Les affameurs / les empoisonneurs – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Sun, 28 Jun 2026 16:36:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Kallithéa (Grèce) : Attaque explosive contre l’ΕΦΚΑ https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/28/kallithea-grece-attaque-explosive-contre-l%ce%b5%cf%86%ce%ba%ce%b1/ Sun, 28 Jun 2026 16:36:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63269 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mardi 26 mai 2026

« La résistance violente est enivrante, elle est un espoir dans un monde silencieux et sans espoir »

Alors que la plupart des membres de la société cherchent un moyen de se faire une place dans ce monde étouffant, où même respirer n’est pas quelque chose de garanti et où la mort est à l’ordre du jour, où l’industrie de la guerre se développe rapidement, où les puissants piétinent la dignité humaine et où le sang coule comme si c’était de l’eau, où tout cela est imposé comme une normalité, certain.es choisissent de cracher au visage de l’oppression, de refuser la soumission, de rejeter l’assimilation dans la dégradation. Certain.es choisissent de lutter, de prendre des risques, de combattre ceux qui piétinent leurs rêves, avec fierté et dignité.

L’un d’entre elles/eux était le révolutionnaire armé Kyriakos Xymitiris, mort le 31 octobre 2024, lors d’une explosion, dans un appartement [du quartier athénien] d’Ambelókipi, alors qu’il manipulait des explosifs. Cela a été suivi d’une démonstration de force et de vengeance de la part l’État, avec l’arrestation de Marianna Manoura – elle avait été blessée dans l’explosion – de Dimitra Zarafeta, de Dimitris, de Nikos Romanos et d’A.K. sur la base d’une liste d’accusations exagérée. Après qu’elles/ils aient passé un an et demi en prison, l’affaire a enfin été jugée : les trois dernier.es accusé.es ont été acquitté.es, alors que les deux autres compagnonnes ont été reconnues coupables d’appartenance à une organisation terroriste. Marianna M. a été condamnée à dix-neuf ans de prison et Dimitra à huit ans. Nous ne devons pas être surpris.es par des détentions préventives basées sur des preuves insuffisantes, ni par ces condamnations. Parce qu’il s’agit d’une guerre du pouvoir. Quiconque riposte est persécuté.e et cela n’est que le début. Les victimes de la répression d’État sont innombrables ; des milliers de mort.es. En modifiant et en durcissant le code pénal, l’État prépare un régime totalitaire moderne, dans lequel, si on ne s’adapte pas, on meurt ou on finit en prison. Les juges, en tant que défenseurs historiques des patrons, condamnent tout être qui transgresse, tout ce qui dévie de ce présent monotone et dystopique, de cette réalité oppressante que nous sommes contraint.es d’accepter. Avec leurs tristes condamnations, ils enferment les gens dans des cellules, les exposent à la violence rampante qui règne à l’intérieur des prisons, en brisant violemment leurs liens familiaux et amicaux, dans l’horreur de l’oubli. Dans les tribunaux, où ceux/celles qui n’ont pas de pouvoir voient leur vie ruinée pour des délits mineurs, les ministres, les députés et les riches s’en tirent à bon compte. Cela montre que l’essence de la justice civile est de ne jamais tourner le dos aux intérêts sordides de ceux qui sont au pouvoir. Parmi leurs priorités, il y a la répression de l’action politique anarchiste, la suppression de la lutte pour la liberté, l’épuisement des militant.es, avec des accusations fallacieuses, des détentions arbitraires et des peines extrêmement lourdes. Mais l’action politique ne plie pas.

À l’aube du 23 avril, un engin explosif a été placé près de l’EΦΚΑ [l’Agence nationale de sécurité sociale ; NdAtt.], à Kallithea [ville de la banlieue sud-ouest d’Athènes ; NdAtt.] ; les raisons sont évidentes et nombreuses. L’ΕΦΚΑ, en tant que structure de l’État, est d’une part un véhicule de l’esclavage salarial et, d’autre part, elle est responsable de nous saigner économiquement, avec les impôts. L’engin s’est déclenché, provoquant un incendie à l’entrée du bâtiment, mais il n’a pas explosé, car, selon ce qui a été rapporté par certains médias du régime, quelqu’un a essayé de le « neutraliser » avec un tuyau d’arrosage, avant l’arrivée des pompiers. C’est un fait que dans le climat morose actuel, dans lequel nous vivons, il existe un certain type d’homme contemporain des grandes villes capitalistes : un homme écrasé par le pouvoir et par la pauvreté qu’il crée lui-même, qui est soumis à tous les caprices des gouvernements et, étant donné la monotonie de sa vie, est enclin à accomplir des actes qui font qu’il se sente utile. Il se précipitera donc pour éteindre les feux qui font rage dans les institutions de l’État, même si c’est précisément dans celles-ci qui se nourrit sa propre oppression étouffante. Ce petit geste, le placement de l’engin explosif, est loin de représenter ne serait-ce qu’une minime partie de la réponse à la violence que nous subissons chaque jour. Mais il a une valeur préliminaire, pour les milliers d’actions qui sont sur le point de secouer la classe dirigeante et ses laquais. Nous avons 2026 raisons – et bien plus encore – d’attaquer l’État, d’étendre l’action directe aux quatre coins du globe. De rappeler que nos ennemis sont vulnérables. Notre promesse est que nous n’abandonnerons pas sans combattre et cette promesse prend vie dans l’action. Nous détruirons ce qui incarne notre asphyxie, par tous les moyens : le sabotage, les attaques, l’agitation politique parmi les opprimé.es, les initiatives de solidarité, avec beaucoup de goût pour tout cela.

Le 19 mars, la terrible nouvelle est arrivée, de la mort des anarchistes Alessandro Mercogliano et Sara Ardizzone, à cause de l’explosion d’un engin en cours de préparation, dans un corps de ferme abandonné, à Rome. Un événement déchirant, mais qui a aussi porté de la passion et de l’inspiration pour intensifier la contre-attaque.

Ceux/celles qui tombent en combattant le pouvoir ne seront jamais oublié.es. Leur mémoire et leur esprit resteront vivants dans les rues de la révolte, dans les luttes contre l’oppression, à chaque instant où nous décidons de nous mettre en jeu et de ne pas céder. Conscient.es que, dans un monde où tout est volé, nous n’avons pas grand-chose à perdre.

Nous exprimons notre solidarité avec l’occupation de la communauté d’habitation des réfugié.es, avec Aristos Hantzis, en grève de la faim, et Suzon Doppagne, en grève de la faim aussi. Au-delà des divergences politiques qui peuvent émerger, l’essentiel est que Prosfygika reste une contre-proposition vivante de collectivisation de nos besoins, ici et maintenant, où la solidarité s’épanouit et où ils/elles se battront jusqu’au bout. Flics, patrons et autres ordures, bas les pattes des territoires libérés.

Luttons sans arrêt, jusqu’à ce que la dernière prison soit en flammes et que notre oppression ne soit plus qu’un souvenir douloureux. Allons de l’avant, avec des paroles et des actes incendiaires, pour la liberté, pour un monde sans frontières, sans nations, sans États, sans discrimination ni exploitation. Contrairement à la logique réformiste, qui nous rend accommodant.es, les conditions de la révolution mûrissent en nous à chaque action, à chaque acte de défi. Le moment est ici et maintenant, toujours et partout. Force et respect pour celles/ceux qui marchent sur les rues du feu : leur marche assurée et déterminée est une source d’inspiration pour nous tou.tes. Solidarité avec les rebelles partout dans le monde. La liberté s’épanouit au milieu des ruines du pouvoir et même si nous avons encore un long chemin à parcourir… ceux/celles qui ont osé rêver tout en agissant éclaireront le chemin.

Nous rendons hommage à l’insurgé armé Kyriakos Xymitiris, à l’anarchiste Snizana Paraskevaidou, aux compas Alessandro Mercogliano et Sara Ardizzone.

BEAUCOUP DE FORCE ET DE CRÉATIVITÉ À CHAQUE ÊTRE REBELLE
MARIANNA, DIMITRA : FORTES JUSQU’À LA LIBERTÉ
FEU AUX PRISONS ET AUX HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES

Marche ardente et obstinée
[Πύρινο Πεισματικό Βάδισμα]

]]>
Ioannina (Grèce) : Revendication de dégradations https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/28/ioannina-grece-revendication-de-degradations/ Sun, 28 Jun 2026 16:36:50 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63264 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 14 juin 2026

Revendication des dégradations infligées à une filiale de la Piraeus Bank et à un supermarché Sklavenitis

En réponse à l’appel à soutenir les requêtes de la communauté de l’occupation Prosfygika.
Indigné.es par la condamnation vindicative de nos compagnonnes Marianna et Dimitra.

1. Aux premières heures du vendredi 1er mai 2026, nous avons brisé la façade de la Piraeus Bank, sur la rue Georgiou Averof.
2. Aux premières heures du jeudi 14 mai 2026, nous avons brisé la façade du supermarché Sklavenitis, sur la rue Valaoritou (hXXps://www.epiruspost.gr/agnostos-dielyse-tzamaries-soyper-ma/)

Nous avons choisi des cibles dans le centre-ville, pour démontrer que la forteresse de la souveraineté de l’État est un château de cartes, même dans les zones où la présence policière est renforcée.

Cependant, tout comme l’activisme social exige une présence constante, il en va de même pour l’activité nocturne, pour faire pression.

Nous n’avons pas de répit.

Avec nos cœurs aux côtés de notre compagnon tombé, Kyriakos.
Avec nos esprits aux côtés de nos compagnonnes emprisonnées, Dimitra et Marianna.
Avec nos mains en soutien de la lutte de l’occupation Prosfygika.

NOUS GAGNERONS OU NOUS GAGNERONS
FORCE AUX GRÉVISTES DE LA FAIM :
ARISTOTELIS HATZIS (102e JOUR)
SUZON DOPPAGNE (18e JOUR)

Προπαγάνδα της δράσης

[Propagande par le fait]

]]>
Portland (USA) : Amazon tue https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/25/portland-usa-amazon-tue/ Thu, 25 Jun 2026 16:34:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63242 Continuer la lecture ]]> Rose City Counter-Info / jeudi 25 juin 2026

Amazon tue. Amazon tue ses propres employé.es. Amazon tue les rivières et la terre. Amazon tue la liberté et la remplace par un consumérisme creux, conçu pour donner l’illusion du choix.

Hier soir, j’ai cramé quelques camionnettes de livraison d’Amazon, garées près des locaux de Rivian*, à Portland. Les camionnettes sont parties en fumée en quelques minutes et il n’en est resté que la structure métallique. Aucune surprise, puisqu’elles sont faites principalement de plastique 😉

Il est facile de perdre espoir et de se sentir impuissant.e, dans un monde de plus en plus artificiel, et c’est le but recherché. Mais une autre vie est possible, si nous l’osons.

Quatre camionnettes d’Amazon, ce n’est pas grand-chose, mais c’est un rappel qu’avec un petit peu d’audace et beaucoup de colère et de passion dans ton cœur, tu peux riposter.
Tout ce que tu as à faire est de choisir d’agir : agir pour la planète, agir pour la liberté, agir les un.es pour les autres et surtout agir pour toi-même.

Des salutations ardentes pour le solstice, à tou.tes les anarchistes en fuite et à l’ombre !

 

* Note d’Attaque : constructeur américain de véhicules électriques, qui fabrique entre autres les camionnettes Rivian EDV, conçues expressément pour Amazon (qui est actionnaire de Rivian). Elles sont communes aux États-Unis, beaucoup moins en Europe (le géant du e-commerce en utilise en Allemagne).

]]>
Ottawa (Canada) : Des camions vandalisés au centre de distribution de Metro https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/23/ottawa-canada-des-camions-vandalises-au-centre-de-distribution-de-metro/ Tue, 23 Jun 2026 16:45:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63232 Continuer la lecture ]]> Montréal Contre-Information / mardi 23 juin 2026

Salut Metro, tu te demandes toujours qui sont ces gens qui se sont introduits dans la cour de ton centre de distribution à Sandy Hill ? Celleux qui ont percé sans peine les pneus de tes camions — vingt-cinq pour être exact — et saboté le système de freinage de six autres ? Qui ont entièrement recouvert ces mêmes camions de peinture ? Vous obligeant à les laver à la hâte le lendemain matin pour ne pas avoir à traverser la ville avec des slogans comme « Mangez les riches » et « Fuck Metro » affichés sur vos camions. Oh, mais attendez, vous ne pouviez pas, les pneus étaient à plat ! Comme on pouvait le lire sur l’un de vos camions : pas de pneus, pas de profits, n’est-ce pas ?

Eh bien, ne cherchez plus, c’est nous ! Juste Some Other Bitches Expropriating Your Shit, ou comme on aime se surnommer : SOBEYS. Ouais, comme votre chaîne de supermarchés rivale au Canada. Peut-être étions-nous jalouses de vos bénéfices nets pour 2025, qui dépasseraient le milliard de dollars selon vos rapports ? Quoi qu’il en soit, on a facilement trouvé l’adresse d’un de vos centres de distribution et on a décidé de vous en priver. On vous rappelle que même quand vous essayez, vous n’avez aucun contrôle sur ce que vous croyez être à vous.

Alors allez-y, continuez à dépenser de l’argent pour des agents de sécurité, peut-être qu’ils continueront à tuer des gens dans les supermarchés. Pendant que vous essayez de nous empêcher de voler de la nourriture bon marché, on va crever vos pneus à mille dollars. Inspiré.es par les Robins des Ruelles au Québec, on a décidé d’apporter une petite touche personnelle en visant plus haut dans la chaîne. Et si vous vous posez la question, oui, on peut tout à fait aller encore plus haut.

Bisous !

** Et pour les ami.es qui se poseraient la question, un moyen efficace de saboter le système de freinage d’une semi-remorque consiste à remplir de mousse de polyuréthane expansive les deux conduites qui relient la remorque au tracteur. Ces conduites ressemblent à des valves ; elles sont très accessibles et se trouvent presque toujours au même endroit sur une remorque (dans le coin inférieur droit). Elles permettent à l’air comprimé de circuler du tracteur vers la remorque et transmettent les signaux d’actionnement et de relâchement des freins. La mousse rend la remorque inutilisable, car il devient impossible de l’atteler à un tracteur (et donc de desserrer les freins), sans pour autant présenter de risque pour qui que ce soit : que ce soit pour nous qui effectuons cette opération, pour le conducteur ou pour les autres usagers de la route.

]]>
Athènes (Grèce) : Revendication de l’attaque incendiaire contre le bâtiment de l’OPEKEPE https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/11/athenes-grece-revendication-de-lattaque-incendiaire-contre-le-batiment-de-lopekepe/ Thu, 11 Jun 2026 16:32:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63160 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mardi 27 mai 2026

Extrait de la revendication de l’attaque incendiaire contre le bâtiment de l’OPEKEPE [l’autorité grecque chargée du paiement des aides de la politique agricole de l’Union européenne (PAC)* ; Note d’Act for freedom!]

Les Cellules d’action directe revendiquent l’attaque incendiaire contre le bâtiment de l’OPEKEPE (l’Agence de payement et de contrôle pour l’orientation et la garantie des aides communautaires), dans la rue Domoukou. La cellule qui a mené l’attaque s’est introduite dans un secteur assez surveillé et a agi dans un bâtiment protégé par une voiture de patrouille de police ; cependant le plan a été mis en œuvre avec succès.

Notre attaque est dédiée à toutes les personnes qui étouffent dans la situation sombre qui a été créée dans ce pays, à celles qui s’enfoncent dans l’anxiété des fins des mois, à celles qui imaginent des fissures de vengeance contre la barbarie d’une vie quotidienne injuste et à qui le vacarme d’un acte politique de contre-violence donne le sourire. Mais surtout aux personnes qui, avec leurs actions, essayent de configurer la grande mosaïque de la résistance radicale au capitalisme et aux relations qu’il reproduit au sein du corps de la société. À tou.tes ceux/celles qui, avec ou sans un but, attaquent les structures et le potentiel humain de l’ennemi. Le phare et le point de repère de toutes nos attaques est et sera toujours le combattant armé Kyriakos Xymitiris.

Nous appelons une fois de plus le monde militant à organiser immédiatement sa résistance au totalitarisme moderne. À utiliser les instruments de l’action directe contre les structures du système qui nous opprime et à passer à l’offensive. Que l’exemple de l’altruisme de Kyriakos serve de carburant pour nous tou.tes, pour lutter dans la bataille pour la survie contre la tyrannie de la potence économique et le couperet de l’assimilation et de l’indifférence.

PS : Nous dédions cette énergie aux anarchistes arrêté.es pour le braquage de banque de Kato Tithoréa. FORCE ET CONFIANCE, JUSQU’AU BOUT.

SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNONNES MARIANNA MANOURA ET DIMITRA ZARAFETA

HONNEUR AU COMBATTANT ARMÉ KYRIAKOS XYMITIRIS

VICTOIRE POUR LA LUTTE DE LA COMMUNAUTÉ DES RÉFUGIÉS [de Prosfygika ; NdAtt.] – FORCE AUX GRÉVISTES DE LA FAIM ARISTOTELI HANTZI ET SUZON DOPPAGNE
BONNE CONTINUATION À TOUS LES GROUPES D’ACTION DIRECTE QUI GARDENT VIVANTE LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLUTION

Πυρήνες Άμεσης Δράσης
[Cellules d’action directe]

 

* Note d’Attaque : cette institution a été au centre, entre 2020 et 2025, d’un vaste scandale. Vingt-trois millions d’euros des subsides versés par l’Union européenne pour le développent agricole ont été détournés par un réseau corrompu, avec des fausses déclarations (concernant par exemple des plantations de bananes, des oliveraies sur des aérodromes militaires ou en prétendant que la Crète compterait quatre millions de moutons, c’est-à-dire plus que la Grèce toute entière). Ce réseau de corruption comprend d’importants leaders politiques, comme des ministres (dont certains ont démissionné) et des députés.

]]>
Albi : « Total profite, le peuple subit. » https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/13/albi-total-profite-le-peuple-subit/ Wed, 13 May 2026 16:46:11 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62856 Continuer la lecture ]]> Le Parisien / mercredi 13 mai 2026

« Total profite, le peuple subit. » « Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : TotalEnergies. » Les slogans déployés ce mardi 12 mai par Extinction Rébellion sur la station-service Total de la route de Cordes à Albi (Tarn) sont clairs. Dans le cadre de sa campagne « Carnage total », le mouvement de désobéissance civile contre l’effondrement écologique et le dérèglement climatique entend dénoncer le rôle du groupe pétrolier français et son « emprise sur notre quotidien » en pleine crise énergétique.
Afin de marquer les esprits, les panneaux de cette station-service ont par ailleurs été aspergés d’un liquide noir. « Les tarifs des carburants ont été arrosés par du faux pétrole pour dénoncer la stratégie malicieuse et antisociale de Total et de son PDG Patrick Pouyanné », indique le mouvement sur ses réseaux sociaux.

« C’était sans doute de la peinture à l’eau, nous confie l’une des personnes responsables de la gestion de la station-service, tenue à la discrétion. Ils se sont filmés en train de passer à l’action. C’est un groupe extrémiste dont le message était très clairement contre Total. Ça ne nous visait pas personnellement. Nous avons porté plainte et nous avons pu nettoyer les pompes, même si on a eu peur qu’elles ne fonctionnent plus. »
Dans sa communication, Extinction Rébellion Albi rappelle que TotalEnergies a réalisé « plus de 5 milliards d’euros de profit en un trimestre, reversé majoritairement aux actionnaires » et demande que les super profits réalisés par le groupe soient taxés et redistribués « pour une transformation écologique et sociale de notre quotidien ». Elle encourage également les collectivités locales à développer les mobilités douces et les transports en commun pour « réduire notre dépendance au pétrole et à Total ». L’action menée sur cette station-service d’Albi n’a en tout cas pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux.

La Dépêche du Midi / mardi 12 mai 2026

Ce lundi 12 mai 2026, la station-service Total située route de Cordes, à Albi, a été la cible d’un acte de vandalisme. Vers 6 h 45, les techniciens de l’identité judiciaire se sont rendus sur place et ont constaté des projections d’huile sur les pompes à carburant ainsi que sur plusieurs panneaux de l’établissement.

L’un des écriteaux portait notamment l’inscription : « Total s’enrichit« , faisant référence aux bénéfices réalisés par le groupe depuis la guerre au Moyen-Orient. Si l’enquête est actuellement en cours, la branche albigeoise d’Extinction Rebellion, mouvement de désobéissance civile non violente, a revendiqué l’action sur ses réseaux sociaux. « Automobilistes, écologistes, un ennemi commun : TotalEnergies ! », est-il indiqué sur leur post Instagram.

Les tarifs des carburants ont été arrosés de faux pétrole pour dénoncer la stratégie « malicieuse et antisociale » du groupe et de son PDG, Patrick Pouyanné. Ces agissements s’inscrivent dans le cadre d’une campagne nationale « Carnage total ».

Dans le Tarn, plusieurs actions ont été menées par le collectif, notamment dans le cadre de la contestation du projet d’autoroute A69. Les mobilisations ont inclus des occupations d’arbres destinés à être abattus pour le chantier, des actions de blocage symbolique sur des zones boisées, ainsi que des interventions nocturnes ayant donné lieu à des tags et inscriptions près de la cathédrale d’Albi, en 2025.

]]>
Montréal (Canada) : Refusons le « Pain-opticon » de Mamie Clafoutis https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/06/montreal-canada-refusons-le-pain-opticon-de-mamie-clafoutis/ Wed, 06 May 2026 16:27:28 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62754 Continuer la lecture ]]> Montréal Contre-Information / samedi 2 mai 2026

Nous avons pris aujourd’hui notre pain de ce jour : Refusons le « Pain-opticon » de Mamie Clafoutis

Dans l’esprit de toutes les expropriations du 1er mai qui nous ont précédé, nous sommes entré·e·s ce matin dans le Mamie Clafoutis situé sur la rue Saint-Denis et avons rempli nos sacs, dans un refus total du regard envahissant de la surveillance et des faux dieux du capitalisme.

En collaboration avec Leav, une start-up spécialisée dans les technologies de commerce de détail, Mamie Clafoutis se targue d’être « la pionnière d’une nouvelle ère de magasins intelligents automatisés. » Cela signe l’arrivée d’un modèle similaire à celui de Amazon Go, lequel a déjà infecté d’autres villes, en plus d’être salué par les médias comme une nouvelle innovation. Vous enregistrer au moyen de la reconnaissance faciale sur leur application peut vous offrir le « privilège » d’acheter du pain 24h/24, 7 jours sur 7, dans leurs boulangeries automatisées et sans caisse.

Toujours activé et ne nécessitant aucun employé·e, le système de Scan & Go de Mamie Clafoutis vous pousse à participer à votre propre surveillance. Nous n’accepterons pas ce mécanisme de contrôle et d’enfermement au prétexte de quelques instants de confort. Il doit être coupé à la racine, avant que ce mode de vie technophile se répande non pas seulement dans chaque boulangerie, chaque marché, mais aussi dans chaque moment d’échange de temps, d’attention, et de consentement dans nos vies. Nous avons donc facilement pris d’assaut ce magasin gentrifié, lequel s’affaire à transformer des essentiels du quotidien en articles de luxe nécessitant une reconnaissance faciale et une carte de crédit pour y avoir accès.

Ces actions ne sont pas des exploits héroïques, au contraire elles sont simples, accessibles à quiconque souhaite s’y mettre, et il nous appartient de les reproduire encore et encore. Notre subsistance n’est pas un produit à scanner. Nous souhaitons inspirer celles et ceux qui se sentent écrasé·e·s par la botte du capital à prendre tout ce que leurs mains, leurs sacs et leurs esprits peuvent transporter.

À bas les caméras, à bas les maîtres, à bas Mamie Clafoutis!

Nous pouvons prendre absolument tout – Joyeux 1er mai!

]]>
Vienne (Autriche) : Sabotage de l’infrastructure des tickets https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/03/vienne-autriche-sabotage-de-linfrastructure-des-tickets/ Fri, 03 Apr 2026 16:22:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62504 Continuer la lecture ]]> Emrawi / vendredi 3 avril 2026

Nous ne supportons plus la politique anti-sociale des gouvernements de l’Autriche et de Vienne ! Dans la nuit du 27 mars 2026, nous avons saboté des composteurs automatiques et des distributeurs de tickets dans des stations de métro de Vienne et les avons rendus inutilisables. Nous voulons ainsi, d’un côté causer des dommages matériels à Wiener Linien [la société publique qui gère les transports en commun de l’agglomération de Vienne ; NdAtt.] et, de l’autre côté, rendre impossible le compostage des tickets, afin de donner une excuse au fait de circuler sans ticket.

Une politique des riches pour les riches

Dans toute l’Autriche, il y a actuellement des grandes coupures aux prestations sociales, à l’éducation et à la santé, mais, de l’autre côté, on refuse résolument les impôts pour les riches. Cette politique fait saigner les plus pauvres de la population, pour la prospérité des riches.

Parmi ces mesures, il y a aussi la récente augmentation des tickets des transports en commun, de la part de Wiener Linien. Le prix de l’abonnement annuel a été augmenté de 365 € à 467 €. De plus, tous les autres titres de transport sont devenus plus chers et certains (comme le ticket simple pour seniors) ont été supprimés.

Au lieu de faciliter l’utilisation des trams, des bus et des trains par la population de la ville, avec des fonds publics, la ville pousse d’innombrables personnes dans des difficultés existentielles. Au lieu de limiter le trafic de voitures privées et de rendre les alternatives plus accessibles, la durabilité est pénalisée.

Notre réponse : la résistance !

Nous ne voulons pas laisser cette lutte des classes d’en haut sans réponse et nous ripostons à l’État, avec détermination, par la résistance.
Nous faisons appel à toutes les personnes de Vienne à faire de même, peu importe en quelle mesure. En signe de solidarité, il suffit de retarder autant que possible le contrôle des tickets, afin de donner aux autres la chance de s’échapper.

Soyez créatif.ves et montrez votre solidarité et cohésion avec les personnes autour de vous ! Et insurgez-vous aussi souvent que possible contre le système dominant !

Pour un avenir sans État et avec une liberté de mouvement pour tou.tes !

Ni Dieu, ni État, ni distributeur automatique de tickets !




]]>
Le Puy-en-Velay : « Le capitalisme tue » https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/27/le-puy-en-velay-le-capitalisme-tue/ Fri, 27 Feb 2026 17:36:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62189 Continuer la lecture ]]> Le Progrès / jeudi 26 février 2026

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la permanence du sénateur Laurent Duplomb (Les Républicains) a été taguée au Puy-en-Velay à l’aide de peinture verte.
Sur les fenêtres, plusieurs slogans, comme « Leurs profits valent moins que nos vies » ou « Le capitalisme tue ». Une référence aux propositions de loi du sénateur altiligérien déposées cet été et début février visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ».

En juillet, plusieurs dispositions du texte avaient fait bondir une partie de la population, notamment celle visant à autoriser la réintroduction d’un insecticide néonicotinoïde, l’acétamipride, aujourd’hui interdit en France.
Ce passage de la proposition de loi avait été censuré par le Conseil d’État « faute d’encadrement suffisant » quant à la durée, au type ou à la technique de traitement des filières concernées.

Le parlementaire altiligérien est revenu à la charge pour réintroduire le pesticide « tueur d’abeilles » et le flupyradifurone avec une nouvelle version de la loi, début février.
Celle-ci tient en trois articles qui se concentrent sur les betteraves, noisettes, cerises et pommes. « Ce sont les filières les plus en souffrance, celles présentées dans le rapport de l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) sur les alternatives aux néonicotinoïdes comme étant dans une impasse technique par manque d’alternative aux produits phyto », précisait Laurent Duplomb le 2 février.

Une pétition s’opposant à la première version avait atteint plus de 2,2 millions de signatures à la fin de l’été. Et le week-end des 7 et 8 février, plusieurs dizaines de manifestations s’étaient organisées en France pour s’opposer aux lois « Duplomb 2 », dont une au Puy qui avait réuni 200 personnes. Le rassemblement avait commencé place du Breuil et s’était terminé rue Vibert, devant la permanence du sénateur. […]


]]>
Leipzig (Allemagne) : Revendication de l’incendie contre la société de modernisation et de rénovation de la LWB https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/23/leipzig-allemagne-revendication-de-lincendie-contre-la-societe-de-modernisation-et-de-renovation-de-la-lwb/ Mon, 23 Feb 2026 17:21:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62142 Continuer la lecture ]]> knack.news / samedi 14 février 2026

La Coopérative d’habitation de Leipzig [Leipziger Wohungsbaugenossenschaft, LWB] est une entreprise municipale dont la mission est de fournir des appartements à des loyers abordables à ses locataires, pour le compte de la ville. En théorie, l’entreprise nous appartient, en tant que partie de la population de cette ville qui paye un loyer. Il est cependant clair que nous n’avons pas vraiment le contrôle sur nos logements, mais que chaque mois nous devons casquer pour la gestion, de la part d’autres personnes, de notre lieu de vie. En fait, la LWB devrait nous aider, au contraire de l’exploitation ouverte existante sur le marché libre. Cette année, cependant, une nouvelle augmentation des loyers est déjà prévue pour 10900 appartements. Cela s’inscrit dans les augmentations automatiques des dernières années. Le nombre d’expulsions locatives a augmenté aussi, passant à 126. L’entreprise municipale, qui devrait en fait servir nos intérêts, applique les mêmes pratiques qu’un normal requin de l’immobilier. Puisque les moyens « démocratiques » à notre disposition ne suffiront pas, pour des raisons systémiques, à faire valoir notre cause légitime, nous devons recourir à des moyens plus drastiques.

https://www.l-iz.de/politik/leipzig/2026/02/linke-stadtratin-hinterfragt-automatismus-lwb-plant-2026-mieterhohungen-mehr-als-10-000-wohnungen-646710 [un article de journal qui sert de source aux données ci-dessus ; NdAtt.]

Il est extrêmement difficile d’intervenir dans les lois froides du marché et de cette société d’arrivistes. La LWB, par contre, n’est soumise à aucune obligation de profit, mais doit rendre des comptes à ses locataires potentiel.les, à Leipzig. Nous voulons leur rappeler cela et faire respecter notre droit à un logement abordable. C’est pourquoi nous avons incendié les bornes de recharge pour voitures électriques sur le site de la LWB et laissé un message :
« Aucune augmentation de loyer ! »

Les appartements devraient être gérés par les personnes qui y vivent et la propriété privée devrait être abolie ! Solidarité avec les locataires de la LWB !

Association des locataires de Leipzig

]]>
Caen : Un nouveau conte de Noël https://attaque.noblogs.org/post/2025/12/30/caen-un-nouveau-conte-de-noel/ Tue, 30 Dec 2025 17:57:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61749 Continuer la lecture ]]> Trognon.info / mardi 30 décembre 2025

Réponse caennaise à un doux poème saint-lois.

Il était une fois, par une nuit froide et sèche du mois de décembre, alors que seul le souffle du vent dans les nuages semblait pouvoir perturber le silence urbain, l’histoire étrange d’une fée que la lumière de la lune empêchait de dormir.

Dans sa mansarde de l’est caennais, à la bougie, elle lisait des poèmes pour rêver sans dormir et passer le temps. La cire s’écoulait et la flamme des bougies ondulait à cause du courant d’air se glissant par la fenêtre entre-ouverte.

Alors qu’elle lisait un doux poème saint-lois [voir ici aussi ; NdAtt.], elle entendit soudain au loin dans la rue un chant mélodieux. Elle ne parvenait pas à distinguer les paroles de cette chanson qui lui semblait familière. S’approchant de la fenêtre, elle remarqua que le chant s’interrompait parfois, et qu’alors, des fracas de verre se faisaient entendre ! Intriguée, elle sortie dans la nuit à la recherche de la créature chantante… sur son chemin, elle découvrit des panneaux publicitaires d’abribus en mille morceaux scintillants. Un, puis deux, puis trois, puis cinq, puis dix, et encore d’autres, ça et là. Quel mystère, mais quelle belle surprise ! Elle que cette chère Surconsommation avait rendue si triste et résignée ne pouvait que se réjouir de voir à terre ces symboles marchands. « Que de poésie libératrice dans ces éclats de verre », se dit-elle.

Soudain, au détour d’une avenue, le chant se fit plus fort. La créature venait par là ! La fée se cacha derrière une poubelle et découvrit alors un petit lutin qui chantait à tue-tête :

« Ôooo douce nuit, ôoooo belle nuit,
Daaaans la ville, jeeeee revis,
Taaaa noirceur accueillante me protège,
Jeeee casserai même s’il vente même s’il neige,
Les panneauuux Clear Channeee-eeel
A bas l’usine et noëeeel ! »

Et le lutin disparut après avoir détruit un énième panneau.

Une fois rentrée dans sa mansarde, elle se dit : « ce lutin vit sur une drôle de planète, il ne sait donc pas qu’on ne dit plus Clear Channel mais Cityz Media ? C’est pas pire pas mieux que JC Decaux, mais à Caen, pour la publicité dans l’espace public, c’est cette grande firme qui a remporté le marché. Le marché de noël hahaha hohoho » « il faut que je le retrouve pour tirer cette affaire au clair… foi de fée, une nuit prochaine, moi aussi je détruirais des vitres en chantant, pour faire rappliquer le lutin et déverser ma rage contre cette chère Surconsommation ! »

Caen, décembre 2025

 

[in English]

]]>
Montréal (Canada) : Quand la faim justifie les moyens https://attaque.noblogs.org/post/2025/12/27/montreal-canada-quand-la-faim-justifie-les-moyens/ Sat, 27 Dec 2025 17:18:48 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61695 Continuer la lecture ]]> Montréal Contre-Information / samedi 20 décembre 2025

Quand la faim justifie les moyens : vol de 3000$ de nourriture redistribuée à la communauté

Rediffusion d’un communiqué du groupe Robin des ruelles

Lundi le 15 décembre en fin de soirée, le groupe les Robins des Ruelles a dévalisé l’épicerie Metro Beaulieu sur la rue Laurier. Quatre pères Noël, accompagnés d’une ribambelle de lutins, ont volé pour environ 3000 $ de denrées alimentaires à l’épicerie Metro du Plateau – quartier gentrifié – avant de redistribuer l’intégralité de leur butin à la communauté, à l’image d’une grande guignolée.

Une partie des victuailles ont été déposées à la Place Valois dans Hochelaga-Maisonneuve au pied d’un sapin érigé pour l’occasion, tandis que le reste a été disséminé dans les nombreux frigos communautaires de Montréal.

On travaille de plus en plus, juste pour être en mesure de s’acheter de quoi manger dans des chaînes de supermarchés qui profitent du prétexte de l’inflation pour réaliser des profits « records ». Les loyers, la nourriture, les prix de toutes les nécessités sont artificiellement gonflés par les grands propriétaires capitalistes. Il n’y a pas d’autre manière de le dire : une poignée d’entreprises tient nos besoins vitaux en otage. Elle continue d’étouffer la population, pour leur siphonner le plus d’argent possible, simplement parce qu’elle le peut. Pour nous, c’est ça qui est du vol et ce sont eux les bandits.

D’année en année, l’étau de l’Économie nous écrase de plus en plus : un peu plus d’un-e Québécois-e sur trois vit déjà une forme d’insécurité alimentaire. Le travail nous affame bien plus qu’il nous nourrit. Si certain-e-s sont encore capable de vivre, iels ne tarderont pas à bientôt être dans la marge, pour ne pas dire dans la marde! Ce n’est pas un hasard si le prix du panier d’épicerie pour une famille de quatre a bondi de plus de 30% dans les dernières années : c’est le fonctionnement normal et logique de l’Économie. Faut qu’on crève pour qu’ils s’enrichissent.

Les vols commis pour combler nos besoins essentiels sont des gestes politiques et de résistance. Voyez donc notre action comme un appel à s’organiser ensemble contre la mafia de l’alimentaire et celle de l’agro-industrie. Tous les moyens sont bons pour exprimer notre refus de ce système, car n’oubliez pas : la faim justifie les moyens!

Dénonçons les profits sur l’alimentation ! Entamons à toutes les échelles la résistance contre la logique économique capitaliste! Partageons nos revendications : l’expropriation des chaînes d’épiceries et des profiteurs logistiques, le démantèlement de ce système alimentaire basé sur l’exploitation, et la reprise en main de nos moyens de subsistance !

Des Soulèvements du Fleuve

]]>
Tours : Bye Bye Amazon https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/30/tours-bye-bye-amazon/ Sun, 30 Nov 2025 17:21:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61495 Continuer la lecture ]]> La Gabarre / samedi 29 novembre 2025

Dans la nuit de jeudi à vendredi, huit lockers Amazon, casiers permettants de récupérer les colis 24h/24, ont été mis en valeur…

Amazon a été remercié pour son investissement exceptionnel dans notre société :

  • Commerces locaux : ils ferment à cause du commerce en ligne et de son champion Amazon
  • Impôts nationaux : Amazon ne paye quasiment pas d’impôts en France
  • Conditions de travail désastreuse : stress, pressions, accidents du travail
  • Pollution via l’impact de tous ses produits  : en poussant à la consommation sur des produits clairement non indispensables, Amazon est en première ligne de la sur-consommation et de son impact environnemental
  • Addiction et alinéation  : une application et un site internet concus pour inciter à un maximum de consommation, une livraison ultra-rapide

L’occasion du Black Friday a alors été saisie pour leur proposer une décoration gratuite dans le thème avec une belle tâche noir sur l’écran.

Bon, pas de chance, l’écran n’est plus visible et ne fonctionne plus.

On espère que ça n’affectera pas trop leurs affaires et le besoin des consommateurices de récupérer leurs colis en 24 heures.

« Oh oh. Cette nuit, ce locker Amazon été mis en valeur. Cette action n’a aucune vocation à vous nuire en tant que citoyens et consommateurs mais s’adresse au magnat du commerce en ligne, nous comprenons par ailleurs les désagréments qu’elles peuvent entraîner pour vous et nous nous en excusons. Belles fêtes avec les vôtres, rien de ce qu’Amazon peut vous fournir n’est indispensable. »

 

le collectif BIDON
(Bande d’irréductibles pour la dénonciation des organisations néfastes)

]]>
Saint-Lô : Histoire de Lutin et Surconsommation https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/28/saint-lo-histoire-de-lutin-et-surconsommation/ Fri, 28 Nov 2025 17:57:59 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61485 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / vendredi 28 novembre 2025

Il était une fois, c’est un début classique,
Conséquence du dérèglement climatique,
Un lutin étourdit, réveillé bien trop tôt,
Commença sa tournée en novembre à Saint-Lô.

Mais pourquoi sapristi je me lève si tôt ?
L’horloge mondiale a bu, et par ses gros sabots,
Son vacarme m’angoisse, je dois bien l’empêcher,
De rentrer à cette heure, complètement déréglée.

_ Mais pourquoi donc t’es tu mise dans cet état ?
_ C’est Surconsommation qui m’a fait mal au foie.
_ Hé bien je vais aller lui rendre une visite,
Et si elle me les brise, je lui casserai les vitres.

En deux temps trois mouvements, le lutin pris tromblon,
Pour dérouiller cette chère Surconsommation.
Tous les panneaux Decaux du centre de Saint-Lô,
Ont été mis à sac par un lutin costaud.

En rentrant se coucher, passa tête à la porte,
Il dit quelques mots doux à l’horloge presque morte,
_ Si Surconsommation t‘ennuie, fait-le moi donc savoir,
Je retournerai la voir et je la ferai boire,

Le calice jusqu’à la lie.

Saint-Lô, Novembre 2024

*****

La Manche Libre / jeudi 27 novembre 2025

Dans la nuit du 23 au 24 novembre, plusieurs panneaux publicitaires ont été dégradés à Saint-Lô. Des dispositifs appartenant à JCDecaux ont été retrouvés brisés au matin, principalement dans le centre-ville. Ces faits ont été revendiqués par le collectif antipub, qui a adressé une lettre jeudi 27 novembre à la rédaction de La Manche Libre pour expliquer ses motivations. Le collectif y dénonce « la présence imposée » des messages publicitaires dans l’espace public, pointant des images jugées nuisibles : malbouffe, obsolescence programmée, fast-fashion, véhicules polluants et stéréotypes sexistes.
Selon le collectif, ces panneaux représentent un gaspillage d’énergie et une pollution lumineuse, tout en encourageant l’hyperconsommation. Les militants affirment vouloir porter atteinte financièrement à JCDecaux. Ils accusent l’entreprise de servir les multinationales plutôt que les commerces de proximité et annoncent la poursuite de leurs actions tant que la Ville « continuera de prôner la surconsommation ».

 

Côté Manche / jeudi 27 novembre 2025

Acte de vandalisme sur une dizaine de vitres des panneaux publicitaires Saint-Lois. Cette affaire ressemble à une affaire qui a déjà touché Saint-Lô auparavant.

Depuis le début de semaine, on remarque à Saint-Lô par-ci par-là des panneaux publicitaires avec la vitre brisée.
Quand on passe devant une seule de ces structures dans la journée, difficile d’imaginer autre chose qu’une dégradation isolée mais après un décompte, on en relève une bonne dizaine dans toute la ville.
Rue Saint-Thomas, dans le centre-ville ou même à la Dollée, les exemples se multiplient. Côté mairie, on n’a pas encore communiqué d’informations supplémentaires.

Dans un courrier reçu par la presse de la Manche ce jeudi 27 novembre, le collectif Anti-pub revendique les dégradations.
Le collectif juge le contenu des panneaux particulièrement « nuisible » et ils seraient un « gaspillage d’énergie et une pollution lumineuse ».
Il explique briser ces panneaux pour « porter une atteinte financière direct à Décaux »
« Tant que la ville continuera de prôner la surconsommation, le collectif continuera d’agir » conclut la lettre.

Entre 2020 et 2024, le collectif Anti-pub sévissait déjà dans le Saint-Lois où des panneaux publicitaires étaient même incendiés.

[Note d’Attaque : toutes les images sont issues des médias cités – la dernière remonte aux attaques de décembre 2021]

]]>
Agneaux (Manche) : La station-service sabotée à la mousse expansive https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/15/agneaux-manche-la-station-service-sabotee-a-la-mousse-expansive/ Sat, 15 Nov 2025 17:33:01 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61379 Continuer la lecture ]]> La Manche Libre / samedi 15 novembre 2025

Une action de sabotage a été menée dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre 2025 à la station essence du centre E.Leclerc d’Agneaux, près de Saint-Lô. Les auteurs ont injecté de la mousse expansive dans l’emplacement permettant d’insérer la carte bleue. Cette action a été revendiquée par un groupe qui s’est baptisé « Zorro Saint-Lô » et qui a adressé un message à notre rédaction.

« Nous avons voulu mettre un grain de sable dans la machine grande distribution, broyeuse de l’agriculture paysanne et du vivant« , peut-on lire dans ce communiqué rédigé en écriture inclusive. « Leclerc et les grands distributeurs organisent un système méprisant à la fois producteurs et consommateurs. Aussi néfaste pour la rémunération des agriculteurs que pour le portefeuille des clients. La grande distribution, et Leclerc en particulier, participe aussi aux inégalités salariales. Nous avons choisi de cibler en particulier la station essence afin de soulever également la problématique écologique en cours« . Contactée, la direction du magasin n’a pas souhaité s’exprimer.

 

Ouest-France / samedi 15 novembre 2025

Le centre Leclerc d’Agneaux (Manche), réputée être la grande surface la plus importante du secteur de Saint-Lô, a été victime d’un sabotage dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre 2025. L’action visait à rendre les douze pompes inutilisables, sous l’œil des caméras de surveillance. « Deux personnes, cagoulées, masquées et portant des gants, ont mis de la mousse expansive dans les Dac (Distributeurs automatiques de carburant) à 1 h 30 du matin, relate Laurent Le Tourneur, PDG de l’hypermarché. Cela n’a duré que quelques minutes. »

Le fonctionnement de la station-service, très fréquentée par la clientèle le samedi matin, a été fortement impacté, avec l’impossibilité d’utiliser une carte bancaire. « Trois pompes fonctionnent ce samedi après-midi. Il y aura peut-être de l’attente, mais il est possible de venir à la station-service. »

L’utilisation de la mousse expansive va obliger l’enseigne à refaire sa station-service. « Il y en a pour plusieurs milliers d’euros de préjudice. » Pour l’heure, la direction du magasin ignore la durée de ce mode dégradé. En revanche, la station Leclerc du centre-ville fonctionne normalement.

Samedi matin, une revendication a été adressée à la rédaction saint-loise d’Ouest-France, via un groupe baptisé « Zorro saint-lois ». Ses thématiques semblent être celles de l’ultra-gauche et l’ensemble du communiqué est rédigé en mode inclusif masculin – féminin. «  Nous avons effectué une action neutralisant la station essence de Leclerc Agneaux. Nous avons voulu mettre un grain de sable dans la machine de la grande distribution. »

Le groupe Zorro reproche à la grande distribution « un système méprisant » pour l’agriculture et les consommateurs, « encouragés à consommer toujours plus, à grand renfort de publicité. La grande distribution, et Leclerc en particulier, participe aussi aux inégalités salariales. » Enfin Zorro a visé la station essence « afin de soulever la problématique écologique. La combustion des énergies fossiles fait plusieurs millions de morts chaque année. » […]

Évoquant « une répression de plus en plus intense des forces de l’ordre » ou encore « des actions subversives invisibilisées par les politiques », le groupe Zorro saint-lois s’était manifesté auprès d’Ouest-France une première fois en octobre 2025 « pour faire passer l’information d’actions de citoyens agissant pour le bien commun, tout en gardant leur anonymat ».

Jusqu’à présent, il s’était manifesté essentiellement par le collage d’affiches. Cette fois, un palier est franchi. La direction de Leclerc va déposer plainte et « mettre en place une surveillance de nuit. Sans limite de délai. »

]]>
Balan (Ain) : Revendication du sabotage de la plateforme chimique https://attaque.noblogs.org/post/2025/11/03/balan-ain-revendication-du-sabotage-de-la-plateforme-chimique/ Mon, 03 Nov 2025 17:22:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61276 Continuer la lecture ]]> reçu par mail / lundi 3 novembre 2025

Dans la nuit du 5 octobre, nous avons eu recours au sabotage pour essayer de mettre à l’arrêt la production toxique de la plateforme chimique de Balan dans l’Ain, en frappant son alimentation électrique en amont.

Puisant de l’inspiration dans les actions visant à couper l’énergie aux industries un peu partout en France et ailleurs, nous avons mis le feu aux câbles haute tension qui partent du poste de La Boisse en direction de la plateforme. A l’intérieur du poste électrique, les câbles sortent du sol (isolés dans des gaînes) pour grimper sur les pylônes. C’est là que c’est possible d’y mettre le feu sans risque majeur, provoquant un court-circuit et coupant le courant.

C’est le soixantième anniversaire (1965-2025) de la plateforme chimique de Balan, qui produit des poudres et des granulés de plastique à usage industriel. Pourtant il n’y a rien à fêter.

60 ans que cette bombe industrielle à retardement classée Seveso fait planer sa menace sur la région.
60 ans que les granulés se répandent dans les cours d’eau, les champs et les bois aux alentours.
60 ans que les fumées, les microplastiques, les PFAS rendent les riverains, les animaux, les arbres, les plantes malades (cancers).
60 ans que la chimie rend les ouvriers complices de la destruction de la terre et de la dégradation de leur propre santé.
60 ans que les grands groupes chimiques comme Arkema, Solvay et Basf mènent leur guerre chimique contre la terre, les océans et l’air.
60 ans que les lumières de cette usine cachent les étoiles.

Le modèle industriel poursuit sa course vers l’effondrement. Génocide, écocide, liberticide accompagnent partout le progrès industriel.

Nos combats peuvent paraître désespérées, nos tentatives de mettre des bâtons dans les rouages dérisoires, nos résistances futiles. Pourtant…
quand nous descendons dans la rue pour bloquer un énième projet, nos cœurs se réchauffent en devinant les sourires derrière les cagoules
quand nous nous faufilons dans la nuit en approchant la cible de notre prochain sabotage, les étoiles nous encouragent à persévérer
quand nous apprenons que d’autres s’aventurent sur les chemins du sabotage, nous sentons l’espoir parcourir nos veines

Nous nous inscrivons dans une stratégie de résistance diffuse et multiforme
1. visant à empêcher les nouveaux aménagements industriels (autoroutes, LGV, nucléaire, bassines, mines,…).
2. ciblant la production industrielle existante par tous les moyens possibles
3. sabotant les infrastructures énergétiques et logistiques dont dépend le système.

Un tel mouvement n’est possible qu’en tissant des réseaux de solidarité, en partageant nos connaissances et nos échecs, en analysant de façon critique nos manières de lutter, en se protégeant les uns et les autres de la répression, en apprenant des expériences d’ailleurs.

N’attendons plus.
Rejoignons le combat.
Rejoignons les maquis pour défendre la terre.
Osons rêver d’un monde libéré d’états, d’usines, de pylônes.
Osons vivre et résister.

PS
« La plateforme chimique de Balan, d’une superficie de 40 hectares, accueille de 2 exploitants, Kem One et SK Fonctional Polymer (tous les deux ex-Arkema). Les usines produisant des granulés et des poudres de plastiques industriels emploient quelques centaines de travailleurs et tournent jour et nuit.
Kem One produit du PVC sous forme de poudre. Elle crache annuellement 275 000 tonnes de poudre toxique à destination de l’industrie.
SK Functional Polymer fabrique chaque année 60 000 tonnes de granulés plastiques destinés à l’industrie. »

]]>
Saint-Lô et La Haye (Manche) : « Gosselin vote pour vos cancers » https://attaque.noblogs.org/post/2025/09/25/saint-lo-et-la-haye-manche-gosselin-vote-pour-vos-cancers/ Thu, 25 Sep 2025 16:22:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60759 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / mercredi 25 septembre 2025

Ce mercredi 24 septembre 2025, les permanences de deux députés de la Manche ont été taguées. Sur la victime [hein ? Peut-être « vitrine » ? NdAtt.] de celle de Philippe Gosselin (LR) à Saint-Lô et celle de Stéphane Travert (Renaissance), à La Haye-du-Puits.

Dans la nuit de mardi 23 à mercredi 24 septembre, les permanences de deux députés de la Manche ont été taguées. Sur les vitrines, des inscriptions en rouge dénonçant leur vote en faveur de la loi Duplomb.
« Mon équipe a constaté les tags à l’ouverture du bureau ce mercredi matin, signale Philippe Gosselin (LR) qui siégeait à Paris, au sein de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Les services compétents ont évidemment été immédiatement informés. Et plainte a été déposée, comme à chaque fois. » […]

Au même moment, la permanence de Stéphane Travert (Renaissance), à La Haye-du-Puits, a été victime des mêmes dégradations.

]]>
Saint-Pierre (La Réunion) : « Loi Duplomb = loi poison » https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/19/saint-pierre-la-reunion-loi-duplomb-loi-poison/ Sat, 19 Jul 2025 17:01:01 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60044 Continuer la lecture ]]> Extrait de Zinfos974 / vendredi 18 juillet 2025

Des tags hostiles à la FDSEA sont apparus dans la nuit de jeudi à vendredi sur les murs de son siège à Saint-Pierre. Le syndicat agricole est pris pour cible en raison de son soutien à la loi Duplomb, récemment adoptée au Parlement. Le texte prévoit notamment un assouplissement du cadre réglementaire sur les produits phytosanitaires, en réautorisant certaines molécules interdites, jugées indispensables à certaines filières agricoles comme la canne ou le maraîchage. […]

]]>
Aubière (Puy-de-Dôme) : « Le vivant les jugera » https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/19/aubiere-puy-de-dome-le-vivant-les-jugera/ Sat, 19 Jul 2025 16:57:46 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=60048 Continuer la lecture ]]> France Bleu / vendredi 18 juillet 2025

La permanence parlementaire de la députée Modem Delphine Lingemann a été recouvert de photos et d’un slogan contre la loi Duplomb, dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet 2025. La député annonce porter plainte ce vendredi après-midi contre l’association Attac, l’organisation écologiste Extinction Rebellion, le syndicat Confédération paysanne et le parti La France insoumise (LFI).

Placardé sur la façade de la permanence à Aubière, les photos de l’ensemble des députés ayant voté la loi Duplomb, des tracts contre ce projet de loi ainsi que ce message : « Voici les députées et députés qui ont voté pour la loi Duplomb le vivant les jugera« . L’élue assure que trois individus ont été filmés par les caméras de vidéosurveillance. Delphine Lingemann indique aussi avoir eu des échanges avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice pour arrêter ce « bashing » contre les élus, qui s’est développé ces dernières semaines sur les réseaux sociaux.
La députée Modem de la 4e circonscription du Puy-de-Dôme a voté la loi Duplomb, visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur, le 8 juillet dernier. Un projet de loi présenté comme « une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire » selon ses opposants.

]]>
Moëlan-sur-Mer (Finistère) : Contre la loi Duplomb (et pour des logements pour tou.tes) https://attaque.noblogs.org/post/2025/07/14/moelan-sur-mer-finistere-contre-la-loi-duplomb-et-pour-des-logements-pour-tou-tes/ Mon, 14 Jul 2025 17:00:36 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59988 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / lundi 14 juillet 2025

Dans la nuit de samedi à dimanche, de nombreux bâtiments ont été tagués dans le bourg de Moëlan-sur-Mer. Banques, cabinets d’assurance, Intermarché mais aussi des bâtiments publics comme le pôle culturel l’Ellipse ont fait l’objet d’inscriptions réalisées à la peinture rouge, réclamant des logements pour tous ou dénonçant la loi Duplomb.

]]>
Dijon : « Shein tue » https://attaque.noblogs.org/post/2025/06/30/dijon-shein-tue/ Mon, 30 Jun 2025 16:20:11 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59837 Continuer la lecture ]]> Dijon actualités / vendredi 27 juin 2025

Ce jeudi matin, la devanture de la boutique éphémère Shein, récemment installée en plein cœur de la ville, rue Piron, a été la cible d’une action coup de poing. Des inscriptions au message fort, telles que « Shein tue », « Exploitation », « Travail forcé », « Esclavage » ou encore « Pollution », ont été taguées sur les vitres de l’établissement.

Un coup dur pour Shein : ces mots, écrits à la bombe ou au marqueur, ont été visibles tôt dans la matinée, avant d’être rapidement effacés, bien avant l’arrivée des premiers clients. Aucun groupe, collectif ou individu n’a revendiqué l’acte, et aucune signature n’accompagnait les tags. Il s’agit donc d’une action anonyme, mais clairement militante. Le local où est stocké le stock du magasin, place du 1er Mai, n’a, à notre connaissance, pas été touché.
Shein, géant chinois de la fast fashion, est régulièrement critiqué pour ses pratiques industrielles : conditions de travail opaques, soupçons de recours au travail forcé, production massive à faible coût et fort impact environnemental. Ce type d’action, bien que marginale, reflète un rejet croissant de ce modèle économique par une partie de l’opinion publique. […]

]]>
Maine-et-Loire : Action Anti-Pesticides Anjou https://attaque.noblogs.org/post/2025/05/25/maine-et-loire-action-anti-pesticides-anjou/ Sun, 25 May 2025 17:06:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59417 Continuer la lecture ]]> Expansive / vendredi 23 mai 2025

Communiqué de presse du 20/05/25

Cette nuit (19-20 mai), des activistes se revendiquant des Soulèvements de la Terre en Anjou ont mené une action coordonnée ciblant la filière des pesticides, et plus largement celle des produits phytosanitaires (engrais, herbicides, fongicides, insecticides…). Elle vise à interpeller l’opinion publique, les élus, les producteurs et les utilisateurs de ces produits sur les dangers que leur utilisation représente pour le vivant et la santé humaine, à court et à long terme, et sur l’urgence à agir.

Le sujet semble de moins en moins tabou, puisque malheureusement les premiers effets commencent à être largement constatés. Les scandales sanitaires du tabac, de l’amiante, du Téflon ou des PFAS sont des exemples célèbres de la façon dont l’industrie parvient à masquer des risques avérés pour la santé publique pendant des années, voir des décennies. Les produits phytosanitaires sont la prochaine bombe à retardement des promoteurs de l’agriculture intensive.

Cancers contractés par les agriculteurs [1], grossesses à risques pour les femmes exposées aux produits phytosanitaires [2], cancers pédiatriques et malformations chez des enfants nés dans une même zone géographique exposée comme à Sainte Pazanne [3], problèmes de développement neurologique pour les nourrissons dont la mère a été exposée à certains insecticides pendant sa grossesse [4]… Effondrement de la biodiversité, des populations d’insectes [5], des champignons [6], des animaux aquatiques… Prolifération d’espèces invasives comme les algues vertes [7]…

Ces cas les plus graves ne sont malheureusement que les effets les plus visibles de l’utilisation des produits phytosanitaires sur le vivant. Leur présence dans toute la chaîne alimentaire, sous forme de coktails non étudiés, laisse entrevoir des conséquences catastrophiques pour les générations futures. De l’épandage dans les champs, ces produits ruissellent dans les cours d’eau, imprègnent les nappes phréatiques et finissent, sous forme de résidus indestructibles difficiles à mesurer et à filtrer, dans l’eau du robinet. Dans les Pays de la Loire, où en 2022, 3385 tonnes de produits phytosanitaires ont été achetées (990 tonnes pour le Maine et Loire dont 102 tonnes de glyphosate) [8], la situation est particulièrement préoccupante [9].

Ces constats, partagés par une large majorité de la communauté scientifique, par de nombreux élus [10], ou par des paysans attentifs à la terre qu’ils travaillent et aux espèces vivantes qui les entourent, ne peuvent plus se contenter de discours et de mesurettes. Nous sommes littéralement en train d’empoisonner le vivant, il y a urgence à agir ! Face à l’inaction ou à la lenteur des pouvoirs publics et à l’impunité des géants de l’agro-industrie, il n’est pas étonnant que les contestations pacifiques évoluent vers la désobéissance civile et l’action directe. Notre avenir est en jeu.

Cette nuit, sous forme d’avertissement et de geste d’alerte, de nombreux sites ont été visés aux quatre coins du département : peintures, tags, collages ou cadenassages ont ciblé simultanément des agences locales de l’eau, des châteaux d’eau, des points de captage, des fabriquants et distributeurs de produits phytosanitaires, des coopératives agricoles qui encouragent une agriculture intensive, des supports d’affichage ou encore des panneaux d’agglomérations.

Tandis que la loi Duplomb est en cours d’examen à l’assemblée et que la FNSEA appelle les agriculteurs à manifester pour « lever les contraintes » sur l’usage des pesticides, les Soulèvements de l’Anjou participent eux, aux côtés d’une partie de la communauté scientifique, d’élus, d’agriculteurs, de citoyens inquiets et d’autres collectifs (en parallèle, Extinction Rebellion (XR) Angers a poursuivi sa campagne d’affichage urbain pour sensibiliser l’opinion publique au danger des pesticides), à tirer la sonnette d’alarme : Arrêtons le poison !

 

Notes

[1] https://www.agriculteur-normand.com/quels-cancers-touchent-le-plus-les-agriculteurs-francais
[2] https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/agriculture-une-etude-confirme-le-lien-entre-cancer-et-pesticides-6638682
[3] https://www.inserm.fr/wp-content/uploads/2021-06/inserm-expertisecollective-pesticides2021-resume.pdf
[4] https://www.nouvelobs.com/ecologie/20231010.OBS79284/le-lien-entre-le-glyphosate-et-les-malformations-a-la-naissance-etabli-officiellement-pour-la-premiere-fois.html
[5] https://lejournal.cnrs.fr/articles/declin-des-insectes-lurgence-dagir
[6] https://www.nature.com/articles/s41467-025-56732-x
[7] https://observatoire-des-aliments.fr/environnement/algues-vertes-lagriculture-intensive-cause
[8] https://www.generations-futures.fr/geophyto/
[9] https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/dossier-pesticides-etat-lieux-inquietant-eau-pays-loire-1733693.html
[10] https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/des-phyto-dans-leau-ces-elus-nen-veulent-plus-6a279708-e57a-11ef-a721-b0bb668bdebd

(photo prise sur Ouest-France)

]]>
Thessalonique (Grèce) : Attaque incendiaire https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/30/thessalonique-grece-attaque-incendiaire/ Wed, 30 Apr 2025 17:03:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59169 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / lundi 28 avril 2025

Le jeudi 3 mars, à minuit, nous avons mis le feu à une camionnette de la société Avance, dans la ville haute.

Celle-ci est une société grecque qui s’est développée et réalise d’énormes bénéfices en exploitant « le secteur le plus productif de l’économie grecque » : le tourisme. Avec des succursales dans toutes les zones touristiques et principalement sur les îles, elle nous démontre le mensonge de la classe dirigeante, selon lequel le développement du tourisme est bon pour nous tou.tes. Ils voient les énormes profits du capital grec et étranger, tandis que nous en avons une image différente.

Pour nous, le tourisme, c’est la saison qui dure six mois, les journées épuisantes de douze heures de travail, les conteneurs, les « services en sous main » et l’exploitation des travailleur.euses. Pour nous, le tourisme se reflète dans l’assassinat d’Antonis Kargiotis* qui a été considéré comme un réfugié parce qu’il ne correspondait pas au profil du touriste blanc riche. Et, bien sûr, dans notre vie quotidienne le tourisme signifie des Airbnb, des loyers extrêmement chers, un changement de la structure des villes, avec des centres remplis d’hôtels, de magasins et de maisons luxueuse, tandis que ceux/celles qui vivent et travaillent ici mais ne correspondent pas à l’image construite par le capital sont expulsé.es vers les banlieues. En quelques mots, tourisme signifie GUERRE DES CLASSES.

Une guerre qui va de pair avec la déjà rude guerre sociale qui fait rage ces dernières années, avec le gouvernement de droite. Dans cette guerre, nous avons pris une position claire. Nous nous opposons au capital, qu’il soit grec ou étranger. Nous sabotons « la machine touristique par tous les moyens ». Nous détruisons l’image du « beau pays – destination touristique », avec une propagande pratique et des provocations qui portent atteinte à l’appareil d’État.

Cette action est dédiée à l’Anarchiste Kyriakos Xymitiris ! Le compagnon vivra éternellement dans les flammes de nos attaques !

Force au compagnon détenu K.K., qui est poursuivi pour l’incendie d’un véhicule de police.

Solidarité avec les compas enfermé.es pour l’affaire d’Ambelókipi.

Foi dans la lutte – confiance dans nos forces – pas un seul pas en arrière !

Incendies anarchistes

P.S. Alors qu’on écrivait ces lignes, nous avons eu connaissance d’un autre meurtre de travailleur.euse. Une femme de ménage de 59 ans a été assassinée dans l’hôtel où elle travaillait, sur l’île de Santorin. Notre attaque est dédiée à elle, ainsi qu’à toutes les victimes anonymes du capital.

 

* Note d’Attaque : il est mort noyé en septembre 2023, après avoir été tabassé et jeté à l’eau, dans le port du Pirée, par des membres du personnel d’un ferry, qui l’ont pris pour un sans-papier essayant de monter clandestinement à bord.

]]>
Athènes (Grèce) : Les jours les plus beaux, c’est quand il pleut… des pavés dans la rue https://attaque.noblogs.org/post/2025/04/18/athenes-grece-les-jours-les-plus-beaux-cest-quand-il-pleut-des-paves-dans-la-rue/ Fri, 18 Apr 2025 17:12:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=59062 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / dimanche 13 avril 2025

Les jours les plus beaux, c’est quand il pleut…

Les manifestations du 28 février* ont laissé derrière elles une impression retentissante. Tout le monde (gouvernement, think tanks, partis, médias) voit la foule rassemblée en termes de statistiques et de votes, de « deuil national », d’« indignation » et d’« attente d’un État meilleur ». C’est une lecture confortable : il est sage d’homogénéiser l’insatisfaction sociale généralisée et la colère – non seulement pour le massacre de Tempé – comme cela a été le cas pour les « besoins nationaux » de l’époque de la pandémie, parce qu’elles sont dangereuses. Les faire rentrer dans les moules de la loyauté et de la « manifestation pacifique ». Donner une « présence » à la Constitution – comme s’il ne s’agissait pas d’une grève, mais d’un événement sur les réseaux sociaux. Faire de l’affaire de Tempé une énigme à résoudre par des « experts » et des « juges incultes ». Les personnes qui sont descendues dans la rue devaient en quelque sorte se conformer à un savoir-vivre défini par un « deuil commun » abstrait, se définir comme des victimes permanentes (le rôle favori de la gauche), qui ne cherchent qu’un peu de soin et d’affection de la part de l’État et non pas d’exprimer leur colère face à l’oppression qu’elles subissent sur de nombreux fronts. S’indigner de la « tentative de dissimulation », en oubliant quelque chose de fondamental : qu’il y a une «  tentative de dissimulation » permanente et concrète : dans le monde de l’État, des patrons et du patriarcat, les « accidents » arrivent à des vies jetables. Il ne s’agit donc pas seulement de trains, mais de toute la vie quotidienne : des accidents sur les lieux de travail (45 mort.es déjà en 2025), des balles de la police « déviées » vers les corps des « indésirables », aux meurtres d’immigré.es aux frontières…

La foule qui est descendue dans la rue le 28 février n’était pas uniforme. Certain.es étaient là parce qu’elles/ils reconnaissaient dans cette affaire des éléments de leur propre vie, leur colère et leur tristesse. D’autres ont profité du deuil : les petits et grands patrons qui ont fait en sorte de montrer une sensibilité bon marché et de fermer leurs entreprises ce jour-là, un jour de grève générale. Certain.es manifestant.es ont participé à la grève en la déclarant dès les jours précédents, en créant ainsi une vague, une oscillation qui a ensuite été transmise à d’autres, qui ont été encouragé.es et ont pris la décision de participer. Ainsi, une grande partie des entreprises a été obligée de « rejoindre » la grève, d’une part pour que la participation importante de leurs employé.es ne soit pas révélée et qu’elle ne fonctionne pas comme un exemple, d’autre part c’était une façon de vendre de la sensibilité et de la « solidarité » aux victimes et à leurs proches.

Celui du 28 février à Athènes était toutefois un rendez-vous : pour toutes ces couches sociales d’en bas qui ont subi une asphyxie multiforme, au cours des cinq dernières années, des quarantaines sanitaires à la « crise de l’inflation ». Ces couches sociales qui subissent au quotidien ce que signifie être facilement remplaçable et dont la vie coûte peu. Et, bien sûr, ces couches sociales qui subissent depuis un certain temps leur propre asphyxie spécifique, avec un ciblage accru, la criminalisation et le contrôle dans les rues, les places et les stades : les jeunes et les supporters de foot. Et ce sont eux/elles tou.tes qui ont affronté pendant des heures les forces de répression. Bien sûr, ces couches opprimées, les migrant.es, qui, surtout ces dernières années, ont connu un régime généralisé de confinement, d’« accidents » et de morts massives, étaient absentes. Le « crime de Pýlos »**, avec des centaines de personnes noyées par les garde-côtes, a atteint l’échelle de la « valeur de la vie humaine » et de la « tentative de dissimulation » seulement en tant qu’écho.

La gauche de l’État et ses partis (de même que le reste des médias et la cloaque d’extrême droite) ont fait en sorte de jouer une fois de plus leur rôle habituel : consacrer l’icône de la sainte légitimité, avant et après le rassemblement de la grève. En même temps, bien sûr, ils ont parlé de « la chute du gouvernement » et de « la colère populaire qui va descendre dans la rue le 28 février » et d’autres formules pompeuses du même genre. Quelqu’un.e de moins naïf pourrait-elle/il demander : « comment les gouvernements tombent-ils réellement ? » et comment la colère s’exprime-t-elle dans la rue ? Avec des grimaces de mécontentement à l’encontre du Parlement ? Avec des stories colériques sur les réseaux sociaux ? En réalité, la provocation à propos des « incidents provoqués par la police » est le reflet de la peur de la gauche et des amis de la police, partout, face à la masse des subalternes, à leurs capacités, leur expérience et leur colère. Toutes des choses qui, lorsqu’elles apparaissent au premier plan de l’histoire, balayent la normalité.

…des pavés dans la rue

 

Thersitis (anarchiste, une lieu d’intrigues et de subversion, à Athènes)
Nestor et Evangelistrias, Ílion
thersitis.espiv.net
thersitis@espiv.net

 

Notes d’Attaque :
* le 28 février 2023, à Tempé, près de Larissa, il y a eu une collision entre un train de voyageur.euses et un train de marchandise, qui a provoqué la mort de 57 personne et des dizaines de blessé.es. Le 28 février dernier, à Athènes, la manifestation de deuil et de dénonciation de la politique du gouvernement, qui vise à dissimuler ses responsabilités dans cette affaire, a pris des proportions inédites depuis longtemps, avec des durs affrontements entre manifestant.es et flics.
** Dans la nuit du 13 au 14 juin 2023, un bateau avec quelques 750 migrant.es a chaviré au large de Pýlos, sous les yeux des garde-côtes grecs, et plusieurs centaines de personnes sont mortes.

]]>
Athènes (Grèce) : Les vitrines de plusieurs supermarchés brisées https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/16/athenes-grece-les-vitrines-de-plusieurs-supermarches-brisees/ Sun, 16 Mar 2025 18:43:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58671 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / jeudi 13 mars 2025

Lundi j’ai quelque chose, mardi je n’en peux plus, mercredi je m’ennuie, jeudi je ne peux plus attendre, vendredi matin… fuck les patrons.

Qu’est-ce que c’est une vitre cassée sur le trottoir, tôt le matin ? Qu’est-ce que l’antivol sur du miel a à voir avec le contrôle et le façonnement de nos désirs ? Pourquoi les offres de réduction ne sont-elles pas une solution alternative ?

Lorsque les questions augmentent, parfois vous devez briser le mur qui vous sépare des réponses nécessaires. Et si le mur est en verre, tant mieux.

La vérité est que nous sommes impatient.es. Nous ne pouvons pas attendre que les prix baissent d’eux-mêmes, ni que l’État cesse de nous vendre de la merde et les supermarchés de nous la servir. Cependant, nous attendons tout aussi impatiemment les sourires de ceux/celles qui ne trouvent pas « inattendue » cette réponse à ce régime de double pauvreté. Celles/ceux qui se rendent au travail le matin et qui sont heureux.ses de voir les visages effrayés des enflures qui se font de l’argent sur notre nourriture, quand leur propriété est touchée.

Nous exhortons à trouver le mécontentement dans l’exploitation et l’ennui superficiels, ordinaires, quotidiens du travail capitaliste. Pas dans l’organisation du travail contre ses patrons. Que les moyens de créer et de répondre aux besoins deviennent communs. Que nous ne dépendions pas toujours des autres pour vivre.

Le « bien » que vous ne pouvez ni acheter ni voler, de qualité dégradée et standardisé, devient pourtant l’objet dominant de notre désir. Les systèmes de sécurité, les aimants, les caméras, les doubles vitrages protègent les choses dont nous avons besoin pour vivre.

N’ayant pas de lien direct avec nos besoins de base, comme la nourriture et les soins corporels, nous attachons notre désir aux appétits avides de l’État et des patrons.

Notre imagination a du mal à se libérer des objets qui nous manquent. Peu importe la hausse des prix, nous aurons toujours besoin de supermarchés, si nous ne prenons pas en charge l’organisation de nos vies et de nos besoins. Nous brisons leurs vitrines pour ne pas nous habituer à la mort dans les magasins. Dans la chaîne production-consommation, les vitrines qui ne se brisent pas ont nos corps comme marchandise.

Nous choisissons de garder foi dans des communautés qui travaillent pour elles-mêmes, qui ne sont pas liées au dommage et au profit. Pour des relations qui ne dépendent pas d’intermédiaires, d’agents ou, en général, de connards qui nous imposent une façon de vivre.

Le mercredi 18 et le jeudi 19 décembre, nous avons mené une série d’attaques, en brisant des vitrines de supermarchés et un distributeur automatique de billets dans les quartiers d’Athènes suivants : Glyfáda, Kaisarianí, Zográfou, Káto Patíssia, Ilíssia, Chalándri, Kypéeli.

GUERRE À LA GUERRE DES PATRONS.
SOLIDARITÉ AVEC CELLES/CEUX QUI SONT PERSÉCUTÉ.ES POUR LEUR ACTIVITÉ POLITIQUE.
SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAS EMPRISONNÉ.ES ET POURSUIVI.ES POUR L’AFFAIRE D’AMBELÓKIPI.
FORCE À LA COMPAGNONNE BLESSÉE MARIANNA M.
KYRIAKOS EST L’UN DE NOUS,
UN COMPAGNON, POUR TOUJOURS SUR LES RUES DU FEU.

Les massettes d’à côté

]]>
Strasbourg – Ce n’était pas qu’un grillage : c’est un monde, à nous, qui s’est ouvert https://attaque.noblogs.org/post/2025/03/03/strasbourg-ce-netait-pas-quun-grillage-cest-un-monde-a-nous-qui-sest-ouvert/ Mon, 03 Mar 2025 17:50:39 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58547 Continuer la lecture ]]> lundimatin / lundi 3 mars 2025

D’abord nous nous sommes rencontré.e.s et nous avons appris.
Appris à nous voir en toute discrétion,
à échanger des conseils et à nous enfuir,
à lire une carte et à faire un feu,
à masquer nos visage et prendre soin les un.e.s des autres,
à nous cacher,
à parcourir la ville, les bois et les friches,
à emprunter un pied de biche et au détour une paire de gants,
à découper des barbelés et des câbles électriques,
à emprunter des vélos et nous dissimuler encore,
à nous faire confiance afin d’avoir moins peur,
parfois à avoir peur mais à nous faire confiance,
à reconnaître les bruits suspects,
à briser des serrures et à arrêter des machines,
à ouvrir une fenêtre et tant d’autres choses,
à détourner l’attention et à escalader un mur,

Et nous avons vibré, ensemble, attendu dans le froid et dans l’obscurité, appris à nous taire et à marcher en silence, à effacer nos empreintes et chacune de nos traces, à nous coordonner,
et puis disparaître pour nous retrouver ailleurs

Nous avons ainsi appris à nous organiser et à nouer dans quelque chose de plus intense que l’objectif lui-même l’expérience concrète du commun.
Un commun partagé qui a enrichi davantage encore notre hostilité vis-à-vis du champs politique. Car nous faisons le constat que, des formes éculées du militantismes à la gauche parlementaire, se trouve la même opération de détournement du devenir-révolutionnaire de ce qui est historiquement voué à détruire l’état de choses actuel. Dès lors nous préférons habiter une situation conflictuelle que d’adhérer à un discours mystificateur sur la nécessité d’en passer par la conquête de l’appareil d’état.

Dans cette commune nécessité, un monde s’est ouvert, donc.
et peut-être un grillage, à l’aube, aux abords de la ville de Strasbourg.

 *****

Un dépot pétrolier appartenant à Bolloré Energy désarmé à Strasbourg

Les soulèvements de la terre / dimanche 2 mars 2025

Un article paru dans le quotidien « Dernières Nouvelles d’Alsace » ce dimanche annonce le désarmement du site Bolloré Energy au port du Rhin à Strasbourg dans la nuit de samedi à dimanche. Ce dépôt pétrolier qui accueille trois bassins de stockage d’hydrocarbures est situé à moins de 500 mètres des habitations à Strasbourg. Le site ne semble pas faire l’unanimité puisque « des câbles et des systèmes ont été arrachés » et divers véhicules endommagés.

Il est tout fait possible que ce désarmement, mené par « un groupe de personnes vếtues à l’identique » s’inscrive dans la continuité des journées d’actions contre l’empire Bolloré. Elle fait en tout cas écho à de récentes mobilisation contre ce même site Bolloré Energy à Strasbourg, ou encore à Poitiers, dans la Nièvre ou le Loiret, dénonçant entre autre les politiques carbo-fascistes du milliardaire.

Elle pourrait aussi être l’expression du mécontentent des riverain.es En effet, le jeudi 11 janvier 2024, Bolloré Energy était condamné à une amende dérisoire (3750€) pour manquement sur la sécurité de son site strasbourgeois.

Nulle doute que la perspective d’une usine aussi polluante à quelques centaines de mètres des habitations n’est pas du goût de tout le monde, d’autant plus quand le milliardaire d’extrême-droite qui en est propriétaire préfère économiser quelques centaines d’euros plutôt que de l’équiper d’alarmes en cas d’accident dangereux (https://www.20minutes.fr/justice/4070075-20240112-strasbourg-avoir-economise-quatre-sous-bollore-energy-condamne-manquement-securite-site-seveso).

Rappelons que le chiffre d’affaire de cette filiale était de 3,9 milliards d’€ en 2022.

L’article : https://www.dna.fr/faits-divers-justice/2025/02/23/l-entreprise-bollore-energy-prise-pour-cible-au-port-du-rhin

]]>
Héraklion (Grèce) : Quel beau spectacle, un bus en feu https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/20/heraklion-grece-quel-beau-spectacle-un-bus-en-feu/ Thu, 20 Feb 2025 17:21:33 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58447 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / mardi 18 février 2025

Le conglomérat GEK Terna compte parmi ses pertes un bus pour le transport du personnel, à cause d’un incendie, le 24 janvier 2025. Une entreprise géante qui est responsable des plus grandes catastrophes de l’environnement crétois, du territoire grec, mais aussi à l’international.

Elle fait des affaires et assure ses profits en détruisant les forêts et en nivelant les montagnes. Elle déracine des gens, des animaux et des plantes.

Le capitalisme a sa propre éthique : le profit avant tout. Les arguments, la logique et la justice sont inutiles. Tant qu’ils gagneront de l’argent, ils continueront, même s’ils ne laissent derrière eux que des débris.

Ce ne sont pas les tôles ou les pneus qui brûlent et puent, ce n’est pas le préjudice financier, même si cela nous rend heureux.ses. Le feu parle par lui-même. Il poursuit le ciel, aussi insaisissable et lointain que celui-ci puisse paraître. De l’étincelle à la flamme et de la flamme au feu. Puissions-nous apporter le feu aux villes, puissions-nous réduire en cendres l’éthique du profit et ses partisans.

2 litres d’essence

]]>
Paris : Carrefour racket, Justice complice https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/20/paris-carrefour-racket-justice-complice/ Thu, 20 Feb 2025 17:18:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58455 Continuer la lecture ]]> Paris-Luttes.info / jeudi 20 février 2025

Condamnation en appel des inculpé·es pour une autoréduction dans un Carrefour parisien

Le samedi 30 janvier 2021 en pleine période du Covid, de couvre-feu et après presque un an de confinements successifs, une cinquantaine de personnes, mobilisées depuis plusieurs mois pour la solidarité alimentaire face à la crise sanitaire, organise une action de réquisition de produits de première nécessité dans un magasin Carrefour Market du 13e arrondissement. Après négociation, la direction de Carrefour a donné son accord pour que des produits alimentaires et d’hygiène soient emmenés, produits qui ont ensuite été redistribués à des personnes précarisées par la crise sanitaire et sociale.

Suite à cette action le directeur du magasin est revenu sur l’accord passé et a porté plainte contre deux des participant·es dont l’identité avait été relevée au hasard par les forces de l’ordre présentes sur place.

Après le procès en première instance le 14 octobre 2021, les deux camarades inculpé·es pour cette action collective ont été condamné·es à 2000 et 1500 euros d’amende avec sursis pour vol en réunion, ainsi qu’à payer 38 000 euros de dommages et intérêts au groupe Carrefour (plus d’infos ici).

Le procès en appel a eu lieu le 7 octobre 2024 et le jugement est tombé le 4 décembre. Les deux camarades ont une nouvelle fois été reconnu·es coupables (amendes avec sursis) et le montant des dommages et intérêts a été ramené à 27 000 euros.

Lors de ce procès en appel, les deux inculpé·es, leur avocate, ainsi que trois témoins ont rappelé aux juges que le directeur du Carrefour avait donné son accord, que cet accord avait été respecté, que la pandémie du Covid et sa gestion avait mis en grande précarité alimentaire des milliers de personnes en région parisienne, que les produits récupérés avaient été redistribués à des personnes qui en avaient besoin, que les documents fournis par Carrefour pour justifier sa plainte pour vol en réunion (notamment un inventaire réalisé 3 jours après) n’avaient aucun lien avec l’action, rien n’y a fait, les trois juges ont largement suivi les demandes de la multinationale. Durant l’audience, qui a duré plus de trois heures, l’avocat de Carrefour n’a pas prononcé plus de quatre mots mais cela a suffi pour obtenir satisfaction.

Dans le détail, les 27 000 euros de condamnation se composent de :

8 500 euros de produits n’étant pas considéré comme de première nécessité et que Carrefour accuse les participant·es d’avoir pris (quantité invraisemblable d’alcool, matériel hi-fi de toute sorte, produits frais “de luxe” – alors même que les sacs avaient été contrôlés à la sortie…).
Pour le dire autrement Carrefour se fait payer ses erreurs de stocks par les inculpé·es.
7 500 euros de perte d’exploitation pour le magasin, alors que c’est le gérant qui avait décidé de fermer le magasin durant l’action et plusieurs heures après le départ des manifestant·es, et que par ailleurs ce chiffre est basé sur une estimation du chiffre d’affaires et non pas du bénéfice. En condamnant les prévenu·es à indemniser Carrefour tout à la fois pour des marchandises emportées et celles qui auraient pu être achetées (et ont pu être vendues plus tard) les juges doublent quasiment le chiffre d’affaires du magasin pendant la période en cause. En clair le tribunal permet à Carrefour de se faire de l’argent sur le dos de l’action (juridiquement ça s’appelle « enrichissement sans cause »).
Et enfin 1000 euros de frais pour préjudice d’image, préjudice probablement davantage occasionné par ces deux procès contre deux militant·es que par l’action elle-même.

Dans leur rendu les juges reconnaissent explicitement qu’un accord existait entre le directeur et les participant·es à la réquisition et qu’il ne pouvait y avoir de poursuite sur cet aspect. Pour pouvoir quand-même condamner les accusé·es, ils ont donc dû valider les mensonges flagrants de Carrefour et les documents fournis insinuant que l’accord – prendre des produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité – n’avait pas été respecté. Sans doute leur fallait-il trouver un moyen de réprimer ce type d’action de solidarité visant des entreprises multimilliardaires.

Ce jugement s’inscrit dans une certaine tendance de la répression des manifestant·es et des actions militantes qui se développe depuis quelques années : une condamnation au pénal mais surtout des amendes, des dommages et intérêts, des indemnisations aux montants extrêmement élevés. C’est alors la contrainte financière qui assure en grande partie la fonction répressive de la peine judiciaire. À titre d’exemple, en 2016 pendant le mouvement contre la loi travail, un manifestant est condamné à trois mois de prison avec sursis pour un prétendu jet de pétard sur la police mais condamné au civil à 82000 euros de dommages et intérêts. En 2017 Greenpeace a été condamné à 670 000 euros de dommages et intérêts, 5 000 euros pour atteinte à la réputation et 25 000 euros d’amendes après l’intrusion de vingt-sept militant·es sur le site d’une centrale nucléaire en Ardèche afin de dénoncer la vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible radioactif usé. En 2021 c’est 125 000 euros de dommages et intérêts pour dénigrement, à l’encontre d’une lanceuse d’alerte qui dénonçait la présence de pesticides dans plusieurs vins estampillés haute valeur environnementale. Dans ces affaires comme dans le procès initié par Carrefour, c’est la contrainte financière qui assure en grande partie la fonction répressive de la peine judiciaire.

Un pourvoi en cassation a été déposé. Il est évident que si Carrefour a l’indécence de faire une quelconque démarche pour récupérer les 27000 euros de dommages et intérêts nous communiquerons immédiatement et publiquement afin d’empêcher que cette entreprise qui réalise plus d’un milliard de bénéfice par an s’enrichisse encore plus sur le dos de deux militant·es précaires qui participaient à une action de solidarité.

On paie pas, On paie pas,
Même si Carrefour ne veut pas nous on paie pas !
Pour l’estomac des précaires,
Et le salaire des caissières
Même si Carrefour ne veut pas nous on paie pas !

Collectif de solidarité avec les inculpé·es

]]>
Athènes (Grèce) : Un engin incendiaire à l’Agence nationale de la sécurité sociale https://attaque.noblogs.org/post/2025/02/08/athenes-grece-un-engin-incendiaire-a-lagence-nationale-de-la-securite-sociale/ Sat, 08 Feb 2025 17:15:36 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=58311 Continuer la lecture ]]> Act for freedom now! / mercredi 4 février 2025

Nous revendiquons le placement, aux premières heures du 3 décembre, d’un engin incendiaire de faible puissance au bureau de l’ΕΦΚΑ situé rue Kefallinias, dans le quartier de Kypséli.

Même si, heureusement pour vous, l’engin ne s’est pas allumé, le message reste le même.

Soyez surs que, avec la même facilité opérationnelle, nous pouvons cibler avec un engin similaire n’importe quel endroit de notre choix, à n’importe quel moment.

La raison pour laquelle nous avons choisi cette cible spécifique, parmi les nombreuses que la métropole offre, est qu’il s’agit d’une structure fondamentale du mécanisme de l’État, une structure qui favorise la misère, la soumission et, par conséquent, la manipulation de la majorité de la société. La Sécurité sociale opère sous la supervision du ministère du Travail, ce qui, en termes capitalistes, signifie qu’elle agit en tant qu’organe exécutif de l’orientation idéologique promue par le gouvernement actuel.

Pour expliquer, l’ΕΦΚΑ est responsable de la distribution de retraites de seulement 426,17 euros, du prélèvement des cotisations des travailleur.eus salarié.es, des indépendant.es et des agriculteur.trices, ainsi que de la lutte contre l’évasion fiscale. Pour les agriculteur.trices les impôts dépassent le 50% et pour les travailleur.euses indépendant.es elles dépassent le 75%. En résumé, l’ΕΦΚΑ sert de collecteur d’impôts pour l’État, en jouant un rôle de pivot dans le financement de son agenda politique et dans la légitimation de son action. Mais quand les mots manquent, les chiffres parlent.

Les recettes (approximatives) pour les années 2024 et 2025 s’élèvent à environ 51 milliards d’euros, alors que les dépenses pour les caisses de sécurité sociale ont été d’environ 50 millions d’euros. Cela signifie que seulement 0,1% des recettes est reversé à la société.

L’ΕΦΚΑ est la main qui donne des clopinettes à la main tendue du/de la mendiant.e – une monnaie dont la valeur est dictée par l’État et le gouvernement, à l’intérieur de la trajectoire prédéfinie imposée à l’esclave salarié.e moderne, qui se définit en fonction de sa productivité et de sa discipline au sein de la machine capitaliste, à la recherche perpétuelle d’un avancement de classe et d’une validation de son statut social. En allant au-delà des limites d’une stérile analyse de classe, qui blâme uniquement l’État et le capital, tout en ignorant la responsabilité de ceux/celles qui sont consciemment piégé.es dans une vie condamnée – une vie déterminée par d’autres dès la naissance, contrainte à la servitude, enchaînée et entourée par les paillettes des vitrines capitalistes.

En opposition au monde du consentement social et de la soumission, de l’autosatisfaction, de l’inertie et du défaitisme, contre toute logique de délégation et d’attente, nous choisissons le chemin de l’action directe, répondant par des attaques au monde du pouvoir, naviguant à travers les flammes de sa destruction totale. Chaque appel à l’attaque est une proposition de décrochage social, une rupture avec toute forme d’autorité, un appel à la destruction de l’ordre existant.

Avec des mains et de mots armés, le cœur brisé et le nom d’une rue gravé dans la mémoire, nous avons mené cette attaque en mémoire du révolutionnaire armé Kyriakos Ximitiris et en solidarité avec la compagnonne anarchiste Marianna M., qui est retenue prisonnière dans les cachots de la démocratie bourgeoise. En marchant sur le chemin de l’insubordination, du conflit et de l’attaque – un chemin entaché par le sang de celles/ceux qui, non repenti.es, ont choisi l’assaut frontal contre l’État et le pouvoir – chaque pas que nous faisons reste déterminé vers son but.

Pour chaque compa qui a supporté le lourd coût des perspectives révolutionnaires et de l’action insurrectionnelle, nous promettons qu’à chaque jour qui passe, aussi longtemps que nos pieds fouleront cette terre, nous couperons la tête de nos oppresseurs et démantèlerons tout ce qu’ils ont construit de leurs mains sales. Compagnon, que ton incursion dans la vallée du silence éternel puisse être bonne.

Force au compagnon emprisonné K.K., accusé de l’incendie d’un fourgon de police à Missolonghi.

Solidarité avec tou.tes ceux/celles qui sont poursuivi.es dans l’affaire de l’explosion d’Ambelókipi.

Liberté pour le révolutionnaire Nikos Maziotis, membre de Lutte révolutionnaire.

IMAGINATION – OPTIMISME – RISQUE

Cellules de solidarité offensive

]]>
Montreuil (Seine-Saint-Denis) : Tags solidaires des révoltes en Martinique ! https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/21/montreuil-seine-saint-denis-tags-solidaires-des-revoltes-en-martinique/ Mon, 21 Oct 2024 16:25:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=57089 Continuer la lecture ]]> Indymedia Lille / lundi 21 octobre 2024

Quelques photos de tags apparus la semaine dernière à Montreuil :

De Fort de France à Nouméa : Nik la France !

 

Martinique : nik les forces d’occupation !

 

De Nanterre à la Martinique Vive le pillage

 

Martinique la vie est trop chère

 

Nik le colonialisme vive les émeutes (A)

 

De Nanterre à Saint Pierre solidarité avec les révoltés

 

En Martinique comme ailleurs nique le colonialisme, mort aux Etats

 

De Nouméa à Fort de France nique la France crève les états (A)

 

Face à la vie chère, Pillages, sabotages

 

Une vie n’a pas de prix. Liberté pour toustes. Solidarité avec la Martinique

 

Vive la révolte en Martinique

 

Contre la vie chère, contre la colonisation, Vive la révolte en Martinique

 

Solidarité avec les émeutiers en Martinique !

 

De Kanaky à la Martinique, crève la colonisation !

 

Comme en Martinique, Pille le franprix !

 

Contre la vie chère, vive la révolte en Martinique !

]]>
Martinique : Les émeutes contre la vie chère continuent https://attaque.noblogs.org/post/2024/10/08/martinique-les-emeutes-contre-la-vie-chere-continuent/ Tue, 08 Oct 2024 15:30:42 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56945 Continuer la lecture ]]> Le Monde / mardi 8 octobre 2024

Quatre gendarmes mobiles ont été légèrement blessés par des tirs dans la nuit de lundi 7 à mardi en Martinique lors de violences urbaines, sur fond de mouvement de protestation sur le pouvoir d’achat, a fait savoir la préfecture, mardi 8 octobre. « Dans le quartier de Sainte-Thérèse (à Fort-de-France, ndlr), des coups de feu directs ont à nouveau pris les forces de sécurité intérieure pour cible, blessant légèrement quatre d’entre eux », a annoncé la préfecture de l’île dans un communiqué.

Selon elle, quatre personnes ont été interpellées, qui tentaient de dévaliser un magasin au Lamentin, une commune voisine de Fort-de-France, et trois autres qui tentaient d’incendier une station-service. Des barricades enflammées ont été érigées dans plusieurs communes de l’île, des équipements publics détériorés et huit véhicules incendiés, selon la même source. Des feux de poubelles ont aussi nécessité l’intervention des pompiers, selon de le service d’incendie et de secours (Sdis).
Ce regain de tension s’inscrit dans la foulée d’une journée d’affrontements lundi entre des militants contre la vie chère qui menaient une action de blocage au Lamentin et les policiers de la CRS 8. Depuis lundi, 15 policiers et gendarmes ont été blessés et 18 personnes interpellées, précise la préfecture.

Le Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC), à l’origine du mouvement de protestation sur le pouvoir d’achat, et la préfecture livrent des versions différentes des événements.

« Après les sommations » d’usage, affirme la préfecture dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook, les forces de l’ordre sont intervenues pour « libérer » le rond-point du Mahault, au Lamentin, occupé par une cinquantaine de personnes, sept poids lourds, deux véhicules « hors d’usage » et du matériel de chantier. Les policiers ont subi de « violentes prises à partie » lors de cette intervention, poursuit le communiqué, essuyant des jets de pierres et de bouteilles. « Face à de tels comportements, les forces de sécurité intérieure ont fait usage de la force, dispersé l’attroupement et procédé à l’interpellation de cinq individus », a rapporté la préfecture.

Rodrigue Petitot, président du RPPRAC, a été blessé dans l’affrontement. « Nous confirmons que notre président Rodrigue Petitot, dit “le R”, a été pourchassé et blessé à la main et à la jambe », a réagi le RPPRAC dans un communiqué, dénonçant la « répression policière » de « Martiniquais pacifiques ». Le collectif a fait état de deux militants placés en garde à vue.

Un mouvement contre la vie chère, thématique récurrente dans les Antilles françaises, a été lancé début septembre par le RPPRAC, qui exige un alignement sur l’Hexagone des prix des produits alimentaires, 40 % plus chers à la Martinique.

En marge de ce mouvement, l’île a été secouée par des violences urbaines qui ont amené la préfecture à instaurer un couvre-feu nocturne dans certains quartiers de Fort-de-France et de la commune limitrophe du Lamentin.

Quatre tables rondes ont été organisées par les autorités depuis le début de la crise, sans issue satisfaisante pour les protestataires. Une cinquième, qui devait se tenir lundi, a été repoussée sine die.

*****

Mise à jour du 10 octobre

franceinfo / jeudi 10 octobre 2024

Les tensions de la journée « Martinique île morte » se sont poursuivies durant la soirée. La commune du Carbet, point de départ des heurts entre manifestants et force de l’ordre a également vu la brigade territoriale de gendarmerie être complètement détruite.

Un véhicule de gendarmerie a été caillassé. Les impacts ont laissé des empreintes témoignant de la violence des projectiles.

Sur la Rocade à Fort-de-France, un barrage enflammé a été installé sur la chaussée en direction du Lamentin. Une situation qui a généré d’importants embouteillages.

Les automobilistes qui se sont aventurés sur cette portion ont été victimes de projectiles en tout genre.

Un peu plus loin, le radar tourelle situé non loin de la sortie vers le centre-ville a été incendié. D’autres équipements de contrôle ont également été en proie aux flammes surant la nuit.

Des dizaines de véhicules non immatriculés ont été encendiés sur le parking du port de Fort-de-France.

Au Lamentin, l’accès au quartier Pelletier a été obstrué. Des conteneurs ont été installés pour gêner toute circulation.

Le giratoire de Rivière-Salée, sur la RN5, point de forte tension en fin de journée a été le théâtre d’affrontement entre manifestant et forces de l’ordre. Des heurts qui se sont déplacés jusqu’aux rues du centre-ville de la commune. Les forces de l’ordre ont tenté de protéger la brigade qui était la cible principale de manifestants.

À Schoelcher, des riverains non loin du quartier Fond Lahaye nous ont fait part de « fortes détonations ».

De nombreux barrages ont été mis en place avec des véhicules hors d’usage incendiés, des végétaux et autres détritus.

Le giratoire des Trois-îlets fait lui aussi l’objet d’un barrage filtrant. Le site a été investi par de nombreuses personnes.

Des supermarchés au Marin et au François ont été incendiés et des scènes de pillages dans ces commerces ont également été rapportées.

Les pompiers et les forces de l’ordre ont eu la plus grande difficulté à se déplacer par rapport aux barrages sur les axes de circulation.

 

Selon Libération, même date, « Douze gendarmes ont été blessés, dont un par balle, alors qu’un bâtiment municipal et trois magasins ont été incendiés mercredi 9 octobre dans une commune du nord de l’île, lors d’affrontements avec des militants contre la vie chère, selon une source préfectorale. Les militaires ont été blessés alors qu’ils effectuaient une opération de levée de barrage au Carbet. Le principal point de tension de la journée de mercredi avait été la commune du Carbet (nord), où «quatre gendarmes ont été légèrement blessés» alors qu’ils effectuaient, avec succès, une opération de levée de barrage, a précisé à l’AFP la préfecture. »

*****

Mise à jour du 13 octobre

Le Parisien / samedi 12 octobre 2024

La Martinique, sous couvre-feu nocturne, a connu une nuit de vendredi à samedi un peu plus calme que les précédentes, selon les autorités qui ont cependant fait état de tirs à arme à feu contre les forces de l’ordre, de barrages et de pillages. Depuis début septembre, le département antillais d’environ 350 000 habitants est en proie à une mobilisation contre la vie chère, qui a dégénéré en émeutes.
Selon un bilan provisoire de la préfecture, la nuit de vendredi à samedi a été marquée par « 18 interpellations » d’émeutiers, « dont 13 en flagrant délit de pillage et 2 pour violences » contre gendarmes ou policiers, et « 11 tirs par arme à feu » contre les forces de l’ordre.
« Des barrages ont été signalés sur l’ensemble du territoire », a-t-on ajouté de même source, indiquant que la plupart des blocages avaient été levés samedi matin (heure de Fort de France, dans l’après-midi à Paris).
[…]

Un premier couvre-feu partiel avait été instauré du 18 au 26 septembre en Martinique pour tenter de contenir les violences urbaines. La situation s’est de nouveau aggravée en début de semaine, poussant le préfet à décréter jeudi une interdiction de déplacement nocturne et de manifestations sur tout le territoire jusqu’à lundi matin.
La nuit de mercredi à jeudi et dans une moindre mesure la suivante ont été tendues, avec des blessés parmi les policiers et gendarmes et de nombreux véhicules brûlés. « L’île est mise à sac », a déploré vendredi sur France Inter la procureure de la République de Fort-de-France Clarisse Taron, évoquant l’ouverture de près de 100 « procédures » judiciaires.
[…]

]]>
Martinique : Des barrages routiers contre la vie chère https://attaque.noblogs.org/post/2024/09/16/martinique-des-barrages-routiers-contre-la-vie-chere/ Mon, 16 Sep 2024 17:14:59 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56796 Continuer la lecture ]]> Le Parisien / dimanche 15 septembre 2024

[…] Dans la nuit de vendredi à samedi, le commissariat de Fort-de-France (Martinique) a été visé par « deux tirs à balles réelles commis par deux individus cagoulés à moto », selon la préfecture. Personne n’a été blessé et au moins une personne a été interpellée, selon une source policière citée par l’AFP.
En parallèle, des barrages ont été « incendiés » dans le quartier de Sainte-Thérèse (Fort-de-France). « Des groupes d’individus ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre. Celles-ci ont riposté et ont fait lever les barrages tôt ce (samedi) matin », a détaillé la préfecture.

Déjà la veille, dans la nuit de jeudi à vendredi, des véhicules et des poubelles avaient été incendiées dans ce quartier Sainte-Thérèse, comme le rappelle Martinique la 1re. D’après la préfecture, « trois barrages incendiés » avaient été établis — avant d’être levés par les forces de l’ordre — et « quatre véhicules » avaient été brûlés « en pleine voie après avoir été retournés par plusieurs groupes d’individus qui ont volé du carburant dans les stations à proximité ». Six policiers avaient également été visés et légèrement blessés par des tirs d’arme à feu à Fort-de-France, dans la nuit du 2 au 3 septembre.
Toutes ces violences interviennent alors que, depuis le début du mois de septembre, des mobilisations contre la vie chère ont lieu à l’appel du Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC).

Ce dernier avait adressé en juillet une lettre d’injonction à la grande distribution pour obtenir l’alignement des prix sur ceux de la métropole à partir du 1er septembre — ceux-ci étant 40 % plus chers en Martinique selon une étude publiée par l’Insee en juillet 2023 —, note France-Antilles.
Afin de faire pression, le RPPRAC avait appelé le 1er septembre à une manifestation entre un centre commercial et les abords du Grand port maritime de Martinique de Fort-de-France, par lequel passent 98 % des marchandises entrant et sortant du territoire. Des barricades de pneus et de palettes ont alors été érigées devant l’accès au terminal à conteneurs, en bloquant l’accès. Un blocage levé deux jours plus tard.
Malgré des échanges avec la préfecture et l’objectif affiché par l’État, les distributeurs et les collectivités de parvenir à une « baisse de 20 % en moyenne du prix » de 2 500 produits de première nécessité, la colère ne retombe pas. Pour lutter contre la vie chère, la Collectivité territoriale de Martinique (CTM) s’est, elle, prononcée en faveur d’une « suppression des taux d’octroi de mer et d’octroi de mer régional sur 54 familles de produits », soit « plusieurs centaines » de produits.

 

extrait de France-Antille / lundi 16 septembre 2024

Des tentatives de barrage sont à déplorer sur l’avenue Maurice Bishop ce Lundi 16 septembre : la voie est encombrée avec des poubelles, des cagettes et des débris. […]
Des barrages étaient aussi à déplorer sur le pont de la Lézarde ce matin.

 

20 minutes / samedi 14 septembre 2024

Deux personnes ont ouvert le feu sur la façade du commissariat de Fort-de-France, sans faire de blessé, dans la nuit de vendredi à samedi, au lendemain de violences urbaines ayant éclaté dans le même quartier, a indiqué la préfecture de Martinique.
Des impacts de plombs étaient visibles sur le mur d’entrée du bâtiment, a constaté un correspondant de l’AFP. « Le commissariat de police de Fort-de-France a été la cible de deux tirs à balles réelles commis par deux individus cagoulés à moto », a précisé la préfecture dans un communiqué. Ces violences ont été « vivement » condamnées par le préfet de Martinique, Jean-Christophe Bouvier. Selon une source policière, une personne en lien avec cette attaque a été interpellée.

[…] Pour la deuxième nuit consécutive, « des barrages étaient à nouveau incendiés » dans le quartier de Sainte-Thérèse, « par des groupes d’individus qui ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre », a relevé la préfecture. Les gendarmes mobiles déployés sur place ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes.
Des violences avaient déjà éclaté dans ce quartier dans la nuit du 2 au 3 septembre, au cours de laquelle des policiers avaient été la cible de tirs à balles réelles.
Ces incidents interviennent en marge d’une mobilisation contre la vie chère en Martinique. Depuis le 1er septembre, des actions sont menées contre la grande distribution pour réclamer l’alignement des prix des produits alimentaires sur ceux pratiqués dans l’Hexagone.

 

franceinfo / vendredi 13 septembre 2024

Véhicules incendiés, poubelles brûlées, ce vendredi matin (13 septembre), les stigmates de la nuit agitée sont encore visibles sur l’avenue Maurice Bishop de Sainte-Thérèse (Fort-de-France).
La circulation est fortement perturbée sur cette portion de route.
Les pompiers sont intervenus peu avant minuit sur plusieurs incendies de VHU et autres déchets au rond-point de la cimenterie, sur l’avenue Maurice Bishop, Etang z’Abricot ainsi qu’au Lamentin et au Robert.
Les forces de l’ordre ont également été mobilisées aux abords du quartier Sainte-Thérèse durant la nuit.

*****

Mise à jour de mardi 17 septembre : des nouveaux barrages et des coups de feu

Le Parisien / mardi 17 septembre 2024

Dans un contexte de mobilisation contre la vie chère en Martinique, six policiers ont été blessés lundi soir à Fort-de-France. Lors d’une intervention pour « troubles à l’ordre public » lundi vers 23 heures (5 heures mardi à Paris), deux agents de la force publique ont été touchés par des tirs de plomb au « niveau des jambes mais leur pronostic vital n’est pas engagé », a indiqué mardi une source policière.
Dans un communiqué, la préfecture évoque quatre autres policiers blessés par des armes à feu. Deux personnes ont été interpellées.
Un jeune manifestant aurait été blessé et conduit aux urgences de l’hôpital, selon la La1ère.fr.

Des émeutiers ont également installé des barrages sur une avenue qui traverse le quartier populaire Sainte-Thérèse à Fort-de-France, cœur des tensions depuis plusieurs jours entre des groupes d’individus et les forces de l’ordre. Un véhicule a été enflammé et poussé sur la voie publique, d’après des images consultées sur les réseaux sociaux. L’incendie a nécessité l’intervention des pompiers. Selon un témoin, un groupe d’émeutiers s’est introduit sur le port et a dévalisé un conteneur.
Un barrage routier a été installé sur le principal axe routier entre le sud et le nord de cette île française des Caraïbes d’environ 360 000 habitants. Des palettes et des pneus ont été positionnés sur la chaussée une bonne partie de la nuit sur un rond-point, avant que les gendarmes ne rétablissent la circulation.
Dans la matinée, les forces de sécurité continuaient de lever les derniers barrages afin de rétablir la circulation, selon la préfecture. Mais la situation restait « vive », selon ZayActu qui estimait « la circulation impossible » sur cette portion de route.

Des violences avaient déjà éclaté dans le quartier Sainte-Thérèse dans la nuit du 2 au 3 septembre, au cours de laquelle des policiers avaient été la cible de tirs à balles réelles. Et dans la nuit de vendredi à samedi, deux personnes ont ouvert le feu sur la façade du commissariat de Fort-de-France, sans faire de blessé. Des magasins du quartier Dillon ont été également vandalisés la nuit dernière, selon la préfecture. […]

*****

Mise à jour de mercredi 18 septembre 2024

franceinfo / mercredi 18 septembre 2024

Nouvelle nuit agitée à Fort-de-France, mais également dans d’autres communes de Martinique hier soir (du mardi 17 au mercredi 18 septembre). De nombreux départs de feux, mais également des effractions et des pillages.

Volga, Sainte-Thérèse, Morne Calebasse, Dillon à Fort-de-France, mais également au Lamentin et à Ducos, les pompiers sont intervenus sur de nombreux incendies dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 septembre

Dès la soirée, un incendie s’est déclaré aux abords de l’église Sainte-Thérèse. Des barrages ont été érigés puis enflammés au giratoire de l’Union au Lamentin.

Puis une vingtaine de pompiers ont été mobilisés sur le feu du fast-food situé à Dillon (Fort-de-France).
« Nous avons été appelés à 1h49 au niveau d’un incendie au Mac Donald de Dillon. À notre arrivée, il y avait un embrasement généralisé. Nous avons pu éteindre cet incendie. Le feu était très virulent, mais nous avons pu éviter la propagation à d’autres établissements. Actuellement, nous procédons à l’extinction de l’incendie, la zone est sécurisée. L’établissement est vraiment brûlé à l’intérieur. Il ne sera pas opérationnel d’aussitôt. »
Lieutenant Miguel Barthelemy, officier de permanence, interrogé par Denis Adenet-Louvet

Selon les secours, les individus auraient utilisé des extincteurs pour casser les écrans de commandes. Appelée par la police, la directrice de l’établissement s’est rendue sur place. […]
La directrice indique qu’elle dressera les constats nécessaires. Concernant le personnel, il devrait être placé « en chômage partiel ».
Plusieurs intrusions en bande organisée ont été constatées cette nuit. Au sein d’entreprises de construction ou de travaux ou encore le dépôt de l’hypermarché de Dillon. Selon les témoignages, les individus se déplaçaient à moto.
La circulation est difficile sur de nombreux axes de l’île ce mercredi matin (18 septembre 2024).




*****

Mise à jour de samedi 21 septembre :

rci / jeudi 19 septembre 2024

Les policiers ont encore été victimes de tirs à balles réelles la nuit dernière. Un peu avant minuit, un des projectiles s’est logé dans la portière d’un véhicule de la Brigade Anti-Criminalité, à quelques centimètres de la tête d’un fonctionnaire de police selon nos informations.
Des jets de cocktails molotov ont été également observés et des tirs de mortiers sur les gendarmes.
Des faits de racket ont également été observés.
Selon le bilan du parquet, 11 personnes ont été placées en garde à vue cette nuit pour tentatives de vol aggravé, port arme de catégorie A (automatiques), recel, refus d’obtempérer.
Policiers et gendarmes sont intervenus à de multiples reprises pour mettre en fuite des individus. Sept commerces ont été ciblés, parmi lesquels plusieurs stations essence et deux commerces de téléphonie mobile sur Fort-de-France et le Lamentin.
Un lycée du Lamentin a été la cible d’une intrusion et d’actes de vandalisme.
Une station de lavage de véhicule a été la proie des flammes.
Sur tout le territoire, 12 barrages majeurs ont été levés de vive force au cours de la nuit. Les gendarmes sont notamment intervenus à Rivière-Salée, Ducos ou au François. Six d’entre eux ont été érigés dans la zone du centre.
Six véhicules ont été brûlés. Les forces de l’ordre ont arrêté 12 individus au cours de la nuit, portant le bilan du nombre d’interpellations à 27 depuis le début des évènements.
La préfecture indique que « quatre barrages sont en voie d’être levés sur Fort-de-France et au Lamentin, tandis que deux continuent d’être occupés et devront prochainement faire l’objet de rétablissement. » […]

 

Le Parisien / vendredi 20 septembre 2024

La nuit de jeudi à vendredi a de nouveau été « agitée » et quatre personnes interpellées en Martinique, où certaines communes sont soumises depuis mercredi à un couvre-feu, en raison d’un regain de tensions contre la vie chère, a indiqué la préfecture.
« De nombreux jets de projectiles et des coups de feu ont à nouveau visé les policiers et les gendarmes », souligne la préfecture de Martinique dans un communiqué.

Des barrages ont de nouveau été mis en place et des poubelles incendiées, selon les gendarmes. « Trois barrages ont été érigés et enflammés au Lamentin (commune limitrophe de Fort-de-France, soumise au couvre-feu, NDLR), huit dans le sud de l’île entre Saint-Esprit, Le François et Rivière-Salée », a détaillé la préfecture.

Jeudi matin, « trois barrages (demeuraient) en place sur le centre de l’île, notamment à Carrère et Jeanne d’Arc au Lamentin, qui doivent prochainement faire l’objet d’un rétablissement de circulation avec l’aide des services techniques compétents », a-t-elle ajouté.

Selon les pompiers, des feux de pneus, de palettes et de poubelles ont été signalés dans des communes en dehors de Fort-de-France et de la zone de couvre-feu.
Le couvre-feu décrété mercredi par le préfet doit rester en vigueur au moins jusqu’au 23 septembre, de 21 heures à 5 heures, dans certains quartiers de Fort-de-France et du Lamentin, après des tensions s’inscrivant dans un mouvement de contestation contre la vie chère démarré début septembre.
En Martinique, d’après une étude de l’Insee en 2022, les prix alimentaires étaient 40 % plus élevés que dans l’Hexagone.
La première nuit du couvre-feu avait déjà été agitée, contraignant les forces de l’ordre à « intervenir à de multiples reprises pour mettre en fuite des individus ayant tenté de piller, vandaliser ou incendier sept commerces », avait indiqué la préfecture.
Onze personnes avaient été placées en garde à vue, selon le parquet de Fort-de-France.
Des renforts « significatifs » de policiers et gendarmes ont commencé à arriver en Martinique et d’autres devaient être déployés « dans les prochains jours », avait dit le préfet mercredi.

]]>
Paris : Contre Carrefour et pour les autoréductions, procès le 7 octobre https://attaque.noblogs.org/post/2024/09/16/paris-contre-carrefour-et-pour-les-autoreductions-proces-le-7-octobre/ Mon, 16 Sep 2024 17:10:35 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56800 Continuer la lecture ]]> Paris-Luttes.info / lundi 16 septemrbe 2024

En janvier 2021, après presque un an de confinement, une cinquantaine de militant·es et précaires ont procédé à une action de réquisition alimentaire (autoréduction) dans un Carrefour market à Paris. Pour y avoir participé, deux personnes ont été condamnées à verser au groupe Carrefour plus de 38 000 euros. Elles ont décidé de faire appel et leur procès aura lieu le 7 octobre 2024 à la cour d’appel de Paris. Outre les dommages et intérêts exorbitants, cette affaire pourrait faire jurisprudence pour d’autres actions du même type. C’est donc aussi la défense de cette pratique militante qui est en jeu.

On a tou·te·s droit au meilleur, alors prenons-le !

En mars 2020, en pleine pandémie, alors que l’État abandonnait les plus précaires et que les associations caritatives avaient dû cesser toute activité, de nombreuses personnes partout en France se sont mobilisées autour de l’autodéfense alimentaire et sanitaire en distribuant repas et kits de protection (masques cousus à la main et fioles de gel hydroalcoolique), notamment au sein de « brigades de solidarité populaire ». Après avoir organisé durant des mois des récup’ au « marché d’intérêt national de Rungis », des collectes devant les supermarchés et des appels aux dons de particuliers, certaines personnes ont décidé de ne plus se contenter des miettes et des invendus de médiocre qualité et de pousser la grande distribution, qui profitait grassement de cette crise sanitaire, à contribuer à cette solidarité.

Le samedi 30 janvier 2021, au sortir du deuxième confinement et en plein couvre-feu, nous sommes donc une cinquantaine de personnes à avoir rempli des caddies de produits alimentaires et hygiéniques dans le Carrefour market de la rue Nationale dans le XIIIe arrondissement de Paris. Après avoir distribué des tracts tant aux salarié·e·s qu’aux client·e·s présent·e·s sur place, déployé deux banderoles, bloqué certaines caisses et expliqué au mégaphone les raisons de cette action publique, une négociation a été entamée avec la direction. Contacté au téléphone par le directeur du magasin, le siège de Carrefour a donné assez rapidement son accord pour que les marchandises nous soient concédées, à condition qu’il s’agisse de « produits de première nécessité ».

Cette expression, « produits de première nécessité », ne signifiait pas pour nous produits de mauvaise qualité. Il a donc fallu discuter avec le directeur sur le nombre d’articles choisis, argumenter pourquoi nous avions besoin de produits d’hygiène (tampons, serviettes…) et pas seulement de nourriture. Pourquoi nous voulions prendre du lait maternisé bio, pourquoi nous choisissions des couches pour bébés sans chlore plutôt que les moins chères… Au bout d’une heure, nous sommes partis avec l’accord de la direction de Carrefour, les sacs vérifiés par les agents de sécurité, et sous le regard de la police présente à la sortie du magasin. Les denrées récupérées ont ensuite été redistribuées grâce à des réseaux de solidarité tissés depuis le premier confinement avec des mères isolées, des étudiant·es, des travailleur·se·s sans papiers… De quoi prendre soin de soi, se nourrir, se protéger, se laver, sans se soucier du prix.

Quand la justice maximise les profits de la grande distribution

Juste après l’action, deux personnes ont été aléatoirement contrôlées, puis condamnées quelques mois plus tard pour vol en réunion sur la base d’un dossier monté uniquement à charge par Carrefour, qui est revenu sur son engagement à céder les marchandises sans poursuite judiciaire. Bizarrement, c’est la procureure qui a peut-être le mieux compris la portée politique de l’action en comparant les inculpé·es à des « Robins des Bois ». Elle a dit avoir hésité à trouver une qualification pénale, pour finalement réclamer un « avertissement », soit une peine de 2 000 euros avec sursis simple. Pendant ce temps, la juge – qui somnolait – a laissé tomber le verdict : un avertissement et 2 000 euros avec sursis du côté du pénal et côté civil plus de 38.000 euros en dommages et intérêts pour le groupe Carrefour.

Au-delà des incohérences juridiques, la condamnation des camarades pour une action de solidarité en pleine pandémie mondiale, avec la précarité et la détresse alimentaire de millions de personnes, isolées par les confinements successifs, et, en miroir, une augmentation vertigineuse des profits de la grande distribution profitant de la fermeture des marchés et des commerces de proximité, est l’indécence incarnée. Faut-il rappeler les 94 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière du géant de la grande distribution ?

Car le groupe Carrefour est en effet un modèle d’entreprise qui sait profiter de toutes les crises. En 2019 et 2020, la multinationale, dont les magasins sont restés ouverts lors des confinements, a connu une hausse de son chiffre d’affaires sans précédent depuis vingt ans. Après la pandémie, les hypermarchés ont décidé de profiter de l’inflation pour se revitaliser. En novembre 2022, Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a présenté son plan stratégique pour les quatre prochaines années : miser sur le discount pour attirer des client·e·s de plus en plus pauvres, développer sa marque propre pour réduire les coûts et, bien sûr, supprimer des postes. Ce qui n’empêche pas l’enseigne française, bien au contraire, de communiquer à coup de labels et de fondations sur sa politique d’« engagement sociétal » et de « transition alimentaire solidaire ». Green et social washing à plein nez alors que l’inflation perdure en France et que nous peinons à nous nourrir, nous chauffer, nous loger, nous vêtir. Face à la vie toujours plus chère, nous refusons la criminalisation de l’autoréduction, qui est une pratique qui s’impose comme une réponse légitime face à des inégalités toujours plus criantes.

Parce que le groupe Carrefour a mis en danger la vie de ses salarié·e·s pendant la pandémie et qu’il s’engraisse sur leur dos, parce qu’il appauvrit les paysan·ne·s pour mieux s’enrichir, parce qu’il est complice des crimes de guerres de l’État d’Israël et qu’il contribue à la déforestation en Amazonie, parce qu’il y a mille et une raisons de détester Carrefour… Parce que nous continuerons à tisser des liens de résistance et à prôner une solidarité offensive dans nos modalités d’actions, nous appelons à multiplier les actions contre Carrefour et venir soutenir les camarades inculpé·e·s lors de leur procès en appel.

Relaxe pour les deux camarades inculpé·e·s !

Rendez-vous le lundi 7 octobre 2024 à 13h30
Pôle 2 – Chambre 15 à la Cour d’appel de Paris (ancien TGI, métro Cité)

Le tract.

carrefourretiretaplainte.noblogs.org

]]>
Conquereuil et Guémené-Penfao (Loire-Atlantique) : Des tags contre l’expansion de la carrière https://attaque.noblogs.org/post/2024/08/08/conquereuil-et-guemene-penfao-loire-atlantique-des-tags-contre-lexpansion-de-la-carriere/ Thu, 08 Aug 2024 18:54:41 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56462 Continuer la lecture ]]> France Bleu / jeudi 8 aoüt 2024

Le projet de carrière de Tahun continue de déchaîner les passions à Guémené-Penfao et Conquereuil. Plusieurs tags ont été découverts ce jeudi. Ils dénoncent ce projet, mais visent également la maire de Guémené-Penfao. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Blain.

[…] Des inscriptions qui visent le projet de carrière de Tahun à Guémené-Penfao, là où d’autres inscriptions ont été découvertes. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie de Blain.

C’est un renouvellement de la carrière qui cristallise les tensions dans les communes voisines. Ce n’est pas la première fois que des dégradations ont lieu, il y a même déjà eu de la casse. Ce jeudi, des inscriptions visent de manière nominative la maire de Guémené-Penfao. […]

Des tags de couleurs différentes ont été découverts dans le village de Conquereuil, et ce qui surprend cette fois, c’est le nombre, près de dix. Mais aussi les lieux, en plein dans le bourg, sur des maisons et des bâtiments publics, dont la mairie. Dès le matin, les gendarmes étaient sur place pour constater l’ampleur des dégradations et effectuer les premiers relevés.

]]>
La Rochelle : Quelques affrontements à la manifestation contre l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie https://attaque.noblogs.org/post/2024/07/21/la-rochelle-quelques-affrontements-a-la-manifestation-contre-laccaparement-de-leau-par-lagro-industrie/ Sun, 21 Jul 2024 19:06:04 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56314 Continuer la lecture ]]> franceinfo / samedi 20 juillet 2024

La deuxième manifestation contre les bassines, samedi 20 juillet, a été plus tendue que celle organisée la veille, dans la Vienne. Dans le cadre de la mobilisation contre les bassines, jusqu’à 10 000 personnes, selon les organisateurs, ont participé à une manifestation à La Rochelle (Charente-Maritime), le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, faisant état de 5 000 manifestants auprès de France Bleu. Ils souhaitaient dénoncer les grands acteurs de la filière céréalière, associés à la construction des réserves d’eau contestées et à un « accaparement » de l’eau par l’agro-industrie.

Les autorités avaient une nouvelle fois mis en garde contre des affrontements en raison de la présence de « plusieurs centaines d’individus radicaux » et déployé un très important dispositif de sécurité. Tôt le matin, environ 200 manifestants l’ont déjoué en s’introduisant par surprise, depuis le pont de l’Île-de-Ré, dans le terminal agro-industriel du port de La Pallice, délogés ensuite dans le calme par les gendarmes. Mais le port de commerce est resté l’objectif des deux cortèges qui se sont élancés en début d’après-midi depuis le centre-ville, l’un calme et familial, l’autre plus déterminé.

Vers 13h30, des gendarmes ont chargé à l’arrière de ce second cortège, avec tirs de grenades lacrymogènes et coups de matraque, après des dégradations d’abribus et de commerces notamment. « On respectait le fait de ne pas faire d’intrusion sur le site [du port de commerce]. C’était ce qu’ils craignaient, mais c’était le deal. Et le deal a été rompu », déplore Juliette Rivière, porte-parole du mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre, l’un des organisateurs. La dislocation du cortège s’est accompagnée de brefs affrontements entre des manifestants et les forces de l’ordre, avec barricades, feux de poubelles, dégradations, jets de projectiles et de grenades lacrymogènes. Selon un bilan du parquet de La Rochelle, quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés et cinq manifestants, tous légèrement. Sept personnes ont été interpellées, principalement pour des faits d’intrusion.

L’autre cortège avait longé le bord de mer pour s’approcher à pied, certains en kayaks, du port de La Pallice. Les deux se sont rejoints vers 15 heures, les organisateurs décidant alors de rebrousser chemin au centre-ville, avec encore quelques échauffourées sur le retour, avant une baignade des derniers participants vers 16h30.

Les suites des gardes à vue

extrait du Parisien / dimanche 21 juillet 2024

[…] Le parquet a indiqué dimanche que six gardes à vues allaient être levées avec trois convocations devant le délégué du procureur : l’une pour intrusion dans la zone portuaire, une ordonnance pénale pour rébellion et participation à une manifestation interdite, ainsi que des convocations devant le tribunal correctionnel pour entre autres, une intrusion dans un Ehpad. Une dernière garde à vue a été prolongée « car l’individu donne une fausse identité », selon le parquet. […]

[στα ελληνικά]

]]>
Athènes (Grèce) : La seule consommation éthique est l’expropriation https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/27/athenes-grece-la-seule-consommation-ethique-est-lexpropriation/ Thu, 27 Jun 2024 17:47:01 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=56074 Continuer la lecture ]]> Act for Freedom Now! / dimanche 23 juin 2024

Nous refusons de rester inactif.ves, face au vol de nos vies. C’est pourquoi, le jeudi 6 juin, au matin, nous avons pris d’assaut un supermarché de la chaîne A.B., sur la rue de la Résistance nationale (Εθνικής Αντιστάσεως) à Kaisarianí [commune de la banlieue est d’Athènes ; NdAtt.]. Nous sommes entré.es, avons pris ce que nous voulions et sommes repartis tranquilles.

Cet endroit a été choisi pour tenter de briser le régime de terreur et d’inaction qui l’a emporté ces derniers mois dans le secteur, à cause de l’augmentation étouffante de la présence policière, que ce soit des forces statiques ou des patrouilles. Nous sommes en train de faire à nouveau des lieux de vie de nos espaces et de nos quartiers, en les transformant en foyers d’illégalité et de résistance, alors que que l’État essaye méthodiquement de les stériliser.

Nous ne nous contentons pas de poursuivre la survie, sans but, nous ne sommes pas sensibles à l’impasse de la résignation, nous sommes hostiles au compromis. Nous piquons dans les profits des multinationales qui créent et maintiennent cette société du spectacle que nous abhorrons. En même temps, à une société qui reste indifférente et plie sa tête devant la tyrannie des patron, s’inclinant sous le poids de la précision, nous opposons la collectivisation de nos besoins, l’auto-organisation, l’action directe et l’attaque.

Nous réagissons au climat de terrorisme qui prévaut depuis l’adoption du nouveau Code pénal. Nous refusons de nous redéfinir et de laisser la peur d’une répression imminente diriger notre action et par extension notre existence. Il est temps d’exproprier nos vies volées.

De l’huile, du café, des serviettes, des crèmes solaires, des boissons, etc. ont été expropriés du supermarché.

Aliéné.es (exproprié.es)

TOUT EST À NOUS, PARCE TOUT A ÉTÉ VOLÉ, QUE TOUS LES SUPERMARCHÉS SOIENT EXPROPRIÉS.
FORCE AUX VOLEUR.EUSES, QU’ELLES/ILS AGISSENT INDIVIDUELLEMENT OU COLLECTIVEMENT
SI NOUS NE RÉSISTONS PAS DANS TOUS LES QUARTIERS, NOS VILLES RESTERONT DES PRISONS MODERNES
10, 100, 1000 SUPERMARCHÉS : VOYONS COMMENT ILS SE TRANSFORMENT EN CENDRES, PARMI LES FLAMMES

]]>
Trémentines (Maine-et-Loire) : « No Bassaran » https://attaque.noblogs.org/post/2024/06/20/trementines-maine-et-loire-no-bassaran/ Thu, 20 Jun 2024 18:32:52 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55996 Continuer la lecture ]]> extraits du Courrier de l’Ouest / mercredi 19 juin 2024

Une réserve d’eau de 40 000 m³ destinée à l’irrigation agricole a été dégradée volontairement à Trémentines près de Cholet, probablement au cours de la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris auprès du procureur de la République d’Angers et des propriétaires de l’équipement. Le ou les auteurs, qui ont adressé un mail anonyme de revendication à la presse mardi soir, ont d’abord arraché la clôture entourant la réserve en trois endroits, avant de taillader la bâche au niveau de l’eau sur la totalité de son périmètre.

Le tag « No Bassaran » a été retrouvé sur une cabane abritant la pompe relevage la réserve. Il s’agit du mot d’ordre du collectif Bassines non merci, opposé aux réserves collectives de stockage d’eau dans les Deux-Sèvres et en Vendée. Le préjudice total des dégradations s’élèverait à 150 000 €.  [… le propriétaire de la méga-bassine n’est pas content ; NdAtt.]

Dans un mail transmis mardi soir à plusieurs rédactions dont celle du Courrier de l’Ouest, un collectif rebaptisé FNSEA (Foule nombreuse solidaire des écosystèmes abîmés), en référence ironique au syndicat agricole majoritaire, a revendiqué l’action.
Dénonçant un accaparement de l’eau par une minorité et appelant  à désarmer l’agro-industrie .  L’eau n’a pas vocation à croupir dans une bassine, mais bien à courir dans les ruisseaux qui font les grands fleuves, à s’infiltrer et nourrir les nappes phréatiques, justifient les auteurs.
[… les associations corporatives des entrepreneurs agricoles, appelées à tort « syndicats », ne sons pas contentes ; NdAtt.]

]]>
Débâchage dans la Vienne, l’épreuve de la défense de l’eau https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/25/debachage-dans-la-vienne-lepreuve-de-la-defense-de-leau/ Sat, 25 May 2024 16:52:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55656 Continuer la lecture ]]> La Grappe / samedi 25 mai 2024

Cette semaine, nous avons décidé de participer à la plus précieuse des épreuves, le juste partage de l’eau. En espérant que cette action n’aura pas perturbé le passage de la flamme Olympique dans la Vienne.

Nous, habitants du Poitou, qui aimons pêcher dans la Sèvre Niortaise, nous promener le long du Clain, faire du vélo au bord de la Charente, voyons tous les jours les ravages sur nos terres du système industriel et intensif de l’agro-business. Le tour de passe-passe qui permettrait de poursuivre leurs actions néfastes n’est plus à présenter, les biens connues bassines sont le fer de lance de ce système. Les différentes préfectures de notre territoire ne cessent d’ailleurs de s’acharner pour tenter, coûte que coûte, de faire naître ces projets. Ceci alors même que l’eau n’est plus potable dans de nombreuses communes, que le partage de l’eau est plus scandaleux année après année, et que nos vies sont étouffées par les pesticides et asséchées par les pompages effrénés.

Mais il ne faut pas être dupe, il n’y a pas que l’État dans ce système. Certains s’activent tous les jours pour tirer profit de la situation. Ils ne restent pas sagement à attendre les autorisations des pouvoirs publics. Ces irrigants cumulards s’accaparent jour après jour un peu plus la ressource en eau. Par des combines, manigances et pressions, dont ils ont le secret, ils tentent de saccager nos terres pour sauver leur business.

Alors, hier soir, nous avons mené l’enquête. Nous nous sommes rendus chez les plus gros irrigants d’un des départements concernés par les projets de bassines. Nous sommes allés chez les Surault, ces entrepreneurs de l’industrie du ravage de l’eau. Qui chaque année en plus de pomper l’argent public, dilapident la ressource en eau. Ce sont eux qui cumulent des centaines de milliers de mètres cubes. A eux tout seuls, par leurs activités dévorantes, ils consomment ce que nous sommes des dizaines de milliers à se partager chaque année.

Nos recherches n’ont pas été vaines. En arpentant les plaines qu’ils assèchent nous sommes tombés sur une bassine qu’ils ont construit pour leur profit personnel. Au nez et à la barbe de tout protocole de partage. Alors pour mettre fin à ces manœuvres nous avons fait simple. Nous avons entaillé le plastique qui permet l’accaparement de l’eau et débâché cette bassine.

Cette action ne cible pas le maraîcher qui nous nourrit tous les jours ou cet agriculteur qui se bat pour sa dignité. Il attaque un système industriel qui exploite l’ensemble des agriculteurs et il cible quelques entrepreneurs de l’agro-business qui pensent pouvoir poursuivre leur machinerie à l’abri des regards. Nous l’avons fait sous leur nez, qui plus est, en rendant inopérant la station de pompage à laquelle elle était reliée. Il n’a pas fallu faire grand-chose. Quelques coups de cutter, une bombe de mousse expansive et hop, voilà le robinet fermé, c’est pas Versailles ici !

Loin d’être inatteignables, on se demande plutôt comment ils vont faire lorsque tous les citoyens, qui, à cause d’eux, ne peuvent plus boire l’eau du robinet et voient leurs cours d’eau s’assécher, vont se mettre à les prendre pour cible.

Au détour de cette enquête nous avons constaté qu’en Vienne certains se mobilisent ce 25 mai pour une épreuve de défense de l’eau. Par notre travail d’enquête nocturne nous nous joignons à ces actions. Ce n’est qu’en faisant cesser les activités destructrices d’une agriculture industrielle que nous pourrons construire de justes usages de la plus précieuse des ressources, l’eau.

]]>
Guingamp (Côtes-d’Armor) : Des tags contre les flics et les Jeunes agriculteurs https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/05/guingamp-cotes-darmor-des-tags-contre-les-flics-et-les-jeunes-agriculteurs/ Sun, 05 May 2024 19:11:14 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55489 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / dimanche 5 mai 2024

C’est un gendarme qui a fait la découverte au matin, dimanche 5 mai 2024. Trois tags ont été inscrits, dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 mai 2024, sur un des murs de la gendarmerie de Guingamp (Côtes-d’Armor), située rue de la Trinité.

Tous portent la même inscription, un message anti-police. Une inscription qui a été aussi été retrouvée sur un panneau de Guingamp-Paimpol agglomération, dont le siège se situe à proximité.

Cette même nuit, un autre tag, qui vise les jeunes agriculteurs, a été inscrit sur un bâtiment à l’abandon boulevard du Maréchal-Foch, à côté d’inscriptions plus anciennes contre la FNSEA et la Coordination rurale. […]

]]>
Santiago (Chili) : Agitation contre le trafic de drogue, l’État et la police https://attaque.noblogs.org/post/2024/05/03/santiago-chili-agitation-contre-le-trafic-de-drogue-letat-et-la-police/ Fri, 03 May 2024 19:01:21 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=55408 Continuer la lecture ]]> Informativo Anarquista / jeudi 2 mai 2024

29 mars 2024
Nous, quelques anarchistes, nous coordonnons dans la banlieue de Santiago : à Cerro Navia, à La Victoria, à Villa Francia…

En ce jour [le 29 mars la gauche révolutionnaire chilienne célèbre le Jour du jeune combattant ; NdAtt.] de douleur et de rage, de mémoire et aussi d’action, nous prenons le chemin de la confrontation avec le pouvoir et ceux qui le soutiennent.

Depuis les années 80, nous avons été témoins, en tant que générations de jeunes habitants des quartiers populaires, de la manière dont les marginaux.les tombent tombent dans les filets de la consommation de drogues et donc dans la logique et la dynamique que ce monde implique. Nous n’hésitons pas une seconde à en désigner comme responsables le pouvoir et ses multiples tentacules, qui essayent à tout prix d’étouffer toute flamme qui s’oppose à leur logique, non plus avec le fusil, mais maintenant avec la pâte base de coca, la cocaïne et d’innombrables autres substances aliénantes.

Nous sommes ennemi.es de toute forme de contrôle, de tout type d’autorité. Nous comprenons et nous affirmons que le trafic de drogue en est une forme de plus. Les trafiquants de drogue comme soutiens et promoteurs d’un modèle économique capitaliste, protégés par les forces de l’ordre et leurs complices, progressent à des pas de géants, à cette époque, en gagnant des espaces et des coins de rue dans les quartiers de banlieue, à travers le territoire dominé par l’État du Chili.

Comme au cours des dernières décennies, aujourd’hui ce sont les trafiquants de drogue qui dictent souvent le rythme et ce qu’on peut faire ou pas dans les rues et les quartiers. Où les habitant.es doivent se protéger et accepter ces formes de domination. En instaurant des logiques de violence comme la« loi du plus fort » ou le « sauve qui peut ». En créant des conflits au sein des espaces habités par les exploite.es et les marginaux.les de cette société capitaliste. Il est clair pour nous que, comme dans le passé, de nombreux.ses compas sont tombé.es dans les griffes de la drogue ou du narcotrafic, nous voyons avec inquiétude la façon dont ces dynamiques relationnelles sont promues et acceptées dans les espaces de combat.

En tant qu’Anarchistes, nous considérons qu’il est nécessaire et impératif de remettre en question et d’agir directement et sans hésitation contre ceux qui soutiennent tout type de pouvoir et d’autorité. Nous déclarons que le narcotrafiquant est notre ennemi, tout comme la police.

Nous lançons un appel à récupérer les espaces, les rues, les places. Que nos pair.es puissent développer leurs relations sociales en toute tranquillité, sans la peur constante d’être victime d’une balle perdue ou d’un vol. Nous ne pensons pas que la solution soit davantage de policiers dans les quartiers populaires. L’approfondissement et le perfectionnement de l’état policier est la solution parfaite pour les puissants, en ouvrant la voie et de nouveaux marchés au trafic de drogue.

À cette époque caractérisée par des comportements et des modalités émanant de logiques associées au trafic de drogue, ceux du « plus fort », du « plus courageux », il est urgent de pouvoir créer des espaces de confrontation et d’opposition à ces logiques. Il est temps que nous, les marginaux.les et les exploité.es, nous retrouvons à nouveau pour faire face aux problématiques qui surgissent avec les nouvelles formes de contrôle social.
Avec Pablo, Eduardo, Rafael, Claudia, Mauri, Jhony, Araceli, Matías, Norma et tou.tes les jeunes combattant.es qui ont donné leurs vies dans cette guerre contre l’État et le pouvoir.

Par et avec leur exemple, pour ceux/celles qui sont là et pour celles/ceux qui viendront.
Les trafiquants de drogue et leurs serviteurs hors des quartiers !
Ni trafiquants, ni voyous, ni flics. Les rues pour la révolte.
Action directe contre tout ce qui t’opprime. Feu et plomb contre toute forme d’autorité.



]]>