Avon – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sat, 09 May 2026 16:27:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Vienne et Deux-Sevres : « Ni bassines, Ni poulaillers géants » https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/09/vienne-et-deux-sevres-ni-bassines-ni-poulaillers-geants/ Sat, 09 May 2026 16:26:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62791 Continuer la lecture ]]> Les Soulèvements de la Terre / jeudi 8 mai 2026

A l’instar d’un certain nombre de médias, nous avons reçu ce matin un communiqué sur le débâchage de deux nouvelles bassines dans le Poitou. Une première dans la Vienne appartenant à l’entreprise Pampr’Oeuf, « gigantesque industriel de l’oeuf » (1), une seconde dans les Deux-Sèvres à Lusseray « afin de dénoncer le financement public des bassines et leur développement dans le bassin de la Boutonne » (2).

Alors que les député-es ont adopté ce matin le texte de la Loi d’Urgence Agricole dicté par la FNSEA et visant à faire passer en force les méga-bassines en court-circuitant les étapes de consultation publique, on peut dire que ce nouveau débâchage tombe à pic. Tandis que le tribunal de Poitiers croit pouvoir museler Julien Le Guet, porte-parole de Bassine Non Merci en l’assignant 6 mois à résidence dans un jugement daté de ce 6 mai, ces actions revendiquées par une « Amicale pour le Débâchage Permanent du Poitou » montrent que le mouvement anti-bassine, dans sa diversité, n’est quant à lui pas prêt de baisser les bras quand il s’agit de défendre l’eau. Notons que ce débâchage arrive aussi au lendemain d’un jugement intimant enfin au démantèlement de 5 bassines illégales et restées longtemps en activité en Charente-Maritime avant que certaines soient débâchées (3). Que ce soit par de larges mobilisations publiques, des recours juridiques ou des actions d’autodéfense directement impactantes, il semble qu’il n’est question pour personne de reculer face à la pression du lobby agro-chimique et aux agissements de ceux qui accaparent ou empoisonnent la ressource en eau.

Le texte du communiqué reçu en intégralité :

Notes :

(1) Pampr’oeuf est l’un des plus gros industriels du secteur d’oeufs de poules en France, en 2020 c’était 865 millions d’oeufs et un chiffre d’affaire de 265 millions d’euros, soit environ 15% du marché Français. Il possède 2 méga-bassines privatives destinées à irriguer 3000 ha de céréales produites industriellement pour l’alimentation des poules élevées dans des conditions ignobles dans ses usines. Une de ses bassines avait déjà été désarmée en 2022 : https://attaque.noblogs.org/…/RAPPORT-DPRE-02-03-2022.pdf

(2) Concernant la bassine débâchée à la Boutonne, dont le remplissage a dû être stoppé en urgence en 2017, voir cet article de la Nouvelle République qui en documentait les effets : https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/la-riviere-deja-a-sec-en-plein-coeur-de-l-hiver

(3) https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/apres-une-saga-judiciaire-de-vingt-ans-la-destruction-de-cinq-bassines-en-charente-maritime-est-demandee-1777996104

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Note d’Attaque : et Ici, même date, précise que « Un collectif revendique avoir, tôt ce jeudi 7 mai, dégradé deux bassines. L’une se situe entre Avon et Rouillé, sur la frontière entre les Deux-Sèvres et la Vienne. L’autre sur la commune de Lusseray, dans les Deux-Sèvres. Les gendarmes ont constaté des coups de cutter dans les bâches.

Elle revendique la dégradation de deux retenues d’eau, ce jeudi 7 mai dans les Deux-Sèvres. Dans un communiqué envoyé à ICI Poitou à 6h du matin, l’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou explique avoir visé deux sites. Le premier est une bassine située entre Avon et Rouillé, sur la frontière entre la Vienne et les Deux-Sèvres. Il appartenait, il y a plusieurs années, à l’ancien gérant de l’entreprise d’élevage industriel de poules Pampr’œuf. La seconde se trouve sur la commune de Lusseray. Elle est propriété de la Compagnie d’aménagement de l’eau des Deux-Sèvres. Selon les gendarmes qui se sont rendus sur place, des coups de cutter ont été donnés sur les bâches de ces retenues d’eau. Des cadenas ont aussi été brisés pour rendre les sites accessibles. […] »

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La mobilisation lycéenne marque le pas, la répression frappe [MAJ 22/12] https://attaque.noblogs.org/post/2018/12/20/la-mobilisation-lyceenne-marque-le-pas-la-repression-frappe/ Thu, 20 Dec 2018 21:34:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=23241 Continuer la lecture ]]> Mantes-la-Jolie (Yvelines) : Quand on dit « justice expéditive »

Le Parisien / jeudi 20 décembre 2018

Interpellé mercredi matin, écroué jeudi soir. Un lycéen de Mantes-la-Jolie a été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à 6 mois de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt, rapporte le site d’information 78 Actu. L’adolescent, majeur depuis mai dernier, était jugé en comparution immédiate, après les violences en marge des manifestations lycéennes au début du mois. Les trois mineurs interpellés en même temps que lui sont placés sous contrôle judiciaire.
Poursuivi pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, détention de substances ou produits explosifs et destruction de biens d’autrui, cet élève de Terminale STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) au lycée Saint-Exupéry est soupçonné de faire partie de ceux qui ont jeté une dizaine de bouteilles de gaz dans des poubelles enflammées.

Le garçon, sans le moindre antécédent judiciaire, dément avoir participé à cet acte. Il reconnaît toutefois avoir jeté un cocktail Molotov, expliquant s’être laissé entraîner par la foule. Ses regrets exprimés au tribunal n’ont pas suffi à convaincre les juges.

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Compiègne (Oise) : Tentative de faire continuer avec les manifs, mais il y a des arrestations

Le Parisien / jeudi 20 décembre 2018

Cela fait bientôt deux semaines que cela dure. De manière irrégulière. Une nouvelle fois, ce jeudi matin, les lycéens de Mireille Grenet à Compiègne ont perturbé la circulation au niveau de leur établissement. Ils manifestent contre la réforme du bac et Parcoursup. Un rassemblement qui a encore une fois dérapé et tourné à l’affrontement avec les policiers du commissariat de Compiègne venus pour disperser le mouvement.
Cela a donné suite à jets de projectiles sur les fonctionnaires. Trois mineurs, inconnus des services jusque-là, ont alors été interpellés. Ce jeudi soir, ils étaient encore placés en garde à vue.

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Corbeil-Essonnes (Essonne) : Les flics se vengent

Le Parisien / jeudi 20 décembre 2018

Une semaine après les violences urbaines en marge des manifestations lycéennes, une vague d’interpellations s’est déroulée à Corbeil-Essonnes. 14 personnes ont été placées en garde à vue. « Tous les épisodes violents ont donné lieu à des enquêtes. » Jean-François Papineau, le numéro 1 de la police dans l’Essonne, rappelle ce principe après plusieurs jours marqués par des émeutes en marge des manifestations lycéennes dans le département. « C’est un acte grave de s’en prendre à des personnes dépositaires de l’autorité publique », reprend-il.
Ce mardi, une semaine après les faits et à la suite d’une étude de la vidéosurveillance et de la téléphonie, 14 personnes ont été interpellées à Corbeil. Trois majeurs ont été déférés ce jeudi et font l’objet d’une ouverture d’information judiciaire. Les autres, mineurs, ont été placés en garde à vue puis remis à leurs parents en attendant une convocation ultérieure.
Le 6, le 7 et le 10 décembre, plusieurs policiers avaient essuyé des jets de pierres, de cocktails Molotov devant le lycée Robert-Doisneau. Les jeunes cagoulés étaient ensuite allés se réfugier dans la cité voisine des Tarterêts. C’est d’ailleurs dans ce quartier que la plupart des suspects ont été arrêtés, à leur domicile.
Lors de ces violences urbaines, plusieurs policiers avaient été blessés par des projectiles. L’un des fonctionnaires s’est vu prescrire 21 jours d’ITT (Interruption temporaire de travail). En garde à vue, plus de la moitié des mis en cause ont reconnu, en partie, les faits qui leurs sont reprochés : à savoir, a minima, la participation à un attroupement armé.
Des jeunes avaient déjà été arrêtés à chaque fois sur place lors des émeutes. Par ailleurs, d’autres enquêtes ont mené à des interpellations ces dernières heures à Savigny-sur-Orge et Montgeron. Là aussi pour des émeutes et des caillassages de forces de l’ordre aux abords des établissements scolaires.

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Avignon : Tu rentres au bahut le matin, tu ne sais pas quand tu sortira… de GAV

La Provence / jeudi 20 décembre 2018

Le 4 décembre dernier, devant les lycées Robert-Schumann et Philippe-de-Girard, au cours de manifestations, plusieurs poubelles avaient été incendiées devant le campus. Plusieurs lycéens avaient pris à partie les policiers et les CRS. Les policiers avaient été caillassés et un homme de la Bac avait été blessé derrière la tête par un projectile.
Mardi, à l’issue de leur enquête, après l’exploitation de la vidéosurveillance, et en accord avec le proviseur du lycée Schumann, trois élèves ont été interpellés au sein de l’établissement : deux mineurs avignonnais de 15 et 16 ans, et un majeur de 19 ans. Dans le même temps, hier, se sachant recherchés par les policiers, deux autres élèves, un de 15 ans et un de 18 ans, ont décidé de se présenter au commissariat, accompagnés de leurs parents. Tous ont été placés en garde à vue, durant laquelle ils ont reconnu les faits.
Quatre d’entre eux ont été déférés hier et le dernier, le majeur, sera déféré demain. Tous répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes, le juge des enfants pour les mineurs, le tribunal correctionnel pour les deux majeurs.

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Guingamp (Côtes-d’Armor) : Les blocages se poursuivent, mais dans le calme (encadrés par les Jaunes)

Ouest France / jeudi 20 décembre 2018

La mobilisation lycéenne aura été plus faible que celles des semaines précédentes, ce jeudi matin à Guingamp. Environ 80 lycéens se sont réunis pour défiler en ville, avant de se réunir place du Centre, et de voter sur les modalités de leurs futures actions. […]
Réunis place du Centre, les lycéens ont voté : ils suivront les appels à la grève futurs de l’Union nationale lycéenne et ont nommé un comité d’action.
Encadrée par quelques Gilets jaunes, la manifestation s’est ensuite dispersée dans le calme. Les lycéens prévoyaient ensuite de retourner en cours.

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Montpellier : Blocage surprise du lycée

Midi Libre / jeudi 20 décembre 2018

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas dans les établissements montpelliérains. Ce jeudi 20 décembre au matin, alors que la semaine a été relativement calme, certains élèves de Joffre ont bloqué à nouveau l’entrée du lycée, peu avant 8 h. […]

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Mise-à-jour du 22 décembre : Une dizaine d’interpellations pour les manifs du 6 et 7 décembre à Avon et Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne)

Le Parisien / vendredi 21 décembre 2018

Une dizaine d’élèves vont devoir rendre des comptes devant la justice pour leur attitude lors des manifestations lycéennes, à Avon et Dammarie-les-Lys, respectivement les 6 et 7 décembre dernier. Six lycéens, dont une adolescente, ont dû s’expliquer sur leur comportement violent lors de tensions devant l’établissement France-Uruguay, à Avon. Ils sont soupçonnés, à des degrés divers, d’avoir commis des dégradations, à l’aide d’un moyen dangereux, d’avoir commis des violences volontaires et des outrages envers les policiers.
L’un d’eux a d’ailleurs été brûlé au visage et une mineure de 17 ans a eu les cheveux brûlés.
A Dammarie-les-Lys, les cinq mineurs, originaires des villes alentour, sont soupçonnés d’avoir brûlé l’entrée du lycée Joliot-Curie, le 7 décembre. Agés de 15 à 17 ans, ils devront comparaître devant le juge des mineurs. Ils ont tous reconnu les faits.

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Fontainebleau / Avon (Seine-et-Marne) : L’Etat et ses flics se vengent d’un collage sur les murs du comico https://attaque.noblogs.org/post/2017/12/08/fontainebleau-avon-seine-et-marne-letat-et-ses-flics-se-vengent-dun-collage-sur-les-murs-des-cowboys-de-la-mairie/ Fri, 08 Dec 2017 12:02:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=15891 Continuer la lecture ]]> Le parisien / Jeudi 7 décembre 2017

Le jeune homme a été identifié grâce à sa salive laissée sur des tracts collés sur les communes de Fontainebleau et d’Avon au début du mois de novembre. Interpellé mardi matin à son domicile de la ville impériale, cet étudiant de 18 ans a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et l’obligation d’effectuer 105 heures de travail d’intérêt général (TIG), pour provocation affirmée contre la volonté de l’Etat [c’est nouveau, ça vient de sortir!, NdA]. L’expert psychiatre a estimé que son discernement avait été aboli.

Ce militant de la mouvance anarchiste autonome a reconnu avoir collé, notamment sur le mur des locaux de la police municipale d’Avon, une dizaine d’affiches de 15 cm de haut sur 20 cm de large, hostiles à l’Etat. Sur l’une d’elle, on pouvait lire « A la 1er, à la 2e, à la 3e voiture brûlée, on aime tou-t-es les grillades de condés », sur l’autre : « Nous ne demanderons pas justice, pas plus que nous ne parlerons d’« innocence » ou de « culpabilité » car nous détestons la justice autant que les flics et l’ordre qu’ils défendent. Répandons plutôt le désordre et le feu partout où ces ordures nous pourrissent la vie ! »

Le jeune homme avait été interpellé sur Paris à la fin du mois d’octobre lors de heurts avec la police à la fin d’une manifestation.

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