est Henri Bonneau, vice-président de la Coop de l’eau 79, organisme qui porte le projet des seize réserves de substitution, ou bassines, sur le bassin de la Sèvre niortaise et du Marais poitevin. […]  »

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Vouillé (Deux-Sèvres) : « Non aux bassines », toujours https://attaque.noblogs.org/post/2020/08/06/vouille-deux-sevres-non-aux-bassines-toujours/ Thu, 06 Aug 2020 08:45:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=37116 Continuer la lecture ]]> La Nouvelle République / mercredi 29 juillet 2020

Après la mairie d’Amuré, la Maison de l’agriculture à Vouillé : un nouveau tag anti-bassines a été constaté sur le mur d’enceinte de la seconde dans l’après-midi du dimanche 26 juillet 2020.


[…] Un « acte de vandalisme » « Après des mouvements de protestation ou des insultes qui ont été proférées, des dégradations de matériels d’irrigation ou des inscriptions d’opposition sur une mairie, c’est au tour du symbole que représente la maison de tous les agriculteurs auquel les opposants au projet se sont attaqués. » « Je suis un peu en colère et un peu scandalisé par cet acte de vandalisme », a réagi Grégory Nivelle, le président de la FNSEA 79.

Le tag a été découvert dans l’après-midi de dimanche, le directeur de la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres déposant plainte le lendemain, a précisé le président de l’organisme, Jean-Marc Renaudeau, joint le mardi 28 juillet 2020 en toute fin d’après-midi et qui ne souhaitait pas aller plus loin dans ses commentaires, le communiqué parlant pour lui.

La gendarmerie a confirmé l’ouverture d’une enquête, les investigations étant confiées, comme celles en lien avec les dégradations commises sur la mairie d’Amuré, aux militaires de la communauté de brigades de Frontenay-Rohan-Rohan. Un technicien en identification criminelle a d’ailleurs effectué des prélèvements à Vouillé. Aucun courrier de revendication n’a été retrouvé sur place.

Pour les dégradations perpétrées à Amuré, la lettre de revendication, glissée par les auto-proclamés « Tritons mas- qué.e.s » dans la boîte aux lettres de la mairie, a été transmise aux laboratoires de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, ou IRCGN, implanté en région parisienne : des résultats, si résultats il y a, sont attendus dans les prochaines semaines.

Par la voix du chef d’escadron Pierre Lacampagne, commandant la compagnie de Niort, la gendarmerie a annoncé qu’elle « renforçait les surveillances autour des sites que nous jugeons sensibles ».

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Amuré (Deux-Sèvres) : « Nous sommes la nature qui se défend » https://attaque.noblogs.org/post/2020/07/21/amure-deux-sevres-nous-sommes-la-nature-qui-se-defend/ Tue, 21 Jul 2020 10:37:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=36902 Continuer la lecture ]]> La Nouvelle République / mardi 21 juillet 2020

La mairie d’Amuré a été taguée dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 juillet 2020, le message étant anti-bassines : des dégradations revendiquées dans un courrier retrouvé le lundi 20 juillet 2020. […]


Non aux bassines !! : ce message a été tagué, dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 juillet 2020, a priori vers 3 h du matin, sur le mur de la salle du conseil municipal d’Amuré, la porte d’entrée de la mairie et les vitres voisines étant badigeonnées avec de la peinture blanche ou une sorte de chaux, a informé le premier magistrat de la commune, Marcel Moinard, dans la matinée du lundi 20 juillet 2020. […]

Les gendarmes de la communauté de brigades de Frontenay-Rohan-Rohan se sont déplacés dès le samedi 18 juillet 2020, jour où Marcel Moinard a déposé plainte, a-t-il aussi annoncé. Le lundi 20 juillet 2020, les militaires sont revenus pour approfondir leurs investigations, eux qui ont réalisé des prélèvements afin de tenter d’identifier le ou les auteurs des dégradations.

Les forces de l’ordre ont également tenté de récupérer de l’ADN sur un document retrouvé, toujours le lundi 20 juillet 2020 par la secrétaire de mairie, dans la boîte aux lettres de l’édifice public : une lettre tapée à l’ordinateur « quelque part dans le Marais poitevin », datée du vendredi 17 juillet 2020 et signée par les autoproclamés « tritons masqué.e.s », qui ont employé le slogan des anti-bassines, « No bassaran ».

Dans la missive, titrée « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend », l’acte était revendiqué, la mairie d’Amuré étant « ciblée en tant que symbole représentant le pouvoir » et comme ville « qui accueillera la plus grande de ces bassines ». Et « les tritons masqué.e.s » y annoncent « qu’à partir d’aujourd’hui, nous abandonnons notre dogme pacifiste ».

« Le maire, remonté comme une pendule, m’a appelé dès samedi matin, indiquait Jean-Jacques Guillet, l’un des porte-parole du collectif « Bassines non merci ! ». Nous avons autre chose à faire qu’un acte aussi stupide. Et ce n’est pas notre style, nous n’avons pas pour habitude de nous attaquer à des bâtiments publics : ce serait se tirer une balle dans le pied. » […]

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Des bassines ?

extraits de la Nouvelle République / vendredi 25 mai 2018

Il est prévu de construire 19 réserves d’eau [un « protocole » approuvé en novembre 2018 les a « reduite » à 16 ; NdAtt.] le long de la Sèvre niortaise : 15 dans les Deux-Sèvres, 2 dans la Vienne, 2 en Charente-Maritime. 153 kilomètres de canalisation seraient nécessaires le long du bassin de la Sèvre niortaise, entre la Vienne et le Marais poitevin.
Pour chaque « bassine », il faudra creuser le sol, parfois jusqu’à 5 mètres de profondeur, et bâtir des digues.
Les réserves, contrairement à ce qu’on croit souvent, ne sont pas alimentées par l’eau de pluie. L’eau est prélevée dans le sol (cours d’eau, nappes), en hiver. Le projet est porté par la Coopérative de l’eau, société coopérative fondée par des agriculteurs.
Selon le projet de départ, les 19 réserves doivent servir à alimenter 230 exploitations (sur les plus de 8.000 que comptent les Deux-Sèvres).
8,6 : C’est en millions le nombre de mètres cubes d’eau que seront capables de stocker ces fameuses réserves de substitution.
Le coût global avoisine les 60 millions d’euros, dont 70% d’argent public. Le principal bailleur de fonds est l’agence de l’eau Loire-Bretagne. Celle-ci a donné son accord de principe le 9 novembre 2017 pour apporter 28,354 millions d’euros. La Région Nouvelle Aquitaine, sollicitée pour financer les bassines, a fait savoir en juin dernier qu’elle n’apporterait pas l’aide réclamée, du moins dans l’immédiat.

Une bassine de stockage d’eau pour utilisation agricole

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