agroindustrie – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sat, 09 May 2026 16:27:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Vienne et Deux-Sevres : « Ni bassines, Ni poulaillers géants » https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/09/vienne-et-deux-sevres-ni-bassines-ni-poulaillers-geants/ Sat, 09 May 2026 16:26:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62791 Continuer la lecture ]]> Les Soulèvements de la Terre / jeudi 8 mai 2026

A l’instar d’un certain nombre de médias, nous avons reçu ce matin un communiqué sur le débâchage de deux nouvelles bassines dans le Poitou. Une première dans la Vienne appartenant à l’entreprise Pampr’Oeuf, « gigantesque industriel de l’oeuf » (1), une seconde dans les Deux-Sèvres à Lusseray « afin de dénoncer le financement public des bassines et leur développement dans le bassin de la Boutonne » (2).

Alors que les député-es ont adopté ce matin le texte de la Loi d’Urgence Agricole dicté par la FNSEA et visant à faire passer en force les méga-bassines en court-circuitant les étapes de consultation publique, on peut dire que ce nouveau débâchage tombe à pic. Tandis que le tribunal de Poitiers croit pouvoir museler Julien Le Guet, porte-parole de Bassine Non Merci en l’assignant 6 mois à résidence dans un jugement daté de ce 6 mai, ces actions revendiquées par une « Amicale pour le Débâchage Permanent du Poitou » montrent que le mouvement anti-bassine, dans sa diversité, n’est quant à lui pas prêt de baisser les bras quand il s’agit de défendre l’eau. Notons que ce débâchage arrive aussi au lendemain d’un jugement intimant enfin au démantèlement de 5 bassines illégales et restées longtemps en activité en Charente-Maritime avant que certaines soient débâchées (3). Que ce soit par de larges mobilisations publiques, des recours juridiques ou des actions d’autodéfense directement impactantes, il semble qu’il n’est question pour personne de reculer face à la pression du lobby agro-chimique et aux agissements de ceux qui accaparent ou empoisonnent la ressource en eau.

Le texte du communiqué reçu en intégralité :

Notes :

(1) Pampr’oeuf est l’un des plus gros industriels du secteur d’oeufs de poules en France, en 2020 c’était 865 millions d’oeufs et un chiffre d’affaire de 265 millions d’euros, soit environ 15% du marché Français. Il possède 2 méga-bassines privatives destinées à irriguer 3000 ha de céréales produites industriellement pour l’alimentation des poules élevées dans des conditions ignobles dans ses usines. Une de ses bassines avait déjà été désarmée en 2022 : https://attaque.noblogs.org/…/RAPPORT-DPRE-02-03-2022.pdf

(2) Concernant la bassine débâchée à la Boutonne, dont le remplissage a dû être stoppé en urgence en 2017, voir cet article de la Nouvelle République qui en documentait les effets : https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/la-riviere-deja-a-sec-en-plein-coeur-de-l-hiver

(3) https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/apres-une-saga-judiciaire-de-vingt-ans-la-destruction-de-cinq-bassines-en-charente-maritime-est-demandee-1777996104

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Note d’Attaque : et Ici, même date, précise que « Un collectif revendique avoir, tôt ce jeudi 7 mai, dégradé deux bassines. L’une se situe entre Avon et Rouillé, sur la frontière entre les Deux-Sèvres et la Vienne. L’autre sur la commune de Lusseray, dans les Deux-Sèvres. Les gendarmes ont constaté des coups de cutter dans les bâches.

Elle revendique la dégradation de deux retenues d’eau, ce jeudi 7 mai dans les Deux-Sèvres. Dans un communiqué envoyé à ICI Poitou à 6h du matin, l’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou explique avoir visé deux sites. Le premier est une bassine située entre Avon et Rouillé, sur la frontière entre la Vienne et les Deux-Sèvres. Il appartenait, il y a plusieurs années, à l’ancien gérant de l’entreprise d’élevage industriel de poules Pampr’œuf. La seconde se trouve sur la commune de Lusseray. Elle est propriété de la Compagnie d’aménagement de l’eau des Deux-Sèvres. Selon les gendarmes qui se sont rendus sur place, des coups de cutter ont été donnés sur les bâches de ces retenues d’eau. Des cadenas ont aussi été brisés pour rendre les sites accessibles. […] »

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Vendée, Charente et Charente-Maritime : Duplomb dans l’aile ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/07/vendee-charente-et-charente-maritime-duplomb-dans-laile/ Mon, 07 Jul 2025 17:06:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59913 Continuer la lecture ]]> La Grappe / lundi 7 juillet 2025

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Un an après l’énorme mobilisation anti-bassine du Village de l’eau, les mésanges sont revenues armées de cutters pour mettre hors d’état de nuire 4 bassines en Vendée, Charente et Charent-Maritime ! Elles s’ajoutent à la vingtaine déjà déchirées de la région. Le collectif DUPLOMB (Débâchages Unis Pour L’Obstruction aux Méga-Bassines) nous propose cette fois un mini-film en guise de revendication. A vos pop-corns ! ah ben non, c’est fini le maïs !

Duplomb dans l’aile – 4 bassines de moins !

Dans les arrières salles du Parlement, certains projettent un futur catastrophique. La loi Duplomb qui légalise les manigances des lobbys est imposée sans débat en commission mixte paritaire : retour des néonicotinoïdes et levée des barrières pour les pesticides, carte blanche pour les ferme-usines et les méga-bassines…

De notre côté, face à ce qu’ils nous imposent de loin, nous préparons un autre avenir, là où nous vivons. C’est là que nous avons décidé d’apporter quelques réponses tranchées à la loi Duplomb.

Les habitant.es du Poitou qui tiennent à leurs terres et à leur ressource en eau savent qu’il est possible d’accéder aux bassines : plus d’une vingtaine a déjà été débâchée depuis 2021. Alors comme le veut la noble tradition du cutter picto-charentais, nous avons nous aussi découpé les bâches de 4 d’entre elles.

Nous avons ainsi mis hors d’état de nuire deux bassines, depuis longtemps illégales mais toujours utilisées, à Ferrières et Benon dans la plaine d’Aunis . Nous en avons ciblé deux autres : à Ste Gemme la plaine en Vendée et à Fouqueure en Charente.

Nous sommes tenu.es d’agir puisqu’ils ne veulent plus entendre les voix qui s’élèvent autrement. Dans la Plaine d’Aunis en Charente-maritime, le nombre de cancers infantiles liés au modèle bassines explose. En Vendée, les bassines accélèrent la dégradation des rivières. En Charente, des irrigants s’accaparent l’eau pour des cultures intensives de maïs, au détriment de leur voisin.es et de la biodiversité.

Nous refusons de céder à l’abattement. Nous sommes résolu.es à mettre fin à l’impunité dont jouissent les accapareurs de terres et d’eau. Si la loi Duplomb cherche à ce point à sauver le système bassine c’est parce que celui-ci est déjà en train de s’effondrer . De nombreux projets sont déjà abandonnés ou à l’arrêt par décision de justice. Les coûts de réalisation et de sécurisation des chantiers ont explosé. Les bassines ne trouvent plus d’assureur. La petite minorité d’irrigants qui en profitent ont de moins en moins d’ami.es parmi leur voisin.es. Nous comptons bien pousser à l’abandon définitif de ces dispositifs.

La complicité de l’État avec le lobby agro-chimique pour promouvoir les méga-bassines est de plus en plus flagrante. Les banques, les pouvoirs publiques et les spéculateurs s’accordent pour dicter la loi. Nous ne voulons plus assister impuissant.es aux ingérences au sein des instances locales de gestion de l’eau, au lobbying effréné des semenciers et producteurs de pesticides pour dissimuler leur méfaits ou à l’instrumentalisation de la colère agricole par les dirigeants de la FNSEA. En neutralisant ces 4 bassines, nous visons tout un système qui agit comme une mafia.

Il ne s’agit pas d’un acte isolé. Nous ajoutons nos incisions aux coups déjà portés par tant d’autres :

celles et ceux qui par leurs enquêtes mettent à jour les rouages sordides de l’agro industrie
celles et ceux qui lancent des recours juridiques
celles et ceux qui se battent au quotidien, en dépit des menaces, pour faire exister d’autres pratiques agricoles protectrices des terres et de l’eau.
celles et ceux qui organisent des assemblées de bassin versant
celles et ceux qui ont manifesté et manifesteront contre les bassines et la loi Duplomb
celles et ceux qui sabotent ingénieusement
celles et ceux qui s’apprêtent à empêcher le démarrage de chantiers de méga-bassines dans le bassin du Clain.

Tant qu’il y aura des projets de bassines, nous irons leur rendre visite. Nous avons des ami.es partout.

DU PLOMB (Débâchages Unis Pour L’Obstruction aux Méga-Bassines)

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Tréguennec (Finistère) : L’eau restera dans l’étang cette année ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/26/treguennec-finistere-leau-restera-dans-letang-cette-annee/ Wed, 26 Mar 2025 18:26:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58787 Continuer la lecture ]]> Les Soulèvement de la Terre / mardi 25 mars 2025

Communiqué sur le désarmement de la pompe de l’étang de Saint Vio

Des militants des Soulèvements de la Terre ont désarmé la pompe de l’exploitation Kandoorp, qui a permis de pomper allègrement et illégalement dans l’étang de St Vio pendant de nombreuses années.

C’est avec joie que nous annonçons le démontage de la pompe de l’exploitation Kaandorp qui prélevait depuis plusieurs années pour arroser les serres et les champs du bulbiculteur.

Voyant que suite à la décision du préfet en octobre 2024 d’interdire le pompage et d’astreindre l’exploitant à désinstaller son matériel (cf. source(1)), le démontage de la pompe tardait, des militants des soulèvements de la Terre ont avancé les travaux.

Jour de fête pour cet étang qui n’aura plus a souffrir de l’accaparement de l’eau pendant l’Été, avec des prélèvement déclarés allant jusqu’à 145 000 m3/an pour un étang de 150 000m3 (cf. source (2)). Eau qui servait à diluer le mélange de pesticides plus ou moins illégaux utilisés dans les champs pour faire pousser ces bulbes sans accroc, et en quantité astronomique puisque les ruisseaux alentours présentent les plus fortes concentrations en pesticides de la région cornouaille. (cf. (3))

Des bulbes sur sol drainant sablonneux, qui malgré une consommation intensive de l’eau et des produits phytosanitaires n’ont pas nourri grand monde, si ce n’est de déjà trop gros porte-feuilles. Apaisement donc pour cet espace protégé qui reprend ses droits, tranquillité pour ces oiseaux qui trouveront toujours refuge et nourriture.

Une zone humide au rôle crucial, qui retient l’eau douce avant son passage à l’océan, qui la filtre, et qui regroupe une biodiversité fragile.

Nous remercions Monsieur Kaandorp pour sa participation à l’effort de créer un monde plus durable, le métal récupéré reviendra aux caisses militantes anti-répression.

En vous souhaitant un bon vent!

 

Sources:

(1) télégramme: Pompage illégal : le préfet sanctionne financièrement un producteur de fleurs installé à
(2) Les relevés de pompage dans l’étang de Saint Vio
(3) Les ruisseaux aux alentours des champs de bulbes présentent des concentration jusqu’à dix fois supérieures aux seuils : https://ouesco.fr/documentsofficiels/

 

Images


Meulage d’un tuyau

 


Et l’eau jaillit de la pompe

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Châtellerault (Vienne) : Ni GPSO, ni méga-bassines ! https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/11/chatellerault-vienne-ni-gpso-ni-mega-bassines/ Fri, 11 Oct 2024 16:22:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56977 Continuer la lecture ]]> La Grappe / vendredi 11 octobre 2024

Ni GPSO, ni méga-bassines : communiqué à propos de nos actions la nuit dernière à Châtellerault.

La nuit dernière nous avons visibilisé les activités dégoûtantes de Groupama et Artelia à Châtellerault. Ces firmes sont des artisanes du désastre en cours. Les gens du Châtelleraudais ont le droit de savoir qui conspire à deux pas de leur maison. Deux grands projets inutiles et néfastes que nous combattons sont soutenus par ces entreprises : le système bassinaire d’une part, le Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) d’autre part.

« Groupama assure le désastre
No bassaran »

Groupama tout d’abord : l’assureur des méga-bassines. À rebours des changements nécessaires dans les pratiques agricoles, la compagnie d’assurance permet, en acceptant d’assurer les bassines, la perpétuation et l’approfondissement d’un modèle néfaste. Au moment où notre adaptation aux changements climatiques nécessiteraient une agriculture qui favorise la présence des animaux et insectes, la richesse des sols, la production de nourriture pour les habitant.es du territoire, les méga-bassines font tout le contraire. Elles favorisent une agriculture de rendement explosif, orientée vers l’exportation des céréales, comme le village de l’eau en a fait la démonstration l’été dernier. En dépit du récit fallacieux de ses promoteurs, le système bassinaire est la tentative de sauver le système agro-industriel des grandes monocultures, qui exploite le sol sans vergogne, chasse le vivant du territoire, détruit les paysages qui font notre histoire et spécule sur notre dos.


« Artelia complice
La LGV ne passera pas »

Artelia ensuite : ce discret et puissant groupe d’ingénierie est lourdement impliqué dans le développement du GPSO. La Ligne à Grande Vitesse (LGV) qui doit relier Bordeaux à Toulouse et Dax est la lubie dépassée de quelques élu.es et riches groupes industriels. Le GPSO est un projet digne des années 1970, époque de sa conception. Il ambitionne de relier les grandes villes à Paris, quel qu’en soit le prix pour les habitant.es sur son parcours, quels que soient les territoires qu’il va défigurer en les traversant. Les détails de son coût exorbitant ne sont pas encore connus : d’une première estimation à 14Md€, il se peut, selon le directeur de SNCF Réseau lui-même, que son coût pour lae contribuable se situe finalement autour de 20Md’€, dont un tiers sera supporté par les collectivités territoriales non ou mal desservies. Les gains de temps estimés sont modestes et surtout ne tiennent pas compte des trajets supplémentaires que devront faire les habitant.es dont les gares auront été shuntées par le projet. L’enquête publique réalisée sur le projet était pourtant implacable : « Le service de la grande vitesse étant consubstanciel à la desserte exclusive des grandes agglomérations, le risque de métropolisation est patent. L’irrigation du territoire présenté comme un argument en faveur du projet risque de se transformer en drainage du territoire et en concentration de l’activité sur les métropoles. » [Extrait de l’enquête publique de 2014-2015]. Enfin, à ce racket organisé des territoires ruraux en faveur d’un projet reliant les grandes villes s’ajoute l’impact colossal pour l’environnement : « Ce projet va détruire près de 5000 hectares de terres (agricoles, forêt et zone humides), et fragmenter des territoires impactant la biodiversité (dont 8 sites Natura 2000) » comme l’explique le collectif LGV Non Merci.

Quiconque connaît la vie avant la LGV dans notre région connaît les désastres qu’elle a engendrée. Quiconque connaît le Marais poitevin, ou a pris le temps d’écouter ses grands-parents à son propos, connaît l’importance de cette zone humide. La vallée du Ciron et le Marais poitevin détiennet une richesse exceptionnelle. Les formes de vie qui les habitent et les pratiques agricoles traditionnelles sont étroitement liées à l’eau. Nous ne laisseront pas ces territoires se faire lacérer et assécher ni par des rails ni par les méga-bassines.

Les cibles ne manquent pas : chantiers, bureaux d’études, donneurs d’ordres et porteurs de projets… Un coup de peinture fraîche, deux coup de tournevis et de mousse expansives suffisent à visibiliser les acteurs du désastre en cours. D’autres actes suivront certainement. La richesse des pratiques de luttes paysannes peuvent vous permettre d’entrevoir nos imaginaires.

Nous invitions les habitant.es du Châtelleraudais et plus généralement de tout le Poitou-Charentes à rejoindre l’iniative Freinage d’Urgence les 11, 12 et 13 octobre contre le GPSO en Gironde.

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Note d’Attaque : deux autres photos, tirées de la Nouvelle République


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La Rochelle : Quelques affrontements à la manifestation contre l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie https://attaque.noblogs.org/post/2024/07/21/la-rochelle-quelques-affrontements-a-la-manifestation-contre-laccaparement-de-leau-par-lagro-industrie/ Sun, 21 Jul 2024 19:06:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56314 Continuer la lecture ]]> franceinfo / samedi 20 juillet 2024

La deuxième manifestation contre les bassines, samedi 20 juillet, a été plus tendue que celle organisée la veille, dans la Vienne. Dans le cadre de la mobilisation contre les bassines, jusqu’à 10 000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à une manifestation à La Rochelle (Charente-Maritime), le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, faisant état de 5 000 manifestants auprès de France Bleu. Ils souhaitaient dénoncer les grands acteurs de la filière céréalière, associés à la construction des réserves d’eau contestées et à un « accaparement » de l’eau par l’agro-industrie.

Les autorités avaient une nouvelle fois mis en garde contre des affrontements en raison de la présence de « plusieurs centaines d’individus radicaux » et déployé un très important dispositif de sécurité. Tôt le matin, environ 200 manifestants l’ont déjoué en s’introduisant par surprise, depuis le pont de l’Île-de-Ré, dans le terminal agro-industriel du port de La Pallice, délogés ensuite dans le calme par les gendarmes. Mais le port de commerce est resté l’objectif des deux cortèges qui se sont élancés en début d’après-midi depuis le centre-ville, l’un calme et familial, l’autre plus déterminé.

Vers 13h30, des gendarmes ont chargé à l’arrière de ce second cortège, avec tirs de grenades lacrymogènes et coups de matraque, après des dégradations d’abribus et de commerces notamment. « On respectait le fait de ne pas faire d’intrusion sur le site [du port de commerce]. C’était ce qu’ils craignaient, mais c’était le deal. Et le deal a été rompu », déplore Juliette Rivière, porte-parole du mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre, l’un des organisateurs. La dislocation du cortège s’est accompagnée de brefs affrontements entre des manifestants et les forces de l’ordre, avec barricades, feux de poubelles, dégradations, jets de projectiles et de grenades lacrymogènes. Selon un bilan du parquet de La Rochelle, quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés et cinq manifestants, tous légèrement. Sept personnes ont été interpellées, principalement pour des faits d’intrusion.

L’autre cortège avait longé le bord de mer pour s’approcher à pied, certains en kayaks, du port de La Pallice. Les deux se sont rejoints vers 15 heures, les organisateurs décidant alors de rebrousser chemin au centre-ville, avec encore quelques échauffourées sur le retour, avant une baignade des derniers participants vers 16h30.

Les suites des gardes à vue

extrait du Parisien / dimanche 21 juillet 2024

[…] Le parquet a indiqué dimanche que six gardes à vues allaient être levées avec trois convocations devant le délégué du procureur : l’une pour intrusion dans la zone portuaire, une ordonnance pénale pour rébellion et participation à une manifestation interdite, ainsi que des convocations devant le tribunal correctionnel pour entre autres, une intrusion dans un Ehpad. Une dernière garde à vue a été prolongée « car l’individu donne une fausse identité », selon le parquet. […]

[στα ελληνικά]

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Trémentines (Maine-et-Loire) : « No Bassaran » https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/20/trementines-maine-et-loire-no-bassaran/ Thu, 20 Jun 2024 18:32:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55996 Continuer la lecture ]]> extraits du Courrier de l’Ouest / mercredi 19 juin 2024

Une réserve d’eau de 40 000 m³ destinée à l’irrigation agricole a été dégradée volontairement à Trémentines près de Cholet, probablement au cours de la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris auprès du procureur de la République d’Angers et des propriétaires de l’équipement. Le ou les auteurs, qui ont adressé un mail anonyme de revendication à la presse mardi soir, ont d’abord arraché la clôture entourant la réserve en trois endroits, avant de taillader la bâche au niveau de l’eau sur la totalité de son périmètre.

Le tag « No Bassaran » a été retrouvé sur une cabane abritant la pompe relevage la réserve. Il s’agit du mot d’ordre du collectif Bassines non merci, opposé aux réserves collectives de stockage d’eau dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Le préjudice total des dégradations s’élèverait à 150 000 €.  [… le propriétaire de la méga-bassine n’est pas content ; NdAtt.]

Dans un mail transmis mardi soir à plusieurs rédactions dont celle du Courrier de l’Ouest, un collectif rebaptisé FNSEA (Foule nombreuse solidaire des écosystèmes abîmés), en référence ironique au syndicat agricole majoritaire, a revendiqué l’action.
Dénonçant un accaparement de l’eau par une minorité et appelant  à désarmer l’agro-industrie .  L’eau n’a pas vocation à croupir dans une bassine, mais bien à courir dans les ruisseaux qui font les grands fleuves, à s’infiltrer et nourrir les nappes phréatiques, justifient les auteurs.
[… les associations corporatives des entrepreneurs agricoles, appelées à tort « syndicats », ne sons pas contentes ; NdAtt.]

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Pertuis (Vaucluse) : Contre-attaque partout – pourquoi nous avons sabotés les machines de Pellenc ? https://attaque.noblogs.org/post/2022/05/17/pertuis-vaucluse-contre-attaque-partout-pourquoi-nous-avons-sabotes-les-machines-de-pellenc/ Tue, 17 May 2022 19:14:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=49868 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / mardi 17 mai 2022

Roger Pellenc, maire de Pertuis, PDG d’une industrie multinationale, veut étendre son territoire en détruisant 86 hectares de terres agricoles fertiles sur sa commune. Ce projet aurait pour but de doubler la surface de la zone commerciale existante, donnant à l’entreprise Pellenc une trentaine d’hectares pour se développer. Fin novembre 2021 des militant-es ont commencé l’occupation de maisons et de terres promises à la destruction : la Zone A Patates (ZAP) est née. Depuis les intimidations par le maire et sa police se succèdent : destruction illégale d’une maison, saccage d’une réserve d’eau, surveillance policière…

Le 14 mai 2022 avait lieu le Charivari, un carnaval-manifestation pour protester contre ce projet et défendre la ZAP face aux menaces d’expulsions. L’itinéraire se terminant près d’un site de stockage de Pellenc nous avons décidé d’attaquer son capital en s’en prenant aux vendangeuses exposées. Les vitres des machines sont parties en éclats, des câbles ont été arrachés, les carrosseries ont étés cabossés et de la peinture a recouvert la dizaine de monstres mécaniques. Ces vendangeuses représentent le remplacement du travail humain par la robotisation croissante de l’agriculture, l’exploitation de minerais rares pour leur fabrication, l’utilisation d’énergies fossiles pour leur fonctionnement et l’endettement à vie des agriculteurs-ices.

Raser des arbres, bétonner des terres agricoles, expulser les habitant-es de leur maison, exproprier des agriculteurs-ices, développer des industries mortifères, condamner à la mort un milieu vivant : voilà pour nous la violence à combattre. Face au ravage du capitalisme, représenté localement par Pellenc et son projet de destruction, s’en prendre à des machines inertes relève d’un geste de contre-attaque qui ne demande qu’à prendre de l’ampleur.

Le mouvement écologiste a devant lui une responsabilité historique : l’ampleur du ravage s’étend de jour en jour. Face à cela, nous nous retrouvons piégé-es dans la défense éternelle de « l’environnement » à l’aide d’outils désuets accordés par le système. A Pertuis, depuis quelques années, les actions s’enchaînent pour empêcher la mise en place du projet : recours juridiques, plantations collectives, manifestations, occupations… Pendant ce temps le ravage se poursuit partout ailleurs et le projet d’extension ne semble pas être suspendu. Au niveau local, si les tactiques défensives ne doivent pas être abandonnées elles doivent s’articuler avec des tactiques plus offensives. Sans cela nous nous retrouvons devant l’impossibilité d’établir des rapports de force. En parallèle, les luttes locales doivent élargir leurs ambitions : si nous luttons pour conserver des terres nous devons comprendre que leur destruction s’inscrit dans la logique capitaliste. Sans attaques directes et efficaces contre les infrastructures du ravage nous sommes condamnés à lutter à vie et en vain pour préserver quelques hectares de vivant au milieu d’un monde devenu mortifère.

Prenons-nous au sérieux. Passons à l’offensive.

Des écologistes.

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La Rochénard/Epannes (Deux-Sèvres) : Manifestation contre les bassines… et la canalisation perd des pièces https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/28/la-rochenard-epannes-deux-sevres-manifestation-contre-les-bassines-et-la-canalisation-perd-des-pieces/ Mon, 28 Mar 2022 19:03:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48978 Continuer la lecture ]]> Les Soulevements de la Terre / dimanche 27 mars 2022

Plus de 7 000 personnes manifestent et démontent le réseau de pompage d’une bassine en projet

Ce samedi 26 mars, plus de 7 000 personnes se sont rassemblées dans les Deux-Sèvres à la Rochénard, une mobilisation d’une ampleur inédite contre les projets de méga-bassines qui accaparent l’eau dans la région. La manifestation s’est poursuivie par le démontage du réseau d’alimentation d’une future bassine, qui prélèvera l’eau au détriment des besoins des habitants de Vallans en eau potable.


Le cortège festif et coloré s’est rassemblé sur le site d’un des projets de bassine de 220 000 m3 et 7 hectares, Sev5, où habitants, paysans, syndicalistes, naturalistes, militants du climat, ont rappelé leur détermination à stopper ces projets pour protéger et partager les ressources en eau. Munis de bêches, de plants et de semis, les participants ont encerclé puis replanté et occupé l’espace de cette bassine en projet… devant appartenir, entre autres, au président de la FDSEA des Deux-Sèvres.

Les manifestants ont ensuite excavé et prélevé plusieurs sorties d’eau du réseau de pompage de la bassine en projet d’Epannes. Lors de la dernière manifestation, le débâchage d’une bassine et le démontage d’une pompe avait montré la fragilité de ces infrastructures, encore démontrée aujourd’hui par le prélèvement et la mise hors service de cette partie du réseau – malgré un dispositif policier disproportionné et portant atteinte à la liberté de manifester. Une nouvelle d’autant plus importante que ce réseau de pompage devait servir à détourner l’eau des habitants de Vallans, mais aussi à concentrer les droits d’eau pour une poignée d’exploitants agricoles, au détriment de tous les autres. Ce montage démontre bien que les bassines serviront à augmenter les prélèvements d’eau et pomper toujours plus dans les nappes phréatiques, malgré ce que veulent faire croire les promoteurs de ces bassines.

En fin de journée, malgré les tentatives répétées de bloquer l’arrivée des tracteurs et les interdictions préfectorales, les manifestants ont finalement réussi à faire la jonction avec eux, alors même que les paysans sont les premières victimes de ces projets d’accaparement d’eau, typiques de ce modèle agro-industriel.

L’ampleur et la détermination inédites de ce nouveau rassemblement ne sont pourtant qu’un début : les manifestants appellent d’ores et déjà à un printemps maraichin et à plusieurs mois de mobilisation intense contre les méga-bassines tant que ces projets ne seront pas stoppés.

Alors que le gouvernement semble vouloir soutenir et financer tous les projets de méga-stockage d’eau en France et suite au Varenne de l’eau, co-piloté par la FNSEA et les agro-industriels,

Alors que la société anonyme des Deux-Sèvres se targue du remplissage d’une première bassine à Mauzé-sur-le-Mignon, dans un contexte de grave déficit hydrique des nappes phréatiques et des rivières,et annonce pouvoir démarrer trois nouvelles méga-bassines (Priaires, Epannes et Sainte Soline),

Alors qu’en réponse, des débâchages de bassines se multiplient en Poitou-Charentes,

Nous amplifierons toujours plus notre mobilisation et nos résistances face à ces projets aberrants. No bassaran !

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extrait de la Nouvelle République / samedi 26 mars 2022

[…] 15h45 Les forces de l’ordre tirent des lacrymogènes et déploient un canon à eau face aux manifestants entre Epannes et Vallans. Des manifestants reculent. Quelques-uns jettent des pierres en direction de gendarmes.  » Evacuez les lieux ou nous ferons usage de la force « , prévient un représentant des forces de l’ordre par haut-parleur.
Les organisateurs appellent à remonter sur le chemin principal. Le cortège a repris son chemin vers Vallans, toujours en musique. […]

16h03 Des manifestants et des gendarmes continuent à se faire face dans un champ. Les gaz lacrymogènes remontent, portés par les vents, et se rabattent en direction du cortège principal qui commence à se disloquer. […]

16h20 Pendant de longues minutes, un groupe de manifestants et les gendarmes continuent à se faire face. Aux tirs de gaz lacrymogènes, certains répliquent par des tirs de feux d’artifice. Finalement, le groupe finit par remonter en direction du cortège principal.

16h35 Nouveaux heurts à l’entrée du bourg de Vallans. Les forces de l’ordre entendent empêcher les manifestants de pénétrer dans le bourg. Ils tirent des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement sur la queue du cortège, bloqué à la hauteur du stade municipal. Au moins un hélicoptère survole la manifestation ainsi qu’un drone. […]

 

le même journale, dans l’édition du lendemain, précise que  » […] Une station d’irrigation a été saccagée et une canalisation a été déterrée par les manifestants sur la commune d’Epannes. « Le montant du préjudice n’a pas encore été évalué mais il est elevé », indique la Coop de l’Eau. […] « 

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Vienne et Deux-Sèvres : Il pleut des lames sur les bassines https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/19/vienne-et-deux-sevres-il-pleut-des-lames-sur-les-bassines/ Sat, 19 Mar 2022 20:02:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48865 Continuer la lecture ]]> extrait des Soulèvements de la terre / mardi 15 mars 2022

Les Soulèvements de la Terre ont récemment reçu des documents nous informant du démantèlement de deux mégas bassines dans les Deux Sèvres et la Vienne.

Ce débâchage qui intervient à quelques de nouvelles grandes manifestations publiques contre les méga-bassines du 25 au 27 mars est ici revendiqué par le Comité exécutif de la direction régionale de protection de l’eau (DRPE).

Voici les deux textes :

AVIS DE DÉCISION – Comité exécutif de la direction régionale de protection de l’eau (DRPE)
IL PLEUT DES LAMES SUR LES BASSINES – Rapport d’exécution reçu le 2 mars 2022 à la DRPE

 

Note d’Attaque : l’article des journaux qui parle des deux sabotages. 

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Sevreau (Deux-Sèvres) : Les yeux indiscrets de la flicaille scrutent les opposant.e.s aux bassines https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/18/sevreau-deux-sevres-les-yeux-indiscrets-de-la-flicaille-scrutent-les-opposant-e-s-aux-bassines/ Fri, 18 Mar 2022 20:37:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48852 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / vendredi 18 mars 2022

Une caméra militaire raccordée à un routeur et des batteries lithium a été découverte sous un filet de camouflage à l’entrée du bourg de Sevreau, près de Niort. Elle était orientée vers le domicile du père de Julien Le Guet, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! ». Ce collectif s’oppose, depuis plusieurs années, au nom de la protection de l’environnement, à la construction de grandes réserves d’eau pour les agriculteurs des Deux-Sèvres.


Souriez car à partir de maintenant, vous êtes filmés. ​Julien Le Guet essaie d’en plaisanter mais il n’a pas vraiment envie de rire, ce vendredi 18 mars. A une semaine de la mobilisation citoyenne attendue à La Rochénard contre le projet des réserves de substitution, le porte-parole du collectif « Bassines non merci ! » a découvert que la maison de son père était sous surveillance vidéo et sans doute sur écoute​.

À proximité de son habitation située à l’entrée du bourg de Sevreau, entre Niort et Magné, c’est tout un dispositif militaire qui a été installé à l’abri des regards. C’est le chien d’un ami qui a flairé les équipements dernier cri : une caméra, sortant à peine du sol, recouverte de ronces et d’herbe, reliée à un routeur Pepwave et à deux mallettes renfermant des batteries lithium de haute technologie étiquetées Accuwatt, dissimulées dans un fossé, sous une bâche et un filet de camouflage.

Accuwatt est reconnue dans l’étude et la conception de batteries communicantes (tous réseaux RS 485, LoRa, SigFox, 4G, 5G, Iridium) toutes technologies avec une compétence particulière pour les batteries lithium militarisées à destination des forces de police, gendarmerie et tous groupes opérationnels. Il s’agit d’un fournisseur historique des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de l’OTAN ainsi que des plus grands donneurs d’ordres civils de l’industrie française.

Ces méthodes sont extrêmement choquantes​, a réagi Christian Le Guet. La nouvelle préfète dit qu’elle est prête à nous rencontrer. On voit effectivement qu’elle est dans l’écoute, coûte que coûte​, s’indigne son fils. Après avoir hésité à rapporter le matériel à la préfecture, le duo a finalement décidé d’aller installer le dispositif au bord de la Sèvre sur le canal TV loutre​… Un dépôt de plainte pourrait suivre.

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Vienne et Deux-Sèvres : Deux bassines agro-industrielles sabotées https://attaque.noblogs.org/post/2022/03/12/vienne-et-deux-sevres-deux-bassines-agro-industrielles-sabotees/ Sat, 12 Mar 2022 20:22:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=48756 Continuer la lecture ]]> note d’Attaque, le 16 mars : on pourra lire la revendication de ces actions ici.

France Info / vendredi 11 mars 2022

Deux retenues d’eau ont été vandalisées ces derniers jours dans la région. La semaine dernière à Nouaillé-Maupertuis dans la Vienne, et ce jeudi à Salles, dans les Deux-Sèvres. Un étrange comité envoie des revendications aux médias.


C’est un étrange communiqué qui est parvenu aux médias de la région. Il émane d’un groupe qui se baptise « Comité exécutif direction régionale de protection de l’eau (DRPE) » et sous des allures plus ou moins officielles dans la présentation, revendique les dégradations récentes des bassines dans la région.

Le communiqué se présente en deux parties. La première intitulée « rapport » annonce le démantèlement des réserves rattachées à différentes sociétés comme Lorilor à Rouillé dans la Vienne ou bien encore Pampr’oeuf à Pamproux, dans les Deux-Sèvres. Le comité lance un ultimatum à ces entreprises qu’elle appelle les « accapareurs ».

 » Les accapareurs sus nommés ont 10 jours pour se mettre en conformité et engager eux même le démantèlement ou la mise à l’arrêt des dites réserves de substitution.  » Comité exécutif de la direction régionale de protection de l’eau

La deuxième partie intitulée « sentance » (sic) détaille les actions de démantèlement qui ont été effectuées sur deux réserves. L’une dans l’A.S.A des Dames à Nouaillé-Maupertuis, l’autre dans le site Pampr’oeuf de Pamproux.
Le comité estime que ces entreprises ont notamment « accaparé en bande organisée les ressources en eau du territoire, et détruit à rythme soutenu une agriculture socialement et écologiquement viable. »

Dans les deux cas de bassines vandalisées, les bâches d’étanchéité ont été lacérées, rendant les retenues d’eau inutilisables.

Le président du groupe Pampr’oeuf à Pamproux, Stéphane Nérault ,parle d’un « acte barbare commis par des anarchistes ».
 » On ne comprend pas pourquoi on est visé par ces gens dans la mesure où notre réserve est aux normes.(…) On a encore 400.000 euros d’emprunt bancaire à rembourser… Il va falloir trouver des responsables. » Stéphane Nérault président du groupe Pampr’oeuf

Dans ses conclusions, le prétendu comité estimé que « l’État français prévoit de financer à hauteur de 70% plusieurs centaines de réserves de substitutions sur le territoire » et il appelle « tous les acteurs non représentés du territoire à se mettre en action pour neutraliser cette dynamique d’un autre temps avant que les dégâts ne soient irréversibles« .

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extrait de la Nouvelle République / vendredi 4 mars 2022

Des coups de cutters sur plus du tiers haut de la surface de la bassine. Les dégâts sur cette retenue d’eau à destination agricole, située au lieu-dit Les Bouilleaux, à Nouaillé-Maupertuis ont été découverts par hasard vendredi 25 février 2022, lors d’une visite informelle d’un agriculteur en retraite.
Le préjudice est estimé à 25.000 €. Et, comme le signale Simon Baille-Barrelle, l’un des deux propriétaires de l’ouvrage de l’ASA des Dames avec Luc Tomowiak, « c’est réparable mais ce n’est pas assurable. » Ils en sont donc de leurs poches.

Une plainte a été déposée, une enquête de gendarmerie ouverte et des techniciens en identification criminelle (TIC) sont venus procéder à des relevés d’empreintes sur le site. […]

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Toulouse/Tarn : Il n’y aura pas de barrage à Sivens https://attaque.noblogs.org/post/2019/10/19/toulouse-tarn-il-ny-aura-pas-de-barrage-a-sivens/ Sat, 19 Oct 2019 08:20:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=29663 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / vendredi 18 octobre 2019

Cette semaine, les nuits étoilées et la pleine lune ont laissé briller la contestation contre le barrage de Sivens en plusieurs endroits.
Un avertissement pour les entreprises et les décideur.euses impliqué.es dans le plan d’amenagement du territoire à Sivens. La chambre d’agriculture de Toulouse (fnsea, semmenciers et autres acteur.ices de l’agroindustrie s’y réunissent) et l’agence de l’eau Adour Garonne (en charge de l’étude sur les besoins en eau pour les agriculteurs intensifs) ont vu leurs facades repeintes asssortis d’un message clair : Il n’y aura pas de barrage à Sivens. Un pylone dans la vallée de Sivens a brulé, coupant les communications.

L’agence de l’eau – image tirée d’Indymedia Nantes


Amenageurs, élu.es, agroindustriels, semenciers, tous crient déjà publiquement à la victoire : la magie du consensus semble diriger tout ce beau monde vers la construction d’un nouveau barrage à Sivens : à seulement 300m de la zone humide qui a été détruite et du champs sur
lequel les forces de l’ordre tuèrent Rémi Fraisse il y a 5 ans.
Vous n’avez ni respect pour le vivant, ni pour les morts !
Alors que le trauma chez les habitant.es du coin et les opposant.es au projet commence tout juste à se resorber, la reprise des negociations pour servir les interets de quelques agriculteur.ices intensifs sonne comme une énième humiliation.
Les acteurs et actrices de ce chantier mortifère en tout point reprennent du service en fanfaronnant tout en continuant d’ignorer les voix qui s’y opposent. Ce n’est pas quelques espèces menacées qui l’on vient défendre, c’est tout le systeme qui extermine et opprime le vivant au profit d’une classe bourgeoise et blanche que l’on vient attaquer.

TOUT, les opposants au barrage de Sivens remmettent en question toute autorité : de celles élues démocratiquement qui imposent leur projets inutiles à celles qui imposent un modèle agricole industriel, de celles qui oeuvrent à la betonisation et la gestion des espaces naturels à
celles qui oppressent et exploitent humain.es et animaux.

Ras le bol de faire de la pédagogie, c’est la fin de l’agroindustrie !
Par ce qu’iels semblent faire la sourde oreille face à l’opposition qui s’exprime de partout nous avons choisi de la rendre un peu plus réelle pour les entreprises et les lieux de pouvoir qui font leur beurre avec ce projet comme avec tant d’autres. Quand les masses crient qu’il y a
urgence, les petits groupes agissent. Et si iels persistent à ignorer ces cris et ces actes il faudra bien que les responsables payent ! Cette force d’opposition continuera de se repandre en actes plus forts que ceux qui ont eu lieu ces dernières nuits…

Contre le barrage et son monde, soyons vivant.es et organisé.es !

Resistance et Sabotage. La Zad est touPar !

 

[in italiano]

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