Allemagne – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Tue, 25 Aug 2026 16:29:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Allemagne : Sur les perquisitions effectuées à Berlin le 12 août https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/25/allemagne-sur-les-perquisitions-effectuees-a-berlin-le-12-aout/ Tue, 25 Aug 2026 16:17:09 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63653 Continuer la lecture ]]> Renversé / samedi 22 août 2026

Le mercredi 12 août, dès 6 heures du matin, trois perquisitions ont été menées à Berlin et dans ses environs : dans les quartiers de Neukölln et de Kreuzberg, ainsi que dans la région de Brandenbourg.

L’enquête porte sur un braquage de banque commis en 2013 dans la ville allemande d’Aix-la-Chapelle (Aachen). Ce braquage est lié au vol de la Paxbank d’Aix-la-Chapelle en 2014, pour lequel plusieurs anarchistes ont été inculpés en 2017 et Lisa a été condamnée [voir ici ; NdAtt.]. À l’époque déjà, le parquet avait tenté d’établir un lien entre le braquage de 2014 et celui de 2013, mais l’enquête n’avait pas réussi à apporter de preuves permettant d’étayer ces faits.

Le 24 juillet dernier, une personne a été arrêtée en Espagne puis extradée vers Aix-la-Chapelle. Elle se trouve actuellement en détention provisoire. Elle est accusée d’avoir participé à un braquage de banque survenu en 2013.

Le mandat de perquisition visait Lisa, en tant que prévenue, ainsi que sa compagnonne et colocataire, en tant que témoin. Les enquêteurs recherchaient des supports de stockage de données et des documents manuscrits. Cette mesure a concerné les colocataires de la prévenue : les parties communes et les caves des appartements ont été perquisitionnées, ainsi qu’un lieu où, d’après les données de localisation de son téléphone portable, Lisa se serait rendue à plusieurs reprises.

La perquisition a été menée par l’Office régional d’enquête criminelle (LKA) de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et le LKA de Berlin ; la procureure elle-même, mme Breuer, du tribunal régional d’Aix-la-Chapelle, qui avait déjà, à l’époque du procès de 2017, agi avec fermeté contre les camarades, était également présente. Un chien renifleur a en outre été utilisé. Les perquisitions ont duré entre 6 et 7 heures.

Lisa a été conduite au commissariat, où les formalités d’identification (photos et empreintes digitales) ont été effectuées, puis elle a été remise en liberté. Des photos spécifiques ont été prises dans le cadre d’un rapport anthropométrique d’identification. Dans l’ensemble, toutes les personnes qui se trouvaient dans les appartements vont bien.

Merci pour votre solidarité et votre soutien. Et, comme toujours : ne vous perdez pas en hypothèses, ça n’aide personne.

Solidarité avec les personnes concernées et avec l’accusé qui se trouve actuellement en détention !

Avec force, calme, amour et colère.

 

Texte original en allemand : https://de.indymedia.org/node/858128

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Leipzig (Allemagne) : Un petit feu contre une société immobilière et la mobilité électrique https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/20/leipzig-allemagne-un-petit-feu-contre-une-societe-immobiliere-et-la-mobilite-electrique/ Thu, 20 Aug 2026 16:50:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63617 Continuer la lecture ]]> knack.news / jeudi 13 août 2026

Dans la nuit du 12 août, nous avons incendié quatre voitures, sur un parking de la rue Erich-Köhn. Deux d’entre elles appartenaient à la société Grand City Property, les autres étaient une Tesla et une voiture électrique de marque Toyota.

À Leipzig et dans beaucoup d’autres villes, les loyers augmentent depuis des années à un rythme vertigineux et des personnes sont chassées de leurs quartiers. Des entreprises comme GCP, connue pour harceler ses locataires, profitent de cette évolution. Nous vivons dans une société de classe, où d’un côté il y a quelques personnes qui se remplissent les poches, alors que, de l’autre côté, nous devons dépenser une grande partie de notre argent pour le loyer. Nous lançons un petit signal contre cette situation.
On sait depuis des décennies que l’humanité est gravement menacée par la crise climatique. Mais les scientifiques et les politiciens veulent nous faire croire qu’il existe un capitalisme durable, que nous pouvons continuer comme avant, à condition de remplacer l’énergie sale issue du charbon, du pétrole et du gaz par de l’électricité propre. C’est un mensonge et nous n’y croyons pas. Pour les voitures électriques et d’autres technologies modernes, des matières premières sont extraites dans le Sud du monde, de manière coloniale, ce qui s’accompagne de la destruction des habitats humains et animaux.
À bas la folie du progrès ! Expropriation des grands groupes immobiliers ! Solidarité avec tou.tes celles/ceux qui sont persécuté.es par l’État !

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Leipzig (Allemagne) : Une visite nocturne au groupe immobilier Künne https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/20/leipzig-allemagne-une-visite-nocturne-au-groupe-immobilier-kunne/ Thu, 20 Aug 2026 16:47:59 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63619 Continuer la lecture ]]> knack.news / mercredi 12 août 2026

Vous devez, vous aussi, consacrer la moitié, ou au moins un tiers de vos revenus à votre loyer mensuel ? Dans ce cas, Künne Immobilien est votre partenaire de confiance pour des situations financières critiques. Comme un agriculteur allège ses vaches de leur lait, de même les locatrices se font traire avec assiduité, chaque mois. Si nous jetons un coup d’œil à l’histoire de l’entreprise, on peut citer les mots suivants de son fondateur, Marko Künne : « Son but : recouvrir l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur. Jusqu’à aujourd’hui, Marko Künne croit fermement en Leipzig comme un site de premier choix pour l’immobilier résidentiels et commercial. »

C’est vraiment top ! Alors que le marché de l’immobilier à Leipzig se situe au-delà de tout bon sens, les propriétaires d’appartements comme Künne se remplissent toujours les poches. Tout simplement WOW – qu’est-ce qui vient après ? Sa promotion dans le gouvernement de Friedrich Merz, pour tant de « passion et de flair » ? Là-bas, il serait certainement parmi ses pairs.
Pour exprimer notre colère face à cette situation, la nuit dernière nous avons peinturluré le parc automobile du groupe Künne Immobilien et y avons crevé des pneus – dans l’espoir d’avoir mis un petit grain de sable dans les rouages d’un marché des habitations axé sur le profit. Satisfait.es, nous nous sommes endormi.es et avons rêvé de logements qui, libérés de la logique du profit et des rapports de propriété, servent les besoins des gens qui les habitent et les gèrent eux/elles-mêmes, de manière socialisée. L’initiative « Exproprier Deutsche Wohnen et compagnie », à Berlin, a montré à nous tou.tes à quoi pourrait ressembler un marché du logement repensé. Cela vaut la peine de poursuivre activement cet objectif. Fuck the System!

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Leipzig (Allemagne) : Leur infrastructure dans le viseur https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/26/leipzig-allemagne-leur-infrastructure-dans-le-viseur/ Sun, 26 Jul 2026 16:12:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63445 Continuer la lecture ]]> knack.news / lundi 13 juillet 2026

Leur infrastructure dans le viseur : la Direction immobilière et des constructions de Saxe privée de son parc automobile

Tout le monde n’est pas bloqué, lors de la période creuse de l’été. Pendant que le monde entier suit la Coupe du monde de football, subit les conséquences du changement climatique, au bord d’un lac, ou assiste à la mort pour des coups de chaleur de 5 000 Allemand.es, dans des appartements non climatisés, la CDU, en collaboration avec le SPD et le BSW* a mis sur les rails un nouveau projet global de loi sur la police. Cela ne devrait pas pouvoir se faire en cachette.
Comme cela a déjà été rapporté dans la presse, deux voitures ont brûlé dans la nuit de vendredi à samedi et une autre a été endommagée.

La cible de l’attaque était la Direction immobilière et des constructions de Saxe, dans le quartier Südvorstadt.
Il y a deux ans, elle a rendu possible, avec des millions d’euros, la rénovation du poste de police sur la Eisenbahnstraße.
Avec notre feu, nous voulons leur rendre plus difficile d’obtenir des nouveaux financements et, peut-être, de construire de nouveaux postes de police. Nous voulons montrer qu’aucune loi sur la police dans cette République fédérale ne nous empêchera de mettre leurs structures dans le viseur, jusqu’à ce que cet État soit réduit en cendres jusqu’à ses fondations.

Les nouveaux pouvoirs de la police

Après que la loi sur la police de 2020 [du Land de Saxe ; NdAtt.], contre laquelle il y avait encore eu beaucoup d’opposition (ou plutôt de campagnes de protestation), ait été critiquée par la Cour constitutionnelle, les amis du projet de démantèlement de l’État social et de la défense de l’ordre public ont profité de l’obligation de modifier certaines parties de la loi pour effectuer des ajouts importants.
L’une des nouvelles dispositions est la surveillance des télécommunications à la source**.

« De cette manière, la police peut intercepter des communications en cours, là où elles sont encore lisibles : sur un smartphone ou un ordinateur, avant qu’un message ne soit crypté ou après qu’il ait été décrypté. Cela concerne par exemple les logiciels de messagerie crypté de bout en bout. Cela est prévu pour la défense contre des dangers particulièrement graves, par exemple dans le cas de crimes de nature terroriste ou de menaces contre des biens particulièrement importants. » (1)

Comme nous le savons déjà, la définition typiquement saxonne des crimes de nature terroriste est la participation à des manifestations, le fait de lancer des pierres sur des maisons inhabitées et l’autodéfense contre les nazis.
Il y a aussi des nouvelles règles pour l’analyse automatisée des données, ainsi qu’une base juridique pour les systèmes informatiques capables d’apprentissage.

« Avec l’analyse vidéo intelligente, des logiciels peuvent analyser automatiquement des enregistrements provenant de zones déjà légalement surveillées. Par exemple, il s’agit de détecter des armes, des couteaux, des objets dangereux, des bagarres ou des modèles de mouvement tapageurs. »

Où mène ce genre d’enquêtes, on peut le voir aux États-Unis, où les outils d’IA œuvrent de manière ouvertement raciste et s’imaginent régulièrement que des personnes non blanches portent des armes. Combiné avec la surveillance permanente sur le poste de police de la Eisenbahnstraße, dans le centre-ville et, en partie, dans le quartier de Grünau, cela laisse entrevoir un nouveau niveau de répression policière.

« En plus, quand les circonstances l’exigent, il y a la possibilité d’une comparaison biométrique avec des données en libre accès sur Internet. De cette manière, dans des cas spécifiques, des images ou d’autres caractéristiques biométriques peuvent être comparées avec des informations en libre accès sur Internet. Cette disposition vise à empêcher que les personnes recherchées puissent utiliser l’anonymat d’Internet. Or, c’est précisément cette possibilité qui fait partie des éléments les plus controversés de cette réforme. Par ailleurs, à l’avenir la police sera aussi autorisée, sous certaines conditions, à enregistrer les plaques d’immatriculation de voitures, discrètement et de manière automatisée. Cela doit par exemple aider à retrouver des véhicules volés ou des groupes de criminels qui se déplacent. D’autres dispositions concernent les drones. La police obtient une base juridique explicite afin d’utiliser ses propres drones, par exemple dans le cadre de recherches de personnes disparues ou pour la reconnaissance lors de situations d’intervention dangereuses. »

Il n’y a pas besoin de faire preuve de beaucoup de créativité pour imaginer qui est visé par cette loi, en tant que personnes recherchées, groupes de criminels qui se déplacent ou situations d’intervention dangereuses – certainement pas les structures nazies qui se préparent au « Jour J » dans l’ombre de l’AfD.

L’État augmente la pression

Nous constatons donc que la pression exercée par la répression augmente encore. Contrairement à une opinion qui a été beaucoup discuté par le passé, cette escalade de persécutions n’est en aucun cas une réaction à la résurgence des activités de la gauche radicale. Ni la paralysie générale, ni le fait que notre soutien désespéré à nos prisonnier.es nous occupe complètement n’ont jusqu’ici poussé l’État à cesser ses attaques à notre encontre. Même des camarades déjà condamné.es dans l’affaire « Antifa-Ost » sont détenu.es avec des peines supplémentaires, bien qu’ils n’aient guère attiré l’attention, ni par de grandes déclarations combatives, ni par une résistance bruyante contre une justice utilisées à des finalités politiques***. Il semble presque que la pression visant à attaquer notre mouvement par tous les moyens soit en rapport plus avec les conditions et la logique interne du pouvoir étatique. Ils rêvent de vengeance pour chaque action réussie que nous avons pu mener malgré leur surveillance – des actions qui ont brisé leur image de toute-puissance. Ce désir de vengeance ne disparaît pas, même si nous nous faisons petit.es et essayons de paraître aussi inoffensif.ves que possible. Même si cela ne parait pas intuitif à première vue, il est nécessaire, à cause du fonctionnement de la répression – et surtout en période de peur – de ne pas arrêter notre propre lutte militante, mais de l’intensifier sous toutes les formes encore possibles. Plus nous refusons de nous cacher, plus nous montrons le bon exemple, plus nous développerons notre confiance en nous-même et notre foi en notre capacité à agir. Dans les années à venir, nous en aurons plus besoin que jamais.

Leipzig site de production d’armements – Targets that exist everywhere [Des cibles qui se trouvent partout]

Sur son site internet, la Direction immobilière et des constructions de Saxe décrit ses tâches de la manière suivante : « Cette entreprise publique prend en charge les tâches de maîtrise d’ouvrage pour le compte du Land de Saxe. Cela comprend la définition et le contrôle des objectifs principaux de la maîtrise d’ouvrage en ce qui concerne la qualité, la quantité, les coûts et les délais. La gestion des projets de construction de l’État fédéral et de tiers est aussi prise en charge. On réalise les analyses techniques des sites et les travaux de construction. »
Cela comprend des projets tels que le poste de police de l’Eisenbahnstraße, ouvertement raciste et méprisant à l’encontre des pauvres, mais aussi les projets prévus pour le site de production d’armements de Leipzig. Celui-ci doit stimuler l’économie locale, au cours des prochaines années, avec des fonds destinés à l’armement, qui ont été volé aux travailleur.euses.
Comme la presse l’a correctement relevé, des camarades qui partagent la même critique ont incendié plusieurs voitures de la ville de Leipzig, cette année, en guise d’avertissement (2). Nous prenons tout aussi clairement position contre l’établissement de nouvelles entreprises d’armements meurtrières, que nous l’avons fait ici contre la nouvelle loi sur la police. Si vous mettez ces projets à exécution, nous nous joindrons à nos camarades et, selon la devise Targets that exist everywhere (3), nous mettrons dans notre viseur vos structures vulnérables, disséminées à travers la ville. Flamme après flamme et malgré toutes les mesure répressives qui ne servent à rien.

À bas l’État !

Direkte-Aktionszelle
[Cellule d’action directe]

 

Notes [des auteur.es] :
1. https://www.diesachsen.de/politik/polizeigesetz-sachsen-was-polizei-jetzt-bei-whatsapp-ki-kameras-und-drohnen-dar-3152093
2. https://www.mdr.de/nachrichten/sachsen/leipzig/leipzig-leipzig-land/elektroauto-sib-,brand-anschlag-polizei-100.html
3. https://tension.noblogs.org/files/2021/11/FINALTARGETS-1-booklet.pdf [voir ici aussi ; NdAtt.]

 

Notes d’Attaque :
* la Christlich Demokratische Union, Union chrétienne-démocrate, et la Sozialdemokratische Partei Deutschlands, Parti social-démocrate d’Allemagne, les deux principaux partis allemands, forment la coalition qui soutient le gouvernement du Land de Saxe (ainsi que le gouvernement fédéral du chancelier Friedrich Merz). Le Bündnis Sahra Wagenknecht, Alliance Sarah Wagenknecht, du nom de sa leader, est un petit parti populiste.
** L’installation, dans les appareils des personnes faisant l’objet de surveillance policière, de spywares qui enregistrent les messages « en clair », avant que l’utilisateur.trice ne les crypte ou après qu’elle/il les ait décryptés.
*** Comme Lina, récemment incarcérée pour avoir refusé de témoigner dans le deuxième procès de cette affaire, où d’autres camarades sont jugés.

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Allemagne : Les ministres de l’Intérieur lancent une chasse aux médias indépendants et aux « extrémistes de gauche » https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/16/allemagne-les-ministres-de-linterieur-lancent-une-chasse-aux-medias-independants-et-aux-extremistes-de-gauche/ Thu, 16 Jul 2026 16:18:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63329 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / vendredi 10 juillet 2026

Après l’interdiction du site web « Indymedia linksunten » par le ministère fédéral de l’Intérieur il y a quelques années et la répression massive dont ont été victimes ses responsables présumé⋅e⋅s, la plateforme  « indymedia » est désormais visée. Par ailleurs, des restrictions de voyage à l’encontre des « extrémistes de gauche » sont envisagées.

Les plans d’interdiction

Lors de leur récente Conférence des ministres de l’Intérieur ( IMK ) du 17 au 19 juin 2026 à Hambourg, les ministres ont adopté de nombreuses résolutions , dont les points 34 et 35 de l’ordre du jour.

Le point 34 de l’ordre du jour demande au ministère fédéral de l’Intérieur d’« examiner toutes les options légales pour une interdiction totale du portail d’extrême gauche « indymedia.org » » et de plaider en faveur d’une telle interdiction auprès du gouvernement fédéral. L’ordre du jour précise également que « le droit pénal et le droit de la sécurité publique offrent déjà le cadre juridique nécessaire pour une action décisive contre le portail « indymedia.org », notamment par la saisie de sites web, les demandes de suppression auprès des hébergeurs et le blocage des réseaux ». Il est donc temps d’« utiliser plus systématiquement ces options dans la pratique ».

En outre, « les bases juridiques actuellement existantes pour restreindre la liberté de circulation des extrémistes violents (de gauche) devraient être utilisées et la création de nouvelles possibilités de restriction de la liberté de circulation devrait être examinée », autrement dit, la liberté de voyager devrait être davantage restreinte pour « combattre les réseaux extrémistes de gauche transfrontaliers ».

En outre, l’IMK « constate avec inquiétude », au point 35, « le nombre croissant d’actes criminels et violents commis par l’extrême gauche » et appelle à « un échange d’informations intensifié entre les autorités de sécurité » afin de « renforcer les enquêtes et la lutte contre l’extrémisme violent de gauche, notamment pour prévenir et poursuivre les infractions pénales ».

Perspectives

Les mesures et les projets de la Conférence des ministres de l’Intérieur (IMK) s’inscrivent parfaitement dans le contexte des évolutions européennes et internationales de ces dernières années. Qu’il s’agisse des interdictions visant les militants antifascistes en Hongrie ou aux États-Unis, ou de projets similaires du canton suisse de Berne, sans oublier le recours croissant à la surveillance (NDT : cf le dernier en date dans l’hexagone, ou lors du contre-sommet d’Hendaye), aux lois allemenade sur l’espionnage ou aux interdictions professionnelles à l’encontre des militants de gauche en allemagne.

Cela correspond à la fascisation toujours plus rapide de la politique, de la justice et de la société dans la République fédérale ; cette « odeur de renfermé millénaire (*) » montre avec véhémence qu’elle n’a jamais été véritablement éradiquée.

Il est probable qu’aujourd’hui encore, les personnes soupçonnées d’être actives en tant que modérateurices chez Indymedia soient surveillées par des méthodes de renseignement, afin que, en cas d’interdiction, des mesures puissent être prises à l’échelle nationale ou européenne.

L’important est de ne pas se laisser intimider !
Résistez au processus de fascisation !
Solidarité avec tou⋅te⋅s celleux qui rendent Indymedia possible !
Solidarité avec Indymedia !

Traduit de https://de.indymedia.org/node/749687

Les points 34 et 35 de l’IMK (allemand) : IMK_Linksextremismus.pdf

 

* Slogan allemand anti-nazi des années 30 [NdAtt. : c’était plutôt le slogan utilisé, en 1967, pour critiquer l’université ouest-allemande, son autoritarisme et son manque d’autocritique vis-à-vis de son passé nazi]

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Leverkusen (Allemagne) : Sabotage ferroviaire, le 10 juillet https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/13/leverkusen-allemagne-sabotage-ferroviaire-le-10-juillet/ Mon, 13 Jul 2026 16:30:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63351 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / samedi 11 juillet 2026

Texte de revendication n°8

Nous sommes responsables du sabotage de la ligne ferroviaire au nord de Leverkusen. Des engins incendiaires ont été placés dans un grand puits pour câbles, à l’angle nord-est du pont sur la Wupper et dans un puits plus étroit, à mi-chemin entre le passage souterrain et l’antenne-radio. Nous avons utilisé des minuteries, que nous avons déjà décrites dans Move fast and break things [pour télécharger cette broschure, en allemand, cliquer ici ; NdAtt.], ainsi que, pour chaque engin, un litre d’allume-feu pour barbecue. Nous regrettons que le feu ait pu se propager un peu et remercions les pompiers de l’avoir endigué. À l’avenir, nous attendrons des conditions météorologiques plus favorables.

L’interprétation politique de nos actions a donné lieu à quelques erreurs journalistiques. Dans un texte précédent, nous avions déjà pris nos distances par rapport aux idéologies dominantes de notre époque. Le fait que même l’Office fédéral de la protection de la constitution [le service de renseignement intérieur allemand ; NdAtt.] n’ait fait que survoler le texte devrait donner à réfléchir. Encore une fois, rapidement :

Pour la gauche, tous les êtres humains sont fondamentalement égaux dans leurs capacités et dans leur valeur. Il s’ensuit que tous les être humains devraient avoir à peu près le même pouvoir et le même statut économique. La droite voit les différences entre les êtres humains comme plus fortes. Elle exige que les postes de pouvoir dans la hiérarchie sociale soient occupés par des personnes avec de meilleures capacités. Ce débat est important et doit être mené dans chaque société. Cependant, l’ampleur que le combat culturel a pris dans les esprits empêche désormais de poser le regard sur l’essentiel. La faute en est, naturellement, toujours à l’autre camps, c’est plus confortable.

Nous nous trouvons au milieu d’une extinction de masse. Si elle n’est pas arrêtée, tôt ou tard l’humanité en sera elle-aussi victime. La cause de cette extinction de masse est l’escalade technologique. Celle-ci est appelée « progrès » par ceux qui en tirent profit. La cause de l’escalade technologique est la concurrence.

Puisque la concurrence entre les êtres vivants peut être réduite, mais non supprimée, il est nécessaire de se débarrasser de la technologie industrielle. En cas d’urgence, cela peut aussi être provoquée par une petite minorité, par le biais du sabotage. Les gouvernements et les grandes entreprises ne sont pas en mesure de le faire, à cause des lois de la concurrence, car cela reviendrait à saper les bases de leur propre pouvoir.

Il est impossible de reconstruire les chaînes de production industrielles une fois qu’elles ont été complètement détruites.

En conséquence, les plantes et les animaux, ainsi que de nombreuses êtres humains iront immédiatement mieux. Pour les être humains dans les grandes agglomérations, la transition sera au début difficile, inconfortable et dangereuse, mais nous y parviendrons. Avec le temps, nous en apprécierons les avantages.

Notre mouvement a beaucoup de noms : nous sommes anti-industriel.les. Nous sommes le mouvement anti-technologie. Nous sommes biocentriques. Nous sommes verts foncé. Nous sommes les nouveaux briseur.euses de machines.

Ce mouvement empêchera que la planète ne soit déchiquetées. Pour cela, nous ne demandons pas de permission.

Kommando Angry Birds

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Dresde (Allemagne) : Lina emprisonné à nouveau, pour six mois https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/01/dresde-allemagne-lina-emprisonne-a-nouveau-pour-six-mois/ Wed, 01 Jul 2026 16:18:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63275 Continuer la lecture ]]> Antifa-Ost Komplex / mardi 30 juin 2026

Même on s’y attendait, cela nous pèse sur le cœur. Après cinq semaines de liberté, Lina* est de nouveau derrière les barreaux.

En mai, le président de la Cour supérieure de Dresde avait décidé une libération conditionnelle de Lina. Cinq semaine plus tard, il lui inflige une détention pour refus de témoigner, avec effet immédiat. Si cela n’était pas si triste, pourrait presque ressembler à une blague.

Lina s’est vu privée de son droit de garder le silence. Ni la Cour supérieure, ni le Parquet fédéral n’ont voulu admettre que toute déposition pourrait être utilisée pour ouvrir de nouvelles procédures.

Le président de la Cour supérieure a demandé à trois reprises à Lina si elle voulait témoigner. Lorsqu’il est devenu clair que le fait qu’elle garde le silence entraînerait une ordonnance de six mois de prison, Lina a répondu au président en ces termes : « Je maintient ma décision, même si le moyen utilisé pour faire pression sur moi est une détention pour refus de témoigner ».

La journée d’aujourd’hui nous montre une fois de plus que le procès contre les sept antifascistes est un procès politique, que la folie de persécution ne se laisse arrêter même pas par des arguments juridiques. Nous sommes aux côtés de nos camarades, qui, malgré la menace d’une détention pour refus de témoigner, ne se sont pas laissé intimider et n’ont pas témoigné.

Jusqu’à ce que tout le monde soit libre.

 

* Note d’Attaque : arrêtée en novembre 2020 et condamnée en 2023 à cinq ans et trois mois, dans le premier volet du procès pour l’affaire « Antifa-Ost », elle est maintenant appelée à témoigner dans le deuxième volets, en cours de jugement à Dresde. D’autres personnes aussi ont refusé de témoigner.

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Allemagne : L’antifasciste Paula est sortie de prison https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/01/allemagne-lantifasciste-paula-est-sortie-de-prison/ Wed, 01 Jul 2026 16:15:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63276 Continuer la lecture ]]> knack.news / mardi 30 juin 2026

Paula, originaire de Jena, est une des anti-fascistes poursuivi.es dans le grand procès contre des antifas, qui a lieu à la Cour supérieure de Düsseldorf. La semaine dernière, le 18 juin 2026, elle a été remise en liberté et est sortie de détention préventive de la Maison d’arrêt de Wuppertal-Ronsdorf.

Après trois ans et demi – dont un an et demi qu’elle a passé en prison [le reste en cavale ; NdAtt.] – nous avons enfin pu serrer Paula dans nos bras. Désormais, elle doit pointer deux fois par semaine à la police et continuer à participer, en tant qu’accusée, au procès en cours à la Cour supérieure de Düsseldorf.

Paula avait commencé sa détention provisoire en janvier 2025, à la prison de Wuppertal-Ronsdorf. Fin février 2025, elle avait été transférée à la prison de Chemnitz. En janvier 2026, elle a dû retourner à Wuppertal, à cause du début du procès devant la Cour supérieure de Düsseldorf.

Sa détention à Wuppertal a été une période difficile. Nele, coaccusée de Paula, qui a été incarcérée elle aussi à la prison de Wuppertal-Ronsdorf, de janvier jusqu’en avril 2026, a raconté, en mai 2026, les harcèlements et les mauvais traitements subis par une codétenue (voir ici).

Nous remercions de tout cœur les gens magnifiques de Chemnitz et de Wuppertal, qui ont soutenu Paula pendant sa détention, avec des feux d’artifice, des rassemblements, des événements et leur solidarité.

Groupe de soutien pour la détention préventive de Paula

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Leipzig (Allemagne) : Un véhicule d’un requin de proprio peinturluré https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/16/leipzig-allemagne-un-vehicule-dun-requin-de-proprio-peinturlure/ Tue, 16 Jun 2026 16:32:23 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63182 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 12 juin 2026

Il y a deux semaines, la trompe de chasse a retenti, pour le début de la saison de chasse, dans le but de lutter contre la gentrification galopante.

Encore un peu endormi.es, mais affamé.es, nous nous joignons à l’appel suivant : https://de.indymedia.org/node/740365 [en français ici ; NdAtt.]

Une de ces dernières nuits, nous avons été à l’affût d’un véhicule. Nous avons trouvé quelque chose dans la Merseburgerstraße. Notre proie était une petite voiture de la Gestion immobilière de Vonovia. Alors que nous nous approchions de la bête, nous avons malheureusement dû constater que nous avions oublié nos outils de chasse. Cependant, nous nous sommes décidé.es pour une attaque et l’avons rapidement marquée avec une bonne quantité de peinture. La bête devrait être hors de combat pour quelques jours. Toutefois, le chevreuil blessé se remettra rapidement et bientôt il sera de nouveau opérationnel. Hélas ! Cette petite escapade a réveillé en nous la fièvre de la chasse. La prochaine fois, nous serons prêt.es.

Nous espérons que la fièvre de la chasse se développera en vous aussi, car le territoire est vaste et la période de fermeture de la chasse a été suffisamment longue, pour ces porcs de propriétaires.

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Leipzig (Allemagne) : La chasse au bouc émissaire est la chose la plus facile https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/08/leipzig-allemagne-la-chasse-au-bouc-emissaire-est-la-chose-la-plus-facile/ Mon, 08 Jun 2026 16:10:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63132 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / jeudi 4 juin 2026

La chasse au bouc émissaire est la chose la plus facile – Incendie d’une voiture de Vonovia

C’est l’Avent*, c’est l’Avent, c’est l’Avent, une voiture de Vonovia brûle…
Attends, on est déjà en Juin ?!

Après notre profonde, longue et paralysante hibernation, vendredi soir nous sommes parti.es à la chasse. Notre cible, cette fois-ci : une petite camionnette du service de syndic de Vonovia**. Nous avons trouvé ce magnifique exemplaire, une rareté, dans un quartier calme, urbain et familial de Leipzig. Avec un piège, nous avons pu duper la « BÊTE ». Rapidement, le museau s’est transformé en une flamme ardente, ce qui a conduit l’animal de trait à un arrêt éternel.

La saison de la chasse est ouverte !

En plus de Vonovia, il y a tout un tas d’autres sociétés immobilières, qui contribuent à la gentrification et rendent ainsi le marché du logement inabordable pour toutes les personnes qui habitent ici. N’acceptez pas sans résistance la revalorisation capitaliste de notre ville. Sabotez, démolissez ou barbouillez les voitures des sociétés immobilières lucratives.

Une astuce : Dans les rues latérales et principales, on peut apercevoir quelques véhicules hors du commun et facilement reconnaissables. Qui a de la chance, peut même rencontrer des hordes entières de voitures (là, la chasse vaut particulièrement la peine). En conclusion, nous invitons tout le monde à présenter ses « trophées » sur knack.news, indymedia.org ou d’autres sites web. Bonne chance dans votre recherche !

 

Notes d’Attaque :
* pour les chrétiens, l’Avent est la période marquée par les quatre dimanches qui précédent Noël. En Allemagne, la tradition veut qu’on y allume des bougies. Une comptine de Noël bien connue dit «  Advent, Advent, ein Lichtlein brennt », que l’on pourrait traduire par « C’est l’Avent, c’est l’Avent, une petite lumière brûle ».
** Grande entreprise immobilière allemande.

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Hambourg (Allemagne) : Contre la police et le monde qui en a besoin https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/19/hambourg-allemagne-contre-la-police-et-le-monde-qui-en-a-besoin/ Tue, 19 May 2026 16:23:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62916 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 18 mai 2026

Dans la nuit du 17 au 18 mai, nous avons brisé à coups de marteau les vitres de la IT-Kooperation der Polizei [coopération informatique de la police], au 13-15 de la Notke Straße, à Hambourg.

La IT-Kooperation der Polizei est une association des polices de cinq Läender, qui développent ensemble des logiciels pour le travail quotidien de la police et mettent à disposition des interfaces avec les bases de données nationales et européennes.
Les polices d’autres Läender, la police fédérale et le BKA [la police judiciaire fédérale] utilisent aussi ce logiciel.
Il s’agit du développement numérique, assisté par l’IA, du système du contrôle et de la surveillance policières, dans le but de faire respecter l’ordre établi, à la suite de quoi ils imposent par la violence, entre autre, des expulsions du pays, des expulsions d’habitations et la répression.
Complotez pour un monde où tout est différent et où tout est possible !
Contre la police et ses violences !
Amour et force pour celles/ceux qui son en cavale et en prison !

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Leipzig (Allemagne) : Une camionnette du profiteur des taules KONE démolie https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/19/leipzig-allemagne-une-camionnette-du-profiteur-des-taules-kone-demolie/ Tue, 19 May 2026 16:20:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62914 Continuer la lecture ]]> knack.news / lundi 18 mai 2026

Une camionnette du profiteur des taules KONE démolie – Solidarité avec les prisonnier.es en Grèce

Dans la nuit de vendredi à samedi (15‑16 mai), nous avons démoli une camionnette de KONE, qui était garée à Connewitz : brisé les vitres, crevé les pneus et laissé derrière nous le slogan « Contre les taules ». Le producteur d’ascenseurs KONE est impliqué dans la construction de taules et tire donc directement profit du système carcéral inhumain.

Par cette action, nous envoyons des salutations militantes et pleines de solidarité en direction d’Athènes. Là-bas, notre compagnonne anarchiste Marianna (entre autres) a été condamnée à dix-neuf ans de taule, il y a quelques semaines, pour avoir pris, dans sa résistance, le chemin de la résistance armée contre le monde de l’oppression. Un chemin qui a coûté la vie à son compagnon et partenaire Kyriakos Xymitiris. De plus, depuis hier, six autres compas sont en détention, accusé.es d’avoir mené avec succès plusieurs expropriations armées de banques ; là aussi, ils/elles risquent de longues peines de prison.

Notre passion pour la liberté est plus forte que toute cellule de prison !
Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !
Des salutations militantes aux prisonnier.es grec.ques !

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Allemagne : Sur la vague de perquisitions du 24 mars https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/30/allemagne-sur-la-vague-de-perquisitions-du-24-mars/ Mon, 30 Mar 2026 16:40:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62460 Continuer la lecture ]]> Kontrapolis / jeudi 26 mars 2026

Sur la vague de perquisitions du 24 mars, à Berlin et ailleurs

Mardi 24 mars, plusieurs perquisitions ont eu lieu simultanément à Berlin, Hambourg, Düsseldorf et Kyritz (dans le Brandebourg). Entre 5h45 et 6h du matin, les flics sont entrés dans de nombreux appartements privés ainsi que dans la bibliothèque anarchiste Kalabl!k, dans le quartier berlinois de Kreuzberg, dans l’Infoladen Scherer8, dans le quartier de Wedding et dans le Späti L5, dans le quartier de Neukölln. Les flics ont aussi fouillé des voitures et des vélos.

Les mandats indiquent qu’une organisation criminelle, composée d’au moins quatre personnes, aurait été constituée en 2025, dans le but de commettre un « sabotage anticonstitutionnel [avec une finalité subversive] », c’est-à-dire l’incendie d’un pylône, le 9 septembre 2025, qui a entraîné une panne de courant dans le parc technologique d’Adlershof. Les mandats ont été émis à des dates différentes, de la fin de l’année dernière à il y a une semaine. Les perquisitions ont été effectuées chez les quatre personnes mises en cause, chez certains membres de leurs familles, à Hambourg et Düsseldorf, et chez des « témoins ». Les mandats n’expliquent ni pourquoi ces quatre personnes sont accusées, ni quel est le lien présumé entre elles.

La procédure standard a été une destruction exagérée, en cassant les portes d’entrée, les serrures, les fenêtres. Les flics ont pris des vêtements, des appareils électroniques et des routeurs, ainsi que tout ce qui était écrit à la main, des brochures et des livres. Ils cherchaient spécifiquement des matériaux écologistes, anti-tech, antimilitaristes et internationalistes. Dans la plupart des cas, des chiens entraînés à détecter les disques durs ont été utilisés.

Quelque chose à noter, dans le contexte berlinois, est que les flics ont pris des téléphones, des ordinateurs et des disques durs appartenant à des membres de la famille.

Après la fin des perquisitions, les accusé.es ont été emmené.es en garde à vue, ils/elles ont été soumis.es à la prise de leurs photos et empreintes digitales et leur ADN a aussi été prélevé. L’une des personnes mises en cause a été brutalement tabassée et étranglée par les flics, parce qu’elle a refusé de donner ses empreintes digitales. Ensuite, ils/elles ont tou.tes été confronté.es à un chien de pistage, dans une procédure très louche.

Dès 6 heures, des équipes des médias étaient présentes sur de nombreux lieux de perquisition, ainsi ils ont pu faire des gros titres et des photos impressionnantes. Le site d’infos fasciste Nius a été informée lui aussi à l’avance par les flics et a ils ont filmé la manière dont les flics sont entrés dans la bibliothèque anarchiste Kalabal!k.

Des journalistes ont aussi publié des fausses informations stupides et les ont copiées les uns des autres, en affirmant par exemple que Manuel, un anarchiste qui a été incarcéré pendant sept mois, l’année dernière à Munich, ferait aussi partie des accusé.es. Cela est une connerie et montre encore une fois à quel point il est important d’éviter de répandre des mensonges et des ragots dans les médias.

Ce qui s’est passé hier montre clairement que, en faisant des perquisitions dans autant de lieux que possible, les flics veulent mettre la pression, se faire une idée des relations interpersonnelles et recueillir des données. En commentant la procédure, le chef du « syndicat » de police GdP est même revenu aux origines de l’actuelle police allemande, en paraphrasant Goebbels quand il a dit que « l’extrémisme de gauche est un cancer qui ronge la société, en mettant en danger la démocratie (…) ».

Les perquisitions ont été un coup dur pour les personnes touchées et leur proches, mais grâce à l’énorme solidarité dont tant de gens ont fait preuve, nos idées restent inébranlables.

Continuer le combat, c’est faire preuve de solidarité !

Et, comme toujours, on la ferme.

Long live Anarchy!

(plus d’infos sur la perquisition sur l’infokiosque et projet d’habitation Scherer 8 ici)

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Leipzig (Allemagne) : Trois d’un coup ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/30/leipzig-allemagne-trois-dun-coup/ Mon, 30 Mar 2026 16:37:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62458 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / jeudi 26 mars 2026

« La nuit dernière, dans différents quartiers de Leipzig, des dommages matériels ont été causés à trois véhicules d’une société immobilière ; on suppose une motivation politique » (https://www.medienservice.sachsen.de/medien/news/1095875) écrit la police de Leipzig, dans son communiqué de presse du mercredi 25 mars 2026.

La police n’a pas voulu révéler que les voitures en question étaient des véhicules d’entreprise du groupe Vonovia. Peut-être pour dissuader d’éventuel.les imitateur.trices.

Déjà en début d’années, un véhicule de ce requin de l’immobilier a brûlé dans le sud de Leipzig, selon un article du LVZ. Des dégâts matériels d’environ 50 000 euros. (https://www.lvz.de/lokales/leipzig/vonovia-transporter-angezuendet-innenministerium-geht-von-linksextremer-tat-aus-G5DB5RC6EBCU5BGMZFZQHYNC3E.html) [voir aussi ici ; NdAtt.]

Mais pourquoi c’est encore Vonovia qui est touchée ?

Tout simplement parce que Vonovia est agaçante !

Avec des augmentations de loyers illicites ou des factures de charges trop élevées, le plus grand bailleur d’Allemagne réalise des bénéfices allant de plusieurs millions à plusieurs milliards. Un faible taux de vacance et les loyers surévalués, en moyenne 4,1 % plus élevés que l’année précédente, contribuent à réduire la dette. La direction, autour de Luka Mucic, se réjouit des salaires plus élevés et parle d’un « environnement de marché positif », qui « montre à nouveau un flux de trésorerie en croissance constante ». Ce qui manque, c’est une situation améliorée pour les locataires.

En fin de compte, Vonovia a réalisé un bénéfice ajusté de 1,54 milliard d’euros en 2025, soit 5,3 % de plus qu’en 2024, malgré une chute des actions. Les actionnaires reçoivent donc une dividende d’environ 1,25 euro par action.

Un tel gain important ne peut rester sans réponse. C’est pourquoi des actes de sabotage ont été commis par des résident.es, dans plusieurs secteurs. Trois véhicules se sont vue installer des prises d’air supplémentaires, en prévision de la hausse imminente des températures, et ont perdu la pression de leurs pneus en un rien de temps. De plus, il y a eu aussi une décoration artistique de l’extérieur de certains véhicules.

PS : Pour de l’inspiration en vue d’autres actions contre Vonovia, on recommande la brochure suivante :  https://de.indymedia.org/sites/default/files/2022/01/VONOVIA-Broschuere-WebLQ.pdf

Sources :
https://www.tag24.de/justiz/polizei/politischer-hintergrund-nicht-ausgeschlossen-mehrere-peugeots-in-leipzig-angegriffen-3484406

https://www.lvz.de/lokales/leipzig/politisch-motivierte-tat-unbekannte-attackieren-vonovia-autos-in-leipzig-WFG6ZLCNHNAQDGBZWHHRC6HPVI.html

En solidarité avec toutes les maisons occupées ! Exproprier tous les groupes immobiliers.

Christoph Gröner*

 

* Note d’Attaque : c’est le nom d’un important promoteur immobilier allemand (concurrent de Vonovia), condamné pour banqueroute.

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Halle-sur-Saale (Allemagne) : Des voitures de location d’Enterprise embellies et avec les pneus à plat https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/25/halle-sur-saale-allemagne-des-voitures-de-location-denterprise-embellies-et-avec-les-pneus-a-plat/ Wed, 25 Mar 2026 17:32:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62419 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 23 mars 2026

Des voitures de location d’Enterprise embellies et avec les pneus à plat – STOP ICE

Dans la nuit du 22 au 23 mars, nous avons relooké et partiellement limité dans leur capacité de rouler 13 voitures de location de la société Enterprise – qui, aux États-Uni, collabore étroitement avec l’agence d’expulsion raciste ICE.

Aux États-Unis, la société de location de voitures Enterprise collabore étroitement avec l’ ICE, l’agence chargée des déportations.
Leurs voitures sont utilisées pour commettre de l’harcèlement racistes, de la violence psychologique et physique et même des meurtres.
Naturellement, ce n’est pas un problème qui concerne uniquement l’ICE, mais il est de plus en plus fréquent.

En réponse à tout cela, nous avons rendu visite à la filiale d’Enterprise à Halle et muni 13 voitures des inscriptions « FUCK ICE », « STOP ICE » et « ICE ASSASSINS ».
De plus, certains véhicules ont eu leurs pneus mis à plat.

La presse parle de dommages matériels d’environ 10 000 euros + des pertes d’exploitation (voir les nouvelles locales à cette adresse)

Nous ne pouvons qu’encourager tout le monde à entreprendre aussi des sorties nocturnes : l’air du printemps fait vraiment du bien :)

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Allemagne : Vague massive de répression contre le mouvement éco-anarchiste https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/25/allemagne-vague-massive-de-repression-contre-le-mouvement-eco-anarchiste/ Wed, 25 Mar 2026 17:25:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62416 Continuer la lecture ]]> Bure bure bure / mardi 24 mars 2026

Comme le rapportent à l’unisson divers médias bourgeois, 18 perquisitions ont eu lieu ce matin tôt dans tout le pays. Elles ont concerné des logements privés et des lieux anarchistes. Berlin a été le théâtre de la plupart de ces perquisitions, avec 15 opérations. D’autres perquisitions ont eu lieu à Hambourg, Düsseldorf et Kyritz (Brandebourg).

Selon les autorités, l’opération visait quatre personnes prétendument identifiées issues de la scène anarchiste. Aucune arrestation n’a été effectuée à ce jour dans ce cadre. Ces perquisitions font suite à un acte de sabotage commis à la fin de l’année dernière contre le parc technologique Berlin-Adlershof. Cette action faisait notamment référence à la participation du groupe Vinci/Eurovia au projet CIGEO à Bure et a causé environ 70 millions d’euros de dégâts matériels. (lien)

Nous souhaitons beaucoup de courage et tout le meilleur aux personnes concernées, et aux flics ce qu’ils méritent !

ACABisous

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Wandlitz (Allemagne) : Une usine d’asphalte de VINCI/Eurovia en feu https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/13/wandlitz-allemagne-une-usine-dasphalte-de-vinci-eurovia-en-feu/ Fri, 13 Mar 2026 18:03:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62324 Continuer la lecture ]]> Bure bure bure / jeudi 12 mars 2026

Une usine d’asphalte de VINCI/Eurovia en feu – pour un printemps noir, pour les prisonniers de l’affaire d’Ambelókipi

Une économie circulaire fondée sur la mort et la destruction

Au vu de la crise climatique, des ravages causés par l’extractivisme et des agressions impérialistes, une centrale d’enrobage en feu appartenant à l’une des plus grandes entreprises mondiales de construction et d’infrastructure parle d’elle-même. Nous souhaitons néanmoins dire quelques mots sur nos motivations et sur l’entreprise concernée. Car VINCI/Eurovia est bien plus qu’un simple producteur d’asphalte et de béton. Cette entreprise incarne tout ce que nous méprisons et tout ce qui fait de ce monde un lieu d’oppression, de souffrance et de misère : autoroutes, aéroports, barrages, prisons (d’expulsion), centrales nucléaires, matériel de guerre, oléoducs et gazoducs, exploitation minière, etc.

Tous ceux qui veulent savoir sont au courant : la biosphère est en train d’étouffer sous le poids gris de la civilisation. Dans un avenir proche, de nombreuses régions de la planète seront inhabitables en raison de notre mode de vie et de notre économie impérialistes. Des luttes sans précédent pour la répartition des habitats et des ressources semblent inévitables. L’escalade actuelle des conflits militaires et la guerre sans merci menée contre les migrants dans les rues des métropoles américaines ou aux frontières extérieures de l’UE sont déjà de sombres présages de ce qui nous attend. Il est déjà minuit moins cinq. Le système mondial capitaliste tardif est en pleine mutation. La guerre devient la nouvelle norme, tandis que la nature restante ne sert plus que de source de matières premières à piller avant que d’autres ne le fassent.

Des entreprises telles que VINCI profitent pleinement de ces évolutions. L’entreprise assure l’avenir des énergies fossiles en construisant des réacteurs nucléaires, des oléoducs ou des terminaux gaziers (comme celui de Brunsbüttel), tout en tirant profit de l’illusion des énergies vertes en érigeant d’immenses parcs éoliens ou des centrales hydroélectriques. Avec un réseau autoroutier et routier de plusieurs milliers de kilomètres et plus de 70 aéroports dans 14 pays différents, construits et exploités par VINCI, l’entreprise est également un pilier important de l’infrastructure mondiale des transports. Elle alimente ainsi, mètre après mètre, un système parasitaire qui ne connaît qu’une seule direction, celle qui mène tout droit à l’effondrement écologique. L’accaparement des terres, les guerres et les génocides sont indissociables du système capitaliste et ont rendu possible son triomphe. Notre « prospérité » et la domination occidentale sont sans aucun doute le produit de cette histoire (coloniale) meurtrière. Cependant, dans la lutte internationale pour le pouvoir, l’influence et les ressources, l’Occident doit de plus en plus s’imposer face à d’autres acteurs. Cela conduit à nouveau à des effusions de sang inutiles, tandis que les dirigeants de l’industrie de l’armement se réjouissent. « Réarmer l’Europe » est le cri de guerre lancé par Bruxelles pour survivre dans cette situation conflictuelle, et VINCI s’implique également fortement dans ce front de réarmement et de militarisation. Le groupe a ainsi récemment racheté l’entreprise Wärtsilä SAM Electronics, qui entretient plusieurs chantiers navals de la marine allemande et fournit des services d’infrastructure à des dizaines d’installations de l’armée britannique. Les guerres et les destructions environnementales, qui ont toujours accompagné l’expansion de l’exploitation capitaliste, obligent de plus en plus de personnes à quitter leur foyer. Jamais autant de personnes n’ont été en fuite dans le monde qu’aujourd’hui. Les masses « superflues » provenant des pays du Sud sont toutefois combattues avec acharnement, et leurs routes migratoires se sont depuis longtemps transformées en charniers comptant d’innombrables morts. Ceux qui parviennent malgré tout à arriver jusqu’ici ne sont pas accueillis avec empathie et compassion, mais avec humiliation, racisme et répression. Toutes ces caractéristiques marquent depuis des années le débat public sur la migration dans presque tous les camps politiques et favorisent ainsi considérablement les tendances (néo-)fascistes. Et la boucle est bouclée. Car même la souffrance des réfugiés peut être source de profits, et VINCI tire profit du régime frontalier rigoureux de l’Europe en construisant des centres de rétention et des postes de contrôle aux frontières.

Malgré tout cela, l’entreprise aime parler de « responsabilité » et de « durabilité » et, au vu des agissements de VINCI, l’économie circulaire tant vantée prend un tout nouveau sens, avec un arrière-goût extrêmement amer. Leur arrogance et leur autosatisfaction sont insupportables. Nous ne pouvons et ne voulons plus rester les bras croisés face à leur commerce de la mort. C’est pourquoi, dans la nuit du 11 mars, exactement 15 ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, nous avons considérablement endommagé et temporairement mis hors service l’usine d’enrobage de l’entreprise VINCI/Eurovia, qui profite du nucléaire, à Schönerlinde/Wandlitz. Pour ce faire, une bonne demi-douzaine d’engins incendiaires ont été placés à divers endroits sur les bandes transporteuses et les câbles électriques des moteurs.

Mais ce feu d’artifice dans le ciel nocturne de Brandebourg se veut aussi un signe de solidarité et d’unité internationales. Nous adressons en particulier nos salutations révolutionnaires à Marianna M. et Dimitra Z., emprisonnées en Grèce, ainsi qu’à tous les autres prisonniers de l’affaire Ampelokipi, qui seront bientôt jugés. Amour et force ! Il convient de mentionner que VINCI, avec plus de 500 km d’autoroutes, est l’un des plus grands exploitants d’autoroutes en Grèce et participe également à d’autres activités douteuses et à la destruction de l’environnement dans le pays. (Pour en savoir plus : switch off the Mitsotakis regime!)

Comme nous attendons le printemps avec impatience et que les premiers rayons de soleil réveillent notre envie d’agir, nous comprenons cette attaque comme un écho à l’appel lancé depuis la France : « Plus chaud que le nucléaire, pour un printemps noir 2026 ». Avec le soutien actif de VINCI, la « Grande Nation » construit actuellement une décharge pour les déchets radioactifs de son énergie préférée. Cependant, le site occupé de La Gare et une communauté de résistance hétéroclite font obstacle à cette entreprise. C’est pourquoi l’ancienne gare doit maintenant être évacuée. Nous voyons les choses tout autrement et c’est aussi pourquoi nous nous efforçons de « freiner un peu plus les rouages » et espérons que nos signaux de fumée de solidarité seront visibles à l’horizon.

Plus chaud que le nucléaire – Pour un printemps noir !

Contre toute guerre – en Iran, en Palestine, au Congo, au Soudan, au Myanmar, en Ukraine…

Personne n’est libre tant que tout le monde n’est pas libre !

Au feu les prisons !

En mémoire de Kyriakos Xymitiris – les cœurs révolutionnaires brûlent éternellement !

« Et si certains ne sont jamais revenus, ils continuent de vivre parmi nous à chaque souffle de liberté. Et si certains sont morts au combat, ils restent à nos côtés dans toutes nos actions. Et si certains sont partis prématurément, ils nous précèdent et nous ouvrent la voie. […] Le souvenir subversif agit comme de l’essence pour notre feu, comme de l’encre dans nos textes, comme des slogans lors de nos manifestations et comme des pierres dans nos poches. Il donne un sens à leur mort et appelle à la prochaine lutte. Encore et encore… » Dimitra & Marianna – Prison pour femmes de Korydallos

Ps : Dobrindt est un idiot et ne comprendra sans doute jamais qu’il existe des personnes qui ont des valeurs qui ne s’achètent pas. Notre réponse à leur chasse aux sorcières est une équation simple : un million de prime = un million de dommages matériels. La nuit nous appartient ! Pour plus de volcans cracheurs de feu !

 

Publié sur de.indymedia, traduit par bbb

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Brême (Allemagne) : Sabotage de l’industrie nucléaire ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/13/breme-allemagne-sabotage-de-lindustrie-nucleaire/ Fri, 13 Mar 2026 18:00:21 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62301 Continuer la lecture ]]> Bure bure bure / mardi 10 mars 2026

Le 1er mars, nous avons attaqué le groupe Kaefer à Brême et saboté une partie de ses infrastructures. Concrètement, nous avons détruit par le feu le centre de formation aux techniques d’escalade industrielle ainsi que plusieurs véhicules. L’objectif concret de cette action était de nuire durablement à Kaefer en tant que prestataire de services pour l’industrie nucléaire et l’armement ainsi que pour divers secteurs d’exploitation des ressources. Kaefer est un rouage de cette machine mortelle et destructrice, et un rouage sacrément important.

Le site est un bâtiment isolé et facile à surveiller, situé dans une zone industrielle, qui sert de dépôt de matériel et d’atelier. Il n’y avait personne dans le bâtiment. Tout danger pour les personnes a été exclu.

Le rôle de Kaefer dans la militarisation et la destruction de l’environnement

Les implications et la structure du groupe Kaefer sont constituées d’un réseau international complexe et il serait impossible d’aborder tous les aspects en détail dans le cadre de ce texte. C’est pourquoi nous en donnons un bref aperçu avant de nous intéresser plus en détail au secteur nucléaire. Pour une vision plus complète, nous vous recommandons la lecture de ce texte.

Kaefer travaille pour diverses multinationales du secteur de la chimie fossile et de l’énergie et participe activement à l’extraction conventionnelle de pétrole, à des projets liés au gaz naturel et au GNL, à l’extraction de sables bitumineux, à l’exploitation offshore, à l’extraction de charbon … et ce, tout au long de la chaîne de transformation, depuis l’extraction et le raffinage des combustibles et autres produits pétrochimiques jusqu’à la combustion dans des centrales électriques de tous types, en passant par le transport par pipeline, bateau et terminaux. En outre, Kaefer soutient la construction et l’entretien d’installations industrielles dans le domaine de la transformation du bois et du papier (y compris dans le cadre de projets en Amazonie, par exemple dans le domaine de la production d’éthanol à partir de soja), ainsi que dans les mines de minerai et de cuivre, les aciéries et les usines d’aluminium et l’industrie lourde. Le groupe, dont le siège est à Brême, est également actif dans la production de ciment, l’une des industries les plus polluantes qui soient. Un autre domaine important est l’industrie de l’armement, en particulier l’aéronautique et l’aérospatiale militaires ainsi que la construction navale militaire (sous-marins et navires de guerre destinés à des clients internationaux tels que la dictature d’Erdogan ou le régime égyptien).

Il n’est pas nécessaire de s’étendre longuement pour constater que les secteurs de l’économie capitaliste mentionnés ci-dessus comptent parmi les plus sales qui soient. Il n’y a pas d’autre façon de le dire : Kaefer contribue activement, à l’échelle internationale, à la destruction de nos moyens de subsistance !

Kaefer, rouage de l’industrie nucléaire

Kaefer travaille pour l’industrie de l’énergie nucléaire et des armes atomiques dans toute l’Europe, de la Finlande à la Suède, en passant par la Pologne, l’Allemagne et la France, et à l’échelle internationale, de l’Afrique du Sud à la Chine. Kaefer est prestataire de services industriels pour l’industrie nucléaire depuis ses débuts dans les années 60. Kaefer dispose des connaissances spécifiques, des installations de recherche, des produits développés en interne et des spécialistes nécessaires pour travailler dans ce domaine. L’industrie nucléaire française est un client particulièrement important :

Naval, par exemple, est l’un des clients de Kaefer et construit des navires de guerre, des porte-avions et des sous-marins nucléaires. Kaefer travaille également avec Orano (notamment sur la construction de la centrale nucléaire Olkiluoto III en Finlande).

Cependant, compte tenu de l’actualité, l’accent doit être mis sur la coopération avec Framatome. L’entreprise publique française Framatome est la division nucléaire du géant énergétique français EDF. Kaefer travaille pour Framatome sur divers projets, comme déjà mentionné en Finlande, sur diverses centrales nucléaires en France, mais aussi en Afrique du Sud, où Framatome exploite la centrale nucléaire de Koeberg. Nous pourrions citer d’innombrables autres projets, mais il est clair que Kaefer et Framatome sont des partenaires internationaux de longue date.

Framatome fait produire ses barres de combustible notamment à Lingen (Basse-Saxe), où Kaefer exploite également une succursale. Une collaboration directe sur le site de Lingen semble donc évidente, mais elle n’a pas encore été rendue publique.

À Lingen, Framatome prévoit de fabriquer des barres de combustible nucléaire sous licence russe en collaboration avec le groupe nucléaire public russe Rosatom. Ces barres seront ensuite utilisées dans les centrales nucléaires d’Europe de l’Est de conception soviétique. À cette fin, Framatome (via sa filiale Advanced Nuclear Fuels GmbH) et Rosatom (via sa filiale TWEL) ont créé une coentreprise en 2019. Les combustibles sont fabriqués selon le « procédé Elektrostal » russe, qui (selon les informations fournies par des militants russes) entraîne une exposition aux rayonnements beaucoup plus élevée. Mais bien sûr, la Russie ne recueille aucune donnée officielle à ce sujet. La production à Lingen nécessitait l’accord des responsables politiques de Basse-Saxe et du Bundestag. Même si le gouvernement régional et fédéral n’ont pas encore pris de position officielle, divers médias ont rapporté en début de semaine qu’après un « contrôle de sécurité », Berlin avait donné son feu vert au projet ! Nous pouvons tous nous laisser aller à une brève réflexion : le gouvernement Merz débat d’un programme allemand d’armement nucléaire ; Macron positionne la France comme puissance nucléaire protectrice contre l’agresseur à l’Est, tandis que dans le même temps, des accords nucléaires sont conclus entre des entreprises publiques françaises et russes avec l’accord du gouvernement allemand. Il ne faut pas être particulièrement perspicace pour constater que ces gouvernements et ces entreprises comme Kaefer réduisent à l’absurde leurs prétendus objectifs de sécurité, de paix, de défense et de durabilité.

Résumons : Kaefer est un prestataire de services pour l’industrie (des armes) nucléaire et s’avère être non seulement un profiteur économique, mais aussi un producteur de base et un acteur de la recherche. Kaefer fait donc partie de l’industrie nucléaire, favorise son expansion et soutient diverses industries mortelles. Kaefer est un rouage, un maillon dans les chaînes de production de la destruction – mais cette manière de travailler à petite échelle est un produit du capitalisme lui-même et vise à dissimuler la responsabilité réelle.

Résistance contre l’industrie nucléaire

Tout aussi absurde et dangereux est le site de stockage définitif de Bure, dans le département de la Meuse, région Grand Est, non loin des frontières allemande, belge, luxembourgeoise et suisse. C’est là que l’ANDRA, l’autorité française chargée de la gestion des déchets nucléaires, souhaite creuser un gigantesque réseau de tunnels souterrains. Comme tous les sites de stockage de déchets nucléaires qui nous ont été vendus comme sûrs jusqu’à présent, le projet CIGEO finira tôt ou tard par présenter des fuites et constitue une bombe à retardement. Mais dès à présent, les expropriations et la répression qui accompagnent le projet nuisent aux habitants de la région. L’utilisation de l’énergie nucléaire dévoile les États et les entreprises pour ce qu’ils sont : des institutions dominatrices ! Littéralement prêts à détruire les fondements de la vie pour l’argent et le pouvoir. Mais ce n’est qu’un côté de l’histoire, de l’autre, il y a une merveilleuse continuité de la résistance. C’est pourquoi nous nous joignons à l’appel à la résistance contre l’industrie nucléaire avec notre action.

Contre CIGEO et son monde !
Pour un printemps noir !

 

Publié sur tumulte, traduit par bbb

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Leipzig (Allemagne) : Une voiture du profiteur des taules SPIE incendiée https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/10/leipzig-allemagne-une-voiture-du-profiteur-des-taules-spie-incendiee/ Tue, 10 Mar 2026 17:20:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62280 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / dimanche 8 mars 2026

Dans la nuit du 6 au 7 mars, une voiture du profiteur des taules SPIE est partie en fumée, dans le quartier de Kleinzschocher.

L’entreprise SPIE Deutschland et sa société mère [la française SPIE ; NdAtt.] soutiennent les prisons, avec la production et l’installation de systèmes de surveillance et de technologies de sécurité. Elles profitent directement du système de domination et d’oppression. Cela concerne non seulement les camarades qui s’opposent activement à l’État allemand et à ses services de sécurité, mais aussi les personnes qui ne rentrent pas dans le moule et qui se retrouvent derrière les barreaux pour un délit de faciès ou pour conduite sans permis.

En tant que « prestataire de services multi-techniques pour les bâtiments, les installations et les infrastructures », ce groupe est présent dans de nombreux secteurs, comme par exemple l’industrie nucléaire, et continue son expansion.

Nous sommes conscient.es que les attaques contre des bagnoles ne sont qu’une petite piqûre à l’encontre des oppresseurs de la liberté. Néanmoins, nous ne nous laisserons pas dissuader de poursuivre nos interventions contre les institutions coercitives.

Pour une société libre et autonome.

Liberté pour tou.tes les antifascistes emprisonné.es.

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Leipzig (Allemagne) : Rétrospective et bilan des Journées d’occupation autonome https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/10/leipzig-allemagne-retrospective-et-bilan-des-journees-doccupation-autonome/ Tue, 10 Mar 2026 17:16:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62225 Continuer la lecture ]]> Squat!net / dimanche 1er mars 2026

Traduction du texte « Die autonomen Besetzungstage in Leipzig: Ein Rückblick und Fazit » publié le 20 février 2026 sur de.indymedia.org.

Un certain temps s’est écoulé depuis le début des Journées d’occupation autonome à Leipzig en octobre 2025. Nous avons pris le temps de nous remettre de ces journées d’action. Nous voulons maintenant prendre un peu de recul pour revenir sur ces événements. Que s’est-il réellement passé, comment les actions se sont-elles déroulées et quelles leçons pouvons-nous en tirer pour l’avenir ? Dans les lignes qui suivent, nous voulons passer en revue ces journées de manière chronologique et, à la fin, jeter un regard plus large et autocritique sur l’ensemble de cette période.

Nous avons ajouté des liens vers d’autres textes tout en bas de cette page.

QUE S’EST-IL PASSÉ ?

Le vendredi 10 octobre 2025, à la suite d’une manifestation énergique contre la hausse des loyers et la gentrification, l’ABeTa a commencé à occuper l’immeuble Henri situé au 99 de la Lützner Straße. Rapidement, des sympathisant⋅es, parmi lesquels des riverain⋅es et certain⋅es participant⋅es à la manifestation, se sont rendu sur place et ont salué l’occupation. La Küfa-Team du rassemblement s’est rapidement installée devant le squat Henri aux côtés des personnes déjà présentes.

Au bout de deux heures, les premières voitures de police et les agents de l’ordre public sont arrivés, visiblement dépassés par la situation – la dernière occupation de maison à Leipzig remontait en effet à un bon moment déjà, ils en avaient perdu l’habitude. Cela ne les a toutefois pas empêchés d’utiliser des drones, d’empêcher les voisin⋅es d’accéder à leurs appartements et de répondre par la violence à leurs protestations légitimes.

Contrairement à ce dont nous avions l’habitude à Leipzig, ils ont commencé à expulser le bâtiment après 22 heures. Les squatteur⋅euses ont ensuite raconté la brutalité de l’intervention, et les sympathisant⋅es ont également pu observer par la fenêtre comment une personne a été jetée à terre. Après environ une heure et demie d’intervention policière, les squatteur⋅euses ont quitté le squat Henri et ont été accueilli⋅es par le rassemblement devant le bâtiment.

Le lendemain matin, l’ABeTa faisait la une de la presse locale de Leipzig, avec le titre : « Une nouvelle maison a été squattée ! ». Il n’y avait pratiquement pas de sympathisant⋅es devant le « Waldi ». Mais celles et ceux qui étaient présent⋅es ont été récompensé⋅es à midi, lors de l’expulsion de la maison, par la nouvelle que les squatteur⋅euses du Waldi n’avaient pas été retrouvé⋅es par la police.

Les flics devaient bien sûr évacuer cette frustration quelque part, ce qu’ils ont fait le dimanche 12 octobre devant la « Villa Krause », située au 8 Julius-Krause-Straße. La Villa Krause était une maison située à l’est de Leipzig qui avait été ouverte ce matin-là au voisinage et à toutes les personnes intéressées. De nombreuses belles conversations ont eu lieu à propos de la propriété, où du café et des gâteaux étaient proposés et où il était possible de visiter l’intérieur de la maison. Non loin de la Villa Krause, une banderole de solidarité a également été déployée vers midi afin d’attirer l’attention d’un plus grand nombre de résident⋅es et de passant⋅es sur l’ouverture de la maison. Les personnes présentes ont discuté ensemble de ce qui pourrait advenir de ce magnifique bâtiment. Cependant, la réunion de quartier prévue pour rassembler et concrétiser ces idées n’a pas eu lieu.

Vingt minutes avant le début de la réunion, une horde d’environ 60 flics en tenue anti-émeute est arrivée et a expulsé l’assemblée du terrain. Certain⋅es participant⋅es à la réunion, qui étaient sur le point de partir, ont alors été ramené⋅es de force pour être accusé⋅es sans ménagement d’être des squatteur⋅euses et d’avoir commis une violation de domicile. Le rêve d’un nouvel espace communautaire à Sellerhausen s’est envolé.

Le lendemain soir, nous avons reçu une nouvelle qui a rendu cette frustration un peu plus supportable : à l’ouest, une occupation fictive avait eu lieu dans un immeuble vacant situé à l’angle d’une rue. Des banderoles avaient été accrochées pour signaler que cet immeuble faisait partie des nombreux bâtiments vacants de Leipzig.

Deux jours plus tard, le mercredi 15 octobre, le « Eineck » a été occupé par « Leipzig Besetzen » dans l’est de la ville. L’immense bâtiment d’angle situé dans la Einertstraße devait accueillir un nouveau centre social et des logements abordables. Rapidement, des sympathisant⋅es solidaires se sont rassemblé⋅es et ont fourni aux squatteur⋅euses tout ce dont elles/ils avaient besoin. Elles/ils ont également embelli la façade du bâtiment et ses environs avec des ballons et des guirlandes. Les squatteur⋅euses donnaient régulièrement de leurs nouvelles depuis l’intérieur, ce qui a permis de maintenir une bonne ambiance devant le bâtiment. Même si de nombreuses discussions intéressantes ont eu lieu entre les personnes solidaires présentes sur place, certaines ont regretté de ne pas avoir la possibilité d’échanger avec les riverain⋅es. Ce qui aurait pu se passer ici a été réduit à néant en quelques heures par la police. Bien que les flics n’aient eu aucun contact avec le propriétaire au moment de l’expulsion et, à notre connaissance, jusqu’à présent, cela ne les a pas empêchés d’expulser les nouveaux habitant⋅es de l’Eineck avec un important dispositif policier. Après avoir échoué à entrer par la porte d’entrée, les flics ont tenté leur chance par l’arrière-cour. Pour cela, ils ont escaladé les balcons privés des voisin⋅es, qu’ils ont traité⋅es de manière très désagréable, voire brutale. Les squatteur⋅euses ont également raconté plus tard le comportement très violent de la police, ainsi que quelques anecdotes sur l’incompétence des flics. Ainsi, ces derniers se seraient perdus en descendant les escaliers, et auraient cherché pendant une éternité une neuvième banderole, alors qu’il n’y en avait que huit accrochées à la maison.

Pendant les Journées d’occupation et même après, nous avons reçu de nombreux messages d’actions de solidarité avec les ABeTa. Cela nous a fait énormément plaisir, car les journées d’action avaient commencé par un appel à participer de façon autonome. Des banques, des agences immobilières, des serrureries et des commissariats de police ont été attaqués et plusieurs manifestations spontanées ont eu lieu. Après l’expulsion de l’Eineck, un rassemblement massif sur l’Eisi le vendredi 17 octobre a été lancé sur de.indymedia.org. Nous étions content⋅es que la rue soit prise d’assaut et qu’un espace soit ainsi créé pour accueillir les émotions et la colère suscitées les jours précédents par les expulsions extrêmement rapides de toutes les occupations.

Plusieurs banderoles accrochées aux squats et à d’autres maisons vides ont témoigné de la solidarité avec d’autres centres autonomes et squats en Allemagne et dans toute l’Europe. Au même moment, plusieurs maisons ont été squattées dans d’autres villes : le Bierpinsel à Berlin, le Korner à Brême et sur l’Innstraße à Rosenheim. De plus, quelques banderoles de solitarité ont été accrochées dans différentes villes, en solidarité avec l’ABeTa.

CRITIQUES ET RÉFLEXION

Pendant les journées d’action, nous avons souvent ressenti de la frustration et de la déception. Les expulsions rapides et violentes des maisons nous ont souvent fait nous sentir impuissant⋅es et petit⋅es. Les flics ont atteint deux objectifs avec leur mode d’intervention : nous priver d’espoir rapidement, et détruire toute possibilité de mobilisation et de mise en réseau (en particulier avec les habitant⋅es et le quartier).

Ce désespoir s’est également manifesté pour nous dans le nombre relativement faible de sympathisant⋅es devant les maisons. Les occupations de maisons ne semblent plus avoir autant de potentiel de mobilisation qu’il y a quelques années. Comme il y avait très peu de monde sur place et que les expulsions rapides ne permettaient pas de reprendre l’initiative, il aurait été judicieux que les rassemblements devant les maisons soient mieux préparés. Cela aurait permis de dépasser nos seules capacités, mais cela a malheureusement été laissé de côté. Avec davantage de travail aux côtés d’initiatives déjà existantes et un réseau plus large au cours des mois précédents, nous aurions pu disposer de plus de ressources pour assumer ce travail. Une autre approche que nous aurions pu adopter aurait été de préparer de façon plus ouverte les journées d’action afin d’impliquer davantage de personnes dans le processus.

Malgré tout, grâce à la multitude d’actions et à la durée des journées d’action, les occupations et leurs revendications ont été relayées dans l’opinion publique. Nous avons été impressionné⋅es par la quantité de commentaires et d’articles de presse majoritairement positifs à propos des ouvertures de squats. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à maintenir cette vague d’attention et à l’utiliser pour insuffler une nouvelle énergie dans la lutte contre la gentrification et les rapports de propriété actuels.

Nous avons remarqué que les occupations et les actions de solidarité ont donné la part belle aux formes d’action typiques du milieu [autonome]. Nous aurions apprécié que d’autres actions soient également représentées, qui auraient permis la participation d’un plus grand nombre de personnes et rendu les journées d’action plus accessibles.

Nous pensons que les personnes extérieures n’ont parfois pas vraiment compris l’enjeu des actions publiques. Nous trouvons cela dommage, car la lutte contre les rapports de propriété existants n’est pas un sujet de niche de la gauche. La colère suscitée par la hausse constante des loyers, la disparition des lieux non commerciaux et les propriétaires hostiles nous unit aux personnes qui, comme nous, sont touchées par cette situation déplorable. C’est pourquoi nous trouvons d’autant plus regrettable qu’il soit désormais difficile d’établir et de maintenir ce lien.

ÉMOTIONS

Nous nous sommes également demandé dans quelle mesure les émotions que nous essayons actuellement de transmettre dans la rue sont encore authentiques. L’espoir de nouveaux espaces de liberté et la volonté de les conserver sont éclipsés par les expulsions inévitables, lors desquelles le système démontre sa supériorité écrasante. La destruction répétée de nos rêves ne nous laisse souvent plus que de la résignation, et non plus de la colère. Pour certain⋅es d’entre nous, les actions dans lesquelles nous voulons exprimer notre colère dans la rue ne sont plus qu’une simple performance.

Mais pour nous, abandonner n’est pas une option. Tant que ce système et ses rapports de propriété contraignent les gens à vivre dans des conditions de plus en plus précaires, nous ne pouvons pas cesser de lutter pour une coexistence solidaire et pour des espaces de liberté. Sans colère, sans espoir et sans solidarité, nous ne pouvons pas gagner ce combat.

STRATÉGIES

Pour lutter contre la résignation, nous avons décidé, lors des journées d’action, de ne pas simplement abandonner après une expulsion, mais de réoccuper immédiatement les lieux. Cela nous a aidé à faire face au caractère actuellement vain des occupations et nous permet, rétrospectivement, de considérer ces journées comme un succès.

Pour nous, cela a bien fonctionné d’être là les un⋅es pour les autres. Nous avons réussi à nous entraider avant, pendant et après les actions. Nous voulons que cela continue à faire partie de notre pratique.

Nous gardons un souvenir particulièrement positif de l’occupation de la Villa Krause. Le concept d’occupation ouverte a été très bien accueilli par les visiteur⋅euses et les résident⋅es. En ayant la possibilité de visiter l’intérieur de la maison, les personnes présentes ont pu découvrir sous un nouveau jour les occupations et ce qu’elles peuvent apporter. Autre avantage : les personnes qui avaient ouvert la Villa à tou⋅tes n’ont pas été arrêtées par la police lors de l’assaut du site.

BILAN

Nous avons profité des Journées d’occupation autonomes et de leurs nombreuses actions pour tester de nouvelles formes d’action, pour apprendre ensemble et pour évaluer le succès de différentes formes d’occupation. Nous avons vécu beaucoup de moments forts, petits et grands, qui nous ont rapproché⋅es, nous ont donné de l’espoir et nous ont apporté du plaisir. Nous considérons cela comme une victoire évidente.

Même si les occupations deviennent de plus en plus difficiles, nous souhaitons vous encourager à vous mobiliser, à tester de nouvelles stratégies et à continuer à squatter !

QU’EST-IL ADVENU DES MAISONS ? (musique punk triste en fond sonore)

La porte d’entrée de la maison Henri a été murée après quelques jours.

Le lendemain, quelqu’un était déjà devant la Waldstraße pour repeindre la maison.

Sur le mur de la Villa Krause, des dessins à la craie rappellent encore les bons moments que nous y avons passés.

À Eineck, une guirlande lumineuse brillait encore à la fenêtre quelques jours plus tard et y est toujours accrochée.

D’AUTRES TEXTES (en allemand)

Hausbesetzungen und die Frage von Legalität und Legitimität (Les squats et les questions de la légalité et de la légitimité, 27 nov. 2025, Rechtsanwältin Anna-Maria Müller)

À propos des concepts prévus pour l’utilisation des bâtiments squattés:

Squat Henri
https://abeta.noblogs.org/nutzungskonzept/

Villa Krause
https://abeta.noblogs.org/nutzungskonzept-2/

Eineck
https://abeta.noblogs.org/nutzungskonzept-3/

Un beau texte sur l’espoir (en allemand et en anglais):

An die Hoffnungslosen / An die Hoffnungsvollen (Aux pessimistes / Aux optimistes, 28 avril 2025, de.indymedia.org)

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Leipzig (Allemagne) : Revendication de l’incendie contre la société de modernisation et de rénovation de la LWB https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/23/leipzig-allemagne-revendication-de-lincendie-contre-la-societe-de-modernisation-et-de-renovation-de-la-lwb/ Mon, 23 Feb 2026 17:21:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62142 Continuer la lecture ]]> knack.news / samedi 14 février 2026

La Coopérative d’habitation de Leipzig [Leipziger Wohungsbaugenossenschaft, LWB] est une entreprise municipale dont la mission est de fournir des appartements à des loyers abordables à ses locataires, pour le compte de la ville. En théorie, l’entreprise nous appartient, en tant que partie de la population de cette ville qui paye un loyer. Il est cependant clair que nous n’avons pas vraiment le contrôle sur nos logements, mais que chaque mois nous devons casquer pour la gestion, de la part d’autres personnes, de notre lieu de vie. En fait, la LWB devrait nous aider, au contraire de l’exploitation ouverte existante sur le marché libre. Cette année, cependant, une nouvelle augmentation des loyers est déjà prévue pour 10900 appartements. Cela s’inscrit dans les augmentations automatiques des dernières années. Le nombre d’expulsions locatives a augmenté aussi, passant à 126. L’entreprise municipale, qui devrait en fait servir nos intérêts, applique les mêmes pratiques qu’un normal requin de l’immobilier. Puisque les moyens « démocratiques » à notre disposition ne suffiront pas, pour des raisons systémiques, à faire valoir notre cause légitime, nous devons recourir à des moyens plus drastiques.

https://www.l-iz.de/politik/leipzig/2026/02/linke-stadtratin-hinterfragt-automatismus-lwb-plant-2026-mieterhohungen-mehr-als-10-000-wohnungen-646710 [un article de journal qui sert de source aux données ci-dessus ; NdAtt.]

Il est extrêmement difficile d’intervenir dans les lois froides du marché et de cette société d’arrivistes. La LWB, par contre, n’est soumise à aucune obligation de profit, mais doit rendre des comptes à ses locataires potentiel.les, à Leipzig. Nous voulons leur rappeler cela et faire respecter notre droit à un logement abordable. C’est pourquoi nous avons incendié les bornes de recharge pour voitures électriques sur le site de la LWB et laissé un message :
« Aucune augmentation de loyer ! »

Les appartements devraient être gérés par les personnes qui y vivent et la propriété privée devrait être abolie ! Solidarité avec les locataires de la LWB !

Association des locataires de Leipzig

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Munich (Allemagne) : Vengeance pour Maja et Hanna ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/18/munich-allemagne-vengeance-pour-maja-et-hanna/ Wed, 18 Feb 2026 17:57:55 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62125 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 9 février 2026

Vengeance pour Maja et Hanna ! Free all Antifas! Burn all prisons!

Le 4 février 1926, Maja a été condamnée à huit ans de prison [voir ici ; NdAtt.] par un tribunal hongrois pour sa participation à la résistance antifasciste contre le défilé annuel des nazis à Budapest. Déjà en septembre 2025, à Munich, Hanna a été condamnée [voir ici ; NdAtt.], dans le même contexte, à cinq ans de prison. Nous ne sommes pas surpris.ses, mais quand même en colère !

C’est pourquoi hier soir nous avons rendu visite au bureau du parquet général de Munich, aspergé la zone de l’entrée avec de l’acide butyrique et tagué la façade avec « Free Maja, Hanna & all Antifas ».

Le parquet général de Munich fait partie des autorités répressives bavaroises et fédérales, qui poursuivent et terrorisent les milieux antifascistes et de gauche. À son initiative, deux anarchistes ont récemment purgé six mois de détention préventive, jusqu’à ce que le tribunal compétent abandonne finalement le procès à leur encontre.

Les procédures contre Maja et Hanna entrent maintenant dans une nouvelle phase. Dans les procès récemment ouverts contre des antifascistes, à Dresde et Düsseldorf, les parquets et les tribunaux essayeront, par des jugements similaires, d’intimider l’antifasciste pratique. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cela et continuerons à décider nous-mêmes quand, où et par quels moyens nous attaquerons les nazis, l’État et le système capitaliste.

Free Maja, free Hanna, free all Antifas!
Burn all prisons!

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Hambach (Allemagne) : Jours de (re)construction, 10-19 avril 2026 https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/12/hambach-allemagne-jours-de-reconstruction-10-19-avril-2026/ Thu, 12 Feb 2026 17:31:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62083 Continuer la lecture ]]> Hambi bleibt [traduction reçue par mail] / vendredi 9 janvier 2026

La megamachine doit s’étendre continuellement ou alors s’effondrer. Alors il est advenu que la forêt de Hambach, déjà un reste d’une région boisée bien plus vaste, a été presque entiérement détruite par l’expansion d’une mine de charbon géante, la plus grande d’Europe. Seulement une petite portion de son habitat a été épargnée, grâce à une résistance féroce centrée autour de nombreuses occupations de la forêt, commençant en 2012.

“Hambi” a été un point de concentration pour les luttes anti-capitalistes et ecologistes radicales en europe. La zone autonome créée ici est comparable en taille à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et à Exarcheia à Athènes. Hambi a aussi servi de prédecesseur clé pour beaucoup d’autres luttes de territoires rien qu’en Allemagne, comme Lützerath et le bois de Dannenröder qui sont les deux exemples les plus connus.

Tous les lieux de resistances mentionnés explicitement ici ont depuis, quoi qu’il en soit, été expulsés.I
Mais Hambi reste autonome jusqu’à ce jour, un lieu sans lois où nous pouvons faire ce que nous voulons. Plutôt qu’être écrasée directement, Hambi a plutôt été oubliée – par les compa/camarades et la société plus largement – depuis que la supposée sortie du charbon a été annoncée. Ce serait une étrange conclusion pour cette lutte de s’éclipser dans la non-pertinence.

Hambi n’a jamais été “sauvée”. Plutôt que d’être directement coupée, elle a été condamnée à une mort lente dûe aux nappes phréatiques volées par un trou toxique qui continue de s’étendre. Il y a des plans pour ensuite exploiter la région en la changeant en un attraction pour touriste eco-bobo, en y ajoutant un port pour yacht.J Et dans des temps de militarisation et d’aggravement de la pénurie de ressources, l’état est à une seule élection d’oublier la sortie du charbon et de finir ce qui reste de la forêt.

Mais encore, la mine d’Hambach est au centre de la restructuration du pouvoir, de ses propres mots “depuis le charbon vers l’IA”. Microsoft construit de nombreux centres de données sur le côté est de la mine, essayant d’établir ce que certain.es appellent “la Silicon valley d’Europe1”. Sur le côté ouest, à Jülich, l’ordinateur le plus puissant d’Europe a récemment été installé, symbolisant l’entrée de l’Allemagne dans la course aux armements incluant l’IA2. Encore plus proche de l’occupation, à Morschenich-Alt, le maire local s’agite a propos de construire “le village du futur”, un haut-lieu pour les firmes néocoloniales de la tech.K

Aujourd’hui il ne faut pas oublier Hambi. On appelle les vieux/vieilles et nouveaux ami.es à nous rejoindre ici, s’installer, et participer à la régénération de l’occupation. Il y a des défis à vivre en forêt à travers les saisons. Mais c’est aussi une opportunité vivante unique, dans laquelle des structures – sociales et physiques – peuvent être construites libres des règles imposées par le monde extérieur.

La porte est toujours ouverte aux gens de l’extérieur. Alors avec cet appel nous vous invitions spécifiquement à un événement ce printemps. Ce serait un moment génial de rénover ces structures, déconstruire celles qui en ont besoin, et peut être construire aussi quelque chose de nouveau, en fonction de nos priorités à ce moment là. Il y a des ordures à ramasser aussi, également dans les arbres qui furent occupés.

Ce sera aussi un moment pour proposer des ateliers et d’autres choses, comme nous l’avons fait lors de partages de savoirs de nombreuses fois dans le passé. Ce serait une bonne opportunité de parler de différentes visions pour le futur de l’occupation. Et le 14 avril, nous avons le 14ème anniversaire de l’occupation à célébrer.

Dons et matériels de construction seraient géniaux, spécialement des bâches (bâches de style camion, pas celles tissés SVP : elles empoisonnent la forêt).
Des outils seraient aussi bienvenus. Sentez vous libre d’apporter de la nourriture vegan pour la cuisine collective.

Pour l’anarchie et la haute trahison !
Quelques occupant.es de la forêt.

P.S. Nous vous invitons à traduire et diffuser ce texte loin et largement.

Notes :
1. https://www.datacenterdynamics.com/en/news/microsoft-to-build-data-center-in-elsdorf-germany/
2. https://www.fz-juelich.de/en/news/archive/press-release/2025/jupiter-supercomputer-propels-european-computing-power

I. (NdT) : même si c’est moins une zone autonome, le quartier d’Exarcheia existe toujours, bien qu’il subisse de plein fouet la gentrification générale d’Athènes, que la place soit sous une occupation policière constante qui défend la construction d’un arrêt de metro : les flics se font régulièrement attaquer \ également des squats ont continué à exister dans la zone et diverses organisations, la colline de Strefi adjacente a résisté à un projet de privatisation/construction grâce à une organisation de voisin.es et/ou de personnes à tendances anarcho/extrême gauche.
J. (NdT) : à terme les autorités veulent détourner une partie du Rhin pour remplir le trou de la mine de Hambach et Garzweiler et en faire des lacs…
K. (NdT) : Morschenich est le village le plus proche de la forêt d’Hambach, qui aurait dû être détruit avec l’expansion de la mine si la forêt n’avait pas été défendue puis protégée légalement, peu de gens locaux y vivent encore et beaucoup de bâtiments sont vides, il a servi de soutien à la lutte de la forêt mais également à la répression, de nombreux agents de sécurité y ayant vécu dans des maisons particulières et travaillé dans leur QG, l’état l’utilise également pour héberger temporairement des personnes exilées.

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Hanovre (Allemagne) : Attaque contre les transports en commun https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/06/hanovre-allemagne-attaque-contre-les-transports-en-commun/ Fri, 06 Feb 2026 17:15:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62036 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 2 février 2026

Le week-end du 23 au 24 janvier, nous avons saboté plusieurs distributeurs automatiques de billets, à Hanovre, sous le slogan « Transports en commun – aujourd’hui gratis ».

Avec cette action, nous envoyons un signal clair en faveur de la gratuité des transports en commun. Les transports ne doivent pas rester un produit de luxe, mais être accessibles à tout le monde. Les gens dépendent des transports en commun, locaux et longue distance, car les transports individuels ne représentent pas une alternative, en termes de coûts et d’effondrement climatique.

Selon des estimations, le 3,5 % de tou.tes les usager.es des bus et des trains voyagent sans titre de transport valide. C’est trop peu ! (Oui, nous pensons à toi, même si tu as les thunes pour.)

Rien qu’à Hanovre, environ 30 000 personnes se sont faites attraper sans titre de transport, en 2024.

Nous nous demandons : comment se fait-il ? Où est notre solidarité ? Si un contrôleur passe trop de temps, jusqu’à ce que cela devienne désagréable, avec des passager.es ou même veut descendre avec elles/eux, comment se fait-il que rien ne se passe ? Comment se fait-il que des gens se retrouvent seul.es, dans de telles situations, et que personne n’aide ? Que se passe-t-il si quelqu’un.e n’a pas de carte d’identité avec soi ? De telles situations ne peuvent plus être tolérées. Que peuvent faire quelques flics ratés contre nous tou.tes ? Nous sommes plus nombreux.ses !

On puni les personnes qui n’ont déjà rien.

Chaque année, entre 8 000 et 9 000 fraudeur.euses atterrissent en taule, car ceux/celles qui ne peuvent pas se permettre le ticket n’ont pas non plus l’argent pour payer l’amende, quand elles/ils se font attraper.

Souvent, les peines d’emprisonnement sont assez longues pour que les gens perdent leur logement et leur travail. La pauvreté est une condition nécessaire à l’économie de marché et l’État et le capital rendent impossible d’en sortir.

« So let’s burn, burn the prisons down! » Cistemfailure

Des transports en commun plutôt que des voitures.

Dans une époque de collapse climatique et de destruction de l’environnement, où des régions entières de la surface terrestre sont désertifiées, où des trous et des tranchées sont creusés dans les forêts et les champs, pour construire de nouvelles routes, il faut créer une alternative gratuite au transport individuel, nuisible au climat, qui soit accessible à tout le monde !

Cette action n’était qu’un début ! Détruisons les distributeurs automatiques de billets, dans toute Hanovre et dans toute l’Allemagne, faisons en sorte, ensemble, qu’il y ait des transports en commun gratuits !

Barbouillez les écrans, bouchez les fentes pour les pièces et les cartes et rendez les lecteurs de cartes inutilisables. Bref, détruisez ces merdes !

Et n’oubliez pas : celui/celle qui se couvre bien reste en bonne santé !

AUCUN DIEU
AUCUN ÉTAT
AUCUN DISTRIBUTEUR AUTOMATIQUE DE BILLETS

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Brême (Allemagne) : Une visite chez le directeur des Renseignements https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/26/breme-allemagne-une-visite-chez-le-directeur-des-renseignements/ Mon, 26 Jan 2026 17:48:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61962 Continuer la lecture ]]> Tumulte / samedi 24 janvier 2026

La nuit dernière, nous avons rendu visite à Thorge Köhler, à son adresse privée : 28 Moselstraße, 28199 Brême.

Nous avons barbouillé la maison avec de la peinture et nous avons démoli les vitres et les pneus de sa voiture – une VW Golf, immatriculée HB EL 477.

Il y a peu, l’Interventionistische Linke de Brême a démasqué un indicateur dans ses rangs*. Pendant plus de huit ans, Dîlan S. a informé le service de renseignement** de tout ce qui se passait, au niveau politique et privé, dans son groupe. En plus de l’IL, il espionnait aussi d’autres groupes dans lesquels il était actif. Pour de l’argent, il a trahi tou.tes celles/ceux qui lui étaient proches et maintenant il doit se cacher de ses ancien.nes potes. Nous éprouvons surtout du mépris pour ce rat. Notre haine va aux services de de renseignement.

Dans sa déclaration, l’IL souligne l’illégalité du recours à Dîlan et cite plusieurs lois qui ont été enfreintes. Cela ne nous intéresse pas. Nous voulons abolir les services de renseignement, qu’ils respectent ou non leurs propres règles. Au plus tard depuis l’affaire NSU***, il doit être clair pour tout le monde que les services de renseignement sont en soi le problème. Ils ne protègent ni les valeurs démocratiques ni les personnes. Ils protègent les rapports capitalistes. C’est pourquoi ils espionnent les structures antifascistes, communistes et anarchistes et surveillent les gens jusque dans les recoins les plus intimes de leur vie. Köhler travaille depuis 2018 au service de renseignement de Brême et dirige ce service depuis 2023. Il porte la responsabilité des actuelles activités d’espionnage.
Köhler, tu n’es pas le seul à avoir beaucoup d’informations. Ne te sens jamais en sécurité.

Entreprise de déménagement Landlust

Notes d’Atatque :
* une organisation gauchiste, prônant des larges alliances dans la société civile. Pour l’indic démasqué, voir (en allemand) ici
** Le Verfassungschutz (littéralement, la « défense de la constitution ») est l’équivalent de la DGSI française, mais organisé de manière fédérale, chaque Land (comme la ville-État de Brême) ayant son service autonome (LfV). L’Office fédéral (BfV) coordonne le tout ou intervient de son propre chef.
*** Nationalsozialistischer Untergrund, un groupe terroriste néonazi, qui a tué dix personnes, surtout des immigré.es, dans les années 2010. Ses trois membres ont très probablement bénéficié de la couverture des services de renseignement allemands.

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Leipzig (Allemagne) : Le salon de tatouage d’une nazi attaqué ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/22/leipzig-allemagne-le-salon-de-tatouage-dune-nazi-attaque/ Thu, 22 Jan 2026 17:10:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61927 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / samedi 17 janvier 2026

Le salon de tatouage d’une nazi attaqué ! Liberté pour Maja !

La nuit dernière, nous avons rendu une visite autonome au studio de tatouage Little Fox Artwork, de Vanessa Hänisch, et, grâce à une quantité suffisante d’acide butyrique et de peinture et à l’utilisation d’un marteau de coffreur de 950g, nous avons durablement démoli le magasin, avec sa façade attrayante. Cette intervention antifasciste est notre contribution, dans le cadre de la journée d’action pour Maja [voir la traduction de l’appel ici ; NdAtt.].

Vanessa Hänisch est bassiste dans le groupe de rock d’extrême droite « Ethos », dont font partie aussi, entre autres, le guitariste Mirko « Barny » Fritze (du milieu du NSU [Nationalsozialistischer Untergrund, un groupe terroriste néonazi ; NdAtt.] de Jena), ainsi que Dominik Burcek (ancien bassiste du groupe de rock d’extrême droite Sleipnir, avec des contacts, entre autres, avec le groupe Blood and Honour et le NPD). Tino Hänisch – le mari de Vanessa – est le chanteur du groupe et a déjà été actif dans le rock d’extrême droite, avec groupe Selektion. En tant que tatoueuse, Vanessa a aussi participé, en 2018, à une convention de tatouage dans le cadre du festival néonazi Schild & Schwert, à Ostritz. Pour une recherche plus approfondie sur Vanessa Hänisch et l’implication de néonazis dans le milieu rock, voir ici : de.indymedia.org/node/554450

À Leipzig, l’affichage publique d’informations sur les nazis a des conséquences directes. Les néonazis ne pourront pas se cacher de nous. À Vanessa et à tous les membres du groupe : si vous ne cessez pas vos activités, nous reviendrons bientôt. Tino, à partir de maintenant, réfléchis plus souvent à la vitesse avec laquelle tu peux arriver à la camionnette de ton entreprise de construction, pour éteindre les flammes de nos engins incendiaires. Nous vous souhaitons de vous amuser beaucoup, les prochains jours, avec le nettoyage non rémunéré !

Puisque certaines personnes de gauche ressentent un besoin particulier de nous importuner aujourd’hui avec leur guéguerres de milieu*, encore quelques phrases à ce sujet : notre calendrier est déjà entièrement rempli par la lutte contre les nombreuses structures nazies présentes en Saxe et aussi spécifiquement à Leipzig. Faites quelque chose de sensé et chassez les fascistes au lieu de vos délires paranos. Les personnes étrangères à cette ville, des deux côtés, rentreront chez eux/elles, ce soir, mais en Saxe la menace fasciste demeure. Le slogan « l’antifascisme est un travail manuel » n’est pas une phrase creuse, pour des publications sur Instagram ou des photos de solidarité, mais une pratique réelle dans la rue. Alors commencez par là, plutôt que chez nos camarades de Connewitz.

En solidarité avec les inculpé.es de l’affaire Antifa Ost et dans l’ensemble des affaires contre les antifascistes de Budapest ! Mort et mépris pour le Hamas et pour Netanyahou !

Antifascistes autonomes Leipzig

 

* Note d’Attaque : des groupes pro-palestiniens, pour la plupart originaires d’autres villes (et proches d’ailleurs de milieux islamistes et antisémites), ont manifesté, samedi 17 janvier, dans le quartier de Connewitz, à Leipzig, visant explicitement la gauche autonome locale, coupable de ne pas être alignée avec leur vision manichéenne du monde.

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Leipzig (Allemagne) : Des courants d’air et les pneus à plat pour la voiture de Weichreite https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/22/leipzig-allemagne-des-courants-dair-et-les-pneus-a-plat-pour-la-voiture-de-weichreite/ Thu, 22 Jan 2026 17:09:46 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61925 Continuer la lecture ]]> knack.news / lundi 19 janvier 2026

Hier, le 17 janvier, des groupes autoritaires ont eu l’occasion d’exprimer leurs fantasmes, hostiles à notre quartier de Connewitz*. Quelques jours seulement après le dixième anniversaire de l’attaque contre Connewitz**, [les groupes pro-palestiniens] Handala, Lotta et compagnie ont défilé à travers Leipzig, avec une grande manifestation.

Avec cette mobilisation, ils ont ouvert notre quartier aussi aux nazis et à leurs youtubeurs. Au lieu de s’occuper de ceux-ci, ils ont préféré marcher en parallèle avec eux. Pendant que vous tentiez de diffamer Connewitz dans son ensemble, nous n’avons pas oublié ce qu’est ce quartier : un refuge antifasciste avec des positions variées. Cela a été gagné par la lutte, en Saxe, et l’est encore. Aujourd’hui comme demain, les fascistes n’ont pas leur place ici.

Nous avons donc saisi l’occasion de cette journée pour mettre à plat les pneus de la voiture (immatriculée L-W2606) de Sebastian Weber, dit Weichreite TV, et en casser les vitres. Weichreite, pauvre victime, tu peux souscrire un abonnement chez Carglass, parce que nous allons démonter ta voiture autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que ta chaîne vidéo soient définitivement interrompue ! Peu importe le nombre de fois où tu tombes sur la tête et l’endroit où tu te gares.

Les manifestations du 17 janvier ont bouffé des ressources que d’autres endroits nécessiteraient avec plus d’urgence, de ces temps-ci. Si les fascistes attaquent des projets de gauche, cela doit signifier pour nous : l’antifascisme reste un travail manuel.

Notes d’Attaque :
* des groupes pro-palestiniens, pour la plupart originaires d’autres villes (et proches d’ailleurs de positions islamistes et antisémites), ont manifesté, samedi 17 janvier, dans le quartier de Connewitz, à Leipzig, visant explicitement la gauche autonome locale, coupable de ne pas être alignée avec leur vision manichéenne du monde.
** Le 11 janvier 2016, 250-300 néonazis ont défilé dans Connewitz, attaqué des nombreux magasins (notamment sur la Wolfang-Heinze-Straße), des lieux d’organisation et des gens qui n’étaient pas à leur goût, en profitant de l’occasion d’une grosse manifestation (3500 personnes), du mouvement d’extrême-droite PEGIDA, en centre-ville (et alors que des nombres.es antifascistes étaient justement en centre-ville pour la contraster).

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Erkrath (Allemagne) : Action contre le poste électrique https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/11/erkrath-allemagne-action-contre-le-poste-electrique/ Sun, 11 Jan 2026 17:21:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61832 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 5 janvier 2026

Texte de revendication n° 7

Chère lectrice, cher lecteur,
nous ne nous sommes probablement jamais rencontré.es, mais nous savons quand même quelques choses sur toi. Nous savons que tu as déjà absorbé des dioxines et des PCB avec le lait maternel, que, depuis ton plus jeune âge, tu as été exposé.e plusieurs fois à des émissions radioactives et électromagnétiques naturelles. Et nous savons que plusieurs grammes de microplastiques se sont déjà accumulés dans ton sang, dans tes reins, dans ton foie et même dans ton cerveau.

Ce que nous ne savons pas est : quand vas-tu reconnaître ces agressions quotidiennes comme telles ? Quand vas-tu en faire une question personnelle ? Combien es-tu prêt à encaisser ? Et au nom de quoi ? Quand vas-tu te défendre ? D’ailleurs, vas-tu te défendre ?

Où se situe ta limite ?

Nos limites ont été franchies. C’est pourquoi, il y a quelque temps, nous avons placé un engin incendiaire sous l’un des deux transformateurs du poste électrique d’Unterfeldhaus. Cela devait toucher principalement le secteur industriel de la Max-Planck-Straße. À l’époque, il faisait encore assez chaud, notre but n’était pas de laisser les habitant.es geler sans les prévenir. Nous ne préciserons pas le moment exact – la police peut aussi faire un peu d’efforts.

Nous avons versé neuf litres d’allume-feu dans dix-huit bouteilles en plastique d’un demi-litre et les avons placées dans une grande casserole. Nous avons utilisé une amorce pyrotechnique à la place d’une électronique, pour éviter un risque de défaillance provoqué par les forts champs électromagnétiques du transformateur. De plus, nous avons écrit sur un mur, avec un spray rouge, notre sigle, KAB, ainsi que SWITCH OFF.

Nous ne pouvons pas évaluer dans quelle mesure le transformateur a été endommagé. Probablement, nous connaîtrons les détails seulement au tribunal. Si, en fin des comptes, la mise à feu n’a pas eu lieu, nous avons au moins pu montrer que s’introduire dans des postes électriques sans se faire prendre est un jeu d’enfants.

Des chères salutations aux plaisantins de droite qui, dans leurs forums et leurs colonnes des commentaires, nous souhaitent régulièrement de finir en taule. Épargnez-vous les efforts – si nous avions peur de la prison, nous ne le ferions pas.

Précisément parce que des peines de prison peuvent tomber, nous exposons aux autres nos méthodes et nos réflexions, autant que possible, dès maintenant. Dans les semaines après l’action, nous avons fait des expériences avec des amorces à retardement et réfléchi au chemin à venir. Les résultats sont joints à ce texte.

Kommando Angry Birds

[NdAtt. : pour télécharger la brochure Move fast and break things, en allemand, cliquer ici]

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Berlin (Allemagne) : L’arrêt des centrales électriques à combustible fossile est un travail manuel https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/08/berlin-allemagne-larret-des-centrales-electriques-a-combustible-fossile-est-un-travail-manuel/ Thu, 08 Jan 2026 17:15:36 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61816 Continuer la lecture ]]> knack.news / dimanche 4 janvier 2026

L’arrêt des centrales électriques à combustible fossile est un travail manuel. Courage. Des vœux militants pour le Nouvel an.

DES VŒUX POUR LE NOUVEL AN 2026. COURAGE !

Nous ne pouvons plus nous permettre les riches.
Nous pouvons entamer la fin du mode de vie impérial.
Nous pouvons arrêter la surexploitation de la terre.

La terre est épuisée, vidée, brûlée, maltraitée, incendiée, violée, détruite par la cupidité d’énergie. Des régions entières sont rendues inhabitables par la chaleur. Elles brûlent, tout simplement. Ou alors, des habitats disparaissent sous les flot, lors d’inondations, ou en raison du niveau de la mer qui monte.

L’arrêt des centrales électriques à combustible fossile est un travail manuel. Courage.
Nous savons que nous devons interrompre cette destruction. Nous savons que nous ne sommes pas seul.es. Ne renoncez pas à l’espoir en un monde où c’est la vie qui a sa place et non la cupidité d’argent, de pouvoir et de destruction.

Cette nuit, nous avons saboté avec succès la centrale électrique à gaz, dans le quartier berlinois de Lichterfelde. Il y a eu des coupures de courant dans les quartiers riches de Wannsee, Zehlendorf et Nikolassee. Le but de l’action n’étaient pas les coupures de courant, mais le secteur des énergies fossiles. Nous nous excusons auprès des personnes moins riches du sud-ouest de Berlin. Pour les nombreux propriétaires de villas dans ces quartiers, notre compassion est limitée. Nous expliquons pourquoi dans notre contribution ci-dessous.
Notre action d’intérêt général a du sens d’un point de vue social. Dans notre texte relatif à l’action, nous avons aussi pris position de manière plus détaillée là-dessus.

L’attaque contre la centrale électrique à gaz est un acte de légitime défense et de solidarité internationale avec tou.tes celles/ceux qui protègent la terre et la vie. Les infrastructures qui servent à l’« attaque technologique » et qui favorisent la destruction de la terre peuvent être sabotées. La production d’énergie fossile peut être arrêtée. Les métropoles-smart city, ce que Berlin devrait devenir, peuvent être évitées. Avec l’entreprise Stromnetz Berlin, c’est un composant de cette vision catastrophique d’une smart city qui a été touché.

Pour nous, il est évident que nous avons exclu à tout moment le risque de mettre en danger des vies humaines.
Notre déclaration détaillée est jointe à cette information.

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DES VŒUX POUR LE NOUVEL AN 2026. COURAGE !

Cupidité de pouvoir, cupidité d’énergie, cupidité de destruction

La terre est épuisée, vidée, brûlée, maltraitée, incendiée, violée, détruite par la cupidité d’énergie. Des régions entières sont rendues inhabitables par la chaleur. Elles brûlent tout simplement. Ou alors, des habitats disparaissent sous les flot, lors d’inondations, ou en raison du niveau de la mer qui monte. Ainsi, plusieurs milliers d’habitant.es de Tuvalu, dans le Pacifique, cherchent déjà un refuge en Australie.
L’année dernière, la concentration de CO² dans l’atmosphère est montée à 423,9 parties de dioxyde de carbone par million. Une valeur qui surpasse toutes les précédentes. Dans le même temps, les climatologues s’accordent à dire que les gigantesques courants océaniques transatlantiques seront tôt ou tard endigués, en raison du réchauffement climatique. Cet effondrement des courants marins, qui ont apporté jusqu’ici un climat doux au nord, n’est qu’une partie de la catastrophe qui nous attend.

Mais la soif d’énergie est insatiable et elle se fraye un chemin à travers la croûte terrestre et notre vie, entre autres, pour nourrir l’intelligence artificielle, qui ensuite produit des stéréotypes, des absurdités et qui nous confond, nous désoriente et/ou nous manipule. Pendant que le langage, l’expression et la vivacité sont de plus en plus réduits, mutilés et limités par chaque nouvel « apprentissage » de l’IA avec les données précédentes.
Nous alimentons avec nos données les « nuages » appelés clouds, qui ne sont rien d’autre que des centres de calcul et des serveurs gigantesques et énergivores. Qui, en plus, boivent aussi notre eau potable et excrètent des nombres, nous bombardent sur nos écrans avec beaucoup de spam inutile, prétendument important, jusqu’à ce que nous ayons désappris à regarder notre voisin.ne dans les yeux. Devenu.es dépendant.es de ces petits appareils, nous sommes toujours prêt.es à envoyer un émoji et à nourrir le « grand frère », dont l’algorithme enregistre nos écarts par rapport à la norme et répond à nos recherches avant même que nous ayons fini de formuler nos pensées. Au lieu de bavarder en direct avec nos ami.es, nous sommes assis.es, pendant que les flux de données nous dévorent et nous noient dans les appareils. Nous servons notre propre surveillance et elle est totale. Les entreprises de la technologie sont entre les mains d’hommes qui ont le pouvoir que nous leur donnons. Nous bouffons les images colorées que les machines nous présentent filtrées et nous mourons de faim devant nos écrans, de solitude et d’aliénation. Nous devenons des zombies qui se piétinent les un.es les autres dans la circulation routière. Nous sommes prisonnier.es dans un système numérique qui nous retire de plus en plus notre droit à l’existence, si nous ne nous soumettons pas aux règles du jeu et si nous ne transférons pas notre vie sur les réseaux sociaux, les chats, les réalités artificielles. Nous ne pouvons pas recevoir d’argent, nous ne pouvons rien réserver ou acheter en espèces. Sans accès au monde numérique, nous sommes de plus en plus exclu.es, nous perdons le contact avec ce qui semble être la normalité. Nous avons peur de ce qui nous arrive et nous nous enfouissons encore plus profondément derrière les écrans, au lieu d’éteindre les appareils et de reprendre le pouvoir à ceux qui nous traquent, nous suivent, nous observent et nous manipulent. Nous nous rendons aveugles à la connaissance qu’Edward Snowden à diffusé au risque de sa vie. Nous nous rendons sourd.es aux cris muets des indigènes, des paysan.nes, qui voient brûler sous leurs yeux les fondements de la vie sur la planète. Au contraire, avec chaque publication nous alimentons le feu qui nous encercle et qui, chaque année, fait grimper les températures à un nouveau record. Un jour, nous mourrons simplement de soif et de faim, assis.es devant des écrans lumineux ou des appareils morts. Il n’est plus si difficile d’imaginer cela.

Nous ne disons pas que nous connaissons la porte de sortie. Mais nous savons que nous devons mettre fin à cette destruction. Le hédonisme ne peut plus nous capturer, une fois que nous avons senti la sueur de la peur qui se répand, quand il n’y a plus de porte de sortie. Plus d’avant, plus de retour en arrière. Seul l’effroi de voir où nous, en tant qu’humanité, en sommes arrivé.es. Quand la question nous sera posée : Qu’as-tu fait, au juste, pour empêcher ce qui nous arrive ? Tu l’a pourtant vu venir, nous demanderont les survivants, les générations futures. Ne nous parle pas, s’il te plaît, de partis politiques. Ne nous parle pas d’alternatives brunes en costumes à rayures et tailleurs. Ni, non plus, des Verts ou de la gauche. Ne nous parle pas de l’économie, dont le libre marché réglera bientôt le problème. L’économie et la politique dealent tous les jours avec la mort. Avec des dictatures et des bouchers. Les préoccupations sont proches de zéro, par exemple quand il s’agit de satisfaire la soif d’énergie. La Russie continue de livrer du gaz à l’Europe, via Nord Stream 1. Et les États-Unis veulent le pétrole du Venezuela. C’est pourquoi il y a maintenant des attaques militaires. Et la production de gaz de schiste est extrêmement polluante. Déjà lors de l’extraction, on compte une perte de méthane de 6 à 10%, ce qui réchauffe encore plus l’atmosphère.
Le 95 % du gaz brûlé en Allemagne est importé. Les sommets sur le climat ne donnent lieu qu’à des déclarations tactiques, faites du bout des lèvres, car les pays producteurs de pétrole n’ont aucun intérêt dans la protection du climat, seulement dans l’argent. Parce que les pays développés orientent leur politique vers l’argent et la croissance, les lobbyistes en Europe se voient offrir l’abandon des voitures thermiques.
La ministre allemande de l’Économie, Katharina Reiche, a par exemple été secrétaire d’État au ministère fédéral des Transports, lobbyiste auprès de l’Association des entreprises municipales (VKM) et directrice de Westenergie, une filiale d’E.ON. La ministre d’E.ON, Reiche, se présente comme une partisane de l’hydrogène, mais elle mise surtout sur le gaz naturel. Elle devrait donc lancer des appels d’offres pour d’autres centrales électriques à gaz, d’une puissance de 10 gigawatts, qui devraient être raccordées au réseau d’ici 2031, ce qui correspondra à environ 25 nouvelles centrales. Vingt milliards d’euros sont prévus pour ces nouvelles centrales électriques à gaz.
Reiche préféreraient de toute façon reporter la neutralité carbone de l’Allemagne de 2045 à 2050.

Les principaux responsables de la destruction du climat par l’être humain ne sont pas celles/ceux qui en souffrent le plus, qui en paient le prix avec leur santé et leur vie. Les peuples du Sud paient déjà le prix le plus élevé. Les pays du Nord global, et bientôt aussi la Chine, entre autres, décident de la vie de tout le monde. La Chine, en tant que dictature communiste, raciste et patriarcale, peut, avec les « terres rares », faire pression sur les pays qui ne suivent pas sa ligne et ainsi, petit à petit, intégrer des pays, des cultures et des systèmes politiques dans le cocon de la nouvelle puissance dictatoriale mondiale. Plus de 85 % des « terres rares » raffinées dans le monde proviennent de Chine. Et ce sont les riches qui sont un problème. Ce sont les super-riches qui mettent le feu au monde. À l’est, à l’ouest, au sud et au nord. 60 % des investissements des super-riches dans le monde vont dans le secteur du le gaz et du pétrole. Et environ 300 super-riches émettent plus de CO² que les 110 pays les plus pauvres du monde. Ces criminels le savent. Ça leur est égal. Leur cupidité d’encore plus de richesses et de pouvoir fixe la norme que tous suivent. Ils préparent leur propre « sauvetage » sur des îles retirées ou dans l’espace, une fois qu’ils auront brûlé cette terre. Il y a quelques années, nous aurions encore ri de ces cinglés misogynes, mais ils prennent cela très au sérieux. Zuckerberg veut plus d’« énergie masculine ». Musk « produit » des enfants à la chaîne, pour que son clan survive.
Parmi les responsables, personne ne résout le « problème ». Et, surtout, le problème fondamental ne sera pas résolu au niveau régional. Au contraire – le monde entier s’arme pour la dernière grande bataille pour les ressources, l’eau, la nourriture et l’accès à des régions stratégiquement importantes, afin d’éviter ou du moins de retarder autant que possible l’issue fatale de sa propre sphère de pouvoir. Afin de pouvoir proposer aussi longtemps que possible une participation à sa population. Afin que nous, dans le Nord global, pris.es dans un monde de consommation et un mode de vie impérial, collaborions et confirmions le pouvoir, avec ses conceptions de plus en plus autoritaires. Car il ne s’agit plus de liberté pour tou.tes, mais seulement de sécurité pour quelques-un.es. La promesse de sécurité est un droit exclusif de ceux qui peuvent l’imposer. Nous faisons payer notre mode de vie impérial aux perdant.es, à ceux/celles qui sont trop faibles pour se défendre contre « nous ».

Avec notre action militante, nous rejetons les offres à participer à un monde brûlé. C’est pourquoi nous avons mené l’action contre la centrale électrique à gaz de Lichterfelde.
De cette manière, nous n’empêchons pas notre propre implication dans un mode de vie impérial, aux frais d’autres vies, mais nous envoyons un signal. Une fois de plus, comme le font de nombreuses personnes et groupes dans différents endroits du monde. Comme certains groupes, tel par exemple les Vulkangruppen [groupes Volcan], le font constamment ici aussi, depuis 2011.
Nous savons que ces mots n’atteignent pas beaucoup de gens – elles/ils sont tellement éloigné.es de l’idée d’un monde et d’une vie en commun qui ne reposent pas sur la destruction, que ces mots les atteignent aussi peu que la misère du monde quotidiennement diffusée en haute définition sur les écrans. Nous pouvons énumérer des kilomètres de faits et ne pas être entendu.es.
Nous ne sommes pas les premier.es et nous ne serons pas les dernier.es à essayer malgré tout d’atteindre les gens avec des mots. Nous ne sommes pas les premier.es ni les dernier.es à passer au sabotage, car nous jouons la carte du temps. En même temps, nous et d’autres utilisons le temps gagné pour inverser le processus de destruction de toutes les formes de vie. On nous traite d’écoterroristes, alors que nous respectons la vie. On nous appelle irresponsables, alors que nous assumons la responsabilités de mettre fin à ce mode de vie impérial et destructeur.
Notre action d’intérêt général a du sens d’un point de vue social. Nous essayons ainsi d’interrompre l’exploitation de la terre, d’empêcher les morts liées au CO² et d’arrêter les maladies liées à la catastrophe climatique. Nous essayions ainsi de mettre un terme à l’extinction des espèces et de rendre le monde à nouveau plus digne d’être habité, par tou.tes. Ceux qui nous appellent « écoterroristes » sont eux-mêmes les vrais écoterroristes et ils formulent cela dans le sens d’intérêts égoïstes et de calculs de pouvoir.
Nous voyons les inconscient.es se croire intelligent.es et croire que le changement climatique, ce sont des fake news. Croire que l’empathie, c’est du wokisme et n’avoir en tête que des pensées pour leur propres avantages, sans se rendre compte de la façon dont les choses qui les entourent sont liées entre elles. Nous voyons derrière cette résistance croissante aux faits un système de ceux qui investissent dans la destruction de la terre. Ils sont les mêmes qui ont dans leurs mains le pouvoir sur les grandes entreprises technologiques, ce qui leur permet d’élever une espèce humaine qui applaudit quand des gens se noient, meurent de soif ou de faim ou crèvent d’autres manières, dans la tentative d’atteindre l’Europe ou les États-Unis. Ces chauvins de la prospérité et ces adhérents à des partis, manipulés, soutiennent Trump, Modi, Milei, Netanyahou, Merz, Weidel, Poutine, Höcke, Orban, Vans [probablement Vance ; NdAtt.], Xi et tous les autres, dans leur « défense » de la liberté. La liberté de décider qui doit mourir et qui non. Qui a accès à la richesse et qui non. Ainsi, chaque réfugié.e mort.e pendant sa fuite a son/sa correspondant.e ici, dans un état de profonde dépression. Chaque personne qui meurt de faim nous rend plus gros.ses et plus malades, ici.
Nous, gens du Nord global, des métropoles riches, ne tirons aucun profit de la misère d’autres personnes. La richesse matérielle n’est pas une richesse au sens d’une idée, qui peut se réjouir de la vie de tou.tes.
Si seulement, dans chaque pays, une petite partie de la population disait : « Ça suffit, maintenant. Plus avec nous, pas en mon nom. Aucun être humain ne doit plus mourir à cause de nous. » Si nous refusons de fonctionner et de jouer le jeu, si nous devenons le sable dans la machine que nous avons nous-mêmes jusqu’ici alimentée, alors quelque chose se met en mouvement, alors nous pouvons développer la force nécessaire pour arrêter les causes, une bonne fois pour toutes.
Nous avons donc besoin d’une Internationale du refus d’un progrès qui ne se fonde que sur la destruction, le meurtre et le pillage. Nous appelons, désespéré.es, en colère et déterminé.es à la fois, et nous nous joignons aux appels des autres : sabotez l’infrastructure des énergies fossiles, les réseaux électriques, l’exploitation de la terre, les data centres, l’industrie des puces électroniques et leurs fournisseurs, détruisez les conditions préalables à l’industrie automobile et à l’industrie de l’armement, au transport aérien, aux villas, aux yachts, aux vaisseaux spatiaux et aux terrains de golf. Détruisez les locaux de la police, qui est le garant des rapports de propriété patriarcaux, car la terre appartient à elle-même et à tous les êtres vivants et non pas aux êtres humains, ou plutôt seulement aux hommes, ou plutôt seulement aux plus riches d’entre eux. Cet appel de désespoir est aussi un tocsin, un cri d’espoir et il n’a pas de limite territoriale, il est global. Nous parlons d’une Internationale qui ne se réclame pas d’un patriarche, ni de la galerie de têtes que les communistes vénèrent, mais qui part de conditions différentes. Qui soit comprise en Chine, en Europe, aux États-Unis, en Inde et au Pakistan, dans tous les coins du monde couverts par Starlink, dans chaque pays où le drone meurtrier cherche sa cible et a donc besoin d’électricité. Dans chaque pays où, sans énergie, les forces belligérantes sont aveugles et les gens peuvent quitter les champs de bataille sans que personne ne puisse plus donner l’ordre de les tuer. Où les bourses ne fonctionnent plus et où les Bitcoins ne peuvent plus être récupérés.
Nous le disons encore une fois, nous avons quelques idées, mais aucune réponse définitive sur le chemin. Mais sur l’objectif, si. Chaque contribution compte. Mais tout essayer, dans la mesure de nos possibilités, pour mettre fin à ce mode de vie impérial, ne peut pas être une erreur. Le progrès de la destruction est fait par l’être humain, nous pouvons aussi l’arrêter. Dans les pas de la résistance, dans les échos des langues et des cultures les plus différentes, dans ce que d’autres nous envoient, nous nous trouverons et nous nous reconnaîtrons. Il s’agit de la terre. Il s’agit de la vie. Il s’agit de lutter contre des hommes immatures et stupides, aux leviers du pouvoir, qui se comportent comme s’ils actionnaient une une pelleteuse-jouet.

Il n’y a pas de temps pour la frustration quant à la résistance au changement climatique d’origine humaine et le nombre croissent de personnes qui nient ce changement. Nous devons tirer des leçons de nos défaites, non pas en allant dans des partis ou nous renfermant dans le privé ou en nous adaptant à l’effondrement, mais en établissant des faits. Éteindre une centrale électrique à gaz est l’un de ces faits, mais il peut s’agir aussi d’occupations de terres, de places et de forêts, de la destruction de terrains de golf et d’aéroports des riches. Il faut de l’imagination et aussi notre détermination.

Switch off la cupidité d’énergie, switch off la gestion numérique de la vie, switch off le progrès de la destruction.

Aujourd’hui, nous avons attaqué la centrale électrique de cogénération, à gaz et à turbines à vapeur, de Licherfelde. La centrale produit une puissance électrique totale de 300 MW à partir de gaz naturel. La cible étaient les lignes électriques à haute tension, afin de causer des dommages importants à l’entreprise. Nous avons mis le feu à la passerelle des câbles, qui n’est pas répertoriée publiquement et qui traverse le canal de Teltow depuis la centrale électrique de Lichterfelde, du côté des espaces verts. En plus, nous avons court-circuité les faisceaux de câbles brûlés, avec des barres d’acier qui se trouvaient là.
Dès que la panne de livraison sera constatée, l’entreprise d’énergie devra acheter de l’électricité en temps réel sur le marché libre, pour respecter les obligations contractuelles qu’elle a contractées, pour la livraison d’électricité. Nous ne pensons pas avoir déconnecté de cette manière 100 000 foyers du réseau [comme disent les journaux ; NdAtt.], mais seulement du réseau de cette centrale électrique. Le réseau énergétique, qui dispose de plusieurs systèmes de sécurité, reconnectera rapidement les foyers, via d’autres voies de distribution d’énergie d’un réseau électrique largement ramifié. L’achat à court terme d’énergie aux prix du marché est peut-être plus cher qu’au moment où l’entreprise d’énergie a acheté l’électricité à la Bourse de l’électricité de Leipzig (EEX). Pour éviter de payer des pénalités aux différents consommateurs d’énergie, comme prévu au contrat, ils n’ont pas d’autre choix. Nous avons court-circuité plus de vingt lignes de 110 kV, sans que les conduites du chauffage urbain soient impliquées. Mais nous ne pouvons pas exclure un effets sur le réseau de chauffage urbain.
Notre action se différencie dans la pratique de celle d’Adlershof, le 9 septembre 2025, contre le centre technologique. Il s’agissait là d’une ligne d’alimentation, en négligeait la protection redondante. La situation était similaire dans le cas du groupe Vulkangruppe Tesla ausschalten [Groupe Volcan éteindre Tesla] qui a coupé du réseau l’usine Tesla, en détruisant une ligne d’alimentation [le 5 mars 2024, à Grüneheide, près de Berlin ; NdAtt.], en touchant environ 5 000 foyers privés. Dans notre cas, ce n’est pas une infrastructure comme le parc technologique ou la Gigafactory qui est débranchée, de sorte que cette infrastructure rentre dans le black-out, mais la centrale électrique, avec sa vaste ramification de câbles, qui est débranchée du réseau électrique. Elle produit encore de l’électricité, mais ne peut plus l’injecter dans le réseau et du coup ne peut plus la livrer. La possibilité d’approvisionner les foyers privés par d’autres centrales électriques est toutefois maintenue et c’est aussi ce qui est envisagé par les autorités et les géants de l’énergie. Cependant, il n’est pas exclu que notre action puisse avoir des répercussions plus importantes sur certains transformateurs.
Nous n’avons pas interrompu l’approvisionnement en chauffage urbain (puissance thermique de 690 MW).

Les foyers individuels ne sont pas la cible de l’action. La cible de l’action est infliger un coup dur à l’industrie du gaz et à la cupidité d’énergie.
Si des pannes prolongées ont lieu dans des foyers privés, nous voulons par la présente préciser qu’ils ne sont pas la cible de l’attaque. Et cet effet n’était ni envisagé, ni calculé par nous. Nous avons à tout moment exclu la mise en danger de vies humaines.
Puisque nous n’avons pas la certitude à 100% des réactions en chaîne, qui ne relèvent pas de notre responsabilité, que notre arrêt de la centrale à gaz pourrait avoir, nous adressons la demande suivante aux foyers éventuellement touchés : sonnez chez vos voisin.es. En cas de panne d’électricité, pensez à aider les personnes âgées ou dans le besoin. Prenez soin de vous-même et des autres, en apportant un soutien solidaire. Informez-vous les un.es des autres.

La centrale électrique de cogénération était une filiale à 100 % du groupe énergétique étatique suédois Vattenfall AB, qui, avec un chiffre d’affaires annuel de 7,6 milliards d’euros, était le quatrième plus grand groupe énergétique, après E.ON, RWE et EnBW.
À partir de 2021, la centrale électrique a été « remunicipalisée » et appartient désormais à la ville de Berlin. Ainsi, la centrale électrique sera aussi partiellement démantelée et adaptée à d’autres fonctions. Cela semble bon seulement à première vue.

Stromnetz Berlin GmbH [entreprise publique, propriétaire et exploitant du réseau électrique de la ville de Berlin ; NdAtt.] effectue actuellement d’importants investissements dans l’extension de l’infrastructure du réseau berlinois, afin de répondre aux exigences croissantes de la prétendue transition énergétique. Pour cela, la société mère de Stromnetz Berlin, BEN (Berliner Energie und Netzholding GmbH), reçoit 380 millions de la Banque européenne d’investissement – « pour préparer la transition énergétique en cours ». La « transition énergétique » est un écran de fumée qui dissimule le fait qu’il s’agit d’une énergie sans transition et sans discussions. L’essentiel, c’est l’énergie, durable ou non. Ainsi, Stromnetz Berlin veut doubler ses capacités, d’ici début 2030. L’objectif est un réseau électrique « moderne » et numérisé. Concrètement, cela signifie des centaines de milliers de mètres de nouveaux câbles électriques et de composants du réseau, ainsi que plus de services numériques. On peut penser que cela n’est pas fait par altruisme. À première vue, il s’agit de la sécurité de l’approvisionnement de la ville, mais en y regardant de plus près, il s’agit d’une folie de croissance dans une course à la concurrence imposée par le gouvernement. Le champ de bataille sont la ville et nos conditions de vie. La ville est une marchandise. La compétitivité avec d’autres grandes villes doit favoriser l’installation de plus de start-ups, de plus d’entreprises de recherche et de production d’armement, de prestataires de services numériques et d’entreprises technologiques, qui consomment plus d’électricité que les millions de Berlinois.es à titre privé. Il s’agit aussi d’une mobilité électrique qui, naturellement, n’a pas pour objectif la promotion des transports en commun, mais encore plus de ferraille qui roule dans les rues, avec des batteries au lithium, encore plus de systèmes dominés par l’IA, qui crachent des véhicules à conduite autonome, appartenant à des particulier.es. Cela se fera dans le cadre du « développement de l’infrastructure », qui coûtera à la ville-Land 3 milliards d’euros de plus, d’ici 2029, alors que l’A100 s’enfonce de plus en plus dans la ville. Pour le renouvellement du réseau électrique seront effectués des investissements jusqu’à 770 millions d’euros.

Tout cela semble plus qu’ennuyeux, mais est d’une grande importance pour nous, en tant qu’habitant.es de Berlin et du Brandebourg, car c’est notre vie, notre pays, notre eau, notre avenir qui sont en jeu ici. Pour Giffey [Franziska Giffey, maire de Berlin de 2021 à 2023 ; NdAtt.], partisane du libéralisme économique du SPD, le développement des capacités du réseau et de nouvelles lignes électriques sont une condition centrale pour faire de Berlin un lieu d’investissements. Ces destructeurs d’un avenir digne d’être vécu, partisans du libéralisme économique, conçoivent la ville en termes de chiffres, de sommes d’argent, de taux de croissance et de course à la concurrence avec d’autres villes. Les être humains ne sont pas pris en compte, ou seulement en tant que quantités, à faible revenu ou à revenu élevé. Il faut gérer et limiter, d’une manière ou d’une autre, la première – y compris au moyen de mesures policières et répressives, et clôturer ainsi un parc à Kreuzberg [référence à la lutte contre l’installation de grillages autour du Görlitzer Park et à sa fermeture nocturne ; NdAtt.]. Et on flatte l’autre partie, car son argent stimule la consommation. Pour cette partie, la ville est rendue smart et jolie. Berlin est une marque et elle est commercialisée en tant que telle.
Pour Giffay, le développement du réseau électrique correspond à la numérisation rapide de la vie quotidienne, comme s’il s’agissait d’une force naturelle qui s’abat sur nous. Comme si ce n’étaient pas les grandes entreprises de la technologie et les techno-fascistes qui décident de l’adoption de l’IA, qui, selon le ministère fédéral de l’Économie, doublera d’ici 2030 la consommation mondiale d’électricité. Comme si ce n’étaient pas les politiciens et les partisans du libéralisme économique qui décident qu’on ne peut plus payer en liquide dans les bus de la BVG [Berliner Verkehrsbetriebe, la compagnie des transports en commun de l’agglomération de Berlin ; NdAtt.] et que les gens sont obligés de payer de manière numérique, le suivi étant ainsi immédiatement garanti, dans une ville rebelle, où il existe une tradition de mouvements militants qu’il s’agit de contrôler. Comme si ce n’était pas la classe politique qui décide de mettre entre les mains de la police et des services secrets le logiciel de surveillance Palantir, dont le fondateur est un fasciste des États-Unis et dont le logiciel prévoit un réseau numérique pour la surveillance des gens. Giffay fait la promotion de l’extension du réseau avec « nos » entreprises et de l’électrification croissante de la mobilité : « Par amour pour Berlin, le réseau électrique le plus moderne, pour la capitale climatiquement neutre ». Et, habituée à désamorcer les critiques, Stromnetz Berlin a intégré comme cache-misère des « conseils citoyens », qui participent de manière ridicules à des futilités, mais qui n’ont rien à dire sur l’orientation des décisions en matière de politique énergétique et sur la conception de la ville. Après que Vattenfall et la ville ont été obligés, en raison d’une large initiative citoyenne, de lancer une « remunicipalisation », une étatisation du réseau électrique, et de mettre en place BEN comme propriétaire, ils continuent le business as usual et l’absurdité continue sans faiblir. La vision est claire : smart city – Stromnetz Berlin s’exprime ainsi : « Berlin est en voie de devenir l’une des principales métropoles smart city. Ce processus de transformation a déjà commencé dans tous les domaines de la vie urbaine. » Et : « les infrastructures intelligentes, et en particulier le smart grid (réseau électrique intelligent), en constitueront le fondement – en tant que système d’exploitation en réseau, il deviendra l’épine dorsale et le catalyseur de la transition énergétique. » Au delà du fait que nous considérons le terme « transition énergétique » comme de la poudre aux yeux et que nous le remplacerions par « attaque technologique contre les relations interhumaines », nous sommes d’accord là-dessus.
Les attaques concrètes contre le parc technologique d’Adlershof, contre la Gigafactory de Tesla, contre l’infrastructure de la centrale électrique à charbon Reuter, de Vattenfall, et contre le nœud de communication de Vodafone à Adlershof sont des références pour notre action, tout comme les nombreuses actions militantes qui mettent l’accent sur la destruction de notre terre. Même si ces actes de sabotage entraînent des pertes financières importantes, ils ne peuvent pas, à eux seuls (!), forcer un changement d’orientation politique. Mais ils montrent un chemin et une direction que nous recommandons pour toutes les métropoles. Paralysez les infrastructures qui servent à « l’attaque technologique » et qui favorisent la destruction de la Terre. Le consensus à la participation au projet d’un mode de vie impérial peut être retiré. Un mouvement social de masse contre la destruction mondiale des moyens d’existence et contre toutes les guerres et les pillages des ressources va de pair avec la capacité de saboter les réseaux électriques et les veines de l’énergie.
L’attaque contre la centrale électrique à gaz est un acte de solidarité internationale avec tou.tes celles/ceux qui protègent la terre et la vie. Notre résistance est multiple et, souvent, dans le brouillard de la désinformation, des différentes approches culturelles, des diversités linguistiques, nous avons encore besoin de trop de temps pour reconnaître les points communs. Mais nous sommes convaincu.es que, dans l’obscurité, la lumière n’est pas lointaine. Si nous plaçons cette action dans le contexte d’une résistance mondiale, que ce soit aux États-Unis, en Amérique latine, en Asie, en Chine ou en Russie, en Europe ou en Australie, qui s’oppose à toutes les formes de domination, d’autorité et de destruction de la terre, nous sommes convaincu.es que nous serons entendu.es, que ces contributions seront traduites, que des contributions traduites nous parviendront, que sur les sentiers tortueux de la résistance a lieu une communication subversive, qui nous permet de nous reconnaître les un.es les autres. Et d’intervenir. Et cela, si possible, sans verser de sang, mais déterminé.es à couper le jus aux dominants.

Nous ne pouvons plus nous permettre les riches.
Nous pouvons entamer la fin du mode de vie impérial.
Nous pouvons arrêter la surexploitation de la terre.

Liberté pour tou.tes les antifas, les militant.es pour le climat et tou.tes les autres récalcitrant.es.

Vulkangruppe : Den Herrschenden den Saft abdrehen
[Groupe Volcan : Couper le jus aux dominants]

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Couper le jus aux dominants – Mise au point

knack.news / mardi 6 janvier 2026

Nous vous écrivons à nouveau, parce que, après notre première déclaration, beaucoup de choses ont été délibérément mal interprétées ou déformées.
Tout d’abord :
Notre action n’a pas été dirigée contre des personnes, mais contre une infrastructure qui détruit chaque jour des êtres humains, l’environnement et l’avenir. L’approvisionnement énergétique n’est pas un processus technique neutre, mais un instrument de domination politique. Qui exploite des grandes installations de combustibles fossiles s’engage activement pour la destruction du climat, pour des guerres pour les ressources et pour l’inégalité sociale.
En même temps, nous voyons la situation des gens sur place. Aucun.e d’entre nous ignore que la coupure de courant représente un vrai fardeau pour beaucoup de monde – en particulier pour les personnes âgées, les malades, les enfants et tou.tes celles/ceux qui se trouvent déjà en marge de cette société. Ces difficultés ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un système qui centralise les approvisionnements essentiels, les organise en vue du profit et les rend délibérément vulnérables. Ce ne sont pas ceux/celles qui attaquent qui ont créé cette dépendance, mais ceux qui la maintiennent depuis des décennies.
Ceux qui parlent, soudainement, aujourd’hui, d’« irresponsabilité », sont les mêmes acteurs qui mettent dans le compte, tous les jours, des black-out, des catastrophes environnementales et le froid social – seulement de manière plus lente, plus discrète et plus exploitable médiatiquement.
Quant aux insinuations qui circulent à propos d’une prétendue action de type false flag, d’un pays étranger, nous disons clairement :
Ces spéculations ne sont rien d’autre que la tentative de cacher leur propre impuissance. Le fait que des gens, ici sur place, soient en mesure d’attaquer des infrastructures ne cadre pas avec le récit sécuritaire de la classe politique et des autorités. Ainsi, un ennemi extérieur est construit. C’est pratique, cela décharge [des responsabilités] et déplace le débat.
Nos motivations ne sont ni secrètes, ni nouvelles. Elles se nourrissent de longues années d’expérience avec un discours creux sur le climat, d’une politique d’actes symboliques et d’un approvisionnement énergétique fondé sur la destruction. Qui prétend maintenant que derrière chaque forme de sabotage doit nécessairement y avoir un service secret étranger refuse la réalité des conflits sociaux internes.
Nous ne nous laisserons pas impressionner par l’indignation morale qui se manifeste seulement quand la propriété est touchée.
La véritable violence est structurelle. Elle agit chaque jour. Elle reste généralement invisible.
Notre intervention est une rupture avec cette normalité.
Qu’elle soit comprise ou non, ne dépend pas de nous.

Vulkangruppe
[Groupe Volcan]

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Leipzig (Allemagne) : Une voiture de Vonovia incendiée https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/05/leipzig-allemagne-une-voiture-de-vonovia-incendiee/ Mon, 05 Jan 2026 17:23:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61793 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 5 janvier 2026

Dans la nuit du samedi [3 janvier 2026 ; NdAtt.] au dimanche, dans le sud de Leipzig, nous avons mis le feu, avec des dispositifs incendiaires à retardement, à une camionnette de l’entreprise de location d’appartements Vonovia, ce qui a conduit, selon la presse, à la destruction totale du véhicule.

Vonovia, la plus grande entreprise de location d’appartements d’Allemagne, poursuit systématiquement, dans notre ville, la revalorisation immobilière et le déplacement [des habitant.es des quartiers en voie de gentrification] : ses filiales procèdent à des rénovations de luxe, les loyers et les charges augmentent et les logements à un prix abordable disparaissent. Pendant que les logements des travailleur.euses, des retraité.es, des étudiant.es et des familles deviennent hors de prix, Vonovia continue d’enregistrer des bénéfices records – 984 millions d’euros avant imposition pour le seul premier semestre de 2025. Ce n’est pas une erreur, c’est un modèle économique : les logements sont transformés en une source de rendement. Vonovia veut tirer le maximum de profit possible du besoin de logement des locataires.

Nous ne pouvons pas espérer une politique d’accalmie par des freins aux loyers ou une légère baisse des coûts pour les locataires. L’action contre les acteurs du déplacement [des habitant.es des quartiers en voie de gentrification] doit être auto-organisée. Vonovia doit ressentir, à plusieurs endroits, qu’ils ne sont pas les bienvenus et que leur entreprise hostile aux locataires ne sera pas acceptée sans conséquences. Si nous exerçons suffisamment de pression sur eux, à différents niveaux, nous pouvons leur mettre des limites, à moyen terme.

Nous regrettons beaucoup qu’une voiture non concernée ait été légèrement endommagée par notre dispositif incendiaire et nous tenons à nous en excuser.

Nous voulons une ville pour tout le monde, pas seulement pour les riches ! Un logement à un prix abordable est un droit fondamental !

Les attaques directes contre Vonovia et les autres acteurs qui promeuvent la gentrification restent nécessaires ! C’était un hasard que ce soit cette camionnette qui a été touchée – à Leipzig, il y a encore beaucoup d’autres voitures de Vonovia qui attendent nos visites ;)

Des salutations solidaires aux courageux.ses squatteur.euses de l’AbeTa Leipzig !

Protection militante des locataires

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Leipzig (Allemagne) : Manif sauvage en solidarité avec les antifascistes qui passent en jugement https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/26/leipzig-allemagne-manif-sauvage-en-solidarite-avec-les-antifascistes-qui-passent-en-jugement/ Wed, 26 Nov 2025 17:27:59 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61464 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / samedi 22 novembre 2025

Manifestation sauvage dans le sud de Leipzig, en solidarité avec les antifascistes qui passent en jugement et contre l’interdiction du mouvement antifa aux États-Unis

Ce soir, une manifestation sauvage a eu lieu à Connewitz, pour les accusé.es du deuxième procès de l’affaire Antifa Ost. De nombreuses barricades ont été érigées, des immeubles participant à la gentrification ainsi que le poste de police ont été attaqués.

Le 25 moment 2025, c’est le jour : le deuxième procès pour l’affaire Antifa Ost commence. Sept antifascistes de toute l’Allemagne comparaîtront devant le tribunal de Dresde. Ils/elles sont accusé.es, entre autres, d’être membres d’une association criminelle ou de la soutenir. Certain.es des accusé.es auraient en outre provoqué des blessures corporelles graves. L’accusation se fonde en partie sur les déclarations douteuses d’un témoin de l’accusation : le traître Johannes Dommhöver.

En parallèle, le gouvernement américain a récemment placé le groupe « Antifa Ost » et trois autres groupes antifascistes européens sur sa liste des organisations terroristes. Cette classification [est entrée] en vigueur le 20 novembre.
La répression qui en suit pourrait aussi toucher des personnes soupçonnées de soutenir [les accusé.es]. Malgré la dureté avec laquelle les gouvernements du monde entier agissent contre les mouvements de gauche, nous ne nous laissons pas intimider et nous continuerons à prendre la rue, comme nous le jugeons nécessaire.

Nous ne resterons pas à regarder sans rien faire, pendant que de plus en plus d’antifascistes sont emprisonné.es et doivent passer leur vie derrière les barreaux.

Continuons à prendre la rue ensemble, en solidarité avec les camarades qui passent en jugement et contre le fascisme qui avance.

Antifa signifie attaque !

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Leipzig (Allemagne) : Une voiture de Vonovia peinturlurée, ses vitres cassées, ses pneus crevés ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/24/leipzig-allemagne-une-voiture-de-vonovia-peinturluree-ses-vitres-cassees-ses-pneus-creves/ Mon, 24 Nov 2025 17:52:01 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61442 Continuer la lecture ]]> knack.news / jeudi 20 novembre 2025

Ce week-end, nous avons détérioré une voiture du groupe immobilier Vonovia, dans le quartier de Connewitz, à Leipzig, et l’avons rendue inutilisable. La voiture a été peinturlurée à l’extérieur et à l’intérieur, ses vitres ont été brisées et tous les quatre pneus ont été crevés. Pourquoi ? Parce que nous sommes de l’opinion que les acteurs de la gentrification, des expulsions pour cause de rénovations et de l’explosion des loyers sont une cible légitime pour la résistance et qu’ils doivent aussi être désignés comme tels.

Vous pouvez lire dans cette brochure une explication détaillée des raisons pour lesquelles il est légitime d’attaquer Vonovia : https://de.indymedia.org/sites/default/files/2022/01/VONOVIA-Broschuere-WebLQ.pdf [disponible aussi ici: NdAtt.]. Nous concordons avec ces arguments.

Nous nous solidarisons avec les maisons expulsées lors des Journées d’occupation autonomes (AbeTa).

Fuck Vonovia et tous les autres profiteurs de l’explosion des loyers !

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Leipzig (Allemagne) : Un immeuble neuf peinturluré https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/24/leipzig-allemagne-un-immeuble-neuf-peinturlure/ Mon, 24 Nov 2025 17:49:02 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61444 Continuer la lecture ]]> knack.news / jeudi 20 novembre 2025

Un immeuble neuf peinturluré dans l’ouest de Leipzig

En solidarité avec toutes les maisons occupées qui ont été expulsées cette année.

La nuit dernière, le bâtiment situé au 49 Dieskaustraße a reçu une nouvelle couche de peinture.

C’est le requin immobilier Künne qui a été touché. Le groupe Künne, dont le siège est au 58c Käthe-Kollwitz-Straße, fait de la promotion en ligne pour de nombreux appartements/maisons à vendre comme « investissement à fort potentiel ». Cela vaut également pour l’immeuble du 49 Dieskaustrasse. Avec des prix de vente à six chiffres, cet immeuble ne prétend pas être une affaire bon marché pour tous les jours. Dans ce but, l’entreprise fait de la propagande pour l’achat de logements neufs avec des avantages fiscaux et un potentiel d’augmentation de leur valeur. On remarque rapidement qu’ils essayent de générer le plus grand profit possible avec des biens résidentiels. Entre-temps, la revalorisation de Leipzig ne se limite pas seulement aux zones proches du centre-ville. Bien au contraire, de plus en plus de secteurs périphériques de la ville, qu’il y a quelques années encore ne leur intéressaient pas et se caractérisaient par des taux élevés de logements vides ainsi que par une recrudescence des activités des néonazis, deviennent des sources de revenu pour les gros bonnets. C’est le résultat d’un capitalisme poussé par la cupidité du profit maximal. Défendez-vous contre cela ! Créez des logements alternatifs et dénoncez les injustices sociales.

En solidarité avec toutes les maisons occupées qui ont été expulsées cette année.

#FuckKünne

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Brême (Allemagne) : Du feu pour Tesla ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/20/breme-allemagne-du-feu-pour-tesla/ Thu, 20 Nov 2025 17:50:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61412 Continuer la lecture ]]> Tumulte / lundi 17 novembre 2025

Brême : Du feu pour Tesla ! Des stations de recharge et des armoires électriques incendiées !

Smash COP30: la semaine dernière, des représentants des États membres de l’ONU sont arrivés à Belém, au Brésil, avec leur énorme suite de journalistes, de forces de sécurité et de scientifiques, pour méditer sur leur inaction, prendre des photos de groupe et faire des déclarations qu’ils ne respecteront pas. Tout cela pendant que nous sommes gouverné.es par des personnes pour lesquelles il est plus important d’approvisionner l’industrie allemande avec suffisamment de matières premières critiques et de se positionner pour leur carrière après leur mandat, que d’essayer de ne pas détruire complètement la Terre.

En raison du sommet de la COP30, Belém a été réaménagé pour les touristes, les riches et les politiques. Pendant que les touristes flânent sur le nouveau quai tout neuf du port, des maisons sont expulsées et les exploité.es et les pauvres sont repoussé.es à la périphérie de la ville. Des quartiers entiers sont ensevelis sous le béton. C’est la même dynamique de réaménagement et de répression que nous avons connu lors d’autres réunions des puissants de ce monde.

La tradition de la colonisation se manifeste par l’exploitation des forêts tropicales, par l’agriculture industrielle, l’exploitation minière et l’extraction de pétrole, qui détruisent les territoires des populations indigènes. Des salutations solidaires aux indigène.es qui ont assailli le bâtiment de la conférence sur le climat et ont déclenché un moment de révolte. https://www.zdfheute.de/panorama/klimakonferenz-cop30-indigene-aktivisten-protest-100.html

Nous pensons que c’est un bon moment pour souligner que nous ne devrions pas croire une seconde de plus à leurs mensonges. Les déplacements forcés des pauvres de certains secteurs des villes, la destruction de la Terre, la colonisation de territoires – toutes ces luttes sont liées entre elles.

C’est pourquoi nous avons mis le feu, avec de l’essence, à quatre stations de recharge Tesla et à deux armoires électriques à côté. Sabotons ce régime de mort ! Sabotons leur capitalisme (vert) !

Musk incarne précisément cette logique et ce n’est pas sans raison qu’il est l’homme le plus riche de la planète. Nous voulons voir son empire en flammes !

Switch off Tesla! Switch off AI-Capitalism! Switch off Fascism!

 

Un compte-rendu de la presse : Brennende E-Ladesäulen in Kattenturm: Polizei prüft Bekennerschreiben

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Berlin (Allemagne) : Manif sauvage antifasciste, le 15 novembre https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/20/berlin-allemagne-manif-sauvage-antifasciste-le-15-novembre/ Thu, 20 Nov 2025 17:47:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61417 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 17 novembre 2025

Manifestation sauvage pour les antifascistes emprisonné.es

Samedi soir, nous avons pris la rue, dans la Kastanienallee, dans le quartier de Prenzlauer Berg [un secteur connu pour ses bars et ses lieux de spectacle à la mode ; NdAtt.], pour exprimer notre colère.

Malgré le mauvais temps, nous étions nombreux.ses à défiler dans les rues, de manière bruyante et combative. Beaucoup de feux d’artifice, de tracts et d’autres actions ont marqué l’apparition vigoureuse de cette manifestation sauvage.

Des telles actions sont plus importantes que jamais, en raison de la criminalisation croissante, au niveau mondial.

Trop d’antifascistes, comme Hanna, Maja, Nanuk et beaucoup d’autres, sont déjà en prison, à cause de leur attitude cohérente, alors que la terreur d’extrême droite s’intensifie dans les rues. L’absurde classification du [prétendu groupe] « Antifa Ost » comme organisation terroriste, aux États-Unis, doit être considérée comme une nouvelle escalade de la part de la classe dirigeante. Encore un pas dans la fascisation mondiale des États capitalistes.

Prenez exemple sur les camarades : faites plus de manifestations sauvages, organisez-vous et montrez votre présence dans nos rues !

Aucune confiance dans l’État !
L’antifascisme n’est pas un crime !
Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !

Autonome Antifas Berlin

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Allemagne : Un regard derrière les murs https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/18/allemagne-un-regard-derriere-les-murs/ Tue, 18 Nov 2025 18:04:06 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61399 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / vendredi 7 novembre 2025

Censure de la poste, procédure disciplinaire, travail à la cantine – Un regard derrière les murs.
Des informations actualisées (au mois de septembre 2025) sur les conditions d’enfermement des antifascistes en détention préventive.

Depuis six à huit mois, les antifascistes qui, en début d’année, se sont rendu.es aux autorités chargées des enquêtes [voir ici ; NdAtt.], après que celles-ci les aient cherché.es en vain pendant près de deux ans, se trouvent en détention préventive. Depuis, des rassemblements solidaires ont régulièrement lieu devant différentes établissements pénitentiaires en Allemagne, des lettres arrivent de partout et, de temps en temps, des fusées multicolores explosent dans la nuit – une courte frayeur pour les fonctionnaires, un grand sourire pour les nôtres. Maintenant, les débuts des procès approchent, aux tribunaux supérieurs de Dresde et de Düsseldorf. Le choix de ce dernier endroit implique le transfert de Paula, Nele, Emmi, Moritz et Clara vers des établissements pénitentiaires de la Ruhr, ce qui, à l’intérieur, arrache les détenu.es à leurs routines, à leurs cellules à peine meublées et à leurs cercles sociaux, et, à l’extérieur, rallonge la durée du trajet pour les familles et les ami.es en visite, jusqu’à huit heures (aller simple !).

Nous avons demandé aux prisonnier.es et à leurs groupes de soutien de décrire leurs conditions actuelles, en détention préventive. La taule fonctionne si bien en tant que système parce qu’elle représente une boîte noire qui, d’une part, isole les personnes détenues de leur monde extérieur et, d’autre part, ne permet pas aux personnes à l’extérieur de savoir exactement ce qui se passe à l’intérieur. Avant tout, malgré toute la merde, l’absurdité, l’impuissance et la violence que les prisonnier.es antifascistes subissent quotidiennement en détention, il faut mentionner le fait qu’un réseau de solidarité si grand et une protection financière si étendue constituent une exception absolue, dans le système carcéral allemand. La plupart des personnes détenues en Allemagne ont beaucoup moins souvent l’occasion de ressentir un tel soutien extérieur, d’être informées de toutes les demandes et astuces possibles en taule, elles sont victimes de plus de racisme et/ou portent avec elles leurs propres expériences de violence, qu’il est impossible de traiter en taule. Afin de rendre cette boîte noire/taule un peu plus transparente, de dessiner une image plus précise de la vie quotidienne en prison – avec toues ses différences selon les personnes, les établissements ou les Länder – nous avons rassemblé ci-dessous des récits des conditions de détention de Nele, Emmi, Morit, Lucas et aussi de Nanuk. Merci aux groupes de soutien des détenu.es, aux avocat.es solidaires, aux familles et aux ami.es pour leur travail inlassable !

Luca

Luca est, depuis fin janvier 2025, en détention préventive à la Maison d’arrêt de Bielefeld-Brackwede. Depuis le printemps, elle travaille dans la cantine du personnel, où elle est responsable des desserts. Cela l’aide beaucoup à organiser sa vie quotidienne et à développer une routine à peu près agréable. Cependant, il y a quelques abus, à la MA.

La gestion des parloirs, du courrier et des journaux est particulièrement pénible pour Luca. Sur ces points, des règles spéciales valent pour Luca, qui ne valent pas pour toutes les autres prisonnières. Dans son cas, toute communication avec le monde extérieur passe par le service de sécurité et le responsable de la sécurité de la prison. Seulement quand celui-ci est présent – ce qui est malheureusement rarement le cas – les dates des parloirs peuvent être fixées ou alors les parloirs ou les rendez-vous pour les appels téléphoniques déjà fixés peuvent être annulés. De même, les lettres, les journaux et les revues ne lui sont transmis que s’ils ont été lus auparavant par le service de sécurité. Le service de sécurité ne manque pas de contrôler le contenu interdit du quotidien Neues Deutschland. Ce qui pourrait y être de dangereux, reste obscur. C’est pourquoi Luca reçoit généralement des lettres une fois par semaine et les journaux aussi de manière totalement irrégulière. La manie de contrôle de la Maison d’arrêt se manifeste donc notamment par le fait que les journaux et toutes les lettres de Luca, qui ont déjà été contrôlés auparavant par le tribunal, sont aussi relus encore une fois à la MA. Les derniers restes de sphère privée dans la prison lui sont ainsi retirés, car le responsable de la sécurité sait tout ce qu’elle écrit et qu’on lui écrit.

Ce qui est particulièrement désagréable pour toutes les prisonnières femmes, c’est qu’il y a une différence de traitement avec les prisonniers hommes. Ceux-ci ont beaucoup plus de temps libre et d’offres de formation et peuvent, par exemple, jouer au foot à l’extérieur, dans la cour, et ils ont dehors une table de ping-pong, un panier de basket, un terrain de volley. Jusqu’ici, les détenues se sont vues refuser tout cela, bien qu’elles se soient battues pour l’avoir. Luca et les autres sont autorisées à jouer au football seulement dans une petite salle, une fois par semaine, lors des séances collectives de sport, et elles ont le droit d’utiliser seulement la petite salle de sport.

Sinon, pour tou.tes les prisonnier.es, vaut la règle que l’ouverture de la salle des services a lieu uniquement une fois par semaine et, dans certains cas, elle est même complètement supprimée. Elles peuvent également utiliser une cuisine commune. Si celle-ci n’est pas laissée dans l’état souhaité, une punition collective est infligée à tout le monde et la cuisine est fermée jusqu’à nouvel ordre. De plus, il faut des demandes écrites pour les plus simples des démarches quotidiennes et parfois elles doivent être renouvelées tous les jours, car il n’est jamais clair si une demande a été reçue et quand elle sera traitée. Cela peut durer des semaines, avant qu’une réponse n’arrive, ou parfois elle n’arrive jamais. Cet arbitraire dans le traitement des demandes fait partie du système de domination de la prison.

Nele

Depuis janvier 2025, Nele est incarcérée dans la Maison d’arrêt de Chemnitz. Elle est globalement stable et supporte bien sa détention. Les conditions à la MA de Chemnitz sont relativement bonnes, par rapport à d’autres établissements pénitentiaires. Ainsi, elle peut faire régulièrement du sport, dont de la musculation, des sports d’endurance et de l’aérobic. De plus, toutes les deux semaines elle a une art-thérapie (de la gravure sur linoléum) de deux heures, qu’elle trouve très positive. Elle suit une formation d’un an comme menuisier, qui peut être reconnue en modules, et travaille six à sept heures par jour. De plus, elle a trois à quatre heures de « porte [de la cellule] ouverte » par jour et peut cuisiner et manger avec d’autres prisonnières. En outre, elle a une heure par jour de promenade.

La cellule de Nele est assez sombre, ce qui est très désagréable pour elle, car elle écrit et dessine beaucoup. Elle a une vue qui donne directement sur un mur, au lieu de donner sur un environnement plus éloigné ou sur des arbres, etc. Un déménagement dans une cellule plus lumineuse n’a pas encore été autorisé. Elle a une télévision, une radio et quelques livres ou CD commandés à l’extérieur.

Nele a quatre heures de parloir par mois (avec trois personnes maximum) et quatre appels téléphoniques de trente minutes chacun. Les salles de visite sont agréables, lumineuses et pas trop petites ; un agent du LKA [la PJ de chaque Land allemand, ici de Saxe ; NdAtt.] est présent, mais pas le personnel de la prison. Les câlins ne sont pas un problème.

Les soins de santé fonctionnent seulement en partie. Ils peuvent parfois être lents et ça prend beaucoup de temps pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste ou pour avoir une thérapie appropriée.

Emmi

Entre-temps, Emmi a été transférée sans préavis à la maison d’arrêt de Dinslaken. Vous trouverez ici le texte de son groupe de solidarité. Ci-dessous le récit de la période qu’elle a passé à la prison de Luckau–Duben.

Avant tout : Emmi va toujours très bien, elle est positive malgré les circonstances difficiles, est toujours de bonne humeur lors des parloirs et, surtout, le dernier rassemblement devant la prison lui a fait beaucoup de bien !

Depuis qu’elle s’est livrée, en mars 2025, Emmi est détenue à la Maison d’arrêt de Luckau-Duben. Les conditions générales de sa détention n’ont pas changé (voir la première mise à jour, d’avril 2025). Elle ne peut toujours pas commencer de formation et l’établissement pénitentiaire lui a jusqu’à présent refusé de suivre des études. Une petite lueur d’espoir : la MA semble pouvoir autoriser un enseignement à distance, analogique. Il reste à voir si cette promesse sera tenue. En fait, Emmi a une heure et demie de « porte [de la cellule] ouverte » et une heure de promenade dans la cour par jour et, faute de formation, d’études ou de travail, elle doit passer le reste du temps seule dans sa cellule.

Elle reçoit beaucoup de courrier et écrit beaucoup de lettres, ce qui lui a permis de voir que l’attitude et le comportement des employés de la MA à son encontre ont changé. Des lettres avec des prétendus « contenus extrémistes » (le logo antifa, des slogans « Free Emmi », etc.) lui étaient constamment refusés ou retirés. À ce propos, elle a remarqué que d’autres contenus politiques, comme par exemple le tatouage d’une croix gammée d’une codétenue ou des symboles de droite sur les murs de la MA ne semblent plus déranger personne.

Depuis que la responsabilité de la surveillance de son courrier a changé, la MA a aussi reconnu que le blocage des contenus politiques est illégal. Beaucoup de lettres qui lui avaient été retenues lui ont été remises à posteriori.

Emmi a quelques amies à la cour de promenade, avec lesquelles elle aime passer du temps, mais elle parle souvent, aussi, de la forte rotation au sein de la petite section féminine de la Maison d’arrêt.

Actuellement, Emmi a sur le dos une procédure disciplinaire, parce qu’elle voulait se renseigner sur la liste des achats possibles dans une prison du Land Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Pour cela, elle a rédigé une lettre pour une autre détenue (avec des contacts là-bas), qui parle mal l’allemand. Cela a été interprété comme un contournement du contrôle postal. De plus, elle aurait prêté son shampooing à une codétenue. Cette punition signifie pour elle la suppression de toutes les activités sociales (sport, porte ouverte, culte, la promenade avec d’autres, etc.). En outre, le culte et les activités sportives sont supprimés jusqu’à la fin de l’année, à cause du manque de personnel. Malgré cet harcèlement massif, Emmi ne se laisse pas abattre !

Avec le procès à venir, Emmi sera transférée dans une MA en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Il reste à savoir si un transfert améliorera ou détériorera encore plus les conditions de détention d’Emmi.

Moritz

Depuis qu’il s’est livré, en janvier 2025, Moritz est détenu dans l’Établissement pénitentiaire pour mineurs de Regis-Breitingen, en Saxe. Au début, il ne lui était pas possible d’y suivre une formation. Seulement en avril, Moritz a pu commencer sa formation dans le domaine de la logistique.

Il participe à des cours d’art-thérapie et de relaxation et a lancé un club de ping-pong et de volley-ball. Moritz a deux ou trois heures de « porte [de la cellule] ouverte » et une heure de promenade par jour.

Lors des rassemblements de solidarité, sa promenade est reportée par l’EPM. L’ensemble du courrier de Moritz n’arrive pas en original, mais lui est remis par le personnel sous forme de copie – y compris les photos et les timbres. Ceux-ci doivent donc être envoyés seulement sous forme de code QR. Moritz ne reçoit plus ses journaux de la part de l’EPM, au motif qu’il doit les payer lui-même.

Ses heures de parloir sont de quatre fois deux heures par mois et ses heures de téléphone de six fois trente minutes par mois. La possibilité d’effectuer les parloirs comme prévu dépend aussi du LKA de Saxe, dont un agent est présent dans la pièce à chaque parloir et qui écoute chaque appel – en mai, en raison d’un manque de personnel, Moritz a pu faire moins de parloirs et d’appels. L’agent du LKA est quelques fois arrivé avec plus d’une heure de retard ou a déplacé de son initiative le moment les appels.

Les soins de santé ne fonctionnent pas non plus, à Regis-Breitingen, et les prises en charge médicales sont souvent insuffisantes. Ainsi, Moritz a été accusé d’avoir pris des drogues, alors qu’il avait une forte fièvre et qu’ils n’ont pas pris au sérieux le fait qu’il soit malade. Moritz s’est également plaint de conditions d’hygiène parfois insuffisantes – notamment de la présence d’insectes dans la nourriture.

Moritz sera transféré avant le début du procès à Düsseldorf, en 2026. Il sera transféré dans le seul Établissement pénitentiaire pour mineurs de la région – à Hainsberg. Pour s’y rendre depuis Leipzig, sa famille et ses proches ont besoin de huit heures et demie de train.

Nanuk

Le 21 octobre 2024, Nanuk a été arrêté à Berlin par des enquêteurs du LKA de Saxe [voir ici ; NdAtt.].

Les premières vingt-quatre heures après son arrestation, Nanuk a dû les passer avec menottes et chaînes aux pieds. Jusqu’au début de décembre, il a été soumis à des mesures de sécurité élevées, qui ont progressivement été assouplies. Dans la procédure de l’établissement pénitentiaire, cela s’exprime par un système de points stigmatisants affichés sur la porte des cellules, ainsi il a entre autres un point vert, pour « potentiellement violent ». Pour que même le dernier des matons comprenne, la porte de la cellule a été en outre munie des avis « ouvrir à deux » et « remettre de main en main ». Les conséquences de ces nombreux points et panneaux sont considérables. Très concrètement, cela signifiait vingt-deux heures d’enfermement par jour, deux heures de promenade en commun, mais pas de « porte [de la cellule] ouverte ».

Nanuk a le droit de faire deux parloirs par mois, avec trois personnes au maximum, pendant une heure. Les visites sont surveillées par le LKA et par le personnel de la Maison d’arrêt. Un appel téléphonique hebdomadaire régulier avec la famille est aussi surveillé par le LKA.

Depuis fin septembre, Nanuk est autorisé à travailler dans l’atelier de reliure de livres de la MA de Moabit. C’était le souhait de Nanuk, d’avoir un travail pendant sa détention, mais le service de sécurité de la MA l’a longtemps empêché.

Pour Nanuk, le travail a d’abord signifié le transfert vers une autre section et, après presque un an de détention préventive, aussi ce qui est parfois la chose la plus importante : le régime « porte [de la cellule] ouverte ». Après onze mois enfermé en cellule vingt-deux heures par jour, cela représente pour lui une amélioration de sa situation de détention. Pendant les mois d’été, beaucoup d’activités de temps libre ont été supprimées à cause des vacances et du manque de personnel et les séances de sport dans la cour ont eu lieu de manière très irrégulière.

Nanuk continue de faire des récits très positifs de sa détention à Moabit. La solidarité entre les détenus est très grande, le temps de la promenade est utilisé pour s’entraider avec les demandes et les absurdités bureaucratiques. Ce qui se passe depuis le début de sa détention est que chaque demande doit être faite plusieurs fois, parce que la plupart sont « perdues » ou ignorées et seulement un insistance constante permet qu’elles soient traitées. Les lettres de Nanuk parlent beaucoup de l’harcèlement quotidien auquel les prisonniers sont soumis, il raconte aussi d’automutilations ou de tentatives de suicide et d’incendies dans l’établissement pénitentiaire. Les moments passés ensemble [lors des parloirs] sont utilisés pour échanger et se soutenir mutuellement. Depuis que le tribunal supérieur de Dresde a assumé la compétence de cette affaire, les choses vont beaucoup mieux avec le courrier. Le contrôle du courrier dure environ deux semaines.

Cela n’est pas encore confirmé, mais il est très probable que Nanuk soit transféré en Saxe peu avant le procès ; des déplacements journaliers depuis et vers Berlin au moins une fois par semaine ont été jugés impraticables. Le transfert, dont la date n’est pas encore connue, représente pour Nanuk une situation de détention complètement nouvelle. Une nouvelle taule veut dire de nouvelles opportunités et de nouveaux amis, mais pour la famille et les autres visiteur.es, cela signifie beaucoup d’efforts pour le voir.

Cependant, il se réjouit que le procès commence enfin et que quelque chose soit fait, après un an d’attente.

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Leipzig (Allemagne) : Des camions de Rothkegel incendiés https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/09/leipzig-allemagne-des-camions-de-rothkegel-incendies/ Sun, 09 Nov 2025 17:15:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61309 Continuer la lecture ]]> knack.news / samedi 8 novembre 2025

La nuit dernière, on s’est retrouvé.es dans le quartier de Knauthain, dans l’ouest de Leipzig. Au cours de notre excursion nocturne, nous avons aperçu deux camions de l’entreprise [de matériaux de construction ; NdAtt.] Rothkegel. Par hasard, nous avions justement dans nos sacs des engins incendiaires, que nous avons placés près des camions.

Vous pourriez vous demander : « Pourquoi tout cela ? »
Nous pouvons volontiers tout vous raconter. Claus-Uwe Rothkegel est un ancien conseiller municipal de la CDU* et, le 2 octobre 2025, il a mis à disposition son entrepôt, situé au 11 de la Salzstraße, pour la « Sin City Fight Night ». En résumé, on peut dire que, lors de cet événement, ont défilé des néonazis organisés, des bikers et d’autres personnages infectes. La Fight Night a été organisée par la « Sin City Boxgym », qui est connue depuis longtemps pour son fort ancrage dans le milieu nazi de Leipzig. C’est une chose avérée que le directeur actuel de cette entreprise de matériaux de construction, Richard Rothkeg, a des liens avec des néonazis et qu’il est monté sur le ring lors de cet événement. Plus d’informations sur cet événement ici.

Les collusions entre la CDU et les fascistes ont une longue tradition. Actuellement, on voit comme la CDU joue de plus en plus la politique raciste de l’AfD [Alternative für Deutschland, le principal parti d’extrême droite allemand ; NdAtt.] ; à la campagne, sa coopération avec l’AfD est courante et aussi au niveau fédéral/des Länder il ne faudra plus longtemps avant que les dernières inhibitions tombent. Même si nous ne nous attendons pas à ce que ce jeu d’équipe ait lieu bientôt, il faut constater que, depuis des années, la CDU se trouve sur une ligne de plus en plus autoritaire. Merz a fêté sa victoire avec l’annonce de la fin de la gauche. Avec Dobrindt, siège au ministère de l’Intérieur quelqu’un qui ne cesse de fantasmer sur la « révolution conservatrice ». Weimer, le ministre à la Culture, assimile le mouvement antifa aux nazis et mène depuis des années une lutte contre le « wokisme ».
Les appels à la rémigration résonnent, quand l’AfD défile dans les rues. Mais en ce moment c’est la CDU qui, une fois de plus, attaque massivement le droit d’asile et parle d’expulsions massives vers la Syrie. Ils s’en fichent des gens qui doivent fuir. Ce sujet est ainsi utilisé dans la lutte pour le pouvoir, afin de ne pas laisser tous les racistes à l’AfD. Nous ne devons pas oublier, en nous focalisant sur l’AfD, qu’un État autoritaire ne naît pas de nulle part, il faut un glissement constant en cette direction. Et, ici, tous les partis peuvent être tenus pour responsables, ce que les durcissements législatifs des dernières années montrent clairement. Mais de toute façon, le parlementarisme, on s’en fout.

Il y a cinq ans, avec le procès Antifa Ost, a commencé la plus grande offensive contre les structures antifascistes depuis fort longtemps. Une démarche sur laquelle tous les partis, des Verts jusqu’à l’AfD, sont complètement d’accord. Et la répression marche : il y a plus de personnes en taule que depuis longtemps et la peur s’est répandue dans une grande partie du milieu. Précisément quand il serait si nécessaire d’agir contre la montée du fascisme et de l’État autoritaire, la gauche autonome est massivement sur la défensive.
Le présent semble sombre, mais l’avenir ne le sera pas forcement.
Sortons de la défensive, regardons là où les fascistes et les conservateurs se réunissent, attaquons leurs liens économiques. Nous rejoignons les gens de Hambourg [voir ici ; NdAtt.] : que ce soit avec un marteau ou avec du feu, antifascisme signifie attaque !

Il y a cinq ans, Lina a été placée en détention provisoire et a dû y rester jusqu’à la fin du procès ; maintenant, elle et les autres accusés sont de nouveau en taule, pour purger leur peine. Nous leur dédions ce feu !
Liberté pour Maja, Nanuk, Luca, Nele, Paula, Paul, Johann, Hanna, Tobi, Emmi et tou.tes les antifas !
Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !
Une accolade à celles/ceux qui ont dû partir en cavale !

* Note d’Attaque :
La Christlich Demokratische Union (Union chrétienne démocrate) est, en association avec sa déclinaison bavaroise, la CSU (Christlich-Soziale Union, Union chrétienne-sociale), le principal parti de droite allemand. Le leader de la CDU, Friedrich Merz, est actuellement chancelier fédéral. Alexander Dobrindt, membre de la CSU, est ministre fédéral de l’Intérieur.

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Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/09/francfort-sur-le-main-allemagne-solidarite-avec-maja-en-taule-en-hongrie/ Sun, 09 Nov 2025 17:12:30 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61307 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 7 novembre 2025

Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie – Liberté pour tou.tes les antifas

En solidarité avec Maja, livré.e par les autorités allemandes au régime inhumain et fasciste de Hongrie, dans la nuit du 6 novembre nous avons attaqué la maison et la voiture de Jürgen Illing, consul honoraire hongrois à Francfort. Il habite au 20 du Geiselsteinweg et nous avons enjolivé sa façade, mis à plat son SUV BMW noir et vidé un extincteur à l’intérieur. Ces jours-ci, Illing devra prendre les transports en commun avec nous, la populace.

Illing est consul honoraire de Hongrie à Francfort et, avec sa femme, Nicola Beer, ancienne secrétaire générale du FDP [Freie Demokratische Partei, Parti démocrate libre, un petit parti allemand ; NdAtt.] et vice-présidente de la Banque européenne d’investissement, il représente ce mélange malsain et hypocrite de capital et de fascisme qui nous est devenu insupportable.

Maja à été livré.e à la Hongrie de Saxe, de manière inconstitutionnelle, par l’unité spéciale « Soko Linx » [service de la police judiciaire du Land de Saxe chargé de la répression de ce qu’ils appellent le « milieu extrémiste de gauche » ; NdAtt.], fondée par la droite. Actuellement, elle/il est jugé.e à Budapest, dans des conditions indignes. Un procès dont l’issue est décidée à l’avance et qui doit servir d’exemple, pour les forces de gauche, de ce qui est le régime d’Orbán. Là-bas, Maja est massivement attaqué.e, en tant que personne non binaire, mais dans sa lutte hallucinée contre la gauche et les antifascistes, l’exécutif allemand ne se préoccupe même pas de passer outre les jugements en cours de la Cour constitutionnelle fédérale.

En tant qu’un ancien directeur de la Chambre de commerce et d’industrie germano-hongroise, ainsi que consul honoraire de Hongrie en fonction, représentant donc du gouvernement de ce pays, Jürgen Illing, que nous avons attaqué, est une cible légitime pour attirer l’attention sur le procès de Maja. Jürgen Illing et sa femme Nicola Beer font ouvertement partie d’une élite de droite qui se considère comme bourgeoise. Illing est un ami proche de l’ancien conseiller d’Orbán et ministre des « Ressources humaines » Zoltán Balog, qui les a mariés, lui et sa femme, en 2018, en Hongrie. En outre, Balog est le parrain du fils d’Illing. Balog, qui était aussi chef de l’Église réformée protestante de Hongrie, a démissionné de cette fonction en 2024, à cause d’un scandale qui consistait à avoir soutenu la présidente hongroise Novák dans la décision de gracier un homme condamné pour complicité dans des abus sexuels sur mineur.

On peut dire beaucoup de choses sur Nicola Beer, la femme d’Illing. Entre autres que, en tant que représentante du grand capital au sein du FDP, elle a nié à plusieurs reprises le changement climatique et qu’elle tente de remettre publiquement en question les connaissances scientifiques sur la catastrophe climatique.

Beer et Illing ne sont évidemment pas disposés à prendre position contre un régime homophobe et fasciste, mais ils savent parfaitement tirer profit de la souffrance d’autrui, ainsi que des divisions sociales et de classe. Ils changent d’avis comme des girouettes dans le vent, parfois en faveur de l’UE, parfois en faveur d’Orban, selon qui leur pose la question.

Leur clientélisme et leur esprit de clan, au croisement entre les milieux économiques et politiques, sont presque un exemple parfait du « principe du mérite » bourgeois-de droite. En 2013, Beer a rapidement nommé ses camarades de parti, juste avant que le gouvernement du Land [de Hesse, dans lequel elle était ministre de la Culture ; NdAtt.] ne tombe. Même si auparavant il avait été impliqué, en tant que directeur de chemin de fer, dans une affaire d’espionnage et de diffamation de collègues indésirables, Illing a été pistonné dans un poste publique par un camarade de parti du FDP. Cela lui a ouvert des portes et lui a permis de passer sans encombre à la politique, dans le clan « libéral-conservateur » de Hesse, et d’incarner à la perfection ce mélange d’élite capitaliste et d’acteurs politiques de droite qui déjà une fois a fait tomber notre société dans l’abîme. Et ils sont maintenant sur la bonne voie pour le faire à nouveau. Dans ce domaine, sa femme Nicola Beer n’a rien à lui envier. Dans la vieille tradition de son parti, le FDP social-chauvin et opportuniste, elle a simplement fait le contraire : passer de la politique au secteur bancaire.

Nous ne savons pas si c’est ça la raison de leurs plaques d’immatriculation luxembourgeoises ou si c’est plutôt pour se protéger des impôts allemands. Cependant, là-bas, conformément à sa ligne idéologique, elle continue à financer, avec la Banque européenne d’investissement, des industries à forte intensité de carbone, plutôt que de s’engager en faveur d’une réduction des émissions.

Nous nous solidarisons avec les autres inculpé.es de la prétendue affaire des antifas de Budapest, ainsi qu’avec les inculpé.es du procès Antifa Ost.

Venez tou.tes, fin novembre, à Giessen ; là nous empêcherons ensemble la fondation de la nouvelle organisation de la jeunesse de l’AFD ! Combattons ensemble le fascisme ! À tous les niveaux. Par tous les moyens. Partout.

Des informations sur Jürgen Illing et Nicola Beer :
https://www.fr.de/wirtschaft/juergen-illings-seltsame-karriere-11700183….
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…
https://de.wikipedia.org/wiki/Nicola_Beer
https://en.wikipedia.org/wiki/European_Investment_Bank
https://www.spiegel.de/panorama/ungarn-massenproteste-in-budapest-kirche…
https://taz.de/FDP-Generalsekretaerin-Nicola-Beer/!5568038/
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…

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Allemagne : Quand il n’y pas d’intérêt pour le dialogue https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/06/allemagne-quand-il-ny-pas-dinteret-pour-le-dialogue/ Thu, 06 Nov 2025 17:41:40 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61291 Continuer la lecture ]]> Anarchist Black Cross Belarus / mardi 28 octobre 2025

Quand il n’y pas d’intérêt pour le dialogue – L’ABC Bélarus exclue une fois de plus de la foire du livre de Berlin

Il y a un an et demi, nous avons publié un long texte intitulé « Quand l’idéologie fait obstacle à la solidarité », sur la manière dont certains groupes anarchistes de différents pays d’Europe occidentale manipulent les faits pour exclure les anarchistes d’Europe de l’Est des discussions sur la guerre en Ukraine.

Depuis lors, malheureusement, la situation a empiré et la popularité des vieilles perspectives antimilitaristes et pacifistes n’a fait que croître, au sein du mouvement anarchiste d’Europe occidentale. Ce mois-ci, nous avons reçu un autre refus, de Berlin, concernant notre participation à la foire du livre anarchiste, dont les organisateur.trices ont souligné qu’elles/ils n’avaient aucun lien avec le groupe organisateur de l’édition de l’année dernière.

Par souci de transparence : nous étions bien conscient.es de la forte probabilité d’un refus, avant de soumettre notre candidature pour cette foire du livre. D’un côté, nous avons été agréablement surpris.ses que le refus ne soit pas arrivé sous la forme d’une seule phrase impolie, comme la dernière fois, mais avec des arguments détaillés. Cependant, les arguments présentés dans la lettre nous ont encore plus déconcerté.es que les tentatives de nous accuser de soutenir la guerre, ce qui avaient fait les organisateur.trices de la foire du livre anarchiste de l’année dernière.

« Nous avons terminé ici, nos pouvoirs s’arrêtent ici… »

Les organisateur.trices ont cité « le manque de confiance envers le collectif ABC [Bélarus], en raison de nombreuses, précédentes violations d’accords avec d’autres collectifs » comme étant la raison principale de leur refus, bien qu’ils/elles aient aussi mentionné le fait qu’elles/ils considèrent « inacceptable de donner de la place à des positions appelant à rejoindre l’armée de l’État, lors d’une foire anarchiste ».

En particulier, les organisateur.trices ont mentionné deux cas précédents de violations d’accords :
– lors d’une présentation à Brême, nous aurions violé l’accord avec les organisateur.trices de « ne pas faire l’éloge de la participation à la guerre/faire l’apologie du service militaire » [1]. De plus, nous l’aurions fait non seulement verbalement, mais aussi en apportant une table de presse qui violait ces accords.
– Les mêmes matériaux ont été mis sur notre table pendant une présentation à Berlin, même s’ils ne faisaient pas « partie du sujet de la présentation » [1]. Nous avons aussi été accusé.es d’avoir commencé la présentation avec trois heures de retard et un.e des membres de notre groupe a été tout le temps au téléphone avec quelqu’un.e.

Nous avons pris ces commentaires très au sérieux et avons demandé plus de détails, que le groupe organisateur n’a pas été en mesure de nous fournir. Dans une conversation privée avec l’un.e des organisateur.trices de cet événement, nous n’avons pas non plus été en mesure de clarifier les détails des accusations.

Nous avons aussi contacté les organisateur.trices de l’événement de Brême, qui ont confirmé que nous n’avions absolument aucun accord concernant la censure du contenu de la présentation et qu’elles/ils n’avaient aucune récrimination à notre encontre. Ils/elles n’ont pas non plus interdit de mettre certains documents sur la table. Nous avons contacté une personne qui faisait partie du groupe organisateur [de la présentation] de Berlin et on nous a dit aussi que les organisateur.trices n’avaient aucune récrimination concernant notre table de presse.

Nous avons transmis toutes ces informations aux organisateur.trices de la foire du livre de Berlin. Quelques semaines plus tard, nous avons reçu une réponse dans laquelle leur position avait changé. Maintenant, les anarchistes de Berlin n’insistent plus sur la rupture d’un accord, mais écrivent simplement que la différence de nos points de vue sur la guerre en Ukraine est si profonde qu’elles/ils ne voient pas la possibilité d’un dialogue constructif avec nous, à la foire. De plus, dans leur nouvelle lettre, ils/elles ont écrit que « nous ne voyons aucun avantage, pour nous ou pour vous, dans une présentation ou une table de presse où l’adhésion à l’armée de l’État et le service dans l’armée peuvent être justifiés ».

L’une des caractéristiques importantes du régime biélorusse est l’extrême formalisation de la répression. Il est très rare que des détentions et des arrestations aient lieu en dehors du cadre des lois en vigueur. Même si des personnes sont condamnées à vingt ans pour des affaires complètement montées de toutes pièces, il y aura toujours un procès, une présentation de preuves et des dizaines de jours d’audiences à huis clos. Souvent, la vie politique dans le pays est limitée elle aussi par de telles procédures formelles. Vous n’êtes pas emprisonné.e parce que vous vous opposez au régime, mais pour des « actions qui violent l’ordre public ».

Jusqu’en 2020, toute manifestation publique était interdite avec des motivations fallacieuses et personne signalait dans la lettre de refus les opinions politiques erronées des organisateur.trices d’une manifestation ou d’un rassemblement. À la place, le régime faisait référence à la loi sur les événements de masse, qui interdisait par exemple les rassemblements près des stations de métro. En même temps, le mur de la bureaucratie était impénétrable et toutes les tentatives de remettre en question les formules stupides des fonctionnaires se heurtaient à des portes fermées.

Dans une telle situation, nous nous sommes habitué.es à ce que l’État utilise des raisons formelles et non politiques pour exclure ses opposants politiques. Ce à quoi nous ne nous attendions pas était une répétition de cette approche au sein du mouvement anarchiste. Mais c’est exactement ce sur quoi nous sommes tombé.es lorsque nous avons soumis notre candidature à Berlin.

Pourquoi ce moment nous a-t-il rappelé le Bélarus ? Très probablement à cause du sentiment d’impuissance absolue dans la communication et de l’absence de toute volonté de clarifier la situation de la part de ceux/celles que encore hier nous aurions pu considérer comme des compas. On dirait qu’on travaille avec des bureaucrates qui ne s’intéressent pas aux faits réels.

Le problème de la manipulation des faits pour exclure des groupes/des personnes

Dans notre déclaration d’il il y a un an et demi, nous avons déjà écrit que, dans la situation autour de la guerre en Ukraine, la réalité objective est sacrifiée au nom d’un colosse antimilitariste aux pieds d’argile. La présentation à Berlin nous a une fois de plus convaincu.es que, souvent, les faits sont simplement inventés afin de discréditer les opposant.es.

Nous ne sommes donc pas dans une situation d’égalité, où nous pourrions débattre de différents opinions politiques sur la situation au Bélarus, en Ukraine ou même en Allemagne. À la place, nous sommes contraint.es de nous justifier, en affirmant que nous n’avons jamais violé aucun accord. Nous sommes obligé.es d’écrire un texte expliquant qu’un.e militant.e de l’ABC Bélarus était en retard à une présentation à Berlin à cause de l’infrastructure délabrée des transports, en Allemagne (que les Allemand.es eux/elles-mêmes connaissent très bien). Nous sommes contraint.es de justifier le fait qu’un.e militant.e de notre équipe a appris la mort d’un.e camarade en Ukraine juste avant la présentation et a dû organiser en urgence le transport de la famille de ce.tte camarade depuis l’Allemagne vers son pays.

La situation actuelle nous a rappelé un essai de Dina Naeri, qui a quitté l’Afghanistan lorsqu’elle était enfant et a obtenu l’asile aux États-Unis. Dans son texte, elle décrit comment, pour être accepté.es dans la société occidentale, les réfugié.es doivent être éternellement reconnaissant.es pour le privilège d’être là où elles/ils sont. De plus, les réfugié.es sont obligé.es d’exprimer constamment cette gratitude à ceux/celles qui les entourent et ne doivent en aucun cas entrer en conflit avec les locaux.les. Il n’y a rien de pire qu’un.e réfugié.e ingrat.e. De manière similaire, dans le milieu anarchiste, nous devons être extrêmement reconnaissant.es pour l’opportunité de parler à Berlin et faire tout notre possible pour montrer notre gratitude, d’une manière ou d’une autre, à chacun.e des organisateur.trices de la présentation. Et en aucun cas nous ne devons exprimer des opinions problématiques qui mettraient mal à l’aise les anarchistes occidentaux.ales…

La volonté d’exclure des organisations anarchistes d’événements publics sur la base de tels « faits » montre une partie du mouvement anarchiste de Berlin sous un jour moins que favorable. Pourquoi des incidents fabriqués de toutes pièces suffisent-ils, pour elles/eux, pour exclure une organisation anarchiste d’Europe de l’Est qui est engagée depuis seize ans dans du travail de solidarité ? Il est ironique que les anarchistes et les gauchistes occidentaux.ales prennent souvent la propagande russe pour argent comptant sans essayer de la comprendre en profondeur.

En conséquence, nous sommes contraint.es de passer du temps à essayer de prouver notre innocence, en réponse à des accusations fabriquées de toutes pièces. Notre tâche ne devrait pas être d’essayer de réfuter de telles déclarations basées sur des faits non vérifiés. Le groupe organisateur aurait pu les vérifier lui-même, en écrivant quelques lettres, au lieu de filer ce travail à notre collectif, qui a assez d’autres tâches dans le travail de solidarité anti-répression.

En réalité, nous sommes exclu.es précisément parce que des gens nous considèrent comme des « militaristes », qui soutiennent la machine militaire de l’Ukraine et qui font l’éloge de l’armée de l’État.

Tel est le prix de la solidarité avec le peuple ukrainien dans sa lutte contre l’invasion russe. Peu importe à quel point nous sommes critiques de l’État ukrainien et des Forces armées de l’Ukraine. Peu importe combien d’efforts nous avons déployés par le passé pour lutter contre le militarisme biélorusse. Une fois de plus, rien de tout cela n’a d’importance, parce que quelqu’un.e a dit à quelqu’un.e d’autre que l’ABC Bélarus soutient le gouvernement ukrainien.

Souvent, nous ne pouvons même pas répondre à ces accusations, parce qu’elles sont soulevées à huis clos et ceux/celles qui crient le plus fort pour le boycott de l’ABC [Bélarus] restent silencieux.ses à ce propos en public. Et ici nous pouvons noter la lâcheté d’une certaine partie du mouvement anarchiste allemand, qui utilise des mensonges et des incitations pour essayer d’exclure des personnes qui ne partagent pas des opinions politiques.

Ce n’est pas notre guerre ?

Au cours des dernières années de discussions en Europe occidentale, nous sommes convaincu.es qu’une partie importante du mouvement anarchiste là-bas croit profondément, sur la base d’analyses politiques dépassées, que la guerre en Ukraine n’est pas sa guerre. Nous voyons la manière dont ces personnes ont choisi de s’asseoir confortablement dans les derniers rangs de l’histoire et d’attendre simplement de voir comment la situation en Europe de l’Est va se développer, sans leur participation. Dans le cas d’une montée en puissance politique de l’extrême droite dans nos pays, il leur sera toujours possible de dire : « Eh bien, nous vous l’avions dit » et, en cas de scénarios alternatifs, de prétendre que c’était le plan depuis le début.

Et peut-être que, quelque part, on peut sympathiser avec la position selon laquelle « ce n’est pas notre guerre ». Après tout, pour le/la résident.e moyen.ne des empires occidentaux, cette guerre concerne des personnes qu’elles/ils n’ont jamais vues. Des endroits où ils/elles ne sont jamais allé.es et très probablement n’iront jamais. Contrairement à toutes les déclarations publiques, dans l’esprit de nombreux.ses anarchistes et gauchistes du soi-disant Premier monde, la frontière de la civilisation se trouve encore quelque part en Europe de l’Est et, selon votre degré d’adhésion aux analyses occidentales, elle peut commencer en Pologne, au Bélarus ou en Ukraine. « Ce n’est pas notre guerre » signifie que les Ukrainien.nes ne sont toujours pas vu.es comme une partie de ce mythique « nous » européen. « Ce n’est pas notre guerre » signifie que nous devons essayer chaque jour de prouver que nous sommes dignes d’être égaux.ales aux anarchistes d’Allemagne ou d’autres pays « développés ». C’est précisément pourquoi les mythes sur l’ABC [Bélarus] comme étant une organisation qui viole les accords, propage de la propagande de guerre et est incapable de dialoguer prennent si facilement racine dans l’esprit de nombreux.ses militant.es occidentaux.les. Dans leur esprit, nous sommes toujours les mêmes barbares qui n’ont pas appris la manière civilisée d’interagir politiquement, nous continuons à enfreindre les règles au sein la communauté anarchiste et la seule issue est d’exclure ces barbares et d’assurer le triomphe de la pensée occidentale, lors d’événements tels que la foire du livre anarchiste à Berlin.

Mais, heureusement, il y a assez de personnes dans le monde qui ont surmonté la xénophobie et l’arrogance des empires. Des personnes qui déploient chaque jour un effort énorme pour soutenir le mouvement anarchiste au Bélarus et dans la diaspora. Pendant ce temps, nous avons trouvé un grand nombre de compas, en Occident, qui sont passionné.es et qui sont engagé.es dans le travail de solidarité depuis de nombreuses années. Et oui, nous croyons que souvent ces personnes ne reçoivent pas assez d’attention, à cause d’anarchistes comme les organisateur.trices de la foire du livre de Berlin citée ci-dessus. À la place d’exemples positifs d’organisation, de coopération et de victoires, nous sommes contraint.es, une fois de plus, de parler des échecs de cette même solidarité. De parler de la lutte pour l’égalité au sein de la communauté anarchiste. De mensonges qui deviennent partie du mouvement et qui peuvent même être inscrits dans l’histoire comme des faits.

Malgré cela, nous tenons à remercier les centaines de personnes qui ont organisé nos événements à travers l’Europe. Les milliers qui ont fait des dons pour soutenir les prisonnier.es anarchistes biélorusses. Les dizaines qui soutiennent l’Anarchist Black Cross Bélarus sur une base mensuelle. Vous êtes l’une des raisons pour lesquelles nous croyons que la solidarité fonctionne et que, quelque part devant nous, une société juste nous attend, si nous poussons un peu plus fort.

 

[1] Citations issues d’une lettre qui nous a été envoyée par les organisateur.s

Vous pouvez envoyer une lettre de protestation ou condamner publiquement l’approche de la foire du livre anarchiste de Berlin sur vos propres canaux. Au moment d’écrire ces lignes, nous savons que la foire du livre a aussi refusé que Solidarity Collectives, d’Ukraine [voir ici leur déclaration ; NdAtt.], participe.

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Hambourg (Allemagne) : Attaque incendiaire contre la voiture du président du groupe parlementaire de l’AfD https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/05/hambourg-allemagne-attaque-incendiaire-contre-la-voiture-du-president-du-groupe-parlementaire-de-lafd/ Wed, 05 Nov 2025 17:55:16 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61280 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 3 novembre 2025

Attaque incendiaire contre la voiture du président du groupe parlementaire de l’AfD au Bundestag Bernd Baumann

Des salutations enflammées aux antifas poursuivi.es par la justice, en taule ou en cavale !

Dans la nuit du 3 novembre 2025, nous avons détruit, avec un engin incendiaire, la BMW de Bernd Baumann, président du groupe des députés de l’AfD au Bundestag*, qui était garée au 111 Trenknerweg, dans le quartier Othmarschen de Hambourg.

Dans quelques semaines, deux grands procès contre des antifas commenceront, à Dresde et à Düsseldorf. Treize compas sont accusé.es de plusieurs attaques contre des nazis et leurs structures, en Allemagne et en Hongrie. Les lourdes condamnations dans le premier procès appelé « Antifa Ost »** et dans celui contre Hanna***, en septembre, indiquent une forte volonté de condamnation, de la part de la répression. Jusqu’à présent, la justice rencontrait souvent des difficultés à prononcer des condamnations pour appartenance à une organisation criminelle ou terroriste, contre la gauche militante qui n’est pas organisée en groupes de guérilla. Maintenant, les dominants essayent d’établir de nouveaux critères. En Hongrie, aux Pays-Bas et aux États-Unis, l’« Antifa » a été inscrit sur la liste des opposants « terroristes ».

À une époque où la pratique quotidienne meurtrière et raciste des nazis, des gens ordinaires et des flics ne cessent de s’intensifier, où la fermeture face aux réfugié.es, garantie militairement, de l’Europe, de l’Allemagne ou des États-Unis augmente et où le président états-unien radote en disant qu’il aime l’odeur des déportations au matin et utilise l’armée contre les protestations antiracistes et la résistance, dans cette époque il est urgent de s’organiser de manière militante contre le fascisme. Donc, de faire exactement ce qu’on reproche aujourd’hui aux antifas poursuivi.es par la justice.

Formez une, deux, trois, plusieurs bandes du marteau !

Alerta antifascista, que ce soit avec un marteau ou un cocktail Molotov !

Nous ne voulons pas voir de sexistes, de racistes et de fascistes en ville !

All you damn’ MAGAfreaks, you will follow Kirk to hell! [Vous tous, foutus obsédés du MAGA, vous allez suivre Kirk en enfer !]

Clara, Emmi, Luca, Nele, Moritz, Paula, Henry, Johann, Julian, Melissa, Nanuk, Paul et Tobias : beaucoup de force à vous, le combat continue !

Liberté pour Maja, pas d’extradition en Hongrie pour Zaid !

 

Notes d’Attaque :
* le Bundestag est l’équivalent de l’Assemblée nationale française. Le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland y est présent avec 151 députés et il est donc le plus important groupe d’opposition à la « grande coalition » de gouvernement, composée par la droite (CDU-CSU) et le centre-gauche (SPD).
** Une affaire répressive par laquelle la justice du Land de Saxe (dans l’est du pays) a jugé, en mai 2023, quatre camarades antifascistes pour une série d’agressions contre des néonazis, entre 2018 et 2020. Les peines sont allées de deux ans et demi à cinq ans et trois mois de prison (pour blessures graves et appartenance à une organisation criminelle). Lina, la camarade condamnée le plus lourdement, car considérée comme la cheffe du groupe que flics et journalistes appellent « Hammerband » (bande du marteau), se trouve actuellement en prison.
Un deuxième procès contre sept antifascistes accusé.es des mêmes faits commencera à Dresde le 25 novembre (voir ici pour ce qui concerne l’un des inculpé.es).
*** Camarade antifasciste de Nuremberg, Hanna a été condamnée à cinq ans de prison pour blessures graves et appartenance à une organisation criminelle (le parquet l’avait aussi accusée de tentative de meurtre), pour les attaques contre des néonazis lors de leur célébration du « Jour de l’Honneur », à Budapest, en février 2023 (dans le cadre donc des multiples procès, qui ont lieu en Hongrie et en Allemagne, pour l’affaire des « antifas de Budapest »).
En plus du procès actuellement en cours à Budapest contre Maja, six autres antifas seront bientôt jugé.es à Düsseldorf, avec les chefs d’inculpation très lourds de « tentative de meurtre » et « appartenance à une organisation criminelle ».

L’image de la voiture de Baumann est issue des médias grand public.

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