affaire des antifas de Budapest – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sat, 22 Aug 2026 16:31:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Prison de Budapest (Hongrie) : Maja agressé.e par des surveillants et soumis.e à une procédure disciplinaire https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/22/prison-de-budapest-hongrie-maja-agresse-e-par-des-surveillants-et-soumis-e-a-une-procedure-disciplinaire/ Sat, 22 Aug 2026 16:29:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63648 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / mardi 11 août 2026

Université de Munich, le 4/2/2026

Depuis fin juin, la direction et les fonctionnaires de la prison de Budapest, où Maja est détenu.e, essayent d’empêcher Maja de porter des vêtements dits féminins. Les harcèlements se sont intensifiés le 17 juillet 2026, lorsque plusieurs fonctionnaires ont écrasé et légèrement blessé Maja, dans sa cellule de prison. L’établissement [pénitentiaire] a ensuite engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de Maja, car Maja aurait prétendument agressé les fonctionnaires. La procédure est en cours. Maja risque d’être exclu.e des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois et donc de se trouver à nouveau dans un isolement complet.

Depuis mai 2026, Maja portait le plus souvent, en détention, des jupes et des robes reçues dans des colis de vêtements envoyés par sa famille. Fin juin 2026, il y a eu un entretien avec la direction de la prison, au cours duquel la demande de Maja de participer à la promenade collective a été rejetée sans aucune justification. À cette occasion, le chef de la sécurité a communiqué oralement à Maja que le port de vêtements féminins serait interdit.

Maja a continué à porter des jupes, des robes et d’autres vêtements prétendument féminins. Certains fonctionnaires ont essayé de l’en empêcher, d’autres non. À la fin, Maja s’est imposé.e et, pendant un petit peu de temps, a pu s’habiller selon son libre choix.

Ensuite, l’établissement a commencé à profiter des visites (de la famille, de l’avocat, de parlementaires et du pasteur) pour harceler Maja : Maja devait porter des leggings sous sa robe, qui arrivait aux genoux, ou alors mettre la robe dans un pantalon ; lors d’un parloir, un fonctionnaire a pris une photo de Maja ; les fonctionnaires cherchaient querelle à Maja et prétendaient que le port de vêtements féminins serait interdit dans une taule pour hommes. Le 13 juillet 2026, un haut fonctionnaire a lui aussi déclaré à Maja que les vêtements féminins seraient interdits. Maja n’a jamais reçu de justification écrite ou juridique à ce sujet.

Puis, le 17 juillet 2026, un commando de cinq fonctionnaires, dont le chef de la sécurité et un fonctionnaire masqué, est entré dans la cellule de Maja. Ils voulaient fouiller la cellule à la recherche d’objets interdits. Maja a exigé le règlement intérieur en langue allemande, ainsi qu’un appel téléphonique à son avocat et au consulat. Les fonctionnaires ont refusé tout cela. En ce moment, Maja portait une culotte et un débardeur et devait s’habiller un peu. Maja a mis une robe. Les agents ont sommé Maja de porter autre chose. Maja a refusé. Après cinq minutes de dispute, ils ont menacé de recourir à des mesures coercitives. Maja en a demandé la justification juridique, en vain. Sur un signe du chef de service, l’agent cagoulé a plaqué Maja au sol, plusieurs fonctionnaires se sont agenouillés sur Maja, lui ont pressé la tête contre le sol et lui ont mis les menottes.

Maja a été traîné.e de force dans une salle de soins. À partir de ce moment, le directeur de l’établissement était aussi présent. La médecin a constaté une lèvre fendue et des douleurs sur le côté gauche du front. Pour cet examen, Maja a été déshabillé.e sous la contrainte. La robe a été prise et à sa place Maja a reçu un polo. Quant aux blessures, plus tard Maja a constaté elle/lui-même : une lèvre fendue, une contusion à l’oreille, des douleurs au côté gauche de la mâchoire et à la tempe gauche et des forts maux de tête.

Après cette agression, les fonctionnaires ont retiré de la cellule de Maja tous les vêtements féminins, ou ce qu’ils considèrent comme tels, et les ont emmenés au dépôt. Un fonctionnaire a ensuite informé Maja qu’une procédure disciplinaire allait être engagée à son encontre, car Maja aurait agressé les fonctionnaires. Par la suite, un commando de six personnes, armées de mitraillettes, a conduit Maja, avec des menottes, une ceinture de contention et des entraves aux pieds, à l’hôpital municipal, où on lui a effectué une radiographie de la tête.

Dans le cadre de la procédure disciplinaire, deux audiences ont eu lieu, le 30 juillet et le 4 août 2026, au cours desquelles les cinq fonctionnaires et Maja ont été interrogé.es. L’établissement a décidé d’exclure Maja des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois. Les avocats de Maja ont présenté un recours contre cette décision, ce qui a un effet suspensif.

En tant que comité de solidarité avec Maja, nous considérons ces événements comme une nouvelle escalade dans le conflit que Maja mène pour son autodétermination. Maja, une personne non-binaire, est détenu.e dans un système carcéral qui insiste pour imposer sa norme binaire quant au genre. À cause de sa résistance quotidienne et de plus en plus directe à ces normes dominantes, Maja est confronté.e à des fortes violences psychologiques et désormais aussi physiques. Cet incident montre une fois de plus que Maja n’aurait jamais dû être extradé.e vers la Hongrie. L’Allemagne doit en assumer la responsabilité. Au contraire, le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade ne font que de promesses creuses et brillent par leur silence et leur absence.

À ce sujet, Maja écrit : « Je veux en parler, car ils n’arrêtent pas de nous traiter avec condescendance, avec des règles, des interdictions et des consignes, au besoin avec la force, comme aujourd’hui. Nous pouvons nous respecter ou nous devons nous battre pour cela ». Et plus loin : « Je savais que cela arriverait. J’ai profité de chaque jour où j’ai trouvé la confiance nécessaire pour être bienveillant.e et honnête envers moi-même. Beaucoup de regards dédaigneux, de commentaires stupides, des cris, d’indifférence – tout cela parce que je portais ce qui me plaît ».

Nous sommes aux côtés de Maja, dans sa lutte pour son autodétermination et dans sa résistance contre les normes de genre et contre la taule. Montrez votre solidarité avec Maja. Protestons contre la procédure disciplinaire et la menace d’une exclusion de trois mois de toutes les activités récréatives et de vie en commun.

Comité de solidarité avec Maja
le 11 août 2026

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Paris : La cour d’appel ordonne l’extradition de Gino en Allemagne https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/19/paris-la-cour-dappel-ordonne-lextradition-de-gino-en-allemagne/ Wed, 19 Aug 2026 16:35:19 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63641 Continuer la lecture ]]> Le Monde / mercredi 19 août 2026

La cour d’appel de Paris a ordonné, mercredi 19 août, la remise à l’Allemagne du militant antifasciste albanais surnommé « Gino », que la France avait refusé précédemment de remettre à la Hongrie par crainte pour ses droits fondamentaux.

Rexhino Abazaj, alias « Gino », « se pourvoit en cassation », a annoncé à la sortie de l’audience Youri Krassoulia, son avocat, dénonçant une décision « scandaleuse ». Le trentenaire est accusé par la Hongrie de violences contre des néonazis qui défilaient à Budapest en février 2023. Il encourt une peine allant jusqu’à 24 ans de prison dans ce pays et jusqu’à 10 ans en Allemagne, des victimes présumées étant de nationalité allemande.

En avril 2025, la France avait refusé de le remettre à Budapest, invoquant des « risques » d’un « traitement inhumain » en prison et l’incertitude de lui garantir un procès équitable dans ce pays membre de l’Union européenne.

Le militant antifasciste était donc depuis au cœur d’une autre procédure, enclenchée depuis 2025, l’Allemagne le réclamant pour les mêmes faits. « Gino » est libre – il doit être remis à l’Allemagne dans dix jours et avait trois jours pour se pourvoir en cassation – et vit à Paris.

Lors d’une précédente audience en juin, Laurent Pasquet-Marinacce, autre avocat de « Gino », avait soulevé un « risque » : « Nous n’avons pas les moyens de savoir si la Hongrie a condamné en son absence notre client : si la France le remet à l’Allemagne, est-ce que la Hongrie ne va pas le réclamer pour qu’il exécute sa peine là-bas ? »

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Free All Antifa – Interview de Maja https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/16/free-all-antifa-interview-de-maja/ Thu, 16 Jul 2026 16:20:14 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63334 Continuer la lecture ]]> Renversé / jeudi 9 juillet 2026

Traduction spontanée de l’italien d’une interview d’une journaliste d’“il Manifesto”.
Interview, Marta Massa*

Je resiste dans la cage de l’isolement
Maja T.

Détenu.e dans une prison hongroise, Maja vit depuis deux ans dans une cellule sans aucun contact social. C’est un système inhumain qui empêche même les formes les plus élémentaires de soutien réciproque.
C’est une matinée ensoleillée à Budapest. À quelques mètres du parlement, Maja T. est en détention. Iel est en isolement depuis deux ans. Le gardien de prison attend notre arrivée, nous guide au travers du hall des visites et nous attendons son arrivée. Un garde armé, un interprète et un agent pénitentiaire s’asseyent sur le côté gauche de la pièce. Maja arrive menottée, un carnet lilas en main et vêtue d’un t-shirt aux couleurs pastels, un sourire délicat sur le visage.

  • Comment ça va ?
    Je suis vraiment très tendu.e. C’est étrange d’être ici maintenant, avec toi et toutes ces personnes alors qu’il y a à peine dix minutes j’étais dans ma cellule. Je n’ai parlé à personne depuis 25 heures. Mais je suis heureuse d’avoir un moment pour m’ouvrir et parler, même s’il m’est difficile d’exprimer comment je me sens et comment je vais.
  • Comment s’est passée la période entre février, moment où la peine de huit ans a été prononcée, et aujourd’hui ?
    Je savais que je n’aurais pas pu rentrer chez moi après le verdict, mais cette période a marqué la fin d’une étape. Être au tribunal ce jour-là a été un cauchemar, mais, en même temps, j’ai ressenti la force de ma famille et de mes amies et amis.
    C’était très beau de sentir le soutien et la solidarité des personnes. Par contre, j’étais plongée dans la réalité d’une profonde injustice orchestrée par un système dont la volonté est de détruire et réprimer.
    Je ne pouvais que rester assise là, menottée, avec tous ces regards posés sur moi. Je me suis sentie piégé.e, je n’avais pas la possibilité d’exister en tant qu’être humain, seulement comme un objet à observer sur lequel projeter des idées.
    Dans l’après-midi, j’étais à nouveau dans ma cellule, je cherchais à trouver la force et un nouvel espoir pour affronter la prochaine étape.
    Assis.e dans le Tribunal, je sentais proche de moi Gabriele, Ilaria et les autres coaccusé.e.s. C’était comme s’iels étaient là, à mes côtés. Je pensais à comment pouvaient se sentir Gabriele et Anna au moment de leur verdict.
    Cette proximité m’a donné force et espoir. Je sais que nous traversons une période difficile de notre vie, une période durant laquelle notre liberté nous est volée. Mais il y a toujours la conscience de combien il est important de lutter parce qu’il y a tant de choses à perdre et nous constatons cette perte partout.
    Après la dernière audience, j’ai réalisé que la prison n’est pas un cauchemar mais mon quotidien. Je me sens isolé.e, j’oscille entre deux réalités. J’aimerai rentrer chez moi mais je ne peux pas, je voudrais me sentir part de cette communauté mais je ne peux pas.
    Puis je perçois mes ressources, ma force, la solidarité dehors, et j’aimerai les partager avec les autres, mais il y a un mur devant moi et je ne sais que faire. Le système carcéral te prive de la possibilité d’exister en collectivité et de faire l’expérience de la solidarité. L’autre jour, j’ai entendu qu’un détenu dans une cellule voisine n’avait pas de pain, j’aurais voulu partager le mien mais je ne pouvais pas.
    Nous sommes contraint.e.s de subir des règles absurdes et cruelles qui n’engendrent que de la concurrence et de la solitude. J’essaie de lutter à ma petite échelle notamment en créant des moments de légèreté. Je refuse de cesser d’espérer en une vie heureuse.
    Après le verdict, je me suis senti.e désorienté.e et confus.e car je ne savais pas comment lutter. J’en ressens la nécessité mais en même temps j’en ai pas la possibilité.
    Maintenant, j’ai appris que la lutte n’est pas toujours hausser le ton. On peut se battre à travers de petites choses. Je continue d’écrire des lettres dans lesquelles je décris ce qui se passe ici, et j’essaye de comprendre le système carcéral et le système autoritaire en Hongrie. Pour moi, la lutte signifie trouver des moyens de partager mes ressources avec les autres détenus car je vois comment on nous vole notre humanité. C’est difficile, je me sens souvent sans espoir.
  • Tes conditions de détention ont-elles changé depuis le verdict ?
    Je suis toujours dans une cellule tout.e seul.e. J’ai été transféré.e dans une cellule au quatrième étage très semblable à la précédente mais il arrive que je croise parfois d’autres détenu.e.s quand je marche dans le couloir et je peux, à l’occasion, échanger un sourire.
    Puis j’entends leurs voix, je les entends discuter et je ne me sens plus si seul.e, malgré l’isolement.
    J’ai la possibilité de m’entretenir par téléphone avec un psychologue allemand du ministère des affaires étrangères. J’ai attendu ce rendez-vous près d’un an. Désormais, je peux parler à quelqu’un de ma situation en prison ainsi que de mes doutes et de mes émotions. Lorsque ma famille me rend visite ou que nous discutons au téléphone, je peux poser des questions et parler de choses belles sans les angoisser.
  • Que représentent pour toi l’arrivée du printemps et de l’été?
    J’ai ressenti la légèreté du printemps, le premier rayon de soleil en mars. Pendant au moins une heure par jour, lorsque je sors dans la cour intérieure, je peux voir le soleil. L’hiver a été long. La cour intérieur de dix mètres est le seul endroit où des plantes et des fleurs peuvent pousser, il y avait un arbre aussi mais ils l’ont coupé et maintenant il ne reste plus rien. Ce fut une journée triste pour nous.
    Mais maintenant, bien sûr, il y a déjà des nouvelles petites plantes entre les murs.
    Je perçois l’arrivée de la saison chaude à travers ma famille et mes ami.e.s, et leurs récits.
    Je m’asseye là avec ma famille, iels me parlent de notre jardin à la maison et des légumes qu’iels ont plantés au potager. C’est ainsi que je ressens le changement de saison.
  • Quelles sont tes attentes et espoirs à présent ?
    Je m’attends à un été très chaud fait d’attentes. Je sais que des mois doivent encore s’écouler jusqu’aux prochaines audiences qui débuteront en automne et je veux y être préparé.e.
    En attendant, j’écris beaucoup. J’ai reçu une machine à écrire. Il a fallu un an pour qu’ils acceptent cette demande. Je suis assis.e 23 heures dans la cellule, devant mon bureau.
    Je peux lire et écrire. Je suis très heureu.s.e de ce changement car j’ai quelque chose à faire. C’est le changement le plus important depuis le jour du verdict. J’espère toujours pouvoir rentrer chez moi. Je ressens une grand épuisement et une grande fatigue. Pas seulement en moi, mais aussi sur ma famille et mes ami.e.s.
    Je veux que cette situation prenne fin pour tout le monde et j’espère pouvoir entamer un nouveau chapitre auquel je pourrai contribuer activement. Car, ici, je ne le peux pas.
    Je sais que je suis important.e. pour ma famille et qu’iels sont impatient.e.s de me voir et d’être ensemble. C’est pour cela que c’est difficile pour moi ici, souvent, je ne ressens que de l’épuisement et il est donc difficile que germe alors l’espoir d’un changement.
  • Que signifie la résistance à notre époque ?
    Résister, c’est défendre notre volonté de vivre, notre volonté de partager et défendre nos espaces, même si nous échouons dans cette tentative.
    Résister, signifie avoir la possibilité d’aimer, car il nous est permis d’exister en liberté. Résister, c’est pouvoir agir ensemble, être capable de se soutenir à tour de rôle quand cela est nécessaire. Pour moi, la résistance signifie unir nos forces sans rien enlever aux autres, sans réprimer ni exploiter quiconque. Ca signifie ne pas perdre l’espoir et réaliser que même les situations les plus difficiles peuvent changer. Même si il n’y aura pas une fin heureuse, il y aura des jours meilleurs si nous continuons à lutter.
  • Le changement de gouvernement en Hongrie suscite-t-il un nouvel espoir ? Penses-tu que cela puisse changer quelque chose ?
    La nuit des élections je sentais une grande tension dans l’air, comme lors du premier orage d’été qui te pousse à sortir danser sous la pluie avec des inconnus. J’ai entendu la musique dans la nuit, la foule. Je ressentais la joie des gens et leur envie de faire la fête.
    Je nourris l’espoir qu’une période plus légère puisse arriver maintenant pour le peuple hongrois. Avec moins de répression mais je ne crois pas que ce nouveau gouvernement changera ma situation. Les conditions des personnes détenues ne changent pas avec les gouvernements.
    Peut-être que maintenant je ne suis plus l’ennemi.e. principal.e de ce gouvernement (comme je l’étais pour le Fidesz et Viktor Orbán). Peut-être que je suis descendu.e d’un échelon dans l’échelle des priorités.
    En réalité, ce que je vois ici, ce n’est pas la haine mais l’indifférence. C’est comme une tension constante et subtile.
    Jusqu’à présent, j’ai réussi à supporter la désillusion, à ressentir des moments de légèreté, à rire et à profiter des visites de ma famille.
    Je sais que la désillusion n’est pas tout ce qui m’entoure et, si il peut exister autre chose dans le monde, c’est juste juste et nécessaire de lutter.
    Durant les derniers mois, j’ai tenté de nourrir la confiance en moi, sachant n’être jamais seul.e. Même si je ressens beaucoup l’épuisement, je cherche à cultiver la force et le courage en moi. Et pour cela, la confiance est nécessaire.

Le temps imparti pour l’entretien est fini, l’officier et le gardien nous communiquent que nous devons conclure.
Maja T. nous souhaite de nous rencontrer bientôt à l’extérieur, en liberté.
Nous échangeons les derniers sourires avant que Maja ne disparaisse derrière la porte du parloir, franchissant le seuil d’un monde qui nous est inaccessible.
Un monde qui constitue le quotidien de Maja T. depuis la nuit du 27 au 28 juin 2024, date de son extradition illégale (en février 2025, la Cour constitutionnelle allemande a statué de manière définitive que l’extradition vers la Hongrie était dépourvue de tout fondement juridique).
Maja vit et résiste en complet isolement.

 

*extrait traduit au plus juste d’“il Manifesto“

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Allemagne : L’antifasciste Paula est sortie de prison https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/01/allemagne-lantifasciste-paula-est-sortie-de-prison/ Wed, 01 Jul 2026 16:15:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63276 Continuer la lecture ]]> knack.news / mardi 30 juin 2026

Paula, originaire de Jena, est une des anti-fascistes poursuivi.es dans le grand procès contre des antifas, qui a lieu à la Cour supérieure de Düsseldorf. La semaine dernière, le 18 juin 2026, elle a été remise en liberté et est sortie de détention préventive de la Maison d’arrêt de Wuppertal-Ronsdorf.

Après trois ans et demi – dont un an et demi qu’elle a passé en prison [le reste en cavale ; NdAtt.] – nous avons enfin pu serrer Paula dans nos bras. Désormais, elle doit pointer deux fois par semaine à la police et continuer à participer, en tant qu’accusée, au procès en cours à la Cour supérieure de Düsseldorf.

Paula avait commencé sa détention provisoire en janvier 2025, à la prison de Wuppertal-Ronsdorf. Fin février 2025, elle avait été transférée à la prison de Chemnitz. En janvier 2026, elle a dû retourner à Wuppertal, à cause du début du procès devant la Cour supérieure de Düsseldorf.

Sa détention à Wuppertal a été une période difficile. Nele, coaccusée de Paula, qui a été incarcérée elle aussi à la prison de Wuppertal-Ronsdorf, de janvier jusqu’en avril 2026, a raconté, en mai 2026, les harcèlements et les mauvais traitements subis par une codétenue (voir ici).

Nous remercions de tout cœur les gens magnifiques de Chemnitz et de Wuppertal, qui ont soutenu Paula pendant sa détention, avec des feux d’artifice, des rassemblements, des événements et leur solidarité.

Groupe de soutien pour la détention préventive de Paula

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Affaire de Budapest – 18/02 : compte rendu d’audience https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/23/affaire-de-budapest-18-02-compte-rendu-daudience/ Mon, 23 Feb 2026 17:19:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62144 Continuer la lecture ]]> La Horde / samedi 21 février 2026

Ce 18 février à Paris, Zaid et Gino se sont présentés devant la Cour de Paris, dans le cadre de leurs procès respectifs. Voici le rapide compte rendu qu’en a fait le comité de soutien Solidarité Budapest. Le 7 mars à la Parole Errante à Montreuil, une journée de soutien aux inculpé·es sera organisée : tables rondes, concerts, expositions, buvette et cantine.

Zaid est toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie, et c’est à ce titre qu’il risque d’y être extradé. La prochaine audience sera la dernière de son procès, la Cour ayant renvoyé le délibéré au 18 mars, à 13h30.
Zaid ne doit pas être extradé vers la Hongrie !

La situation des détenu•es du régime de Victor Orbán ne se sont pas améliorées depuis que la France a refusé l’extradition de Gino en avril dernier. L’exemple de Maja nous le rappelle chaque jour. En ce qui concerne Gino, la Cour de Paris réclame toujours aux autorités allemandes des éléments sur l’enquête. Il est notamment question de savoir s’il y a eu une ingérence hongroise, ou si l’enquête est indépendante.
La prochaine audience pour lui aura également lieu le 18 mars, à 16h.
Nous le répétons : il ne doit y avoir aucune extradition.

Liberté pour Zaid, liberté pour Gino, liberté pour toustes les antifascistes !

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Munich (Allemagne) : Vengeance pour Maja et Hanna ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/18/munich-allemagne-vengeance-pour-maja-et-hanna/ Wed, 18 Feb 2026 17:57:55 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62125 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 9 février 2026

Vengeance pour Maja et Hanna ! Free all Antifas! Burn all prisons!

Le 4 février 1926, Maja a été condamnée à huit ans de prison [voir ici ; NdAtt.] par un tribunal hongrois pour sa participation à la résistance antifasciste contre le défilé annuel des nazis à Budapest. Déjà en septembre 2025, à Munich, Hanna a été condamnée [voir ici ; NdAtt.], dans le même contexte, à cinq ans de prison. Nous ne sommes pas surpris.ses, mais quand même en colère !

C’est pourquoi hier soir nous avons rendu visite au bureau du parquet général de Munich, aspergé la zone de l’entrée avec de l’acide butyrique et tagué la façade avec « Free Maja, Hanna & all Antifas ».

Le parquet général de Munich fait partie des autorités répressives bavaroises et fédérales, qui poursuivent et terrorisent les milieux antifascistes et de gauche. À son initiative, deux anarchistes ont récemment purgé six mois de détention préventive, jusqu’à ce que le tribunal compétent abandonne finalement le procès à leur encontre.

Les procédures contre Maja et Hanna entrent maintenant dans une nouvelle phase. Dans les procès récemment ouverts contre des antifascistes, à Dresde et Düsseldorf, les parquets et les tribunaux essayeront, par des jugements similaires, d’intimider l’antifasciste pratique. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cela et continuerons à décider nous-mêmes quand, où et par quels moyens nous attaquerons les nazis, l’État et le système capitaliste.

Free Maja, free Hanna, free all Antifas!
Burn all prisons!

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Budapest (Hongrie)  : Ce n’est pas le dernier mot https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/09/budapest-hongrie-ce-nest-pas-le-dernier-mot/ Mon, 09 Feb 2026 17:40:53 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62049 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / mercredi 4 février 2026

Ce n’est pas le dernier mot – Discours de Maja pour la fin du procès

Tribunal de Budapest, le 4 février 2026

Cher.es gens, très distingués membres de la Cour,

moi aussi, je voudrais partager quelques mots, avant que cette procédure pénale ne touche provisoirement à sa fin. Juste une prémisse de fond : je n’ai jamais remis en question le principe et la légalité d’une procédure pénale, ni je ne l’ai fait pour un État qui est l’État de droit de tout le monde. Non, j’ai simplement mis en garde contre les injustices et les dangers que ce procès comporte, ici en Hongrie. Je n’aurais pas agi différemment en Allemagne. Une démocratie doit permettre une telle opposition à l’autoritarisme et à la répression. Chaque jugement qui sera prononcé ici devra être mesuré aussi en fonction du si et comment mes propos et mon comportement seront punis. Au cours des derniers mois, cependant, l’impression s’est renforcée que l’État hongrois ne tolère justement pas des telles formes d’opposition. Les manifestations et les rassemblements sont interdits et le soutien solidaire lors de ce procès est rendu difficile. On met en place un climat de menaces, pour que les gens aient peur d’être traité.es, ici, comme des terroristes. La protestation et la solidarité, qu’elles viennent de nos propres parents ou de personnes inconnues, sont-elles vraiment ce qui menace notre société ? Avez-vous peur de moi, peur de mon papa quand il prend le micro, ou d’une amie qui crie un slogan ?

Vingt-cinq mois de détention préventive sont derrière moi. Après les six premiers mois de détention en Allemagne, j’ai été extradé.e ici, de manière illégale. J’ai demandé au Tribunal constitutionnel fédéral d’empêcher cette extradition et le plus haut tribunal d’Allemagne a effectivement statué, dans une ordonnance urgente, ainsi que dans une décision définitive ultérieure, que l’ordre d’extradition était illégal et anticonstitutionnel, car les personnes queer sont marginalisées par l’État hongrois. Oui, nous avons été effacé.es de la Constitution, notre parole et notre discours sont criminalisés, notre existence doit devenir invisible. Moi aussi, qui, échappé.e aux contraintes binaires des genres, me suis trouvé.e en tant que Maja. Mais l’ordonnance urgente du Tribunal constitutionnel fédéral est arrivée trop tard. La police judiciaire de Saxe m’a enlevé.e, dans une opération éclair nocturne, m’a expulsé.e d’Allemagne et m’a jeté.e dans cet isolement.

L’emprisonnement individuel prolongé avec moins de deux heures de contact humain significatif par jour ou l’isolement sont considérés comme une torture blanche. Je les supporte depuis dix-huit mois. La justification est grotesque. D’abord, on a dit que tous les autres devaient être protégés de moi, car je serais brutal.e et dangereux.se. Après un an, soudainement, on a prétendu vouloir me protéger de la haine des autres envers les personnes queer. L’isolement s’accompagne de mesures quotidiennes coercitives et humiliantes et d’une disposition de sécurité distincte, dont la justification est encore aujourd’hui classifiée. L’emprisonnement individuel prolongé, la privation de sommeil, l’humiliation, la violence – ce sont toutes des pratiques pour extorquer des aveux. Mettez une fois votre plante d’intérieur que vous aimez bien dans la cave et vous comprendrez alors ce qui nous arrive, à nous, les prisonnier.es.

Je connais cette salle d’audience depuis maintenant un an. Pendant seize jours d’audience, je suis resté assis.e, menotté.e, sur le banc en bois derrière moi, et j’ai écouté attentivement la manière dont ma vie était négociée, dans ce procès. Je me suis tu.e par rapport aux accusations. Tout cela n’a duré qu’un peu plus de deux semaines d’audiences. Mais quand je regarde dans le miroir, j’ai l’impression que cela a duré des années. Lors de ma première tentative de trouver un « dernier mot » pour cette procédure, j’ai décrit mon « moi » actuel comme une « fleur fanée »*. Car, pour survivre, un être humain a besoin aussi de la lumière du soleil, mais surtout de proximité, de sentiment de sécurité et de communauté. Mais tout cela nous est refusé, à nous, les reclus.es de la société.

Monsieur le procureur, dans mon cas, cela n’a pas fonctionné. Oui, même si aujourd’hui je tremble, si je suis en proie à l’agitation et aux cauchemars, si, après des jours de solitude, je suis abandonné.e par toute émotion, même si cela me serre la gorge de voir à quel point d’autres personnes doivent souffrir de ces procès politiques – il m’est resté néanmoins un sourire amical, ainsi qu’une morale, une morale universelle. Et quand mon souffle se coupe dans la cellule, je lève les yeux vers la bande de ciel où j’ai vu des oies sauvages, en automne, et je m’accroche à la conviction que la solidarité résiste à la violence.

Après un an et demi de détention, j’ai dénoncé, avec ma grève de la faim, toutes les violations des droits humains que nous, les reclus.es, subissons. J’ai laissé ma vie se balancer au bord de l’abîme pour inciter à agir ceux qui portent la responsabilité. Certes, c’était aussi une expression de désespoir. Certes, la période de jeune était aussi un temps silencieux et sans paroles. Mais, avant tout, ma grève de la faim était une expression d’espoir, d’un tendre espoir, aussi tendre que la petite fleur que j’avais plantée dans les fissures du mur entre la fenêtre et le grillage. Ma grève de la faim était l’expression de mon désir de vivre et de créer. C’était un cri d’amour qui a trouvé un écho, à des milliers de reprises, et c’était une accusation contre ceux qui, en taule, me refusent des relations, une éducation et du travail.

La petite fleur ne fleurit plus. Des mois d’angoisse et d’attente, des saisons entières, se sont écoulés. Des personnes que j’aime sont mortes. La tristesse attend, pendant que je lutte contre la solitude et espère rentrer chez moi. Et je rentrerai en tant que sujet agissant. Vous ne pourrez jamais me réduire à un objet qu’on peut gérer. Car chaque jour je fais l’expérience de la solidarité chaleureuse de nombreuses personnes et je trouve parmi elles des modèles qui me donnent du courage. Elles me montrent que nous avons notre propre choix, aussi douloureux soit-il. Et elles me montrent aussi qu’une existence commune plus juste et plus pacifique est possible. Non, je ne suis pas naïf.ve. Je vois la force pour cela dans l’éclat et la lueur de vos yeux. Je suis tellement reconnaissant.e pour tous vos bras, qui se serrent fermement autour moi, quand il fait sombre et froid.

Oui, j’exige la liberté et je la désire ardemment. Je me permets de lutter pour ma liberté et pour la liberté de tout le monde. Pour cela, je n’ai pas besoin du pouvoir d’emprisonner ou de relâcher des vies. Pour cela, je n’ai pas besoin de juger les autres de manière définitive. C’est ce que la procureur aimerait bien faire. Pour moi, la liberté est quelque chose d’autre. Elle s’épanouit dans la conviction que nous pouvons créer ensemble quelque chose de plus juste que les prisons, les camps et les centres de rétention, que nous pouvons créer quelque chose de plus pacifique que les menottes, les armes et les divisions blindées. Pour moi, cela signifie chercher ce qui peut rester pour celles/ceux qui viendront après nous, préserver ce qui a déjà été acquis en termes de libertés et faire naître de chaque doute un nouveau pari. Et je parle avec espoir, car il y a tant de personnes qui n’obéissent pas au mépris, qui n’en ressentent ni le droit ni le devoir.

Ce procès, comme ceux de Munich, de Düsseldorf et de Dresde**, est un procès politique. Ici, l’État prétend être menacé, être victime de violence. Nous savons tous quel jugement le Premier ministre de ce pays souhaite. Le procureur m’a proposé quatorze ans de prison en échange d’aveux et je risque jusqu’à vingt-quatre ans de prison. Cette peine vise à étayer leur récit d’une mouvance antifa meurtrière, qui s’adonne à la chasse aux êtres humains. Et je connais les craintes que cette peine soit utilisée, abusivement, pour me bannir de la société pendant la moitié d’une vie (ou toute ?), afin de dissuader tout le monde. Malgré cela, l’acte d’accusation m’a incité à rédiger une déclaration et à expliquer comment l’antifascisme est la base de mon action et la condition préalable à ma revendication de justice universelle. L’antifascisme est l’autodéfense nécessaire des sociétés démocratiques contre le totalitarisme, l’autoritarisme, l’extermination et le mépris. Non seulement dans l’accusation, mais aussi au-delà du procès, l’enseignement émancipateur et antifasciste, tel qu’il nous est resté après la guerre, le fascisme et le colonialisme, a été présenté à plusieurs reprises comme du terrorisme. Rien en moi ne désire la violence. Il n’y a en moi aucun désir de blesser ou de tuer ; oui : ma raison s’y oppose. Je ne veux être ni un.e tyran ni un.e héros. Dans la première ébauche de mes derniers mots, j’ai écrit que je voulais rester un enfant-fleur, parcourir les jardins humains avec tendresse, toujours attentif.ve, curieux.se et bienveillant.e. Je sais que je l’étais et que je le suis, je me fais chaque jour la promesse de le rester, je n’oublie jamais le désir de le faire ensemble.

Je pense cependant que cela seul ne me permet pas de comprendre les dimensions politiques de ces procès. Elles dépassent largement mon expérience personnelle. Je me demande ce que cela signifie, quand des manifestations pacifiques sont interdites, au contraire des manifestations des fascistes qui nous jettent des excréments, quand l’on est censuré.es et diffamé.es, quand la notion fondamentale de défense de la démocratie finit sur la liste des organisations terroristes, quand nous sommes ainsi désigné.es, tou.tes, des ennemi.es de l’État, quand des banques ferment les comptes d’organisations de solidarité***, quand l’aide juridique est criminalisé, quand la dignité humaine ne revient qu’à certaines personnes, quand la société civile est déclarée ennemie par les représentants de l’État. Nous ne savons pas où cela s’arrêtera. Nous ne pouvons que promettre de ne jamais arrêter de protéger et de défendre la vie.

Dans ma première ébauche, je voulais écrire sur trois fleurs séchées, symboles de l’amour, de l’amitié et de la diversité. Ce sont trois petites fleurs délicates, que j’ai reçues pressées dans une carte verte et que j’ai tenues dans mes mains à plusieurs reprises, au cours des vingt-cinq derniers mois. Je suis déterminé.e à préserver tout cela et à rendre en retour tout ce que je le peux. Grâce à vous, je comprends qu’il vaut la peine de résister, qu’il vaut la peine d’espérer et je me sens en sécurité quand je suis à vos côtés, là où c’est nécessaire, là où il ne reste plus aucune hésitation. Et je sais qu’il existe un endroit, magnifique et vivant comme une prairie de fleurs sauvages, il existe un endroit au-delà des cachots et loin de toute violence, où toi et moi pouvons être des êtres humains parmi d’autres êtres humains.

Merci de votre attention et merci d’avoir été si nombreux.ses à mes côtés pendant ces deux années, ces seize jours, que ce soit de près ou de loin. Je vous aime, una promessa rimane ancora, ci faremo vivi! [une promesse reste encore, on donnera des nouvelles !]

 

Notes d’Attaque :

À l’issue de ce procès, Maja a été condamné.e à huit ans de prison. Gabriele à sept ans. Il est actuellement libre, en Italie, car la Cour d’appel de Milan a refusé d’autoriser son extradition. Anna, qui se trouve actuellement en Allemagne, a, elle, été condamnée à deux ans avec sursis.

* probable référence à sa déclaration à l’audience préliminaire du 21 février 2025
** Il s’agit, pour Munich, du procès contre Hanna (terminé avec sa condamnation à cinq ans). Quant à Düsseldorf, c’est le procès en cours contre six camarades, pour les mêmes attaques contre des néonazis que Maja, à Budapest en 2023. Pour plus d’infos, voir ici. À Dresde se déroule, par contre, le deuxième procès dit « Antifa Ost », contre sept autres camarades, pour des agressions contre des néonazis, en Saxe et Thuringe, entre 2018 et 2020. Ces deux affaires répressives (et les nombreux procès qui en découlent) sont reliées par le fait que certain.es camarades, comme par exemple Tobias et Johann, sont inculpé.es dans les deux.
*** Par exemple, à la mi-novembre 2025, la banque GLS a fermé de son propre chef le compte de l’Anarchist Black Cross Dresden et d’autres banques ont refusé de leur ouvrir un nouveau compte. L’ABC de Dresde a déjà été classée comme organisation extrémiste par le gouvernement de Saxe, pour son soutien aux anarchistes qui se battent en Ukraine contre l’invasion russe. Plus d’infos (en allemand) ici

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Leipzig (Allemagne) : Le salon de tatouage d’une nazi attaqué ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/22/leipzig-allemagne-le-salon-de-tatouage-dune-nazi-attaque/ Thu, 22 Jan 2026 17:10:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61927 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / samedi 17 janvier 2026

Le salon de tatouage d’une nazi attaqué ! Liberté pour Maja !

La nuit dernière, nous avons rendu une visite autonome au studio de tatouage Little Fox Artwork, de Vanessa Hänisch, et, grâce à une quantité suffisante d’acide butyrique et de peinture et à l’utilisation d’un marteau de coffreur de 950g, nous avons durablement démoli le magasin, avec sa façade attrayante. Cette intervention antifasciste est notre contribution, dans le cadre de la journée d’action pour Maja [voir la traduction de l’appel ici ; NdAtt.].

Vanessa Hänisch est bassiste dans le groupe de rock d’extrême droite « Ethos », dont font partie aussi, entre autres, le guitariste Mirko « Barny » Fritze (du milieu du NSU [Nationalsozialistischer Untergrund, un groupe terroriste néonazi ; NdAtt.] de Jena), ainsi que Dominik Burcek (ancien bassiste du groupe de rock d’extrême droite Sleipnir, avec des contacts, entre autres, avec le groupe Blood and Honour et le NPD). Tino Hänisch – le mari de Vanessa – est le chanteur du groupe et a déjà été actif dans le rock d’extrême droite, avec groupe Selektion. En tant que tatoueuse, Vanessa a aussi participé, en 2018, à une convention de tatouage dans le cadre du festival néonazi Schild & Schwert, à Ostritz. Pour une recherche plus approfondie sur Vanessa Hänisch et l’implication de néonazis dans le milieu rock, voir ici : de.indymedia.org/node/554450

À Leipzig, l’affichage publique d’informations sur les nazis a des conséquences directes. Les néonazis ne pourront pas se cacher de nous. À Vanessa et à tous les membres du groupe : si vous ne cessez pas vos activités, nous reviendrons bientôt. Tino, à partir de maintenant, réfléchis plus souvent à la vitesse avec laquelle tu peux arriver à la camionnette de ton entreprise de construction, pour éteindre les flammes de nos engins incendiaires. Nous vous souhaitons de vous amuser beaucoup, les prochains jours, avec le nettoyage non rémunéré !

Puisque certaines personnes de gauche ressentent un besoin particulier de nous importuner aujourd’hui avec leur guéguerres de milieu*, encore quelques phrases à ce sujet : notre calendrier est déjà entièrement rempli par la lutte contre les nombreuses structures nazies présentes en Saxe et aussi spécifiquement à Leipzig. Faites quelque chose de sensé et chassez les fascistes au lieu de vos délires paranos. Les personnes étrangères à cette ville, des deux côtés, rentreront chez eux/elles, ce soir, mais en Saxe la menace fasciste demeure. Le slogan « l’antifascisme est un travail manuel » n’est pas une phrase creuse, pour des publications sur Instagram ou des photos de solidarité, mais une pratique réelle dans la rue. Alors commencez par là, plutôt que chez nos camarades de Connewitz.

En solidarité avec les inculpé.es de l’affaire Antifa Ost et dans l’ensemble des affaires contre les antifascistes de Budapest ! Mort et mépris pour le Hamas et pour Netanyahou !

Antifascistes autonomes Leipzig

 

* Note d’Attaque : des groupes pro-palestiniens, pour la plupart originaires d’autres villes (et proches d’ailleurs de milieux islamistes et antisémites), ont manifesté, samedi 17 janvier, dans le quartier de Connewitz, à Leipzig, visant explicitement la gauche autonome locale, coupable de ne pas être alignée avec leur vision manichéenne du monde.

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Allemagne (et partout) – 15 janvier 2026 : actions en soutien de Maja https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/15/allemagne-et-partout-15-janvier-2026-actions-en-soutien-de-maja/ Thu, 15 Jan 2026 17:45:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61855 Continuer la lecture ]]> La Horde / vendredi 9 janvier 2026

Mobilisation le 15 janvier en soutien à Maja dont le verdict du procès contre les accusé.e.x.s antifascistes est attendu le 22 janvier. Un appel est lancé pour des actions nationales et européennes devant les ambassades et consulats hongrois.

Traduction, spontanée et solidaire extraite de ce post instagram :

https://www.instagram.com/p/DSc2YcGjFUl/

Journée internationale d’action pour Maja et tous les antifascistes accusé.e.x.s.

Le 15 janvier 2026, une semaine avant le verdict, solidarité avec Maja et tous les antifascistes accusé.e.x.s.

Le 22 janvier 2026, le verdict du procès contre les accusé.e.x.s antifascistes est attendu à Budapest.
Une semaine plus tôt, le 15 janvier 2026, nous appelons à des actions nationales et européennes devant les ambassades et consulats hongrois.
Maja est emprisonné.e en Hongrie depuis plus de 530 jours et est inculpé.e dans un procès-spectacle politique qui a débuté avant son incarcération.
La Hongrie est connue pour ses manques systématiques en matière d’état de droit, son arbitraire politique et ses conditions carcérales inhumaines. Maja a rapporté, dans des lettres, avoir subi des isolements prolongés, une surveillance constante, presque aucun contact social, une mauvaise hygiène et des soins médicaux limités. Le fait que Maja ait été extradé.e là-bas est un scandale.
Le prochain verdict marque un tournant, non seulement pour Maja, il peut aussi constituer la base légale pour de nouvelles extraditions vers la Hongrie. Par conséquent, rejoignez notre campagne pour le retour immédiat de Maja et la liberté de tous les antifascistes accusé.e.x.s.
Soutenez-nous pour maintenir la pression sur les responsables politiques, organisez des manifestations et faites ressentir votre solidarité aux accusé.e.x.s.
Ne nous reposons pas !
Ne laissons pas les prévenu.e.x.s seule.x.s.
Exigeons des conditions carcérales humaines et le retour immédiat de Maja.
Protestons contre la justice hongroise et la répression transnationale.
Liberté pour touxtes les prévenu.e.x.s et détenu.e.x.s !

Jour de l’action : mercredi 15 janvier 2026
Partout :
Rassemblements devant les ambassades et consulats hongrois.
Veillées, manifestations, formes créatives de protestation.
Relations publiques, discours, actions de solidarité.
Peu importe où, soyons visibles, bruyant.e.x.s, mettons la pression ensemble.

Organisez-vous localement. Venez en grand nombre. Amenez des ami.e.x.s.

[…]

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Liberté pour Gino, liberté pour les inculpé⋅es de Budapest https://attaque.noblogs.org/post/2025/12/18/liberte-pour-gino-liberte-pour-les-inculpe%e2%8b%85es-de-budapest/ Thu, 18 Dec 2025 17:29:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61671 Continuer la lecture ]]> Marseille Infos Autonomes / jeudi 18 décembre 2025

Mardi, Gino a été de nouveau arrêté par la Sous Direction de l’anti terrorisme et ça malgré sa libération sans condition du mandat d’arrêt européen émis contre lui [voir ici ; NdAtt.]. Jeudi matin, un juge statuera sur le sort de notre camarade. Il risque d’être extradé vers l’Allemagne voir pire vers la Hongrie* où notre camarade Maja est toujours enfermé.e et torturé.e.

L’acharnement des justices européennes sur les antifascistes de Budapest marque leur soutien au régime d’extrême droite d’Orban, et dessine ce qui ressemble de plus en plus à une internationale néo-fasciste, qui qualifie toute résistance de terroriste. Non, s’opposer à des néo-nazis n’est pas un crime. Nous renouvelons ici notre soutien inconditionnel aux personnes luttant contre les fascistes et les États racistes.

Partout luttons pour la liberté de Gino, Maja et de tou.tes les inculpé.es de Budapest !

Non aux extraditions de Zaid et Gino !

Résistance antifasciste !
Libérez Gino !
Libérez les tous⋅tes !

Mise à jour : le procès a été reporté à dans deux semaines, il est incarcéré à la prison de Fresnes.

[…]

 

* Note d’Attaque : si l’État français le livre à l’Allemagne et, ensuite, celle-ci à l’Hongrie. En fait il y a treize mois il avait été arrêté sous demande de la Hongrie, cette fois-ci sur demande de l’Allemagne, où des procédure pénales ont également été ouvertes pour les attaques contre les néonazis de février 2023 à Budapest (et où un procès commencera bientôt).

 

Mise à jour du 25 décembre : Gino a été libéré de prison sous contrôle judiciaire le 24 décembre, dans l’attente d’une audience sur le fond du dossier, fixée au 28 janvier.

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Berlin (Allemagne) : Manif sauvage antifasciste, le 15 novembre https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/20/berlin-allemagne-manif-sauvage-antifasciste-le-15-novembre/ Thu, 20 Nov 2025 17:47:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61417 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 17 novembre 2025

Manifestation sauvage pour les antifascistes emprisonné.es

Samedi soir, nous avons pris la rue, dans la Kastanienallee, dans le quartier de Prenzlauer Berg [un secteur connu pour ses bars et ses lieux de spectacle à la mode ; NdAtt.], pour exprimer notre colère.

Malgré le mauvais temps, nous étions nombreux.ses à défiler dans les rues, de manière bruyante et combative. Beaucoup de feux d’artifice, de tracts et d’autres actions ont marqué l’apparition vigoureuse de cette manifestation sauvage.

Des telles actions sont plus importantes que jamais, en raison de la criminalisation croissante, au niveau mondial.

Trop d’antifascistes, comme Hanna, Maja, Nanuk et beaucoup d’autres, sont déjà en prison, à cause de leur attitude cohérente, alors que la terreur d’extrême droite s’intensifie dans les rues. L’absurde classification du [prétendu groupe] « Antifa Ost » comme organisation terroriste, aux États-Unis, doit être considérée comme une nouvelle escalade de la part de la classe dirigeante. Encore un pas dans la fascisation mondiale des États capitalistes.

Prenez exemple sur les camarades : faites plus de manifestations sauvages, organisez-vous et montrez votre présence dans nos rues !

Aucune confiance dans l’État !
L’antifascisme n’est pas un crime !
Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !

Autonome Antifas Berlin

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Allemagne : Un regard derrière les murs https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/18/allemagne-un-regard-derriere-les-murs/ Tue, 18 Nov 2025 18:04:06 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61399 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / vendredi 7 novembre 2025

Censure de la poste, procédure disciplinaire, travail à la cantine – Un regard derrière les murs.
Des informations actualisées (au mois de septembre 2025) sur les conditions d’enfermement des antifascistes en détention préventive.

Depuis six à huit mois, les antifascistes qui, en début d’année, se sont rendu.es aux autorités chargées des enquêtes [voir ici ; NdAtt.], après que celles-ci les aient cherché.es en vain pendant près de deux ans, se trouvent en détention préventive. Depuis, des rassemblements solidaires ont régulièrement lieu devant différentes établissements pénitentiaires en Allemagne, des lettres arrivent de partout et, de temps en temps, des fusées multicolores explosent dans la nuit – une courte frayeur pour les fonctionnaires, un grand sourire pour les nôtres. Maintenant, les débuts des procès approchent, aux tribunaux supérieurs de Dresde et de Düsseldorf. Le choix de ce dernier endroit implique le transfert de Paula, Nele, Emmi, Moritz et Clara vers des établissements pénitentiaires de la Ruhr, ce qui, à l’intérieur, arrache les détenu.es à leurs routines, à leurs cellules à peine meublées et à leurs cercles sociaux, et, à l’extérieur, rallonge la durée du trajet pour les familles et les ami.es en visite, jusqu’à huit heures (aller simple !).

Nous avons demandé aux prisonnier.es et à leurs groupes de soutien de décrire leurs conditions actuelles, en détention préventive. La taule fonctionne si bien en tant que système parce qu’elle représente une boîte noire qui, d’une part, isole les personnes détenues de leur monde extérieur et, d’autre part, ne permet pas aux personnes à l’extérieur de savoir exactement ce qui se passe à l’intérieur. Avant tout, malgré toute la merde, l’absurdité, l’impuissance et la violence que les prisonnier.es antifascistes subissent quotidiennement en détention, il faut mentionner le fait qu’un réseau de solidarité si grand et une protection financière si étendue constituent une exception absolue, dans le système carcéral allemand. La plupart des personnes détenues en Allemagne ont beaucoup moins souvent l’occasion de ressentir un tel soutien extérieur, d’être informées de toutes les demandes et astuces possibles en taule, elles sont victimes de plus de racisme et/ou portent avec elles leurs propres expériences de violence, qu’il est impossible de traiter en taule. Afin de rendre cette boîte noire/taule un peu plus transparente, de dessiner une image plus précise de la vie quotidienne en prison – avec toues ses différences selon les personnes, les établissements ou les Länder – nous avons rassemblé ci-dessous des récits des conditions de détention de Nele, Emmi, Morit, Lucas et aussi de Nanuk. Merci aux groupes de soutien des détenu.es, aux avocat.es solidaires, aux familles et aux ami.es pour leur travail inlassable !

Luca

Luca est, depuis fin janvier 2025, en détention préventive à la Maison d’arrêt de Bielefeld-Brackwede. Depuis le printemps, elle travaille dans la cantine du personnel, où elle est responsable des desserts. Cela l’aide beaucoup à organiser sa vie quotidienne et à développer une routine à peu près agréable. Cependant, il y a quelques abus, à la MA.

La gestion des parloirs, du courrier et des journaux est particulièrement pénible pour Luca. Sur ces points, des règles spéciales valent pour Luca, qui ne valent pas pour toutes les autres prisonnières. Dans son cas, toute communication avec le monde extérieur passe par le service de sécurité et le responsable de la sécurité de la prison. Seulement quand celui-ci est présent – ce qui est malheureusement rarement le cas – les dates des parloirs peuvent être fixées ou alors les parloirs ou les rendez-vous pour les appels téléphoniques déjà fixés peuvent être annulés. De même, les lettres, les journaux et les revues ne lui sont transmis que s’ils ont été lus auparavant par le service de sécurité. Le service de sécurité ne manque pas de contrôler le contenu interdit du quotidien Neues Deutschland. Ce qui pourrait y être de dangereux, reste obscur. C’est pourquoi Luca reçoit généralement des lettres une fois par semaine et les journaux aussi de manière totalement irrégulière. La manie de contrôle de la Maison d’arrêt se manifeste donc notamment par le fait que les journaux et toutes les lettres de Luca, qui ont déjà été contrôlés auparavant par le tribunal, sont aussi relus encore une fois à la MA. Les derniers restes de sphère privée dans la prison lui sont ainsi retirés, car le responsable de la sécurité sait tout ce qu’elle écrit et qu’on lui écrit.

Ce qui est particulièrement désagréable pour toutes les prisonnières femmes, c’est qu’il y a une différence de traitement avec les prisonniers hommes. Ceux-ci ont beaucoup plus de temps libre et d’offres de formation et peuvent, par exemple, jouer au foot à l’extérieur, dans la cour, et ils ont dehors une table de ping-pong, un panier de basket, un terrain de volley. Jusqu’ici, les détenues se sont vues refuser tout cela, bien qu’elles se soient battues pour l’avoir. Luca et les autres sont autorisées à jouer au football seulement dans une petite salle, une fois par semaine, lors des séances collectives de sport, et elles ont le droit d’utiliser seulement la petite salle de sport.

Sinon, pour tou.tes les prisonnier.es, vaut la règle que l’ouverture de la salle des services a lieu uniquement une fois par semaine et, dans certains cas, elle est même complètement supprimée. Elles peuvent également utiliser une cuisine commune. Si celle-ci n’est pas laissée dans l’état souhaité, une punition collective est infligée à tout le monde et la cuisine est fermée jusqu’à nouvel ordre. De plus, il faut des demandes écrites pour les plus simples des démarches quotidiennes et parfois elles doivent être renouvelées tous les jours, car il n’est jamais clair si une demande a été reçue et quand elle sera traitée. Cela peut durer des semaines, avant qu’une réponse n’arrive, ou parfois elle n’arrive jamais. Cet arbitraire dans le traitement des demandes fait partie du système de domination de la prison.

Nele

Depuis janvier 2025, Nele est incarcérée dans la Maison d’arrêt de Chemnitz. Elle est globalement stable et supporte bien sa détention. Les conditions à la MA de Chemnitz sont relativement bonnes, par rapport à d’autres établissements pénitentiaires. Ainsi, elle peut faire régulièrement du sport, dont de la musculation, des sports d’endurance et de l’aérobic. De plus, toutes les deux semaines elle a une art-thérapie (de la gravure sur linoléum) de deux heures, qu’elle trouve très positive. Elle suit une formation d’un an comme menuisier, qui peut être reconnue en modules, et travaille six à sept heures par jour. De plus, elle a trois à quatre heures de « porte [de la cellule] ouverte » par jour et peut cuisiner et manger avec d’autres prisonnières. En outre, elle a une heure par jour de promenade.

La cellule de Nele est assez sombre, ce qui est très désagréable pour elle, car elle écrit et dessine beaucoup. Elle a une vue qui donne directement sur un mur, au lieu de donner sur un environnement plus éloigné ou sur des arbres, etc. Un déménagement dans une cellule plus lumineuse n’a pas encore été autorisé. Elle a une télévision, une radio et quelques livres ou CD commandés à l’extérieur.

Nele a quatre heures de parloir par mois (avec trois personnes maximum) et quatre appels téléphoniques de trente minutes chacun. Les salles de visite sont agréables, lumineuses et pas trop petites ; un agent du LKA [la PJ de chaque Land allemand, ici de Saxe ; NdAtt.] est présent, mais pas le personnel de la prison. Les câlins ne sont pas un problème.

Les soins de santé fonctionnent seulement en partie. Ils peuvent parfois être lents et ça prend beaucoup de temps pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste ou pour avoir une thérapie appropriée.

Emmi

Entre-temps, Emmi a été transférée sans préavis à la maison d’arrêt de Dinslaken. Vous trouverez ici le texte de son groupe de solidarité. Ci-dessous le récit de la période qu’elle a passé à la prison de Luckau–Duben.

Avant tout : Emmi va toujours très bien, elle est positive malgré les circonstances difficiles, est toujours de bonne humeur lors des parloirs et, surtout, le dernier rassemblement devant la prison lui a fait beaucoup de bien !

Depuis qu’elle s’est livrée, en mars 2025, Emmi est détenue à la Maison d’arrêt de Luckau-Duben. Les conditions générales de sa détention n’ont pas changé (voir la première mise à jour, d’avril 2025). Elle ne peut toujours pas commencer de formation et l’établissement pénitentiaire lui a jusqu’à présent refusé de suivre des études. Une petite lueur d’espoir : la MA semble pouvoir autoriser un enseignement à distance, analogique. Il reste à voir si cette promesse sera tenue. En fait, Emmi a une heure et demie de « porte [de la cellule] ouverte » et une heure de promenade dans la cour par jour et, faute de formation, d’études ou de travail, elle doit passer le reste du temps seule dans sa cellule.

Elle reçoit beaucoup de courrier et écrit beaucoup de lettres, ce qui lui a permis de voir que l’attitude et le comportement des employés de la MA à son encontre ont changé. Des lettres avec des prétendus « contenus extrémistes » (le logo antifa, des slogans « Free Emmi », etc.) lui étaient constamment refusés ou retirés. À ce propos, elle a remarqué que d’autres contenus politiques, comme par exemple le tatouage d’une croix gammée d’une codétenue ou des symboles de droite sur les murs de la MA ne semblent plus déranger personne.

Depuis que la responsabilité de la surveillance de son courrier a changé, la MA a aussi reconnu que le blocage des contenus politiques est illégal. Beaucoup de lettres qui lui avaient été retenues lui ont été remises à posteriori.

Emmi a quelques amies à la cour de promenade, avec lesquelles elle aime passer du temps, mais elle parle souvent, aussi, de la forte rotation au sein de la petite section féminine de la Maison d’arrêt.

Actuellement, Emmi a sur le dos une procédure disciplinaire, parce qu’elle voulait se renseigner sur la liste des achats possibles dans une prison du Land Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Pour cela, elle a rédigé une lettre pour une autre détenue (avec des contacts là-bas), qui parle mal l’allemand. Cela a été interprété comme un contournement du contrôle postal. De plus, elle aurait prêté son shampooing à une codétenue. Cette punition signifie pour elle la suppression de toutes les activités sociales (sport, porte ouverte, culte, la promenade avec d’autres, etc.). En outre, le culte et les activités sportives sont supprimés jusqu’à la fin de l’année, à cause du manque de personnel. Malgré cet harcèlement massif, Emmi ne se laisse pas abattre !

Avec le procès à venir, Emmi sera transférée dans une MA en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Il reste à savoir si un transfert améliorera ou détériorera encore plus les conditions de détention d’Emmi.

Moritz

Depuis qu’il s’est livré, en janvier 2025, Moritz est détenu dans l’Établissement pénitentiaire pour mineurs de Regis-Breitingen, en Saxe. Au début, il ne lui était pas possible d’y suivre une formation. Seulement en avril, Moritz a pu commencer sa formation dans le domaine de la logistique.

Il participe à des cours d’art-thérapie et de relaxation et a lancé un club de ping-pong et de volley-ball. Moritz a deux ou trois heures de « porte [de la cellule] ouverte » et une heure de promenade par jour.

Lors des rassemblements de solidarité, sa promenade est reportée par l’EPM. L’ensemble du courrier de Moritz n’arrive pas en original, mais lui est remis par le personnel sous forme de copie – y compris les photos et les timbres. Ceux-ci doivent donc être envoyés seulement sous forme de code QR. Moritz ne reçoit plus ses journaux de la part de l’EPM, au motif qu’il doit les payer lui-même.

Ses heures de parloir sont de quatre fois deux heures par mois et ses heures de téléphone de six fois trente minutes par mois. La possibilité d’effectuer les parloirs comme prévu dépend aussi du LKA de Saxe, dont un agent est présent dans la pièce à chaque parloir et qui écoute chaque appel – en mai, en raison d’un manque de personnel, Moritz a pu faire moins de parloirs et d’appels. L’agent du LKA est quelques fois arrivé avec plus d’une heure de retard ou a déplacé de son initiative le moment les appels.

Les soins de santé ne fonctionnent pas non plus, à Regis-Breitingen, et les prises en charge médicales sont souvent insuffisantes. Ainsi, Moritz a été accusé d’avoir pris des drogues, alors qu’il avait une forte fièvre et qu’ils n’ont pas pris au sérieux le fait qu’il soit malade. Moritz s’est également plaint de conditions d’hygiène parfois insuffisantes – notamment de la présence d’insectes dans la nourriture.

Moritz sera transféré avant le début du procès à Düsseldorf, en 2026. Il sera transféré dans le seul Établissement pénitentiaire pour mineurs de la région – à Hainsberg. Pour s’y rendre depuis Leipzig, sa famille et ses proches ont besoin de huit heures et demie de train.

Nanuk

Le 21 octobre 2024, Nanuk a été arrêté à Berlin par des enquêteurs du LKA de Saxe [voir ici ; NdAtt.].

Les premières vingt-quatre heures après son arrestation, Nanuk a dû les passer avec menottes et chaînes aux pieds. Jusqu’au début de décembre, il a été soumis à des mesures de sécurité élevées, qui ont progressivement été assouplies. Dans la procédure de l’établissement pénitentiaire, cela s’exprime par un système de points stigmatisants affichés sur la porte des cellules, ainsi il a entre autres un point vert, pour « potentiellement violent ». Pour que même le dernier des matons comprenne, la porte de la cellule a été en outre munie des avis « ouvrir à deux » et « remettre de main en main ». Les conséquences de ces nombreux points et panneaux sont considérables. Très concrètement, cela signifiait vingt-deux heures d’enfermement par jour, deux heures de promenade en commun, mais pas de « porte [de la cellule] ouverte ».

Nanuk a le droit de faire deux parloirs par mois, avec trois personnes au maximum, pendant une heure. Les visites sont surveillées par le LKA et par le personnel de la Maison d’arrêt. Un appel téléphonique hebdomadaire régulier avec la famille est aussi surveillé par le LKA.

Depuis fin septembre, Nanuk est autorisé à travailler dans l’atelier de reliure de livres de la MA de Moabit. C’était le souhait de Nanuk, d’avoir un travail pendant sa détention, mais le service de sécurité de la MA l’a longtemps empêché.

Pour Nanuk, le travail a d’abord signifié le transfert vers une autre section et, après presque un an de détention préventive, aussi ce qui est parfois la chose la plus importante : le régime « porte [de la cellule] ouverte ». Après onze mois enfermé en cellule vingt-deux heures par jour, cela représente pour lui une amélioration de sa situation de détention. Pendant les mois d’été, beaucoup d’activités de temps libre ont été supprimées à cause des vacances et du manque de personnel et les séances de sport dans la cour ont eu lieu de manière très irrégulière.

Nanuk continue de faire des récits très positifs de sa détention à Moabit. La solidarité entre les détenus est très grande, le temps de la promenade est utilisé pour s’entraider avec les demandes et les absurdités bureaucratiques. Ce qui se passe depuis le début de sa détention est que chaque demande doit être faite plusieurs fois, parce que la plupart sont « perdues » ou ignorées et seulement un insistance constante permet qu’elles soient traitées. Les lettres de Nanuk parlent beaucoup de l’harcèlement quotidien auquel les prisonniers sont soumis, il raconte aussi d’automutilations ou de tentatives de suicide et d’incendies dans l’établissement pénitentiaire. Les moments passés ensemble [lors des parloirs] sont utilisés pour échanger et se soutenir mutuellement. Depuis que le tribunal supérieur de Dresde a assumé la compétence de cette affaire, les choses vont beaucoup mieux avec le courrier. Le contrôle du courrier dure environ deux semaines.

Cela n’est pas encore confirmé, mais il est très probable que Nanuk soit transféré en Saxe peu avant le procès ; des déplacements journaliers depuis et vers Berlin au moins une fois par semaine ont été jugés impraticables. Le transfert, dont la date n’est pas encore connue, représente pour Nanuk une situation de détention complètement nouvelle. Une nouvelle taule veut dire de nouvelles opportunités et de nouveaux amis, mais pour la famille et les autres visiteur.es, cela signifie beaucoup d’efforts pour le voir.

Cependant, il se réjouit que le procès commence enfin et que quelque chose soit fait, après un an d’attente.

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Leipzig (Allemagne) : Des camions de Rothkegel incendiés https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/09/leipzig-allemagne-des-camions-de-rothkegel-incendies/ Sun, 09 Nov 2025 17:15:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61309 Continuer la lecture ]]> knack.news / samedi 8 novembre 2025

La nuit dernière, on s’est retrouvé.es dans le quartier de Knauthain, dans l’ouest de Leipzig. Au cours de notre excursion nocturne, nous avons aperçu deux camions de l’entreprise [de matériaux de construction ; NdAtt.] Rothkegel. Par hasard, nous avions justement dans nos sacs des engins incendiaires, que nous avons placés près des camions.

Vous pourriez vous demander : « Pourquoi tout cela ? »
Nous pouvons volontiers tout vous raconter. Claus-Uwe Rothkegel est un ancien conseiller municipal de la CDU* et, le 2 octobre 2025, il a mis à disposition son entrepôt, situé au 11 de la Salzstraße, pour la « Sin City Fight Night ». En résumé, on peut dire que, lors de cet événement, ont défilé des néonazis organisés, des bikers et d’autres personnages infectes. La Fight Night a été organisée par la « Sin City Boxgym », qui est connue depuis longtemps pour son fort ancrage dans le milieu nazi de Leipzig. C’est une chose avérée que le directeur actuel de cette entreprise de matériaux de construction, Richard Rothkeg, a des liens avec des néonazis et qu’il est monté sur le ring lors de cet événement. Plus d’informations sur cet événement ici.

Les collusions entre la CDU et les fascistes ont une longue tradition. Actuellement, on voit comme la CDU joue de plus en plus la politique raciste de l’AfD [Alternative für Deutschland, le principal parti d’extrême droite allemand ; NdAtt.] ; à la campagne, sa coopération avec l’AfD est courante et aussi au niveau fédéral/des Länder il ne faudra plus longtemps avant que les dernières inhibitions tombent. Même si nous ne nous attendons pas à ce que ce jeu d’équipe ait lieu bientôt, il faut constater que, depuis des années, la CDU se trouve sur une ligne de plus en plus autoritaire. Merz a fêté sa victoire avec l’annonce de la fin de la gauche. Avec Dobrindt, siège au ministère de l’Intérieur quelqu’un qui ne cesse de fantasmer sur la « révolution conservatrice ». Weimer, le ministre à la Culture, assimile le mouvement antifa aux nazis et mène depuis des années une lutte contre le « wokisme ».
Les appels à la rémigration résonnent, quand l’AfD défile dans les rues. Mais en ce moment c’est la CDU qui, une fois de plus, attaque massivement le droit d’asile et parle d’expulsions massives vers la Syrie. Ils s’en fichent des gens qui doivent fuir. Ce sujet est ainsi utilisé dans la lutte pour le pouvoir, afin de ne pas laisser tous les racistes à l’AfD. Nous ne devons pas oublier, en nous focalisant sur l’AfD, qu’un État autoritaire ne naît pas de nulle part, il faut un glissement constant en cette direction. Et, ici, tous les partis peuvent être tenus pour responsables, ce que les durcissements législatifs des dernières années montrent clairement. Mais de toute façon, le parlementarisme, on s’en fout.

Il y a cinq ans, avec le procès Antifa Ost, a commencé la plus grande offensive contre les structures antifascistes depuis fort longtemps. Une démarche sur laquelle tous les partis, des Verts jusqu’à l’AfD, sont complètement d’accord. Et la répression marche : il y a plus de personnes en taule que depuis longtemps et la peur s’est répandue dans une grande partie du milieu. Précisément quand il serait si nécessaire d’agir contre la montée du fascisme et de l’État autoritaire, la gauche autonome est massivement sur la défensive.
Le présent semble sombre, mais l’avenir ne le sera pas forcement.
Sortons de la défensive, regardons là où les fascistes et les conservateurs se réunissent, attaquons leurs liens économiques. Nous rejoignons les gens de Hambourg [voir ici ; NdAtt.] : que ce soit avec un marteau ou avec du feu, antifascisme signifie attaque !

Il y a cinq ans, Lina a été placée en détention provisoire et a dû y rester jusqu’à la fin du procès ; maintenant, elle et les autres accusés sont de nouveau en taule, pour purger leur peine. Nous leur dédions ce feu !
Liberté pour Maja, Nanuk, Luca, Nele, Paula, Paul, Johann, Hanna, Tobi, Emmi et tou.tes les antifas !
Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !
Une accolade à celles/ceux qui ont dû partir en cavale !

* Note d’Attaque :
La Christlich Demokratische Union (Union chrétienne démocrate) est, en association avec sa déclinaison bavaroise, la CSU (Christlich-Soziale Union, Union chrétienne-sociale), le principal parti de droite allemand. Le leader de la CDU, Friedrich Merz, est actuellement chancelier fédéral. Alexander Dobrindt, membre de la CSU, est ministre fédéral de l’Intérieur.

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Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/09/francfort-sur-le-main-allemagne-solidarite-avec-maja-en-taule-en-hongrie/ Sun, 09 Nov 2025 17:12:30 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61307 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 7 novembre 2025

Solidarité avec Maja, en taule en Hongrie – Liberté pour tou.tes les antifas

En solidarité avec Maja, livré.e par les autorités allemandes au régime inhumain et fasciste de Hongrie, dans la nuit du 6 novembre nous avons attaqué la maison et la voiture de Jürgen Illing, consul honoraire hongrois à Francfort. Il habite au 20 du Geiselsteinweg et nous avons enjolivé sa façade, mis à plat son SUV BMW noir et vidé un extincteur à l’intérieur. Ces jours-ci, Illing devra prendre les transports en commun avec nous, la populace.

Illing est consul honoraire de Hongrie à Francfort et, avec sa femme, Nicola Beer, ancienne secrétaire générale du FDP [Freie Demokratische Partei, Parti démocrate libre, un petit parti allemand ; NdAtt.] et vice-présidente de la Banque européenne d’investissement, il représente ce mélange malsain et hypocrite de capital et de fascisme qui nous est devenu insupportable.

Maja à été livré.e à la Hongrie de Saxe, de manière inconstitutionnelle, par l’unité spéciale « Soko Linx » [service de la police judiciaire du Land de Saxe chargé de la répression de ce qu’ils appellent le « milieu extrémiste de gauche » ; NdAtt.], fondée par la droite. Actuellement, elle/il est jugé.e à Budapest, dans des conditions indignes. Un procès dont l’issue est décidée à l’avance et qui doit servir d’exemple, pour les forces de gauche, de ce qui est le régime d’Orbán. Là-bas, Maja est massivement attaqué.e, en tant que personne non binaire, mais dans sa lutte hallucinée contre la gauche et les antifascistes, l’exécutif allemand ne se préoccupe même pas de passer outre les jugements en cours de la Cour constitutionnelle fédérale.

En tant qu’un ancien directeur de la Chambre de commerce et d’industrie germano-hongroise, ainsi que consul honoraire de Hongrie en fonction, représentant donc du gouvernement de ce pays, Jürgen Illing, que nous avons attaqué, est une cible légitime pour attirer l’attention sur le procès de Maja. Jürgen Illing et sa femme Nicola Beer font ouvertement partie d’une élite de droite qui se considère comme bourgeoise. Illing est un ami proche de l’ancien conseiller d’Orbán et ministre des « Ressources humaines » Zoltán Balog, qui les a mariés, lui et sa femme, en 2018, en Hongrie. En outre, Balog est le parrain du fils d’Illing. Balog, qui était aussi chef de l’Église réformée protestante de Hongrie, a démissionné de cette fonction en 2024, à cause d’un scandale qui consistait à avoir soutenu la présidente hongroise Novák dans la décision de gracier un homme condamné pour complicité dans des abus sexuels sur mineur.

On peut dire beaucoup de choses sur Nicola Beer, la femme d’Illing. Entre autres que, en tant que représentante du grand capital au sein du FDP, elle a nié à plusieurs reprises le changement climatique et qu’elle tente de remettre publiquement en question les connaissances scientifiques sur la catastrophe climatique.

Beer et Illing ne sont évidemment pas disposés à prendre position contre un régime homophobe et fasciste, mais ils savent parfaitement tirer profit de la souffrance d’autrui, ainsi que des divisions sociales et de classe. Ils changent d’avis comme des girouettes dans le vent, parfois en faveur de l’UE, parfois en faveur d’Orban, selon qui leur pose la question.

Leur clientélisme et leur esprit de clan, au croisement entre les milieux économiques et politiques, sont presque un exemple parfait du « principe du mérite » bourgeois-de droite. En 2013, Beer a rapidement nommé ses camarades de parti, juste avant que le gouvernement du Land [de Hesse, dans lequel elle était ministre de la Culture ; NdAtt.] ne tombe. Même si auparavant il avait été impliqué, en tant que directeur de chemin de fer, dans une affaire d’espionnage et de diffamation de collègues indésirables, Illing a été pistonné dans un poste publique par un camarade de parti du FDP. Cela lui a ouvert des portes et lui a permis de passer sans encombre à la politique, dans le clan « libéral-conservateur » de Hesse, et d’incarner à la perfection ce mélange d’élite capitaliste et d’acteurs politiques de droite qui déjà une fois a fait tomber notre société dans l’abîme. Et ils sont maintenant sur la bonne voie pour le faire à nouveau. Dans ce domaine, sa femme Nicola Beer n’a rien à lui envier. Dans la vieille tradition de son parti, le FDP social-chauvin et opportuniste, elle a simplement fait le contraire : passer de la politique au secteur bancaire.

Nous ne savons pas si c’est ça la raison de leurs plaques d’immatriculation luxembourgeoises ou si c’est plutôt pour se protéger des impôts allemands. Cependant, là-bas, conformément à sa ligne idéologique, elle continue à financer, avec la Banque européenne d’investissement, des industries à forte intensité de carbone, plutôt que de s’engager en faveur d’une réduction des émissions.

Nous nous solidarisons avec les autres inculpé.es de la prétendue affaire des antifas de Budapest, ainsi qu’avec les inculpé.es du procès Antifa Ost.

Venez tou.tes, fin novembre, à Giessen ; là nous empêcherons ensemble la fondation de la nouvelle organisation de la jeunesse de l’AFD ! Combattons ensemble le fascisme ! À tous les niveaux. Par tous les moyens. Partout.

Des informations sur Jürgen Illing et Nicola Beer :
https://www.fr.de/wirtschaft/juergen-illings-seltsame-karriere-11700183….
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…
https://de.wikipedia.org/wiki/Nicola_Beer
https://en.wikipedia.org/wiki/European_Investment_Bank
https://www.spiegel.de/panorama/ungarn-massenproteste-in-budapest-kirche…
https://taz.de/FDP-Generalsekretaerin-Nicola-Beer/!5568038/
https://www.archiv.budapester.hu/2018/10/24/ungarn-fuhle-ich-mich-weiter…

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Paris : Appel au rassemblement contre l’extradition de Zaid https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/09/paris-appel-au-rassemblement-contre-lextradition-de-zaid/ Sun, 09 Nov 2025 17:10:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61321 Continuer la lecture ]]> Paris-Luttes.info / jeudi 6 novembre 2025

APPEL A UN RASSEMBLEMENT LE 12 NOVEMBRE A 14H30 EN FACE DU PALAIS DE JUSTICE DE CITE CONTRE L’EXTRADITION DE ZAID

Communiqué pour la libération de Zaid

Mercredi 1er octobre, notre ami et camarade Zaid a été entendu par la police dans le cadre de l’affaire Budapest. Visé par un mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie, il a été libéré sous contrôle judiciaire en attendant la décision sur sa possible extradition en Hongrie.

Zaid qui possède la nationalité syrienne, vivait en Allemagne, où il a été incarcéré puis placé sous contrôle judiciaire, avant d’arriver en France. C’est à cause de la précédente collaboration dans cette affaire entre les autorités allemandes et hongroises et du risque d’extradition que Zaid a choisi de venir en France.
Les autorités allemandes n’avaient pas hésité en 2024 à extrader illégalement notre camarade Maja, aujourd’hui toujours emprisonné.e en Hongrie, à l’isolement et dans des conditions indignes.

Comme pour Gino avant lui et pour toustes les autres camarades poursuivi.es dans cette affaire, nous nous opposons à l’extradition de Zaid en Hongrie, qui lui empêcherait d’avoir accès à un procès juste.
Nous demandons le refus de son extradition et nous invitons tout le monde à multiplier les actions de solidarité avant les prochaines échéances judiciaires.
La prochaine audience aura lieu le 12 novembre.

Comité Solidarité Budapest

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Hambourg (Allemagne) : Attaque incendiaire contre la voiture du président du groupe parlementaire de l’AfD https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/05/hambourg-allemagne-attaque-incendiaire-contre-la-voiture-du-president-du-groupe-parlementaire-de-lafd/ Wed, 05 Nov 2025 17:55:16 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61280 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / lundi 3 novembre 2025

Attaque incendiaire contre la voiture du président du groupe parlementaire de l’AfD au Bundestag Bernd Baumann

Des salutations enflammées aux antifas poursuivi.es par la justice, en taule ou en cavale !

Dans la nuit du 3 novembre 2025, nous avons détruit, avec un engin incendiaire, la BMW de Bernd Baumann, président du groupe des députés de l’AfD au Bundestag*, qui était garée au 111 Trenknerweg, dans le quartier Othmarschen de Hambourg.

Dans quelques semaines, deux grands procès contre des antifas commenceront, à Dresde et à Düsseldorf. Treize compas sont accusé.es de plusieurs attaques contre des nazis et leurs structures, en Allemagne et en Hongrie. Les lourdes condamnations dans le premier procès appelé « Antifa Ost »** et dans celui contre Hanna***, en septembre, indiquent une forte volonté de condamnation, de la part de la répression. Jusqu’à présent, la justice rencontrait souvent des difficultés à prononcer des condamnations pour appartenance à une organisation criminelle ou terroriste, contre la gauche militante qui n’est pas organisée en groupes de guérilla. Maintenant, les dominants essayent d’établir de nouveaux critères. En Hongrie, aux Pays-Bas et aux États-Unis, l’« Antifa » a été inscrit sur la liste des opposants « terroristes ».

À une époque où la pratique quotidienne meurtrière et raciste des nazis, des gens ordinaires et des flics ne cessent de s’intensifier, où la fermeture face aux réfugié.es, garantie militairement, de l’Europe, de l’Allemagne ou des États-Unis augmente et où le président états-unien radote en disant qu’il aime l’odeur des déportations au matin et utilise l’armée contre les protestations antiracistes et la résistance, dans cette époque il est urgent de s’organiser de manière militante contre le fascisme. Donc, de faire exactement ce qu’on reproche aujourd’hui aux antifas poursuivi.es par la justice.

Formez une, deux, trois, plusieurs bandes du marteau !

Alerta antifascista, que ce soit avec un marteau ou un cocktail Molotov !

Nous ne voulons pas voir de sexistes, de racistes et de fascistes en ville !

All you damn’ MAGAfreaks, you will follow Kirk to hell! [Vous tous, foutus obsédés du MAGA, vous allez suivre Kirk en enfer !]

Clara, Emmi, Luca, Nele, Moritz, Paula, Henry, Johann, Julian, Melissa, Nanuk, Paul et Tobias : beaucoup de force à vous, le combat continue !

Liberté pour Maja, pas d’extradition en Hongrie pour Zaid !

 

Notes d’Attaque :
* le Bundestag est l’équivalent de l’Assemblée nationale française. Le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland y est présent avec 151 députés et il est donc le plus important groupe d’opposition à la « grande coalition » de gouvernement, composée par la droite (CDU-CSU) et le centre-gauche (SPD).
** Une affaire répressive par laquelle la justice du Land de Saxe (dans l’est du pays) a jugé, en mai 2023, quatre camarades antifascistes pour une série d’agressions contre des néonazis, entre 2018 et 2020. Les peines sont allées de deux ans et demi à cinq ans et trois mois de prison (pour blessures graves et appartenance à une organisation criminelle). Lina, la camarade condamnée le plus lourdement, car considérée comme la cheffe du groupe que flics et journalistes appellent « Hammerband » (bande du marteau), se trouve actuellement en prison.
Un deuxième procès contre sept antifascistes accusé.es des mêmes faits commencera à Dresde le 25 novembre (voir ici pour ce qui concerne l’un des inculpé.es).
*** Camarade antifasciste de Nuremberg, Hanna a été condamnée à cinq ans de prison pour blessures graves et appartenance à une organisation criminelle (le parquet l’avait aussi accusée de tentative de meurtre), pour les attaques contre des néonazis lors de leur célébration du « Jour de l’Honneur », à Budapest, en février 2023 (dans le cadre donc des multiples procès, qui ont lieu en Hongrie et en Allemagne, pour l’affaire des « antifas de Budapest »).
En plus du procès actuellement en cours à Budapest contre Maja, six autres antifas seront bientôt jugé.es à Düsseldorf, avec les chefs d’inculpation très lourds de « tentative de meurtre » et « appartenance à une organisation criminelle ».

L’image de la voiture de Baumann est issue des médias grand public.

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Budapest (Hongrie) : La sentence pour Maja devrait tomber le 22 janvier prochain https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/31/budapest-hongrie-la-sentence-pour-maja-devrait-tomber-le-22-janvier-prochain/ Fri, 31 Oct 2025 17:38:20 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61076 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committe / mardi 21 octobre 2025

Dernier jour, pour cette année, du procès contre Maja – La sentence tombera le 22 janvier

Communiqué de presse du 8 octobre 2025

Encore une fois, une demande d’assignation aux arrestations domiciliaires a été rejetée. À cet effet, le juge a repris les arguments du procureur. Les manifestations de sympathie et les protestations prouveraient justement l’appartenance de Maja à l’« organisation antifasciste ». La grève de la faim aurait montré que Maja ne reconnaissait pas la justice hongroise. Cela, et la gravité des délits reprochés, créerait un risque remarquable de fuite et le risque de la commission d’autres délits.
Le père de Maja, Wolfram Jarosch, dit à ce propos : « Ici, la présomption d’innocence est balayée. Le Premier ministre Orbán fait ouvertement pression pour que Maja soit sévèrement puni.e. Cela n’a plus rien à voir avec une procédure conforme à un État de droit. Au lieu de cela, nous voyons en Hongrie une suppression systématique des droits fondamentaux. Ainsi, mon enfant est à l’isolement depuis quinze mois, sans raison. Cette torture psychologique a été prolongée encore une fois, par le refus d’une assignation aux arrestations domiciliaires. »

Comme aux États-Unis, aussi en Hongrie « l’Antifa » a été déclaré organisation terroriste. À cet effet, le groupe « Antifa Ost / Hammerbande »* a été explicitement enregistré dans la liste des organisations terroristes. Le Premier ministre Orbán a déclaré à ce propos : « L’Antifa est bel et bien une organisation terroriste, elle est arrivée aussi en Hongrie, a tabassé des personnes pacifiques dans la rue, en laissant même certaines à moitié mortes ».
Apparemment, on doit créer des justification pour une transformation autoritaire de l’État. Pour contrecarrer ce danger, le Parlement européen a confirmé hier l’immunité pour Peter Magyar, Klara Dobrev et Ilaria Salis**. Le procès d’Ilaria Salis, qui avait été joint à celui de Maja, est maintenant suspendu.

Aujourd’hui, il y a eu une confrontation, dans le procès contre Maja. Le célèbre néonazi hongrois Lázló Dudog et sa copine ont comparu en tant que victimes, mais leurs déclarations divergent nettement de celles d’un témoin. Avec son groupe Divízió 88 (« 88 » signifie « Heil Hitler »), dans leur chanson Todesfabrik [usine de la mort], Dudog avait qualifié « les enfants carbonisés et les putes juives torturées » de « magnifiques ».

Encore une fois, le témoignage du nazi était en contradiction avec celui du témoin qui a vu l’attaque contre Dudog du début à la fin. Le témoin a déclaré que Dudog portait bel et bien un symbole de la division SS Totenkopf sur son bonnet. Selon son récit, l’altercation ressemblait plus à une brève bagarre entre supporteurs de football qu’à une attaque coordonnée. La déposition de Dudog et de sa copine restent donc discutables.

Les prochaines audiences du procès ont été fixées pour les 14, 16, 19 et 22 janvier 2026. La sentence devrait tomber le 22 janvier. Nous demandons aux politiques allemands de s’investir immédiatement pour le retour de Maja, avant que cent autres jours s’écoulent, pour elle/lui, à l’isolement dans des conditions contraire aux droits humains.

Comité de solidarité avec Maja

 

Notes d’Attaque :
* il s’agit du nom donné par les flics (et largement repris par la presse) au supposé groupe de camarades antifascistes qui aurait mené des attaques contre des néonazis, en Allemagne, entre 2018 et 2020, et qui, toujours selon eux, aurait aussi organisé la réponse dans la rue à la commémoration nazie « Jour de l’honneur », à Budapest, en février 2023.
** Les deux premiers sont des politicien.nes hongrois.es et député.es européen.nes, opposant.es à Orbán, sous procès en Hongrie. Ilaria Salis, antifasciste italienne, accusée d’avoir participé au tabassage de quelques nazis à Budapest, à l’occasion de leur « Jour de l’honneur », a passé quinze mois en prison et quelques semaines aux arrestations domiciliaires, en Hongrie. Elle a été libérée après son élection au Parlement européen, dans la liste d’une coalition de petits partis de gauche et écologistes italiens.

 

Sur le site du Budapest Antifascist Solidarity Committe on trouve aussi quelques informations sur les nazis qui sont finis à l’hôpital après leur « Jour de l’honneur ». Voilà à quoi ressemble Dudog :



Et, largement relayée par les médias, une photo prises après (les) coup(s).

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Ratisbonne (Allemagne) : Attaque contre Thurn und Taxis https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/11/ratisbonne-allemagne-attaque-contre-thurn-und-taxis/ Sat, 11 Oct 2025 16:35:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60874 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / jeudi 9 octobre 2025

Attaque contre Thurn und Taxis – Un pavillon de chasse réduit en cendre

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, vers 23h30, nous nous sommes introduit.es dans le pavillon de chasse Thiergarten, près de Ratisbonne. Plusieurs dispositifs incendiaires ont mené à la complète destruction du pavillon.

Nous n’avons pas choisi cette cible au hasard. Depuis son incendie et la successive reconstruction, à la fin du XIXe siècle, le pavillon actuel est de propriété de la famille Thurn und Taxis [richissime famille princière allemande ; NdAtt.].

Depuis des siècles, la famille Thurn und Taxis représente la monarchie, le mépris des êtres humains et une société de classes. Alors que les temps deviennent à nouveau plus durs, pour une grande partie de la population, aussi en Allemagne, nous sommes confronté.es au fait qu’une grande capitaliste, Gloria von Thurn und Taxis, réside au cœur de Ratisbonne, dans un château qui a plus de pièces que Buckingham Palace. La princesse représente la mise en réseau des parties les plus réactionnaires de la classe dirigeante. Elle appartient à cette partie de la bourgeoisie qui soutient le retour du fascisme, en Allemagne mais aussi dans le monde entier. Ainsi, par exemple, en 2018 elle a rencontré l’ancien stratège de Trump, Steve Bannon, sur la terrasse de toit d’un hôtel, à Rome. Une grande partie de la « nouvelle droite » s’était réunie à cet endroit. À l’époque, Bannon avait le projet de fonder une école pour cadres fascistes, du nom d’« École des gladiateurs », dans un monastère italien. L’aristocrate allemande devait l’aider avec cela. Puisque le monastère avait besoin d’être rénové, Bannon a annoncé sans hésiter que les séminaires pourraient être temporairement organisés à St. Emmeram, le château des Thurn und Taxis, à Ratisbonne. À l’époque, la châtelaine avait démenti cela. Pas du tout à cause d’une opposition à leur contenu, mais uniquement parce que son château était « entièrement loué ». Dans le podcast de l’ARD [le réseau des radions publiques des Länder allemands ; NdAtt.] du titre « Ce n’est plus mon pays », elle a également défendu le chef fasciste Björn Höcke [l’un des chefs du parti Alternative für Deutschland ; NdAtt.]. Höcke avait été condamné pour avoir utilisé le slogan de la SA, interdit : « Tout pour l’Allemagne ». Dans le podcast, Gloria von Thurn und Taxis dit à ce sujet : « S’il vous plaît, qu’y a-t-il de mal à cela ? Je dis : tout pour Ratisbonne ». Cette formule a été clairement utilisée comme slogan par la SA et était gravée sur leurs poignards. La sympathie de Thurn und Taxis pour le nouveau mouvement fasciste se manifeste aussi par la liste des invités au château de St. Emmeram : le premier ministre hongrois Viktor Orban, le juge conservateur de la Cour suprême américaine Samuel Alito et les membre de l’AfD Maximilian Krah et Alice Weidel ont tous déjà été des hôtes du château de Gloria, lors de festivals. L’ancien directeur du Verfassungsschutz [l’équivalent allemand de la DGSI ; NdAtt.], Hans-Georg Maaßen, a organisé un dîner de collecte de fonds à St. Emmeram, en 2023. De plus, Gloria von Thurn und Taxis est une opposante au droit à l’avortement. Elle a dit une fois, dans un talk-show : « L’avortement est un meurtre, il faut appeler les choses par leur nom. »

Le pavillon dans le style « maison de chasse anglaise », qui est maintenant brûlé, a été utilisé comme résidence d’été par la famille princière, habitant à Ratisbonne, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1960, il est devenu le siège du club de golf local, mais est resté jusqu’à aujourd’hui propriété de la famille. Mais, jusqu’en 1945, il n’était pas seulement la résidence d’été de la famille princière. Le Dr. Richard Korherr, statisticien originaire de Ratisbonne, a rédigé le premier rapport sur l’assassinat des Juifs d’Europe comme cadeau d’anniversaire pour Adolf Hitler, en sa qualité de directeur de l’« Institut de science statistique » du régime nazi. Au cours des deux dernières années de la guerre d’extermination fasciste menée par l’Allemagne, cette autorité centrale, coresponsable de l’Holocauste, était installée dans le pavillon de chasse des Thurm und Taxis. Le prince Albert, monarchiste avoué, a dû à minima tolérer cette utilisation.

Les points mentionnés ci-dessus sont des raisons plus que suffisantes, pour nous, pour envoyer un avertissement clair à Gloria : si tu n’arrêtes pas avec ta propagande de haine et de mépris envers les êtres humains, la prochaine fois ce ne sera pas seulement ton club de golf qui brûlera. La noblesse doit enfin être expropriée, en Allemagne, et les appartements du château d’Emmeram doivent être transformés en logements sociaux. Comme déjà à l’époque de la République des conseils de Bavière, il s’agit de s’associer pour conquérir un autre monde, sans exploitation, sans oppression, sans exclusion et sans patriarcat. Dans la phase actuelle, de forte répression contre le mouvement antifasciste, il s’agit de rester offensif.ves. Notre action a été une réaction directe aux attaques de l’État contre les accusé.es de l’affaire Antifa Ost/de Budapest. Quatre millions d’euros de dégâts pour cinq ans de prison pour Hanna.

Pour un mouvement antifasciste fort et offensif.
Salutations aux gens en taule et en clandestinité.

1: www.mittelbayerische.de/lokales/stadt-regensburg/millionenschaden-im-tiergarten-ehemaliges-jagdschloss-brennt-voellig-aus-19644137
2: www.br.de/nachrichten/bayern/abgebranntes-thurn-und-taxis-jagdschloss-bittere-erfahrung,Uz1sFQt
3: www.tagesschau.de/inland/innenpolitik/thurn-und-taxis-100.html
4: www.br.de/nachrichten/bayern/zwischen-skandalen-und-adel-gloria-von-thurn-und-taxis-wird-65,UdE0rNp

Kommando Georg Elser*

* Note d’Attaque : communiste allemand qui, le 8 novembre 1939, a fait exploser une bombe dans la brasserie de Munich où tous les ans Hitler tenait un discours. L’explosion a eu lieu environ un quart d’heure après que Hitler, pour des obligations de la dernière minute, a quitté la salle. Rapidement arrêté et emprisonné, Elser a été assassiné à Dachau, sur ordre de Berlin, le 9 avril 1945.

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Leipzig (Allemagne) : Manif saccageuse en solidarité avec Hanna, Maja, Zaid et tou.tes les antifascistes persécuté.es https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/07/leipzig-allemagne-manif-saccageuse-en-solidarite-avec-hanna-maja-zaid-et-tou-tes-les-antifascistes-persecute-es/ Tue, 07 Oct 2025 16:21:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60851 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 3 octobre 2025

Manif saccageuse à travers l’ouest de Leipzig, en solidarité avec Hanna, Maja, Zaid et tou.tes les autres antifascistes persécuté.es, à l’intérieur et à l’extérieur des taules de ce monde

Jeudi soir, de nombreux.ses antifascistes ont pris les rues du quartier Plagwitz, avec colère et détermination, après que l’antifasciste nurembergeoise Hanna ait été condamnée à cinq ans de prison, à Munich, le vendredi précédent, à la suite d’un procès fondé sur ses idées et sur des simples indices. Pendant près de vingt minutes, nous avons défilé bruyamment à travers ce quartier désormais gentrifié, crié notre colère dans la nuit et brisé des vitres – parfois sous les applaudissements bruyants des passant.es.

Avec la fin du procès contre Hanna devant le Tribunal supérieur de Munich, la première sentence d’une cour allemande dans l’« affaire de Budapest » est maintenant tombée : cinq ans de prison, à l’issue d’un procès qui a oscillé entre une justice vengeresse et une moquerie ouverte de nos idéaux et pratiques politiques. En même temps, en Hongrie, le procès de Maja – toujours affaibli.e par une grève de la faim de quarante jours, contre la torture de l’isolement – se poursuit et approche de sa fin. Dans le cas de l’antifasciste Maja, les autorités allemandes ont montré clairement qu’elles sont prêtes même à passer sur des cadavres, pour écraser l’antifascisme autonome en tant que pratique organisée en Allemagne. Pour se soustraire à ce zèle persécuteur, Zaid a dû, il y a peu, aller en France, où il risque aussi, maintenant, une procédure d’extradition vers la Hongrie. Cependant, déjà dans le cas de Gino, les tribunaux français ont décidé de s’opposer à une coopération avec la justice autocratique hongroise.
Tout cela n’est malheureusement pas une surprise. Il est devenu clair, au plus tard avec l’utilisation assouplie de l’article 129 du code pénal (association criminelle) dans le procès « Antifa Ost », que les temps vont devenir plus difficiles. Entre-temps, cet article ne sert plus « seulement » à démanteler les structures antifascistes militantes. Des saboteur.euses pro-palestinien.nes de la production d’armes israéliennes, à Ulm, aux militant.es du mouvement pour le climat, la répression vise, à long terme, les têtes de tou.tes celles/ceux qui osent vouloir écrire elles/eux-mêmes l’histoire, dans ce monde en ruine. Et ce, pour une bonne raison.

Si l’on porte le regard au-delà de l’horizon allemand, il est clair que la situation est extrêmement grave. L’organisation capitaliste et étatique du monde conduit ce dernier vers l’abîme, de manière apparemment inexorable. Tandis que notre climat s’effondre, les autoritaires gagnent en influence et en pouvoir partout dans le monde, tandis qu’ils se disputent les restes du gâteau des ressources globales, de plus en plus petit. Dans les grandes villes les plus libérales des « États-Unis », des soldats patrouillent sous le commandement de Trump et de son élite techno-fasciste, tandis que des chasseurs d’êtres humains en uniforme de l’ICE terrorisent des groupes entiers de la population. Dans l’ainsi-dite Amérique du Sud, des dictateurs entassent des milliards, en collaboration avec les mafias de la drogue, tandis que les populations souffrent après des décennies de coupes néolibérales et d’exploitation brutale par les puissants. En Europe, les fascistes se renforcent, après que les libéraux l’ont transformée en une forteresse avec leur régime frontalier meurtrier. L’effondrement climatique, l’exploitation économique par des États riches et les paramilitaires ont fait d’une grande partie de l’Afrique en un enfer sur terre, comme au Soudan ou au Congo. Le Proche-Orient est marqué par des guerres par procuration des grandes puissances impériales, tandis que les islamistes essayent sans cesse de s’emparer du pouvoir. Israël affame la population palestinienne sous les yeux du monde et menace toute la population de Gaza d’une expulsion complète. En Iran, le régime réprime brutalement la population ; l’Asie du Sud-Est est dominée par des clans familiaux corrompus. Avec sa guerre contre l’Ukraine, la Russie a ramené l’époque des guerres de position brutales, ce qui sert de prétexte à Europe pour la militarisation de sa propre population. Tout cela n’est qu’une liste brève et fragmentaire de notre temps présent et de la souffrance des gens sous la violence des États.

Cependant, ce temps présent n’est pas sans alternative. Partout dans le monde, s’éveille une révolte contre ceux qui portent la responsabilité de cette misère. Sous l’appellation « Génération Z », des jeunes osent mener un soulèvement. En Indonésie, ils/elles ont pris d’assaut les palais des riches et des puissants ; au Népal, le gouvernement corrompu a été renversé en deux jours et le palais du président était en flammes. Du Madagascar au Kenya, en passant par le Maroc et le Pérou, des jeunes descendent en masse dans la rue, plein.es de colère pour leur misère, et expriment leurs désirs.

Dans ces révoltes, nous voyons qu’un autre monde est possible. Nous devons le conquérir si nous voulons vraiment vivre. Un monde d’empathie, de solidarité et d’entraide. La « génération Z » montre à nous tou.tes un chemin pour conquérir ce monde, contre la folie des dominants. C’est ce qu’ils craignent. C’est ce contre quoi ils veulent se protéger, avec leur police et leur appareil répressif. Aussi en Europe.

C’est pourquoi la dureté avec laquelle les antifascistes sont persécutés en Allemagne ne nous surprend guère. Mais cela ne nous rend pas moins furieux.ses. Avec les bris de verre à Plagwitz, nous rendons une petite partie de la violence avec laquelle les autorités répressives nous submergent depuis des années. Et ce ne sera pas la dernière expression de notre colère !

Solidarité avec Hanna, Maja, Zaid, Tobi, Moritz, Clara, Nele, Nanuk, Paul, Paula, Emmi, Luca, Johann et et tou.tes les autres antifascistes et subversif.ves dans les taules de ce monde. Si l’antifascisme est un crime, nous sommes tou.tes des criminel.les.

Jusqu’à ce que nous soyons tou.tes libres !

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Berlin (Allemagne) : Manif sauvage « Free all Antifas » https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/01/berlin-allemagne-manif-sauvage-free-all-antifas/ Wed, 01 Oct 2025 16:26:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60811 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / mardi 30 septembre 2025

Le vendredi 26 septembre, l’antifasciste nurembergeoise Hanna a été condamnée à cinq ans de prison*, dans un procès basé uniquement sur ses idées.
Et pour cette raison, le dimanche 28 septembre nous sommes descendu.es dans la rue, de manière incontrôlée et conséquente, dans le quartier Friedrichshain, à Berlin.

Nous n’acceptons pas cela sans réagir et nous ne resterons certainement pas en silence pendant que ces ordures enferment dans leurs taules, pendant des années, nos camarades et nos ami.es.

Nos pensées vont non seulement à Hanna, mais aussi à Maja en Hongrie, à tou.tes les antifas emprisonné.es et nos cœurs sont indissolublement unis, dans la rue et en prison.

Nous appelons tout le monde à faire preuve de créativité : que ce soit en faisant des dégâts, encore plus de manifestations sauvages, des photo de solidarité ou en écrivant des lettres.

La solidarité est une arme. Utilisons-la.

Ne laissons pas l’impuissance nous paralyser.

Beaucoup de force à Hanna et Maja, tenez bon !
Courage et force à tou.tes les accusé.es et aux antifascistes en clandestinité.

Ensemble contre leur répression.
FREE ALL ANTIFAS!

Autonomes de Berlin

* Note d’Attaque : pour blessures graves et appartenance à une association de malfaiteurs (l’accusation de tentative de meurtre, portée par le parquet, n’ayant pas été retenue), dans le cadre de l’affaire des « antifas de Budapest ».

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Nuremberg (Allemagne) : La taule taguée en solidarité avec Hanna https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/01/nuremberg-allemagne-la-taule-taguee-en-solidarite-avec-hanna/ Wed, 01 Oct 2025 16:21:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60800 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / dimanche 28 septembre 2025

Dans la nuit qui a suivi la condamnation à cinq ans de prison* de la nurembergeoise Hanna S., la taule a été taguée. Le combat de Hanna est juste et nécessaire. Nous exigeons la libération de tou.tes les antifascistes emprisonné.es et nous n’arrêterons pas de lutter jusqu’à ce que les prisons des dominants soient en ruines et que nos rues soient libres de fascistes !

Free Hanna – ACAB

* Note d’Attaque : pour blessures graves et appartenance à une association de malfaiteurs (l’accusation de tentative de meurtre, portée par le parquet, n’ayant pas été retenue), dans le cadre de l’affaire des « antifas de Budapest ».

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Allemagne et Hongrie : Des mises-à-jour sur les procès pour l’affaire des antifas de Budapest https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/28/allemagne-et-hongrie-des-mises-a-jour-sur-les-proces-pour-laffaire-des-antifas-de-budapest/ Sun, 28 Sep 2025 16:31:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60789 Continuer la lecture ]]> Anarchist Black Cross Dresden / samedi 27 septembre 2025

Des mises-à-jour sur les procès pour l’affaire de Budapest : des antifascistes devant les tribunaux

Maja
Maja se trouve toujours en isolement en Hongrie. Au début de l’année, les avocat.es de Maja ont essayé de transformer sa détention en arrestations domiciliaires, mais la décision a été reportée par les tribunaux hongrois. Le 20 juin, le tribunal a finalement pris une décision sur la demande d’arrestations domiciliaires, mais l’a rejetée. Pour protester contre des conditions de détention inhumaines, qui perdurent, Maja a fait une grève de la faim. De nombreuses manifestations et actions en solidarité avec Maja ont alors eu lieu dans toute l’Allemagne. Avec des envois de cartes postales, on a mis la pression sur des politiciens allemands et hongrois, pour qu’ils s’engagent en faveur de Maja et la/e fassent revenir en Allemagne.

Après quarante jours de grève de la faim, l’état de santé de Maja s’est tellement dégradé qu’il/elle a dû être transféré.e dans un hôpital pénitentiaire et arrêter sa grève de la faim.
À l’heure actuelle, son procès se poursuit, à Budapest. Les prochains journées de procès sont le 29 septembre, le 2 et le 8 octobre, à chaque fois à 9h00 au Tribunal d’État de Budapest.

Hanna
Hanna est toujours incarcérée à Munich [voir ici pour son arrestation ; NdAtt.]. Le procès à son encontre s’est terminé hier, le 26 septembre 2025, avec une condamnation à cinq ans de prison. Le procureur avait requis une peine de neuf ans de prison, pour « tentative de meurtre » et appartenance à une organisation criminelle au titre de l’article 129 du code pénal. La défense avait plaidé l’acquittement.

Zaid
Zaid a été relâché sous conditions et a pu retourner chez sa famille à Nuremberg, mais il doit se présenter à la police trois fois par semaine. De cette façon, on voudrait l’empêcher de s’enfuir, bien qu’il se soit volontairement livré aux autorités en janvier [voir ici ; NdAtt.].
Puisque Zaid n’a pas la nationalité allemande, il reste le seul accusé dans l’affaire des antifas Budapest à être toujours menacé d’extradition vers la Hongrie et donc, potentiellement, à la suite, d’une expulsion vers la Syrie.

Lina
La défense de Lina a fait appel et l’audience a eu lieu le 6 février devant la Cour fédérale de justice, à Karlsruhe. Malheureusement, sa peine de cinq ans et trois mois* n’a pas été modifiée. En ce moment, Lina se trouve de nouveau en prison.

Six nouveaux.lles accusé.es
Le 6 juillet, le procureur général fédéral de Düsseldorf a mis en état d’accusation six autres antifascistes : Paula, Emmi, Clara, Luca, Nele et Moritz [voir ici ; NdAtt.].
Les chefs d’inculpation sont, entre autres, « tentative de meurtre » et « appartenance à une organisation criminelle », au titre de l’article 129. Nous voyons la décision de les mettre en état d’accusation à Düsseldorf comme une décision politique très claire, pour rendre plus difficile le soutien aux accusé.es par les ami.es et les familles, ainsi que le travail de solidarité, qui, jusqu’à présent, a été coordonné principalement depuis l’Allemagne de l’Est. La plupart des accusé.es viennent d’Allemagne de l’Est. C’est là qui se trouvent leurs familles, leurs ami.es, leurs réseaux politiques ; le centre de leur vie est là. D’abord, la plupart d’entre elles/ils ont également été incarcéré.es dans des prisons ouest-allemandes ; maintenant, tout le procès doit encore se tenir au Tribunal supérieur de Düsseldorf. Cela est visiblement une tentative de briser notre solidarité avec les accusé.es et de rendre l’accompagnement solidaire pendant le procès très difficile et coûteux. Le trajet de six heures entre l’Allemagne de l’Est et Düsseldorf représente une charge insoutenable pour les ami.es et les familles.
Non seulement le lieu du procès, mais aussi les chefs d’accusation sont clairement marqués par une motivation politique qui ne s’inscrit que trop bien dans une tendance plus large, que l’on peut observer depuis bien avant les dernières élections législatives : l’antifascisme est réduit à un délit ; le procès des six accusé.es et l’accusation de meurtre doivent créer dans l’opinion publique une image de l’antifascisme aussi sanglante et dangereuse que possible – une escalade clairement motivée politiquement, de la part du procureur fédéral. Cela apparaît clairement si nous nous rappelons que le mandat d’arrêt initial contre les accusé.s n’était pas établi pour tentative de meurtre.

Notre réponse à cette escalade politique ciblée et à la délégitimation du nécessaire antifascisme ne peut être que la solidarité. Participez à des actions, écrivez des lettres à nos camarades emprisonné.es, donnez de l’argent pour les frais de justice des accusé.es et les frais de déplacement des personnes qui les soutiennent.

Nous ne nous laisserons pas que l’État allemand nous dissuade d’être solidaires avec nos ami.es et camarades !
L’antifascisme est et reste nécessaire et notre solidarité avec nos courageux.ses camarades reste intacte.

 

* Note d’Attaque : Lina a été condamnée pour blessures graves et association de malfaiteurs, dans le premier procès pour l’affaire Antifa Ost, avec deux autres camarades qui ont reçu des peines plus courtes. Sept autres antifascistes inculpé.es dans la même affaire attendent encore leur procès (qui devrait normalement s’ouvrir en novembre à Dresde). Selon les enquêteurs allemands, la même « association de malfaiteurs » aurait perpétré des agressions de néonazis en Allemagne de l’Est et à Budapest, lors du « Jour de l’Honneur » de février 2023. Tobias aussi est inculpé dans les deux affaires.

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Prison de Budapest (Hongrie) : Une fouille à nu violente et longue de trois heures pour Maja T. https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/28/prison-de-budapest-hongrie-une-fouille-a-nu-violente-et-longue-de-trois-heures-pour-maja-t/ Sun, 28 Sep 2025 16:29:29 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60785 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Commitee / vendredi 26 septembre 2025

Communiqué de presse du 26 septembre 2025

Vendredi dernier, Maja T. a été à nouveau transféré.e, de l’hôpital pénitentiaire, où il/elle se trouvait à cause de son état de santé pendant et après sa grève de la faim, à la prison de Budapest. Le procès de Maja s’est poursuivi dans cette ville, le lundi 22 septembre 2025. Cependant, Maja doit toujours faire face aux conséquences, pour sa santé, de sa grève de la faim et a été jusqu’ici sous traitement à l’hôpital de la prison. Entre autres choses, une IRM a été effectuée, avec laquelle les médecins ont constaté des micro-hémorragies dans son cerveau. Celles-ci sont probablement une conséquence de la grève de la faim. On ne sait pas si et dans quelle mesure son traitement médical se poursuit dans la prison de Budapest.

Depuis vendredi dernier, Maja se trouve dans la même cellule que l’année dernière et, jusqu’à présent, aucune amélioration de ses conditions de détention n’a été constatée. Comme avant, dans la cellule il n’y a pas de lumière naturelle directe et l’isolement est permanent. Toutes les visites sont étroitement surveillées et ensuite il y a des contrôles intimes. Des conditions qui sont connues et qui ont été la raison pour laquelle Maja a décidé, le 5 juin 2025, de mener une grève de la faim [voir ici ; NdAtt.].

Après une visite de sa famille, le mardi 23 septembre 2025, Maja a refusé de se soumettre à l’habituelle fouille à nu, dégradante, et a refusé de retirer ses sous-vêtements. En conséquence, elle/il a été menotté.e et mis.e à nu de force par le personnel pénitentiaire. Cela a duré environ trois heures. Et ce n’était pas tout : suite au refus de Maja de se déshabiller complètement, la prison a engagé une procédure disciplinaire à son encontre. On ne sait pas encore quelles effets aura cette procédure disciplinaire.

Ce n’est pas la première fois que Maja a été témoin de la violence du personnel pénitentiaire à l’encontre des détenus. Elle/il a constamment signalé des bruits de coups et de cris venant des espaces environnants. Cependant, l’incident de mardi dernier est une nouvelle escalade et ne fait que confirmer, une fois de plus et de manière grave, les conditions inhumaines auxquelles Maja est soumis.e en Hongrie. À ce propos, le père de Maja déclare : « Depuis plus d’un an, Maja souffre, dans des conditions de détention inhumaines, en Hongrie. La manière dont les fonctionnaires hongrois ont menotté et dévêtu de force Maja est contraire à toute dignité humaine et aux normes internationales ».

Ceci est un appel urgent aux responsables politiques, en particulier au ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul, pour qu’ils s’engagent par voie diplomatique pour le retour de Maja et pour qu’ils fassent suivre leurs déclarations publiques sur leurs efforts supposés par des actes concrets !

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Leipzig (Allemagne) : Attaque contre le pouvoir de l’État lors du festival Karli Beben https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/17/leipzig-allemagne-attaque-contre-le-pouvoir-de-letat-lors-du-festival-karli-beben/ Wed, 17 Sep 2025 16:23:02 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60683 Continuer la lecture ]]> knack.news / lundi 15 septembre 2025

Journée d’action pour Maja : Attaque contre le pouvoir de l’État lors du festival Karli Beben

Le samedi 13 septembre, des débordements ponctuels ont eu lieu à Leipzig, en marge du « Karli Beben ». Le festival en plein air, qui a eu lieu le long d’une importante voie piétonne de liaison, en raison d’un chantier long de plusieurs kilomètres, a commencé dans une bonne ambiance de fin d’été, avec des milliers de personnes.

Mais nous n’avons pas envie de faire la fête.

Fort.es de notre principe de solidarité, en tant qu’antifascistes, nous avons suivi l’appel du Comité pour la libération de Maja à utiliser la journée d’aujourd’hui (13 septembre) comme un moment visible pour dénoncer publiquement l’emprisonnement inhumain et incessant de Maja. Pendant un petit moment, nous avons exprimé notre triste colère avec des slogans, des feux d’artifice, des bris de verre, des barricades et des attaques contre l’autorité de l’État, devant des centaines de personnes.

Cela nous a aussi fait plaisir que d’autres personnes aient attiré l’attention sur la situation de Maja avec une collecte de dons, des tracts et une banderole sur l’une des scènes.

En juillet, dans l’hôpital pénitentiaire hongrois, Maja a mis fin à sa grève de la faim, après quarante jours. Le ministre allemand des Affaires étrangères Wadephul (CDU) avait annoncé, peu avant la fin de la grève de la faim, qu’il voulait obtenir des améliorations de ses conditions de détention. Un mensonge, car, depuis lors, les conditions de détention n’ont pas changé. Maja reste toujours à l’isolement à l’hôpital pénitentiaire et un transfert aux arrestations domiciliaires ou un retour en Allemagne ne sont pas en vue. Chaque jour que Maja passe à l’isolement est une violation de ses droits humains et civils fondamentaux.

Mais ce n’est pas seulement contre Maja que l’État allemand agit de manière répressive. À Leipzig, le LKA [la police judiciaire ; NdAtt.] de Saxe (notamment par le biais de la Soko Linx [le service policier chargé de la répression de ce qu’ils appellent le « milieu extrémiste de gauche » ; NdAtt.]) s’en prend depuis des années, de manière brutale et continuelle, à l’engagement antifasciste. En sont un exemple les plus de 80 perquisitions (souvent illégales), dans les cinq dernières années, plus d’une douzaine d’antifascistes emprisonné.es en Allemagne et des campagnes médiatiques de dénonciation, en coopération avec le magazine d’extrême droite Compact et le quotidien Bild.

Cette escalade a culminé avec l’extradition de Maja vers la Hongrie, illégale, comme établi par le Tribunal constitutionnel fédéral. Alors que même l’Italie, gouvernée par la fasciste Meloni, a exclu l’extradition d’antifascistes italien.nes, pour la même affaire, et que l’antifasciste Ilaria, déjà emprisonnée en Hongrie, a même pu rentrer chez elle, l’Allemagne montre très clairement ce que vaut pour elle la vie des antifascistes : rien du tout. L’Allemagne, avec ses larbins des flics et ses politiciens élitistes, laissera Maja crever en Hongrie.

Alors que la répression contre l’antifascisme radical se poursuit sans pitié et que l’antifascisme doit être divisé entre « bon » (bourgeois) et « mauvais » (militant/autonome), le parti fasciste AfD monte aux premières places dans les sondages. Dans toute l’Allemagne, des néonazis terrorisent les personnes qui ne correspondent pas à leur vision inhumaine du monde. Pour nous, cela signifie : nous devons lutter de manière militante pour une vie digne, libre et juste pour tou.tes.

Aux habitant.es de Leipzig qui font la fête lors du Karli Beben :

Il s’agissait de faire connaître au grand public la situation de Maja et non de gâcher la fête aux habitant.es de Leipzig. Cependant, les derniers mois ont prouvé que se limiter à la non-violence ne mène qu’à des promesses creuses et à moins d’attention. C’est pourquoi nous avons choisi une lutte militante.

Pour discréditer notre cause, les politiciens bourgeois, la presse et les autorités chargées de l’enquête ont recours à des artifices rhétoriques et parlent, après des débordements, d’« émeutiers » et de « terroristes d’extrême gauche ». Nous voulons contredire cela à l’avance. Les terroristes sont ceux qui ont livré Maja, qui détruisent notre planète, diffusent la pauvreté, font avancer le nationalisme et encouragent l’armement. Nous avons simplement fait entendre notre voix. Pour cela, nous choisissons les actions d’aujourd’hui comme des nécessités tactiques et pratiques, en dehors des règles du jeu bourgeois. Et si cette dimension est importante, le contexte de l’action l’est aussi. Et c’est de faire pression et de rendre publique la situation de Maja, un.e antifasciste qui est soumis.e, depuis plus d’un an, à des conditions de détention inhumaines.

Les voies de la légalité semblent viser à priver la population de la possibilité de devenir active, de faire pression et de provoquer des changements dans la société. Le droit de se soulever et de lutter contre les injustices est ainsi considérablement restreint. Une foule totalement pacifique n’a guère d’influence, car elle ne représente aucune menace pour l’État et ne reçoit donc pas l’attention nécessaire. Un groupe entièrement militant peut être rapidement écrasé par des mesures répressives. Ce n’est que la combinaison des deux approches qui crée la dynamique dangereuse que les gouvernements du monde entier craignent. C’est l’équilibre entre protestation civile et résistance déterminée, qui a le potentiel de provoquer de véritables changements.

Nous laissons à d’autres le soin de poursuivre l’analyse politique et l’évaluation de la journée d’aujourd’hui. En même temps, nous vous invitons à rejoindre le mouvement de solidarité avec Maja, à tous les niveaux et par tous les moyens. Il faut continuer à faire pression et la renforcer.

Pas de répit jusqu’à ce que nous ayons récupéré Maja, notre colère reste inébranlable !
Liberté pour tous les antifascistes, lutte contre le fascisme !

Quelques participant.es

[…]

[NdAtt. : les deux photos ci-dessus sont tirées des journaux]

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Berlin (Allemagne) : La Cour d’appel peinturlurée https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/17/berlin-allemagne-la-cour-dappel-peinturluree/ Wed, 17 Sep 2025 16:20:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60671 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 12 septembre 2025

La Cour d’appel de Berlin peinturlurée – Journée d’action pour Maja, le 13 septembre

Dans la nuit du 11 au 12 septembre, à l’occasion de la journée d’action pour Maja, le 13 septembre, nous avons peinturluré avec de la peinture rouge la Cour d’appel de Berlin.

La Cour d’appel de Berlin est responsable du fait que Maja à été livré.e aux autorités hongroises, dans une opération de disparition forcée digne de l’époque nazie, et du fait que depuis elle/il est détenu.e là bas à l’isolement et dans de conditions de torture. En outre, ce tribunal est actuellement chargé de statuer sur l’extradition de Zaid vers la Hongrie.

À une époque où l’État allemand se prépare pour une troisième guerre mondiale, s’armant tant vers l’extérieur comme vers l’intérieur, survient aussi un durcissement de la répression contre les antifascistes et les opposant.es à la guerre. Que ce soit dans les procès pour l’affaire des antifas de Budapest, maintenant suspendu, dans les procès qui va arriver pour la manifestation du jour X à Leipzig [en solidarité avec les antifas condamné.es dans l’affaire Antifa Ost ; NdAtt.] ou encore la répression récente, avec une nasse durée onze heures, lors du camp « Désarmemer Rheinmetall » à Cologne.

En tant que mouvement révolutionnaire, nous devons montrer encore plus clairement, dans les temps qui viennent, que nous luttons côte à côte contre la répression. Ne nous laissons pas intimider, mais luttons encore plus résolument contre ce système malade ! Et montrons aussi, en ce jour d’action, que nous ne laissons pas Maja seul.e et que nous continuons à lutter pour sa liberté !

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Leipzig (Allemagne) : Le Centre technique municipal attaqué https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/07/leipzig-allemagne-le-centre-technique-municipal-attaque/ Sun, 07 Sep 2025 16:39:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60487 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / dimanche 7 septembre 2025

Le Centre technique municipal attaqué – Pas de repos tant que Maja croupit en Hongrie

Le soir du 6 septembre 2025, nous sommes sorti.es et, avec des marteaux et de la peinture, nous avons brisé beaucoup de vitres du Centre technique municipal de Leipzig. Puisque ce bâtiment est une partie de l’infrastructure municipale et étatique, nous voulions montrer clairement notre solidarité avec Maja.

Nous n’aurons pas de répit, tant que Maja restera enterré.e vivant.e en Hongrie. Nous devons toujours penser à toi, ainsi qu’à nos ami.es dans les prisons allemandes et aux nôtres qui sont en fuite.

Jusqu’à ce que tout le monde soit libre ! Mort au fascisme !

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Hanovre (Allemagne) : Attaque contre la CDU https://attaque.noblogs.org/post/2025/08/05/hanovre-allemagne-attaque-contre-la-cdu/ Tue, 05 Aug 2025 16:31:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60186 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 1er août 2025

Requête de ramener Maja en Allemagne : attaque contre la CDU à Hanovre

L’antifasciste Maja est en prison à Budapest depuis juin 2024, parce que accusé.e d’avoir participé aux actions de protestation contre l’ainsi-dit « Jour de l’honneur » de 2023, en Hongrie. Ce jour-là, des néonazis et des gens d’extrême droite venant de toute l’Europe commémorent la Wehrmacht allemande et les Waffen SS. Cet événement est l’un des plus grands rassemblements nazis d’Europe et contribue de manière décisive à la mise en réseau du milieu d’extrême droite.

Contrairement à la décision de la Cour constitutionnelle fédérale, Maja, personne non-binaire, a été extradé.e en juin de l’année dernière vers la Hongrie, un État qui non seulement laisse que chaque année ait impunément lieu le « Jour de l’honneur » fasciste, mais qui ne reconnaît pas non plus les droits des personnes queer comme Maja. En plus des punaises de lit et des nuisibles dans sa cellule, de la nourriture moisie, de la vidéosurveillance incessante et du manque de mouvement à l’air libre, c’est finalement la torture psychologique de l’isolement, prolongé depuis plus d’un an, qui a poussé Maja à commencer une grève de la faim, le 5 juin 2025, et récemment terminée, après quarante jours, en raison de graves problèmes de santé. Les requêtes de Maja au ministre des Affaires étrangères, M. Wadephul, membre de la CDU, sont simples et claires : un procès conforme à un État de droit, en Allemagne, dans des conditions dignes.

M. Wadephul et le gouvernement fédéral ont largement ignoré les requêtes de Maja pendant les quarante jours de sa grève de la faim et ils ont ainsi soutenu les méthodes du régime fasciste hongrois. Alors qu’à Budapest des néonazis aussi siègent en toute impunité dans une salle d’audience et se présentent comme des victimes, le gouvernement fédéral et la CDU, queerophobe, sexiste et raciste, font ce qu’ils savent faire de mieux : être du côté des fascistes et piétiner les droits humains. Cela nous montre une fois de plus que dans la lutte contre les nazis, nous ne pouvons pas compter sur l’État. Nous ne pouvons qu’agir nous-mêmes et laisser cours à notre solidarité inconditionnelle avec Maja, par les actes.

Nous exigeons le transfert immédiat de Maja en arrière en Allemagne. En signe de ce que nous pensons de la manière dont le gouvernement fédéral et le ministère des Affaires étrangères ont traité les requêtes de Maja, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, le siège de la CDU [Christlich Demokratische Union, Union chrétienne démocrate, parti de droite, auquel appartiennent les actuels chancelier F. Merz et ministre des Affaires étrangers J. Wadephul ; NdAtt.] du Land de Basse-Saxe, à Hanovre, a été recouvert de peinture, ses vitres ont été brisées et « Free Maja » a été tagué dessus.

Liberté pour Maja ! Amour et force pour tou.tes les antifascistes en taule et en cavale !

 

[Les images sont tirées des médias commerciaux allemands]

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Brême (Allemagne) : Si vous prenez un.e de nous, nous répondrons tou.tes https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/31/breme-allemagne-si-vous-prenez-un-e-de-nous-nous-repondrons-tou-tes/ Thu, 31 Jul 2025 16:15:47 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60153 Continuer la lecture ]]> Tumulte / dimanche 27 juillet 2025

Nous sommes descendu.es dans la rue pour une manifestation spontanée en solidarité avec Maja.

Salut Maja,
À l’occasion de la fin, décidée de manière autonome, de ta grève de la faim, le mercredi 16 juillet 2025 nous avons traversé le quartier avec une manifestation spontanée enragée. Tu as choisi de vivre et nous continuons de rester à tes côtés. Nous lisons tes lettres, nous observons les voyages de tes parents et nous voyons combien d’actions ont été menées, adressées directement aux représentants du gouvernement.

La solidarité sous toutes ses formes est importante et notre manifestation spontanée doit être une contribution supplémentaire.

L’appel à l’État est resté sans réponse, l’Allemagne a montré à quel point une vie humaine a peu de valeur.

Nous avons donc porté notre colère dans la rue, collectivement et de manière autonome. Avec une banderole qui réclamait ta libération ainsi que des tracts informant sur ta situation, nous avons traversé le quartier Steintorviertel, à Brême. Le tout avait comme fond sonore des hauts cris : « Free Maja », « Amour et force pour les personnes en clandestinité et en prison », « Nous ne sommes pas tou.tes ici, il manque les prisonnier.es » et était entouré de feux d’artifice et de fumée. Pour laisser des traces durables, des tags « Free Maja » et « Free all prisoners » ont été posés. En raison de la douceur de la soirée d’été, il y avait encore beaucoup de monde dans le quartier et elles/ils se sont montré.es positives envers la manifestation spontanée, avec des acclamations, des salutations et d’autres signes de solidarité.

Maja, nous sommes à tes côtés, nous lisons ce que tu écris et nous le diffusons. Nous sommes nombreux.ses et nous n’arrêterons pas avant que tu sois libre.

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Allemagne : Sur les mises en examen dans l’affaire des « antifascistes de Budapest » https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/25/allemagne-sur-les-mises-en-examen-dans-laffaire-des-antifascistes-de-budapest/ Fri, 25 Jul 2025 16:33:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60092 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Commitee / dimanche 6 juillet 2025

Pour Paula, Emmi, Clara, Luca, Nele et Moritz, ça y est : l’acte d’accusation est tombé. Tout l’ensemble n’est que de la crasse, voici nos classifications à ce sujet.

 

Le choix du tribunal

Comme on a déjà pu le constater dans les médias, désormais ce ne sont pas [les tribunaux de] Dresde ou Iéna, comme imaginé, qui sont compétents, mais la Cour d’appel provinciale [Oberlandesgericht – OLG] de Düsseldorf. Pour rappel : la plupart des six accusé.es vient de Leipzig et de Iéna, elles/ils ont ici des ami.es, de la famille, un environnement familier.

Le choix de l’OLG de Düsseldorf est clairement politique. On veut rendre le plus difficile possible aux familles et aux ami.es de rendre visite à leurs proches en prison et de les soutenir. Pour beaucoup d’entre eux/elles, cela signifie désormais plus de six heures de route pour une visite et ensuite il y a le retour. Celles/ceux qui n’y arrivent pas financièrement peuvent rester sur la touche.

De plus, cela devrait empêcher le travail de solidarité sur place. Un pas de plus pour couper les prisonnier.es et leur milieu solidaire et les isoler.

En outre, le choix d’une Cour d’appel provinciale signifie que l’infraction est considérée comme relevant d’un fort intérêt public, qu’on traitera ici d’une idéologie hostile à l’État.

Il apparaît que l’affaire « des antifas de Budapest » est une fois de plus présentée comme un « grand coup contre les dangereux extrémistes de gauche ». Tout ce que nous pouvons dire à ce sujet est que nous et nos proches serons cette fois encore plus fort.es que cette nouvelle difficulté. Peu importe ce que vous mettez en travers de notre route, nous ne laisserons pas les prisonnier.es seul.es !

 

L’article 129, nous le connaissons déjà…

Here we go again…

Dans le nouvel acte d’accusation, on continue bien entendu avec la prétendue organisation criminelle, dont les enquêteurs ont fantasmée jusqu’ici. Comme prévu, le très populaire « article des fouineurs » [l’art. 129 du code pénal, sur les organisations criminelles, permet aux flics un large éventail de techniques de surveillance des personnes suspectées et de leurs proches et contacts ; NdAtt.] a été utilisé dans toute son étendue. Des sources de financement ont été inventées de toutes pièces, en mentant de manière éhontée. Il ne nous est pas encore clair dans le détail à quel point la sphère privée des prisonnier.es, de leurs proches et de leur milieu a été violée et disséquée.

Il est néanmoins évident que la surveillance a eu lieu pendant des années, à un niveau que certains protagonistes des films d’espionnage hollywoodiens n’osent même pas rêver. Prochainement, nous allons examiner plus précisément cette « faute d’être en contact [avec quelqu’un.e] », construite à dessein, et ses conséquences

Nous sommes donc sérieux.ses, quand nous disons : « Assez des articles 129, 129a et 129b ! Laissez enfin en paix les accusé.es, leurs familles et leurs groupes d’ami.es ! »

 

Accusation de meurtre ? Déclaration de guerre !

Comme c’est déjà le cas avec l’accusation portée contre Hanna*, ainsi qu’avec l’accusation formulée le 5 juin 2025 dans le procès « Antifa Ost », de nombreux faits reprochés sont qualifiés comme des tentatives d’homicide. Il est difficile d’y voir autre chose qu’une perte totale de contact avec réalité de la part du procureur fédéral. Mais ici aussi se cachent des récits politiques.

La simple supposition qu’il puisse être question de meurtre fait peur, elle doit conduire les gens à se désolidariser et à se détourner. En même temps, il est tout à fait clair, pour le procureur fédéral aussi, qu’il ne s’agit en aucun cas d’une tentative de meurtre – dans le cas de Hanna, comme dans celui de tou.tes les autres accusé.es !

Même le juge d’instruction de la Cour fédérale de justice n’a pas émis de mandats d’arrêt pour tentative d’homicide, car il n’y avait pas de soupçons sérieux à ce sujet, et dans la procédure qui est ouverte à Budapest, un tel fait ne rentre même pas parmi les charges. Les avocat.es de la défense ont âprement critiqué cette démarche. La peur face à l’antifascisme est donc grande. Nous ne pouvons que renvoyer ici à la déclaration de certain.es antifascistes qui sont revenu.es de clandestinité, dans laquelle ils/elles disent :

« L’accusation de tentative de meurtre, portée par le procureur général contre certain.es d’entre nous, est une escalade aux motivations politiques, dont le ridicule est difficile à égaler. Elle sert – comme l’accusation d’association de malfaiteurs – à dissuader la pratique antifasciste et à légitimer les interventions répressives. Il est évident que le mouvement antifasciste actuel n’a pas pour but de tuer des nazis et le procureur général le sait lui aussi. » [pour le texte complet voir ici ; NdAtt.]

Il n’y a pas grand-chose à ajouter à ces mots, de notre part, sauf l’appel à ne pas tomber dans la campagne d’intimidation de la Justice allemande, à ne pas croire à ses mensonges !

Le système est le criminel !
Restez ou soyez solidaires !
L’antifascisme est nécessaire !

Budapest Antifascist Solidarity Commitee

 

Notes d’Attaque :
* Hanna est une camarade antifasciste de Nuremberg, arrêtée début mai 2024. Elle est accusée d’association de malfaiteurs, de lésions graves et de tentative d’homicide, car suspectée d’avoir pris part aux attaques contre des nazis, à Budapest, en février 2023. Son procès est actuellement en cours à Munich.
L’affaire « Antifa Ost » est le fruit des enquêtes des flics du Land de Saxe sur des attaques contre des nazis, entre 2018 et 2020. Ils accusent des antifas d’avoir constitué une organisation criminelle dont le but aurait été d’effectuer ces attaques. Le procès contre quatre premier.es antifascistes s’est soldé en mai 2023 avec des peines allant de deux ans et demi à cinq ans et trois mois de prison (une camarade, Lina, est actuellement en prison). En juin dernier, un deuxième procès pour cette affaire a commencé, à Dresde, contre sept autres camarades (dont un arrêté en novembre 2024 après une longue cavale, pendant laquelle la police avait largement appelé la population à la délation).
Certaines camarades, comme Tobias, apparaissent dans les deux procédures, qui, avec leurs ramifications, prennent la forme d’une large manœuvre répressive de l’État allemand contre le mouvement antifasciste.

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Francfort-sur-le-Main (Allemagne) : Un message sur le siège de la SPD https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/25/francfort-sur-le-main-allemagne-un-message-sur-le-siege-de-la-spd/ Fri, 25 Jul 2025 16:28:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60069 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / jeudi 17 juillet 2025

Un message sur le siège de la SPD : FREE MAJA

Dans la nuit du 17 juillet 2025, le siège de la SPD [Sozialdemokratische Partei Deutschlands, le principal parti de centre-gauche allemand, qui participe à l’actuelle coalition de gouvernement ; NdAtt.] à Francfort a été informé de leur responsabilité de ramener Maja en Allemagne, depuis des conditions de détention catastrophiques en Hongrie.

« Si vous en prenez un.e, nous répondrons tou.tes. Free Maja! »

De plus, le tableau d’affichage a été complété avec des informations importantes qui jusqu’ici ne s’y trouvaient malheureusement pas encore.

Maja a terminé sa grève de la faim. Mais ses requêtes restent inchangées ! Il faut un renvoi en Allemagne ou un placement aux arrestations domiciliaires et un procès conforme à un État de droit. Les partis au gouvernement doivent s’engager pour le retour de Maja ! Surtout la SPD, qui ose se réclamer du combat antifasciste, ne doit pas se taire et participer ainsi à la criminalisation des antifascistes.

Nous sommes en colère ! Alerta !

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Hambourg (Allemagne) : La mairie de quartier de Harburg taguée https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/25/hambourg-allemagne-la-mairie-de-quartier-de-harburg-taguee/ Fri, 25 Jul 2025 16:25:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60062 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / jeudi 17 juillet 2025

LIBERTÉ POUR MAJA ! La mairie de quartier de Hambourg-Harburg taguée

Si vous en prenez un.e, nous répondrons tou.tes. Liberté pour Maja !

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, nous avons recouvert de peinture la mairie du quartier Harburg et laissé le tag « Free Maja » bien visible sur le portail d’entrée.

Nous pensons que, de cette manière, nous pouvons et nous devons attirer davantage l’attention sur le cas du/de la camarade détenu.e Maja.

Maintenant, il s’agit de s’emporter non pas à cause de bâtiments publics repeints et de quelque morceau de verre, mais à cause des conditions de détention de Maja, qui sont toujours une menace pour sa vie, même après sa grève de la faim, suite à son enlèvement par les flics, pour l’amener en Hongrie – une déclaration politique nécessite un cadre politique. Continuer à rester à regarder n’est pas une option. Parce que :

L’État hongrois est dirigé par un régime particulièrement répressif, une circonstance que les fonctionnaires allemands ont sciemment mis en compte et possiblement même utilisé comme élément de dissuasion contre d’autres antifascistes. Dans le combat mené par les organes de la police et des services secrets contre tout ce qui se trouve à gauche de la SPD, il y a de moins en moins de règles et de scrupules – certains fonctionnaires ont dû trouver des frères et sœurs en esprit, en Hongrie. En outre, les organes de police se mettent en scène de manière offensive en tant qu’acteurs politiques, ce qui constitue un danger particulier pour une coexistence démocratique. L’enlèvement de Maja, fait pour donner un exemple, doit donc être compris aussi comme un signe ultérieur d’un processus autoritaire, qui travaille activement à démanteler les instances de contrôle, déjà dérisoires et critiquables, sur l’exécutif et le capital. La tendance vers la droite est un phénomène global, elle a ses catalyseurs, ses partisans et ses médias : les sbires allemands ne sont qu’un fruit pourri parmi tant d’autres.

Nous admirons la force de Maja, nous admirons la force de ses proches et nous demandons à toutes les instances du mouvement de gauche, de la société civile et des institutions actives dans la diplomatie de s’engager pour la libération de Maja.

Il y a encore beaucoup de monde en prison, dont nous avons besoin ici dehors. L’antifascisme n’est pas un crime ! Liberté pour les prisonnier.es.

Quelques-un.es dont la colère n’est pas encore retombée

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Leipzig (Allemagne) : L’entreprise publique Sachsenforst attaquée pour Maja https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/22/leipzig-allemagne-lentreprise-publique-sachsenforst-attaquee-pour-maja/ Tue, 22 Jul 2025 16:29:59 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60084 Continuer la lecture ]]> Knack Punkt News / lundi 21 juillet 2025

Aux premières heures du lundi 21 juillet, nous avons attaqué une succursale de Sachsenforst, dans le quartier de Connewitz, à Leipzig.

L’entreprise Sachsenforst, qui appartient au Land [de Saxe], a joué un rôle majeur dans l’expulsion du Heibo (près de Dresde) [une forêt occupée, entre 2021 et la mi-février 2023, pour empêcher qu’elle soit défrichée pour y creuser une carrière de gravier ; NdAtt.].
Ainsi, nous étendons le champ d’action de la campagne de soutien militante pour Maja aux assassins du climat.
Les trous du cul ont des noms et des adresses, cela signifie attaque !

Des salutations solidaires aux personnes qui sont en clandestinité !

Centre pour les dommages matériels politiques

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Leipzig (Allemagne) : Un immeuble occupé en solidarité avec Maja ! https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/22/leipzig-allemagne-un-immeuble-occupe-en-solidarite-avec-maja/ Tue, 22 Jul 2025 16:26:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60024 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / mardi 15 juillet 2025

L’immeuble situé au 28 de la Bernhardstraße occupé en solidarité avec Maja !

Ce matin, le 15 juillet, des activistes de la coordination « Liberté pour Maja – Leipzig » ont décidé d’occuper l’immeuble situé au 28 de la Bernhardstraße. Cela est réalisé pour l’antifasciste Maja, qui est en détention à l’isolement, en Hongrie, depuis plus d’un an. Maja a été illégalement extradé.e vers la Hongrie sous le gouvernement [précédent], en particulier aussi en collaboration avec les autorités du Land de Saxe.

Maja a passé quarante jours en grève de la faim, contre cette injustice et la torture dans la prison hongroise. Pourtant, les services responsables, en Allemagne, restent inactifs, alors qu’ils sont coupables de la situation de Maja. Après quarante jours, le danger pour la vie de Maja est si sérieux que Maja a été contraint.e d’interrompre provisoirement sa grève de la faim. Pendant tout ce temps, aucune disposition n’a été prise pour répondre aux requêtes de Maja d’être transférée en Allemagne, d’avoir accès à des médecins et psychologues indépendant.es, ainsi que d’avoir la possibilité d’obtenir la traduction des dossiers judiciaires. Au contraire, ils discutent d’alimentation forcée et d’interventions médicales qui sont considérées comme de la torture par l’Association médicale mondiale.

C’est pourquoi l’appel national à l’action a été suivi aussi à Leipzig et l’immeuble situé au 28 de la Bernhardstraße a été occupée avec les revendications suivantes :
1. que Maja soit ramené.e en Allemagne
2. Liberté pour Maja, liberté pour tou.tes les accusé.es de l’affaire des « antifas de Budapest ».

Nous appelons tou.tes les antifascistes à soutenir l’occupation. Nous vous invitons à participer à l’occupation, que ce soit sous la forme d’un workshop, d’une conférence ou aussi dans la programmation politique. Utilisons l’occupation comme un lieu de rassemblement et d’action solidaire.

Des salutations combatives.

Coordination « Liberté pour Maja – Leipzig »

Infos :  @freiheit.fur.maja.le

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Leipzig (Allemagne) : Attaque contre le bureau de la SPD https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/22/leipzig-allemagne-attaque-contre-le-bureau-de-la-spd/ Tue, 22 Jul 2025 16:22:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60064 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 18 juillet 2025

Liberté pour Maja – Attaque avec de la peinture contre le bureau de la SPD à Leipzig

Si vous en prenez un.e, nous répondrons tou.tes. Liberté pour Maja !
Après quarante jours, Maja a terminé sa grève de la faim. Maja écrit : « Maintenant, il ne reste plus grand-chose de moi. Mon corps – un squelette, avec un esprit intact, combatif et vivant. Il sourit, cherche dans l’horizon la liberté et la communauté, ne se résigne pas au fait qu’il n’y ait pas de justice. Mais je ne suis pas prêt.e à faire le pas vers une mort imminente. » [voir ici sa lettre dans son intégralité ; NdAtt.].

Même si, ces dernières semaines, Maja a frôlé la mort, pour briser le silence et l’isolement, qui durent depuis des mois dans la prison hongroise, presque rien n’a bougé. C’est pourquoi nous avons décidé de taguer aussi la permanence de la SPD [Sozialdemokratische Partei Deutschlands, le principal parti de centre-gauche allemand, qui participe à l’actuelle coalition de gouvernement ; NdAtt.], à côté des nombreuses actions autonomes qui ont eu lieu ces dernières semaines et mois. C’est à nous de maintenir la pression, sans rien espérer de la part de décideurs, dont la solidarité dépend de considérations politiques variables et de stratégies de parti. Construisons nous-mêmes la visibilité et la résistance contre les prisons et l’isolement ! Ne laissez pas les prisonnier.es seul.es !

Quelques antifascistes

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Berlin (Allemagne) : Des salutations étincelantes pour Nanuk https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/18/berlin-allemagne-des-salutations-etincelantes-pour-nanuk/ Fri, 18 Jul 2025 16:45:15 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60054 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / vendredi 18 juillet 2025

Dans la nuit du 17 au 18 juillet, nous avons été devant la taule de Moabit et nous avons tiré un petit feu d’artifice en solidarité avec notre compagnon Nanuk [pour son arrestation, voir ici ; NdAtt.].

Pour nous, il est clair que nous ne laisserons pas nos ami.es seul.es dans des cachots ! L’État allemand veut poursuivre et punir systématiquement l’antifasciste militant, il n’hésite même pas à livrer Maja, avec une opération de disparition forcée digne de l’époque nazie, au régime hongrois d’Orbán, qui méprise les droits humains. Nous n’accepterons plus cela sans réagir ! La nuit nous appartient et nous saurons aussi en profiter ! Que ce soit dans l’affaire « Antifa Ost » ou dans celui « des antifas de Budapest », liberté pour tou.tes les antifascistes ! Bonne chance à tou.tes celles/ceux qui se soustraient à la répression !

Autonomes Berlin

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Helsinki (Finlande) : L’ambassade d’Allemagne repeinte https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/18/helsinki-finlande-lambassade-dallemagne-repeinte/ Fri, 18 Jul 2025 16:42:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60020 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / mardi 15 juillet 2025

L’antifasciste Maja a été illégalement extradée vers la Hongrie, par l’État allemand, il y a plus d’un an. Le 5 juin, Maja a commencé une grève de la faim, en demandant de meilleures conditions [de détention] et un retour en Allemagne. Le 14 juillet, Maja a interrompu sa grève de la faim. Cependant, ses demandes restent toujours d’actualité.

Nous voulions rappeler à l’ambassade d’Allemagne à Helsinki que Maja est toujours emprisonné.e en Hongrie, dans des conditions effroyables, en leur laissant un message simple qu’ils ne peuvent pas ignorer.
FREE MAJA! FREE ALL ANTIFAS!

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Leipzig (Allemagne) : Des voitures électrique de la ville brûlent pour Maja https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/16/leipzig-allemagne-des-voitures-electrique-de-la-ville-brulent-pour-maja/ Wed, 16 Jul 2025 16:38:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60029 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / mercredi 16 juillet 2025

En pensant à la situation désespérée de Maja, après sa grève de la faim, et plein.es colère contre les autorités allemandes, la nuit dernière nous avons mis le feu à deux voitures électriques de l’entreprise municipale Leipziger, à Connewitz. De simples allume-feu sur les pneus ont suffi à livrer les bagnoles au feu destructeur. La ville a été frappée, car les autorités de Leipzig ont participé à orchestrer l’extradition de Maja vers la Hongrie.

Lundi dernier, Maja a interrompu sa grève de la faim, après quarante jours. Les raisons en sont les effets déjà clairement perceptibles de la privation de nourriture sur son corps et le risque fortement accru de dommages à long terme pour sa santé : Maja a perdu 14 kg et a épuisé toutes les réserves de graisse corporelle, la fréquence cardiaque tombe parfois à trente battements par minute et les valeurs hépatiques et rénales sont mauvaises. Malgré une grande campagne de solidarité et la volonté impressionnante de Maja de se battre, jusqu’à présent aucune des exigences de la grève de la faim n’a été satisfaite. L’État allemand semble prêt à mettre en compte aussi la mort d’un.e jeune antifasciste, pour ne pas trop dégrader ses relations diplomatiques avec le gouvernement de droite de l’Hongrie. En ce moment précis, dans une phase de la lutte où Maja doit récupérer et reprendre des forces, il incombe à nous, antifascistes, de maintenir la pression et de continuer à lutter.

Nous ne nous arrêterons pas avant d’avoir récupéré Maja ! Feu et flamme pour la répression !

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Wuppertal (Allemagne) : Le bureau de l’AfD attaqué https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/16/wuppertal-allemagne-le-bureau-de-lafd-attaque/ Wed, 16 Jul 2025 16:35:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59999 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / dimanche 13 juillet 2025

Le bureau de l’AfD attaqué à Wuppertal – Free Maja – Free all antifas

Dans la nuit du 9 au 10 juillet, nous avons attaqué le bureau de l’AfD [Alternative für Deutschland, le principal parti d’extrême droite allemand ; NdAtt.], au 247 de la Heckinghauser Strasse, à Wuppertal, avec des marteaux et de la peinture.

Après 39 jours de grève de la faim, la situation de Maja est devenue critique et son état de santé se dégrade rapidement. Chaque jour supplémentaire de jeûne augmente le risque de dommages graves et durables à sa santé. Nous n’avons plus de temps – ramenons Maja en arrière [en Allemagne].
À propos de l’Afd, nous ne voulons pas gaspiller les grands mots. L’AfD est un parti raciste et fasciste. Aussi à Wuppertal.

L’antifascisme reste un travail manuel !
Enlever de la place aux structures de droite – défendre les structures antifascistes – défendre l’AZ Wuppertal* !
Free Maja – Zaid** doit rester ici – Free all antifas!

Notes d’Attaque :
* l’Autonomes Zentrum de Wuppertal, menacé par la gentrification de la ville (conduite main dans la main avec des islamistes proches d’Erdogan).
** Zaid est l’un des camarades antifascistes qui se sont rendu.es aux autorités allemandes en janvier dernier, après une longue cavale, dans le cadre de l’affaire des « antifas de Budapest ». Il n’est pas inculpé dans les procédures ouvertes par la justice allemande (dont les chefs d’inculpations comprennent la tentative de meurtre et l’association de malfaiteurs), mais la Hongrie a demandé son extradition, car il est mis en cause là-bas. Il n’a pas la nationalité allemande, le risque de son extradition est donc important. Après quelques mois de détention provisoire, il se trouve maintenant sous contrôle judiciaire, dans l’attente d’une décision quant à cette extradition.

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Hongrie : La déclaration de Maja sur la fin de sa grève de la faim https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/15/hongrie-la-declaration-de-maja-sur-la-fin-de-sa-greve-de-la-faim/ Tue, 15 Jul 2025 16:16:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60006 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / lundi 14 juillet 2025

gare de Stuttgart, le 11 juillet

Cher.es gens, cher.es compas et personnes qui me soutenez,

Je m’appelle Maja. Depuis le 5 juin, je me trouve en grève de la faim [voir ici ; NdAtt.]. J’ai commencé pour protester contre mon extradition, illégale et qui n’a pas eu de réparation, de l’Allemagne vers la Hongrie, il y a un an, contre la persécution répressive des antifascistes, contre une procédure judiciaire douteuse et à l’issue écrite à l’avance, ainsi que contre ma détention à l’isolement, qui dure encore aujourd’hui, et les conditions de détention inhumaines dans les taules hongroises. Maintenant, après presque six semaines, j’ai décidé de suspendre ma grève de la faim.

Je ne veux pas continuer à malmener ma santé, car je sens que si je ne fais pas demi-tour maintenant, il sera bientôt trop tard. Alors, il ne servirait pas à grand-chose que mes requêtes soient satisfaites. Je serais marqué.e à vie, je le suis peut-être déjà. Je n’ai jamais voulu en arriver là, j’espérais naïvement qu’une démarche aussi radicale que la grève de la faim provoquerait enfin une prise de conscience chez les responsables et tou.tes ceux/celles qui peuvent changer quelque chose, qu’ils/elles agiraient, après un an de déclarations apaisantes, de sourires et d’ignorance.

Maintenant, il ne reste plus grand-chose de moi. Mon corps – un squelette, avec un esprit intact, combatif et vivant. Il sourit, cherche dans l’horizon la liberté et la communauté, ne se résigne pas au fait qu’il n’y ait pas de justice. Mais je ne suis pas prêt.e à faire le pas vers une mort imminente. Certes, on n’est pas sûr.es, peut-être qu’il reste encore quelques jours, peut-être quelques semaines. Mais si je perdais connaissance, je ferais tomber la responsabilité sur les personnes qui luttent à mes côtés, ce que je ne suis pas prêt.e à imposer à quelqu’un.e. De même, dans le cas que je sois soumis.e à des mesures d’alimentation forcée.

Le 1er juillet, j’ai été transféré.e dans un hôpital pénitentiaire, à 250 km de Budapest, car à ce moment-là on s’inquiétait déjà sérieusement de la stabilité de ma santé. Le nouvel endroit est plus calme que la taule dans la grande ville, mais tout aussi isolé, voire plus. Les contacts avec ma famille sont également fortement limités. Mon avocat, toujours un soutien indispensable, a maintenant besoin d’une journée entière pour me rendre visite. Lors de ma promenade d’une heure, dans la cour, je ne rencontre aucun codétenu. Je passe les 23 heures restantes dans la cellule, car il n’y a pas d’activités, ici. La solitude déchire, le mal du pays rempli l’horizon. Médicalement, il est possible, dans cet endroit, de remettre débout le corps, mais un rétablissement mentale me semble impossible, ici. Avec le retour, prévisible, à Budapest, rien n’aura changé, car là-bas m’attend ce qui a fait de la grève de la faim une nécessité. Ni l’hôpital, ni la taule en Hongrie ne peuvent être une solution.

Mes requêtes restent inchangées ! Il me faut un transfert en arrière en Allemagne ou une assignation à résidence et une procédure judiciaire conforme à un État de droit. Je suis déterminé.e à ne pas me taire et à protester, même à l’avenir, aussi longtemps qu’il le faudra.

Je mets maintenant fin à ma grève de la faim, pour que personne ne soit responsable des dommages à long terme, ou permanents, à ma santé. Cependant, cette démarche ne dispense personne de la responsabilité de créer des conditions de détention humaines, sans douleur ni souffrance, pour tout le monde, de mener des procédures judiciaires indépendantes et conformes à un État de droit, dont la sentence n’est pas écrite à l’avance, et de garantir l’intégrité de la personne détenue, de respecter sa dignité au lieu de la mépriser et de la punir. Si cela ne se produit pas, si mes revendications seront encore ignorées, je suis déterminé.e à reprendre ma grève de la faim.

J’exige ce qui est nécessaire – que je puisse être à la maison avec ma famille, que je puisse m’épanouir par l’école, le travail, etc., que je puisse me préparer au procès sur un pied d’égalité et ne plus être enterré.e vivant.e dans une cellule. J’attends toujours un mot clair et honnête, une excuse de la part de ceux qui sont responsables de mon extradition, ainsi qu’une offre de réparation. Même si cela vient en dernier, c’est la chose la plus importante pour moi.

Merci à tou.tes celles/ceux qui ont pris la parole, qui se sont mis.ses de notre côté et à ceux/celles qui y sont, courageusement, depuis longtemps, à celles/ceux qui défendent fermement la nécessité de l’antifascisme, à ceux/celles qui nous soutiennent, qui sacrifient des nuits et des jours, qui font des dons et qui sont des points d’ancrage. Cette diversité s’appelle résistance et utopie à la fois. Mes pensées vont constamment à ma famille et aux compas proches, sachant la douleur qu’ils/elles vivent et admirant leur courage et leur abnégation. Mes remerciements s’expriment aujourd’hui par des mots. Mais soyez certain.es que la graine de la solidarité avec ce qui est possible est tombée dans une terre fertile. Ainsi, j’espère que non seulement moi, mais aussi beaucoup d’autres aient pu unir courage et force de volonté, ces dernières semaines, pour regarder en avant, main dans la main, sans jamais pardonner, mais en souriant.

Avec des pensées solidaires. A presto, mi farò vivo [« À bientôt, je donnerai de mes nouvelles », en italien].

Maja

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Leipzig (Allemagne) : Un bref compte rendu de la manif sauvage pour Maja https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/15/leipzig-allemagne-un-bref-compte-rendu-de-la-manif-sauvage-pour-maja/ Tue, 15 Jul 2025 16:10:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59995 Continuer la lecture ]]> Knack Punkt News / vendredi 12 juillet 2025

Aujourd’hui, nous avons été à une manifestation spontanée, à Leipzig, pour soutenir la grève de la faim de Maja, à Budapest. Après plus d’un mois sans manger, son état de santé se dégrade de plus en plus et nous voyons la nécessité d’aider Maja à gagner, par tous les moyens à notre disposition.

Peu après 23 heures, nous nous sommes réuni.es avec quelques dizaines d’antifascistes, pour aller dans la Karl-Liebknecht-Straße. Là-bas, il y eu beaucoup de feux d’artifice, ainsi que des tracts qui expliquaient la raison de notre apparition soudaine aux nombreux.ses badauds de ce grand chantier qui est le quartier Südvorstadt de Leipzig. De cette manière, et en raison la banderole clairement compréhensible, il a rapidement été clair pour tout le monde que nous voulions attirer l’attention sur les conditions de détention de notre camarade Maja, en Hongrie, et sur la grève de la faim de Maja contre tout cela. La confusion initiale s’est vite transformée en gestes de soutien et nous nous sommes dirigé.es en bloc vers le sud. Sur le chemin, d’abord un bureau des Verts a été défoncé et ensuite quelques locataires, parmi nous, se sont vengé.es sur des ordures de propriétaires, privés et municipaux.
Les flics sont arrivés sur place de manière étonnamment rapide, ce qui pourrait être dû à la foule qui se trouvait dans le quartier [la Südvorstadt est un haut lieu de la vie nocturne, à Leipzig ; NdAtt.]. La première camionnette de la police qui a pensé de regarder notre manifestation de près a vite changé d’avis et s’est détournée avant que nous puissions l’atteindre et que nos pierres puissent la toucher. Après coup, ils se sont beaucoup baladés au hasard et nous espérons que personne n’ait été dérangé.e inutilement. Si quelqu’un.e devait subir la réaction de la flicaille, dans les prochains jours, notre solidarité lui sera assurée.

Pas de repos jusqu’à ce que Maja soit de retour ! Allez à la manifestation de lundi à la Felsenkeller et allez demain, si vous le pouvez, au camp d’action à Berlin !

des participant.es à la manif sauvage

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