Aurillac – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 24 Aug 2026 17:02:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Aurillac : Manif anti-flics au festival de théâtre de rue https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/24/aurillac-manif-anti-flics-au-festival-de-theatre-de-rue/ Mon, 24 Aug 2026 16:57:02 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63662 Continuer la lecture ]]> La Montagne / samedi 22 août 2026

La perspective d’un rendez-vous pour une manifestation « contre les violences policières » bruissait, comme une rumeur, depuis le début du Festival de théâtre de rue d’Aurillac, ce mercredi 19 août. Le lieu fixé était la place de l’Hôtel-de-Ville, à 16 h 15.
Ce samedi 22 août, une manifestation est effectivement partie de la place de l’Hôtel-de-Ville, pour rejoindre la préfecture, via le passage de la Barbantelle, le Square, et le Gravier. Une fois arrivée au pied de la préfecture, plusieurs centaines de manifestants, scandant des slogans anti-fascistes et anti-police, ont dégradé un échafaudage et mis le feu à une palette au coin de France.

Là, les forces de l’ordre ont dispersé une première fois la foule, avec au moins une grenade lacrymogène. La situation s’est ensuite fixée, les CRS étant positionnés sur le Pont-Rouge, tournés vers la place Gerbert, les manifestants étant au niveau de la place.
Après une longue observation, un contact a eu lieu entre les manifestants et les forces de l’ordre, mais plusieurs lacrymogènes ont permis de disperser la foule. À 18 heures, la situation s’était calmée. Des médiateurs d’Aurillac écoute et de Freeform étaient sur place et discutaient avec une cinquantaine de manifestants, à quelques mètres des CRS.
Si la situation peut rappeler les émeutes du premier soir du festival, l’an passé [voir ici ; NdAtt.], la tension est très loin, ce samedi 22 août à 18 heures, d’être arrivée au même point. Tout autour, les spectacles continuent et il était possible de croiser des festivaliers inconscients de la situation à quelques centaines de mètres de la préfecture.

 

Selon Franceinfo, « Un manifestant et un policier ont été légèrement blessés samedi 22 août […] Des dégradations « limitées », poubelle brûlée, tags, vitre cassée… ont eu lieu en centre-ville. Le festival international de théâtre de rue d’Aurillac n’a pas été perturbé et a pu se clôturer normalement. »

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Aurillac : « Aligot, spectacles, émeutes » https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/30/aurillac-aligot-spectacles-emeutes/ Sat, 30 Aug 2025 16:33:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60395 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / jeudi 28 août 2025

Voici plusieurs photos d’Aurillac, toutes prises entre le 20 et le 24 août 2025 [c’est à dire à la suite de la nuit d’émeutes qui a inauguré le festival du théâtre de rue ; NdAtt.]
























Et en rab’ une vidéo issue de la presse mainstream.

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Aurillac : Le festival de l’émeute https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/22/aurillac-le-festival-de-lemeute/ Fri, 22 Aug 2025 16:26:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60342 Continuer la lecture ]]> extrait de France Bleu / jeudi 21 août 2025

Des abribus et des vitrines cassés, des poubelles brûlées, des barrières entassées, du matériel urbain démonté, des tags sur les murs, c’était le spectacle du centre d’Aurillac la nuit dernière après les incidents violents qui ont eu lieu pour la première soirée du festival du théâtre de rue. Selon les informations de La Montagne, confirmées par ICI Pays d’Auvergne, c’est l’interpellation d’un jeune homme, surpris en train de taguer un mur, qui a déclenché les violences. Plusieurs festivaliers ont pris sa défense, rejoints rapidement par d’autres, dont certains cagoulés.

Les affrontements se sont déroulés place du Square, le cœur d’Aurillac, juste à côté des rues étroites du centre-ville. Policiers d’un côté (avec un renfort de gendarmes), émeutiers de l’autre, grenades lacrymogènes contre projectiles, à la lueur des petits incendies allumés un peu partout, les tensions ont duré jusqu’à 3 heures du matin. Selon la police, 300 personnes ont participé à ces violences. Huit policiers ont été blessés. Personne n’a été interpellé.

Le Festival international du théâtre de rue d’Aurillac est habituellement un lieu de contestation, avec parfois quelques affrontements avec la police. Les violences de la nuit semblent un cran au-dessus même s’il ne faut pas oublier l’intrusion du tribunal et des dégradations importantes à l’intérieur en 2023 [voir ici ; NdAtt.].

Et Libération, en même date, précise que  : Le maire PS de la commune, Pierre Mathonier, a lui aussi déploré cette explosion de violences. «On ne peut pas laisser ces black blocs aux discours anarchistes casser notre ville et notre festival», a-t-il notamment déclaré auprès de l’AFP. L’événement accueille 3 000 artistes et environ 180 000 visiteurs jusqu’au 23 août. L’élu estime les dégâts sur la voie publique entre 20 000 et 30 000 euros.


[in English]

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« Aurillac topless, la police en PLS » https://attaque.noblogs.org/post/2023/08/29/aurillac-topless-la-police-en-pls/ Tue, 29 Aug 2023 05:54:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=51896 Continuer la lecture ]]> France Info / lundi 28 août 2023

Le Festival international de théâtre de rue d’Aurillac a fait parler de lui, mais pas uniquement pour ses représentations. Le tribunal de la préfecture du Cantal a été dégradé, samedi 26 août, lors d’une manifestation de soutien à une femme poursuivie par la justice après s’être promenée seins nus dans la commune en marge de l’événement. Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, s’est rendu sur place lundi. « On ne touche pas à la justice de notre pays« , a-t-il martelé, alors qu’une enquête est en cours pour identifier les auteurs des dégradations. […]

Aurillac accueillait de mercredi à samedi la 36e édition du Festival international de théâtre de rue, avec des centaines de performances artistiques proposées. Lors du premier jour, une festivalière prénommée Marina a été contrôlée alors qu’elle se promenait seins nus, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Après avoir refusé de se couvrir le haut à la demande des policiers, elle a été emmenée au commissariat puis visée par une ordonnance pénale, procédure simplifiée pour juger certaines contraventions et délits, pour exhibition sexuelle. « Sur ce sujet, les policiers font essentiellement de la pédagogie, explique auprès de La Montagne le procureur d’Aurillac Paolo Giambiasi. Souvent, ils demandent à la personne de se couvrir, et elles le font. Dans le cas d’espèce, l’intervention a été animée. »
Marina a expliqué son geste à la presse locale, jeudi, en disant avoir eu « hyper chaud« . Elle a affirmé avoir voulu faire « comme la moitié des hommes » qui, en cette journée caniculaire, « n'[avaient] pas de tee-shirt« . […]
En réaction, un millier de personnes, dont de nombreuses femmes seins nus, ont défilé samedi après-midi à Aurillac. Présente, Marina a estimé auprès de France 3 qu’il existait « un large consensus sur le fait que la loi est sexiste, discriminatoire, et qu’elle n’est pas légitime« . « Les lois évoluent, donc j’ose espérer qu’un jour ça fera bouger les lignes peut-être« , a ajouté la festivalière.
Dans une ambiance bon enfant, le cortège a manifesté dans les rues du centre-ville, brandissant notamment une banderole de tête où on pouvait lire « Aurillac topless, la police en PLS« , comme le montrent des vidéos d’un journaliste de La Montagne sur X (ex-Twitter).

A l’arrivée devant le tribunal, où la foule s’est prêtée à un « clapping », des applaudissements collectifs, en soutien à Marina, la situation a dégénéré. Des manifestants, le plus souvent masqués, ont décroché des drapeaux français devant le palais de justice avant de mettre le feu à certains. D’autres ont profité du happening pour s’introduire dans le bâtiment et dégrader la salle des pas perdus. Ce groupe, composé « d’une dizaine d’individus« , a également « déclenché un début d’incendie rapidement circonscrit« , selon un communiqué de la préfecture, qui a condamné « avec fermeté les dégradations« .
[…]
Dimanche, Eric Dupond-Moretti a condamné sur X « avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations commises au tribunal d’Aurillac. S’en prendre à la justice de la République et ceux qui la servent est inacceptable !« , a dénoncé le ministre de la Justice, photos à l’appui et annonçant qu’il se rendrait lundi à Aurillac.
Une fois sur place, le garde des Sceaux a déploré « un spectacle de désolation » dans cette juridiction où « 8 500 décisions » sont rendues chaque année. « A quelques minutes près, le tribunal aurait été intégralement détruit« , s’est-il insurgé, chiffrant à « 250 000 euros » les dégâts « bâtimentaires et informatiques« . […]

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Aurillac (Cantal) : Le festival de rue et ses tags… https://attaque.noblogs.org/post/2018/09/02/aurillac-cantal-le-festival-de-rue-et-ses-tags/ Sun, 02 Sep 2018 08:23:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=20538 Continuer la lecture ]]> La Montagne / Vendredi 31 août 2018

Ce n’est que leur deuxième jour d’intervention, mais la liste des demandes fait déjà trois ou quatre pages et concernent de nombreuses rues de la ville. « On en a pour plus de deux mois de boulot », estiment Bruno Lacombe et Logan Traissac. Selon ce dernier, les tags sont plus nombreux que les autres années. « Peut-être aussi qu’on a cette impression parce que le périmètre est plus étendu. Avant, ils étaient plus concentrés dans le centre », justifie-t-il. La priorité pour les agents ? « Les injures, les propos racistes, et tout ce qui porte atteinte à quelqu’un en particulier », expliquent-ils. Et il y en a plusieurs, sur les murs d’Aurillac. « Beaucoup concernent la police », précisent les agents.

Bâtiments publics ou privés, fenêtres, portes d’entrée, voitures, murs… Tout y passe, mais une certaine analyse du terrain est d’abord nécessaire. Les agents ne doivent pas être trop près des habitations trop tôt, pour le bruit. Ils doivent aussi jongler avec la circulation, et éviter d’intervenir trop près des voitures pour ne pas les abimer. « Heureusement, généralement, les gens sont compréhensifs ! », se réjouit Logan Traissac.

Certains tags sont aussi parfois plus difficiles à faire partir que d’autres, selon le support sur lequel ils sont inscrits. Plus l’intervention est rapide, plus elle est efficace, plus la peinture s’enlève facilement. Et pour l’éliminer, deux techniques.

La première s’applique à tout ce qui est maçonnerie, les agents utilisent une aérogommeuse et de l’archifine : la machine envoie un mélange de sable et de verre sous pression, qui pigmente le support et fait sauter la peinture. Sur du PVC, du fer et du bois « on fait tout à l’huile de coude, avec des produits chimiques », explique Bruno Lacombe. Tout ça, pour un résultat plus ou moins visible. « Ça ne revient jamais vraiment comme avant, regrette Logan Traissac. Parfois, c’est comme si on retaguait derrière eux ».

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Festival d’Aurillac : c’est non !

Indymedia Nantes / Vendredi 31 août 2018

À la mémoire du plus grand rassemblement de punk*es en France.

Imaginer le festival de théâtre de rue, à Aurillac ou ailleurs, comne une occasion informelle de se rencontrer l’été pour en faire à notre spontanée guise, et surtout sans programme pré-mâché pacificateur comme il est d’usage lors d’événements militants estivaux.

Par exemple: occupations sauvages des rues, manif toutes aussi sauvages, squats, cabanes, tracts, banderoles, graffiti, carnaval parallèle du seum, feux de joies, radio pirate pour les prisonniers, les idées fusent.

Parce que toujours plus de police et de vidéosurveillance pour fliquer le festival;

Parce que batucadas nocturnes pour mener le troupeau et la danse, sous la surveillance de la BAC;

Parce que les pauvres qui font leur numéro sans numéro ou autorisation se font de plus en plus rares;

Parce que les barrières sont en train de se pérenniser pour entrer en centre-ville, annoncent peut-être une future entrée payante: moyen définitif de sélection du public;

Parce que ces fumeuses barrières s’immiscent de plus en plus dans les rues du centre-ville pour délimiter des espaces réservés au spectacle;

Parce qu’un des pricipes du théâtre, c’est bien la barrière-frontière entre public et acteur.es;

Parce que public fait silence obéissant à acteur.es obéissant à scénario: trop fantastique pour l’ordre public;

Parce que public et acteur.es obéissant.es, c’est aussi ça la gentrification du festival;

Parce que gentrification du festival renforce processus de gentrification locale;

Parce que le spectacle de l’obéissance est à détruire.

Sans hésiter.

Ce festival 2018 fut affligeant à quelques rares exceptions près qui résonnent comme ces secrets qui font rigoler tout*e seul*e la nuit.

 

NdA: Les tags illustrant les deux articles ci-dessus ont été réalisés pendant la dernière édition du festival de rue d’Aurillac (source: La rue ou rien)

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Aurillac (Cantal) : Droite et extrême droite reçoivent de la visite (mais il y a des interpellations) https://attaque.noblogs.org/post/2018/08/27/aurillac-cantal-droite-et-extreme-droite-recoivent-de-la-visite-mais-il-y-a-des-interpellations/ Mon, 27 Aug 2018 21:29:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=20494 Continuer la lecture ]]> La Voix du Cantal / lundi 27 août 2018

Dimanche 26 août, vers 4h du matin, Julien Vidalinc, délégué de circonscription des Républicains du Cantal est alerté : « 5 individus sont interpellés. Notre permanence a été saccagée. »
Si la veille, des tags ont été inscrits sur la devanture, cette fois-ci : « 5 bouteilles d’alcool ont été dérobées, du matériel informatique a été cassé ainsi que les cadres de Georges Pompidou et du général de Gaulle. La vitrine a été cassée également. Une plainte a été déposée au commissariat d’Aurillac » poursuit Julien Vidalinc.

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La nuit du 11 juillet ça avait été le tour du Rassemblement National

La Montagne / jeudi 12 juillet 2018

Dans la nuit de mardi a mercredi, vers 01 h 30, trois jeunes hommes, deux âgés de 18 ans et un de 19 ans, ont été interpellés en train de briser le mobilier de la permanence du Rassemblement national, près du Square, à Aurillac. Placés en garde à vue, ivres, ils ont été entendus avant d’être relâchés. Ils comparaîtrons devant le tribunal correctionnel à l’automne.

Les photos (depuis le site des fafs) :

 

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Plutôt foutre le feu à ce monde que céder à l’euphorie nationaliste… https://attaque.noblogs.org/post/2018/07/13/plutot-foutre-le-feu-a-ce-monde-que-ceder-a-leuphorie-nationaliste/ Fri, 13 Jul 2018 15:49:14 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=19797 Continuer la lecture ]]> Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) : Incendie sur le chantier

Ouest France / Mardi 11 juillet 2018

Mercredi 11 juillet, à 00 h 15, les pompiers de Dol sont intervenus pour éteindre un incendie qui a détruit deux véhicules de chantier, un camion et un tractopelle. Le feu a été fort heureusement rapidement maîtrisé, les deux engins se trouvaient à proximité immédiate de la salle multifonctions de Dol-de-Bretagne. Le préjudice matériel devrait se monter à plusieurs milliers d’euros. Le commandant Emmanuel Aubry qui commande la compagnie de gendarmerie de Saint-Malo et les gendarmes de Dol de Bretagne ont été rapidement sur place pour constater les dégâts. Une enquête est en cours avec pour l’instant très peu d’élément.

« Nous ne pouvons pour l’instant, déterminer la cause de l’incendie. Nous devrons attendre les résultats des expertises », explique la gendarmerie. Le maire Denis Rapinel explique aussi qu’il est bien dommage que cet incendie ternisse la victoire de l’équipe de France. Après le match, la commune était très animée. Mais il se refuse à faire le lien entre les deux événements.

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Les Ulis (Essonne) : Surprise dans le parking de l’hôtel de ville (mais un jeune se fait arrêter)

Le Parisien / samedi 13 juillet 2018

La nuit suivant la victoire des Bleus en demi-finale de la Coupe du monde avait été tendue aux Ulis. Un incendie s’était déclaré dans le parking sous-terrain de la mairie. Un mineur a été interpellé ce jeudi. Le véhicule d’un employé de la mairie des Ulis avait entièrement brûlé mardi soir, peu après la victoire (1-0) de la France face à la Belgique, en demi-finale de la Coupe du monde. L’incendie volontaire s’était déclaré dans le parking sous-terrain, au cours d’une fin de soirée tendue. Un garçon âgé de 16 ans a été interpellé et placé en garde à vue ce jeudi dans les locaux du commissariat de Palaiseau. Il aurait pu être identifié grâce à la vidéosurveillance.

Le dimanche soir, déjà, d’autres incidents étaient survenus, cette fois devant le commissariat des Ulis. Des jets de pierres et de mortiers d’artifice avaient endommagé le bâtiment, la façade et la porte de l’édifice, causant des dégâts considérables. Quatre jeunes âgés de 16 et 17 ans ont été interpellés mercredi. Chez l’un d’eux, d’autres mortiers ont été retrouvés. Ils ont eux aussi été placés en garde à vue.

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Yvelines : Nuit mouvementée

Le Parisien / mercredi 11 juillet 2018

Plusieurs villes du département ont été touchées par des incidents ce mardi soir à la suite de la qualification de la France pour la finale de la Coupe du monde de football. Douze poubelles et trois conteneurs à ordure ont été incendiés, de Trappes à Achères en passant par Bois-d’Arcy, Plaisir, Verneuil-sur-Seine et Montigny-le-Bretonneux. Sept voitures et un scooter ont également été détruits par les flammes à Chanteloup-les-Vignes, Gargenville, Achères, Andrésy et Houilles. Par ailleurs, de nombreux affrontements entre des groupes de personnes et les forces de l’ordre ont émaillé le département.

Chanteloup-les-Vignes. La police municipale de Carrières-sous-Poissy a été prise à partie rue des Pierreuses, à Chanteloup, aux alentours de 22 h 20 par une trentaine de personnes. Elle prenait en charge une voiture dont le conducteur, perdu sur le secteur, refusait d’obtempérer. Après que les individus ont quitté les lieux, le véhicule présentait de nombreux impacts.
Mantes-la-Jolie. 300 individus se sont regroupés avenue de la République vers 23 heures et ont lancé des projectiles, notamment sur les pompiers. La police, la Bac, l’unité canine et l’Unité d’intervention spécialisée (USI) sont intervenues, essuyant également des jets d’objets. Quatre personnes ont été interpellées.
Montigny-le-Bretonneux. Une soixantaine d’individus ont pris à partie les effectifs de police place Georges-Pompidou aux alentours de 22 h 40. Après avoir porté plusieurs coups sur le véhicule, l’un d’entre eux a réussi à briser le pare-brise. La police s’est libérée avec l’aide d’une grenade lacrymogène.
Plaisir. Au rond-point Robert-Schuman, une trentaine de personnes ont jeté des pierres vers 23 h 30 sur un équipage de la Bac. Les policiers ont riposté en lançant trois grenades lacrymogènes.
Trappes. À 23 h 30, les pompiers ont fait l’objet de jets de projectiles par une vingtaine d’individus avenue Henri-Barbusse. En raison d’un feu de poubelle, les effectifs de police locaux sont intervenus pour aider les pompiers.
Vernouillet. Une quinzaine d’individus ont mis en place des barricades boulevard de l’Europe à 0 h 25. Alors que la police tentait de rétablir la circulation en déplaçant les barricades, ils ont fait l’objet d’un jet de projectile, avant de réussir à disperser le regroupement.

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Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) : Les policiers caillassés

Le Parisien / jeudi 11 juillet 2018

L’après-match a été un peu tendu à Savigny-le-Temple, mardi 10 juillet, à l’issue de la demi-finale France-Belgique de la Coupe du monde de football. Vers 0 h 15, les policiers sont appelés pour des feux de plusieurs containers à poubelles avenue du Clocher, située en Zone de sécurité prioritaire (ZSP). Une fois sur place, ils essuient des jets de projectiles. Ils ont dû répliquer en lançant des grenades de désencerclement, du gaz lacrymogène et en tirant à l’aide de flash-ball. Ils ont surtout arrêté l’un des fauteurs de troubles présumés, qui a été placé en garde à vue. Aucun policier n’a été blessé durant l’intervention.

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Aurillac (Cantal) : Feu dans des parking de la ville

La Voix du Cantal / mercredi 11 juillet 2018

Mardi 10 juillet 2018, jour de demi-finale de coupe du monde de football entre la France et la Belgique. Une fan-zone est alors installée sur l’esplanade Michel Crespin. La match se termine vers 22h, l’heure est à la fête quand il est 23h15 environ et que les pompiers sont prévenus d’un départ de feu dans le parking souterrain de l’immeuble des Gentianes, situé en face du cinéma le Cristal.

Un immeuble qui abrite des services de la Caba [Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac; NdAtt.], de Pôle Emploi et des appartements. Sur place, les pompiers interviennent dans un espace contraint, de la fumée se dégage. « Au total, 2 voitures ont été entièrement brûlées et quatre autres sont partiellement endommagées. Des personnes ont dû être transportées à l’hôpital d’Aurillac à cause de l’intoxication » indique le capitaine Cambon. D’autres personnes ont été relogées par la Ville. Au total, 35 pompiers sont intervenus lors de l’opération, le Smur et la police étaient aussi présents.

Quelques minutes plus tard, vers 0h30, un autre départ de feu est constaté au niveau 2 du parking souterrain de l’Hôtel de ville. Une deuxième équipe est intervenue. Là aussi, 6 voitures ont été brûlées dont un véhicule de la municipalité.

Une enquête a été ouverte et : « deux individus cagoulés sont recherchés » indique Pierre Mathonier, maire de la ville. Des individus qui sont apparus sur les caméras de vidéoprotection. « Je déplore bien évidemment ce geste qui est de la violence urbaine gratuite. » Si le parking de l’hôtel de ville a été fermé aujourd’hui, tout devrait rentrer dans l’ordre ce jeudi et le marché traditionnel du samedi ne sera pas perturbé.

Le maire a décidé de maintenir la fan-zone pour la finale de la coupe du monde qui aura lieu dimanche 15 juillet à 17h. Une fan-zone située sur l’esplanade Michel Crespin.

De son côté, la Caba indique : « L’accès à l’Immeuble de la Paix étant temporairement interdit, les services de la CABA situés au sein de ce bâtiment sont relocalisés sur différents sites communautaires. Un acte de malveillance perpétré dans la nuit du 10 au 11 juillet dans le garage de l’Immeuble de la Paix entraîne une interdiction temporaire de l’accès à ce bâtiment. Dans la matinée du 11 juillet, la Direction et les Services de la CABA ont mis en place en urgence des solutions pour réorganiser les postes de travail concernés et réaffecter dans d’autres locaux les 45 agents travaillant dans cet immeuble afin d’assurer la continuité du service public. […]

 

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Feux de la Saint-Sylvestre https://attaque.noblogs.org/post/2018/01/03/feux-de-la-saint-sylvestre/ Tue, 02 Jan 2018 23:40:27 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=16194 Continuer la lecture ]]> Europe 1 / lundi 1er janvier 2018

Dunkerque, 31 décembre 2017

Au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, 1.031 véhicules ont été incendiés et 510 personnes ont été interpellées en France, des chiffres en hausse par rapport à l’an dernier, a indiqué lundi le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié sur Twitter. La nuit de dimanche a notamment été marquée par la violente agression dont ont été victimes deux policiers à Champigny-sur-Marne. Au total, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé huit policiers et trois militaires de l’opération Sentinelle blessés.


Au total, « 1.031 véhicules ont été incendiés, soit directement, soit par propagation », annonce le ministère. « Si ce nombre demeure moins élevé qu’en 2012 (1.193) et 2013 (1.067), il est en légère hausse par rapport à l’an dernier (2016, 935). Ces faits ont concernés les départements urbains traditionnellement touchés par ce phénomène », complète la Place Beauvau. Concernant les arrestations, « 510 personnes ont été interpellées, en augmentation sensible par rapport à l’an dernier (454 interpellations en 2016). Il en est de même du nombre de personnes placées en garde à vue durant la nuit (349 gardes à vues en 2017, contre 301 en 2016).

Un peu partout en France, les médias régionaux ont décompté un certain nombre de voitures brûlées pendant la nuit de la Saint Sylvestre. En région île-de-France, Le Parisien donne les chiffres de 250 voitures brûlées et 197 personnes placées en garde à vue. D’après Ouest France, cinq véhicules ont été brûlées à Rennes. En Auvergne-Rhône-Alpes, une dizaine de véhicules ont été visé, selon Le Dauphiné.

A Strasbourg, on recense pas moins de 75 véhicules brûlés selon le syndicat de police Alliance, et France Bleu Alsace ajoute qu’une quinzaine de voitures auraient aussi été mises à feu à Mulhouse et six à Colmar. La Voix du Nord rapporte la dégradation de deux véhicules à Dunkerque, et neuf dans la région de Roubaix à croire Nord Éclair. Enfin, à Toulouse, plus de 40 voitures ont été incendiées relate La Dépêche.

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Champigny (Val-de-Marne) : « Sous tous les cieux sans vergogne, c’est un usage bien établi, dès qu’il s’agit de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie… »

extrait du Parisien / mardi 2 janvier 2018

A Champigny, deux fonctionnaires ont été attaqués dimanche soir, dont une femme rouée de coups à terre. Une agression dénoncée par le président de la République. A Aulnay-sous-Bois, un policier a été frappé à la tête lors d’un contrôle. […]
Dans la nuit du réveillon, deux policiers ont été roués de coups alors qu’ils arrivaient les premiers sur une rixe à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). L’officier s’est vu prescrire huit jours d’ITT, sa collègue sept. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, s’est rendu lundi soir au commissariat de Champigny.

Le syndicat policier Alliance a immédiatement fait part de sa colère. « Ce lynchage de policiers est inacceptable, s’indigne Frédéric Lagache [le conard ci-contre; NdAtt.] , secrétaire général adjoint du syndicat Alliance. Lorsqu’on s’en prend verbalement ou physiquement aux policiers, la sanction doit être exemplaire. Or ce n’est pas le cas la plupart du temps. Aujourd’hui, il est temps de revenir aux peines planchers pour les agresseurs de policiers. »

Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) [proche de la CFDT – la gueule du chefaillon à droite; NdAtt.] estime, lui, que « ces images reflètent malheureusement le quotidien des policiers ». « Il faut que l’exécutif réagisse aussi aux personnes — même quand il s’agit d’artistes — qui appellent publiquement à la haine antiflic », relève Christophe Rougé, chargé de communication du SCSI.

Il était un peu plus de minuit à Champigny quand la tension a monté brutalement lors d’une soirée organisée dans un hangar loué pour l’occasion, dans une zone industrielle. Selon nos informations, un premier groupe aurait été refoulé de cette soirée où le tarif d’entrée était de 15 €. Mais il serait revenu à la charge en enfonçant une porte.
Plusieurs centaines de personnes sont à l’extérieur de la salle et se retrouvent dans l’échauffourée. « Ils ont commencé à casser à peu près tout ce qu’ils voyaient », soupire un policier. Sur une vidéo, on voit notamment des jeunes retourner une voiture. « Ils ont forcé la grille, démoli le muret. Le plafond en Placo est tombé ! Ils m’ont même giflé », souffle le gérant.
C’est dans ce contexte très tendu que l’officier de permanence du district et sa collègue foncent sur place sans attendre les renforts. On connaît la suite : sur la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux intitulée par ceux qui l’ont postée « Elle a pris chère (sic) », on voit la policière, tombée au sol, qui reçoit des coups violents, notamment au visage et en bas des reins. […] L’officier, lui, a le nez cassé. Quand les renforts arrivent, les auteurs du lynchage s’enfuient. Deux personnes ont toutefois été interpellées pour des jets de projectiles. […]

Selon nos informations, une autre agression de policiers a eu lieu à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). C’est dans le secteur de Tourville et de la cité des 3000 que les forces de l’ordre sont intervenues pour contrôler un scooter volé et chargé. Un fonctionnaire de la brigade anticriminalité (BAC) a reçu plusieurs coups au niveau de la tête lors de l’intervention. L’un de ses collègues a fait usage de son arme de service pour se dégager. Le policier blessé a été transporté à l’hôpital Robert Ballanger pour subir un pour examen. Il a reçu plusieurs coups au niveau de la tête et souffre de contusions. Il s’est vu délivrer huit jours d’incapacité totale de travail. Selon nos informations, trois suspects ont été interpellés avant d’être placés en garde à vue.

Tag plus ancien que ces réjouissances de la Saint-Sylvestre (image reprises de La rue ou rien)

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250 voitures partent en fumée en Île-de-France

Le Parisien / lundi 1er janvier 2018

Ce bilan, établi pour la zone police, est légèrement en hausse par rapport à l’année dernière. Habituel corollaire de la nuit de la Saint-Sylvestre, 250 voitures ont été brûlées en zone police, dans la région Ile-de-France. 163 véhicules ont été incendiés à Paris en petite couronne, soit une trentaine de plus que l’an dernier. Parmi ces voitures, une cinquantaine ont été touchées par propagation.
En grande couronne, 87 véhicules ont brûlé, dont 20 par propagation, soit sensiblement autant que pour la Saint-Sylvestre 2017.
Toujours pendant cette nuit de Nouvel An francilienne, 197 personnes ont été placées en garde à vue pour divers motifs. Trois policiers ont été blessés en petite couronne.

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Val-de-Marne : 23 bagnoles incendiées

Le Parisien / lundi 1er janvier 2018

Outre les événements de Champigny où deux policiers ont été tabassés, la nuit de la Saint-Sylvestre a une nouvelle fois été marquée par des incendies de véhicules et des violences urbaines. Sur le département, 23 véhicules ont ainsi été incendiés à Limeil, Villejuif, Nogent, Choisy, Valenton, Créteil, Villeneuve-Saint-Georges, Boissy, Chennevières et Vitry. 25 personnes ont été placées en garde à vue pour divers délits.
A Limeil, les forces de l’ordre ont dénombré cinq feux de poubelles, deux scooters incendiés. Les sapeurs-pompiers ont été pris à partie lors de leur intervention, ce qui a nécessité des renforts de police pendant trois heures. A Choisy, une personne a été transportée par les pompiers après avoir été blessée par coup de couteau suite à un vol à main armée dans une boulangerie. Un véhicule de police a été dégradé après avoir reçu des projectiles. Des effectifs d’une compagnie d’intervention ont eux aussi reçu des projectiles à Fontenay.

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Savigny-sur-Orge et Saint-Michel (Essonne) : Il y en a qui prennent de l’avance

Le Parisien / lundi 1er janvier 2018

Avant les voitures brûlées du Nouvel An, la police a dû faire face aux voitures dégradées en Essonne. Dimanche, une patrouille est appelée à Savigny-sur-Orge. Des affrontements se sont produits dans le quartier des Prés-Saint-Martin. En quittant les lieux, plusieurs personnes ont dégradé une dizaine de véhicules en s’en prenant aux pare-brise, carrosseries…
Quelques heures plus tard, vers 19 h 30, la police est de nouveau appelée pour des dégradations d’une dizaine de véhicules. Cette fois-ci, les plaignants appellent de la rue du Général-de-Gaulle à Saint-Michel-sur-Orge. Grâce à la plaque d’immatriculation d’une voiture en fuite, la police parvient à interpeller 8 jeunes hommes, dont un mineur. Placés en garde à vue, ils ont nié toute implication dans ces deux affaires. La police n’ayant pas encore reçu toutes les plaintes et devant procéder au visionnage de la vidéoprotection, les 8 suspects ont été remis en liberté ce lundi.

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Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) : L’année se termine bien, avec des flics caillassés

Le Parisien / lundi 1er janvier 2018

L’année 2017 s’est terminée plutôt violemment à Dammarie-les-Lys, dimanche soir. Vers 23 h 45, une voiture de police qui patrouillait dans la Plaine-du-Lys s’est fait caillasser par une vingtaine de jeunes munis de projectiles divers à hauteur du rond-point des 80-Parlementaires. Un seul a été interpellé : un Dammarien âgé de 18 ans et demi qui n’a pas reconnu les faits. Il a été placé en garde à vue et pourrait être jugé en comparution immédiate ce mardi après-midi au tribunal correctionnel de Melun.

 

extrait du Le Parisien / mardi 2 janvier 2017

Ses dénégations n’ont rien changé. Brian, âgé de 18 ans, a été condamné à six mois de prison ferme, lors des comparutions immédiates au tribunal de Melun, ce mardi après-midi. Il était jugé pour des violences sur des policiers, commis dans le quartier de la Plaine-du-Lys, à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), le soir du nouvel An.
« On est dans un contexte particulièrement délicat. Il est inadmissible que les policiers soient caillassés alors qu’ils ne font que leur travail », a martelé la procureur de la République lors de ses réquisitions. Elle a demandé huit de prison avec un mandat de dépôt.
Vers 23 h 45, dimanche, une patrouille de police circule dans le quartier lorsqu’une bouteille de bière se fracasse sur son véhicule. Les policiers s’arrêtent quelques mètres plus loin. « Une vingtaine d’individus jettent des canettes, des pierres, des bouteilles en verre », résume le président qui parle « d’échauffourées ». Les policiers répliquent alors avec des tirs de balles en caoutchouc et des grenades de gaz lacrymogène. Personne n’a été blessé. Six véhicules de police, dont trois de la brigade anticriminalité, arrivent en renfort. Les premiers policiers décrivent alors un jeune homme au blouson rouge, noir et blanc en train de s’enfuir. Une autre patrouille l’interpelle à 150 m de là. […]

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Val d’Oise : On peut faire mieux…

Le Parisien / mardi 2 janvier 2018

Le phénomène des voitures brûlées la nuit de la Saint-Sylvestre est en nette baisse. Seize à dix-sept voitures auraient été incendiées dans la nuit entre dimanche et lundi, sur tout le territoire du Val-d’Oise, alors qu’il y en avait eu 33 l’an passé. Ce chiffre est assez proche du nombre d’infractions de ce type relevé parfois au cours d’une nuit dans l’année.
À Saint-Gratien, la sénatrice, conseillère municipale et ancien maire, Jacqueline-Eustache-Brinio dit n’avoir relevé aucune voiture brûlée dans sa commune. « Ça fait quelques années que c’est comme ça, mais ce n’est pas un phénomène qui nous a beaucoup touchés », indique-t-elle. Sarcelles compte cinq voitures brûlées, ce qui confirme la tendance.
Les violences à l’encontre des forces de l’ordre qui accompagnaient généralement les incendies sur la voix publique, ont disparu. Des policiers d’Argenteuil ont bien essuyé un jet de pierre, mais le projectile est tombé à côté.

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Toulouse : Bagnoles en flammes et affrontements avec les keufs

France3 / lundi 1er janvier 2018

Le quartier toulousain du Mirail a connu une nuit de la Saint-Syvestre particulièrement agitée. Des affrontements ont opposé les forces de l’ordre à une centaine de jeunes et une cinquantaine de véhicules ont été incendiés.
Pendant toute la nuit de la Saint-Sylvestre des affrontements ont opposé une centaine de personnes du quartier du Mirail, notamment à La Reynerie, aux forces de l’ordre qui, de source policière, ont eu « beaucoup de mal à contenir et limiter les exactions« .
Les forces de l’ordre, caillassées par des jeunes gens « extrêmement déterminés », ont fait usage de nombreuses grenades lacrymogènes.
Une cinquantaine de voitures ainsi qu’une caravane ont été brûlés. Des véhicules de police ont été endommagés.
Aucun blessé n’est pour l’heure à déplorer. Il n’y aurait pas eu d’interpellation.
Dans un communiqué, le syndicat Unité SGP Police Midi-Pyrénées a souligné le « professionnalisme (…) » et le « sang-froid des policiers qui ont fait face à des situations aussi dangereuses qu’intolérables puisque provoquées ».
Pour sa part, le syndicat Alliance déplore « des évènements devenus sur Toulouse une triste habitude ». « Il reste un gros travail à faire sur les cités », poursuit Alliance qui formule « des voeux pour les Toulousains et leur sécurité de renforts d’effectifs policiers d’un minimum de 150 fonctionnaires ».

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Besançon : Ce sont la halte-garderie et la ludothèque qui mangent

L’Est Républicain / lundi 1er janvier 2017

La halte-garderie et la ludothèque du quartier des 408 sont parties en fumée, dans la nuit du réveillon, à la suite d’un acte volontaire […].
Vers 1 h 30, des mains malveillantes ont d’abord levé de force un volet, brisé une vitre, puis introduit une sorte de cocktail Molotov à l’intérieur du bâtiment, qui abrite également une épicerie solidaire, une salle polyvalente et les locaux d’activités de la maison de quartier.
Les pompiers, dont la caserne se situe à une centaine de mètres à peine, sont très vite intervenus. Leur réactivité a permis de sauver le reste du bâtiment, mais les dégâts restent très importants.
Tout le matériel de la halte-galerie, ainsi que les livres, les jouets de la ludothèque ont été totalement détruits. L’espace calciné – entre 200 et 300 m² au total – sera confiné dans les semaines et mois à venir, le temps que les travaux interviennent.
Les policiers ont procédé, dès cette nuit, aux constatations et prélévements d’usage. Le quartier est équipé de plusieurs caméras de vidéosurveillance, qui pourraient être utiles aux enquêteurs pour identifier le ou les auteurs de cet acte déplorable.
« C’est un geste criminel et inacceptable », réagissait ce lundi matin le maire de Besançon, présent ce lundi matin sur place aux côtés d’autres élus municipaux et du directeur de cabinet de la préfecture. « Ceux qui ont fait ça détruisent des lieux qui servent aux gens du quartier. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’on maintiendra les services publics partout. Pas de zone de non-droit. La république restera là », a ajouté Jean-Louis Fousseret.
Une dizaine d’enfants profitaient de la halte-garderie. Des solutions seront proposées aux familles impactées, notamment via d’autres structures aux Époisses ou à Megevand. Perte sèche également concernant la ludothèque des 408, qui était très fréquentée, très appréciée par les plus jeunes et leurs parents.
Après la police, après les élus, après le personnel municipal missionné pour charger les débris noircis dans la benne, place désormais aux experts en assurance et en travaux. La municipalité estime d’ores et déjà le préjudice de cet incendie volontaire à « plusieurs centaines de milliers d’euros ».

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Valence et Romans-sur-Isère : une dizaine de voitures brûlées

Le Dauphiné / lundi 1er janvier 2018

Selon nos informations, en milieu de nuit, une dizaine de voitures avaient été touchées par des incendies lors de la Saint-Sylvestre. Principalement sur l’agglomération de Valence, et à Romans-sur-Isère. Les premiers feux se sont déclarés vers 19 heures dans la soirée du dimanche 31 décembre. Policiers et sapeurs-pompiers ont été mobilisés lors de ces différentes interventions.

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Alsace : Les flics au mortier !

FranceBleu / lundi 1er janvier 2017

Comme chaque année, c’est à Strasbourg que se sont concentrés la plupart des incidents de la nuit du Nouvel An en Alsace. Selon le syndicat de police Alliance, cinq policiers ont été légèrement blessés, dont quatre victimes de tirs de pétards de type mortier. Deux agents ont été visés au niveau des jambes dans le quartier du Neuhof, allée Reuss. L’un a subi des examens après avoir vu un mortier exploser près de son oreille près du parc des Poteries, rue Colette. Un autre policier a été touché à la main, dans le quartier de l’Esplanade, avenue du général de Gaulle.
À Strasbourg, une quinzaine de personnes ont été interpellées dans le cadre de violences urbaines. « Tirer des mortiers sur les forces de l’ordre, c’est malheureusement une triste tradition », commente Sébastien Gérardin [sa sale gueule ci-contre; NdAtt.] , secrétaire général du syndicat Alliance dans le Bas-Rhin : « On a également vu des pompiers être pris pour cible. Ce sont des images affligeantes. »
Lundi 1er janvier, ni la préfecture du Bas-Rhin ni celle du Haut-Rhin n’ont communiqué autour du bilan officiel de la nuit de la Saint-Sylvestre. Le syndicat Alliance parle de son côté de 75 voitures brûlées à Strasbourg, contre une cinquantaine l’année dernière. On compte sept interpellations dans le cadre d’incendie et de tentatives d’incendie. Deux voitures ont également brûlé à Sélestat, et une à Haguenau.
Au total dans le Bas-Rhin, 1.500 policiers, gendarmes et militaires de l’opération Sentinelle étaient mobilisés cette nuit de la Saint-Sylvestre, dont 1.000 rien que dans l’agglomération strasbourgeoise.
Selon nos confrères des DNA, les pompiers sont sortis près de 200 fois dans le département du Haut-Rhin, où plus d’une quarantaine de voitures auraient été incendiées. À Mulhouse, il y en aurait eu plus d’une vingtaine dans les quartiers Drouot et Bourtzwiller. On compte aussi 17 personnes interpellées pour des outrages, des attroupements, des rébellions et des jets de pierres. Moins d’une dizaine de voitures auraient été incendiées sur Colmar.[…]
Les policiers de Colmar qui ont interpellé un majeur et un mineur de 16 ans : lorsqu’ils sont intervenus sur des feux de poubelles rue de Lausanne, les forces de l’ordre ont été accueillies par des jets de pierres, l’un d’entre eux a lancé un engin en verre et sentant l’essence. Ils ont été relâchés après leur garde à vue, l’enquête se poursuit.

Strasbourg

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Nantes : Voitures en flamme et barricades

Ouest-France / lundi 1er janvier 2018

Des voitures ont brûlé la nuit dernière dans l’agglomération nantaise. Cinq personnes ont été interpellées pendant le réveillon et placées en garde à vue.
C’est devenu l’apanage des soirées de réveillon du 31 décembre, et Nantes n’y échappe pas. Des voitures ont été incendiées la nuit dernière à plusieurs endroits de l’agglomération.
Depuis plusieurs années, l’Etat ne communique plus sur le nombre de véhicules détruits, pour ne pas entretenir un effet de rivalité entre les quartiers. Donc pas de comptage officiel et précis. Selon nos informations, une vingtaine de voitures ont brûlé cette nuit. Et ce matin, plusieurs carcasses calcinées ont été enlevées, notamment quartier Malakoff, et à Saint-Herblain.
Les forces de l’ordre ont dû faire face à des tensions, dans ce quartier de Malakoff, où des jeunes gens avaient construit des barricades à l’aide de poubelles, auxquelles ils ont mis le feu. Ces violences n’ont pas fait de blessé. Quatre personnes ont été interpellées dans ce secteur et ont été placées en garde à vue. Une personne a été interpellée à Rezé, après un incendie de voiture.
Plus de cinq cents policiers et gendarmes étaient mobilisés sur l’ensemble du département, et autant de pompiers.

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Puy-de-Dôme : une quinzaine de véhicules incendiés (et le cabinet d’expertise comptable en bonus)

La Montagne / mardi 2 janvier 2017

Une quinzaine de véhicules ont été incendiés dans la nuit du 31 décembre, essentiellement dans l’agglomération de Clermont-Ferrand. Dans le Puy-de-Dôme comme ailleurs, les consignes ministérielles sont claires: les incidents survenus lors de la Saint-Sylvestre ne doivent faire l’objet d’aucune communication officielle.
Néanmoins, selon nos informations, le passage de 2017 à 2018 s’est globalement effectué en douceur dans le département. Sur les routes, les forces de l’ordre présentes en nombre entre dimanche soir et lundi matin n’ont pas relevé d’excès massifs: en zone gendarmerie par exemple, seulement vingt automobilistes alcoolisés ont été épinglés au fil des trente-deux points de contrôle mis en place.
Comme chaque année, la nuit a tout de même été marquée par plusieurs incendies volontaires. Principale cible: des véhicules en stationnement. Une quinzaine au total ont été détruits pendant la nuit. Ce mardi matin, quatre épaves calcinées sont encore visibles sur un seul et même parking de la rue de Flamina, au nord de Clermont-Ferrand.
L’embrasement de plusieurs containers à poubelles dans la même artère a fait éclater la vitrine d’un cabinet d’expertise comptable. Les employés ont repris le travail ce mardi matin dans une forte odeur de brûlé.

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Rhône : Une nuit relativement calme, mais quand-même 78 voiture qui finissent en cendres

Le Progrès / mardi 2 janvier 2017

Dans la région lyonnaise, en zone police, 61 véhicules ont été incendiés la nuit de la Saint-Sylvestre et 17 ont brûlé par propagation.
Et contrairement à ce qu’affirmait la Préfecture lundi, ce bilan est en hausse par rapport à l’année dernière, où l’on comptait 54 véhicules incendiés et 20 brûlés par propagation.
Pas d’agression violente comme ont pu en vivre des policiers à Champigny-sur-Marne et à Aulnay-sous-Bois, en région parisienne. Pas de guet-apens non plus pour les sapeurs-pompiers protégés dans leurs interventions par des forces de l’ordre largement déployées sur la voie publique. La soirée et la nuit de la Saint-Sylvestre avaient été placées sous haute surveillance. 860 policiers, gendarmes et militaires avaient été mobilisés pour assurer le bon déroulement des festivités du Nouvel An. […]

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Sarthe : Neuf voitures en feu

Le Maine Libre / lundi 1er janvier 2017

Durant la nuit de dimanche à lundi, les pompiers sont intervenus à plusieurs reprises sur des incendies, au Mans, mais aussi en campagne.
Au Mans, trois quartiers ont été touchés : Vauguyon, avec un feu de poubelle rue Robert-Collet vers 21 h 20, puis un premier feu de voiture rue Alfred-Sisley vers 21 h 40 et un second rue Jean-Bart, à l’angle de la rue de Ruaudin, vers 23 h 25 ; les Sablons, avec un feu de voiture rue des Pyrénées vers 22 h 25 et un feu de voiture qui s’est propagé à deux autres véhicules rue d’Espagne vers 3 heures ; Bellevue, avec un feu de poubelles avenue de Belgrade vers 1 heure.
En dehors du Mans, les pompiers sont intervenus à Allonnes pour deux feux de voitures rue Maurice-Ravel vers 19h30 dimanche, pour un feu de haie à Aubigné-Racan vers 2 heures ce lundi et à Torcé-en-Vallée pour un feu de voiture vers 7h45. Ce sont donc neuf voitures qui ont brûlé entre dimanche et lundi en Sarthe.

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Nord : Neuf incendies de voitures à Roubaix et Wattrelos (beaucoup moins que l’année dernière)

La Voix du Nord / lundi 1er janvier 2017

En tout, les sapeurs-pompiers de Roubaix sont sortis dix-huit fois de leur caserne pendant la nuit de la Saint-Sylvestre. Ils sont intervenus neuf fois pour circonscrire des feux de voitures volontaires à Roubaix et Wattrelos et neuf fois pour des malaises ou des blessés à domicile. Si, avec ces neuf sorties, la nuit dernière entre 22 h 44 et 6 h 20, les sapeurs-pompiers reconnaissent «  une nuit plus calme qu’avant  », ils estiment toujours à forte raison que ces dégradations «  ne sont pas normales. » Ils se souviennent toutefois de nuits de la Saint-Sylvestre plus agitées les années précédentes, passée à éteindre des feux de voitures volontaires dans tout le Roubaisis.
Pour rappel, une vingtaine d’incendies de ce type avaient été répertoriés l’an dernier dans la nuit du 31 décembre 2016 au 1er janvier 2017.

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Nord : Nuit agitée à Dunkerque

La Voix du Nord / lundi 1er janvier 2017

Comme tous les ans, des incendies ont marqué la nuit du réveillon dans le Dunkerquois. Dès minuit passé, les mises à feu ont débuté. Ce sont d’abord des poubelles qui ont été incendiées entre à 0 h 30 et 1 h 20, rue du Jaguar aux Glacis, puis rue de la Ferme à Petite-Synthe et enfin rue du Jeu-de-Mail.
Vers 2 h, un premier véhicule a été incendié route de Steendam à Coudekerque-Branche, puis un quart d’heure plus tard, un second véhicule a été détruit par les flammes sur un parking de la rue d’Aquitaine, à Grande-Synthe.
Entre trois heures et 6 h 30, les feux de poubelles ont repris, rue Jeanne-d’Arc à Grande-Synthe, rue de Belle-Vue, près de la gare de Dunkerque, ainsi que route de Bergues, à Cappelle-la-Grande.
La vitre de l’arrêt de bus Reynaert, boulevard de la République, à Malo, a été brisée.

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Béziers (Hérault) : Feux de poubelles et de voitures

Midi-Libre / mardi 2 janvier 2018

Bien qu’il soit encore difficile d’avancer un bilan définitif, il semblerait que le Biterrois soit particulièrement concerné par les incendies de voitures et autres poubelles.
Tous les ans à pareille période, les feux de voitures et de poubelles se multiplient dans le Biterrois. La nuit de la Saint-Sylvestre n’a pas dérogé à cette triste règle.
De 22 h à 2 h 30 du matin, les pompiers ont eu fort à faire avec quelques incendiaires qui ont détruit des voitures et des conteneurs à ordures.
Pour l’heure, la préfecture ne confirme ni ne commente les chiffres. Une seule certitude, le Biterrois a été le secteur du département de l’Hérault où l’activité a été la plus soutenue. On parle tout de même d’une dizaine de voitures. Mais rien n’est confirmé…

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Belfort : Et quatre

L’Est Républicain / mardi 2 janvier 2018

Une nouvelle fois, la nuit du réveillon de la Saint-Sylvestre a été le théâtre de violences urbaines gratuites. Quatre véhicules et cinq poubelles ont été détruits par le feu cette nuit de Nouvel an. Les pompiers sont intervenus principalement entre 22 h et 23 h 15. À 18 h, une poubelle a été incendiée près de la résidence Louis-Clerc, à Delle. À 22 h, c’est une voiture qui s’est embrasée à côté de l’école Jean-Macé d’Offemont. À 22 h 35, une poubelle est partie en fumée rue Brossolette, à la Miotte, à Belfort. Au même moment, une poubelle flambait rue de Copenhague (Résidences). À 22 h 50, rue Aristide-Briand à Offemont, c’est une voiture qui a été incendiée. À 23 h, une poubelle s’est embrasée impasse des Champs-Blessonniers à Beaucourt, en même temps qu’un véhicule rue Léon-Blum (Résidences) à Belfort. Un nouveau feu de voiture s’est produit à 23 h 15 rue Brossolette à Belfort. Enfin, une poubelle a été incendiée à 1 h 30 près de l’école primaire Rucklin à Belfort.

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Carcassonne (Aude) : Minibus incendié (en retard sur le réveillon, mais joli quand-même)

La Dépêche / mercredi 3 janvier 2017

Dans la nuit de lundi à mardi, Chemin du Vieux Canal, sur une place de parking située devant le gymnase du lycée Charles-Cros, il était un peu plus de minuit quand un mini-bus, appartenant à l’entreprise Couchouron, a été incendié par des vandales. Les pompiers sont intervenus de même que les policiers. Une enquête a été ouverte. «C’est la première fois que ça nous arrive», nous a-t-on déclaré à l’entreprise autocariste.

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Poitiers et Châtellerault (Vienne) : Flics caillassés, voitures brûlées et même le car ! 

La Nouvelle République / mardi 2 janvier 2017

Les soixante-sept fonctionnaires de police mobilisés, dimanche en fin d’après-midi et toute la nuit de la Saint-Sylvestre, n’ont pas chômé pour le passage de la nouvelle année, qui a incité des adolescents, principalement, à commettre des exactions aux conséquences financières importantes.
Entre Poitiers et Châtellerault, douze véhicules ont été incendiés dont un car, auxquels il convient d’ajouter deux tentatives d’incendie de voitures et trois containers brûlés. Un bilan qui, heureusement, n’a fait aucune victime mais reste l’un des plus lourds par rapport aux autres années. Les auteurs de ces délits ont opéré sur plusieurs quartiers. Les chiffres nationaux de cette délinquance de fin d’année sont également en augmentation de 8 %.
A Poitiers, les choses ont démarré dimanche, dès 20 heures, dans le quartier Bel Air avec un container brûlé, un véhicule partiellement incendié et trois poubelles cramées. C’est un groupe d’adolescents qui s’est réfugié dans l’école du quartier, avant d’être interpellé par la police. Les gamins sont âgés de 12 et 13 ans. Toujours dans le même secteur, lundi, à 2 heures du matin, c’est un feu de voiture ; trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans la foulée.
Aux Trois Cités, c’est un caillassage qui est signalé dimanche, vers 22 h 30, sur la rocade à hauteur du Buffalo Grill. Un jeune homme de 12 ans en est l’auteur. Du côté de la place de France, c’est un ado de 15 ans conduisant sans permis qui est stoppé et placé en garde à vue.
Aux Couronneries, peu avant minuit, c’est un car (notre photo) qui est incendié. Les forces de l’ordre poursuivent l’enquête pour retrouver le ou les auteurs alors qu’à minuit deux gamins de 11 et 13 ans sont interpellés pour un jet de cocktail Molotov contre une voiture qui a été légèrement dégradée.
A Saint-Eloi, lundi, vers une heure du matin, ce sont des sacs poubelles en feu qui ont été placés sous une voiture ; celle-ci n’a pas brûlé. […]
A Châtellerault, le bilan matériel est également élevé avec, rue de Thuré, peu avant une heure du matin, une voiture incendiée et, à peine trois heures plus tard, une autre par son propriétaire [nique les assurances ! NdAtt.]!
Entre 5 et 6 heures du matin, lundi, à l’ancienne place de l’Europe, un véhicule a pris feu qui s’est propagé à deux autres voitures.
Sur l’ensemble de la nuit, la plupart des auteurs présumés de ces délits ont été interpellés par la police et placés en garde à vue. Ce sont douze personnes (huit mineurs et quatre majeurs) qui sont impliquées dans ces affaires. Ils devront expliquer leurs gestes et comportements ultérieurement devant la justice. L’enquête se poursuit pour les autres délits, dont celui du car, qui n’ont pas été résolus.

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Rennes : Cinq bagnoles en feu et un pompier à terre

Ouest-France / lundi 1er janvier 2018

Cinq voitures ont brûlé durant la nuit du Nouvel An sur le secteur de Rennes. Par ailleurs pompier a été agressé lors d’une intervention de secours à Saint-Jacques-de-la-Landes.
Les pompiers rennais estiment que la nuit a été relativement calme par rapport à d’autres années, mais elle s’est tout de même soldée par cinq feux de voiture. La première intervention a eu lieu vers minuit sur un feu de voiture sur le parking aérien du Blosne place de Banat. Le feu s’est propagé dégradant  une seconde voiture. A 2h 50 deux autres voitures étaient en feu rue Jules Lallemand, dans le quartier de Cleunay, le feu a endommagé un troisième véhicule. A l a même heure deux autres voitures ont brûlé square de Nimègue, à nouveau dans le quartier du Blosne.
Par ailleurs un pompier a été agressé dans le cadre d’une intervention de secours à 4 h du matin, à Saint-Jacques-de-la-Landes. Un homme de 22 ans ivre a donné un coup de pied provoquant la chute du pompier. Il a été placé en garde à vue au commissariat.

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Poilley (Ille-et-Vilaine) : Vive les vandales à la campagne et nique la France !

La Gazette de la Manche / mardi 2 janvier 2018

La commune de Poilley, dans le Nord-Est de l’Ille-et-Vilaine, s’est réveillée lundi 1er janvier 2018 avec un spectacle déplorable. Plusieurs biens publics ont été la cible de dégradations lors de la nuit du Réveillon de la Saint-Sylvestre.
« La vitre de l’abris de bus est cassée », peste le maire de Poilley, Gérard Barbedette, qui présente une longue liste de dégradations. « Ils s’en sont pris à la boîte aux lettres de La Poste, mais aussi à l’école où ils ont défoncé une porte. Des trottinettes et des jeux pour les enfants de l’école ont été retrouvés en pagaille à travers le bourg. Les guirlandes du sapin ont été arrachées et cassées. »
Mais le plus difficile à avaler pour le maire reste le monument aux morts vandalisé. « Le blason aux couleurs du drapeau tricolore, qui se trouvait au pied du monument aux morts, a sans doute été « shooté ». S’attaquer aux morts pour la France , je trouve ça déplorable, lâche et inadmissible. »
Le maire a donc déposé une plainte et précise qu’une enquête de la gendarmerie est en cours pour retrouver le ou les auteurs de cette série de dégradations.

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Oise : Ça chauffe à Creil et Beauvais, ça boit à la campagne…

Le Courrier Picard / lundi 1er janvier 2018

Le dispositif était impressionnant : une centaine de policiers nationaux et plus de 300 gendarmes déployés sur l’ensemble du département de l’Oise. La nuit de la Saint-Sylvestre a beaucoup mobilisé parmi les agents.
En zone police, c’est-à-dire à Beauvais, Creil, la nuit a été quelque peu agitée. Une quinzaine de voitures ont été brûlées entre Creil et Beauvais. Dans la ville préfecture, des incidents ont éclaté dans le quartier Saint-Lucien. Des jeunes gens ont cherché le contact avec la police. Ces accrochages ont nécessité l’intervention de CRS déployés à Creil, jusqu’à 2 h 30 du matin. Six personnes ont été interpellées et un véhicule de police a été dégradé. Dans le secteur de Compiègne, la soirée est restée globalement calme.
En zone gendarmerie, on dénombre 4 voitures incendiées. Deux dans le quartier Saint-Siméon et du Réservoir de Noyon. Les gendarmes ont été sur le terrain dès 17 h afin de lutter contre l’alcoolémie excessive des fêtards. Quelque 2 000 véhicules ont été contrôlés. En tout, sept cas d’alcoolémie ont été décelés et deux usages de stupéfiants. 80 contraventions ont été dressées et un vol à l’arraché a même été élucidé. Un homme avait volé un téléphone portable à une femme, dans la rue, à Gouvieux, vers 19 h. Les gendarmes, nombreux, l’ont interpellé rapidement.
La nuit aura donc été plus calme que les années précédentes, de l’aveu de tous les intervenants.

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Aurillac (Cantal) : Ici aussi on crame des bagnoles !

La Montagne / mardi 2 janvier 2017

La patrouille de police est intervenue, dans la nuit du 1er au 2 janvier à 2 heures du matin, pour un feu de voiture rue Henri-Dunant, à Aurillac. A leur arrivée, les agents de police ont constaté que la voiturette brûlée était renversée.
La propriétaire, une habitante d’Aurillac âgée d’une quarantaine d’années, a porté plainte.

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Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Atlantique) : Incendies en avance au milieu des vignobles

Ouest-France / lundi 1er janvier 2018

La petite commune de Saint-Julien-de-Concelles, à l’est de Nantes, a connu une épidémie d’incendies nocturnes de véhicules, le samedi 30 décembre. Cette fois, c’est une petite commune, Saint-Julien-de-Concelles, à l’est de Nantes, qui a connu une épidémie d’incendies de véhicules. Avec une nuit d’avance sur les habituels incendies de la nuit du Nouvel an.
Samedi 30 décembre, vers 21 h 30, une voiturette a été incendiée par une main malveillante. Le feu, en se propageant, a fait fondre deux portes plastiques de la maison voisine. Quelques minutes plus tard, toujours dans le bourg, c’est une Twingo qui partait en fumée, contaminant une Safrane. Puis une Renault et le véhicule stationné tout contre.
Une dernière voiture a été attaquée par le (ou les) pyromane. Sauf que son propriétaire est intervenu à temps pour éteindre le feu qui commençait à prendre dans les coussins.
Le malveillant est-il cet homme à casquette, qui avait tenté un peu plus tôt dans la soirée de s’introduire dans l’hôtel de ville, en forçant les baies vitrées ? Cet inconnu avait été mis en fuite avant d’avoir pu y pénétrer. Il est recherché par les gendarmes depuis.

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Aulnay (Seine-Saint-Denis) : Comme quoi la famille c’est une forme de police !

Le Parisien / lundi 1er janvier 2018

Une association de mères de famille a passé la soirée à « patrouiller » dans la cité de l’Europe, avec l’objectif de prévenir les débordements de la nuit du nouvel an.
23h59, ce dimanche 31 décembre, cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois : une clameur géante s’élève des immeubles. Des dizaines d’explosions de pétards déchirent le silence de la nuit. La cité, très calme jusque-là, se réveille d’un coup. De petites fusées de toutes les couleurs éclairent le ciel, tandis que les vivats fusent depuis les fenêtres. « Bonne année 2018 ! Que dieu vous bénisse et vous apporte du bonheur. Pour une fois, aucune voiture n’a été brûlée. Je suis fière de vous », adresse Fatou, une « mama » du quartier, à un groupe de jeunes rassemblés devant un petit square.
Yacine, la main posée sur le cœur, lui retourne ses vœux de bonheur. « Ce soir, tout se passera bien », assure-t-il. Une promesse tenue grâce au travail d’une quarantaine de mères de famille, réunies autour de l’association « Les femmes capables ». Elles ont passé la nuit de la Saint-Sylvestre à vadrouiller dans les allées de la cité, à l’affût du moindre débordement.
Autour de Yacine, une vingtaine d’adolescents écoutent respectueusement les membres de la « patrouille », équipés de gilets réfléchissants et de sifflets. A leur arrivée, joints et bouteilles d’apéritifs ont instantanément disparu. « Ils ont honte de boire et de fumer leur décontractant devant nous », souffle Mazhia, 53 ans. Plusieurs jeunes confirment : « Ici, tout le monde se connaît. Et nos mères, on les respecte plus que quiconque ! »
Si les rapports sont cordiaux et respectueux, pas question, cependant, « de parler avec ceux qui ont demandé à ne pas être dérangés », souffle une maman, alors que des adolescents s’éloignent à sa vue. Accoudé à une fenêtre, Thabt, la soixantaine, salue l’initiative. « Cette présence est rassurante », dit-il. Mais le père de famille est prudent. Bien sûr, il y a « ceux qui restent à la cité et s’ennuient. Mais les jeunes ont bon dos : j’en connais quelques-uns, bien plus âgés, qui en profitent pour incendier leur propre véhicule pour faire jouer l’assurance. »
Aux alentours d’une heure, une voiture de police s’arrête devant une Ford abandonnée. A l’intérieur du véhicule, un petit groupe d’enfants et d’adolescents passe la soirée. Les « mamas » accourent. Un dialogue s’engage. La police part. Les enfants sont sermonnés. L’un d’eux a jeté un bout de bois sur la voiture banalisée et s’est enfui en courant. Une « bêtise qui aurait pu mal tourner, car les rapports sont tendus ». Une victoire de plus pour « les femmes capables ».
Dans la nuit de dimanche à lundi, 4 voitures ont été incendiées à Aulnay-sous-Bois. « Zéro à la cité de l’Europe », indique la ville.

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Aurillac (Cantal) : Programme Partiel de la Cie ALAME VANDAL https://attaque.noblogs.org/post/2017/08/16/aurillac-cantal-programme-partiel-de-la-cie-alame-vandal/ Wed, 16 Aug 2017 14:45:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=14424 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mardi 15 août 2017

Programme Partiel de la Cie ALAME VANDAL

Festival de Théâtre de Rue d’Aurillac-en-Cage 23-26 août 2017

La Cie ALAME VANDAL sera de passage au 69ème Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac-en-Cage (23-26 août 2017). Au détour des rues, vous croiserez peut-être ses anonymes qui infiltreront la ville et murmureront à vos oreilles, vous invitant à prendre part à la création Mise-À-Sac.

Trame : au son des cloches des églises en feu, squat, sabotage, pillage, peinture, marteau, molotov, et liberté !

Le programme

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Aurillac (Cantal) : La révolte change le ton de la fête ! [MAJ : un compte-rendu] https://attaque.noblogs.org/post/2016/08/20/aurillac-cantal-la-revolte-change-le-ton-de-la-fete/ Fri, 19 Aug 2016 22:07:35 +0000 http://attaque.noblogs.org/?p=9869 Continuer la lecture ]]> Bfmtv / vendredi 19 août 2016

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France3 / vendredi 19 août 2016

Aurillac 19 aout 201619h00 :  Un rassemblement pacifique contre les fouilles à l’entrée du festival international du théâtre de rue d’Aurillac a dégénéré.  Une centaine de manifestants a forcé des barrages de police en fin d’après-midi, ce vendredi 19 août, à Aurillac. Les policiers ont répliqué envoyant des bombes lacrimogènes. Ils envisagent même d’évacuer le centre-ville.

19h45 : La préfecture du Cantal, via son directeur de cabinet, Jean-François Bauvois, fait une mise au point sur la situation : « Pour nous, il n’est pas question d’évacuer la ville. Il s’agit d’un point de crispation impliquant soixante-dix jeunes casseurs, vraisemblablement anarchistes. On ne veut pas stopper le Festival. Il n’en est pas question pour le moment. »

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extrait de La Montagne / vendredi 19 août 2016

[…] Une action qui ne semble pas spontanée car un tract a été distribué par les  manifestants indiquant que « depuis le début du festival, la tension générée par la présence policière et par les fouilles des vigiles change le ton de la fête ». [mais la révolte aussi change le ton de la fête – en mieux ! NdAtt.]

Aurillac 19 aout 2016 2

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Aurillac, rue des Carmes, le 19 août 2016

Paris-Luttes.info / samedi 3 septembre 2016

Un récit à plusieurs mains de la bataille d’Aurillac.

Un festival en cage

Cet été, rdv est pris avec les copains copines pour le festival d’Aurillac, un festival de théâtre de rue qu’on apprécie pour sa composante assez sauvage : un off (les spectacles non déclarés, au chapeau) impressionnant, et un public parfois agité… En témoignent notamment les batucadas endiablées qui secouent le vieux centre à longueur de nuits, mais aussi le nombre de « campements » de tentes et camions installés sur le moindre espace vert, à l’écart des campings officiels. Mais cette année, état d’urgence oblige, les autorités compétentes (haha) ont tenté une pacification malvenue : tout le centre-ville est encagé par des barrières agrémentées d’un affichage sur les mesures exceptionnelles que le plan vigipirate nous imposent et d’un dispositif de sécurité visant à fouiller tous les sacs. Les flics se promènent tranquillement, comme dans n’importe quelle fan zone… S’il faut avouer que la plupart des vigiles postés aux points de contrôle sont assez sympas et pas trop zélés, la déconvenue nous rend de notre côté moins poliEs. Dès le premier jour on leur fait la promesse que les barrières ne tiendront pas la semaine… L’histoire nous a donné raison. Faut dire qu’on était pas les seulEs à être déçuEs. Et les conversations sur la nécessité de libérer Aurillac étaient souvent revenues entre nous, mais aussi avec pas mal de gens rencontréEs. Jo notamment, une copine du cru, qui nous a longuement parlé de l’existence d’une prison en plein centre… CertainEs se sont d’ailleurs payéEs un tour de chauffe sur les vitres du local du FN les deux premiers soirs, jusqu’à ce qu’il soit protégé par des planches de bois, qu’on s’est appliquéEs à redécorer (RIP mon marqueur). Pendant plusieurs jours, on a parlé de faire tomber les barrières, on a imaginé des scénarios, on a espéré, désespéré, on a prospecté, on a repéré les entrées les plus empruntées et les heures de pointe. Jeudi soir, on croit halluciner (il était déjà tard) quand on entend dans une buvette un peu excentrée un rdv pour une action à l’entrée des Carmes à 18h le lendemain. Un tract d’appel, paraît-il, aurait tourné sans que nous n’en ayons vu la couleur.

« Le plus bel art de rue »

Lorsqu’on arrive sur le lieu du rendez-vous, à 18h et des brouettes (faudra qu’on fasse quelque chose pour ces retards…), les barrières jonchent le sol et de nombreuses personnes sont déjà mal en point tant l’air est chargé de gaz. Une copine clown, présente depuis le début du rassemblement et active devant la compagnie de GM chargée de protéger les barrières de l’entrée, se dira d’ailleurs choquée de la vitesse à laquelle le rassemblement a pris la tournure d’une confrontation directe. En très peu de temps, les affrontements commencent et les gardes mobiles sont refoulés derrière les barrières. Quelques manifestants jettent cailloux et petits pavés, plusieurs potelets sont dévissés et balancés. On entend quelques tirs de flashball, des street-medics s’improvisent. On retiendra le mouvement spontané de copains copines qui décrochent des pancartes en carton (affiches de la promotion du off, déployée à l’arrache sur tous les murs de la ville) pour tenter d’évacuer le gaz contenu dans le petit tronçon en artère de la rue des Carmes où nous nous situons. Belle initiative collective, et qui plus est qui fonctionne, 150 personnes à vue d’œil s’y mettent et à chaque tir de grenade lacrymogène les yeux piquent un peu mais le gaz s’en va rapidement. Néanmoins, le manque de préparation des émeutiEres tranche avec ce qu’on a pu connaître en manif ces derniers temps dans le cortège de tête : des gens torse nus, même pieds nus, peu de k-way noir ou de lunettes de piscine. On retrouve pourtant cette même joie de se battre ensemble, des slogans fusent (beaucoup de « tout le monde déteste la police », moins de slogans ciblés sur l’emprisonnement du festival peut être ?), beaucoup de graffs sont réalisés (« le plus bel art de rue c’est l’émeute », « quel beau spectacle », « une seule solution : la ventilation » …). Quoi qu’il en soit, en l’espace d’une petite heure, l’emplacement des barrières devient celui de la barricade. Les gendarmes mobiles, bloqués derrière, se retrouvèrent donc dans l’incapacité de charger. Face à la belle ténacité des manifestants, la compagnie finit par s’en aller. Dans un moment d’euphorie plutôt indescriptible, tout le monde grimpe sur la barricade, des cris de joie sont entonnés et quelques feux allumés. On apprend plus tard que trois personnes on été interpellées.

« Aurillac entaché »

Le lendemain, petite joie qui nous refait notre journée : on rentre tous ensemble sans se faire fouiller, bouteilles à la main. On en profite pour dégager les barrières qui sont encore présentes à cette entrée. On se rend compte au cours de la journée que toutes les entrées sont libres, les vigiles et les flics ont prudemment disparus. Le soir même, les condés et leurs amis vigiles sont de retour, et les barrières remises en place. La victoire aura été de courte durée, mais on a su en profiter. Comme des bandits, on retourne sur les lieux du crime jeter un coup d’œil. Les services de la ville aidés par quelques festivaliers on fait disparaître les traces de la barricade qui nous avait très efficacement protégée des charges policières la veille. Ils n’ont pas encore pu effacer les tags qui ont décoré les lieux de l’affrontement ni réparer les vitrines de la mutuelle qui était à côté. On retrouve des copains poètes posés exactement sur la place de feu la barricade, avec leurs chaises, leur bureau, leurs machines à écrire. Le « plus bel art de rue » n’a pas fini de les inspirer. On s’assoit avec eux pour profiter de la presse locale fraîchement achetée. Le gros titre de La Montagne : « affrontements à Aurillac : le festival de théâtre de rue entaché ». On n’est pas peu fiers ! Le moment est donc parfaitement choisi pour une séance de décryptage de la langue de bois médiatique. On vous épargne cet épisode, mais il faut quand même noter que, outre les habituels « jeunes manipulés », on nous apprend que les festivaliers présents pour désencager le centre seraient en fait « contre le festival ». La vérité moins reluisante est que, de l’aveu même du président de la communauté d’agglo, le dispositif était avant tout un moyen de se débarrasser des gens qui « polluent le festival depuis des années ». Comprenez bien sûr les punk, les artistes non déclaréEs, les agitéEs qui font en fait vivre ce festival depuis des années. À ce propos, ce tag aperçu dans les rues : « ils ne profiteraient pas de vigipirate pour réprimer les punks à chien ? »

Épilogue : dissertation sur le sujet « Aurillac, est-ce la champion’s league ? »

Un festival intense donc, même si certaines choses auraient pu être mieux faites. Il ne s’agit pas de dire, comme on l’a entendu de la bouche de festivaliers, qu’on aurait du se plier aux contraintes des contrôles, que ce n’était pas le lieu pour une telle action, que les artistes ont été gênés (?? il y avait bon nombre d’artistes dans la lutte, et celleux qui ont été gênéEs l’ont été par les usages intensifs de gaz de la POLICE). Par contre, on peut quand même soulever le fait qu’une fois la victoire sur la place des Carmes acquise, on aurait dû essayer de profiter de la dynamique pour partir en manif sauvage plutôt que de se reposer sur nos lauriers autour de feux de poubelles et d’immondices. Sachant que le reste de la ville était encore entouré de barrières à ce moment-là. Peut-être ne faut-il pas être trop exigeant, c’est quand même déjà super que plusieurs centaines de personnes aient réussies à se retrouver pour mener une action contre le contrôle dans un festival, où on vient généralement pour faire la fête. Finalement, on aura appris que la joie, la fête, l’art de rue et la lutte sont compatibles.

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Aurillac (Cantal) : La permanence du FN saccagée https://attaque.noblogs.org/post/2016/08/18/aurillac-cantal-la-permanence-du-fn-saccagee-pour-la-cinquieme-fois-en-dix-mois/ Thu, 18 Aug 2016 12:51:07 +0000 http://attaque.noblogs.org/?p=9857 Continuer la lecture ]]> Le Figaro / Jeudi 18 août 2016

fafcantalLes locaux de la permanence du Front national dans le Cantal ont été saccagés la nuit dernière à Aurillac, après de précédentes dégradations ces derniers mois, selon un responsable du parti.

« La police a été alertée par des voisins et m’a prévenu qu’un groupe d’individus avait investi les lieux et tout cassé », a déclaré Gilles Lacroix, secrétaire départemental du FN et conseiller régional en Auvergne-Rhône-Alpes, confirmant une information de BFMTV. « Ils ont commencé par peindre des inscriptions sur la façade du bâtiment puis ont cassé les vitrines, sont rentrés, ont cassé quatre tables, arraché des affiches ; ils ont chié et pissé partout et sont repartis en volant huit chaises, deux extincteurs et tout ce qu’il y avait à boire », a-t-il détaillé.

La permanence du FN dans le Cantal, située place des Droits de l’Homme à Aurillac, est assez récente, ouverte en octobre 2015 pour la campagne des dernières élections régionales. « On avait eu des vitrines cassées au moment du scrutin, l’auteur a été arrêté ; et depuis des dégradations à trois reprises, des jets d’œufs, de déjections, de colle à tapisser, et des inscriptions de croix gammées », a rappelé M. Lacroix. Aurillac accueille actuellement son festival international du théâtre de rue, très réputé. Une enquête a été ouverte et le parti va porter plainte.

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France bleu Pays d’Auvergne / Jeudi 18 août 2016

[…] « Ils ont déchiré les affiches, jeté les tracts au sol, également piétiné le drapeau français« , raconte Gilles Lacroix, conseiller régional et secrétaire départemental du FN du Cantal. « C’est déjà la cinquième fois que notre permanence est dégradée depuis le mois d’octobre. » […]

fafcantal

 Aurillac FN

]]> JCDecaux : une pourriture sur tous les fronts https://attaque.noblogs.org/post/2015/09/07/jcdecaux-une-pourriture-sur-tous-les-fronts/ Mon, 07 Sep 2015 01:06:35 +0000 http://attaque.noblogs.org/?p=5383 Continuer la lecture ]]> Séditions n°4 / septembre 2015

tous_les_jours_je_lave_mon_cerveau_avec_la_pubLe groupe industriel JCDecaux s’est d’abord fait connaître en s’enrichissant dans la publicité à partir du milieu des années 50 puis en étendant son champ d’activités dans plusieurs rouages de la domination capitaliste et étatique.

En échange de l’installation « gratuite » d’abribus pour les municipalités, JCDecaux a carte blanche pour investir villes et périphéries d’encarts lumineux et d’écrans – petits et grands – dans lesquels s’étalent des milliers de mètres cube d’affiches et spots publicitaires. Son travail de lobotomisation des cerveaux est reconnu « d’utilité publique » par l’Etat.

Quasiment toutes les principales villes de France (Paris, Marseille, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Dijon, Nantes…) ainsi que Besançon sont sous contrat avec JCDecaux. Son empire s’étend à travers l’Europe et le monde : la firme s’enrichit de ses affichages dans les gares, aéroports, transports, centres commerciaux et pôles d’activités tertiaires de plus de 60 pays de la planète. En plus d’être la vitrine de ce monde d’exploitation et d’oppression, ce « mobilier urbain » est bien évidemment utilisé comme instrument de propagande par les mairies locales et les entreprises qui oeuvrent au bon fonctionnement de la société : que ce soit pour mener les campagnes contre les « incivilités » dans les transports (ciblant essentiellement les fraudeurs), pour promouvoir des soirées culturelles d’assoc’ qui participent à l’embourgeoisement ou pour inculquer l’obéissance et la servilité à la population.

Il y a près de 10 ans, l’entreprise s’est lancée dans la marchandisation de vélos « libre-service ». Ce service de transports péri-urbains est présenté à travers la campagne marketing de la boîte comme étant doux et écologique. Comme souvent en ce qui concerne nos déplacements au sein des villes et des métropoles, qu’ils soient réalisés en tram, bus, métro ou voitures auto-partage, le vélo de JCDecaux n’échappe pas au contrôle et au fichage de celles et ceux qui l’utilisent. Le système GPS intégré à chaque vélo [cela n’est pas le cas pour les Velib’ parisiens; NdAttaque] ainsi que les coordonnées personnelles de l’individu nécessaires pour s’y abonner permettent de réunir de multiples informations dans la base de données de la multinationale, comme par exemple les habitudes de consommation et lieux de de fréquentation (cf. encart).

Qu’en est-il de la production de ces vélos ?

La construction de ces vélos de location est assurée par ‘Lapierre’, filiale de la multinationale néerlandaise ‘Accell group’. Le siège de ‘Lapierre’ se trouve à Dijon (8, rue Edmond Voisenet). Mais c’est en Hongrie, notamment dans la ville de Tószeg, située à 120 km au sud-est de Budapest, que JCDecaux produit ses vélos de location… et pour pas cher: en effet, la boîte exploite les ouvriers pour deux euros de l’heure, soit 354 euros par mois. Ils y travaillent en moyenne 5 jours par semaine quasiment 8h journalières sans interruption.

Lancé en septembre 2007 à Besançon, le ‘vélocité’ (pour son appellation locale) est destiné à attirer une population branchée et aisée, qui vibre pour tout ce qui est transport doux (c’est également l’argument commercial du tramway). Ce n’est pas un hasard si l’installation des stations de vélos (30 au total sur Besançon) se fait au sein de quartiers réévalués et en voie d’embourgeoisement. Fin avril 2015 à Besançon, plusieurs stations de vélocités ont été enlevées pour être redéployées dans des quartiers d’hôtels et de commerces et proches des stations de tramway, comme aux ‘Chaprais’ ou à ‘Fontaine Argent’, où de nouvelles copropriétés pour riches voient le jour. Relier les transports doux (tram, vélocité et voitures d’auto-partage ‘Citiz’) est source de profits pour promoteurs et aménageurs. Les quartiers périphériques et populaires de Besançon comme ‘Clairs-Soleil’, ‘Les 408’ ou ‘Planoise’ ont volontairement été évités par la multinationale. Car il faut au moins 150 euros sur un compte bancaire et autres frais pour l’utiliser. C’est donc pas étonnant que les pauvres des grandes villes (Paris, Lyon, Toulouse, Marseille…) éprouvent une haine féroce pour ces produits du capitalisme vert, dont les vols et dégradations s’élèvent chaque année à plusieurs milliers d’euros.

JCDecaux a trouvé la parade : faire payer en heure de TIG les mineurs (ou pas) inculpés pour vols/dégradations de ses vélos. En collaboration avec la PJJ, les juges et juges pour enfants, l’entreprise jouit de la bénédiction de l’Etat, qui reconnaît son système de vélos comme un « service public ». La multinationale participe officiellement aux programmes de « réinsertion » pour les prisonniers et profite des mesures judiciaires de « réparation pénale » et de « peine alternative ». Autrement dit, les personnes condamnées pour dégradations purgent leurs peines à bosser gratuitement 6h par jour dans les ateliers de réparation, qui sont gérés par sa filiale ‘Cyclocity’. Cela constitue un intérêt capital pour l’entreprise, mais aussi pour l’Etat à qui cela permet d’économiser des procédures judiciaires et de désengorger ses prisons pour jeunes (EPM, CEF, CER..) N’importe quel prisonnier qui bosse derrière les barreaux est déjà payé une misère (entre 20 et 45% du SMIC). Mais dans ce cas-là précisément, il existe un mot pour qualifier cette exploitation: l’esclavage.

La publicité, la prison et l’exploitation du capital ne laissent aucune place au débat et à la discussion. Passer par l’attaque et le sabotage de ces installations et de ces infrastructures est une façon de se libérer un peu plus des chaînes de cette société. JCDecaux est présent quasiment partout sous diverses apparences, ce qui ouvre des possibilités énormes pour nuire à ses sales activités.

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Voici une liste chronologique de destructions multiformes contre JCDecaux ces derniers temps. Bien sûr, elle est loin d’être complète, étant donné que les chiffres des dégâts nous sont fournis par les médias (et sont en réalité souvent supérieurs):

15 avril 2014, Paris : dans les 10ème, 11ème et 12ème arrondissements ainsi qu’à Montreuil, les pneus de 453 Vélib’ sont crevés contre l’esclavagiste de prisonniers JCDecaux.

7 mai 2014, Paris : 80 vélib’ se déglonflent, ainsi que trois camionnettes et un camion de la mairie de Paris qui collaborent à l’exploitation de prisonniers.

20 mai, Paris : « 453 Vélibs ont leurs pneus crevés dans plusieurs arrondissements. Idem pour 5 utilitaires et 3 camions de la mairie. Cette attaque ne représente qu’une goutte d’eau dans les 8000 dégradations qu’ils subissent en moyenne par an sur la capitale. »

8 novembre 2014, Besançon : une vingtaine de vélocité sont mis hors-service par crevaisons.

– 23 novembre, Besançon : 11 abribus et ses pubs sont explosés en plein après-midi à la périphérie de la ville. Malheureusement, une personne est interpellée.

24-30 novembre 2014, Toulouse : JCDecaux « a droit à deux soirées de casse. L’une d’elle a coûté 21 445 € exactement, et l’autre 12 129 €. Pas moins de 250 panneaux publicitaires sont dégradés. »

26 novembre 2014, Besançon : vers 1h30, un homme choisit de soigner sa « dépression » en défonçant trois abribus sur l’avenue Léon Blum. Il se fait malheureusement interpeller et placer en GAV.

8 février 2015, Bordeaux et sa périphérie : 45 panneaux de pub sont détruits, ce qui fait 90 vitres à remplacer pour la société. Des tags contre la pub sont inscrits sur le mobilier urbain.

Mai 2015, Besançon : une trentaine de vélocités se font crever les pneus en solidarité avec les révoltés de ‘Planoise’ et des ‘408’.

27 mai 2015, Paris : une camionnette ‘JCDecaux’ part en fumée. Le sabotage incendiaire est réalisé en solidarité avec les anarchistes incarcérés en Espagne.

Fin mai / début juin 2015, Toulouse : abribus et publicités sont la cible de « destructions régulières » sur la voie du TOEC. Aucun chiffre des dégâts n’est communiqué par la presse.

– Mi-août 2015, Aurillac : durant le célèbre festival de rue international, une soixantaine de pubs et d’abribus sont défoncés par des anarchistes.

Entre 2010 et 2013 à Besançon, pas moins de 800 actes de destructions ont été recensés par la mairie contre les panneaux de pub et abribus JCDecaux. Les dégâts s’élèvent à plus d’un million d’euros.

En savoir plus : http://attaque.noblogs.org/post/tag/jcdecaux/

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Aurillac (Cantal) : Du rififi au festival https://attaque.noblogs.org/post/2015/08/27/aurillac-cantal-du-rififi-au-festival/ Thu, 27 Aug 2015 11:07:00 +0000 http://attaque.noblogs.org/?p=5259 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / lundi 24 août 2015

Au festival d’ Aurillac, on retrouve une grande partie de la «contestation» gauchiste et alternative de France, qui prétend subvertir le capitalisme par l’art de rue. Manifestement, certainEs personnes ont souhaité porter un discours et des pratiques plus radicales. Toute une série de cibles ont été attaquées au cours de ces quatre jours, et chaque matin, les festivaliers et festivalières qui n’ont pas l’esprit englué par la pacification avaient le sourire aux lèvres en passant à côté des tags et destructions en tout genre qui avaient eu lieu pendant la nuit. Contre les banques et leurs collabos, un Crédit Agricole a vu la totalité de ses vitrines voler en éclats à coups de masse, et un gros étron a été dessiné sur le mur. Un autre Crédit Agricole a vu ses DAB recouverts de peinture, et chaque jour de nouveaux tags apparaissaient, «Niktout», un énorme «Dévalisez-moi» et autres inscriptions anarchistes. Une dizaine de DAB du centre-ville ont également été repeints la veille du feastival, ce qui a compliqué l’orgie consommatrice qui se préparait à partir du lendemain. Au moins un autre DAB a été éclaté par un projectile. Un LCL a été maculé d’inscriptions hostiles à la police, «Nik la police», «Sortez vos fourches», «Je vous emmerde».

Contre la pub, une soixantaine de vitres de sucettes JCDecaux et d’arrêts de bus ont été brisées, ainsi que des tags insultant les vendeurs publics, «stop pub», «niktout». Sur une grande affiche en 4×3, on pouvait lire en grandes lettres «Mange ton patron (A)».

Contre le travail et l’exploitation capitaliste, des agences d’intérim ont été taguées, et une agence Adecco a perdu toutes ses vitrines et on pouvait lire sur sa porte «Mort au travail».

Contre la politique et ses sbires, le local EELV d’Aurillac était repeint d’une inscription les décrivant mieux, «Europe Écologie les Jaunes».

Contre la domination scolaire et ses édifices, on pouvait lire sur un lycée «Le lycée en feu, les profs au milieu», et une école primaire a été marquée, à l’adresse des festivaliers et des artistes gauchistes, «Contestation du Spectacle, ou spectacle de la contestation ?».

Contre le spécisme et l’exploitation animale, plusieurs boucherie/marchands de cadavres ont été visés par des tags «Go Vegan», ainsi qu’un cabinet vétérinaire qui a également reçu un «Collabo» bien envoyé.

Contre les gentrifieurs, plusieurs agences immobilières ont perdu leurs vitres, et des tags inscrits sur leurs murs. À Aurillac, un constructeur de maisons avait profité du festival pour recouvrir toutes les navettes de publicité «MAISONS PARTOUT». Les publicités ont vite été détournées, et le local de l’entreprise a été corrigé par plusieurs tags explicites «Squats partout», «Squatte ta ville».

Contre la consommation, «Bouffe de la merde» sur le Macdo, plusieurs supermarchés ont aussi été ciblés, et on pouvait lire sur le Leader Price «Bâtards de vigiles. Vigiles collabos, sacs à merde. C’est mon coca. Patrons voleurs».

Contre les assurances, plusieurs agences d’assurance ont été tagguées «Crame ton assurance», «Nique tout», etc.

Contre les flics et la justice, les insoumisES ont été prolifiques. Sur le MacDo, en grandes lettres «Tous les flics sont des bâtards (A)», des dizaines de tags recouvraient la ville, «Nik la BAC», «Crève les keufs», «Mort aux flics», «Nique la BAC à merde», «De Gaillacs à Aurillac, crève la BAC», «Feu aux prisons», «Antiflics/Antifrance», «Antikeufs, antifa, antifrance et surtout en titane», «Émeute-toi», «Émeutes, pillage, sabotage». Devant les check-points de vigiles tout autour du centre-ville, «1 vigile = 1 balle», et autres joyeusetés du même genre.

Encore, en vrac, «Qui a coupé nos nerfs ?», «Avec rage et joie», «ZAD partout» etc.

En espérant que cela donne des idées à celles et ceux qui veulent poser dans la rue des choses politiques et radicales, dans la même veine que quelques open mics clandestins qui ont pu être aperçus au détour des rues de la ville.

des oiseaux

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