Athènes – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 27 Jul 2026 16:47:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Grèce : À propos des compas pris.es pour cible et arrêté.es ces derniers jours https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/27/grece-a-propos-des-compas-pris-es-pour-cible-et-arrete-es-ces-derniers-jours/ Mon, 27 Jul 2026 16:47:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63455 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 12 juillet 2026

Bas les pattes de nos […] compas

Ces derniers jours, nous vivons une situation d’alarmisme, créé par le gouvernement et encouragée par les médias, à l’occasion des attaques incendiaires de Thessalonique*, de l’instrumentalisation de la mort d’une femme et de la réouverture, après seize ans, de l’affaire de la banque Marfin**. La cible, c’est le milieu anarchiste, avec des récits du genre « les types commencent par des petits trucs et de la peinture, passent aux pierres et aux cocktails Molotov, pour finir avec des bombes et des pistolets ».

Seize ans plus tard, l’État remet l’affaire de la banque Marfin sous les feux des projecteurs médiatiques et répressifs. Une histoire que ND [Néa Dimokratía, Nouvelle Démocratie, le parti du Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis ; NdAtt.] ne cesse de ressortir, dans la tentative de criminaliser les mobilisations massives et extrêmement conflictuelles qui ont eu lieu à l’époque, contre les mesures d’austérité qui essayaient de faire porter le poids de la crise économique à celles/ceux d’en bas.

Seize ans plus tard, la cible confortable, vers laquelle le gouvernement essaye de diriger son ordre du jour pré-électoral, un terrain qui lui est bien utile, est, encore une fois, le milieu anarchiste et plus précisément quatre compas dont les maisons ont été perquisitionnées, deux d’entre eux/elles ayant été arrêté.es. Les « preuves » qui sont apparues dans les médias jusqu’à présent battent tous les records de ridicule. Des appels téléphoniques anonymes, auxquels nous nous sommes – malheureusement – habitué.es, on est passé.es aux mails anonymes, qui s’adaptent à l’époque. Un logiciel d’IA a été utilisé, seize ans après, pour comparer des photos de… vacances, sur lesquelles il y a des vêtements similaires.

Seize ans plus tard, les problèmes restent les mêmes. Faces aux politiques meurtrières de l’État, qui ont rendu la vie quotidienne invivable, à la tentative d’exécution d’un homme qui a fui un barrage routier, aux travailleur.euses assassiné.es dans des camps de travail à travers le pays et aux opérations de guerre qui trempent des populations du monde entier dans le sang, la réponse est la lutte, la persévérance, le conflit. Et le milieu anarchiste a été et sera une partie de tout cela, avec tous les moyens.

Solidarité avec celles/ceux persécuté.es dans l’affaire de la banque Marfin.

Anarchistes et compas des personnes inculpées dans l’énième coup monté de l’État

 

[…]

PS : le 11 juillet 2026, le Service anti-terrorisme et la Direction de la lutte contre le crime organisé ont mené, presque simultanément, des opérations à Athènes, Thessalonique et à La Canée en Crète, au cours desquelles cinq compas ont été arrêté.es, tandis qu’un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre d’une autre personne. Les deux personnes arrêtées à Athènes ont été accusées de l’incendie de la banque Marfin, en 2010, et les trois autres de l’attaque incendiaire contre la maison de la femme politique de Néa Dimokratía Aphroditi Nestora, à Thessalonique, le 1er juillet 2026, l’une de trois attaques coordonnées.

L’hystérie terroriste frappe à nouveau et des e-mails anonymes sont envoyés aux adresses électroniques du GADA (le siège de la police), au moment où un homme de vingt ans meurt sous les balles des flics. Il s’agit peut-être de coïncidences diaboliques, qui ne font que montrer le modus operandi de M. Michalis, ministre de la Protection du citoyen, et de sa bande. Peut-être que le Parti de l’Antiterrorisme convoquera maintenant des élections, afin que le Premier ministre ne se fatigue à faire des déclarations.

Les compas ont notre solidarité sans faille. Dressons-nous comme une barrière contre le pogroms [sic ; NdAtt.] menés par les flics contre le milieu anarchiste et anti-autoritaire.

SOLIDARITÉ AVEC LES ANARCHISTES PERSÉCUTÉS POUR L’AFFAIRE DE KATO TITHORÉA

SOLIDARITÉ AVEC LES PERSONNES ARRÊTÉES LORS DES OPÉRATIONS D’AUJOURD’HUI [11 juillet ; NdAtt.] À THESSALONIQUE, LA CANÉE ET ATHÈNES

LE SANG COULE, LA VENGEANCE EST UNE EXIGEANCE

FEU À TOUTES LES CELLULES

SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNONNES ANARCHISTES EMPRISONNÉS MARIANNA ET DIMITRA

VICTOIRE POUR LA LUTTE DE LA COMMUNAUTÉ DE PROSFIGIKA – SOLIDARITÉ AVEC ARISTOS ET SUZON

KYRIAKOS TOUJOURS PRÉSENT

Anarchistes

 

Notes d’Attaque :
* Dans les premières heures de mercredi 1er juillet, trois attaques incendiaires, non revendiquées, sont menées près des domiciles de représentants de Néa Dimokratía, à Thessalonique. L’incendie de véhicules en bas de celui d’Aphroditi Nestora, déjà candidate au parlement grec, s’étend à l’apparemment et sa mère meurt.
** Le 5 mai 2010, il y a eu en Grèce une grève générale contre le vote au Parlement, le lendemain, du plan d’austérité voulu par la « Troika » (UE, BCE,  FMI). Deux-cent mille personnes ont manifesté à Athènes, d’autres à Thessalonique et dans d’autres villes. Dans la capitale, trois bâtiments ont été incendiés, dont une filiale de la banque Marfin. À l’intérieur il y avait vingt personnes, qui sont restées bloquées. Trois y ont trouvé la mort. On trouvera ici un texte de réflexion à ce sujet.

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Athènes (Grèce) : Attaque contre le palais de justice d’Evelpidon https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/13/athenes-grece-attaque-contre-le-palais-de-justice-develpidon/ Sat, 13 Jun 2026 16:50:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63175 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / samedi 6 juin 2026

Attaque avec des cocktails Molotov contre le palais de justice d’Evelpidon – Solidarité avec les personnes inculpé.es pour l’expropriation d’une banque de Kato Tithoréa

« L’avenir est le masque de la peur. Le courage et la force n’ont aucun avenir, pour la simple raison qu’ils sont eux-mêmes l’avenir qui se révolte contre le passé et le détruit.

La pureté de la vie avance seulement avec la noblesse du courage, qui est la philosophie de l’action.

Je fis cette observation : “La pureté de cette vie à toi me semble avoisiner le crime !”

Il répondit : “Le crime est la synthèse suprême de la liberté et de la vie.” »

Extrait de « L’Expropriateur », de Renzo Novatore
[on pourra trouver l’original en italien, d’où nous traduisons, ici ; NdAtt.]

 

Le matin du 11 mai, un groupe de compas a attaqué une banque à Kato Tithoréa. Quelques heures plus tard, huit compas ont été interpellé.es ; après leurs premières interrogatoires, six d’entre elles/eux ont été placé.es en détention préventive et transféré.es dans différentes prisons.

Comment quelqu’un.e peut se sentir humain, en niant la caractéristique fondamentale de l’être humain : prendre l’initiative, plutôt qu’attendre qu’on lui donne quelque chose ? Surtout quand il s’agit de récupérer ce qui nous revient de droit. Comment quelqu’un.e peut accepter le système existant, alors qu’il nous inflige chaque jour des violences ?

Avec la sombre réalité des saisies par les banques, avec les flics qui utilisent la force de la loi et inventent de toutes pièces des accusations, avec des journalistes véreux et délateurs, qui jettent de la boue sur nos compas, et enfin avec un système judiciaire pourri, qui envoie des révolutionnaires dans les cellules de la démocratie.

Dans de telles circonstances, les actes de résistance sont nécessaires pour reprendre notre souffle et favoriser un climat d’insurrection. Ils ne sont pas des crimes.

Avec ces pensées en tête, nous avons choisi les heures tardives du lundi 25 mai, pour attaquer le palais de justice de [la rue] Evelpidon [à Athènes ; NdAtt.] avec des cocktails Molotov. Cet incident a été passé complètement sous silence par la Direction générale de la police de l’Attique (GADA) et il n’a été relayé par aucun média, une attitude qui a déjà été tenue par le passée, lors d’attaques contre ce même palais de justice. Cette action a été menée dans le but de servir de premier geste minimal de solidarité – quelque chose de basique – avec les huit compas anarchistes sous procès.

Dans une variante de Nil Luce Obscurius [« rien n’est plus obscur que la lumière », c’est-à-dire plus inexplicable que celle-ci ; NdAtt.], nous pourrions dire que parfois il n’y a rien de plus lumineux que l’obscurité – qui jaillit des profondeurs de nos pulsions primaires, libératrices. Faisons donc place à la spontanéité instinctive. En cette époque de tiédeur réformiste, des mots « faciles » effacent tout aussi facilement l’imagination subversive. C’est quelque chose dont nous devons prendre conscience et sur laquelle nous devons réfléchir.

Nous lançons un appel à l’action, dans toutes les directions, en utilisant des moyens variés et inventifs, pour lutter pour la vie. En exprimant la lutte de manière unique, à travers l’individualité du moi, chacun.e de nous cesse d’être prisonnier.e, jour après jour, des événements de l’actualité de la métropole. En faisant place à son individualité, le sujet enrichit aussi les processus collectifs. Loin de l’engourdissement et de l’émoussement de notre vivacité d’esprit, portons nos préoccupations jusqu’à la porte de toute autorité.

EN ARRIÈRE, LES BALANCES – la solidarité, ce ne sont pas que des slogans… elle vous secouera jusqu’au plus profond de vous-même. Tant que des systèmes d’oppression existeront, la résistance prendra racine.

FORCE AUX HUIT COMPAS INCULPÉ.ES

LES MAINS DES TRAVAILLEUR.EUSES SONT TACHÉES DE LEUR SANG, IL EST TEMPS DE VOIR LES BANQUES PILLÉES.

SOLIDARITÉ AVEC LES RÉFUGIÉ.ES ET LES GRÉVISTES DE LA FAIM A. HANTZI ET S. DOPPAGNE

FORCE AUX SQUATS DE MATROZOU

KYRIAKOS X., SARA A. ET SANDRO M., À NOS CÔTÉS DANS TOUS LES RISQUES DE LA LUTTE

LIBÉRTE POUR MARIANNA M. ET DIMITRA Z.

LA GUERRE FAIT RAGE, LA LUTTE CONTINUE !

Εμπρηστική Αλληλεγγύη
[Solidarité incendiaire]

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Athènes (Grèce) : Revendication de l’attaque incendiaire contre le bâtiment de l’OPEKEPE https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/11/athenes-grece-revendication-de-lattaque-incendiaire-contre-le-batiment-de-lopekepe/ Thu, 11 Jun 2026 16:32:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63160 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mardi 27 mai 2026

Extrait de la revendication de l’attaque incendiaire contre le bâtiment de l’OPEKEPE [l’autorité grecque chargée du paiement des aides de la politique agricole de l’Union européenne (PAC)* ; Note d’Act for freedom!]

Les Cellules d’action directe revendiquent l’attaque incendiaire contre le bâtiment de l’OPEKEPE (l’Agence de payement et de contrôle pour l’orientation et la garantie des aides communautaires), dans la rue Domoukou. La cellule qui a mené l’attaque s’est introduite dans un secteur assez surveillé et a agi dans un bâtiment protégé par une voiture de patrouille de police ; cependant le plan a été mis en œuvre avec succès.

Notre attaque est dédiée à toutes les personnes qui étouffent dans la situation sombre qui a été créée dans ce pays, à celles qui s’enfoncent dans l’anxiété des fins des mois, à celles qui imaginent des fissures de vengeance contre la barbarie d’une vie quotidienne injuste et à qui le vacarme d’un acte politique de contre-violence donne le sourire. Mais surtout aux personnes qui, avec leurs actions, essayent de configurer la grande mosaïque de la résistance radicale au capitalisme et aux relations qu’il reproduit au sein du corps de la société. À tou.tes ceux/celles qui, avec ou sans un but, attaquent les structures et le potentiel humain de l’ennemi. Le phare et le point de repère de toutes nos attaques est et sera toujours le combattant armé Kyriakos Xymitiris.

Nous appelons une fois de plus le monde militant à organiser immédiatement sa résistance au totalitarisme moderne. À utiliser les instruments de l’action directe contre les structures du système qui nous opprime et à passer à l’offensive. Que l’exemple de l’altruisme de Kyriakos serve de carburant pour nous tou.tes, pour lutter dans la bataille pour la survie contre la tyrannie de la potence économique et le couperet de l’assimilation et de l’indifférence.

PS : Nous dédions cette énergie aux anarchistes arrêté.es pour le braquage de banque de Kato Tithoréa. FORCE ET CONFIANCE, JUSQU’AU BOUT.

SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNONNES MARIANNA MANOURA ET DIMITRA ZARAFETA

HONNEUR AU COMBATTANT ARMÉ KYRIAKOS XYMITIRIS

VICTOIRE POUR LA LUTTE DE LA COMMUNAUTÉ DES RÉFUGIÉS [de Prosfygika ; NdAtt.] – FORCE AUX GRÉVISTES DE LA FAIM ARISTOTELI HANTZI ET SUZON DOPPAGNE
BONNE CONTINUATION À TOUS LES GROUPES D’ACTION DIRECTE QUI GARDENT VIVANTE LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLUTION

Πυρήνες Άμεσης Δράσης
[Cellules d’action directe]

 

* Note d’Attaque : cette institution a été au centre, entre 2020 et 2025, d’un vaste scandale. Vingt-trois millions d’euros des subsides versés par l’Union européenne pour le développent agricole ont été détournés par un réseau corrompu, avec des fausses déclarations (concernant par exemple des plantations de bananes, des oliveraies sur des aérodromes militaires ou en prétendant que la Crète compterait quatre millions de moutons, c’est-à-dire plus que la Grèce toute entière). Ce réseau de corruption comprend d’importants leaders politiques, comme des ministres (dont certains ont démissionné) et des députés.

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Athènes (Grèce) : Une camera dotée d’IA détruite https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/11/athenes-grece-une-camera-dotee-dia-detruite/ Thu, 11 Jun 2026 16:29:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63166 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 31 mai 2026

Hier matin (le 25 mai), nous avons remarqué qu’une caméra dotée d’Intelligence artificielle était en train d’être installée devant le lycée du quartier.

Ainsi, il a été décidé que le lendemain soir, dès que l’installation serait terminée (elle n’avait pas encore été raccordée au réseau électrique), on s’en occuperait.

Ainsi, on l’a cassée et on a fait des tags, tout en collant des autocollants sur le thème de l’IA et de la suppression des caméras en général. Dans un secteur où, depuis des années, il n’y avait aucune caméra d’État pour nous surveiller partout et où les caméras privées existantes étaient placées à des endroits très inutiles, qui ne nous affectaient pas, nous avons pensé qu’il valait mieux laisser les choses telles qu’elles l’étaient.

Comme on le voit dans la vidéo, le processus a été simple et très rapide, nous appelons donc d’autres groupes et individus de tous les quartiers à résister à la propagation de l’IA et des dispositifs de surveillance.

SI TU N’AS RIEN À CACHER À L’ÉTAT ET AUX ENTREPRISES, C’EST QUE TU ES DÉJÀ MORT.E

STOP CONTROL

Anarchistes du quartier d’Acharnon

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Grèce : Des nouvelles des transferts des compas de l’affaire de Kato Tithoréa https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/02/grece-des-nouvelles-des-transferts-des-compas-de-laffaire-de-kato-tithorea/ Tue, 02 Jun 2026 16:15:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63085 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 31 mai 2026

Des nouvelles des transferts des compas impliqué.es dans l’affaire de l’expropriation de Kato Tithoréa

Après la fin de l’audition des huit compas poursuivi.es [voir ici ; NdAtt.], le vendredi 15 mai, dans la salle d’interrogatoire, et le placement en détention préventive de six d’entre eux/elles, la compagnonne placée en détention préventive a été conduite au Département des enquêtes criminelles d’Attique occidentale, à Áno Liósia, et les cinq compagnons ont été emmenés au GADA (le quartier général de la police). Le lundi 18 mai, la compagnonne a été transférée à la prison pour femmes de Korydallos, tandis que le lendemain (le mardi 19 mai), l’un des compagnons a été transféré à la prison pour hommes de Korydallos. Trois jours plus tard, le 22 mai, ont eu lieu les transferts simultanés de trois autres compagnons vers les prisons de Tríkala, Larissa et Malandrino. Ce matin, le 26 mai, il y a eu le transfert du dernier compagnon vers la prison de Nauplie, après plus de deux semaines de détention au GADA.

La dispersion, vengeresse mais attendue, des compas dans des prisons à travers tout le territoire grec, dans une tentative de limiter leurs communications et de les anéantir psychologiquement, ne nous surprend pas : après tout, nous sommes conscient.es des mécanismes de l’État et de ses complices.

« Nous ne luttons pas pour la libération des prisonniers politiques par charité ou par humanisme… En luttant pour leur libération, nous revendiquons l’histoire occultée et l’expérience militante. Mais surtout, nous revendiquons le concept de la légitimité (politique) de la non-violence » (Collectif des prisonniers d’Action Directe)

[…]

PERSONNE NE RESTERA SEUL.E ENTRE LES MAINS DE L’ÉTAT
FORCE AUX COMPAS EMPRISONNÉ.ES

Assemblée ouverte en solidarité avec les compas arrêté.es lors de l’affaire du 11 mai

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Athènes (Grèce) : Les sentences du procès suite à l’affaire d’Ambelókipi https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/25/athenes-grece-les-sentences-du-proces-suite-a-laffaire-dambelokipi/ Sat, 25 Apr 2026 16:12:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62686 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / vendredi 24 avril 2026

De la douzième, et dernière, audience du procès suite à l’affaire d’Ambelókipi, 24 avril 2026

Dimitris P., Nikos Romanos et A.K. : innocents, pour manque de preuves, et tous libérés.

Pour les compagnonnes Dimitra Zarafeta et Marianna Manoura :

La compagnonne Dimitra a été reconnue coupable « pour sa prise de position au tribunal, pour ne pas avoir renoncé à ses idées et pour avoir développé ses pensées sans prendre en compte le fait que cela allait jouer contre elle ».

Pour Marianna, le tribunal n’a pas retenu les circonstances atténuantes.

Pour Dimitra, la majorité [du jury] a accepté le paragraphe concernant la bonne conduite seulement en ce qui concerne la période consécutive à l’acte, c’est-à-dire en prison.

Marianna M. et Dimitra Z. ont été reconnues coupables des chefs d’accusation suivants : organisation criminelle ; fabrication aggravée d’engins explosifs ; possession de matériaux explosifs, d’engins explosifs, de pistolets et de munitions ; fourniture et possession de matériaux explosifs ; explosion avec des matériaux explosifs ; dommages à la propriété d’autrui.

Les condamnations totales :
dix-neuf ans pour Marianna
huit ans pour Dimitra.

LE SEUL TERRORISTE EST L’ÉTAT
FEU AUX PRISONS
KYRIAKOS XIMITIRIS, PRÉSENT POUR TOUJOURS

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Athènes (Grèce) : Si on prend peur aujourd’hui, on prendra peur demain et pour toujours https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/25/athenes-grece-si-on-prend-peur-aujourdhui-on-prendra-peur-demain-et-pour-toujours/ Sat, 25 Apr 2026 16:05:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62669 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 7 avril 2026

Si on prend peur aujourd’hui, on prendra peur demain et pour toujours – Lettre de Dimitra au début du procès d’Ambelokipi

Il a finalement fallu 512 jours pour que les autorités compétentes décident qu’il était temps de juger notre affaire, l’affaire d’Ampelokipoi. À peine un souffle avant l’expiration du délai de 18 mois¹. Non pas parce que l’instruction était réellement interminable, ni parce que de nouveaux éléments apparaissaient sans cesse entre-temps. Dès le tout début, les faits étaient à peu près les mêmes. Le choix de fixer la date du procès à la dernière minute n’était toutefois ni fortuit ni procédural. Il s’agissait d’un choix purement politique, d’une manœuvre délibérée visant à faire passer la procédure en urgence et à obtenir, avec autant de rapidité, la décision souhaitée. Néanmoins, dans ce dernier texte que je rédige avant le procès, je ne m’attarderai pas en détail sur les pratiques et les manœuvres auxquelles recourent les autorités judiciaires à notre encontre. Celles-ci sont déjà connues de quiconque souhaite s’en informer. Mon objectif est de replacer les choses dans leur juste perspective, contre la version fabriquée de toutes pièces que la brigade antiterroriste a d’abord tenté d’imposer, puis l’instruction et les procureurs. C’est pourquoi je veux et je dois parler de ce qui s’est déjà passé et de ce qui va suivre.

Dans deux jours, je comparaîtrai devant ce tribunal, car il y a un an et demi, j’ai prêté les clés d’un appartement à mes ami⸱e⸱s et compagnon⸱nes, Kyriakos et Marianna, afin qu’iels puissent accueillir des connaissances.

Je me retrouverai devant ce tribunal, accusée de terrorisme, avec des chefs d’accusation d’appartenance et de participation à une organisation inconnue, à la structure inconnue, aux rôles inconnus, à la durée inconnue, ainsi que de fabrication, acquisition et détention de matières explosives et d’armes. Un acte d’accusation rédigé en une nuit, s’appuyant sur des éléments inconsistants, qui, deux mois avant le procès, a commencé à s’effondrer avec le retrait des accusations relatives à cette explosion et à ces dégradations.

Ou, pour être plus précis, les seuls « éléments » sur lesquels s’est appuyée l’antiterroriste pour monter ce dossier d’accusation étaient la criminalisation d’actes quotidiens, la criminalisation des convictions politiques et la criminalisation des relations amicales et entre compagnon⸱nes.

Rien de plus, rien de moins.

Ainsi, notre affaire n’a pas seulement un passé qui remonte déjà à un an et demi, mais aussi un avenir. Un avenir indissociable de la lutte.

C’est pourquoi, dans deux jours, je me présenterai devant ce tribunal pour mener mon propre combat, en défendant mon identité anarchiste, la lutte révolutionnaire radicale, mes relations avec mes ami⸱e⸱s et mes compagnon⸱nes, et surtout la mémoire de mon compagnon, Kyriakos Xymitiris.

Je me présenterai devant ce tribunal pour me battre jusqu’au bout pour ma liberté — une liberté que je ne leur céderai pas, pas même un jour de plus que les 512 qu’ils m’ont déjà enlevés. Et si l’on accorde une couverture institutionnelle à l’antiterroriste pour qu’elle puisse fabriquer des accusations de cette manière, alors la responsabilité de ma éventuelle condamnation pour une accusation que je nie incombera à la composition actuelle de la cour.

Cela concerne également toutes celles et tous ceux qui ressentent que derrière les barreaux, il n’y a pas seulement des prisonnier·e·s, mais aussi une partie d’elleux-mêmes ; celles et ceux qui restent présent⸱e⸱s sur tous les fronts de la lutte radicale. Car c’est aussi à elles et eux qu’il revient d’ériger un rempart, de ne pas laisser l’injustice devenir loi.

Malgré tout, dans deux jours, je me retrouverai devant ce tribunal, qui revêt une importance bien plus grande que celle des accusations et des qualifications juridiques. Car au cœur de cette procédure, il y a aussi une perte. Il y a la mémoire de notre ami et compagnon, Kyriakos Xymitiris, une mémoire qui ne tient dans aucun dossier judiciaire. C’est précisément pour cette raison que ce tribunal a une importance qui dépasse les limites d’un procès ordinaire. C’est pourquoi les enjeux de cette procédure sont plus importants qu’il n’y paraît. Car dans ces salles, je ne défendrai pas seulement ma propre personne, mais Kyriakos lui-même. Je parlerai de mon ami et compagnon selon mes propres termes, non pas avec le langage du pouvoir, ni à travers les filtres du dossier judiciaire, mais à travers la vie qu’il a menée, les combats qu’il a livrés et ce qu’il a choisi de défendre tout au long de sa vie, en y consacrant toute son existence. Son absence est en même temps une présence profonde et intense ; car il existe des gens comme Kyriakos qui, même lorsqu’ils ne sont plus là, continuent d’éclairer le chemin et de montrer, par leur vie même, pourquoi vaut la peine de se tenir debout.

Ainsi, mon ami et compagnon Kyriakos Xymitiris sera là, dans cette boule dans ma gorge, dans la force que je trouve pour ne pas céder, dans le besoin de garder vivants tout ce que nous avons partagé et tout ce qu’il a défendu. Il sera avec moi, à mes côtés, comme une main sur mon épaule, comme un souffle qui me rappelle que rien n’est fini et que la lutte continue.

KYRIAKOS XYMITIRIS PRÉSENT

HONNEUR POUR TOUJOURS À LA COMPAGNONNE ANARCHISTE SARA ARDIZZONE ET AU COMPAGNON ANARCHISTE ALESSANDRO MERCOGLIANO

Dimitra Zarafeta
Prison pour femmes, Korydallos, 30 mars 2026

 

¹NDLT : La loi grecque prévoit 18 mois de détention provisoire pour des accusé⸱e⸱s d’actes criminels

 

Publiée le 30 mars 2026 sur Athens Indymedia.

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Athènes (Grèce) : Je défends, je ne m’excuse pas https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/25/athenes-grece-je-defends-je-ne-mexcuse-pas/ Sat, 25 Apr 2026 16:02:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62673 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 7 avril 2026

Je défends, je ne m’excuse pas – Lettre de Marianna au début du procès d’Ambelokipi

Alors que des scandales gouvernementaux de toutes sortes sont révélés et que l’État grec participe à la guerre que les États-Unis et Israël mènent contre l’Iran, l’appareil répressif a décidé de se concentrer sur « l’ennemi intérieur ». Trois semaines avant la première audience, nous avons été informé⸱e⸱s de la date de début de notre procès. Le 1er avril, soit un mois avant l’expiration de la période de 18 mois¹, la procédure s’ouvre. Une procédure fondée sur des accusations manifestement exagérées, alors qu’il est évident que quatre des cinq accusé⸱e⸱s n’ont aucun lien avec les événements du 31 octobre et n’en avaient même pas connaissance. Mais l’enjeu principal du procès n’est pas uniquement de mettre en évidence les tactiques, par ailleurs maintes fois utilisées, de l’antiterroriste, mais aussi de défendre la mémoire du révolutionnaire Kyriakos Xymitiris et les moyens de résistance armée qu’il a décidé d’adopter contre ce système cannibale.

Dès le début, les autorités judiciaires, sous la houlette de l’antiterroriste, ont considéré cette affaire comme l’occasion idéale de lancer une nouvelle vague de poursuites et d’emprisonnements. L’incapacité manifeste de l’antiterroriste à établir un acte d’accusation ne serait-ce minimement crédible nous a toustes maintenues en otage, les demandes de levée de la détention provisoire ayant été rejetées à toutes les audiences intermédiaires (à six et douze mois) avec des justifications spécieuses. L’affaire est ainsi restée ouverte, en l’absence de tout nouvel élément justifiant cette situation, les motifs de rejet des audiences se contredisant par moments, dans une tentative de trouver un nouveau récit afin d’épuiser la durée maximale de la détention provisoire pour tous⸱tes les accusé⸱e⸱s, tentant ainsi d’atteindre deux objectifs : d’une part, la consolidation de la vengeance de l’État et, d’autre part, le maintien du récit d’une organisation terroriste. Une organisation sans nom, sans histoire, sans action, sans existence même, dont l’invention sert d’une part à des fins spectaculaires et médiatiques, mais aussi à une grave aggravation de l’acte d’accusation qui risque d’entraîner des peines extrêmement lourdes.

Le résultat de ce retard délibéré de 17 mois dans le clôture du dossier a été de retarder la publication de l’accusation finale, ce qui fait que le procès approche désormais de la date limite légale de détention pour toutes les personnes emprisonnées. Ce qui, en soi, entraîne une précipitation dans la fixation et le déroulement du procès, la citation à comparaître étant publiée le 9 mars, soit à peine trois semaines avant son ouverture le 1er avril, ce qui réduit considérablement notre temps de préparation. Je suis donc appelée, le 1er avril, à comparaître devant le tribunal, accusée de formation et d’appartenance à une organisation terroriste, de fabrication d’engins explosifs et de détention de matières explosives, d’engins explosifs, d’armes à feu et de munitions, de destruction par explosif avec intention criminelle, dégradation aggravée et détention illégale d’armes, dans un procès qui a montré dès le début des signes de précipitation et de bâclage. Mais la situation qui se dessine ne me surprend pas. Je connais très bien le rôle de la justice civile au sein de ce système d’exploitation qui, tout en feignant de jouer son rôle dans un « État de droit », s’intéresse en réalité essentiellement à l’application des diktats de l’antiterroriste et des dirigeants politiques. Malgré tout, j’affirme catégoriquement que je ne suis pas disposée à permettre qu’une quelconque précipitation dans le déroulement du procès joue à nouveau en défaveur de moi-même, de mes coaccusé⸱e⸱s et de mon compagnon Kyriakos.

Et si l’antiterroriste a encore une fois mis 17 mois pour revenir à la case départ, sans aucun nouvel élément mais en persistant à ma poursuite/mise dans le même sac que quatre autres personnes qui n’ont absolument aucun lien, aucune implication et aucune connaissance de l’affaire, le procès en question présente toutefois une caractéristique nouvelle : l’absence totale de tous les flics de l’antiterroriste parmi les témoins à charge. En d’autres termes, le pouvoir accusateur, sous les ordres duquel les enquêtes ont été menées, les mandats d’arrêt délivrés et les accusations portées, estime qu’il n’y a aucune raison de se présenter à l’audience. L’antiterroriste ne se présente donc pas dans une affaire qu’il poursuit elle-même. Je ne suis pas en mesure de connaître les raisons exactes pour lesquelles il en est ainsi. Il est toutefois vrai qu’avec les nouvelles modifications de 2024 (loi Floridis), il est désormais possible de ne pas convoquer les policiers qui ont rédigé l’acte d’accusation et dirigé l’instruction au procès, dans une tentative évidente de se mettre à l’abri des contradictions inévitables qui en découleraient. Mais dans cette affaire en particulier, avec un acte d’accusation aussi lacunaire et un dossier rempli de contradictions et de manquements évidents, l’absence d’agents de l’antiterroriste sur la liste des témoins vise à les protéger dans la salle d’audience face à la déconstruction attendue de leurs affabulations.

Que l’antiterroriste se présente ou non, elle devra en assumer la responsabilité. La responsabilité de la manière ignoble dont ils ont traité la famille de mon compagnon, Kyriakos Xymitiris, dans les premières heures qui ont suivi l’explosion, qui dépasse de loin les limites morales que ces hommes sans scrupules, qui prônent la démocratie et la légalité, prétendent invoquer et protéger. Mais aussi la responsabilité de l’ordre de prélèvement d’un échantillon d’ADN alors que j’étais encore inconsciente à l’hôpital Evangelismos. Des responsabilités pour le fait qu’une fois de plus, comme tant d’autres fois au cours de ses années d’action, l’antiterroriste constitue le fer de lance de la répression par la surveillance, les poursuites et l’emprisonnement d’innombrables militant·e·s.

En revanche, moi je serai présente. Je serai là pour assumer les responsabilités qui m’incombent, pour défendre le choix politique d’être là où j’étais le 31 octobre. Je serai là pour me tenir face à un mécanisme qui prouve chaque jour sa partialité et qui, depuis des décennies déjà, déchaîne toute sa vengeance contre les militant·e·s. Malgré toutes les conséquences possibles, je défendrai fièrement les choix de mon compagnon, la nécessité de lutter par tous les moyens, la gravité de ce choix et l’empreinte qu’il laisse. Et je serai là, car l’espace politique auquel j’appartiens depuis les 15 dernières années de ma vie est animé par d’autres valeurs et principes que ceux que promeut le système. Il ne rejette pas la responsabilité sur les autres comme le fait quotidiennement le gouvernement, il ne défend pas le copinage et l’intérêt individuel comme le promeut le système, et il ne choisit pas le chemin facile de l’égoïsme comme le font ses représentants.

Je ne me présenterai pas au procès pour baisser la tête, ni pour renier mes idées et mes responsabilités. Mais je ne leur accorderai pas un seul jour de liberté de plus pour des actes que non seulement je n’ai pas commis, mais pour lesquels il n’existe aucune preuve à l’appui. L’enjeu du procès est d’ailleurs avant tout la préservation de la mémoire révolutionnaire de notre compagnon. La présentation de tous ces éléments qui font de lui un compagnon et une personne si indispensable et unique. Pour moi, tel est l’enjeu de ce procès : la préservation de l’image de notre compagnon Kyriakos tel que nous l’avons connu, appris à le connaître et vécu. En tant que personne profondément révolutionnaire qui, au-delà de son engagement et de sa présence sur le terrain, a décidé d’intensifier son mode d’action malgré les conditions défavorables qui prévalent. C’est pour moi le legs que j’espère voir naître d’un tel procès. Celui du dévouement et de la foi dans la vision révolutionnaire, même face au plus grand des défis. De la solidarité et de la défense des principes qui nous poussent sans relâche et de manière concrète à lutter contre ceux qui oppriment nos vies, aux côtés de tou·te·s celles et ceux qui se battent par tous les moyens. De la dignité et de la fierté qui reviennent à notre espace politique, des rangs duquel jaillissent des militant·e·s comme Kyriakos. Des personnes qui ne capitulent pas, qui ne font pas de compromis, dont le regard étincelant suffit à éclairer même le plus difficile des chemins.

Mais Kyriakos sera là lui aussi. C’est là que battra son cœur. À mes côtés et aux côtés de tou·te·s les accusé·e·s. Aux côtés de ses compagnon⸱nes. Il sera là parce qu’il sait que la lutte pour la mémoire est une affaire collective et qu’elle n’est pas seulement nécessaire, mais indispensable. Indispensable pour qu’un mouvement existe et ait un avenir. Car ce sont les histoires de celles et ceux qui sont tombé·e·s qui ont inspiré d’autres à se lever. Et même si le poids de nos pertes nous met à genoux, il suffit de jeter un coup d’œil à ce regard étincelant pour que la fatigue s’allège et que la peur s’estompe. Et si, un jour, nous sommes découragé·e·s, il suffit d’un regard sur son sourire sincère pour nous rappeler que tout n’est pas fini.

Avec Kyriakos à nos côtés, c’est à nous, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur des murs, de renverser le cours du procès, tant avant qu’au cours de celui-ci. De mettre un frein à l’injustice devenue loi, à la partialité devenue habitude. Nous devons considérer la justice comme un champ de bataille et le procès comme affrontement politique. Puisque le terrain est déjà miné, c’est un combat inégal, dans lequel il n’y a toutefois pas de compromis possible. Soit on abandonne, soit on se bat jusqu’au bout. Et ce que je peux affirmer avec certitude, c’est que moi-même, et certainement Kyriakos, choisirions la deuxième option. Notre cause est juste, nous vaincrons.

KYRIAKOS XYMITIRIS PRÉSENT

HONNEUR À LA COMPAGNONNE ANARCHISTE SARA ARDIZZONE ET AU COMPAGNON ANARCHISTE ALESSANDRO MERCOGLIANO

ÉTAT ET CAPITAL LES SEULS TERRORISTES

Marianna Manoura
Prison pour femmes, Korydallos, 28 mars 2026

 

¹NDLT : La loi grecque prévoit 18 mois de détention provisoire pour des accusé⸱e⸱s d’actes criminels

 

Publiée le 28 mars 2026 sur Athens Indymedia.

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Athènes (Grèce) : Revendication de l’attaque incendiaire contre une camionnette de l’entreprise Violanta https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/14/athenes-grece-revendication-de-lattaque-incendiaire-contre-une-camionnette-de-lentreprise-violanta/ Tue, 14 Apr 2026 16:26:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62597 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / vendredi 10 avril 2026

Extrait de la revendication de l’attaque incendiaire contre une camionnette de l’entreprise Violanta, de la part de la Cellule anarchiste « Fantaisie, optimisme, risque »

Aux premières heures du 31 mars, nous avons placé un engin incendiaire sous une camionnette de l’entreprise Violanta, rue Baknana à Néos Kósmos, comme réponse minimale au meurtre de cinq ouvrières dans l’usine Violanta.

La mort de cinq ouvrières et les blessures subies par sept autres, à la suite de la puissante explosion qui a eu lieu à l’usine Violanta, à Trikala, le 26 janvier [à la suite d’une fuite de gaz ; NdAtt.] s’ajoutent à l’énorme mosaïque des meurtres patronaux, de la part de l’État et du capital. Agapi Bounova, Vasiliki Skampardoni, Elena Katsarou, Stavroula Boukouvala et Anastasia Nasiou ont été assassinées. Leurs noms doivent rester vivants dans la mémoire de tout le monde, en tant que membres assassinées de notre classe.

Avec cette action, nous cherchons de rendre, dans une certaine mesure, la violence des autorités à laquelle nous sommes quotidiennement confronté.es, en mettant en avant le projet de contre-violence comme un moyen nécessaire pour rompre avec la situation existante, mais aussi comme un signe minimal de solidarité avec les compas anarchistes emprisonné.es qui sont poursuivi.es dans l’affaire d’Ampelókipi.

Il est essentiel de défendre la mémoire révolutionnaire des compagnons anarchistes Alessandro Mercogliano et Sara Ardizzone, qui ont perdu leurs vies après l’explosion d’un engin explosif improvisé, en Italie, du guérillero anarchiste armé Kyriakos Xymitiris, qui a lui aussi perdu sa vie, de manière similaire, et de ce pour quoi ils se sont battus jusqu’au bout. Gardons en vie les projets révolutionnaires des compas, car seulement ainsi nous garderons leur mémoire vivante. Leur regard plein d’étincelles nous tient la main, ici et maintenant, dans chaque instant d’action directe.

Sara, Sandro, toujours vivants, nous serons ensemble dans les rues du feu.

Kyriakos Xymitiris, l’un de nous, toujours un compagnon dans les rues du feu.

Nous n’oublions pas la mémoire de Sniziana Paraskevaidou, qui est tombée au combat pendant une attaque contre une cible capitaliste (la Banque nationale), à Thessalonique.

Liberté pour les compas emprisonné.es dans le cadre de l’affaire d’Ampelókipi.

Cellule anarchiste « Fantaisie, optimisme, risque »

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Grèce (et partout) : Appel pour une semaine de solidarité avec les compas emprisonné.es pour l’affaire d’Ambelókipi https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/19/grece-et-partout-appel-pour-une-semaine-de-solidarite-avec-les-compas-emprisonne-es-pour-laffaire-dambelokipi/ Thu, 19 Mar 2026 18:14:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62380 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 16 mars 2026

Nous lançons un appel pour une semaine internationale d’actions solidaires (du 24 au 31 mars) avec les compas emprisonné.es pour l’affaire d’Ambelókipi et en mémoire du combattant anarchiste armé Kyriakos Xymitiris

En ces jours, avant le début du procès, le 1er avril, devant la Cour d’appel d’Athènes, nous appelons les compas du monde entier à participer, afin de lutter collectivement pour la libération de nos compas Marianna Manoura, Dimitra Zarafeta, Dimitris, Nikos Romanos et A.K., ainsi que pour défendre la mémoire de notre compagnon Kyriakos Xymitiris.

Notre soutien et notre solidarité ne sont pas négociables et, dans la bataille à laquelle elles/ils font face, cette fois-ci au tribunal, nous serons à leurs côtés.

Manifestation de solidarité, le vendredi 27 mars, 19h00, place Syntagma (Athènes, Grèce).

Manifestation de solidarité (pour le début du procès), le mercredi 1er avril, 8h30, Cour d’appel d’Athènes.

LIBERTÉ POUR LES COMPAS MARIANNA MANOURA, DIMITRA ZARAFETA, DIMITRIS, NIKOS ROMANOS ET A.K.

KYRIAKOS XIMITIRIS, TOUJOURS PRÉSENT

LES ÉTATS SONT LES SEULS TERRORISTES

Assemblée en solidarité avec les combattant.es prisonnier.es, en fuite ou persécuté.es
synelallil@riseup.net

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Athènes (Grèce) : Revendication des attaques incendiaires contre des maisons de flics https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/16/athenes-grece-revendication-des-attaques-incendiaires-contre-des-maisons-de-flics/ Mon, 16 Mar 2026 17:26:17 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62367 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / dimanche 15 mars 2026

Nous revendiquons les attaques incendiaires contre des maisons de flics de l’unité MAT [la police anti-émeute ; Note de Dark Nights], au 12 rue Athanaton, dans le quartier de Sepolia, où réside Andreas Poligenis, le 9 février, et au 4-6 de la rue Teas, à Kaisariani [ville de la banlieue d’Athènes ; Note d’Attaque], le 24 février, ainsi que contre la maison d’un flic de l’unité OPKE [Unité de prévention et de répression du crime ; NdDN], au 18 de la rue Deligianni, à Exarcheia, le 7 mars. Nous dédions ces actions à la mémoire de notre compagnon anarchiste, et membre de Lutte Révolutionnaire, Lambros Fountas, qui est tombé au combat lors d’un affrontement armé, à Dáfni, le 10 mars 2010. Lambros était un combattant exemplaire, qui a fait avancer la lutte multiforme, avec la révolution sociale comme objectif. Il participait à tous les aspects de l’action anarchiste, des assemblées, des marches et des affrontements avec les forces de la répression jusqu’à la lutte armée révolutionnaire.

Les raisons pour lesquelles nous avons mené les attaques ci-dessus sont évidentes : nous ripostons à ceux qui piétinent nos rêves. À ceux qui violent des gens dans les postes de police, à ceux qui tabassent sans pitié les migrant.es, à ceux qui protègent des escrocs comme l’« illustre » ministre de la Santé, Adonis Georgiadis, qui a démantelé le système national de santé, à ceux qui écrasent les grèves et les manifestations, comme celle du 31 octobre en l’honneur de l’anarchiste, et guérillero armé, Kyriakos Xymitiris. Il ne doit y avoir aucune trêve avec ceux qui répriment nos vies.

Nous parlons la langue de la libération sociale et de classe, la langue de la résistance politique, en opposition à la langue du terrorisme d’État, de la discipline, de l’exploitation impitoyable, de la décadence morale et de l’impasse de l’individualisme capitaliste. Nous défendons l’action directe et le fait de prendre pour cible ceux qui nous gouvernent et contribuent sans vergogne à façonner cette réalité déchirée par la guerre ; les médias de masse qui fabriquent des consciences atomisées, plongées dans l’aliénation, la justice bourgeoise, qui sert aveuglément les intérêts de l’élite économique et politique, les bagnes du salariat, qui empestent la mort, et même ces racailles de la police grecque, avec leur arrogance autoritaire sans limites.

Dans l’époque actuelle, de fragmentation au sein des mouvements sociaux, d’affaiblissement du mouvement anarchiste et d’apathie et de défaitisme généralisés, nous devons préserver intacts nos principes politiques, faire de la confrontation directe avec l’ennemi notre priorité absolue, jusqu’à ce que la peur change de camp, et faire connaître aux autres notre vision d’un monde d’égalité, de solidarité, de liberté et d’altruisme.

KYRIAKOS XYMITIRIS, LAMBROS FOUNTAS : TOUJOURS PRÉSENTS SUR LES CHEMINS DU FEU

HONNEUR ET MÉMOIRE POUR SNIZANA PARASKEVAIDOU, TOMBÉE SUR LE CHAMP DE BATAILLE

FORCE AUX PRISONNIER.ES DE LA GUERRE SOCIALE ET DES CLASSES, DE L’IRAN À LA GRÈCE ET DE LA TURQUIE AU CHILI

SOLIDARITÉ INÉBRANLABLE AVEC NOS COMPAS EMPRISONNÉ.ES QUI SONT POURSUIVI.ES DANS L’AFFAIRE D’AMBELÓKIPI ET SERONT JUGÉ.ES À PARTIR DU 1er AVRIL

Cellule anarchiste « Lambros Fountas »

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Athènes (Grèce) : Revendication d’attaques coordonnées à Ano Patissia https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/02/athenes-grece-revendication-dattaques-coordonnees-a-ano-patissia/ Mon, 02 Mar 2026 17:17:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62180 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / lundi 16 février 2026

Le train-train quotidien fait de conditions de travail moyenâgeuses, de l’humiliation de classe et de l’extermination du prolétariat, de l’impunité et du terrorisme des employeurs, de mesures d’austérité qui étranglent la base de la société, de la torture dans ces enfers qui sont les postes de police, de centaines de meurtres aux frontières de la Forteresse Europe, de la misère dans les centres de rétention, de la surveillance panoptique permanente et de la cartographie de chaque mouvement, de la mise à jour des techniques de répression et de l’arsenal juridique de l’État exigent l’intensification de la résistance sociale, la rupture de l’omnipotence de l’État par la propagation d’actions agressives polymorphes de violence sociale, dirigées contre ce système insatiable qui anéantit la vie humaine et nous traite comme des objets jetables, des numéros.

Encore plus quand cette routine quotidienne est tachée du sang de personnes de notre classe, avec des meurtres capitalistes d’État commis au nom du profit et de l’avidité, comme cela a récemment été le cas avec le massacre d’ouvrières dans l’entreprise « Violanta » à Trikala, où cinq ouvrières ont été ensevelies sous des tonnes de décombres, après une explosion causée par une fuite de propane, ainsi qu’avec le meurtre de quinze migrant.es par la police portuaire, au large de l’île de Chios, pendant qu’ils le repoussaient de manière violente.

Ainsi, le guérillero urbain anarchiste Kyriakos Xymitiris, qui a été tué prématurément, en manipulant des explosifs, dans un appartement de la rue Arkadias, à Ambelókipi, le 31 octobre 2024, avait choisi de s’armer pour combattre « ce monde pourri qui se nourrit de sa propre chair », avait choisi de s’accrocher au fil de l’histoire révolutionnaire et de se consacrer entièrement à la lutte révolutionnaire, contre le laisser-aller et le compromis, avec une forte détermination, avec humilité et optimisme.

À notre tour, dans la soirée du dimanche 1er février, nous avons effectué une descente sur des cibles de la rue Patission, à Ano Patissia [un quartier d’Athènes, NdAtt.], en frappant et en endommageant les vitrines et les distributeurs automatiques de billets de trois banques (Eurobank, Alpha Bank et Optima Bank), ainsi que la vitrine de la Nova Bank. Nous dédions cette action à notre compagnon Kyriakos Xymitiris et à nos compas mis.es en cause dans l’affaire d’Ambelókipi, qui sont emprisonné.es depuis quinze mois. Nous appelons à la diffusion et à la multiplication des actions agressives, en vue du procès à venir pour cette affaire.

 

PS : Solidarité et force aux compas de Thessalonique, qui ont récemment été la cible d’une répression étatique et d’une arbitraire policière accrues, le dernier exemple étant le nombre sans précédent d’arrestations (plus de 300) lors d’un concert à l’université Aristote de Thessalonique, à la suite d’attaques contre les forces de police qui ont eu lieu à l’extérieur de la salle.

LIBERTÉ POUR LES COMPAS DE L’AFFAIRE D’AMBELÓKIPI
KYRIAKOS XYMITIRIS TOUJOURS PRÉSENT

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Athènes (Grèce) : Communiqué sur la manif de soutien du 31 octobre 2025 https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/07/athenes-grece-communique-sur-la-manif-de-soutien-du-31-octobre-2025/ Wed, 07 Jan 2026 17:21:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61803 Continuer la lecture ]]> IAATA / mardi 6 janvier 2026

Suivi de l’affaire Ampelokipi, communiqué sur la manif de soutien du 31 octobre 2025

Le texte ci-dessous est une traduction libre ; issu du communiqué du 20-11-2025 de l’assemblée en solidarité avec les combattants prisonnier.es en fuite ou persecute.es à Athènes, en Grèce. Il s’agit d’un compte rendu des 3 jours de commémoration pour Kyriakos Xymitiriset en solidarité avec les camarades emprisonnées pour l’affaire dite d’ampelokipoi.. […]

Le 31 octobre de l’année dernière a été marqué par un évènement très lourd et définitif pour nous, mais aussi pour tous les militants et militantes du mouvement révolutionnaire. Notre camarade et membre de l’assemblée, Kyriakos Xymitiris, a rendu son dernier souffle il y a un an, après avoir lutté jusqu’au bout pour un monde libéré de l’oppression et du pouvoir. Parallèlement, notre camarade Marianna Manoura, qui était également membre de notre assemblée, a été arrêtée et emprisonnée, tandis que quelques jours plus tard, notre camarade Dimitra Zarafeta, notre camarade Dimitris Nikos Romanos et A.K. dans le cadre de l’affaire désormais connue sous le nom d’« affaire d’Ampelokipoi » [ou Ambelókipi, en français ; NdAtt.].

Un an plus tard, à un moment critique tant pour l’affaire, puisque nos camarades venaient de passer 12 mois derrière les barreaux de la démocratie, en détention provisoire, sans qu’aucune demande de libération n’ait été acceptée, que pour la réalité du mouvement dans son ensemble, car des dizaines de militants et militantes font face à des persécutions constantes et que la répression s’intensifie, a été organisé à l’initiative de l’assemblée « de solidarité avec les combattants prisonnier.es, en fuite ou persecute.es » trois jours de commémoration et de lutte en mémoire de notre camarade Kyriakos Xymitiris et pour l’affaire d’Ampelokipoi.
L’objectif était de faire d’octobre un mois de mémoire et d’action révolutionnaires en prenant position aux côtés de notre camarade qui a perdu sa vie en luttant pour le renversement du système capitaliste et de l’injustice qu’il reproduit. Dans le même temps, nous avons tenté de renforcer la procédure d’appel de nos camarades Marianna et Dimitra afin de garder vivant le souvenir de Kyriakos et de défendre ses choix, de créer de nouveaux champs de lutte en renforçant ceux qui existent déjà.

Le vendredi 31 octobre, une marche nationale de mémoire et de lutte a été organisée en hommage au camarade anarchiste Kyriakos Xymitiris et à l’affaire des Ampelokipoi, avec la participation de près de 1 000 camarades, la famille de Kyriakos et le soutien de dizaines de groupes anarchistes. Le point de rassemblement était Propylées (ensemble des bâtiments historiques administratives, parmi eux le rectorat de l’université d’Athènes, ndt), le bloc organisé et gardé s’est tenu derrière la banderole « Kyriakos Xymitiris présent dans les luttes pour la révolution sociale – Liberté pour les camarades emprisonnés » et a défilé dans les rues centrales d’Athènes, les remplissant de tracts et de slogans sur l’affaire. Les forces de répression, bien qu’elles se soient déployées dès le début autour du cortège avec des dizaines de sections de MAT (CRS grecs ndt), ont adopté une attitude attentiste jusqu’à Syntagma (place emblématique d’Athènes et de la lutte où setrouve le parlement, ndt), où elles ont commencé les premiers affrontements avec les camarades, sans toutefois créer de tension supplémentaire. Au retour du cortège, alors qu’il avait été décidé de se rendre au monument de Messolonghi, nous avons observé quelque chose d’inhabituel dans les choix de la police grecque. Lorsque nous sommes entrés dans le quartier d’Exarchia (quartier longtemps occupé et symbole du mouvement social de 2008 et de ses suites, aujourd’hui de plus en plus gentrifié) et que nous avons tourné vers la rue Benaki, les CRS se sont approchés à quelques centimètres de nous, ont mis leurs masques et ont commencé à menacer les gens.
En quelques secondes, sans aucune tension de notre part, les flics ont attaqué avec acharnement, dans le but de blesser, de terroriser et d’arrêter (dans une moindre mesure) autant de camarades que possible.
Leur attaque violente, à coups de matraques, de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, s’est déroulée de tous côtés, ce qui a eu pour conséquence que la majeure partie du cortège s’est retrouvée coincée dans la rue Benaki et a tenté d’atteindre la rue Akademias (rues proches de la place d’exarchia), où d’autres escadrons ont de nouveau attaqué. Les « gardes » (sorte de « service d’ordre », personnes spécialement équipées pour la défense du cortège) a tenté de se défendre pendant un moment afin de donner le temps aux autres camarades de se diriger vers Exarchia. Les violences policières se sont poursuivies pendant plusieurs heures dans le quartier d’Exarchia, avec des attaques contre les passants, les habitants et les camarades sur la zone piétonne de la rue Mesolongiou (rue ou l’adolescent de 15 ans Alexandros Grigoropoulos avait été assassiné par la police en 2008, et qui avait mis le feu aux poudres et avait donné lieu à des semaines d’émeute) dans les rues environnantes. Des dizaines de manifestants ont été frappés, plusieurs d’entre eux se sont retrouvés à l’hôpital avec des blessures à la tête et des contusions, et des dizaines d’arrestations ont eu lieu. La doctrine de la « tolérance zéro » s’est poursuivie à l’extérieur du Poste de police, où des camarades qui s’étaient approchés du rassemblement de solidarité ont été arrêtés. Cinq des arrestations initiales ont été transformées en détentions, les accusations de type délictuel comprenant la perturbation de l’ordre public, des violences sur PDAP, des ports d’armes, tentative de coups et blessures et, dans certains cas, dommages matériels et coups et blessures. Les camarades ont été détenus pendant trois jours au siège de la police, puis relâchés avec une date d’audience fixée à mars 2026.
Il est à noter que certains des compagnons qui ont dû être hospitalisés pour soigner leurs blessures ont retrouvé quelques jours plus tard leurs noms dans des dossiers constitués par la Sécurité d’État. Plus précisément, ceux qui ont dû être transportés en ambulance du lieu de l’affrontement à l’hôpital ont vu l’administration de l’EKAV (service national d’ambulances) coopérer avec la Sécurité en communiquant leurs noms, tandis que, la même nuit, des agents de sécurité parcouraient les couloirs des hôpitaux de garde à la recherche de camarades blessés.

Le climat de tension créé par les flics, ainsi que le lieu et l’intensité de leur attaque, ne nous surprennent pas. Il est évident que leur décision d’attaquer dans le quartier d’Exarchia avait un objectif politique clair : « nettoyer » préventivement la zone, envoyant ainsi un message contre la radicalisation du quartier et toute forme de révolte. L’énorme dynamique qui semblait animer le mouvement de solidarité pendant les deux premiers jours de ces trois jours de commémoration et de lutte a inquiété l’État, qui a donc choisi de l’attaquer en tentant de le terroriser. Les flics et leurs supérieurs politiques sont incapables de comprendre que leur seule réussite dans cette entreprise a été de rallier l’ensemble du mouvement de solidarité, de le convaincre de poursuivre la lutte et de le rendre plus déterminé que jamais. Une lutte pour laquelle notre camarade a donné sa vie et pour laquelle d’autres se trouvent derrière les barreaux. Une cause qui, contre la répression extrême de l’État, l’oppression de nos vies par le système capitaliste et la frustration de la privatisation, reste vivante.

Le dernier jour du triptyque, une cérémonie politique a été organisée en mémoire de notre camarade Kyriakos Xymitiris au cimetière d’Amarousion. De nombreux amis, camarades et compagnes ainsi que sa famille ont assisté à la cérémonie.
Au cours de la cérémonie, des slogans en hommage au camarade Kyriakos ont été scandés et des textes rédigés par des collectifs, amis, parents de Kyriakos ont été lus, et les compagnes emprisonnées Marianna Manoura et Dimitra Zarafeta ont lu des textes à la mémoire de Kyriakos par téléphone.
Un rassemblement a ensuite eu lieu à la prison pour femmes de Korydallos en présence de dizaines de camarades, des slogans ont été scandés et nous avons écouté les camarades emprisonnées.
À la fin du rassemblement, les gens se sont spontanément rendus sur la promenade historique de Messolonghi, où se trouve la plaque commémorative dédiée à leur camarade Kyriakos, pour scander des slogans et partager des anecdotes à son sujet.
Le 2 novembre, nous nous sommes tous retrouvés pour partager notre douleur, notre colère, nos larmes et promettre que nous n’oublierons pas notre camarade, que son combat sera poursuivi par nous et par les prochains militants et militantes, que tous ceux et celles qui ont perdu la vie dans la lutte nous accompagneront pour toujours dans nos pas.

(le texte original : https://athens.indymedia.org/post/1638511/ )

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Athènes (Grèce) : Une gauche qui porte l’État dans son cœur https://attaque.noblogs.org/post/2025/12/03/athenes-grece-une-gauche-qui-porte-letat-dans-son-coeur/ Wed, 03 Dec 2025 17:37:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61527 Continuer la lecture ]]> Freedom [traduction reçue par mail] / mardi 18 novembre 2025

Une attaque maoïste sur des anarchistes à Athènes a démontré une culture politique formée par des habitudes patriarcales de commandement.

Des milliers de personnes ont prit la rue à travers la Grèce le 17 novembre, en mémoire de cell.eux tué.es pendant le soulèvement de 1973 à Polytechnique, quand des étudiant.es ont été abattu.es alors qu’iels se levaient contre la dictature des colonels. A Athènes, plus de 6000 flics anti-émeutes étaient déployés contre la manifestation et le rassemblement à l’extérieur de l’ambassade des États-Unis, avec des véhicules blindés fermant la marche afin de décourager une participation nombreuse.

Plus tôt, au matin du 15 novembre, autour de 150 membres du groupe maoïste ARAS sont descendus sur le campus de Polytechnique à Exarcheia pendant les préparations pour les commémorations annuelles de la révolte de 1973. Ils ont entouré un petit groupe d’étudiant.es anarchistes et anti-autoritaires, on lancé une attaque coordonnée et répétée, et ont en laissé plus d’une douzaine hospitalisé.es avec des commotions cérébrales, des os brisés, et des blessures graves à la tête – incluant des personnes inconscientes tabassé.es. Les attaquants ont opéré derrière un cordon humain serré, les portails du campus étaient verrouillés, et des centaines d’autres organisations de gauche présentes étaient incapables d’intervenir. L’événement a été condamné publiquement par la majorité des organisations gauchistes et anarchistes de Grèce.

Loin d’être juste une autre escarmouche entre gauchistes, l’attaque était un essai stratégique de prendre du territoire. Qui tient l’espace physique de Polytechnique ne gère pas juste un campus ; ielles prétendent aux narratifs de son histoire, et avec ça, au futur horizon de la lutte sociale. ARAS a passé des années à imposer sa domination dans des sections du mouvement étudiant de l’université, reproduisant une posture autoritaire similaire à la position hégémonique du Parti communiste grec (KKE) dans le champ socio-politique plus large : l’insistance sur le contrôle organisationnel, le poliçage des dissidents, et la vieille rengaine – adoptée par le KKE et les libéraux – que les émeutier.es sont des “briseur.euses d’unité” ou des flics infiltrés.

L’attaque appartient à un plus long cycle de désillusions, répression et déclin politique. Une génération a mûri après la révolte des jeunes de 2008 – un moment qui a terrifié la classe politique – seulement pour voir le déroulement de la longue désillusion des années SYRIZA : la disparition de l’espoir, l’énergie du mouvement trahie, et “la gauche gouvernementale” se réduisant à de la gestion technocratique. Ce qui a suivi a été le retour triomphant de la droite, armée avec un TINA violemment appliqué [NdT : “there is no alternative”, phrase initialement prononcée par Margaret Tatcher au Royaume Uni imposant le néolibéralisme] et une posture contre-insurrectionelle visant précisément les mouvements qui ont secoué le pays en 2008 et durant les années des mémorandums. Au cours des dernières années, les autorités policières ont de plus en plus attaqué les squats politiques – incluant l’intérieur des campus universitaires, avec la coopération de l’administration académique.

Dans ce climat, les schémas patriarcaux et autoritaires se sont renforcés pas seulement depuis le haut mais aussi à l’intérieur du champ politique, avec les ruines de la gauche agissant comme des tampons et comme contre-insurrection interne, absorbant la colère et bloquant l’émergence d’alternatives sincèrement autonomes et sociales. L’attaque d’ARAS était une reconstitution de cette plus large tendance : l’internalisation de la logique étatique par une formation de gauche désespérément en quête de reconnaissance et de pouvoir. Essayer de sécuriser sa crédibilité et sa survie organisationnelle dans un panorama modifié par l’asphyxie lente de mouvements a culminé dans une rupture grotesque avec l’esprit de Polytechnique – un spectacle autoritaire qui a mimé les mêmes forces que cet anniversaire est supposé défier. Les mouvements ont beaucoup à craindre quand des acteurs légitiment ces formations au nom de “l’unité” ce qui les aide à obtenir plus de légitimité.

Mais encore, la brutalité de l’attaque a révélé plus qu’une embuscade sectaire et autoritaire ; elle a démontré une culture politique formée par des habitudes patriarcales de commandement – qui suppurent à travers des parties de la gauche grecque (et du plus large spectre politique) – et maintenant encouragée sous un gouvernement qui fétichise la discipline, la punition et l’obéissance.

Depuis des décennies, Polytechnique a été maintenue ouverte par celle.ux qui rejettent ces narratifs d’ordre et d’inévitabilité. Très peu des courants politiques présentes ont jamais été “non-violents” dans le sens moraliste poussé par les gouvernements et les libéraux. Ielles ont défendu les occupations, ont confronté la police, bloqué des mines, et ont construit des infrastructures de soin sous le feu. Leur militance est collective et enracinée dans la protection mutuelle. La violence d’ARAS était l’opposé : domination autoritaire se faisant passer pour discipline, une mascarade de contrôle affligée de patriarcat se faisant passer pour une lutte sociale.

Cette distinction est essentielle. Les formations politiques qui reproduisent les structures de commandement hiérarchiques et patriarcales ne font pas simplement écho à la violence étatique – ils la légitiment. Quand une secte dirigée par un gars déferle dans Polytechnique comme une police privée anti-émeute, cela fonctionne comme l’extension officieuse de la répression que le gouvernement a augmenté depuis des années en asphyxiant les espaces du mouvement et en étendant les pouvoirs de la police sous la bannière de l’inévitabilité. Dans ce contexte, l’attaque d’ARAS se lit mois comme une folie sectaire que comme une version amateur grotesque du narratif de l’état : “l’ordre doit être restauré ; les alternatives écrasées”. Un écho violent du TINA auquel ils prétendent s’opposer.

Si les mouvements veulent survivre cette phase autoritaire – la criminalisation des dissidents, la mascarade du “bon manifestant / mauvais manifestant” , le poliçage des politiques de la jeunesse – ielles doivent confronter ce qui a permis cette attaque. Pas à travers des vengeances ou des purges, qui recycle seulement le même circuit autoritaire [NdT : pas forcément, les vengeances peuvent être un besoin], mais en refusant de tolérer à l’intérieur de nos espaces les hiérarchies, les masculinités [NdT :  masculinités trans et cis ne sont pas la même chose], et les habitudes de commandements qui rendent une telle violence possible. La justice transformatrice n’est pas une douce alternative à la militance ; c’est le seul chemin par laquelle la militance reste enracinée dans la libération plutôt que de glisser dans la logique de la domination.

La révolte de Polytechnique reste puissante car elle rejette la hiérarchie, le contrôle patriarcal, et la logique d’inévitabilité. C’était bordélique, pluriel et contradictoire – et donc sincèrement insurgée. Ce qui s’est passé cette année était une profanation de la mémoire par des gens reproduisant de manière assumée la logique de l’État encore plus que sa propre police. Maintenant notre tâche n’est pas seulement de défendre nos espaces de la répression extérieure, mais de défendre nos cultures politiques du pourrissement interne. Aucun mouvement qui échoue à déraciner l’autoritarisme – qu’il soit porté par l’état ou des imitateurs – ne peut construire le monde qu’iel dit se battre pour.

Blade Runner

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Athènes (Grèce) : Revendication de l’attaque contre des flics de l’OPKE https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/26/athenes-grece-revendication-de-lattaque-contre-des-flics-de-lopke/ Wed, 26 Nov 2025 17:30:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61469 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 24 novembre 2025

Revendication de l’attaque de type commando contre l’unité OPKE, sur la colline Stréfi, à Exárcheia, le 1er novembre 2025

ATTENTION AUX ESCALIERS

Un an et un jour après que le compagnon et combattant anarchiste armé Kyriakos Xymitiris ait été tué dans un appartement de la rue Arcadia, à la suite de l’explosion prématurée d’une bombe, cette date est destinée à rappeler à tout le monde que la paix sociale n’est rien d’autre que des mots vides dans un espace vide.

Avec cette explosion, une promesse a été faite. Que le compagnon ne soit pas oublié. Le compagnon n’a pas été oublié. Son nom est devenu un slogan sur les lèvres de milliers de personnes. Ensuite, il a orné des murs, a été écrit dans des textes et a fait l’objet d’événements. Cependant, ce nom n’a pas tardé à devenir une signature. Le nom du guérillero anarchiste tombé, Kyriakos, a cessé de lui appartenir de manière exclusive. Des conspirateur.trices se sont réuni.es et des cellules ont été formées avec son nom. Des commandos se sont faufilés dans la nuit et dans l’ombre, pour apporter de la lumière et du bruit dans la tranquille monotonie de la métropole. En suivant ce chemin, nous avons décidé de mener une attaque contre les flics qui ont installé leur campement sur la colline Stréfi.

Nous avons frappé en plein jour, rappelant à ces bâtards en uniforme que, parmi nous, ils ne connaîtront jamais un instant de paix. Ces dernières années, il y a eu un effort pour transformer le quartier d’Exárcheia en endroit touristique alternatif bien gardé, où les touristes profitent de l’esthétique de la « sous-culture » et du caractère non-conventionnel du quartier, sans contribuer le moins du monde à la Cause et aux objectifs pour lesquels nous luttons. Voyant ce qui se passe sous nos yeux, nous choisissons de ne pas rester des simples observateur.trices. Nous choisissons l’action directe, en défendant de manière militante nos projets et idées, ici et maintenant. L’Exárcheia dont vous rêvez deviendra votre pire cauchemar.

PS : Nous avons été déçu.es par l’absence de la police anti-émeute, car nous voulions vraiment les voir courir, après ce qui s’était passé la nuit précédente, pendant la marche commémorative [pour Kyriakos ; NdAtt.] et plus en général dans le quartier. D’autre part, leurs collègues de l’unité OPKE (Équipes spéciales pour la prévention et la répression du crime) se sont révélés suffisamment efficaces dans le jeu de cache-cache.

PPS : Nous dédions cette action aussi au compagnon Christos Spilios, qui est mort récemment, mais qui sera toujours présent dans nos luttes.

HONNEUR POUR TOUJOURS AU GUÉRILLERO ANARCHISTE KYRIAKOS XIMITIRIS.

SOLIDARITÉ AVEC LA COMPAGNONNE MARIANNA ET TOU.TES LES COMPAS EN PRISON POUR L’AFFAIRE D’AMBELÓKIPI.

CONTRE LES TEMPS DE LA SOUMISSION – POUR UN PROCESSUS CONTINU JUSQU’AU RENVERSEMENT COMPLET DE L’EXISTANT

Conspirateur.trices de la réaction immédiate
(Συνωμότες/ισσες Άμεσης Αντίδρασης)

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Athènes (Grèce) : Nouvelles du 23 septembre sur l’affaire d’Ambelókipi https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/30/athenes-grece-nouvelles-du-23-septembre-sur-laffaire-dambelokipi/ Tue, 30 Sep 2025 16:25:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60804 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / lundi 29 septembre 2025

Nouvelles du 23 septembre au tribunal d’Evelpidon pour les procédures d’enquête supplémentaires dans l’affaire d’Ampelokipi (Athènes, Grèce)

Plus d’une centaine de compagnon-nes ont pris part au rassemblement de solidarité au tribunal d’Evelpidon à Athènes, le matin du mardi 23 septembre. Autour de 9 heures, le fourgon de la prison a conduit la compagnonne Marianna Manoura devant l’enquêteur dans le bâtiment 9. En même temps, des compas solidaires ont crié des slogans et ont été repoussé-es par les flics anti-émeute qui étaient sur place. La compagnonne anarchiste Marianna a refusé de répondre à toutes les questions de l’enquêteur et du procureur, à l’exception de quelques clarifications sur l’absence d’implication des autres inculpé-es de l’affaire. Elle a soumis un memorandum avec ses positions et a expliqué qu’elle témoignerait au procès pour tout ce qui est lié à l’affaire.

Cela a duré jusqu’à 12h30, tandis que les compas, dont ses proches, qui avaient approché Marianna et la police anti-émeute ont plus tard été attaqué-es à la matraque et au gaz lacrymogène.

[…] (appel pour les rassemblements des jours suivants)

LES ETATS SONT LES SEULS TERRORISTES, SOLIDARITE AVEC LES GUERILLAS ARME-ES

KYRIAKOS SERA POUR TOUJOURS UN DE NOS COMPAGNONS DANS LES RUES DU FEU

LE DESIR DE LIBERTE EST PLUS FORT QUE TOUTES LES PRISONS

2e jour

Des dizaines de compagnon-nes ont également participé à la deuxième journée de rassemblements organisés devant le tribunal d’Evelpidon à l’occasion des procédures d’enquête complémentaires de l’affaire d’Ampelokipi. Autour de 9 heures, le fourgon de la police anti-terroriste a conduit la compagnonne Dimitra Zarapeta et le compagnon Dimitris devant l’enquêteur dans le bâtiment 9.

La compagnonne Dimitra a présenté son memorandum avec ses positions, a parlé des inculpations de l’accusation fabriquées de toutes pièces, puis a répondu à une question de clarification de l’enquêteur sur certaines des conclusions de l’antiterrorisme.

Le compagnon Dimitris a ensuite présenté son propre memorandum qui démantèle l’accusation mal ficelée et a aussi répondu à une question de clarification de l’enquêteur.

Selon les informations communiquées par l’enquêteur, le dossier devrait être clos dans les prochains jours car il n’y a plus d’autre nouvel élément à venir.

La procédure s’est terminée peu après 12h30. Les compas se sont alors rassemblé-es et approché-es des compagnon-nes en scandant des slogans, les accompagnant jusqu’au fourgon de transport.

[…] [appel au rassemblement du lendemain]

LES ETATS SONT LES SEULS TERRORISTES, SOLIDARITE AVEC LES GUERILLAS ARME-ES

KYRIAKOS SERA POUR TOUJOURS UN DE NOS COMPAGNONS DANS LES RUES DU FEU

LE DESIR DE LIBERTE EST PLUS FORT QUE TOUTES LES PRISONS

L’Assemblée de Solidarité avec les combattant-es prisonnier-es, en fuite ou persécuté-es

[traduit à partir de la traduction anglaise, sur Act for freedom! ]

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Grèce : Un an après la perte de Kyriakos https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/20/grece-un-an-apres-la-perte-de-kyriakos/ Sat, 20 Sep 2025 16:21:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60712 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / vendredi 19 septembre 2025

Agissons pour la liberté maintenant !
Près de 12 mois se sont écoulés depuis le 31/10/2024. C’est pourquoi l’Assemblée de solidarité pour les fugitifs, les persécutés et les combattants emprisonnés, à Athènes, en Grèce, envisage d’organiser deux jours d’action et de commémoration en mémoire de notre camarade. Au cours de nos premières discussions sur le sujet, et en contact avec notre compagnonne Mariana, nous avons eu l’idée d’organiser un événement (le jeudi 30 octobre) en hommage à d’autres compas qui ont perdu la vie de manière similaire dans le passé, avec, nous l’espérons, la participation de compas d’autres pays ayant vécu des expériences similaires. Nous souhaitons que ces deux journées se terminent par une manifestation (vendredi 31 octobre) à la mémoire du combattant armé Kyriakos Ximitiris. Même si nous nous concentrerons principalement sur le premier anniversaire de la perte de notre camarade Kyriakos Ximitiris, nous ne voulons pas que les persécutions subies par le reste de nos camarades reçoivent moins d’attention dans les réflexions et les actions du mouvement. Nous considérons que ces deux questions sont très importantes, chacune ayant son poids spécifique.

Dans ce contexte, nous vous envoyons cet e-mail afin que d’autres assemblées à Athènes et ailleurs puissent également inscrire ce sujet à leur ordre du jour. Il est très important pour nous que l’ensemble du mouvement se mobilise dans cette lutte, en mémoire de notre camarade Kyriakos Ximitiris et en solidarité avec les compas emprisonnés dans l’affaire Ampelokipi, alors que le 31 octobre approche à grands pas. Nous vous rappelons que ces sujets sont discutés chaque semaine lors de notre assemblée. C’est pourquoi nous considérons que la participation de chacun est très importante afin de pouvoir renforcer les actions à venir en mémoire de notre compagnon et en solidarité avec tous les compas persécutés dans l’affaire Ampilokipi.

Dans le même temps, nous invitons les groupes, les collectifs, les assemblées et les camarades ici en Grèce, mais aussi à l’étranger, à agir ou à soutenir cette lutte de la manière qu’ils jugent appropriée, afin que cette affaire soit mise en lumière dans son intégralité.

Force et solidarité !

P.S. : Nous souhaitons également vous informer d’un problème de dernière minute – nous savions depuis un certain temps que cette possibilité existait : tous les compas emprisonnés dans le cadre de l’affaire Ampelokipi ont été convoqués pour un interrogatoire supplémentaire. La procédure aura lieu les 23, 24 et 25 septembre. À la lumière de cette évolution, nous avons décidé d’appeler à des rassemblements de solidarité ces jours-là, où l’interrogatoire aura lieu, afin de soutenir nos camarades. Une nouvelle annonce sera faite dès que nous aurons des informations plus précises.

Solidairement

Assemblée de solidarité pour les fugitifs, les combattants persécutés et emprisonnés

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Ellinikó (Grèce) : Revendication de l’incendie du véhicule d’un flic https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/23/elliniko-grece-revendication-de-lincendie-du-vehicule-dun-flic/ Sat, 23 Aug 2025 16:53:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60295 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mercredi 13 août 2025

Aux premières heures du 25 juillet, nous avons mené une attaque incendiaire contre la moto privée d’un flic, dans le secteur d’Ellinikó [dans la banlieue sud d’Athènes ; NdAtt.].

En conséquence, elle a subi des dommages importants et a dû être réparée. Notre action n’était pas le fruit du hasard, car nous avons choisi d’attaquer une ordure en uniforme à un moment où l’État renforce de plus en plus ses forces de sécurité, avec plus de fonds pour l’équipement et les ressources humaines, ainsi que pour leurs privilèges. Cela est fait dans l’effort, de la part de l’État, de protéger la paix sociale intérieure, contre la résistance, contre celles/ceux qui luttent, contre l’ennemi interne, contre le milieu anarchiste. Ainsi, il utilise les flics comme garants des puissants de l’économie et de la politique, en protégeant leurs intérêts. Dans la même stratégie, il militarise la répression et le contrôle, en resserrant les lois et le code pénal. En même temps, il déplace ceux/celles qui restent et stérilise le centre-ville et les espaces publics (parcs, places, universités, etc.), expulsant les squats, tout en engageant plus de forces de sécurité dans le but de protéger les marchandises, le tourisme, le secteur immobilier et, en général, la gentrification et les projets d’investissement, aux dépenses des pauvres et des opprimé.es.

Avec ce geste, nous voulons rappeler à tout le monde que, pour nous, aucun flic ne peut dormir tranquille et que chacun porte une responsabilité, à partir du moment où il décide consciemment de soutenir, avec son travail, l’État et l’autorité.

Nous dédions cette action à la mémoire du compagnon anarchiste Kyriakos Xymitiris.

Nous envoyons des signaux incendiaires de solidarité aux compagnonnes anarchistes Marianna et Dimitra, qui sont poursuivies dans la même affaire.

Colère et rage face au traitement vengeur subi par Maja T., qui se trouve dans les cellules des prisons de l’État hongrois, en raison de son action antifasciste.

Αρνητές της Κοινωνικής Ειρήνης
[Négateur.trices de la paix sociale]

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Athènes (Grèce) : Des nouvelles de la décision du tribunal concernant l’anarchiste Andreas F. https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/12/athenes-grece-des-nouvelles-de-la-decision-du-tribunal-concernant-lanarchiste-andreas-f/ Tue, 12 Aug 2025 16:32:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60215 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mercredi 6 août 2025

Le vendredi 18 juillet, le tribunal a terminé le procès de la « Conspiration de la vengeance », dans lequel le compagnon anarchiste Andreas Floros était jugé. Après la demande d’acquittement de la part du procureur, le tribunal a déclaré à l’unanimité l’innocence du compagnon, avec le bénéfice du doute en ce qui concerne son appartenance au groupe et avec un acquittement complet en ce qui concerne les autres chefs d’accusations ; Andreas a été libéré de la prison de Korydallos quelques heures plus tard. Plus de soixante-dix personnes se sont rassemblées en solidarité, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle d’audience, qui était étroitement bouclée par toute sorte de forces spéciales de la police, en brisant le silence assourdissant, typique de tout tribunal, avec des slogans solidaires, en soutenant Andreas et toute personne persécutée.

Cet acquittement arrive après quinze mois pendant lesquels Andreas a été otage dans les prisons d’Amfissa et de Korydallos, même si, dès le premier instant de son arrestation, il a nié toute accusation dans ce scénario, autrement sombre, produit par l’anti-terrorisme. Une fois de plus, il a été prouvé que l’anti-terrorisme, en s’appuyant sur le cadre législatif de l’article 187A [association de malfaiteurs ; NdAtt.], organise des persécutions contre des anarchistes et des individus en lutte. De cette manière, ils ont essayé à plusieurs reprises de répandre la peur autour de quiconque ose remettre en question les diktats dominants du système d’exploitation et s’y opposer.

Dans une affaire où de nombreux paramètres devaient être pris en compte par le monde de la solidarité, nous avons été témoins des méthodes vengeresses, non seulement contre notre compagnon, mais aussi contre les autres accusé.es, qui visaient à étayer le scénario anti-terroriste et, en fin de compte, à imposer des lourdes peines à la plupart d’entre eux/elles. Dans un tribunal où aucune preuve cohérente étayant l’utilisation de l’article 187A n’a été présentée par le service de police qui avait mené les enquêtes, l’accusation de terrorisme est devenue une fois de plus le cheval de Troie pour que les scénarios et les méthodes de l’État et des grand médias puissent être validés.

Ainsi, les accusés qui ont été condamnés en vertu de l’article 187A ont reçu, dans cette première instance judiciaire, des longues peines, allant de 15 ans et jusqu’à 37 ans, dans le cas de l’anarchiste Fotis Tziotzis (on s’attendait à une peine de 20 ans), qui, même s’il était emprisonné quand les faits jugés ont eu lieu, a été condamné pour « instigation morale » pour toutes les actions, ainsi que pour avoir « dirigé » l’organisation. En même temps, aucune circonstance atténuante n’a été reconnue, même pour les accusé.es qui « tombaient » sous le coup de l’article 187A.

Face à tout cet récit d’horreur, pendant toute sa détention, quinze mois maintenant, le compagnon Andreas a gardé une position militante cohérente. Il a publié des textes sur son affaire et sur des questions sociales/de classe plus larges et a participé par téléphone à plusieurs événements. De plus, un mouvement de solidarité a été mis en place, avec des dizaines d’événements et d’actions dans plusieurs villes. Le mouvement de solidarité a réussi à renverser le climat de terreur que la police avait essayé d’imposer, en particulier dans la ville de Patras. Le monde qui lutte s’est retrouvé dans les rues et s’est opposé à la répression, dans une époque d’accélération de la violence étatique et d’imposition d’un totalitarisme moderne.

Le cas d’Andreas résume toute la fureur vengeresse de l’État et de la police contre ceux/celles qui soutiennent sans faille les opprimé.es et les exploité.es, du côté de celles/ceux qui se trouvent au bas de l’échelle sociale de ce monde.
Contre ceux/celles qui ne tolèrent pas la répression, le fascisme, le sexisme, la guerre, la mort et la pauvreté. Contre celles/ceux qui luttent pour un monde de liberté, d’égalité et de solidarité.

Des luttes auto-organisées, sans médiations et inflexibles contre la répression, les manipulations de l’État et la peur.

La solidarité ouvre des chemins vers la liberté.

Nous avons un monde entier à gagner – Nous avons toute une vie pour essayer.

 

Assemblée de solidarité avec le compagnon anarchiste Andreas Floros (Athènes, Patras)

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Athènes (Grèce) : Pas de squatteur en prison ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/28/athenes-grece-pas-de-squatteur-en-prison/ Mon, 28 Jul 2025 16:47:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60129 Continuer la lecture ]]> Squat!net / samedi 26 juillet 2025

Athènes: Pas de squatteur en prison! Campagne pour les frais de justice pour la communauté des squats de Koukaki

C’est en mars 2017 que nous avons ouvert pour la première fois la porte du 45 rue Matrozou et commencé à réparer le bâtiment afin qu’il puisse accueillir nos luttes, nos désirs, nos besoins et nos corps. Et quand ceux-ci, quelques mois plus tard, ne pouvaient plus tenir dans un seul bâtiment, nous avons ouvert deux autres bâtiments abandonnés en train de pourrir dans le quartier de Koukaki, le 21 rue Panaitoliou et la Maison Bleue (3 rue Arvali). C’est ainsi qu’est née la communauté des squats de Koukaki dans le centre d’Athènes.

À partir de ce moment-là et jusqu’en 2020, la communauté des squats de Koukaki a été une communauté politique qui combinait la lutte anarchiste avec la vie communautaire. Les portes de ses maisons étaient ouvertes à ceux qui souhaitaient lutter contre la violence et l’injustice de l’État, aux personnes qui avaient besoin d’un abri ou qui souhaitaient utiliser ses structures publiques, à celles qui cherchaient un mode de vie collectif. C’était aussi un espace politique et social ouvert accessible aux habitant-es de l’un des quartiers les plus gentrifiés d’Athènes. La communauté a participé aux luttes du mouvement squatteur et antifasciste, en solidarité avec les prisonniers politiques, contre la violence sexiste, le patriarcat, le racisme, l’exploitation de la nature, contre la gentrification du quartier et la privatisation de la colline voisine de Philopappos. En plus des assemblées politiques et des événements qui ont été organisés, un certain nombre de structures publiques fonctionnaient dans les maisons, telles qu’une bibliothèque de prêt, des bains publics et des blanchisseries et un bazar de vêtements gratuits.

Notre position politique et notre action ont été la raison pour laquelle nous avons été confrontés à plusieurs reprises à des incendies criminels de groupes fascistes, ainsi qu’à la répression de l’État. La dernière s’est produite sous la forme d’expulsions en trois vagues, 2018, 2019 et 2020, lorsque la communauté a enfin perdu les bâtiments une fois pour toutes. À chaque occasion, la communauté a opposé une résistance combative aux attaques de l’État et a tenté de réoccuper les bâtiments.
Les forces répressives ont utilisé des balles en caoutchouc, des grenades assourdissantes, des violences physiques et des armes chimiques dans les bâtiments et dans tout le quartier, en réponse à notre résistance. Des voisin-es et des camarades qui étaient solidaires ont également été arrêté-es. La plupart des expulsions ont abouti à des procès avec de nombreuses accusations, dans le but d’intimider les squatters tout en les épuisant psychologiquement et économiquement.

Il faut se référer en particulier à la dernière expulsion de l’immeuble Matrozou en 2020, lorsque les flics ont engagé des avocats (dont un membre du gouvernement) pour soutenir les accusations devant le tribunal. Le tribunal de premier degré a condamné nos camarades à 6,5 ans d’emprisonnement sans sursis, sur la base de 3 chefs d’accusation. C’était le résultat d’une grande campagne médiatique menée par l’État, où même le président de la Grèce demandait publiquement que le crime de « tentative de meurtre » soit imputé aux détenu-es. La peine n’est suspendue que jusqu’à la cour d’appel. C’est la première fois dans l’histoire de la Grèce que des squatters risquent d’aller en prison, et la première fois que les militant-es politiques en général risquent d’aller en prison sans être accusé-es de crimes. La cour d’appel aura lieu le 2 décembre 2025, et nous appelons le mouvement international des squatters et anarchistes à l’action de solidarité pour un soutien politique.

Nous pensons que cette manœuvre sert l’objectif du gouvernement d’éliminer le mouvement des squats en Grèce, alors qu’en même temps inaugure une « nouvelle réalité » – liée au nouveau Code pénal de 2024 – où toute personne qui résiste peut être emprisonnée pour n’importe quelle accusation.

Pour toutes les procès que nous avons traversés [au nombre de 5], nous avons déjà payé plus de 10 000 euros de dépenses, qui ont été couverts par des événements de solidarité que nous avons organisés, ainsi que par la contribution de collectifs et d’individus. Deux procès sur cinq se sont soldés par un acquittement, mais les trois autres ont abouti à une condamnation et ont fait l’objet d’un appel devant la Haute Court.
Nous sommes maintenant appelé-es à résoudre le problème des frais de justice pour les trois procès restants, qui sont estimés à un montant énorme de 25 000 euros. Cela comprend les frais de justice, les honoraires d’avocat, ainsi que les frais de justice en cas de condamnation définitive. Pour cette raison, nous avons créé cette campagne pour informer les camarades et les collectifs en Grèce et à l’étranger, car toutes les formes de contribution et de solidarité sont importantes. Nous sommes disponibles pour partager plus de détails sur les frais de justice et/ou l’avancement des affaires. Nous sommes également ouvert-es à soutenir à distance toute initiative d’organisation d’événements informatifs sur les squats et la répression de l’État à leur encontre.

Nous sommes ici et nous continuerons à nous battre. La solidarité est notre arme !

Communauté des squats de Koukaki
Athènes, Grèce
m45community [at] riseup [point] net
https://radar.squat.net/en/koukaki-squats-community

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Álimos (Grèce) : Attaque incendiaire contre la Direction des transports et des communications https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/27/alimos-grece-attaque-incendiaire-contre-la-direction-des-transports-et-des-communications/ Sun, 27 Jul 2025 17:46:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60118 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / vendredi 25 juillet 2025

Revendication de l’attaque incendiaire contre la Direction des transports et des communications du district régional d’Athènes-Sud

À l’aube du jeudi 5 juin, nous avons placé un engin incendiaire devant la façade de la Direction des transports et des communications du district régional d’Athènes-Sud, qui fait partie du ministère des Transports, dans le secteur d’Álimos.

Nos déplacements quotidiens sont gérés par l’État pour assurer le bon fonctionnement du système consumériste. Des réseaux qui transportent nos existences, entièrement identifiées comme employé.e-consommateur.trices, pour nous amener dans des allers-retours vers et du travail et vers et des commerces où nous effectuerons nos transactions financières.

Ils perçoivent la société dans son ensemble comme une structure non-remplaçable, composée de corps remplaçables, et, avec cette ligne directrice, en utilisant leur position privilégiée au sein du système démocratique, les dirigeants des ministères s’assurent le plus grand profit possible.

Les systèmes de contrôle, les amendes toujours plus hautes, les coûts des transports, les accords de privatisation, le détournement de fonds et la négligence générale autour des problèmes des infrastructures opérationnelles conduisant à des meurtres (voir Tempé*) sont à l’ordre du jour, au ministère en question.

Cependant, les représentants de l’appareil d’État ne se contentent pas seulement de ce qui concerne l’administration dans laquelle ils sont directement impliqués. L’idéologie de l’exploitation et du profit est toujours diffusée par ses idéologues, dans toutes les conditions possibles et à travers différents circuits.

Nous parlons, ci dessus, de Dimitris Karras, directeur du bureau politique du vice-ministre des transports, Vasilis Economou. Ce mec, un véritable sous-employé du parti Néa Dimokratía, qui a été aussi président de l’ΟΝΝΕΔ (l’organisation de la jeunesse de Néa Dimokratía) du secteur de Vári-Voúla-Vouliagméni, est l’une des personnes directement impliquées dans l’affaire « Amaryllis », un cas de traite des êtres humains. Après tout, dans l’époque patriarcale où nous vivons, ne pas afficher les caractéristiques de la masculinité vous place en tête de la liste des candidats, pour toutes sortes d’ordures qui essayent de s’imposer moralement, physiquement et financièrement. Cet homme en particulier était propriétaire de deux entreprises et responsable d’une autre, dont le circuit blanchissait de l’argent.

Ce réseau attirait des femmes, principalement originaires de Colombie, mais certaines aussi du Venezuela et d’Albanie, et qui étaient économiquement vulnérables, mères de mineurs ou d’enfants avec des problèmes de santé. Après les avoir persuadées de venir en Grèce en leur offrant de faux postes de travail, ils leur retiraient leurs passeports et les informaient qu’elles avaient une dette de 2 500 à 3 000 euros à rembourser. Une dette qui ne disparaissait jamais, puisqu’elles devaient payer 10 euros par jour pour leur transport entre leur appartement et la maison close, 10 euros pour leur nourriture, ainsi que des frais supplémentaires pour l’hébergement et les préservatifs. De plus, elles devaient payer des « amendes » (100 euros) si elles refusaient d’aller à la maison close certains jours ou s’ils y avait des clients « non satisfaits ». Chaque rencontre coûtait 50 euros, le réseau en prenait 37,5 et la femme 12,5.

Quand Amaryllis, la fille qui avait réussi à s’échapper et à rejoindre Madrid, a essayé pour la première fois de communiquer avec les autorités grecques, par e-mail, en octobre et décembre 2022, elle a été complètement ignorée. Les premières descentes des autorités grecques ont commencé l’année suivante et, bien qu’elles aient permis de localiser des femmes originaires de Colombie, elles n’ont mené nulle part. À la fin, et avec la participation de l’Interpol, le réseau a été démantelé à l’été 2023, mais Dimitris Karras a été directeur du bureau politique du vice-ministre de juin à septembre 2024 (quand il a été éloigné à cause des pressions de l’opinion publique), c’est-à-dire un an après.

Il vaut la peine de mentionner que cette affaire impliquait des personnes qui sont également impliquées dans l’affaire de la mafia grecque et dans l’affaire de la fille de 19 ans du secteur d’Héliopolis [violée et prostituée par un flic ; NdAtt.], ainsi que le fait que la maison close où Elias Michos a emmené la fille de 12 ans [pour la prostituer après l’avoir violée ; NdAtt.] appartenait aussi aux proxénètes de ce réseau.

C’est donc clair pour nous. L’autorité fonctionne selon des modèles spécifiques et une société qui emprunte les chemins de la respectabilité les légitime. Elle se réveille, momentanément, seulement quand les manifestations de la situation général de dévalorisation de la vie humaine frappent à sa porte et touchent ses enfants. Mais les cris de ces enfants sont similaires à ceux des personnes sacrifiées au nom du pouvoir et du profit. Ils sont similaires aux cris de la partie potentiellement rebelle de nous-mêmes, que nous avons enfoui dans nos entrailles, dans le but d’avoir une vie « paisible ».

L’attaque contre les structures de la domination et ses représentants est notre vengeance. C’est notre façon d’avoir, nous, notre vie entre nos mains et, eux, la terreur dans leurs yeux.

KYRIAKOS XYMITIRIS PRÉSENT, AU MOMENT OÙ CHAQUE FLAMME S’ALLUME

UN SIGNAL DE SOLIDARITÉ ET DE COMPLICITÉ POUR TOU.TES LES COMPAS DU MONDE QUI PASSENT À L’ATTAQUE

PS : Des excuses pour le désagrément aux gars du poste de police d’Álimos, qui est dans la même rue, deux pâtés de maisons plus loin.

Παραβάτες του Κ.Ο.Κ
[Hors-la-loi]

 

* Note d’Attaque : le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.

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Athènes (Grèce) : Des compas essayent de s’échapper du tribunal https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/18/athenes-grece-des-compas-essayent-de-sechapper-du-tribunal/ Fri, 18 Jul 2025 16:49:46 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60052 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / mardi 15 juillet 2025

Des compas inculpé.es dans l’affaire « Conspiration de la vengeance / Réponse armée » essayent de s’échapper du tribunal en prenant l’arme d’un flic

Comme prévu, les policiers du DAEB [le service qui s’occupe des crimes particulièrement violents et du terrorisme ; NdAtt.], en collaboration avec les juges corrompus, ont fait une fois de plus ce qu’ils savent faire de mieux : manipuler, diriger, organiser les procès et obtenir le résultat qu’ils souhaitent.

Ainsi, avec un grand culot, le procureur Pappas Spyridon a, en une heure, sans arguments substantiels et sans aucune image claire, « niqué » la plupart des accusé.es [voir ici pour leur interpellations ; NdAtt.], en collant à cinq d’entre eux l’accusation en vertu de l’article 187A, c’est-à-dire organisation terroriste. Une qualification souvent utilisée par l’État et le système judiciaire pour réprimer leurs ennemis. En d’autres termes, celles/ceux qui ont choisi de s’opposer au cannibalisme social, ceux/celles qui ont choisi de ne pas être les esclaves des patrons, celles/ceux qui n’acceptent pas que quelques-uns gouvernent le plus grand nombre, pour une vie de liberté. La liberté est un fondement essentiel de la vie ; il est dans la nature des êtres humains, et encore plus des prisonnier.es, de la chercher.

Ainsi, le jeudi 10 juillet, dans le tribunal de Loukareos [la Cour d’appel d’Athènes ; NdAtt.], certain.es des accusé.es ont choisi le chemin de la liberté, même au risque de leur propre vie. Malgré les mesures de protection de l’appareil d’État et sans aucune hésitation quant aux conséquences de cette décision, ils ont affronté les flics, en arrivant à arracher l’arme de l’un d’eux et à en immobiliser un deuxième. Cependant, lors de leur tentative de libérer les inculpé.es restant.es, les flics se sont regroupés et la tentative d’évasion a échoué. Ils/elles n’ont peut-être pas gagné leur liberté, pour cette fois, mais elles/ils ont réussi à humilier tout le système de sécurité, avec ses flics armés, en envoyant un message fort de solidarité et en montrant que, en prenant des risques et avec de la force de volonté, tout peut arriver.

Ce qui est écrit ci-dessus n’est pas quelque chose que vous pourriez entendre ou apprendre des médias manipulateurs, ils savent très bien comment couvrir les erreurs et les sales coups de leurs patrons.

PS : Les mots des grands perroquets journalistiques : « La liberté d’expression est un droit sacré et inviolable, dans une démocratie ».

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Athènes (Grèce) : Des nouvelles de notre affaire et de notre procès https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/01/athenes-grece-des-nouvelles-de-notre-affaire-et-de-notre-proces/ Tue, 01 Jul 2025 16:45:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59848 Continuer la lecture ]]> athens.indymedia.org / dimanche 22 juin 2025

La dignité humaine est un terme que nous rencontrons dans le dictionnaire et il définit le choix d’une personne d’agir sur la base de la solidarité, de la cohérence, de la conscience et de la lutte sans compromis contre les ennemis de la liberté.

Jusqu’à présent, l’histoire de toutes les sociétés est l’histoire des luttes pour la dignité, une guerre sociale/de classe.

Libre ou esclave, patricien ou plébéien.ne, envahisseur ou résistant.e, en un mot : oppresseur ou opprimé.e sont en opposition constante les un.es avec les autres. Une lutte permanente qui s’exprime soit secrètement, soit ouvertement.

Les classes dirigeantes de chaque époque utilisent la justice et le système judiciaire pour neutraliser celles/ceux qui, par leur lutte, remettent en question le statu quo de ceux qui sont en haut, ceux/celles qui choisissent de réagir à l’injustice.

La justice n’est que l’expression d’un équilibre de pouvoir, c’est pourquoi elle a toujours été utilisée pour réduire les révolutionnaires au silence, pour emprisonner les rebelles, pour faire renoncer les insurgé.es.

La justice bourgeoise est le résultat naturel d’une société composée de personnes qui veulent tromper autant que possible, puisque la fraude est le seul chemin vers le pouvoir et la richesse.

L’avidité des autoritaires les conduit à des actes horribles, à provoquer la pauvreté, à des guerres impérialistes, à des génocides, à la misère et à la souffrance, à la violence patriarcale et au sexisme. À provoquer la lutte quotidienne pour le logement, l’électricité, le chauffage, la nourriture. À la culture de la production et au terrorisme des patrons.

L’histoire nous a cependant montré que le camp des opprimé.es a d’énormes luttes et sacrifices à brandir. Il y a toujours eu des gens qui se sont dressé.es comme un bouclier contre la brutalité. Des luttes ouvrières et féministes, dans la vie de tous les jours, aux révoltes, aux révolutions, à la résistance aux invasions.

Il y a toujours eu des personnes qui se sont sacrifiées pour la justice de la cause, en payant un prix élevé pour ce choix.

Emprisonnements, exécutions, déportations, exil. L’objectif de tout cela est simple : l’extermination physique et morale des militant.es et l’utilisation de leurs affaires judiciaires comme des exemples. Le/la prisonnier.e est considéré.e comme un otage entre les mains de l’État, qui vise, par l’isolement, la destruction progressive de sa volonté, de sa personnalité, de son identité politique et de ses émotions.

Pourquoi ce texte maintenant ? Le 29 janvier 2024, nous avons été convoqués au GADA [le commissariat central d’Athènes ; NdAtt.] par la Sûreté de l’État, pour un entretien préliminaire dans le cadre de l’affaire concernant un incendie criminel au Secrétariat général des systèmes d’information, à Moscháto, qui a eu lieu le 10 octobre 2021 [voir ici ; NdAtt.]. Déjà à cette époque, nous étions considérés comme des suspects et nous avons été convoqués pour donner aux flics des explications sur l’affaire. Un an plus tard, nous sommes maintenant convoqués en tant qu’inculpés dans cette affaire, avec le procès qui [s’est tenu] le 24 juin 2025, pour possession et utilisation d’engins explosifs, incendie criminel et pour avoir provoqué une explosion.

Naturellement, l’obsession des flics et des autorités judiciaires à notre encontre ne nous surprend pas. L’État essaye, par ces pratiques, de nous terroriser, nous et nos compas, en oubliant que, contrairement à eux, nous avons choisi la dignité comme compagnonne de route dans la vie.

En tant qu’anarchistes, nous choisissons d’écouter l’instinct de vie.

Nous choisissons d’être du côté de ceux/celles qui luttent pour un monde libre, sans exploitation des êtres humains ni de la nature.

C’est pourquoi nous sommes à nouveau poursuivis.

Lambros Vougiouklakis
Panagiotis Vougiouklakis
Fotis Daskalas

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Athènes (Grèce) : Attaques incendiaires contre les maisons du politicien Maximos Charakopoulos et du flic Giannis Meidanis https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/14/athenes-grece-attaques-incendiaires-contre-les-maisons-du-politicien-maximos-charakopoulos-et-du-flic-giannis-meidanis/ Sat, 14 Jun 2025 16:29:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59707 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / lundi 2 juin 2025

Nous revendiquons la double attaque, avec des engins incendiaires de faible puissance, menée à l’aube du 14 mai 2025 aux entrées des immeubles où habitent le député de Néa Dimokratía Maximos Charakopoulos et la racaille en uniforme de la Police nationale grecque Giannis Meidanis.

Nos actions n’ont pas du tout été un hasard, car elles sont un premier signe de solidarité agressive avec les personnes arrêté.es suite aux événements liés au Δ.Α.Π.-Ν.Δ.Φ.Κ. [un syndicat étudiant philo-gouvernement ; NdAtt.], à la Faculté de droit. Nous avons décidé que notre attaque devait avoir lieu quelques semaines plus tard. Cependant, nous avons trouvé nécessaire de la réaliser avant, à cause des événements, pour redéfinir le climat de peur que Chryssohoïdis [le ministre de la Protection du citoyen ; NdAtt.], en collaboration débridée avec les médias, veut inculquer, ainsi que pour renvoyer la peur au visage de ceux qui la font s’épanouir. Parce que, pour chaque visite que vous faites dans les maisons de nos compagnons et camarades, nous ferons une visite chez vous.

Une très fine couche de lumière unit le politique et le personnel, comme la lumière de l’aurore, au petit matin, où l’on ne sait pas quand la nuit se termine et le jour commence, où les frontières de l’une se confondent avec celles de l’autre. Notre aurore est le moment des explosions, quand nous avons donné à la nuit ses premières couleurs, dans l’espoir que quelque chose de nouveau surgisse, quand nous avons uni ces deux pôles (politique/personnel) par l’action. Mais, pour nous, le personnel ne s’arrête pas à l’individu, mais commence à partir de lui, ne se limite pas à ses logiques étroites, mais s’étend à partir de lui. Nous ne sommes pas seulement des individus, nous sommes ce pour quoi nous luttons, le passé nous a conduits au présent et notre présent à l’avenir. Nous sommes alors nos décisions ; ces messieurs ont consciemment décidé d’être du côté du parti des dirigeants et nous sommes consciemment contre eux. Mais que se passe-t-il quand vos rôles sociaux suppriment notre individualité et notre évolution collective ? C’est à ce moment-là qu’arrive la résistance, c’est à ce moment-là que commence la guerre. Un fil ténu nous relie aux luttes d’hier et nous continuons afin que les luttes de demain aient un point où se tenir, afin d’évoluer.

Donc,voilà, un député et un flic, l’un représente/exerce le pouvoir exécutif et l’autre impose par la répression l’autorité de la direction politique du jour. Ensemble, ils constituent deux des quatre piliers de l’appareil d’État (les deux autres : le pouvoir législation et la propagande) ; les raisons de frapper ces cibles au fil du temps et en permanence sont pour nous évidentes. Mais, aujourd’hui, nos raisons sont concrètes et analysées en particulier. Notre planification stratégique consiste à faire justice pour le crime de Tempé*, pour lequel notre sentiment intime de la justice vous a trouvés coupables et ceci est un premier aperçu de votre « condamnation ». On dit ça et là que vous avez placé le chef de gare à ce poste, on dit que tu as été de connivence avec ton frère, Agapios Charakopoulos, à l’époque directeur du service de police de Larissa, qui a personnellement pris en charge la protection du lieu de l’incident, qui a permis que la scène du crime soit modifiée et qui a été promu brigadier général en récompense de son excellent travail pour couvrir votre gouvernement. Vous soutenez politiquement des criminels et continuez à défendre, sans remords, la ligne de votre parti. Il n’y a pas quelque chose de ça, Maximos ? On dit que là où il y a de la fumée, il y a du feu, et dans ton cas, il y avait sûrement les deux. Nous t’avons entendu dire que tu ne pouvais plus respirer, que tu t’es réveillé dans la fumée et les flammes et que tu avais peur d’être blessé. Que pourraient dire les 57 personnes qui se trouvaient dans les premiers wagons des trains, espèce d’ordure ? Que peuvent-ils/elles dire celles/ceux qui vivront avec le cauchemar de cette nuit-là, qui les hantera à jamais ? Avec l’odeur de chair brûlée et l’image des membres sectionnés gravée à jamais dans leur mémoire ? Que peuvent dire les parents, alors qu’ils/elles essaient de se calmer, mais vous et votre sale bande leur en empêchez ? Que pouvons dire, nous tou.tes, qui savons que nous aurions pu être dans ce train, cette nuit-là ? Nous aurions pu, parce que nous reconnaissons la place de notre classe sociale dans cette société.

Vous nous montrez du doigt et dites que ces choses n’ont pas leur place dans une « démocratie », que vous êtes plus forts, que tous ces éléments criminels et terroristes seront arrêtés. Dans votre démocratie, à vous et à vos amis, rien d’autre n’a sa place, parce que vous vous en êtes assurés, car vous n’existeriez pas sans imposer votre système social et vous le savez. C’est pourquoi vous avez protégé ce système complexe et apparemment impénétrable, avec toutes vos forces. Ces mécanismes étaient évidents dès les premières heures, quand vous avez commencé à tisser votre plan de dissimulation. Devons-nous parler du montage du dialogue entre le chef de gare et l’ingénieur, qui a été créé à partir du premier service journalistique et relayé dans tous les médias de propagande de masse ? Des portes cassées et des enregistrements vidéos manquantes ? Du carburant ? Des découvertes effectuées par des think thank de droite ? Des contrats inachevés, alors qu’on remettait en question sans vergogne la sécurité, par le biais du ministre des Transports Kostas Karamanlis ? Des réparations en bordure de la ligne ? Des procureurs, qui envoyaient les parents chez des prêtres ? Tout cela et bien plus encore a été mis en œuvre par votre coterie, dans votre tentative de vous en sortir.

Ce meurtre est un énième crime d’État dans une longue liste, que ce soit dans le domaine de l’esclavage salarié, comme la mort de travailleur.euses portuaires au service d’armateurs qui gagnent des millions, ou dans les hôpitaux, où les travailleur.euses de la santé luttent, avec des ressources minimales, pour sauver des vies qui sont perdues à mesure que le Service national de santé manque de plus en plus de personnel, ou des crimes comme celui de Pýlos**, avec ses politiques anti-immigration assassines et les meurtres de migrant.es par les ordures de la police, dans les cellules ou dans les rues. Ce sont tous des meurtres qui tournent autour de l’autel du profit et de la survie des puissants.

Le moment est donc venu d’écraser les bâtards qui nous oppriment avec leur hégémonie politique, ceux qui nous montrent jour après jour la façade la plus violente du pouvoir institutionnalisé. Des gens insolents, des crapules et des fanfarons comme Maximos, qui se plaint, qui, en crachant des conneries humanistes, parle de « défendre » les citoyens faibles des voyous qui empoisonnent la société, dans le but de se victimiser. Ton apitoiement sur toi-même nous rend malades, alors que quand tu, avec ton frère, ouvrais la voie à la mystification de l’assassinat des 57 personnes mortes à Tempé, tu ne montrais aucun trouble. Tu parles de terroristes et nous sommes d’accord avec toi, car, pour nous, cela fait partie intégrante de notre action, de vous restituer autant que possible la douleur et la violence que vous nous avez causées et de vous terroriser jusqu’à la terreur la plus totale. Car la seule véritable justice est celle qui vient des mains de la guérillera urbaine.

Le choix d’une double attaque indique que notre ciblage ne se limite pas seulement aux événements actuels et à la recherche de responsables temporaires, mais qu’il fait partie du modèle intemporel de la contre-attaque contre l’État, le capital et le pouvoir. Nous devenons l’attaque directe, la main armée qui n’attend pas d’être mordue pour s’armer, mais qui frappe la première, si elle le juge nécessaire. Nous devenons la prévention et le remède à la fois, face à une réalité malade, en frappant le député individuel et son protecteur en uniforme, là où ils se sentent le plus en sécurité. Chez eux. Il est temps que le mouvement anti-autoritaire réapparaisse comme une menace, dans la sphère publique, avec des attaques de faible ou grande intensité contre le monde du pouvoir. Nous devons être à la hauteur de notre identité politique. Nous répondons aux vagues répressives par des vagues incendiaires et à la pression de l’État par une plus forte pression de notre part.

Nous sommes en train de construire, ici et maintenant, un autre monde, en rupture avec l’existant. L’autoritarisme organisé, qu’il s’agisse de la protection de la propriété ou du monopole de la violence, nous trouvera toujours face à lui. L’État est le meilleur moyen de préserver la propriété individuelle, le système d’injustice et d’inégalité. Mais c’est l’harmonie de l’évolution organique qui crée la variété des couleurs et des formes. C’est ce que nous admirons dans la fleur. L’action organisée de personnes unies dans un esprit de solidarité, de sorte que, à un moment donné, la peur change de camp et que, un jour, elle cesse d’exister.

PS : Nous dédions cette action, en tant qu’hommage, aux individus qui ont récemment perdu la vie pendant leurs actions, en choisissant de parcourir les chemins de la guérilla urbaine.

KYRIAKOS XYMITRIS PRÉSENT
SNIZANA PARASKEVAIDOU PRÉSENTE

Et, en même temps, à tou.tes celles/ceux qui ont porté le lourd fardeau de l’histoire.

PAS DE DÉTENTION PRÉVENTIVE POUR CEUX/CELLES QUI SONT ACCUSÉS DES ÉVÉNEMENTS DE LA FACULTÉ DE DROIT, VOUS NOUS TROUVEREZ TOUJOURS FACE À VOUS.

SOLIDARITÉ AVEC LES SQUATS

UN SIGNE DE SOLIDARITÉ OFFENSIVE À TOU.TES LES COMPAS EMPRISONNÉ.ES

FORCE À MARIANNA ET DIMITRA

RIEN N’EST FINI. TOUT CONTINUE

Bande de solidarité offensive
[Συμμορία επιθετικής αλληλεγγύης]

Notes d’Attaque :
* le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.
** Dans la nuit du 13 au 14 juin 2023, un bateau avec quelques 750 migrant.es a chaviré au large de Pýlos, sous les yeux des garde-côtes grecs, et plusieurs centaines de personnes sont mortes.

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Dáfni (Grèce) : Sur les attaques de l’avenue Vouliagmenis https://attaque.noblogs.org/post/2025/05/18/dafni-grece-sur-les-attaques-de-lavenue-vouliagmenis/ Sun, 18 May 2025 16:25:29 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59305 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 18 mai 2025

Quelques petits actes de vengeance, pour les personnes de notre classe assassinées.
Les riches ne voyagent pas en train.

Deux ans après le crime étatique-capitaliste de Tempé*, deux jours après le soulèvement du 28 février, nous avons choisi d’attaquer quelques représentants éminents de la dictature du capital.

Les succursales d’Elpedison et de NRG, fournisseurs « alternatifs » d’électricité et complices dans le vol aux dépenses des classes inférieures, par le biais des prix d’électricité excessivement chers, ont vu leurs vitrines se briser.

La Banque nationale, acteur fondamental du capital bancaire, qui (parmi beaucoup d’autres) vole les maisons des familles du peuple, après avoir épuisées financièrement celles-ci avec des taux bancaires de rapine, a vu ses distributeurs de billets cassés.

RÉTABLIR LA LIGNE DE FRONT
DES ATTAQUES DANS CHAQUE QUARTIER
CONFLIT AVEC L’ÉTAT ET LE CAPITAL

 

* Note d’Attaque : le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es. Le 28 février dernier, à Athènes, la manifestation de deuil et de dénonciation de la politique du gouvernement, qui vise à dissimuler ses responsabilités dans cette affaire, a pris des proportions inédites depuis longtemps, avec des durs affrontements entre manifestant.es et flics.

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Athènes (Grèce) : Sous le béton, quelque chose bouillonne https://attaque.noblogs.org/post/2025/05/07/athenes-grece-sous-le-beton-quelque-chose-bouillonne/ Wed, 07 May 2025 16:22:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59210 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 6 avril 2025

Sous le béton, quelque chose bouillonne – Occupation d’un immeuble à Exárcheia

Après la fin de l’événement « Mémoire révolutionnaire et perspective de la lutte », passage Messolonggiou [une zone piétonne d’Exárcheia], une foule de compas est descendue au carrefour des rues Koletti et Themistokleous, pour défendre la libération en cours d’un bâtiment.

Voici l’auto-présentation de l’occupation :

Le silence de la métropole pèse comme une pierre sur nos dos. Les rues sont pleines de regards fatigués, de corps qui se traînent par habitude, par peur, par soumission. Les gens empruntent les chemins prescrits, sans poser de questions, en tempérant leurs rêves. Tout est programmé pour fonctionner exactement comme ils le veulent : travail, consommation, obéissance. Mais, toujours, sous la surface, quelque chose bouillonne.

L’histoire n’est pas écrite par ceux/celles qui obéissent. Certain.es choisissent de porter le fardeau de la désobéissance. De casser le béton de la normalité. De faire face à la main invisible du pouvoir, qui étouffe tous les aspects de nos vies. Le refus de se soumettre n’est pas une simple prise de position. C’est un appel à remettre en question, à renverser, à reprendre ce qui nous appartient.

Nous sommes des compas, des anarchistes qui viennent de points de départ politiques et idéologiques différents, mais nous nous sommes retrouvé.es dans les mêmes feux de lutte. Là où les luttes communes et les expériences collectives nous ont uni.es, nous avons reconnu le besoin vital de créer un espace de rencontre, de fermentation politique, d’échange de points de vue et de renforcement organisationnel. À une époque où l’on nous impose l’isolement et où les communautés de lutte sont démantelées par la répression, la création de tels espaces n’est pas seulement nécessaire – elle est cruciale. Les coups répressifs de ces dernières années ne sont pas arrivés par hasard. Les autorités sont en train d’essayer d’éliminer toute source de résistance, d’écraser toute forme d’auto-organisation et d’éteindre la flamme de la remise en question. Des acquis importants ont été perdus, le mouvement a été poussé sur la défensive, la récession est désormais visible. Mais nous savons que l’histoire est écrite par celles/ceux qui ne reculent pas, par ceux/celles qui n’ont pas peur de faire face à la réalité. Rester sur la défensive signifie accepter la défaite. Et cela n’arrivera pas. Le moment est venu de transformer les paroles en actes, de passer de la défense à l’offensive. De montrer clairement que l’ennemi ne nous vaincra pas si facilement. De délimiter notre propre champ de lutte, de nous approprier notre espace et notre temps. De libérer un territoire de la domination, de créer un centre vivant de résistance, un foyer radical de fermentation et d’action. Nous considérons l’occupation comme une partie intégrante du mouvement et le mouvement comme un élément organique de l’occupation. L’existence d’espaces de lutte n’est pas seulement une question pratique, mais aussi profondément politique. Les occupations ne sont pas seulement des lieux de rencontre, elles ne sont pas seulement des lieux d’hospitalité. Elles sont des bastions de résistance, des laboratoires de pratiques radicales, des fissures dans la normalité qu’ils tentent de nous imposer. Et cela n’est pas négociable.

Aucun quartier, aucune rue, aucune place n’est un terrain neutre. C’est une carte vivante des contradictions, des conflits et des revendications. Les villes sont construites sur la discipline, la police, la stérilisation de l’espace public. Les places sont remplies de caméras, les murs sont peints en gris, les bâtiments deviennent des forteresses, inaccessibles pour celles/ceux qui n’ont pas les moyens de payer le coût de leur existence, dans un monde où tout a un prix. La domination met en œuvre un plan stratégique de contrôle universel des métropoles, écrasant chaque centre de résistance. Avec l’arme de la propagande noire et de la guerre idéologique, elle essaye de façonner les consciences, tandis que la dégradation délibérée des quartiers par la propagation du crime organisé et l’expulsion violente de la population locale ouvrent la voie à leur absorption complète par le capital. La répression de l’État agit comme une garde armée pour les investisseurs, les propriétés immobilières dévorent la terre, les maisons deviennent des marchandises, les loyers s’envolent très haut, les espaces publics sont transformés en champs stériles de surveillance et d’uniformité dans la consommation. Le fléau de la gentrification et de la Civilisation est en train d’avaler les villes, fonctionnant comme un mécanisme de soumission et de contrôle social. Exárcheia, un quartier imprégné de l’histoire des luttes, est dans le viseur de l’offensive de l’État et du capitalisme. D’un côté, l’État déchaîne des vagues de répression : expulsions de squats, renforcement de la présence policière, militarisation de l’espace. D’autre côté, le capital pille la mémoire collective, en absorbant les symboles de résistance et en les transformant en marchandise touristique. Nos sous-cultures sont contrefaites et adaptées à des projets commerciaux « alternatifs », pendant que le quartier est modifié pour servir l’industrie du divertissement et du « style de vie ».

Nous ne les laisserons pas transformer le lieu de nos luttes en une énième attractions décorative. Pour toutes ces raisons, nous ouvrons ce squat dans le quartier historique d’Exárcheia. Parce que ses rues ne sont pas à vendre. Parce que les souvenirs ne sont pas des marchandises. Parce que la résistance vivante ne deviendra pas une attraction touristique, mais un champ de bataille.

Les lieux squattés peuvent être des îles de résistance dans l’archipel de la lutte. Ils sont aussi des barricades. Des espaces où la souveraineté perd le contrôle, où l’État cesse d’être le régulateur absolu de la vie. Ils sont des ateliers de lutte, des points de rencontre, des centres d’auto-organisation et d’action.

La culture insurrectionnelle et révolutionnaire n’apparaît pas d’elle-même. Elle est cultivée. Elle se développe dans les sous-sols, dans les places, dans les lieux de rencontre, dans les regards qui ne se baissent pas, dans les corps qui n’acceptent pas d’être disciplinés par l’ennemi. Une occupation n’est pas un événement isolé. Elle a la capacité de marcher dans la pratique du refus, de nous rappeler constamment que nous ne sommes pas des nombres dans les registres de l’État, que nous ne sommes pas des rouages dans la machine de la production, que nous ne sommes pas des pions sur l’échiquier du pouvoir. Nous sommes ici et nous sommes en train de prendre ce qui nous appartient, en créant les fissures d’où jailliront de nouvelles possibilités.

La conjoncture actuelle ne touche donc pas notre conscience et notre pratique anarchistes. Nous refusons de nous joindre au sentiment de terreur qui résulterait des « temps défavorables à cause de la répression ». Contre la rhétorique réformiste, dont les manifestations sont des choix de conformisme politique dans le domaine de l’action, nous sommes déterminé.es à une rupture radicale, permanente et totale. Notre inquiétude n’est pas la répression qui a existé, qui existe et qui existera contre nous, mais le pari permanent avec nous-mêmes, pour éviter des stratégies politiques qui menacent de faire sombrer dans l’oubli un mouvement, à cause d’une présence militante de plus en plus faible, tant au niveau des événements que des structures.

Nous considérons que l’absence d’une culture militante nous affaiblit en tant que mouvement, nous rend vulnérables et sans défense face à l’offensive du pouvoir. L’inaction équivaut à la défaite. Nous essayons donc, avec ce projet, de construire une base solide qui fera la promotion de la perspective révolutionnaire/insurrectionnelle, qui intensifiera la menace contre les mécanismes oppressifs du présent et cultivera les consciences rebelles de demain. Parce que la révolte n’est pas un schéma théorique. Elle est action, elle est fermentation, elle est un conflit constant.

POURQUOI NOUS CHOISISSONS et NOUS PROMOUVONS la culture (de L’ACTION DIRECTE) RÉVOLUTIONNAIRE et INÉVITABLE ?

i. Parce que elle est le seul moyen de confrontation directe avec l’ennemi, ici et maintenant. Il s’agit de la pratique, qui crée des « épicentres », en brisant les chaînes de la normalité, en donnant aux subalternes le pouvoir de déterminer leur propre destin.

ii. Parce que, dans son essence ultime, l’Anarchie est une guerre constante pour la liberté. Elle n’est pas un slogan, elle n’est pas une théorie, elle est conflit, elle est action.

iii. Parce que la camaraderie n’est pas un concept abstrait, mais des relations vivantes et non négociables entre des combattant.es. Elles sont forgés dans le feu de la bataille, dans le fait d’être côte à côte dans chaque crise, chaque défaite, chaque difficulté. C’est là que nous redécouvrons notre « nous collectif » perdu.

iv. Parce qu’elle pousse les subalternes à dépasser leurs limites, à briser les chaînes de la peur, à remettre en question l’impossible.

v. Parce que l’agression de l’action directe n’est pas de la violence aveugle, mais un choix stratégique. La propagation de l’action révolutionnaire, la généralisation de la confrontation violente avec les pouvoirs de l’autorité, est nécessaire à la déconstruction de l’édifice étatique et capitaliste et à l’écrasement des relations sociales d’oppression.

Le devoir de toute personne qui lutte est d’enrichir chaque jour ses outils, tant sur le plan pratique que théorique, ce qui la conduira à la réalisation de ses idéaux. Cela demande de l’audace, du risque, de l’imagination, de l’organisation, de la foi et de la cohérence. L’intention ne suffit pas, il faut une décision. Pour ces raisons, pour nous l’ouverture de cette occupation s’inscrit dans cette direction.

POUR L’ANARCHIE

Ensemble, nous pouvons tout faire, nous pouvons chasser la vision de la fin qui semble si proche.
Nous pouvons vivre comme des personnes fières et libres.
Nous pouvons abattre le mur et voir toute une vie de joie qui nous attend !

Rasprava occupé
Rues Koletti et Themistocleous

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Athènes (Grèce) : Les jours les plus beaux, c’est quand il pleut… des pavés dans la rue https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/18/athenes-grece-les-jours-les-plus-beaux-cest-quand-il-pleut-des-paves-dans-la-rue/ Fri, 18 Apr 2025 17:12:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59062 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 13 avril 2025

Les jours les plus beaux, c’est quand il pleut…

Les manifestations du 28 février* ont laissé derrière elles une impression retentissante. Tout le monde (gouvernement, think tanks, partis, médias) voit la foule rassemblée en termes de statistiques et de votes, de « deuil national », d’« indignation » et d’« attente d’un État meilleur ». C’est une lecture confortable : il est sage d’homogénéiser l’insatisfaction sociale généralisée et la colère – non seulement pour le massacre de Tempé – comme cela a été le cas pour les « besoins nationaux » de l’époque de la pandémie, parce qu’elles sont dangereuses. Les faire rentrer dans les moules de la loyauté et de la « manifestation pacifique ». Donner une « présence » à la Constitution – comme s’il ne s’agissait pas d’une grève, mais d’un événement sur les réseaux sociaux. Faire de l’affaire de Tempé une énigme à résoudre par des « experts » et des « juges incultes ». Les personnes qui sont descendues dans la rue devaient en quelque sorte se conformer à un savoir-vivre défini par un « deuil commun » abstrait, se définir comme des victimes permanentes (le rôle favori de la gauche), qui ne cherchent qu’un peu de soin et d’affection de la part de l’État et non pas d’exprimer leur colère face à l’oppression qu’elles subissent sur de nombreux fronts. S’indigner de la « tentative de dissimulation », en oubliant quelque chose de fondamental : qu’il y a une «  tentative de dissimulation » permanente et concrète : dans le monde de l’État, des patrons et du patriarcat, les « accidents » arrivent à des vies jetables. Il ne s’agit donc pas seulement de trains, mais de toute la vie quotidienne : des accidents sur les lieux de travail (45 mort.es déjà en 2025), des balles de la police « déviées » vers les corps des « indésirables », aux meurtres d’immigré.es aux frontières…

La foule qui est descendue dans la rue le 28 février n’était pas uniforme. Certain.es étaient là parce qu’elles/ils reconnaissaient dans cette affaire des éléments de leur propre vie, leur colère et leur tristesse. D’autres ont profité du deuil : les petits et grands patrons qui ont fait en sorte de montrer une sensibilité bon marché et de fermer leurs entreprises ce jour-là, un jour de grève générale. Certain.es manifestant.es ont participé à la grève en la déclarant dès les jours précédents, en créant ainsi une vague, une oscillation qui a ensuite été transmise à d’autres, qui ont été encouragé.es et ont pris la décision de participer. Ainsi, une grande partie des entreprises a été obligée de « rejoindre » la grève, d’une part pour que la participation importante de leurs employé.es ne soit pas révélée et qu’elle ne fonctionne pas comme un exemple, d’autre part c’était une façon de vendre de la sensibilité et de la « solidarité » aux victimes et à leurs proches.

Celui du 28 février à Athènes était toutefois un rendez-vous : pour toutes ces couches sociales d’en bas qui ont subi une asphyxie multiforme, au cours des cinq dernières années, des quarantaines sanitaires à la « crise de l’inflation ». Ces couches sociales qui subissent au quotidien ce que signifie être facilement remplaçable et dont la vie coûte peu. Et, bien sûr, ces couches sociales qui subissent depuis un certain temps leur propre asphyxie spécifique, avec un ciblage accru, la criminalisation et le contrôle dans les rues, les places et les stades : les jeunes et les supporters de foot. Et ce sont eux/elles tou.tes qui ont affronté pendant des heures les forces de répression. Bien sûr, ces couches opprimées, les migrant.es, qui, surtout ces dernières années, ont connu un régime généralisé de confinement, d’« accidents » et de morts massives, étaient absentes. Le « crime de Pýlos »**, avec des centaines de personnes noyées par les garde-côtes, a atteint l’échelle de la « valeur de la vie humaine » et de la « tentative de dissimulation » seulement en tant qu’écho.

La gauche de l’État et ses partis (de même que le reste des médias et la cloaque d’extrême droite) ont fait en sorte de jouer une fois de plus leur rôle habituel : consacrer l’icône de la sainte légitimité, avant et après le rassemblement de la grève. En même temps, bien sûr, ils ont parlé de « la chute du gouvernement » et de « la colère populaire qui va descendre dans la rue le 28 février » et d’autres formules pompeuses du même genre. Quelqu’un.e de moins naïf pourrait-elle/il demander : « comment les gouvernements tombent-ils réellement ? » et comment la colère s’exprime-t-elle dans la rue ? Avec des grimaces de mécontentement à l’encontre du Parlement ? Avec des stories colériques sur les réseaux sociaux ? En réalité, la provocation à propos des « incidents provoqués par la police » est le reflet de la peur de la gauche et des amis de la police, partout, face à la masse des subalternes, à leurs capacités, leur expérience et leur colère. Toutes des choses qui, lorsqu’elles apparaissent au premier plan de l’histoire, balayent la normalité.

…des pavés dans la rue

 

Thersitis (anarchiste, une lieu d’intrigues et de subversion, à Athènes)
Nestor et Evangelistrias, Ílion
thersitis.espiv.net
thersitis@espiv.net

 

Notes d’Attaque :
* le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es. Le 28 février dernier, à Athènes, la manifestation de deuil et de dénonciation de la politique du gouvernement, qui vise à dissimuler ses responsabilités dans cette affaire, a pris des proportions inédites depuis longtemps, avec des durs affrontements entre manifestant.es et flics.
** Dans la nuit du 13 au 14 juin 2023, un bateau avec quelques 750 migrant.es a chaviré au large de Pýlos, sous les yeux des garde-côtes grecs, et plusieurs centaines de personnes sont mortes.

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Athènes (Grèce) : Les vitrines de plusieurs supermarchés brisées https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/16/athenes-grece-les-vitrines-de-plusieurs-supermarches-brisees/ Sun, 16 Mar 2025 18:43:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58671 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / jeudi 13 mars 2025

Lundi j’ai quelque chose, mardi je n’en peux plus, mercredi je m’ennuie, jeudi je ne peux plus attendre, vendredi matin… fuck les patrons.

Qu’est-ce que c’est une vitre cassée sur le trottoir, tôt le matin ? Qu’est-ce que l’antivol sur du miel a à voir avec le contrôle et le façonnement de nos désirs ? Pourquoi les offres de réduction ne sont-elles pas une solution alternative ?

Lorsque les questions augmentent, parfois vous devez briser le mur qui vous sépare des réponses nécessaires. Et si le mur est en verre, tant mieux.

La vérité est que nous sommes impatient.es. Nous ne pouvons pas attendre que les prix baissent d’eux-mêmes, ni que l’État cesse de nous vendre de la merde et les supermarchés de nous la servir. Cependant, nous attendons tout aussi impatiemment les sourires de ceux/celles qui ne trouvent pas « inattendue » cette réponse à ce régime de double pauvreté. Celles/ceux qui se rendent au travail le matin et qui sont heureux.ses de voir les visages effrayés des enflures qui se font de l’argent sur notre nourriture, quand leur propriété est touchée.

Nous exhortons à trouver le mécontentement dans l’exploitation et l’ennui superficiels, ordinaires, quotidiens du travail capitaliste. Pas dans l’organisation du travail contre ses patrons. Que les moyens de créer et de répondre aux besoins deviennent communs. Que nous ne dépendions pas toujours des autres pour vivre.

Le « bien » que vous ne pouvez ni acheter ni voler, de qualité dégradée et standardisé, devient pourtant l’objet dominant de notre désir. Les systèmes de sécurité, les aimants, les caméras, les doubles vitrages protègent les choses dont nous avons besoin pour vivre.

N’ayant pas de lien direct avec nos besoins de base, comme la nourriture et les soins corporels, nous attachons notre désir aux appétits avides de l’État et des patrons.

Notre imagination a du mal à se libérer des objets qui nous manquent. Peu importe la hausse des prix, nous aurons toujours besoin de supermarchés, si nous ne prenons pas en charge l’organisation de nos vies et de nos besoins. Nous brisons leurs vitrines pour ne pas nous habituer à la mort dans les magasins. Dans la chaîne production-consommation, les vitrines qui ne se brisent pas ont nos corps comme marchandise.

Nous choisissons de garder foi dans des communautés qui travaillent pour elles-mêmes, qui ne sont pas liées au dommage et au profit. Pour des relations qui ne dépendent pas d’intermédiaires, d’agents ou, en général, de connards qui nous imposent une façon de vivre.

Le mercredi 18 et le jeudi 19 décembre, nous avons mené une série d’attaques, en brisant des vitrines de supermarchés et un distributeur automatique de billets dans les quartiers d’Athènes suivants : Glyfáda, Kaisarianí, Zográfou, Káto Patíssia, Ilíssia, Chalándri, Kypéeli.

GUERRE À LA GUERRE DES PATRONS.
SOLIDARITÉ AVEC CELLES/CEUX QUI SONT PERSÉCUTÉ.ES POUR LEUR ACTIVITÉ POLITIQUE.
SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAS EMPRISONNÉ.ES ET POURSUIVI.ES POUR L’AFFAIRE D’AMBELÓKIPI.
FORCE À LA COMPAGNONNE BLESSÉE MARIANNA M.
KYRIAKOS EST L’UN DE NOUS,
UN COMPAGNON, POUR TOUJOURS SUR LES RUES DU FEU.

Les massettes d’à côté

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Prison de Korydallos (Grèce) : Des nouvelles des conditions de santé de Marianna M. https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/13/prison-de-korydallos-grece-des-nouvelles-des-conditions-de-sante-de-marianna-m/ Thu, 13 Mar 2025 17:46:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58628 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org [traduit de la version anglaise] / mercredi 19 février 2025

forêt de Hambach – novembre 2024

Le 31 octobre 2024, suite à une explosion dans un appartement du quartier Ambelókipi, à Athènes, le compagnon anarchiste Kyriakos Xymitiris est tombé dans la bataille pour la libération sociale et de classe et la compagnonne anarchiste Marianna M., qui se trouvait aussi dans l’appartement, a été gravement blessée et hospitalisée pendant deux semaines à l’hôpital Evangelismós.

Pendant les semaines où Marianna M. est restée hospitalisée, elle a été surveillée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 par des policiers de l’antiterrorisme, dans l’unité de soins intensifs, ce qui donnait lieu à des regards et des commentaires constants, même lors de ses moments les plus intimes. Cela a privé Marianna de son intimité et de son droit à être traitée comme une patiente, à un moment où elle n’avait pas encore été arrêtée. Pendant qu’elle était encore inconsciente, les policiers de l’antiterrorisme ont ordonné qu’un échantillon de sang soit prélevé, pour une analyse ADN, ainsi que ses empreintes digitales, sans son consentement. L’enquêteur de l’unité antiterroriste n’a pas hésité à intervenir dans son traitement médical, en essayant de faire pression sur la compagnonne pour qu’elle témoigne, malgré le fait que son état physique et psychologique ne le permettait clairement pas.

Un jour seulement après sa deuxième opération (le 15 novembre) et alors qu’elle était encore blessée, avec des points de suture et des plaies ouvertes sur le visage, son hospitalisation a été interrompue et elle a été amenée à la prison pour femmes de Korydallos. La compagnonne ne pouvait pas marcher ni tenir bien débout, elle se sentait étourdie et souffrait à cause de l’anesthésie et de l’intervention chirurgicale qu’elle avait subies la veille. Une semaine après son arrivée à Korydallos, elle a été emmenée à l’hôpital, mais uniquement pour retirer ses points de suture.

Dans cette situation, la direction de l’hôpital Evangelismós, sur ordre du 22ème enquêteur officiel de l’unité anti-terroriste, a approuvé sa sortie. La compagnonne a été transportée dans une prison sans aucun soin hospitalier ni traitement approprié. Elle a été privée de soins médicaux et de médicaments, bien qu’elle ne soit pas complètement rétablie.

Derniers développements

À ce jour, la torture de la compagnonne Marianna, blessée, continue, dans la prison de Korydallos. Dès les premiers jours, elle n’a pas reçu les antibiotiques nécessaires, ni les antidouleurs, les gazes et d’autres matériels dont elle avait besoin. Elle a été obligée de rester dans une cellule sale, pleine de cafards, sans aucune bonne condition d’hygiène ni de vie. Un mois et demi plus tard, elle a été obligée, avec le reste des accusé.es, de subir un prélèvement obligatoire d’ADN, de la part l’unité antiterroriste, à l’intérieur de la prison. À ce jour – trois mois plus tard – les examens complémentaires (surtout la tomodensitométrie) demandés par des médecins externes et par les médecins de l’hôpital Evangelismós n’ont pas été effectués, ni même commencés. La tomodensitométrie est essentielle, à cause de l’hématome cérébral, qui lui cause encore des vertiges et d’autres risques de problèmes neurologiques. Mais le médecin de la prison lui a dit qu’elle pourrait passer un scan seulement si elle avait une crise d’épilepsie.

De plus, du liquide s’est formé dans l’articulation de son genou, ce qui l’empêche de le plier correctement, de marcher ou de se tenir debout sans soutien. Marianna a subi des lésions nerveuses et des problèmes neurologiques sont apparus, qui ont porté à un dysfonctionnement de son œil. Son œil n’est toujours pas guéri, ce qui l’expose à un risque constant d’infection, à cause de son incapacité à le fermer correctement et de son impossibilité à accéder aux soins médicaux nécessaires. Elle a déjà eu une infection oculaire et une infection aux points de suture sur sa poitrine.

Dans cette situation critique, son dossier médical est arrivé de l’hôpital seulement deux mois et demi plus tard et, bien que maintenant elle ait fait la tomodensitométrie à son genou, elle n’a toujours pas de diagnostic médical approprié ou cohérent, de traitement régulier ou d’accès à toutes les tomodensitométries dont elle a besoin, puisque les responsables considèrent les lésions neurologiques comme des problèmes uniquement esthétiques. Ses soins quotidiens et l’assistance lui sont assurés par sa codétenue, la compagnonne Dimitra Z., ainsi que par les tentatives des membres de sa famille de faire venir des médecins externes dans la prison.

L’administration de la prison pour femmes de Korydallos, le 22ème enquêteur et l’hôpital Evangelismós, avec le primaire Grigoropoulos Anastasios et son adjoint Bati Veniamin, sont entièrement responsables des risques graves pour la santé et du rétablissement incomplet de la compagnonne blessée Marianna M.

Tout cela nous rappelle les innombrables meurtres et tortures de prisonnier.es, à cause du manque de soins médicaux, les innombrables migrant.es assassiné.es et torturé.es chaque jour dans les centres de détention et les postes de police du monde entier. Il est clair, encore une fois, que l’appareil d’État essaye de se venger de tou.tes ceux/celles qui résistent et qui contestent son monopole du pouvoir et sa violence.

Mais nous nous rappelons aussi les nombreuses luttes et révoltes menées par les prisonnier.es et les détenu.es dans les prisons et les centres de détention du monde entier – des individus qui ont donné leur vie pour réclamer leurs droits et les soins nécessaires, à l’intérieur et à l’extérieur des cellules de la démocratie.

Il est crucial d’agir contre ce traitement de la compagnonne Marianna et de toutes les personnes emprisonnées qui sont soumises à de telles tortures. De telles impositions, de la part du pouvoir de l’État et du capital, sont indéniablement une forme de torture. Tout ce qu’il arrivera à Marianna aura des conséquences et cela ne restera pas sans réponse.

Liberté pour Marianna – liberté pour elles/eux tou.tes !

Assemblée berlinoise en mémoire de Kyriakos X.
et en solidarité avec les personnes emprisonnées dans l’affaire d’Ambelókipi

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Athènes (Grèce) : Le 28 février, la Loi et l’Ordre ont perdu le contrôle pendant quelques heures https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/03/athenes-grece-le-28-fevrier-la-loi-et-lordre-ont-perdu-le-controle-pendant-quelques-heures/ Mon, 03 Mar 2025 17:42:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58531 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 3 mars 2025

Peut-être 500 000 personnes ont répondu à l’appel venant de groupes de gauche, communistes et anarchistes, de collectifs étudiants, de proches des victimes de Tempé*, aux appels des syndicats à la grève générale, aux appels des organisations de hooligans du foot à rejoindre un rassemblement sur la place Sýntagma, dans le centre d’Athènes (voir l’un des nombreux appels ici). Le plus grand rassemblement depuis longtemps. La foule s’est emparée des avenues environnantes, à partir de 9 heures du matin jusqu’au début de la soirée. Il y a eu aussi la participation d’électeurs du gouvernement de Néa Dimokratía, de nationalistes et de quelques nazis, qui ont été tabassés entre-temps.

Ces dernières semaines, le conflit s’est intensifié, entre les survivant.es et les proches des victimes du massacre de Tempé et le gouvernement, à propos des causes de l’explosion du train de fret, qui est entré en collision avec le train de passager.es, il y a deux ans. Déjà il y a un mois, la place Sýntagma avait vu un énorme rassemblement et un échange d’hostilités avec le MAT [la police anti-émeute grecque ; NdAtt.]. La société demande vérité et justice, l’État offre des stupides tentatives de masquer les responsabilités. Pour contrôler la situation, à Athènes, le 28 février, on avait annoncé le déploiement de 5 000 policiers, mais les autorités n’ont pas réussi à les mobiliser. Parce qu’il y avait des manifestations dans toutes les autres villes, le même jour.

Tout de suite après la fin des prises de parole des proches des victimes, une centaine de personnes s’est rassemblée et a attaqué les forces de police qui gardaient le parlement. Quelques dizaines de personnes ont décidé de se réfugier derrière les forces de police – après avoir crié « Assassins, assassins » pendant deux heures. D’autres personnes n’étaient pas d’accord avec les émeutes. Beaucoup de monde a rejoint les émeutes.
Bien que les médias nous appellent encore une fois « provocateur.trices », la réalité, vendredi, était différente. Les émeutier.es faisaient partie de la société. Des gens de tous âges, de tous genres et de toutes « nationalités » y ont participé.
Les marches de marbre de l’hôtel de luxe Grande-Bretagne ont été brisées avec des marteaux pour jeter des pierres sur la police anti-émeutes, qui était positionnée sur le parvis du Parlement. Après une demi-heure, un renfort de flics du MAT a réussi à vider la place Sýntagma pendant un moment, beaucoup de gens sont rentrés chez eux/elles. Mais des foules encore énormes se déplaçaient dans le centre, érigeant des barricades autour de la place Omónia et affrontant la police.
Le ministre de la Protection du citoyen a dit que que les individus cagoulés étaient membres d’un groupe actif dans le milieu anarchiste/anti-autoritaire, qui, les jours précédents, avait appelé à une « insurrection » à l’occasion de la grève générale et du rassemblement de vendredi. Les médias à la solde du régime ont dit que « d’autres groupes de manifestants ont commencé à participer aux émeutes sur la place Sýntagma, ce qui a porté à une perte momentanée du contrôle de la part de la police ».

Un groupe plus grand de manifestant.es a résisté contre les canons à eau sur l’avenue Syngrou, en utilisant des morceaux de marbre venant de monuments anciens et en attaquant les forces de police qui gardaient le siège de Hellenic Train. Plus tôt dans la matinée, 25 membres de Rouvikonas avaient été arrêté.es sur le toit de cet immeuble, pour y avoir déroulé une banderole.
Dans l’après-midi, les gens sont retournés à Sýntagma, pour une nouvelle série d’affrontements. Même si une majorité manifestait pacifiquement, l’État est en train de perdre du terrain, si 15% de la population de la métropole [d’Athènes ; NdAtt.] descend dans la rue. Par la suite, la police a dit qu’ils avaient fait 66 interpellations pendant la journée et que 29 policiers avaient été blessés.




* Notes d’Attaque : le 28 février 2023, dans cette localité près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es.

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Berlin (Allemagne) : Manifestation sauvage en souvenir de Kyriakos Xymitiris https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/17/berlin-allemagne-manifestation-sauvage-en-souvenir-de-kyriakos-xymitiris/ Mon, 17 Feb 2025 17:14:55 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58414 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / samedi 8 février 2025

Berlin, novembre 2024

Le 31 octobre, notre compagnon anarchiste Kyriakos Xymitiris a été tué et notre compagnonne anarchiste Marianna M. a été grièvement blessée, lors d’une explosion dans un appartement à Athènes. Elle a été transportée à l’hôpital Evangelismos, où elle a été soignée sous la surveillance constante de la police, puis transférée à la prison de Korydallos, en détention préventive. Suite à ce qui est arrivé ce jour-là, notre compagnonne anarchiste Dimitra Z., nos compagnons Dimitris et Nikos R., ainsi qu’une autre personne, ont été arrêté.es aussi et emprisonné.es dans le cadre de la même affaire.

Depuis, la tristesse et la rage sont présentes dans nos vies. La tristesse d’avoir perdu un compagnon qui s’était engagé jusqu’au bout et par tous les moyens dans la lutte ; la rage parce que c’est ce système capitaliste, raciste et patriarcal qui l’a tué. Kyriakos a choisi de ne pas fermer les yeux sur les intérêts économiques et politiques de quelques-uns, qui nous condamnent à une vie de misère, par la vente des maisons à des fonds vautours, la précarité du travail, les féminicides, les frontières et les guerres. Dans la ville de Berlin, Kyriakos s’était engagé pendant des années dans la défense des espaces libérés et contre la gentrification, dans la lutte internationaliste, dans l’abolition des prisons, ainsi que dans toutes les luttes sociales et de classe.

Sa passion et ses convictions en un monde nouveau, libéré de l’oppression, laissent un grand vide chez ceux/celles qui étaient autour de lui, ainsi que dans la lutte elle-même. Cependant, son empreinte, à travers ses paroles et ses actions, nous encourage à maintenir vivant le fil de l’insurrection, en prolongeant ainsi la vision de la révolution sociale présente dans nos cœurs et nos esprits. Une action révolutionnaire qui entend la lutte armée comme un moyen décisif, dans l’équilibre des pouvoirs, en faveur de celles/ceux qui sont en bas, qui essaye et réussit à rendre à l’État une partie de la violence qu’il nous impose chaque jour.

Par la défense de sa mémoire, nous entendons aussi être aux côtés de tou.tes celles/ceux qui ont donné leur vie ou/et qui ont été emprisonné.es pour avoir lutté contre l’injustice, l’inégalité et l’exploitation.

Pour toutes ces raisons et en répondant à l’appel des compas grec.ques d’Athènes pour les jours 7 et 8 février, nous voulons faire face à ceux qui tentent de pervertir cette mémoire. Ainsi qu’exprimer notre solidarité avec les compas emprisonné.es dans la même affaire. Pour cette raison, nous avons décidé de faire une courte manifestation sauvage à Friedrichshain, où nous avons partagé ensemble de nombreux moments collectifs de bonheur et de rage. Des obstacles ont été mis en travers des routes, des tags en mémoire de Kyriakos ont été tracés. Par la suite, dans la Rigaerstrasse, les forces d’occupation qui arrivaient ont été affrontées à coups de pierres.

Ce quartier de Berlin, comme d’autres métropoles dans le monde, a fait face à un énorme processus de gentrification. Ces dernières années, alors que des espaces collectifs ont été expulsés pour être transformés en restaurants et magasins pour bobos, les personnes à faibles ressources sont déplacées vers la périphérie, les Airbnb augmentent alors que les loyers deviennent intolérables et que les politiques d’utilisation de l’espace public sont de plus en plus répressives.

Nous, comme Kyriakos, ne pouvons pas détourner les yeux de ce processus qui détruit la ville et les différentes communautés qui y vivent. Nous, personnes qui croyons en un monde meilleur, voulons sortir de cette précarité où ceux/celles qui ne se conforment pas à la norme sont condamné.es. Pour cette raison, alors que beaucoup d’autres protestations et réponses ont lieu dans différentes villes, nous voulons nous y opposer et continuer le chemin que nous avons déjà parcouru avec notre ami et compagnon Kyriakos. Ce chemin qui lui a coûté la vie. Lui dans nos esprits, ses idées dans nos cœurs. Ensemble, en reprenant les rues de Berlin et d’Athènes. Les cœurs des révolutionnaires brûlent à jamais !

Liberté pour nos compas Marianna M., Dimitra Z, Dimitris et Nikos R. !
Kyriakos présent !

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Athènes (Grèce) : Leurs bâtiments et leurs investissements tomberont, nos luttes et nos idées non https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/14/athenes-grece-leurs-batiments-et-leurs-investissements-tomberont-nos-luttes-et-nos-idees-non/ Fri, 14 Feb 2025 18:05:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58327 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / jeudi 6 février 2025

Au petit matin du lundi 23 décembre, en prévision des fêtes, nous avons décidé de laisser un petit cadeau à la société immobilière Ellika, dans son magasin de la rue Iraklidon, à Thissío. Le quartier de Thissío, par ailleurs contrôlé par la police, était l’endroit idéal pour nous pour contribuer, avec notre propre éclat et assez facilement, à enrichir la décoration déjà si scintillante du centre d’Athènes.

Cette société immobilière a deux succursales, une en centre et l’autre à Glyfada [ville de la banlieue d’Athènes ; NdAtt.], elle est active depuis 2004 et, en plus des activités classiques d’une agence immobilière, elle s’occupe de ventes aux enchères et de passeports dorés, en fournissant des avocats et des comptables pour compléter les procédures que les personnes intéressées doivent suivre pour rejoindre ce programme.

Le passeport doré offre un permis de séjour de 5 ans aux non-européen.nes, contre l’achat d’un bien immobilier (généralement un bâtiment en ruine dans le centre) d’une valeur minimale de 250 000 € et la possibilité de résider ici en permanence. Les personnes intéressées veulent généralement un passeport doré pour pouvoir accéder aux pays de l’espace Schengen, la Grèce offre les conditions les plus favorables par rapport à d’autres pays.

Ainsi, dans la Grèce des refoulements meurtriers, des opérations « coup de balai », des emprisonnements et de l’épuisement mental de chaque migrant.e, il y a bien une solution pour rester dans ce pays, mais elle existe seulement pour ceux qui peuvent se le permettre financièrement.

D’autre part, la parfaite synergie entre l’État et les investisseurs réussit à gentrifier nos quartiers, avec beaucoup de ces appartements qui sont mis à disposition par des locations à court terme ou à des loyers exorbitants, en déplaçant ceux/celles qui ne peuvent pas faire face aux nouvelles conditions.

La hausse du coût de la vie, des loyers prohibitifs, des rues asphyxiantes de contrôle et l’envahissement des espaces publics, le tout au profit d’intérêts privés, cela se développe sous les yeux des personnes respectueuses de la loi. Il y a cependant un risque, pour les investissements, qu’ils ne semblent pas prendre en considération. Nous. Leurs bâtiments et leurs investissements tomberont, nos luttes et nos idées non.

Notre action est un hommage au guérillero urbain anarchiste Kyriakos Xymitiris. Sa lutte continue avec nous, dans chaque action insurrectionnelle. Ses pensées sont avec nos pensées, dans chaque plan, ses pas avec nos pas, vers chaque cible. Son sourire avec notre sourire, à chaque attaque.

Un signe de solidarité à la compagnonne anarchiste Marianna et à celles/ceux qui sont détenu.es dans le cadre de l’affaire d’Ambelókipi.

Salutations combatives aux compagnons anarchistes emprisonnés K.K et A.F.

Fire Estate

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Athènes (Grèce) : Un engin incendiaire à l’Agence nationale de la sécurité sociale https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/08/athenes-grece-un-engin-incendiaire-a-lagence-nationale-de-la-securite-sociale/ Sat, 08 Feb 2025 17:15:36 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58311 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mercredi 4 février 2025

Nous revendiquons le placement, aux premières heures du 3 décembre, d’un engin incendiaire de faible puissance au bureau de l’ΕΦΚΑ situé rue Kefallinias, dans le quartier de Kypséli.

Même si, heureusement pour vous, l’engin ne s’est pas allumé, le message reste le même.

Soyez surs que, avec la même facilité opérationnelle, nous pouvons cibler avec un engin similaire n’importe quel endroit de notre choix, à n’importe quel moment.

La raison pour laquelle nous avons choisi cette cible spécifique, parmi les nombreuses que la métropole offre, est qu’il s’agit d’une structure fondamentale du mécanisme de l’État, une structure qui favorise la misère, la soumission et, par conséquent, la manipulation de la majorité de la société. La Sécurité sociale opère sous la supervision du ministère du Travail, ce qui, en termes capitalistes, signifie qu’elle agit en tant qu’organe exécutif de l’orientation idéologique promue par le gouvernement actuel.

Pour expliquer, l’ΕΦΚΑ est responsable de la distribution de retraites de seulement 426,17 euros, du prélèvement des cotisations des travailleur.eus salarié.es, des indépendant.es et des agriculteur.trices, ainsi que de la lutte contre l’évasion fiscale. Pour les agriculteur.trices les impôts dépassent le 50% et pour les travailleur.euses indépendant.es elles dépassent le 75%. En résumé, l’ΕΦΚΑ sert de collecteur d’impôts pour l’État, en jouant un rôle de pivot dans le financement de son agenda politique et dans la légitimation de son action. Mais quand les mots manquent, les chiffres parlent.

Les recettes (approximatives) pour les années 2024 et 2025 s’élèvent à environ 51 milliards d’euros, alors que les dépenses pour les caisses de sécurité sociale ont été d’environ 50 millions d’euros. Cela signifie que seulement 0,1% des recettes est reversé à la société.

L’ΕΦΚΑ est la main qui donne des clopinettes à la main tendue du/de la mendiant.e – une monnaie dont la valeur est dictée par l’État et le gouvernement, à l’intérieur de la trajectoire prédéfinie imposée à l’esclave salarié.e moderne, qui se définit en fonction de sa productivité et de sa discipline au sein de la machine capitaliste, à la recherche perpétuelle d’un avancement de classe et d’une validation de son statut social. En allant au-delà des limites d’une stérile analyse de classe, qui blâme uniquement l’État et le capital, tout en ignorant la responsabilité de ceux/celles qui sont consciemment piégé.es dans une vie condamnée – une vie déterminée par d’autres dès la naissance, contrainte à la servitude, enchaînée et entourée par les paillettes des vitrines capitalistes.

En opposition au monde du consentement social et de la soumission, de l’autosatisfaction, de l’inertie et du défaitisme, contre toute logique de délégation et d’attente, nous choisissons le chemin de l’action directe, répondant par des attaques au monde du pouvoir, naviguant à travers les flammes de sa destruction totale. Chaque appel à l’attaque est une proposition de décrochage social, une rupture avec toute forme d’autorité, un appel à la destruction de l’ordre existant.

Avec des mains et de mots armés, le cœur brisé et le nom d’une rue gravé dans la mémoire, nous avons mené cette attaque en mémoire du révolutionnaire armé Kyriakos Ximitiris et en solidarité avec la compagnonne anarchiste Marianna M., qui est retenue prisonnière dans les cachots de la démocratie bourgeoise. En marchant sur le chemin de l’insubordination, du conflit et de l’attaque – un chemin entaché par le sang de celles/ceux qui, non repenti.es, ont choisi l’assaut frontal contre l’État et le pouvoir – chaque pas que nous faisons reste déterminé vers son but.

Pour chaque compa qui a supporté le lourd coût des perspectives révolutionnaires et de l’action insurrectionnelle, nous promettons qu’à chaque jour qui passe, aussi longtemps que nos pieds fouleront cette terre, nous couperons la tête de nos oppresseurs et démantèlerons tout ce qu’ils ont construit de leurs mains sales. Compagnon, que ton incursion dans la vallée du silence éternel puisse être bonne.

Force au compagnon emprisonné K.K., accusé de l’incendie d’un fourgon de police à Missolonghi.

Solidarité avec tou.tes ceux/celles qui sont poursuivi.es dans l’affaire de l’explosion d’Ambelókipi.

Liberté pour le révolutionnaire Nikos Maziotis, membre de Lutte révolutionnaire.

IMAGINATION – OPTIMISME – RISQUE

Cellules de solidarité offensive

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Kallithéa (Grèce) : Honneur au compagnon Kyriakos Xymitiris https://attaque.noblogs.org/post/2024/12/23/kallithea-grece-honneur-au-compagnon-kyriakos-xymitiris/ Mon, 23 Dec 2024 17:51:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57772 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mardi 17 décembre 2024

« La route a été longue, pour arriver ici. Très longue, frère. Les menottes pesaient lourdement sur les mains. Les soirées où la petite ampoule secouait la tête en disant « le temps est écoulé ». Nous lisions l’histoire du monde dans des petits noms, dans certaines dates gravées avec un ongle sur les murs de la prison, dans des dessins enfantins du futur mort – un cœur, un arc, un vaisseau, qui se sont sûrement effacés avec le temps. Dans certains verses qui ont été laissés inachevés pour que nous puissions les terminer, dans certains verses qui ont été terminés pour que nous n’ayons pas à les terminer. La route a été longue, pour arriver ici – une route difficile. Maintenant, cette route est la tienne. Tu la tiens comme tu tiens la main de ton ami et mesures son pouls sur la marque laissée par les menottes. Pouls normal – Main sûre – Route sûre. »
Yánnis Rítsos*


Le 31 octobre, un engin explosif a détoné dans un appartement de la rue Arkadias, dans le quartier d’Ambelókipi, en provoquant la mort du compagnon anarchiste KYRIAKOS XYMITIRIS et des blessures à la compagnonne anarchiste Marianna M. Dans les jours qui ont suivi, il y a eu un spectacle médiatique, quelque chose d’habituel dans la situation grecque, qui montrait ce qui allait suivre, de la part de l’antiterrorisme et des autorités en général. L’État dans son ensemble, avec la coopération des autorités policières, médiatiques et judiciaires, présente le scénario bien joué de la recrudescence du terrorisme intérieur, en l’enrichissant, pour que la foule des spectateurs ne s’ennuient pas, avec la description d’une « troisième génération de terroristes ». Tout cela a déjà conduit à la détention provisoire de 5 compas.

Pour notre part, tout d’abord nous n’acceptons pas le terme de terrorisme, lorsqu’il s’agit de guérilla urbaine et de violence politique en général. Pour nous, le terrorisme c’est vivre sous le seuil de pauvreté, ce sont les loyers exorbitants, les factures exorbitantes, la gentrification et le réaménagement urbain, la brutalité policière, les trains qui ne fonctionnent pas et les flingues qui tirent en l’air.

Deuxièmement, la guérilla urbaine n’est pas divisée en générations. La violence politique organisée est vivante, dans l’histoire, depuis des centaines d’années et se développe ou décline, à un moment donné, en fonction des conditions sociales. La lutte violente continuera jusqu’à l’effondrement du capitalisme et du pouvoir.

L’État voit cette opération de répression comme une occasion pour lancer une attaque généralisée contre le mouvement anarchiste et tous les sujets en lutte, dans le but d’en finir une fois pour toutes avec son ennemi intérieur. Les événements d’Ambelókipi devraient renforcer la conscience de tous les sujets révolutionnaires et créer de nouveaux événements insurrectionnels et ramener l’action radicale au premier plan. La mort de notre compagnon nous inspire et nous fait serrer les dents, elle transforme la douleur de sa perte en rage, pour attaquer l’État et ses larbins, par tous les moyens.

Nous revendiquons l’attaque incendiaire qui a visé trois camionnettes de l’ELTA (la Poste), à Kallithéa [commune de la première banlieue d’Athènes ; NdAtt.], aux premières heures du 13 décembre.

Nous dédions notre action au compagnon KYRIAKOS XYMITIRIS, qui sera toujours là, dans tous les aspects de la lutte anarchiste.

Solidarité avec tou.tes les compas emprisonné.es suite à l’affaire d’Ambelókipi.

Nous souhaitons à la compagnonne Marianna un prompt rétablissement.

Nous envoyons des signaux incendiaires au compagnon K.K., qui a été placé en détention provisoire et qui est poursuivi pour avoir attaqué un véhicule de police avec un engin incendiaire.

Elfes incendiaires (Εμπρηστικά Ξωτικά)

 

* Note d’Act for freedom now! : Yánnis Rítsos a été un poète et militant communiste grec, ainsi qu’un membre actif de la Résistance grecque pendant la Seconde guerre mondiale. Même s’il n’aimait pas être considéré comme un poète politique, il a été décrit comme « le plus grand poète de la gauche grecque ».

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Athènes (Grèce) : Fracasser la gentrification, au nom de Kyriakos X. https://attaque.noblogs.org/post/2024/12/21/athenes-grece-fracasser-la-gentrification-au-nom-de-kyriakos-x/ Sat, 21 Dec 2024 17:39:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57711 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mardi 17 décembre 2024

Exárcheia a été transformé en une zone de divertissement touristique stérile et morte, où la culture de la consommation domine et où prévalent des relations aliénées et superficielles. Des boutiques pour hipsters, des hôtels chics, des Airbnb tape-à-l’œil inondent désormais le quartier, le transformant en une vitrine tape-à-l’œil pour l’apathie apolitique qui convertit en musée ses caractéristiques rebelles. Contre cette condition qu’ils essaient de nous imposer, nous maintenons vivants et inchangés nos projets politiques et nous confirmons les perspectives d’une camaraderie conséquente. Récemment, Exárcheia a été caractérisé par l’éclatement de cette situation d’apathie, le 6 décembre, quand des affrontements généralisés ont eu lieu et des slogans ont été scandés, pour notre compagnon décédé Kyriakos X. Dans cet esprit, le samedi 14 décembre nous avons mené une attaque symbolique, en brisant les façades de l’hôtel Alter Athens et de la boutique de vêtements Deklar, dans la rue Zoodochos Pigi.

Nous privilégions l’action multiforme, jusqu’à ce que nos messages de résistance évoluent en une menace réelle, jusqu’à ce que des flambées de rébellion et d’expropriation de l’espace et du temps surgissent partout.

Solidarité sans faille avec la compagnonne Marianna M., gravement blessée, et avec les autres compas emprisonné.es dans le cadre de l’affaire d’Ambelókipi.

LE PRÉLÈVEMENT FORCÉ D’ADN EST UNE TORTURE.

KYRIAKOS X. TOUJOURS PRÉSENT DANS NOS CŒURS ET DANS NOS LUTTES.

FORCE AU COMPAGNON EMPRISONNÉ K.K., ACCUSÉ D’UNE VIOLENTE ATTAQUE CONTRE UN FOURGON UTILISÉ POUR LES INTERROGATOIRES, À MISSOLONGHI.

NI CRIMINELS NI POLITICIENS, DESTRUCTION ET FEU POUR TOUTES LES PRISONS

Anarchistes

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Londres (UK) : L’obédience est une existence programmée, aux ordres https://attaque.noblogs.org/post/2024/12/07/londres-uk-lobedience-est-une-existence-programmee-aux-ordres/ Sat, 07 Dec 2024 17:36:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57558 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mercredi 4 décembre 2024

L’obédience est une existence programmée, aux ordres

Une explosion intempestive dans un appartement d’Athènes, le 31 octobre, a tué un anarchiste et en a grièvement blessé une autre. En une milliseconde, la préparation d’une seule attaque libératrice contre un aspect de la domination se développe pour devenir un vaste panorama de la guerre sociale.

Avec un souffle retentissant, la lutte est bouleversée, ses acteur.trices, jusqu’alors anonymes, sont jeté.es au premier plan de l’affrontement. Le choc et l’angoisse envahissent nos cœurs et nos esprits, à cause de la mort de Kyriakos Xymitiris et des blessures de Marianna Manoura – des compas bien connu.es et estimé.es, actif.ves dans la lutte anarchiste, aux multiples aspects, en Grèce et au-delà – mais c’est cela qui fait une complicité déterminée et indéfectible. Immédiatement, une alchimie d’amour rebelle et de défiance surgit, en dépassant les frontières par lesquelles les États segmentent leur contrôle sur cette terre en ruine.

De l’autre côté, il y a la haine, la haine que tous les maîtres ressentent quand ils se trouvent face à l’insubordination, une haine qui traverse les puissantes institutions de ce pays et est fidèlement transmise à ses citoyens. Tout au long de la journée, la télé, les journaux et internet pondent cette « opinion publique » – concoctée par des bouchers, avalée par du bétail nourri de force. Juges et procureurs complotent pour une vengeance et préparent le terrain pour la criminalisation des anarchistes. Même les médecins de l’hôpital où se trouve Marianna Manoura déchirent, dans son cas, toutes leurs prétentions éthiques, pour jouer un rôle dans la dernière inquisition en Grèce.

Au milieu de l’hypocrisie sociale, que l’on considère aujourd’hui comme sagesse – où rester à sa place, tourner dans l’autre sens et s’intégrer sont des signes certains de dignité – les rêves portés à leurs possibles conséquences, maintenant, ne sont pas compris, pas plus que les actions qui vont au-delà de la croissance de mouvements qui ne sont que des mises en scène. L’expertise scientifique, la raison économique et la stratégie politique sont discutées sans effort – de simples opinions – parce que ce dont elles parlent (des marchandises et des images) s’est substitué à la richesse insurgée de la vie.

Nous savons que chaque vie prise entre ses mains est une vie mise en jeu, mise en danger. Parce que faire ce choix brise les défenses de la moralité, de la politique et de l’habitude. Se révolter malgré et contre ce conditionnement est déjà une question de vie ou de mort. Mais décider d’agir avec conscience, préparation et intelligence est quelque chose de plus. Quelque chose d’indicible pour les défenseurs de cette société et de clairement plein de sens pour celles/ceux d’entre nous qui, dans notre soif d’une vie libre, cherchent sa destruction.

L’urgence de briser les chaînes de la normalité augmente, nous poussant à aller de l’avant dans la lutte, à chercher les moyens que chacun.e trouve vraiment appropriés – avec la lucidité et la passion de l’individu comme facteur ultime de décision.

Kyriakos Xymitiris, nous ne t’avons jamais rencontré, mais tu as transpercé la conscience de nous tou.tes. Ton acte, c’est la démolition des châteaux construits sur le sable de l’accommodement. C’est secouer les murs des ersatz ritualisés de l’action, pour mettre au jour notre « Moi » le plus secret. Ces tremblements se répandent. Tu seras l’un des nombreux pas sur les chemins du feu et de la liberté.

Marianna Manoura, une chaleureuse accolade de loin. Ta force et ton courage nous inspirent.

La lutte continue, à grand pas, poussée par la rage, forgée par la qualité, dans une attaque sans limites contre l’existant. Qu’est-ce qui peut retenir les pratiques les plus exagérées de liberté, l’élaboration la plus complète de l’insurrection propre à chacun.e, où la vie n’est pas quelque chose à convoiter, à calculer et à prolonger avec crainte, mais à vivre farouchement, sans mesure ?

anarchistes,
Londres.

La rébellion est l’urgence explosive de se mettre en jeu

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Prison de Korydallos (Grèce) : Une lettre du compagnon anarchiste Nikos Romanos https://attaque.noblogs.org/post/2024/12/05/prison-de-korydallos-grece-une-lettre-du-compagnon-anarchiste-nikos-romanos/ Thu, 05 Dec 2024 17:50:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57553 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / jeudi 5 décembre 2024

Lundi 18 novembre est le jour où, pour moi, le temps s’est arrêté une nouvelle fois. Policiers cagoulés, menottes, cellules de garde à vue, caméras de télévision, bulletins d’information, scénarios journalistiques, théories policières. Derrière ce schéma familier et la tempête communicative sur ma culpabilité, il y a une autre réalité.

Ce sont les blessures qui refont surface et se multiplient, en brisant des familles, en détruisant des relations humaines, en anéantissant des rêves, des espoirs, des projets d’une vie condamnée une fois de plus à la mort du temps figé.

Puisque le langage de la vérité ne peut pas être occulté, je le répète : je récuse cette accusation dans son intégralité. Une accusation sans fondement, exagérée et non corroboré, qui se présente de façon abusive, en créant plus de questions que celles auxquelles elle répond réellement. Elle suit la logique politique établie par la loi antiterroriste, qui crée une catégorie d’inculpé.es existant en dehors du système juridique, puisque chacun.e est coupable jusqu’à preuve de son innocence. La langue parlée par le système a déjà rendu son verdict. Je suis devenu un trophée ambulant, à exploiter pour toute finalité utile. Un objet d’exposition dans les vitrines des musées du mensonge et de l’oubli. Avec accrochée une étiquette, « terroriste », et l’ajout « toujours coupable », destiné à être regardé par des visiteurs généralement naïfs, mais surtout effrayés et pacifiques.

Pour ceux qui jouent les vies humaines aux dés, dans un jeu politique vulgaire et éhonté, pour ceux qui croient que le pouvoir qu’ils détiennent leur donne le droit d’écraser des âmes pour leurs propres buts, je vais répéter des choses évidentes.

À partir de la rue Missolonghi*, des bureaux d’interrogatoire, des couloirs gris des prisons, des bancs des tribunaux, jusqu’à la mort lente du confinement. Depuis les choix que j’ai faits de toute mon âme, des choix gravés dans du vrai sang, à grands prix et avec genoux qui ne tremblent pas, je ne recule pas d’un centimètre.

Cela fait partie de l’histoire d’une génération qui s’est révoltée et sur le dos de laquelle une grande partie du système politique a lavé ses péchés, en les laissant sécher sur la corde du cannibalisme répressif et médiatique.

Mais maintenant je ne suis pas en prison parce que j’aurais fait des choix conscients qui entraînent les risques correspondants. Au contraire, ma vie est vendue comme un produit politique, sur l’étagère du supermarché de la communication, au prix du sac qui m’incrimine**, en attendant que les électeurs potentiels fassent leurs courses, un produit après l’autre, jusqu’à la prochaine fois.

C’est vraiment triste pour moi (et pas seulement pour moi) qu’on me demande de prouver que je ne suis pas un éléphant, avec une sentence imminente au dessus de ma tête, qui me condamnera à vivre à nouoveau, pour une durée indéterminée, en tant que prisonnier.

J’ai passé la moitié de ma vie d’adulte en prison. Je n’accepterai pas passivement cette statistique si injuste, faite de beaucoup de douleur et d’innombrables solitudes, visant à m’enfermer derrière du béton et des barreaux.

Je n’accepterai pas des mesures extrêmes, comme la détention préventive, sans une bataille juridique et politique pour regagner ma vie.

Dans cette première déclaration, hâtive et nécessaire, je veux remercier du fond de mon cœur ceux/celles qui ont été à mes côtés avec un amour désintéressé. Le combat pour ma défense et ma libération définitive de cette accusation injuste commence maintenant.

Pour finir…

« Honneur à ceux qui dans leur vie
Se sont présentés pour défendre les Thermopyles.
Jamais ils ne se sont dérobés de leur devoir ;
Justes et probes en tous leurs actes
Mais avec tristesse et compassion ;
Généreux lorsque riches et, quand pauvres,
de leur peu encore généreux,
En apportant encore leur aide, autant qu’ils le peuvent ;
En disant toujours la vérité,
Mais sans haine pour ceux qui mentent.
Et plus d’honneur encore leur est dû
Quand ils prévoient (et beaucoup le prévoient)
Que, en fin des comptes, Éphialtès apparaîtra
Et que, à la fin, les Mèdes passeront. »
Constantin Cavafy

 

Notes d’Attaque :
* c’est au carrefour de la rue Tzavella avec la rue Missolonghi, une voie piétonne, que, le 6 décembre 2008, un flic a tiré sur un groupe de jeunes (dont Nikos), et tué l’un d’entre eux, Alexandros Grigoropoulos
** Après l’explosion du 31 octobre, qui a provoqué la mort du compagnon Kyriakos Xymitiris et gravement blessé la compagnonne Marianna M., la police aurait trouvé dans les décombres de l’appartement un sac, contenant une arme, sur lequel serait présente une empreinte digitale de Nikos.

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Grèce : Pour mon compagnon Kyriakos X. https://attaque.noblogs.org/post/2024/12/02/grece-pour-mon-compagnon-kyriakos-x/ Mon, 02 Dec 2024 17:43:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57539 Continuer la lecture ]]> athens.indymedia.org [traduit de la traduction anglaise] / dimanche 1er décembre 2024

Au revoir, mon compagnon,
« Tu sera cendres, vieux monde,
Tu es destiné au chemin de la destruction
Et tu ne peux pas nous plier
En tuant nos frères d’armes…
Et sache que
Nous en sortirons vainqueurs,
Même si nos sacrifices
Sont lourds »
Nazim Hikmet

Je voudrais, de manière tardive, écrire quelques mots à propos de mon compagnon et compagnon de vie de ces six dernières années, K. Xymitiris, qui est décédé dans un appartement de la rue Arkadias.

J’ai rencontré le compagnon Kyriakos à Berlin, il y a quelques années. Notre détermination commune et notre engagement pour un monde meilleur nous ont rapidement rapproché.es. Lors des conversations de minuit dans le bar où il travaillait, lors des balades dans les rues de la ville, nous avons échangé des points de vue et Kyriakos avait les opinions et les connaissances les plus approfondies sur chacune de mes préoccupations. Notre vision commune s’enracinait simultanément en nous, en créant une relation forte, basée sur la compréhension mutuelle, la camaraderie et l’amour.

Ensemble, nous avons lutté et façonné nos opinions sur tout ce qui nous troublait. J’ai grandi, avec lui, dans un voyage de découverte de mon identité combative. Et Kyriakos a toujours été à mes côtés, ni devant, ni derrière, mais à mes côtés. En tenant ma main, en me soutenant avec son sourire et sa perspicacité. Il donnait toujours les bonnes réponses, alors que nous étions tou.tes en train de mâcher nos mots ; il clarifiait la situation, quand nous nous sentions tou.tes perdu.es. Avec son sens aigu de la solidarité, il était toujours aux côtés de quiconque en avait besoin, indépendamment de la répression, du fait d’en être la cible, indépendamment de son propre confort. Toujours le premier dans toutes les luttes : contre la répression, la gentrification, l’exploitation salariale, le colonialisme, le patriarcat, les prisons. Indispensable comme compagnon et comme ami, il remplissait l’espace de sa modestie et de son militantisme, partout où il se trouvait.

En prônant l’unité dans la lutte pour la cause révolutionnaire, la confrontation, le militantisme et la contre-attaque, toujours dans le respect de ceux/celles qui étaient autour de lui, il a fait de la place là où d’autres étouffaient. Il vivait donc, du moins à mes côtés, militant et persévérant, plein d’espoir et souriant. Prêt à tout, prenant des petits et des grands risques, il a donné son quotidien à la lutte, sans hésitations.

Toujours à nos côtés,
pour moi, pour ses ami.es et ses compas, pour quiconque avait besoin de lui, pour des petits ou des grandes choses.
Toujours à nos côtés,
pour assumer le rôle le plus pénible, le plus risqué.
Toujours à nos côtés,
pour nous tenir la main, pour nous accompagner, pour ouvrir le chemin.
Toujours à côté
du/de la migrant.e, de la personne maltraitée, du/de la le travailleur.se, du/de la prisonnier.e.
Et toujours à mes côtés,
pour me soutenir, m’aider, m’écouter, pour lutter avec moi, m’étreindre en repoussant la peur, pour m’encourager en repoussant les hésitations, pour remplir les jours et les nuits de camaraderie et de combativité.

COMPAGNON KYRIAKOS
Aucun au revoir ne suffit. Aucun texte ne peut décrire la douleur de ta perte. Le 31 octobre, j’ai été laissée à moitié, sur un chemin où je te voulais à mes côtés. Le 31 octobre, j’ai perdu ce sourire que toi, seul, tu savais évoquer. Le 31 octobre, j’ai perdu l’espoir que toi, seul, tu pouvais me transmettre. Mais le 31 octobre je t’ai aussi fait une promesse, à toi, à moi, à nous et à tant d’autres : tu ne seras pas oublié. Le 31 octobre, je suis restée derrière pour parler de toi, de la lutte que tu as menée et de celles que tu n’as pas réussi à mener. Le 31 octobre, j’ai levé mon poing et, avec la bouche pleine de sang, j’ai juré de COMBATTRE. Le 31 j’ai levé mon poing et, dans les décombres de la rue Arcadias, j’ai dit KYRIAKOS XYMITIRIS, TOUJOURS PRÉSENT !

« Les plus beaux de nos jours
nous ne les avons pas encore vus.
Et les plus beaux des mots que je voulais te dire
je ne te les ai pas encore dits… »
Nazim Hikmet

Avec un amour inconditionnel,

ta compagnonne
Marianna M.

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Athènes (Grèce) : Nikos Romanos arrêté pour l’affaire de l’explosion d’Ambelókipi https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/19/athenes-grece-nikos-romanos-arrete-pour-laffaire-de-lexplosion-dambelokipi/ Tue, 19 Nov 2024 17:45:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57436 Continuer la lecture ]]> Blessed is the Flame / mardi 19 novembre 2024

Nikos Romanos arrêté pour l’affaire de l’explosion d’Ambelókipi et présenté au procureur

Ce matin, 19 novembre, le compagnon anarchiste Nikos Romanos, arrêté hier alors qu’il rentrait chez lui, a été amené au bureau du procureur, pendant que les médias qui ont déjà commencé leur classique travail de recherche d’un bouc émissaire, le condamnant sans qu’il soit encore reconnu coupable.

Le motif de cette arrestation est une empreinte digitale, détectée sur l’un des objets trouvés dans l’appartement qui a explosé à Ambelókipi, à Athènes, en provoquant la mort du compagnon Kyriakos et des graves blessures à la compagnonne Marianna. Plus précisément, une empreinte digitale a été trouvée sur un sac contenant une arme. Un test balistique a établi que l’arme n’a jamais été utilisée.

Pour les personnes qui nous lisent à l’international, nous rappelons que Nikos Romanos est connu non seulement dans les milieux anarchistes, mais aussi dans la société grecque en général, puisqu’il était un ami d’Alexis Grigoropoulos et un témoin oculaire de son meurtre, qui a déclenché le soulèvement de 2008. Par le passé, il a été condamné à 18 ans de prison pour la possession et le placement d’engins explosifs, en 2012, condamnation qui a été réduite à 14 ans, et à une peine de 11 ans pour sa participation à deux braquages de banques, à Kozani. Il a finalement été libéré en juillet 2019, pour bonne conduite.

En prison, il a reçu le soutien de milliers de personnes, non seulement du mouvement, ce qui a conduit à une mobilisation massive dans les rues pour soutenir sa grève de la faim, puis sa grève de la soif, qu’il a entrepris parce que les autorités n’avaient pas donné les autorisations nécessaires pour qu’il puisse suivre ses cours dans l’école où il était inscrit.

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Athènes (Grèce) : La passion de la destruction est une passion créatrice https://attaque.noblogs.org/post/2024/11/16/athenes-grece-la-passion-de-la-destruction-est-une-passion-creatrice/ Sat, 16 Nov 2024 17:27:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57402 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / vendredi 15 novembre 2024

Athènes : Revendication de l’attaque incendiaire du vendredi 8 novembre 2024 au rectorat de l’ΕΜΠ (l’Université polytechnique), à Zográfou.

Le pouvoir signifie le déni total de la liberté. La coercition est la mesure ultime utilisée par ceux qui décident de gouverner. Nous parlons donc d’un monde qui a été construit sur ce choix fondamental. Ce choix de la classe dirigeante invite ses esclaves à le mettre en œuvre. Le rectorat de l’Université polytechnique est un rouage de plus dans la machine, un des fils du tissu institutionnel de l’État, dont le rôle, sur le plan idéologique, est de stériliser, d’accroître la productivité, de créer un « excellent » travailleur qualifié, qui ne cherche pas plus loin, quand il s’agit de choisir en faveur d’une bonne carrière. Bref, le rôle idéologique de l’université dans l’État bourgeois néolibéral est de présenter la « gouvernance de la science » comme le seul moyen pour les sociétés de s’organiser.
Le moyen par lequel l’université doit remplir ce rôle est le monopole du savoir, ou plutôt l’exploitation de l’illusion qu’elle monopoliserait réellement le savoir.

Dans les faits, ce qui caractérise l’Université polytechnique sont des cours post-doctoraux en collaboration avec TERNA, des recherches sur les drones militaires, une bonne coopération avec les flics pour l’expulsion des squatter.euses et les arrestations, la prise pour cible, les poursuites et les amendes à l’encontre des étudiant.es. Dernière en date, et après qu’ils n’aient pas atteint leur but avec des multiples opérations d’expulsion, en 2023-24, l’émission d’un ultimatum pour le 31 octobre 2024 à l’adresse de tous les lieux occupés.
Les cannibales étatiques et sociaux s’empressent de réprimer toute tentative de construire une contre-proposition à la putréfaction sociale dominante, en expulsant les lieux et en intensifiant la répression, pensant qu’ils nous terrorisent. Mais nous ne plions pas la tête, parce que nous savons que nous avons raison. Les premières illustrations de cette contre-proposition sont les squatter.euses, et tant que vous ne nous laisserez pas construire notre propre réalité, nous détruirons la vôtre. Après tout, le but n’est pas de construire sur les fondations existantes, mais sur leurs ruines. Cependant, la destruction ne se produit pas par elle-même.

Le feu a toujours été une des armes de la société. Nous revendiquons donc aussi l’attaque incendiaire contre la bâtiment administratif de l’Université polytechnique, à Zográfou [ville située juste à l’est d’Athènes ; NdAtt.], le vendredi 8 novembre 2024.

Honneur pour toujours au combattant anarchiste Kyriakos Ximitris.
Solidarité avec la compagnonne blessée Marianna M. et avec les compas arrêté.es D.Z. et D.
Solidarité avec le compagnon K.K., réprimé pour l’affaire de Missolonghi.

Incendiaires



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