balise GPS – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 10 Aug 2026 16:13:31 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Les autoradios ont des oreilles https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/01/les-autoradios-ont-des-oreilles/ Sat, 01 Aug 2026 17:29:46 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63466 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 1er août 2026

Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cache plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.

La musique a bien dû leur casser la tête !




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Mise à jour du 10 août 2026

Les autoradios ont des oreilles… et deux balises GPS !

Indymedia Nantes / samedi 8 août 2026

Mise à jour de la dernière trouvaille (https://nantes.indymedia.org/posts/167658/les-autoradios-ont-des-oreilles/) : un fil qui n’a pas été suivi jusqu’au bout lors du premier démontage amenait à un boîtier aimanté fixé à une paroi entre l’arrière de l’autoradio et la boite à gants (il fallait démonter un autre cache en plastique). Il contenait une grosse batterie et une autre balise GPS (Taoglas, Quectel M66, Ublox MaxM10) avec carte SIM (voir photos). Vu la connectique et vu que le fil était branché au premier dispositif (voir photos), ce boîtier ne semble pas avoir été ajouté entre temps.



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Pratiques de surveillance et de répression connues à Bure https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/05/pratiques-de-surveillance-et-de-repression-connues-a-bure/ Sun, 05 Oct 2025 16:40:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60836 Continuer la lecture ]]> Bure bure bure / dimanche 5 octobre 2025

Texte essayant de recenser des pratiques de surveillance connues à Bure.

A lire en téléchargeant le pdf page par page.

A imprimer en recto-verso avec le pdf en format livret ici.

Sommaire :

I) Méthode de surveillance connue déjà utilisée à Bure
Mission d’observation et de surveillance
Contrôles policiers, fichage, réquisitions, arrêtés préfectoraux
Usage d’hélicoptères et de drones
Enquête auprès des magasins du coin ou des administrations
Réquisition aux opérateurs téléphoniques
Usage des caméras de surveillance
Mises sous écoute téléphonique
Ouverture des courriers postiers
Perquisitions
Imsi catcher
Usage de flics infiltrés
Proposition de devenir indic, informateurs
Balise GPS
Sonorisation des lieux

II) Fonctionnement de leur surveillance
Cellule Bure
Cossen et Odiinuc
Fichiers de polices

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Naples (Italie) : Occupez-vous de vos fesses ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/14/naples-italie-occupez-vous-de-vos-fesses/ Sat, 14 Jun 2025 16:25:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59703 Continuer la lecture ]]> Il Rovescio / jeudi 12 juin 2025

Occupez-vous de vos fesses ! Des mouchards trouvés dans les voitures de deux compagnonnes à Naples.

À Naples, dans les voitures de deux compagnonnes, on a trouvé deux dispositifs BO8CH, composés de 2 micros + GPS, connectés à une carte SIM de l’opérateur Tim, bien cachés sous la tapisserie des voitures, côté passager, et alimentés par un câble les reliant à la batterie de la voiture.

Aux oreilles fouineuses qui nous ont écoutées, nous ne pouvons que dire que ce qui nous embête le plus est de vous avoir prodigué nous excellents playlists musicales, en accordant des moments de joie à vos ennuyeuses, infâmes vies.

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Leipzig (Allemagne) : Une balise GPS et un micro trouvés dans une voiture https://attaque.noblogs.org/post/2021/11/20/leipzig-allemagne-une-balise-gps-et-un-micro-trouves-dans-une-voiture/ Sat, 20 Nov 2021 21:10:11 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=46472 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 19 novembre 2021

Le 18 novembre 2021, du matériel de surveillance, qu’on peut probablement relier à une autorité étatique, a été découvert dans la voiture d’un ami. Il s’agit d’un appareil plus grand, avec une balise GPS de la société U-blox, ainsi que d’un appareil d’enregistrement audio, plus petit. Les appareils étaient cachés derrière un revêtement du plafonnier avant. Ils étaient reliés entre eux par un câble électrique et étaient alimentés par l’alimentation du plafonnier arrière. Pour ça, il a été utilisé un adaptateur en Y, apparemment adapté précisément à ce modèle de voiture. L’unité audio était reliée au microphone, déjà existant, du kit mains libres, qui se trouve derrière un cache au-dessus du rétroviseur. On ne sait pas si le kit mains libres fonctionnait encore, dans ces conditions.

Les deux unités étaient enveloppées de mousse et de ruban adhésif toilé [du « gaffer » ; NdAtt.], probablement pour ne pas faire de bruit lors des mouvements de la voiture. L’appareil plus grand dispose, entre autres, d’un récepteur GPS « U-blox MAX-M8 », d’un slot pour cartes, avec une carte microSD de 16 Go, d’une puce de téléphonie mobile « U-blox LISA-U230 » avec une carte SIM Telekom, ainsi que d’un module d’antenne tripolaire amovible. Sur le côté il y a le numéro de série « 2044 ID93 142 ». L’analyse de la carte SD laisse conclure que ce dispositif était actif au moins depuis début septembre, peut-être même depuis trois mois auparavant. On peut supposer que l’appareil réécrit des zéros sur les données de localisation, enregistrées temporairement, après leur envoi.

L’unité plus petite contient un convertisseur de tension, une batterie lithium-ion de 3,7 V et 550 mAh et un petit circuit imprimé. Les différentes pièces sont reliées par une gaine thermorétractable. Sur le petit circuit imprimé on trouve entre autres une carte microSD de 32 Go et l’antenne « NN01-104 » produite par l’entreprise Ignion (anciennement Fractus), conçue pour la bande de fréquence des 2,4 GHz et qui peut donc transmettre et recevoir des signaux Bluetooth ou WLAN. Il n’y a pas de téléphonie mobile, mais il est possible que des enregistrements audio aient été transmis par WLAN ou Bluetooth à l’appareil plus grand et envoyés par celui-ci, ou qu’ils aient été consultés, à une distance rapprochée, via WLAN ou Bluetooth.

La mise sur écoute de voitures est souvent partie de mesures de surveillance plus importantes. Dans d’autres cas, par le passé, la découverte de mesures de surveillance a souvent été suivie directement par des perquisitions. Soyez conscient.e.s que la surveillance peut nous toucher tou.te.s et lisez et apprenez à partir d’autres cas où des mesures de surveillance de la part de la police et des services secrets ont été mises en lumière :

– Une balise GPS à Leipzig en 2013 et une autre découverte peu après.
– Une balise GPS, dans le Schleswig-Holstein, en 2013
– Une caméra à Leipzig en 2014 et une autre découverte peu après
– Un émetteur GPS et un dispositif d’écoute dans une voiture, Athènes/Berlin, en 2020

Rangez vos appartements, vérifiez vos voitures et regardez soigneusement autour de vous ! Si vous aussi avez été surveillé.e.s, informez les autres personnes potentiellement concernées ! Ne participez pas au jeu des spéculations et ne parlez pas aux flics. Anna et Arthur gardent la bouche cousue !

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Gênes (Italie) : Glonass à bord ! https://attaque.noblogs.org/post/2021/08/02/genes-italie-glonass-a-bord/ Mon, 02 Aug 2021 14:24:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=44399 Continuer la lecture ]]> Malacoda / lundi 2 août 2021

Le système Glonass, comparable au GPS américain, est un système de positionnement russe, basé sur un réseau globale de satellites et utilisé pour le repérage et la localisation. Il est utilisé aussi en tant que système de positionnement de réserve ou de support et, par rapport au GPS, il peut garantir plus de rapidité pour retrouver une position ainsi que plus de précision.

On a trouvé cet appareil dans notre voiture. Relié à l’alimentation du contrôleur, sous le volant, vers la gauche, il était fixé par un aimant, du ruban adhésif et du tissu isolant thermique. Il est composé d’une antenne (QC, dans la photo) reliée à un boîtier récepteur de position multifréquence, qui contient une carte micro SIM. Du même côté, un long câble suivait l’intérieur des revêtements des montants latéraux du pare-brise, jusqu’au ciel de toit. Tout du côté du conducteur. Au bout du fil il y avait deux micros.

Glon-my-ass!
On the Road Again!

Deux anarchistes à Gênes

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Besançon : Quand les gendarmes veulent récupérer leur matos (et foutre la pression au passage) https://attaque.noblogs.org/post/2021/04/18/besancon-quand-les-gendarmes-veulent-recuperer-leur-matos-et-foutre-la-pression-au-passage/ Sun, 18 Apr 2021 19:11:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=42389 Continuer la lecture ]]> Radio Bip / vendredi 16 avril 2021

L’histoire peut prêter à sourire, mais l’expérience lui fut pour le moins indélicate. Fin mars dernier, un bisontin a été informé qu’un traqueur GPS avait été fixé sous son véhicule personnel. Une façon de suivre à la trace ses moindres déplacements, annoncée par… les gendarmes eux-mêmes. Six mois après avoir été mis hors de cause dans une enquête, il a ainsi été contacté par la section départementale du Doubs afin de soustraire un appareil dont il ignorait tout. Anarchiste convaincu sans antécédent judiciaire, ce témoin a le sentiment d’être « ciblé pour ses idées. »

Nous rencontrons David (Le prénom a été modifié) en soirée, un peu en marge de la vieille-ville. Éducateur de profession, le jeune homme n’a jamais caché sa sensibilité au concept de lutte des classes ou aux principes autogestionnaires. Néanmoins, il ne pensait pas qu’il ferait un jour l’objet d’autant de considération. « Son affaire » commence le 22 septembre 2020, lorsque au petit matin quatre gendarmes entament la perquisition de son domicile et le placent en garde-à-vue. Une audition sous l’égide de la JIRS de Nancy, pour « destruction d’un bien par incendie en bande organisée. »

Cette première n’ira pas plus loin, le bisontin sans histoire étant relâché et mis hors de cause. « Il m’était juste reproché mes opinions et engagements libertaires, mon apparition auprès des gilets jaunes, ainsi que mes liens présumés avec un autre interpellé » précise t-il. Alors que « tout cela est derrière lui », il est contacté le 22 mars par la gendarmerie locale. « Un militaire m’a demandé si je possédais toujours ma voiture, de marque X et de modèle Y. J’ai dis que oui, et il m’a donné rendez-vous à la caserne des Justices en indiquant que c’était pour enlever un mouchard. »

David examine son véhicule, et remarque bien une bizarrerie au niveau du bas de caisse avant-droit. Lui et sa compagne se rendent donc trois jours plus tard aux heure et lieu convenus, où un technicien procède au retrait de cette « petite boite de Pringles. » Installée là depuis mai 2020, dixit l’uniforme. Six mois après avoir été blanchi, il apprend donc être potentiellement resté sous étroite surveillance. « Les lois scélérates sont abrogées depuis trente ans, mais la chasse aux opposants perdure » conclut-il. Sollicités, ni la gendarmerie ni le Parquet n’ont pour l’instant réagit.

Les articles 230-32 à 230-44 du code de procédure pénale définissent « [le recours] à tout moyen technique destiné à la localisation en temps réel […] d’une personne, à l’insu de celle-ci, d’un véhicule ou de tout autre objet, sans le consentement de son propriétaire ou de son possesseur, si cette opération est exigée par les nécessités […] » Un texte apparaissant aujourd’hui inaltérable mais qui jadis n’avait cessé de fluctuer, entre les arrêts de la cours de cassation et les décisions du conseil constitutionnel souvent sévères sur les limites impérieuses à ne pas franchir.

Reste que les latitudes accordées sont désormais encore très généreuses, de tels dispositifs pouvant être justifiés par le seul soupçon de n’importe quel crime ou délit et ce jusque durant deux années. Concernant les infractions jugées les plus graves, dont par exemple « l’aide à l’entrée, la circulation, ou le séjour irréguliers d’un étranger », le temps alloué est celui de l’instruction, la pose pouvant même être commandée y compris par l’intrusion dans une habitation. Et si les opérations doivent en principe être motivées, toute réclamation est impossible en la matière. […]

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Berlin (Allemagne) : Sur le mur est à l’affût un petit.. mouchard (retrouvé dans une voiture) https://attaque.noblogs.org/post/2020/11/06/berlin-allemagne-sur-le-mur-est-a-laffut-un-petit-mouchard-retrouve-dans-une-voiture/ Fri, 06 Nov 2020 13:56:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=39052 Continuer la lecture ]]> Kontrapolis / mercredi 4 novembre 2020

Comme indiqué dans l’article « Quelques éléments concrets sur les perquisitions de Berlin et Athènes pour une affaire d’association de malfaiteurs », une balise GPS et un dispositif d’écoute ont été trouvés dans un véhicule, peu avant les perquisitions.

Malheureusement, les flics ont empêché une publication rapide, et il faut maintenant rattraper cela.

Ces appareils ont évidemment été installés par la police criminelle fédérale (BKA) dans le but de récupérer des informations sur les personnes accusées dans le cadre de la présente procédure pour « association de malfaiteurs ». En général, il est très important de ne pas garder de telles choses pour soi, mais de révéler ces méthodes occultes.

Selon ce qu’on sait en ce moment, la balise GPS a été installée en août 2019 et le dispositif d’écoute destiné à « la surveillance intérieure d’un véhicule » courant ou après septembre 2019.

Les deux dispositifs ont été installés séparément, chacun dans l’un des appuis-tête des sièges avant.
Les appuis-tête ont été ouverts et ont été recollés après l’installation des mouchards.

Les deux appareils étaient équipés de deux batteries chacun (objet n°2 dans les images d’ensemble).

Le premier appareil, qui est apparemment l’unité de contrôle (1), est équipé d’un module GSM pour envoyer aux flics les données GPS et les fichiers audio enregistrés, via la carte SIM (5).

Sur l’unité de contrôle elle-même, il y avait une antenne GPS/GSM (3), la connexion aux batteriex et un microphone (4). À l’intérieur de l’appareil, on a pu trouver une carte SIM de « Deutsche Telekom ».

Le second dispositif (6) semble être le véritable dispositif de surveillance audio. Il dispose lui aussi d’une connexion aux batteries, d’une antenne plus petite et de deux micros (4), qui ont été collés dans les trous pour le support du siège, avec un rembourrage anti-vibration. Cet appareil était équipé d’une carte SD (7), mais il n’y avait plus de fichiers audio stockés dedans. Apparemment, la carte SD servait de support de stockage des données du système d’exploitation et pour le stockage temporaire des données enregistrées.

On remarquera la grosse taille des batteries.

Dans l’ensemble, la technique d’assemblage donne une impression d’amateurisme, alors que les appareils eux-mêmes semblent être professionnels.

On peut voir l’installation, le montage et d’autres détails techniques sur les photos ci-jointes. D’autres informations, par exemple l’entreprise qui a fabriqué les appareils ou le fonctionnement de la communication entre les deux appareils, ne sont pas encore disponibles.

Si vous avez plus d’informations à ce sujet, vous pouvez les ajouter (avec des documents et/ou des explications) dans les commentaires à cet article !

L’écoute et l’espionnage des milieux anti-autoritaires ne sont pas nouveaux, mais cette terreur étatique et aussi cette obsession pour des personnes précises sont un autre signe des moyens que l’État utilise pour lutter contre nos milieux.

Ces appareils sont pour l’instant dans un lieu, sûr pour être inspectés et travaillés. Si l’on trouve d’autres informations, elles seront présentées dans un prochain compte-rendu.

Les appuis-tête qu’on avait vidés ont été remplacés par le BKA lors de la perquisition de septembre, de sorte que maintenant dans la voiture il y a toujours des appuis-tête vides, mais nouveaux…

Déjà lors d’autres affaires, des flics du BKA ont pris part à des débats parmi des groupes radicaux [1] ; par le passé a également été découvert qu’ils tiennent leurs appareils [2]. A propos, nous saluons les deux du Muppet Show : si vous voulez récupérer vos affaires, vous pourrez les racheter en temps voulu.

Anna et Arthur la ferment* – pour chaque coup répressif une réponse !
Solidarité avec toutes les personnes touchées par la répression !

Explications des images :

1ère vue d’ensemble :
1 – unité de contrôle
2 – batteries
3 – antenne GPS
4 – microphone
5 – carte Sim

2e vue d’ensemble :
2 – deux piles de l’appareil d’écoute
4 – micros connectés à l’appareil d’écoute
6 – dispositif d’écoute démonté
7 – carte SD

Les autres photos sont nommées chacune avec le dispositif 1 ou le dispositif 2.

Notes :
[1] En 2005, des policiers de la police criminelle fédérale ont rédigé une contribution au débat, signée « Les deux du Muppet Show », pour le « débat sur la militance », dans la revue Interim. Dans cette contribution, il y avait un lien internet et à partir de ce moment là, toutes les personnes qui avaient cliqué sur ce lien ont été contrôlées. L’objectif de leur action était d’identifier les membres du groupe militante gruppe (mg), qui ont lancé le débat. (https://www.freitag.de/autoren/anne-roth/bka-zeuge-lugt-schlecht-uber-gefalschte-akten)
[2] Le 12 mai 2007, une balise GPS a été trouvé dans une voiture. Il s’est avéré que la personne était sous enquête pour une affaire d’association de malfaiteurs (art. 129 du Code pénal allemand). Plus tard, l’appareil a été mis aux enchères publiquement lors d’un gala « Je ne balance pas, je ne peux rien faire – donnez-moi un uniforme ». La belle somme de 3800€ a été collectée pour les frais de la solidarité. Par la suite, il a été suggéré aux flics de mener des perquisitions dans des appartements pour trouver la balise, mais ça a été refusé et l’appareil n’a jamais été retrouvé par les flics. http://autox.nadir.org/buch/auswertung_11_07.pdf



Notes d’Attaque :
Le joli titre allemand « Auf der Mauer auf der Lauer sitzt ‘ne kleine Wanze » (Sur le mur est à l’affût une petite punaise), reprise du titre d’une chanson pour enfants, joue sur le fait que Wanze signifie à la fois punaise et mouchard/micro…
* du nom d’une campagne portée dans les années 80 et 90 parmi le mouvement autonome, pour inciter les gens à ne pas parler avec flics et justice.

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Quelques informations issues de documents internes de la police nationale italienne https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/30/quelques-informations-issues-de-documents-internes-de-la-police-nationale-italienne/ Wed, 30 Sep 2020 18:53:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=38284 Continuer la lecture ]]> Ears and eyes / lundi 29 septembre 2020

Notes :

  • Cet article a été réalisé à partir de la lecture de milliers de documents internes de la police nationale italienne (Polizia di Stato) datant de 2012. Ces documents internes ont fuité il y a plusieurs années et sont depuis librement disponibles sur le web. Ils peuvent par exemple être téléchargés depuis le site web « euleaks.is » (nous ne savons pas qui est derrière ce site, prenez vos précautions si vous y accédez).
  • Ces documents ont très probablement été publiés par un individu proche des services secrets russes, et qui est connu pour avoir déjà publié des documents falsifiés. Vous pouvez trouver plus d’informations sur cet individu à cette adresse (en anglais) : https://emma.best/2019/03/20/the-russian-contractor-who-infiltrated-anonymous. Nous pensons cependant que les documents sur lesquels se base cet article sont authentiques.

Un dispositif d’écoute sonore était caché au Centro Studi Libertari di Montesanto, à Naples, en 2012

Un document montre qu’un dispositif d’écoute sonore installé dans le lieu était exploité par les flics italiens, au moins entre février et juin 2012. Ce document se trouve dans l’archive de documents à l’emplacement « pack001/interesting/richiesta documentazione ai P.M. di napoli del 5.10.2012.doc ». Il peut aussi être consulté ici (en italien) : https://cloud.disroot.org/s/sg5m2Fo6HYnnGsP/download.

Il y a 8 ans, le 20 mars 2012, le Centro Studi Libertari du quartier de Montesanto, à Naples, était perquisitionné par les flics italiens, dont la police anti-terroriste. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans cet article (en italien) : https://vesuviana.noblogs.org/post/2012/09/28/napoli-anarchici-il-doppio-livello-del-lavello.

L’entreprise Micro Team installait des balises GPS sur des véhicules pour le compte de la justice italienne, en 2011

Un document montre les fiches remplies par cette entreprise italienne lorsqu’elle installait les balises sur des véhicules dans le cadre de procédures pénales. Ce document se trouve dans l’archive de documents à l’emplacement « pack012/stuff04/MODULO DI INSTALLAZIONE.pdf ».

Cette entreprise n’était pas encore présente dans notre liste d’entreprises, elle y a donc été ajoutée.

L’entreprise Technologies and Organization for Intelligence (Toi) fournissait des dispositifs de surveillance

Trois documents (en italien) montrent que cette entreprise italienne fournissait notamment :

Cette entreprise n’était pas encore présente dans notre liste d’entreprises, elle y a donc été ajoutée.

Et bien d’autres choses…

En dehors du sujet qui nous intéresse, ces documents montrent les pratiques et habitudes des flics italiens à l’époque. Plusieurs documents montrent notamment leur travail de renseignement et leurs stratégies face au « mouvement anarchiste ». Peut-être que ceux-ci peuvent aider à mieux comprendre la répression d’État pour mieux s’y opposer.

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Ontario (Canada) : Renseignements sur la surveillance policière https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/08/ontario-canada-renseignements-sur-la-surveillance-policiere/ Tue, 08 Sep 2020 06:49:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=37762 Continuer la lecture ]]> Renseignements sur la surveillance policière contre le mouvement de solidarité avec les Wet’suwet’en

Montréal Contre-Information / vendredi 4 septembre 2020

North Shore Contre-Info a reçu des documents juridiques pas encore rendus publics avec des renseignements sur de récentes enquêtes ciblant des anarchistes dans le sud de l’Ontario pour leurs activités en solidarité avec les Wet’suwet’en en 2019 et 2020. Ces renseignements confirment des pratiques de surveillance qu’on savaient possibles, mais qui ne sont pas d’habitude prises au sérieux. Ces pratiques incluent une collaboration avec des grosses entreprises de la tech, des dispositifs de localisation et de longues périodes de surveillance active.

Nous encourageons les militant·e·s de lire ceci avec attention. Nous ne publions pas davantage de précisions sur le contexte afin de protéger l’identité des sources.

Nous pouvons confirmer le suivant :

  • La police a demandé et a obtenu un mandat 492.1(1) pour suivre les déplacements d’un individu à l’aide d’un dispositif de surveillance attaché à sa voiture.
    – Le juge a délivré le mandat en 24 heures
    – Le mandat permet qu’un dispositif soit en place pendant 60 jours, ou jusqu’à une année si la cible est liée au crime organisé ou au terrorisme (rappelons que les anarchistes en Ontario sont souvent traité·e·s ainsi)
  • Google s’est conformé à plusieurs mandats et a donné à la police locale en Ontario les métadonnées de comptes gmail en trois jours après réception de la demande.
    – Les métadonnées comportent les comptes liés, les informations de récupération et les informations de création de compte, entre autres
    – La police locale n’a même pas essayé d’obtenir les informations des comptes Riseup qui figuraient également dans leurs notes
  • Les fournisseurs d’accès Internet (FAI) gardent un journal de vos adresses IP même s’ils disent qu’ils ne le font pas. La police a réussi à obtenir des mandats pour ces journaux.
    – La police a pu accéder à ces infos dans les deux semaines après leur demande
    – Ces informations sont utiles pour confirmer les infos obtenues d’autres entreprises internet, en permettant par exemple de faire le lien entre un adresse courriel et un point d’accès à internet
    – Le FAI a dit à la police qu’il allait avertir son client de cette divulgation d’information mais il ne l’a jamais fait
  • Certain·e·s individu·e·s impliqué·e·s dans le mouvement de solidarité avec les Wet’suwet’en étaient l’objet d’une surveillance 24 heures sur 24 pendant une période qui a duré d’au moins fin février à début mars.
    – Les unités de surveillance mobiles étaient composées de 4-6 flics qui surveillaient la résidence de leurs cibles et suivaient leurs déplacements
    – Ils ont rédigé des listes d’associés qui comportaient des noms de personnes avec qui leur cible étaient en contact
    – Il est arrivé que les flics entraient dans un magasin que la cible a fréquenté pour demander de voir la vidéosurveillance et les reçus de caisse
    – Leurs rapports étaient combinés avec des rapports sur les renseignements disponibles sur les réseaux sociaux avant d’être envoyés à la division de renseignements et à l’unité des crimes haineux locales
    – Il n’y a pas de raison de croire que cette surveillance se limite à ce que ces documents confirment. Il est probable qu’elle a duré plus longtemps et a ciblé davantage de gens
  • La police s’est appuyé sur la présence d’un individu dans des manifestations publiques pour obtenir un mandat pour fouiller son portable. La référence la plus ancienne à sa présence dans des manifs date d’il y a sept ans
    – Nous ignorons si la police a pu accéder aux données du portable. Il était chiffré avec le logiciel de chiffrement de disque Android de base. Par le passé, ils n’ont pas réussi à entrer dans des portables chiffrés ainsi (lors de l’affaire Locke Street par exemple) mais dernièrement la police a dépensé des dizaines de milliers de dollars sur des logiciels de décryptage

Nous ne sommes en rien des experts sur la surveillance ou la contre-surveillance, mais nous suggérons les mesures suivantes :

  • D’une certaine façon, que la police ait besoin de se servir de pratiques de surveillance intensives indique que la culture de la sécurité marche. Les gens ne se balancent ou ne s’affichent pas eux même sur les réseaux sociaux et s’organisent de manière sécuritaire.
  • Évitez d’utiliser les services d’entreprises comme Facebook et Google, qui vous sont hostiles aussi bien qu’à vos projets. Au moins un·e anarchiste en Ontario risque la prison à cause de la collaboration de Google avec la police, tout comme d’innombrables autres au sud de la frontière.
  • Il n’est pas possible d’être certain.e de repérer et d’éviter la surveillance physique. Pendant des périodes d’haute tension, tenons pour acquis qu’on nous suit sauf quand nous prenons des mesures actives pour l’empêcher.
  • Nous avons très peu d’expérience avec les dispositifs de localisation sur des véhicules. Maintenant que nous savons pour certain que cela arrive ici, on pourrait essayer d’éviter de se servir de voitures liées à des radicaux·ales connu·e·s pour des actions et les préparations
    – Consulter https://earsandeyes.noblogs.org pour des exemples de quoi ont l’air ces machins et comment ils ont été utilisés contre des anarchistes
  • Pour les données des FAI, renseignez-vous sur la politique de confidentialité de votre FAI. Pensez à changer à une compagnie qui garde un minimum de journaux
    – L’État oblige aux FAI de garder des journaux d’adresses IP associés à leurs clients, mais le FAI dont il est question ici ne les garde que pendant 30 jours après la dernière utilisation de l’adresse
  • Assurez-vous de chiffrer votre portable et de l’éteindre si vous risquez l’arrestation. Utilisez des applis de messagerie sécurisées et des réglages qui effacent automatiquement vos messages pour minimiser le risque s’il tombe entre les mauvaises mains.
  • Tout cela peut faire peur, mais rappelons-nous que le but de discuter de la répression est de pouvoir agir de manière efficace malgré elle. Consultez le texte Confidence Courage Connection Trust pour un guide pratique à la culture de la sécurité

Ce texte est signé par des membres du collectif North Shore

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Bure (Meuse) : Comment les flics ont épié des opposant.e.s à la poubelle nucléaire https://attaque.noblogs.org/post/2020/04/28/bure-meuse-comment-les-flics-ont-epies-des-opposant-e-s-a-la-poubelle-nucleaire/ Tue, 28 Apr 2020 08:39:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=34984 Continuer la lecture ]]> Reporterre / lundi 27 avril 2020

Des visages pris dans une toile de flèches et de diagrammes. Sous chaque photo : date et lieu de naissance, surnom, organisation. Les individus sont regroupés en « clans », reliés à des lieux et à des cotes du dossier d’instruction. Certains visages sont grossis, d’autres réduits à la taille d’une tête d’épingle. Certaines personnes ont droit à une photo, d’autres apparaissent sous une forme de pictogramme – bleu pour les hommes, rose fuchsia pour les femmes.

Ce schéma a été réalisé par la cellule d’analyse criminelle Anacrim de la gendarmerie nationale. Son logiciel, Analyst’s notebook, permet de visualiser les liens entre des personnes via leurs numéros de téléphone, des lieux, des événements. Cette technique est habituellement utilisée pour résoudre des crimes particulièrement graves : elle a récemment ressorti l’affaire Grégory des ténèbres judiciaires, et est actuellement utilisée dans l’enquête sur le tueur multirécidiviste Nordahl Lelandais.

Le juge d’instruction Kévin le Fur y a eu recours pour décortiquer l’organisation du mouvement d’opposition à Cigéo, le centre d’enfouissement de déchets radioactifs prévu à côté du village de Bure, dans la Meuse. Prévu pour entrer en exploitation en 2035, c’est l’un des plus gros équipements industriels en projet aujourd’hui en France, et un chantier très sensible pour la filière nucléaire.

Le schéma Anacrim figure dans le dossier de l’information judiciaire pour association de malfaiteurs, où dix militants antinucléaires sont mis en examen pour divers motifs en lien avec des dégradations commises dans un hôtel et de l’organisation d’une manifestation non déclarée en août 2017. Soumis à un strict contrôle judiciaire, les mis en examen ont interdiction de se voir, de se parler et même de se trouver dans la même pièce.

Dans le dossier Bure, Anacrim a réalisé en tout quatorze schémas sur « le rôle et l’implication » des personnes poursuivies et les interactions entre les collectifs et les associations. Cette méthode marque l’instruction de son empreinte. Sept personnes, parmi les dix mises en examen, le sont pour association de malfaiteurs, mais 118 individus sont fichés dans l’organigramme des gendarmes versé au dossier d’instruction.

Dès les premiers jours de l’enquête, les gendarmes s’inquiètent des « desseins criminels » des militants mis en cause

Des dizaines de personnes placées sur écoute, plus d’un millier de discussions retranscrites, des dizaines de milliers de conversations et messages interceptés, plus de quinze ans de temps cumulé d’interception téléphonique : l’information judiciaire ouverte en juillet 2017 ressemble à une véritable machine de renseignement sur le mouvement antinucléaire de Bure, selon le dossier d’instruction qu’ont consultés Reporterre et Mediapart, et dont Libération avait dévoilé une partie du contenu en novembre 2018. Une enquête hors norme, extrêmement intrusive et focalisée sur la surveillance de militants politiques que la justice semble considérer comme des ennemis de la démocratie.

Quels faits ont déclenché l’autorisation d’un recueil aussi massif de données ? Le 21 juin 2017 au petit matin, une trentaine de personnes approchent du laboratoire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), chargée de créer le centre d’enfouissement des déchets radioactifs, et dressent un barrage de pneus et de planches enflammées à proximité, entre les villages de Bure et de Saudron. Puis « cinq à sept individus », selon les enquêteurs, visages dissimulés, se rendent au Bindeuil. Cet hôtel situé en pleine campagne, en face du laboratoire, est presque uniquement occupé par des gendarmes et des professionnels liés au projet d’enfouissement. Il est pour cette raison identifié par les militants comme un jalon de la nucléarisation de ce territoire. Au Bindeuil, le petit groupe brise des vitres de l’établissement, renverse des chaises sur la terrasse, et pénètre dans le bâtiment, alors que des clients et du personnel y dorment. Des verres et des bouteilles d’alcool sont brisés. Des hydrocarbures sont aspergés près de l’ascenseur et du comptoir, provoquant deux débuts d’incendie. Le petit groupe ressort au bout de cinq minutes. Le chef cuisinier du Bindeuil se précipite et éteint les flammes. Personne n’est blessé. Sur les douze clients présents à l’hôtel ce soir là, seuls trois portent plainte (dont deux sans se constituer partie civile), malgré les nombreuses relances des enquêteurs.

Le Bindeuil, un hôtel situé en pleine campagne, en face du laboratoire de l’Andra.

Une information judiciaire, confiée à un juge d’instruction, est ouverte le 28 juillet 2017. Elle est élargie par la suite à des dégradations commises en février 2017 contre l’écothèque, une bibliothèque d’échantillons environnementaux créée par l’Andra près du laboratoire, ainsi qu’à l’organisation d’une manifestation non déclarée, le 15 août 2017, qui tourne à l’affrontement entre militants et forces de l’ordre. Des cocktails Molotov et des pierres volent. Des gendarmes sont blessés et un manifestant mutilé au pied par une grenade. Les mis en examen le sont pour des motifs différents les uns des autres : participation à un attroupement après sommation, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de cinq ou dix ans d’emprisonnement, détention (ou complicité) en bande organisée de produit incendiaire, dégradation d’un bien d’autrui par un moyen dangereux, recel d’un bien provenant d’un vol aggravé, violence volontaire en réunion.

Dès les premiers jours de l’enquête, les gendarmes s’inquiètent des « desseins criminels » sans lien avec la « contestation légitime dans un État démocratique » des militants mis en cause. « Ces actions ne peuvent plus être considérées comme une contestation sociale et sociétale légitime » ni « comme une forme d’opposition démocratique », écrivent-ils dans un procès verbal, le 27 juillet 2017. Selon eux, « une partie des opposants choisissent délibérément une voie violente. Ils s’attaquent aux biens associés aux projets contestés, mais parfois aussi aux personnes travaillant pour le développement de ces installations industrielles et en même temps contre les forces de l’ordre ». Aux yeux des enquêteurs, « des opposants se criminalisent ».

Une partie des scellés est transmise au Bureau de lutte anti-terroriste, une unité de la gendarmerie chargée de la prévention et de la répression des actes de terrorisme.

La durée cumulée de temps passé à écouter les activistes est équivalente à… plus de seize années

Pour prendre la mesure de la surveillance des militants de Bure et de leur entourage, Reporterre et Mediapart ont évalué les moyens déployés par la gendarmerie et la justice dans leur mission. Près de 765 numéros de téléphone ont fait l’objet de demandes de vérification d’identité auprès des opérateurs de téléphonie. Au moins 200 autres requêtes ont été faites pour connaître les historiques d’appels, leurs lieux d’émission, les coordonnées bancaires des titulaires d’abonnement, les codes PUK permettant de débloquer un téléphone quand on ne connaît pas son PIN.

Au total, 29 personnes et lieux ont été placés sur écoute. Deux militants ont été visés par ces interceptions pendant 330 jours, soit presque un an. Pour plusieurs autres mis en examen, cela dure près de huit mois. Le numéro de la « Legal team », le collectif d’assistance juridique des militants, a été surveillée pendant quatre mois. Le téléphone utilisé par les activistes se relayant sur l’une des barricades du bois Lejuc, alors en partie occupé pour empêcher les travaux préparatoires à Cigéo, a été écouté pendant près de neuf mois. Plusieurs personnes, finalement non poursuivies, ont eu leurs conversations interceptées pendant au moins quatre mois et pour l’un d’entre eux sur plusieurs appareils. Pour l’association Bure Zone Libre, domiciliée à la Maison de la résistance, le lieu de vie collectif et de réunions historiques des anti-Cigéo, les écoutes ont duré au moins un an. À la demande du juge d’instruction, les commissions rogatoires techniques se succèdent pour autoriser toujours plus de temps d’écoute.

Selon Me Raphaël Kempf, l’un des avocats des mis en examen :

Écouter aussi longtemps, c’est bien la preuve qu’on n’est pas dans une procédure judiciaire pénale classique destinée à recueillir des éléments de preuve de la commission des délits, mais qu’on utilise les moyens du droit et de la procédure pénale dans le but de faire du renseignement, qui est de nature politique. »

Si l’on additionne toutes ces séquences, on obtient une durée cumulée de temps passé à écouter les activistes équivalente à plus de seize années ! D’après les procès-verbaux, la plupart de ces personnes ont été écoutées en permanence par une équipe de gendarmes se relayant derrière leurs écrans. Au total, plus de 85.000 conversations et messages ont été interceptés, selon nos estimations. Et pas moins de 337 conversations ont été retranscrites sur procès-verbal, auxquelles s’ajoutent quelque 800 messages reproduits par le Centre technique d’assistance (CTA).

Ces moyens sont-ils proportionnés aux délits poursuivis ? Joint par Reporterre et Mediapart, Olivier Glady, procureur de la République de Bar-le-Duc répond : « Je ne peux pas répondre à ça. C’est un dossier qui fait une quinzaine de tomes. Vous avez des dossiers d’autres natures (trafic de véhicules ou de stupéfiants) qui sont à peu près équivalents, je ne suis pas sûr que la proportionnalité des investigations soit simplement à rapporter à un nombre tel que vous me le donnez. »

Pendant ces innombrables heures passées à écouter les militants, les gendarmes ont pisté les indices, parfois infimes, des responsabilités des uns et des autres dans l’organisation de la contestation. Ce sont deux cultures qui, dans le huis clos d’une enquête judiciaire, semblent s’affronter à distance. D’un côté, les gendarmes. De l’autre, des antinucléaires, de culture libertaire, qui refusent la hiérarchie et les assignations formelles à des rôles. Inévitablement, la vision des gendarmes achoppe sur les pratiques spontanées et horizontales des habitués de la Maison de la résistance. Cette ancienne ferme de Bure a été achetée en 2004 par des militants antinucléaires pour créer un lieu de lutte. Elle est devenue un lieu de vie collectif où l’on vient dormir à l’occasion d’un rassemblement, se réunir, travailler, cuisiner, faire la fête.

Les enquêteurs tentent de contrer le flou créé par cette auto-organisation en collant sur des actions décrites par les personnes écoutées des responsabilités spécifiques.

Exemple, le 24 août à 17 h 59, F., placé sur écoute, déclare : « Pour les chèques faut demander à J. ». Conclusion immédiate des gendarmes : « Rôle de J. comme trésorier ».

Autre exemple, l’une des mises en examen appelle « en moyenne la Maison de la résistance deux fois tous les trois jours » ? Cela « montre son implication constante dans la vie de [l’association] Bure zone libre ».

Ou encore, le 14 septembre 2017, une militante demande à G. si elle peut mettre « des brochures en lien ». « Ben oui complètement si vous voulez, mettez en lien les brochures, ouais ». « L’interception de la ligne mobile a permis d’établir son accès en mode administrateur au site où il publie et édite des articles, parfois controversés », concluent les enquêteurs.

À plusieurs reprises, les conversations de militants avec des journalistes sont retranscrites et considérées comme des éléments à charge. Le 22 août 2017, à 13h23, un journaliste de Canal Sud Toulouse appelle un militant qui se présente comme « John de Bure ». Ce dernier raconte les événements du 21 juin au Bindeuil : « Une partie des gens se sont déterminées pour aller euh pour aller au restaurant. Qui… qui du coup a fait l’objet d’une action où des vitres ont été brisées et le restaurant a été envahi. » Analyse des gendarmes : le militant « revendique des méfaits »

Même scénario le 8 novembre 2018 : une journaliste japonaise appelle la Maison de la résistance, un militant lui raconte les faits de destruction par incendie du restaurant. Et les gendarmes de noter : M. « revendique les faits commis le 21 juin 2017 à l’Hôtel du Bindeuil ». Il sera mis en examen avec cette conversation comme principal élément à charge.

Les coordonnées et noms de plusieurs journalistes (de l’Est Républicain, du Monde, de Reporterre et de Mediapart, notamment) couvrant le mouvement de Bure figurent dans le dossier d’instruction. Au moins neuf lignes téléphoniques, dont celle de l’avocat des antiCigéo, Étienne Ambroselli, depuis lui aussi mis en examen, font l’objet d’une demande de géolocalisation. Deux voitures de militants sont discrètement équipées d’une balise permettant de suivre leurs trajets en temps réel.

La messagerie Signal, une application qui permet de crypter les communications, est verrouillée par un mot de passe sur le téléphone d’une mise en examen ? L’appareil — ainsi que six clefs USB et un ordinateur portable — est envoyé au Centre technique d’assistance (CTA), un organisme interministériel spécialisé dans le déchiffrage des données numériques. Les juges d’instruction y ont souvent recours pour les affaires de stupéfiants. Ses outils techniques et ses moyens sont couverts par le secret défense. Le CTA réussit à craquer le mot de passe de la militante et renvoie quelque 800 messages « mis au clair » aux enquêteurs. Ils sont aussitôt versés au dossier d’instruction.

Dans cette opération de surveillance, tout a été autorisé par la justice

Le 13 février 2018, selon les éléments consultés par Reporterre et Mediapart, à proximité du tribunal de Bar-le-Duc, des gendarmes ont caché pendant sept heures plusieurs IMSI-catchers, des appareils de surveillance qui récupèrent à distance les identifiants des cartes SIM (les « IMSI ») dans les téléphones portables. Ils peuvent aussi intercepter les communications sans qu’aucun locuteur ne s’en aperçoive.

Ce jour-là, trois hommes passent en jugement pour des faits liés au mouvement d’opposition à Cigéo. Quelques dizaines de militants sont venus les soutenir sur la place pavée qui s’étend au pied du tribunal.

Pendant que Kévin le Fur préside l’audience — comme il est parfois d’usage dans ce petit tribunal —, pendant que les avocats plaident, que les accusés se défendent, que le procureur requiert, que dehors les épices infusent le vin chaud et que les sandwiches se préparent, 977 IMSI sont secrètement happés par la gendarmerie. Les capteurs, qui piègent les téléphones en se faisant passer pour des antennes-relais, ont été dissimulés sur le parking du Conseil départemental, tout proche, et en plusieurs endroits autour du tribunal. Près d’un millier de personnes viennent sans le savoir d’entrer dans « une base de données » de la gendarmerie.

Dans cette opération de surveillance, tout a été autorisé par la justice. Une commission rogatoire de recueil de données techniques a été délivrée par le juge d’instruction. Dans son ordonnance, Kévin le Fur justifie l’utilisation d’IMSI-catcher par les fréquents changements de téléphones et de numéros d’appel des militants : « Attendu qu’il résulte des investigations que les protagonistes mis en cause ont recours à différents appareils de communication électronique qui ne sauraient être appréhendés de manière exhaustive dans le cadre de réquisitions auprès des opérateurs téléphoniques, notamment au regard de la mobilité des différents mis en cause et du recours croissant à des lignes téléphoniques ad hoc ».

Le lendemain matin, l’opération d’espionnage reprend dès 6 h 15 à proximité de la Maison de la résistance, le QG des antiCigéo, à Bure, où certains ont passé la nuit. Le but est « d’intercepter les données techniques des opposants à Cigéo » selon un procès-verbal. Cette fois-ci, les gendarmes récoltent 51 IMSI. Sur les 1.028 IMSI interceptés en deux jours, seuls cinq numéros sont formellement identifiés par les gendarmes. Les 1.025 autres identifiants téléphoniques rejoignent le pantagruélique dossier d’instruction.

Un mois plus tard, les gendarmes partent de nouveau à la chasse aux identifiants téléphoniques, cette fois-ci à Mandres-en-Barrois et à Bure, où doit se tenir une rencontre antinucléaire. Les 2 et 3 mars 2018, un appareil IMSI-catcher est utilisé pour enregistrer les identifiants téléphoniques des personnes présentes. Cette fois-ci, le juge d’instruction dans son ordonnance estime nécessaire de « préciser les relations entre les différents protagonistes ». Pas moins de 455 boîtiers et 455 cartes SIM sont enregistrées sans pour autant avoir été localisées sur les faits incriminés, comme le reconnaissent les enquêteurs eux-mêmes, dans un procès-verbal consulté par Mediapart et Reporterre. Seules huit cartes SIM sont identifiées en lien avec l’incendie du Bindeuil.

L’officier de police judiciaire qui rédige le procès-verbal d’investigation précise que « les lignes téléphoniques ayant fait l’objet d’une captation, mais n’ayant aucun lien avec les faits de la présente instruction, feront l’objet d’une exploitation ultérieure ». L’instruction pour association de malfaiteurs de Bure est-elle devenue une entreprise de renseignement sur un mouvement politique ? « Je n’ai pas d’observations à formuler sur ce qui pourrait être périphérique, réagit le procureur Olivier Glady. Les renseignements, tout ce qui est écouté, est disponible dans la procédure pour les avocats, en particulier de ceux qui ont été placés sur écoute. »

Pourtant le « périphérique » fait l’objet d’une attention particulière de la part du procureur de Bar-le-Duc. Le 12 octobre 2017, après l’ouverture de l’information judiciaire, il transmet des coordonnées téléphoniques collectées dans le cadre de la procédure Bure à la direction générale de la gendarmerie. Une cellule de coordination nationale intitulée CNC-LEX a été mise en place « au regard de la survenance de divers faits sur le territoire », comme le résume le chef de la cellule Bure, qui regroupe depuis au moins 2016 des gendarmes enquêtant sur les opposants à Cigéo.

Dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par Kévin le Fur, 38 numéros — dont certains happés par les IMSI-catchers à Bure — sont confrontés à d’autres identifiants téléphoniques récupérés par les gendarmes dans d’autres procédures « dont la nature des faits ou le mode opératoire est similaire », explique l’officier de police judiciaire en charge de la comparaison des données : incendie d’une caserne de gendarmes à Limoges, d’une antenne-relais dans le Puy-de-Dôme, d’un véhicule à Gaillac, destruction d’un bien à Grenoble… L’objectif est « d’établir des éventuels liens entre les faits de Bure et les autres faits énumérés ci-dessus », précise un enquêteur.

À Bure et dans les villages environnants, la vie quotidienne de dizaines de personnes est scrutée dans ses moindres détails

Deux numéros de téléphone sont extraits du lot car partageant un « correspondant » commun à deux actes en cours d’instruction. Les magistrats en charge de ces affaires instruites dans le cadre d’autres informations judiciaires sans lien apparent avec Bure, autorisent la mise en œuvre de logiciels de rapprochement judiciaire et le recours au logiciel de schémas relationnels Anacrim, afin de rechercher des « liens interprocéduraux ». Résultat : « de nombreux liens sont constatés » entre les opposants à Cigéo, « les membres identifiés de la zone à défendre » — nous sommes quinze jours avant l’évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes — et la Maison de la résistance.

Le 27 mars 2018, Olivier Glady accepte, à la demande de Kévin le Fur, de transmettre le dossier d’instruction de Bure à la commission spéciale Black Bloc (« Soko Schwarzer Block ») de la police de Hambourg, qui enquête sur les dégradations commises en juillet 2017 lors de l’anti-G20. « Les investigations entreprises par les autorités allemandes ont permis d’identifier que parmi les casseurs étaient présents des opposants au projet Cigéo » note un officier de police judiciaire de la cellule Bure. Un mis en examen et sa compagne ont été photographiées dans une rue de la ville portuaire. Lors de sa garde à vue, il a la surprise de voir des policiers allemands venir lui poser des questions pour leur propre enquête sur les actions contre le G20 en 2017.

Les mois d’écoutes continues, les schémas Anacrim et la constitution de base de données de numéros de téléphone servent-ils à élucider les faits poursuivis ?
« Un certain nombre des infractions qui sont visées dans la saisine du juge d’instruction, notamment l’association de malfaiteurs, exigent dans l’élucidation éventuelle de la caractérisation de cette infraction, que soient mises en relief les relations qui existent entre les uns et les autres, répond Olivier Glady. Au même titre que lorsque vous démantelez un trafic de stupéfiants, inévitablement il faut que vous vous intéressiez à celui qui doit être le donneur d’ordres, celui qui peut jouer le rôle du lieutenant et enfin les vendeurs à la sauvette. Inéluctablement, vous devez établir le fonctionnement d’un organisme, d’une organisation. Si on veut disséquer cette association de malfaiteurs, inéluctablement il faut savoir qui pouvait en faire partie. »

« Inévitablement » donc, à Bure et dans les villages environnants, la vie quotidienne de dizaines de personnes est scrutée dans ses moindres détails. Les gendarmes interrogent les responsables des grandes surfaces environnantes pour savoir « dans quels commerces les opposants se fournissent ». Ils questionnent aussi les habitants « aux fins de déterminer précisément les habitudes et lieux de vie des opposants au projet Cigéo les plus radicaux ». Un pharmacien reçoit une réquisition pour fournir l’ordonnance de clients ayant acheté du sérum physiologique. La Maison de la résistance, foyer du mouvement, est placée sur écoute téléphonique. Au total 25 perquisitions ont lieu. Me Muriel Ruef, l’une des avocates des mis en examen, remarque que « beaucoup de gens ont été perquisitionnés mais pas mis en examen. Ces actes intrusifs ne sont pas commis dans le but d’une manifestation de la vérité. On a l’impression que c’est un vrai dossier de renseignement avec les oripeaux du judiciaire. Ce dossier est une sorte de monstre. Il y a une confusion permanente entre l’organisation de la résistance au projet et les infractions ».

La vie privée des militants est passée au tamis de la surveillance policière : commissions rogatoires à la caisse d’allocations familiales, à la direction des impôts, aux agences d’intérim, aux employeurs passés et actuels, à Pôle emploi, aux banques qui gèrent leurs comptes. Les gendarmes savent tout : les prestations familiales reçues, le RSA, la situation de famille, la situation fiscale, le revenu, les virements bancaires, les achats personnels.

La surveillance des antiCigéo est-elle allée trop loin ? « Non, tout a été fait dans le respect du code de procédure pénale, un certain nombre de recours des mis en examen devant la cour d’appel et la cour de cassation ont été validés, répond Olivier Glady. Plusieurs instances juridictionnelles se sont penchées sur la pertinence des éléments qui ont été réunis contre les différentes personnes mises en examen et n’ont rien trouvé à y redire. Je ne peux pas vous dire autre chose que « le code, rien que le code. » Mais cet usage du code pénal sert-il réellement l’intérêt général ?

La Ligue des droits de l’Homme s’est inquiétée d’un « harcèlement » à l’encontre des opposants au projet

À Bure, le climat judiciaire de surveillance massive dépasse largement le cadre de l’instruction pour association de malfaiteurs. Des militants antiCigéo, qu’ils soient de jeunes habitants de la Maison de la résistance ou des paysans du coin, font régulièrement l’objet de poursuites devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc : outrages et rébellions, violences contre personne dépositaire de l’autorité publique, attroupement non armé, groupement en vue de préparer des violences, refus de relevés d’empreintes génétiques. En juin 2019, la Ligue des droits de l’Homme s’inquiétait d’un « harcèlement » à l’encontre des opposants au projet, renforcé par la pratique d’innombrable contrôles d’identité sur les routes à proximité du laboratoire de l’Andra, de nombreuses fouilles de véhicules, ainsi que de prises de vue par des gendarmes à tout propos.

Selon Me Matteo Bonaglia, l’un des avocats des mis en examen, « on observe un maillage quasi colonial du territoire, un dévoiement des outils judiciaires à des fins de surveillance et d’entrave des opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires. Il est devenu quasi impossible de lutter et d’exprimer ses opinions sur place sans être pris dans les mailles de ce filet ». Saisie à une douzaine de reprises, la cour d’appel de la chambre de l’instruction de Nancy a rejeté tous les recours déposés par les mis en examen, qu’ils concernent la restitution de scellés ou les contrôles judiciaires.

La justice envahit leur intimité la plus physique : trois mis en examen refusent le prélèvement de leur ADN ? Leurs sous-vêtements sont saisis pour en extraire leur empreinte génétique. Un caleçon, des culottes et des serviettes hygiéniques sont photographiées et envoyées aux experts, avec une attention particulière pour « les traces brunâtres » qui s’y sont déposées, entourées d’un cercle et désignées par une flèche sur les clichés archivés dans le dossier d’instruction.

Si le refus de prélèvement ADN est puni par la loi, il est cependant interdit aux forces de l’ordre de forcer son prélèvement, notamment par l’introduction d’un coton tige dans la bouche. Selon la jurisprudence, l’ADN peut alors être prélevé « à partir de matériel biologique qui se serait naturellement détaché du corps de l’intéressé ».

En décembre dernier, alors qu’il est interrogé depuis quatre heures en garde-à-vue et a spécifié qu’il n’accepte pas de donner son ADN, un mis en examen voit huit gendarmes débarquer dans sa cellule au moment de la pause de son avocat pour lui intimer l’ordre de donner…. sa chaussette, afin d’y prélever ses informations génétiques, comme il le comprend aussitôt. C’est donc pied nu dans sa chaussure qu’il sera conduit l’après-midi même devant le juge pour son interrogatoire de première comparution.

Pour les besoins de cette enquête, nous avons sollicité la direction générale de la gendarmerie nationale, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions : « S’agissant d’une information judiciaire, les investigations ont été conduites sous la direction d’un magistrat, qui a jugé de leur caractère proportionné et nécessaire. Il nous est ainsi difficile de communiquer. » Également contactée, la compagnie de gendarmes de Commercy n’a pas retourné notre appel.

Contacté par courriel, Kévin le Fur a réagi quelques heures plus tard : « Je crains malheureusement de ne pas pouvoir répondre à vos questions en raison du secret de l’instruction applicable à mes investigations en vertu des dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale. » La chancellerie a également laissé nos demandes sans réponse.

Fin avril 2020, presque trois ans après son ouverture, l’instruction est toujours en cours. « Une histoire de quelques mois » supplémentaires, assure Olivier Glady, « ce sera moins long que cela ne l’a déjà été ». Un procès pour association de malfaiteurs aura-t-il lieu un jour ? « À l’issue de ces investigations, en tout cas quand le juge d’instruction considérera que le dossier devra être clôturé, il va d’abord me l’envoyer pour que le ministère public donne son avis. C’est la seule réponse que je peux vous faire. Le ministère public fera un réquisitoire définitif, dans lequel il demandera au juge soit de renvoyer tel ou tel mis en examen pour tel ou tel fait devant le tribunal correctionnel, soit d’ordonner un ou plusieurs non-lieux à l’égard de tel ou tel mis en examen. »

En attendant, le dossier continue de se remplir. Même si son périmètre a été réduit, selon nos informations, la cellule Bure est toujours en place.

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Ears and eyes – nouvel axe de recherche : l’industrie de la surveillance https://attaque.noblogs.org/post/2019/11/07/ears-and-eyes-nouvel-axe-de-recherche-lindustrie-de-la-surveillance/ Thu, 07 Nov 2019 20:30:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=30161 Continuer la lecture ]]> Ears and eyes / jeudi 7 novembre 2019

Quand les flics décident de nous espionner en utilisant des dispositifs de surveillance comme des micros et des caméras espions ou des balises GPS, ces dispositifs doivent bien venir de quelque part. Il semble que ceux-ci sont souvent achetés auprès d’entreprises privées. Les entreprises qui fabriquent et commercialisent ces dispositifs font partie de ce qu’on appelle l’industrie de la surveillance.

On pense que comprendre comment fonctionne l’industrie de la surveillance, qui vend les dispositifs de surveillance aux flics et à quoi ressemblent ces dispositifs nous aidera à nous opposer à cette surveillance. On a donc commencé un travail de recherche centré sur cette industrie, et particulièrement sur les entreprises qui y participent.

Sur notre site web vous trouverez une vue d’ensemble de l’industrie de la surveillance, une liste des entreprises qui vendent des dispositifs de surveillance aux flics dans le monde entier, une liste des salons professionnels et autres évènements où on est susceptibles de croiser ces entreprises, un glossaire des termes spécifiques à l’industrie, et une liste d’autres ressources sur le sujet. Tout ceci est disponible en français et en anglais.

Notre liste répertorie pour le moment 81 entreprises. Pour chacune d’entre elles, on a rassemblé des informations à propos des coordonnées de l’entreprise, de son statut légal, de ses clients et de ses produits. On a l’intention de continuer ce travail et d’étendre la liste.

On veut aussi établir des liens entre ces entreprises et les dispositifs qui ont été retrouvés après avoir été utilisés pour espionner des espaces anti-autoritaires ou des individus pratiquant des actions subversives. Cela a déjà été fait pour trois cas :

  • L’entreprise italienne Elkron/Urmet, basée à Turin, vend des caméras de surveillance miniatures qui ont été utilisées pour espionner un squat à Gênes en 2014.
  • L’entreprise Reconyx, basée aux États-Unis, vend des dispositifs de surveillance vidéo qui ont été utilisés pour espionner un rassemblement anti-nucléaire en France en 2018.
  • L’entreprise italienne DSE ou « Digital Surveillance Equipment », basée à Turin, vend des dispositifs de surveillance vidéo qui ont été utilisés pour espionner un rassemblement devant une prison à Cuneo en 2019.

On veut continuer ce travail de recherche. On veut construire des connaissances afin de s’opposer à l’État, aux flics, et à leurs alliés. Si vous avez des commentaires ou des critiques, ou si vous voulez contribuer des informations, vous pouvez nous contacter.

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Note d’Attaque : un petit extrait de ce qu’on peut trouver en naviguant dans cette nouvelle section du site Ears ans eyes :

Liste d’entreprises françaises :

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Grèce : À propos de deux balises GPS retrouvées récemment https://attaque.noblogs.org/post/2019/11/06/grece-a-propos-de-deux-balises-gps-retrouvees-recemment/ Wed, 06 Nov 2019 20:54:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=30095 Continuer la lecture ]]> Ears and eyes / mardi 5 novembre 2019

Récemment, deux balises GPS ont été retrouvées sur les véhicules de personnes actives politiquement en Grèce. Les deux dispositifs avaient une carte SIM, une batterie, et des aimants puissants à l’extérieur pour pouvoir être attachés aux surfaces en métal des véhicules.

Le premier appareil a été retrouvé sur une voiture en août dernier. Ci-dessous les photos du premier appareil.

Le deuxième appareil a été retrouvé sur une moto à Athènes en octobre dernier. Il était beaucoup plus petit que le premier appareil. Ci-dessous les photos du deuxième appareil.

(article d’origine en grec, plus détaillé, sur https://omniatv.com/853454297)

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Italie : Deux balises GPS et un micro trouvés dans un véhicule https://attaque.noblogs.org/post/2019/08/27/italie-deux-balises-gps-et-un-micro-trouves-dans-un-vehicule/ Tue, 27 Aug 2019 09:26:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=28259 Continuer la lecture ]]> Roud Robin / lundi 26 août 2019

Salut, je suis Giampi, quand je bois du gasoil je trimballe à travers l’Europe mon copain et sa bête poilue et blonde. Il y a quelques jours, on s’est débarrassé de deux trucs qu’on nous avait collé dessus. Une balise GPS avec une puce SIM d’un opérateur italien (avec un accumulateur composée par cinq piles au lithium de 3,6 volt, de couleur blanc et vert, placées en série) fixé avec un aimant sur le pare-choque arrière, côté droit. Un autre GPS, avec un micro (avec quatre piles identiques aux autres) était placé dans les bouches d’aération qui sont entre l’auvent du pare-brise et le pare-brise. Il était placé de façon à arriver derrière le compteur kilométrique, mais il en était séparé par la tôle qui sépare le moteur de l’habitacle. Contrairement au premier, qui avait une puce Omnitel, ce GPS avait une puce SIM espagnole, de lopérateur Movilstar. Même si l’utilisation d’une puce Omnitel (opérateur qui n’existe plus [depuis juin 2002, avec le logo présent sur la SIM qui a été retrouvée – on remarquera aussi que les instructions (photo n. 2) sont en espagnol; NdAtt.]) et d’une puce espagnole c’est bizarre, ces GPS ont été assemblés par les mêmes personnes et probablement placés ces derniers mois.

PSM FOREVER

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Document interne des renseignements français : Aide technique à la surveillance et filature – le balisage https://attaque.noblogs.org/post/2019/03/14/document-interne-des-renseignements-francais-aide-technique-a-la-surveillance-et-filature-le-balisage/ Thu, 14 Mar 2019 20:30:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=25038 Continuer la lecture ]]> Des oreilles et des yeux / mardi 12 mars 2019

Aide technique à la surveillance et filature – le balisage, document interne des services de renseignements français, est un manuel expliquant la pose et l’exploitation de balises de localisation sur des véhicules dans le but de surveiller des déplacements. Il a été publié dans Tarnac, Magasin général, livre paru en 2012 qui raconte l’« affaire Tarnac » (dans laquelle des personnes ont été mises en examen, accusées de sabotages de lignes de chemin de fer). Il daterait du milieu des années 2000, d’après un article du journal Médiapart qui a accompagné la publication du livre.


Ce document peut être téléchargé ici.

Le document explique d’abord les techniques de pose de balises sur des véhicules selon différents cas de figure (emplacement du véhicule, possibilité de déplacer le véhicule ailleurs pour poser la balise…). Ensuite, il présente différents types de balises et la manière de les utiliser.

Dans le cas du « Tracking Datong », la balise (appelée « dispositif Datong » dans le document), placée sur le véhicule à surveiller, émet des ondes radios qui sont réceptionnées par un ou plusieurs « véhicules suiveurs » conduits par des flics. Les « véhicules suiveurs » se chargent de prendre en filature le véhicule à surveiller lors de ses déplacements. Ce type de balise implique que les flics restent à proximité du véhicule à surveiller (dans le périmètre d’émission des ondes radio de la balise) pour pouvoir le localiser.

Dans le cas du « Tracking GPS », la balise utilise le système de positionnement par satellites GPS (Global Positioning System) pour localiser le véhicule. Concernant la récupération par les flics des informations obtenues par la balise, le manuel détaille deux cas possibles :

  • La balise peut utiliser le réseau téléphonique (GSM) pour transmettre en temps réel la localisation du véhicule. Dans ce cas, les flics n’ont pas besoin d’être à proximité du véhicule pour pouvoir le localiser. Il est précisé que certaines balises peuvent être programmées pour fonctionner seulement sur certaines plages horaires, notamment pour contrer les détecteurs de balise.
  • La balise peut émettre des ondes radio pour transmettre la localisation du véhicule. Dans ce cas, les flics ont besoin d’être à proximité du véhicule pour pouvoir le localiser. La transmission peut se faire en temps réel. Elle peut aussi se faire a posteriori, certaines balises étant capables de stocker, dans une mémoire interne, l’historique des localisations du véhicule et de transmettre cet historique plus tard, en une seule fois. Dans ce cas, la balise n’émet donc aucune onde à part au moment précis où les flics décident de récupérer l’historique, ce qui peut rendre difficile sa détection par des détecteurs de balise.
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Appel à contributions : dispositifs de surveillance cachés par les flics dans nos espaces de vie https://attaque.noblogs.org/post/2018/11/28/appel-a-contributions-dispositifs-de-surveillance-caches-par-les-flics-dans-nos-espaces-de-vie/ Wed, 28 Nov 2018 08:18:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=22689 Continuer la lecture ]]> Des oreilles et des yeux / mardi 27 novembre 2018

Les États, dans leur rôle de répression des individus et groupes pratiquant des activités subversives, déploient un certain nombre de moyens pour surveiller ces individus et ces groupes. Il semble qu’une partie de cette surveillance passe par la dissimulation de dispositifs de surveillance dans des espaces de vie.

Les dispositifs en question sont variés : microphones, caméras, balises de localisation. Les espaces visés peuvent être tous les espaces qu’on traverse : bâtiments, véhicules, espace public. Ces pratiques sont parfois légales, réalisées avec l’accord d’un juge d’instruction par exemple, et parfois non, réalisées par les services de renseignement hors d’un cadre légal.

On a constaté le manque d’informations disponibles autour de nous sur ce type de surveillance. Quelle est l’utilisation réelle de ces dispositifs par les services de renseignement ? Quels types de dispositifs sont utilisés ? Dans quels contextes ? Avec quelle efficacité ? Quels moyens mettre en place pour contrer ce type de surveillance ?

Du coup, on a décidé de collecter des informations à ce sujet, avec l’idée d’écrire et de publier une brochure d’ici quelques mois. On souhaite se concentrer dans cette brochure sur la surveillance exercée par les services de renseignement et de police politique des États en Europe à l’encontre d’individus ou groupes pratiquant des actions subversives. De plus, on se limite à l’étude des dispositifs de surveillance physiques dissimulés dans les espaces traversés par les individus ou groupes surveillés (on ne parlera donc pas d’autres types de surveillance comme les filatures, les écoutes téléphoniques ou la surveillance d’Internet).

C’est pas toujours facile de trouver des informations précises et fiables concernant ce sujet, compte tenu du secret relatif qui entoure souvent les pratiques policières, et plus encore les pratiques des services de renseignement. Pour réaliser cette brochure, on souhaite se baser en premier lieu sur des exemples documentés de découvertes de dispositifs de surveillance vraisemblablement mis en place par des flics.

On a donc commencé par établir une liste de tous les exemples qu’on a pu trouver sur Internet. Pour le moment, cette liste recense 24 cas de dispositifs de surveillance retrouvés dans des bâtiments (souvent des micros et des caméras), et 16 cas de dispositifs retrouvés dans des véhicules (souvent des balises GPS, parfois accompagnées de micros). Les exemples proviennent surtout d’Italie, mais aussi d’autres pays européens : France, Espagne, Belgique. La plupart des exemples sont accompagnés de photos des dispositifs.

Cette liste d’exemples peut être téléchargée ici :

L’archive contenant les photos des dispositifs peut être téléchargée ici :

Cette liste serait inclue dans la brochure finale, et accompagnée de synthèses concernant les emplacements des dispositifs, leurs fonctionnements, et des moyens possibles de les détecter.

On écrit cet appel à contributions dans l’idée de continuer à récolter des informations pour écrire la brochure. On est intéressé par d’autres exemples de cas de dispositifs découverts, notamment des exemples qui indiqueraient précisément les modèles des appareils découverts (mais tous les exemples sont bons à prendre). On est bien sûr aussi intéressé par tout autres types d’informations : informations techniques sur ce genre de dispositifs, retours d’expérience sur des tentatives de détection, critiques concernant notre projet de brochure, etc.

On veut partir à l’attaque des oreilles et des yeux (et des balises GPS) cachés par les flics dans les espaces qu’on traverse.

Tu peux nous contacter par mail sur desoreillesetdesyeux ‘at’ riseup.net. On parle français et anglais. Si tu nous écris dans une autre langue, on peut essayer de se débrouiller pour traduire. Notre clé PGP est disponible ici :

PS : n’hésite pas à traduire cet appel dans d’autres langues et à le diffuser ailleurs si tu en as envie

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Cagliari (Italie) : Opération contre les internationalistes du YPG – des micros et un GPS dans la voiture d’un compagnon https://attaque.noblogs.org/post/2018/10/14/cagliari-italie-operation-contre-les-internationalistes-du-ypg-des-micros-et-un-gps-dans-la-voiture-dun-compagnon/ Sun, 14 Oct 2018 15:26:17 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=21331 Continuer la lecture ]]> NoBorderSard / mercredi 10 octobre 2018

Hier, suite à un dysfonctionnement du commodo des phares, on a retrouvé des micros dans la voiture d’une des personnes sous enquête pour l’opération répressive du 15 septembre [quand la DIGOS a mené trois perquisitions contre des compagnons qui, à leur avis, auraient été des « foreign fighters » dans les rangs du YPG au Rojava, le tout agrémenté de l’immanquable accusation d’association subversive ; NdAtt.].

Il s’agir, plus précisément, de deux micros positionnés au dessus de la tête du conducteur, près de la jonction de la tapisserie du ciel avec le pare-brise, ainsi que d’un GPS positionné dans le cadre des fusibles. Le tout était alimenté par une connexion au câble des phares, d’où son dysfonctionnement.

On se rappellera que le mois dernier un dispositif semblable, pour ne pas dire égal, à été retrouvé dans la voiture d’un autre compagnon… et que, dans les derniers mois, des micros ont été retrouvées à quatre reprises.

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Cagliari (Italie) : Encore des micros dans la voiture d’un compagnon https://attaque.noblogs.org/post/2018/09/16/cagliari-italie-encore-des-micros-dans-la-voiture-dun-compagnon/ Sun, 16 Sep 2018 15:24:28 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=20744 Continuer la lecture ]]> Round Robin / mardi 11 septembre 2018

Hier on trouvé, dans l’une de nos voitures, une petite surprise venant de la Préfecture.
Dans l’habitacle de la voiture d’un compagnon, il y a avait un GPS et deux micros; c’est la deuxième fois que cela arrive en moins de dix mois.
Les mouchards étaient branchés à l’alimentation électrique de la voiture au niveau des pédales, juste en dessous du levier qui permet d’ouvrir le coffre avant. Les micros étaient placés sous la tapisserie du ciel de la voiture, juste au-dessus de la tête du conducteur. Ils étaient reliés au branchement électrique à travers des câbles qui passaient sous des élements en plastique. Le GPS, comme d’habitude, était collé à la carrosserie avec un aimant.

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Rome (Italie) : Des micros trouvés dans un véhicule https://attaque.noblogs.org/post/2018/04/19/rome-italie-des-micros-trouves-dans-un-vehicule/ Thu, 19 Apr 2018 17:16:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=17995 Continuer la lecture ]]> Round Robin / mercredi 18 avril 2018

Un boîtier de micros a été trouvé dans le véhicule d’un compagnon. Il était composé de deux micros, un GPS et un transmetteur. Le tout collé avec des aimants à la carrosserie au dessus de la portière conducteur et lié au câble électrique qui amène l’électricité à une plafonnière. Il y avait aussi une batterie. Les micros étaient fixés avec de la patafix au dessus des têtes de conducteur et passager. L’alimentation venait du câble électrique, la batterie, les micros et le GPS étaient tous reliés au transmetteur. Dans le transmetteur, une SIM de l’opérateur TIM.

Ne faisons aucun cadeau aux sales mouchards !
Défendons-nous en privant l’ennemi de ses yeux et de ses oreilles!

 

NdAtt.: pour lire plus sur la moisson de micros qui a eu lieu en Italie entre fin 2017 et début 2018, lire ici ou .

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Italie : La moisson de mouchards continue https://attaque.noblogs.org/post/2018/01/18/italie-la-moisson-de-mouchards-continue/ Thu, 18 Jan 2018 19:39:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=16504 Continuer la lecture ]]> Après les récentes découvertes de dispositifs de surveillance par des anarchistes italiens, voici d’autres nouvelles à ce propos.

Cremona : un GPS trouvé dans une voiture de compas

Ces derniers jours, un dispositif de contrôle a été trouvé dans la voiture appartenant à une compagnonne et à un compagnon. Dans le pare-chocs arrière, nous avons trouvé un GPS, attaché à la carrosserie avec des aimants, avec des batteries interchangeables et une SIM de l’opérateur Vodafone. Il a été visiblement utilisé pour suivre les déplacements de ceux qui utilisent cette voiture. Une question rhétorique : mais qui peut bien l’avoir mis ? Il ne faut pas trop de fantaisie pour l’imaginer…

Voilà des photos du mouchard :

Source : Round Robin

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Bologna : Micros et GPS dans la voiture d’une compagnonne

Dans la voiture d’une compagnonne on a retrouvé 2 micros (photos 1 et 1-bis), un GPS (photo 2) et un dispositif muni d’une antenne, d’une SIM de l’opérateur TIM et  d’une carte mémoire de 16Go (photo 3).
Le câble d’alimentation (rouges et noirs) étaient liés aux fusibles (photo 4, point 1) et à d’autres câbles positionnés sous le tableau de bord, tandis que le GPS aimanté et le machin avec cartes et l’antenne étaient cachés derrière le compteur de vitesse (photo 4, point 2 et photo 5).
Les deux micros se trouvaient par contre sous le tissu du plafond de la voiture et les câbles arrivaient au point d’alimentation en passant par la portière (photo 6, points 3 et 4).
A l’intérieur des paquets bien fermés il y avait ce qu’on peut voir dans les photos 7 et 8.
De ce qu’on a pu vérifier, tout a été placé dans la voiture de la compagnonne il y a plus d’un an et les micros enregistraient même quand le moteur de la voiture était éteint, dans un rayon de plusieurs mètres.

Photo 1 – les micros

Photo 1-b – un micro

Photo 2 – le GPS

Photo 3 – le dispositif avec antenne relié à micros et GPS. Il contenait aussi une SIM et une carte mémoire.

Photo 4 – point 1 : derrière le compteur de vitesse ; point 2 : le boitier à fusibles

Photo 5 – En sens antihoraire à partir d’en haut : dispositif avec antenne, SIM et carte mémoire; GPS; câbles d’alimentation.

Photo 6 – les micros et leur câble d’alimentation

Photo 7 : l’intérieur du machin avec antenne et cartes (en bas, avec contour marron, le GPS)

Photo 8 – vue d’ensemble

Source : Round Robin

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Cagliari : Micros dans une voiture

A la mi-novembre, des micros ont été trouvés dans les voitures appartenant à un compagnon et à une compagnonne. Les micros étaient placés entre le tissu et le plafond de la voiture, au niveau de la jonction entre pare-brise et pare-soleil (donnez-y un coup d’œil – depuis l’extérieur on ne le sent pas, il faut faire passer la main entre le métal du plafond et l’attache de la tapisserie). Dans un cas les fils d’alimentations arrivaient sous le volant, dans l’autre ils étaient liés à la plafonnière. Tous les deux micros étaient égalent équipés de traceurs GPS.

Source : Round Robin

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Turin : La parabole de la Vierge

Un compagnon a remarqué, un après-midi de fin 2017, deux flics en civil de la DIGOS entrer puis ressortir de façon pressée d’un bâtiment situé en face de l’Asilo Occupato, à Turin. Peu après quatre types chelous, avec des gros sacs de matos technique en sortent eux aussi et démarrent en trombe. Du coup, les compas de l’Asilo commencent à regarder avec un certain intérêt ce bâtiment, jusqu’à découvrir, au dernier étage, une antenne parabole un peu bizarre. Contrairement à toutes les autres antennes paraboles pour la télé ou internet via satellite elle n’est pas tournée vers le ciel, mais bien vers l’Asilo, juste en face. Elle est composée d’un grand carré blanc et d’un petit rond, toujours blanc, attachés avec des serre flex à la balustre du balcon. Les techniciens auxquels les compas ont demandé n’ont pu leur donner qu’un liste, pas trop longue, de possibilités. Il n’est donc pas certain qu’elle serve comme micro directionnel, ou bien à capter le signal de quelques micros ou caméras installés lors d’une des perquisitions de l’Asilo, plutôt que pour d’autres utilisations innocentes…

résumé d’un (bien marrant !) texte de Macerie

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Trento : Mouchards au travail

Depuis presque trente ans, entre les enquêtes ouvertes et celles fermées (souvent sans que les personnes sous enquête le sachent), les anarchistes de Trento et Rovereto sont presque systématiquement épié.e.s. Certes, ils/elles n’ont pas été ni ils/elles sont les seuls, vu l’omniprésence de la surveillance électronique. Mais les différentes enquêtes contre les anarchistes, si elles ont eu des maigres résultats d’un point de vue juridique, ont servi justement à contrôler de façon plus sélective et plus éhontée ceux et celles qui dérangent les plans du pouvoir.

Depuis la fin des années 90, des micros ont été trouvés à des nombreuses reprises dans les maisons, dans les lieux autogérés, dans les voitures. Cela sans parler de téléphones, fixes ou portables, sous écoute et caméras devant les maisons. Dans un cas, un mouchard a été trouvé dans un sac à dos. Rien que pour l’opération Ixodiae (qui a mené, en 2012, à l’emprisonnement de deux anarchistes, puis à un procès contre 8 compas, qui s’est soldé par une relaxe, pour « association subversive avec finalité de terrorisme ») le Parquet de Trento avait dépensé plus d’1 million d’euros en écoutes audio et vidéo.

Dernièrement, des micros avec GPS ont été trouvés dans deux voitures. Évidemment, tout cela, pour DIGOS et ROS [les deux structures antiterroristes des forces répressives italiennes, respectivement de la police et des Carabinieri ; NdAtt.] (et pour les Procs qui les autorisent, si bien qu’autorisations judiciaires il y a), cela ne suffit pas. La vie rebelle doit être épiée à chaque instant. La semaine dernière, une micro-caméra a été trouvée dans la cuisine-salle à manger d’une maison de compas. Un saut en avant qui n’est pas des plus petits. L’intimité, pas seulement celle des mots, mais aussi celle des corps et des gestes, transformée en matière d’enquête, pour un montage à souhait.

Nous ne voulons pas nous résigner au Big brother.
Nous ne pensons pas que cela est un problème qui concerne seulement nous, mais qui concerne tout le monde.
A ces attaques contre la liberté il faut réagir de façon solidaire.
Il faut dire haut et fort et de manière claire aux espions et à leur sales manœuvres :
CA SUFFIT

mardi 23 janvier, 18h, Piazza Pasi, à Trento : exposition publique des nouvelles « découvertes ».

Des anarchistes

Source : Anarhija.info

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Italie : Quand les flics tentent de s’immiscer dans nos vies… [MAJ 11/01] https://attaque.noblogs.org/post/2018/01/10/italie-quand-les-flics-tentent-de-simmiscer-dans-nos-vies/ Wed, 10 Jan 2018 16:02:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=16349 Continuer la lecture ]]> Ces derniers mois, dans différents villes italiennes, des compas anarchistes ont fait la découverte de dispositifs de surveillance posés par les flics. Rien d’étonnant, certes, mais ces nouvelles (qui ne sont que la pointe visibilisée de l’iceberg de la surveillance qu’on ne peut que supposer) peuvent valoir quelques piqûres de rappel : la police et les différents services surveillent constamment les subversif.ve.s  – ou du moins ils essayent, sans toutefois y parvenir complètement, comme quelques jolies attaques venant de l’autre côté des Alpes le prouvent.

Voilà donc, pour infos, des images et des infos. Pour qu’on soit tou.te.s plus attentif.ve.s, sans toutefois sombrer dans la paranoïa.

 Mise-à-jour du 11 janvier : à Bologna aussi !

Ces derniers jours, un dispositif d’écoute a été trouvé dans l’Espace de documentation Il Tribolo, à Bologna. Il était caché dans une prise électrique et dans la boite de dérivation à côté. Les deux micros (les deux petits fils qu’on peut voir dans les photos), bien que cachés, sortaient de la boite, pour permettre un meilleur écoute.

 

source : Croce Nera Anarchica

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Trento

Il y a deux mois approximativement, des GPS et des micros ont été trouvés dans deux voitures de compas.

Quelques semaines plus tard, une micro-caméra a été trouvée dans une maison (dans la cuisine/salle à manger). Le dispositif était dans un mur, couvert par du mortier, laissant apparaitre seulement le trou pour l’objectif de la caméra.

source : Anarhija

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Lecce

Des compas s’aperçoivent que la porte de la maison où ils sont en train d’emménager a été forcée et les locaux visités (rien ne manque, apparemment). Leur voiture a des problèmes électriques (la batterie s’est déchargée deux fois en un mois, signe d’une consommation anormale d’électricité). Dans la boîte à fusibles, ils trouvent un dispositif de surveillance (GPS et micros; voir image 1).

Lecce 1

Quelques jours après, sortant de chez eux, les compas voient quelqu’un s’affairer sur leur bagnole. S’approchant, ils font fuir le mec, qui laisse sur place le coussin gonflable pour écarter les portières (image 2) et… son sac de travail (image 3) !

Lecce 2

Lecce 3

source : Finimondo

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Teramo

A Teramo, enfin, un compagnon remarque que sa nouvelle voiture a des gros problèmes électriques. Il va chez le garagiste, qui lui confirme que cela est très bizarre. Encore un cadeau des condés. En effet, ça lui est déjà arrivé à deux reprises, avec deux autres bagnoles, de trouver des GPS et des micros dans le compteur kilométrique…

source : F(r)eccia

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On se rappellera que fin septembre dernier, un micro avait été trouvé caché à l’intérieur d’une prise électrique dans la Bibliothèque Anarchiste Occupée “Disordine”, toujours à Lecce.

Mais certaines pratiques sont courantes aussi en France, comme nous le rappelle le voyeurisme des services vis-à-vis de feu la Bibliothèque Anarchiste La Discordia.

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