Anticarcéral – Attaque https://attaque.noblogs.org Chronique de la guerre sociale en France Mon, 24 Aug 2026 17:02:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1 Douarnenez (Finistère) : « Refugees welcome. Tourists go home ! » https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/24/douarnenez-finistere-refugees-welcome-tourists-go-home/ Mon, 24 Aug 2026 16:54:02 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63644 Continuer la lecture ]]> Ouest-France / vendredi 21 août 2026

Des tags contre la venue des touristes ont été découverts sur un mur de Douarnenez (Finistère), à proximité de l’hôtel de ville. L’un d’eux portait la mention Refugees welcome. Tourists go home ! (Bienvenue aux réfugiés. Les touristes, rentrez chez vous, en français).

Un second tag invitait à des actions contre les prisons, les CRA (Centres de rétention administrative, un lieu fermé ou l’État place des personnes étrangères en situation irrégulière dans l’attente de leur expulsion). [article payant ; NdAtt.]

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Prison de Budapest (Hongrie) : Maja agressé.e par des surveillants et soumis.e à une procédure disciplinaire https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/22/prison-de-budapest-hongrie-maja-agresse-e-par-des-surveillants-et-soumis-e-a-une-procedure-disciplinaire/ Sat, 22 Aug 2026 16:29:07 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63648 Continuer la lecture ]]> Budapest Antifascist Solidarity Committee / mardi 11 août 2026

Université de Munich, le 4/2/2026

Depuis fin juin, la direction et les fonctionnaires de la prison de Budapest, où Maja est détenu.e, essayent d’empêcher Maja de porter des vêtements dits féminins. Les harcèlements se sont intensifiés le 17 juillet 2026, lorsque plusieurs fonctionnaires ont écrasé et légèrement blessé Maja, dans sa cellule de prison. L’établissement [pénitentiaire] a ensuite engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de Maja, car Maja aurait prétendument agressé les fonctionnaires. La procédure est en cours. Maja risque d’être exclu.e des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois et donc de se trouver à nouveau dans un isolement complet.

Depuis mai 2026, Maja portait le plus souvent, en détention, des jupes et des robes reçues dans des colis de vêtements envoyés par sa famille. Fin juin 2026, il y a eu un entretien avec la direction de la prison, au cours duquel la demande de Maja de participer à la promenade collective a été rejetée sans aucune justification. À cette occasion, le chef de la sécurité a communiqué oralement à Maja que le port de vêtements féminins serait interdit.

Maja a continué à porter des jupes, des robes et d’autres vêtements prétendument féminins. Certains fonctionnaires ont essayé de l’en empêcher, d’autres non. À la fin, Maja s’est imposé.e et, pendant un petit peu de temps, a pu s’habiller selon son libre choix.

Ensuite, l’établissement a commencé à profiter des visites (de la famille, de l’avocat, de parlementaires et du pasteur) pour harceler Maja : Maja devait porter des leggings sous sa robe, qui arrivait aux genoux, ou alors mettre la robe dans un pantalon ; lors d’un parloir, un fonctionnaire a pris une photo de Maja ; les fonctionnaires cherchaient querelle à Maja et prétendaient que le port de vêtements féminins serait interdit dans une taule pour hommes. Le 13 juillet 2026, un haut fonctionnaire a lui aussi déclaré à Maja que les vêtements féminins seraient interdits. Maja n’a jamais reçu de justification écrite ou juridique à ce sujet.

Puis, le 17 juillet 2026, un commando de cinq fonctionnaires, dont le chef de la sécurité et un fonctionnaire masqué, est entré dans la cellule de Maja. Ils voulaient fouiller la cellule à la recherche d’objets interdits. Maja a exigé le règlement intérieur en langue allemande, ainsi qu’un appel téléphonique à son avocat et au consulat. Les fonctionnaires ont refusé tout cela. En ce moment, Maja portait une culotte et un débardeur et devait s’habiller un peu. Maja a mis une robe. Les agents ont sommé Maja de porter autre chose. Maja a refusé. Après cinq minutes de dispute, ils ont menacé de recourir à des mesures coercitives. Maja en a demandé la justification juridique, en vain. Sur un signe du chef de service, l’agent cagoulé a plaqué Maja au sol, plusieurs fonctionnaires se sont agenouillés sur Maja, lui ont pressé la tête contre le sol et lui ont mis les menottes.

Maja a été traîné.e de force dans une salle de soins. À partir de ce moment, le directeur de l’établissement était aussi présent. La médecin a constaté une lèvre fendue et des douleurs sur le côté gauche du front. Pour cet examen, Maja a été déshabillé.e sous la contrainte. La robe a été prise et à sa place Maja a reçu un polo. Quant aux blessures, plus tard Maja a constaté elle/lui-même : une lèvre fendue, une contusion à l’oreille, des douleurs au côté gauche de la mâchoire et à la tempe gauche et des forts maux de tête.

Après cette agression, les fonctionnaires ont retiré de la cellule de Maja tous les vêtements féminins, ou ce qu’ils considèrent comme tels, et les ont emmenés au dépôt. Un fonctionnaire a ensuite informé Maja qu’une procédure disciplinaire allait être engagée à son encontre, car Maja aurait agressé les fonctionnaires. Par la suite, un commando de six personnes, armées de mitraillettes, a conduit Maja, avec des menottes, une ceinture de contention et des entraves aux pieds, à l’hôpital municipal, où on lui a effectué une radiographie de la tête.

Dans le cadre de la procédure disciplinaire, deux audiences ont eu lieu, le 30 juillet et le 4 août 2026, au cours desquelles les cinq fonctionnaires et Maja ont été interrogé.es. L’établissement a décidé d’exclure Maja des activités récréatives et de vie en commun pendant trois mois. Les avocats de Maja ont présenté un recours contre cette décision, ce qui a un effet suspensif.

En tant que comité de solidarité avec Maja, nous considérons ces événements comme une nouvelle escalade dans le conflit que Maja mène pour son autodétermination. Maja, une personne non-binaire, est détenu.e dans un système carcéral qui insiste pour imposer sa norme binaire quant au genre. À cause de sa résistance quotidienne et de plus en plus directe à ces normes dominantes, Maja est confronté.e à des fortes violences psychologiques et désormais aussi physiques. Cet incident montre une fois de plus que Maja n’aurait jamais dû être extradé.e vers la Hongrie. L’Allemagne doit en assumer la responsabilité. Au contraire, le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade ne font que de promesses creuses et brillent par leur silence et leur absence.

À ce sujet, Maja écrit : « Je veux en parler, car ils n’arrêtent pas de nous traiter avec condescendance, avec des règles, des interdictions et des consignes, au besoin avec la force, comme aujourd’hui. Nous pouvons nous respecter ou nous devons nous battre pour cela ». Et plus loin : « Je savais que cela arriverait. J’ai profité de chaque jour où j’ai trouvé la confiance nécessaire pour être bienveillant.e et honnête envers moi-même. Beaucoup de regards dédaigneux, de commentaires stupides, des cris, d’indifférence – tout cela parce que je portais ce qui me plaît ».

Nous sommes aux côtés de Maja, dans sa lutte pour son autodétermination et dans sa résistance contre les normes de genre et contre la taule. Montrez votre solidarité avec Maja. Protestons contre la procédure disciplinaire et la menace d’une exclusion de trois mois de toutes les activités récréatives et de vie en commun.

Comité de solidarité avec Maja
le 11 août 2026

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Grenoble : Apprendre à incendier un utilitaire Equans https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/10/grenoble-apprendre-a-incendier-un-utilitaire-equans/ Mon, 10 Aug 2026 16:15:11 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63552 Continuer la lecture ]]> Cric / dimanche 9 août 2026

La nuit du 21 au 22 juillet, un véhicule utilitaire appartenant à la société Equans a été incendié à Grenoble, dans la rue de la Pasionaria

Pour cela, il suffisait d’une simple plaque chimique allume-feu à base de kérosène blanc pour allumer le feu. Elle est placée sur le pneu avant de n’importe quel véhicule à roues, et allumée avec un briquet qui n’a pas peur du vent, puis le pneu commence à prendre feu après quelques minutes. Ce type d’incendie peut être facilement éteint avec un petit extincteur tant que le moteur n’a pas été touché.

La plaque d’allume-feu doit rester dans son emballage plastique pour limiter les odeurs pendant le transport, puis elle est allumée dans son emballage car il brûle bien. Si l’emballage plastique porte des inscriptions, placez-les face vers le haut, ils brûleront mieux que face contre le bas. Ces plaques peuvent s’acheter dans tous les supermarchés, payez en espèces, portez au moins une casquette pour vous protéger des caméras.

Pour consulter les sites ci-dessous, nous recommandons d’utiliser Tor et Tails (https://tails.net)
Pour mieux éviter la répression : https://www.notrace.how
Pour mieux utiliser les outils numériques : https://www.anarsec.guide
Pour donner des idées : https://warriorup.noblogs.org

Les cibles sont partout, repérez votre itinéraire, évitez les caméras, changez de tenue, attaquez puis disparaissez dans la nuit.

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Nantes : Actions directes contre le CRA au champs de manoeuvres https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/10/nantes-actions-directes-contre-le-cra-au-champs-de-manoeuvres/ Mon, 10 Aug 2026 16:12:10 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63549 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 8 août 2026

La préfecture a installé des barrières devant le terrain où ils veulent construire un CRA. Il y a deux semaines des camarades sont allé.es les débouloner (voir article) [relayé aussi ici ; NdAtt.]. La préfecture les a remises. On s’est dit que c’était à notre tour d’aller les enlever. Arrivé.es sur place, on a trouvé toutes les barrières en vrac par terre. Bravo à l’équipe déterminée qui est passé avant nous !

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Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/08/semaine-internationale-de-solidarite-avec-les-prisonnier-es-anarchistes/ Sat, 08 Aug 2026 11:27:05 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63511 Continuer la lecture ]]> Solidarity.international / s.d.

Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes 2026 // 23 – 30 août

Nous vous appelons à passer à l’action durant la Semaine de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes!
Envoyez-nous vos événements et actions à tillallarefree@riseup.net.

Appel pour la Semaine International de Solidarité avec les Prisonnier.es anarchistes – Du 23 au 30 août 2026

Marius Mason, un anarchiste antispéciste et écologiste, écrivain, artiste et militant trans était en prison pour la plus longue peine à l’heure actuelle pour des actes de sabotage en défense de l’environnement. Après 17 ans d’enfermement, nous célébrons son transfert suite à sa sortie de prison et son transfert dans une maison de semi-liberté, le 14 mai dernier.

À l’intérieur de la prison, il n’a jamais abandonné, mais s’est dressé pour les autres comme pour lui, défendant les droits des prisonnier.es trans et résistant au système carcéral. Toutes ces années, nous avons appelé à lui écrire lors de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes.

Maintenant, nous sommes heureux de le retirer de notre liste et de lutter ensemble depuis l’extérieur.

Malgré cela, de nombreux compas restent en prison et sur notre liste d’adresses, de nouvelles personnes sont même ajoutées. La solidarité est nécessaire pour lutter contre ce système répressif. La solidarité peut nous porter à travers les moments les plus sombres – une carte postale ou une lettre, un rassemblement devant une prison, une visite, peuvent signifier énormément et donner des forces. L’histoire d’un.e compa en prison partagée lors d’un événement, se multiplie avec les personnes présentes. C’est notre responsabilité de transmettre leurs idées et avec elles, les personnes elles-mêmes voyagent au-delà des murs des prisons. En n’oubliant pas les enfermé.es, la solidarité peut croître.

C’est pour ces raisons que chaque année nous appelons à une semaine de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes.

Les temps sont de plus en plus durs, le fascisme s’élève, et les états, les fascistes et les conservateurs font de nous les cibles de leur violence – en tant que Queer, Antifas ou anarchistes.
Ils essayent de nous écraser comme le montre les condamnations dans l’affaire Prairieland, avec des condamnations allant jusqu’à 100 ans de prison. Ou la tentative de supprimer le mouvement anarchiste en Indonésie où, suite aux affrontements du premier mai, 10 anarchistes sont emprisonnées et risquent de lourdes condamnations.

Face à l’adversité, nous devons rester ensemble et agir en solidarité. Renforcer nos communautés et supporter les plus vulnérables. N’oublions pas les enfermé.es et luttons côte à côte. Ce ne sont pas seulement des prisonnier.eres, ce sont nos compas. Marius a montré en long et en large comment nous pouvons faire appel les uns aux autres pour mener un combat commun.

Rejoins la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes !

Organise des séances d’écritures de lettres, un événement de solidarité, une projection de film, une action directe, un rassemblement, accroche une banderole ou n’importe quelle autre idée qui te vient et envoie-nous des photos et un court résumé !

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Bremgarten (Suisse) : L’ABC Bélarus a été refusée au Salon du livre anarchiste https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/08/bremgarten-suisse-labc-belarus-a-ete-refusee-au-salon-du-livre-anarchiste/ Sat, 08 Aug 2026 11:21:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63544 Continuer la lecture ]]> Anarchist Black Cross Belarus / dimanche 2 août 2026

L’ABC Bélarus a été refusée au Salon du livre anarchiste de Bremgarten, en Suisse.
Voici comment vous pouvez nous soutenir.

Cette année, nous avons demandé de participer au Salon du livre anarchiste de Bremgarten, avec une présentation sur la répression au Bélarus et notre table de presse. Nous avons été refusé.es « à cause du sujet de la guerre ». Comme nous n’avons reçu aucune autre justification du refus de notre demande, nous ne pouvons que supposer que cela est lié à notre position sur la guerre en Ukraine et à la participation d’anti-autoritaires à celle-ci.

Nous reconnaissons et comprenons le fait que les organisateur.trices du Salon du livre puissent avoir une position différente de la nôtre, mais nous trouvons cette décision décevante. Non seulement parce que nous la voyons comme un choix d’isolement plutôt que de dialogue. Plus important encore, cela interfère directement avec notre capacité à prendre soin des compas emprisonné.es au Bélarus.

À l’heure actuelle, il y a quinze personnes en prison que nous soutenons. La durée restante de leurs peines varie de plusieurs mois à plus de dix-huit ans.

Beaucoup de nos compas font face à des pressions et à du harcèlement de plus en plus forts, en prison, à cause de leurs liens avec le mouvement anarchiste. Ils/elles subissent régulièrement le confinement dans des cellules d’isolement, la pression psychologique, l’isolement social, le refus délibéré de soins médicaux et des prolongations de leurs peines, avec des raisons fallacieuses.

En plus du soutien à celles/ceux qui sont en prison, nous continuons à soutenir les compas qui ont été récemment libéré.es et déporté.es de force, sans possibilité de revenir. Ils/elles se retrouvent dans une situation où elles/ils doivent reconstruire leur vie à partir de zéro, tout en essayant de subvenir à leurs besoins de base, comme se nourrir et avoir un logement.

Pour le dire de manière directe, tout ce travail nécessite beaucoup d’argent.

Les événements en présentiel sont pour nous plus que des occasions de parler de l’anarchisme biélorusse et de rencontrer de nouveaux compas. Ils sont aussi un moyen de collecter des fonds pour les prisonnier.es – et un moyen très efficace.

Les salons du livre à l’international nous rapportent généralement environ 2 000 ou 3 000 euros chaque année, avec des dons et de ventes de notre distro. Au Bélarus, cette somme peut couvrir quinze visites d’avocats, ou sept colis avec de la nourriture, des vêtements et de médicaments pour un.e prisonnier.es, ou quelques mois de frais de subsistance pour un.e compa déporté.e.

Les dons mensuels que nous recevons s’élèvent à environ 400 ou 500 euros, ce qui ne permet pas de couvrir les besoins de tou.tes les compas que nous soutenons.

Tout cela pour dire que nous voulons transformer ce refus en un appel à la solidarité internationale, un appel adressé surtout aux compas de Suisse.

Voici comment vous pouvez nous soutenir :

– Faites des dons ici (chaque petit don nous aide) : https://abc-belarus.org/en/about-us/donate/
– faites des achats auprès de notre distro : https://www.sabotage.ninja/category/collectives/abc-belarus-collectives/
– partagez cet appel avec vos compas
– si vous allez au Salon du livre, appelez à soutenir l’ABC Bélarus et parlez de notre travail et des prisonnier.es dont nous nous occupons
– organisez un événement au bénéfice de l’ABC Bélarus
– si vous voyez un événement auquel nous devrions participer, faites-le nous savoir.

Ce n’est pas la première fois que l’ABC Bélarus est bannie de tels événements et nous croyons que cette tendance ne fera que s’accélérer. La possibilité que nous ne soyons plus en mesure de soutenir nos compas en prison nous inquiète beaucoup.

Cependant, nous ne sommes pas seulement une « caisse », qui évitera les sujets inconfortables, afin de garantir l’arrivée de fonds. Nous sommes un collectif politique et notre analyse de la façon dont les dictatures fonctionnent et se renforcent mutuellement fait partie de notre anarchisme tout autant que notre travail anticarcéral.

Par conséquent, nous continuerons à garder la guerre en Ukraine dans notre ordre du jour, plutôt que regarder ailleurs.

Chaque jour, dans notre lutte, nous voyons la solidarité internationale en action, même nos compas derrière les murs épais des prisons biélorusses peuvent le ressentir.

Cette solidarité nous donne un espoir révolutionnaire, l’espoir que, peu importe la force de l’État, de l’impérialisme et du patriarcat, nous l’emporterons.

Merci pour votre solidarité et pour cet espoir.

Anarchist Black Cross Bélarus

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USA : Sept ans depuis ta mort au combat https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/06/usa-sept-ans-depuis-ta-mort-au-combat/ Thu, 06 Aug 2026 16:29:08 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63526 Continuer la lecture ]]> Fugitive Distro / mardi 14 juillet 2026

Sept ans depuis ta mort au combat… Willem Van Spronsen présent dans la lutte

 

« Je suis quelqu’un qui pense en noir et blanc.
Les camps de détention son des abomination.
Je ne resterai pas à regarder.
Je n’a pas beaucoup plus à dire que cela.

Je met de côté mon cœur brisé et je me soigne de la seule façon que je connais – en étant utile.
Je compartimente efficacement ma douleur…
Et c’est avec joie que je vais me mettre à cette tâche. »

Dernière déclaration de Willem Van Spronsen

Le 13 juillet a marqué le septième anniversaire de cette nuit-là [voir ici ; NdAtt.], quand tu as attaqué ce misérable Northwest Detention Center, un camp de concentration qui garde nos proches en captivité.

Sept ans depuis que tu as été tué au combat, par la police de Tacoma.

Rien n’est pardonné, rien n’est oublié.

Je profite de ce moment pour réfléchir à la situation actuelle – l’ennemi que tu étais parti combattre a été élevé au rang d’armée privée du président et commet chaque jour des actes de terreur. Non pas la terreur telle que le terrorisme, cette piètre justification de la répression politique, mais la terreur telle que des actes qui ne visent pas à appliquer une loi, mais à terroriser les gens pour qu’ils se soumettent. Les camps de concentration débordent et d’autres vont être construits, tellement de gens sont kidnappés que certaines personnes disparaissent dans les rouages du système. Des gens sont torturés et violés dans ces camps, alors qu’à l’extérieur des personnes sont brutalisées et tuées.

Rien que cette semaine, trois personnes ont été assassinées par l’ICE à travers le pays – en Floride, un homme encore non identifié a été tué alors qu’il fuyait de l’ICE ; dans le Maine, Johan Sebastián Durán Guerrero a été la cible des tirs et a été tué par l’ICE ; au Texas, l’ICE a tiré sur Lorenzo Salgado Araujo et l’a tué.

Partout dans les territoires dominés par l’État américain, l’ICE a envahi des villes et raflé des gens, alors que ses opérations continuent, comme une réalité quotidienne, dans des communautés situées en dehors de certains endroits particulièrement médiatisés.

Au Texas, des camarades ont été condamné.es à des peines allant de 30 à 100 ans, pour une manifestation solidaire bruyante au centre de détention de l’ICE de Prairieland, tout comme quinze camarades de Minneapolis qui ont été inculpé.es pour leur implication dans la résistance à l’occupation de la ville par l’ICE.

Cette terreur a eu pour effet secondaire de déchaîner une véritable source d’auto-organisation autonome. Des affrontements avec l’ICE aux émeutes à grande échelle, aux réseaux autonomes d’aide juridique et de réponse rapide, la réponse a été source d’inspiration : les gens ne vont pas simplement s’asseoir ou détourner le regard, alors que ceux/celles qui sont exclu.es sont embarqué.es, comme dans « The Foreigner ». Si Willem était en vie, je suis sûr.e qu’il plongerait tête baissée dans ces efforts.

Mais il n’est pas en vie et son absence nous oblige à nous montrer à la hauteur des standards qu’il a fixée – en fin de compte, ces camps de concentration doivent être réduits en cendres et les retenu.es libéré.es une fois pour toutes.

C’est dans un dialogue avec ton souvenir que les anarchistes, nous devons nous engager et revigorer ce principe anarchiste des plus importants – le rejet de la nation, le rejet des frontières et la fraternité universelle avec tous les gens. La terre est notre patrie ! Personne n’est étranger.e ! Tout le monde est une famille !

La mémoire noire – la mémoire de nos luttes passées et de nos combattant.es tombé.es au combat – nourrit nos cœurs et nous renforce pour la lutte à venir, nous donne une continuité et nous transmet les leçons du passé. C’est dans cet esprit que j’écris ces brèves réflexions en mémoire de Willem Van Spronsen.

Willem Van Spronsen présent dans la lutte !
Une mort en action est un appel éternel à la lutte !
Une chaleureuse accolade à toutes les personnes qui luttent contre l’ICE !
Vive l’anarchie !

Un.e membre de Fugitive Distro

PS : Voici de la musique publiée par Willem peu avant sa mort.

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Nantes : Des barrières au champ de manoeuvres… https://attaque.noblogs.org/post/2026/08/01/nantes-des-barrieres-au-champ-de-manoeuvres/ Sat, 01 Aug 2026 17:32:45 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63461 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 29 juillet 2026

Dimanche dernier, le préfet s’est réveillé avec une douleur abdominale si vive qu’on aurait dit un tremblement de terre.

La cause ?

Un cauchemar éveillé : le projet de Centre de Rétention d’eau Administrative s’était effondré sous le poids des protestations, et surtout, le souvenir brutal d’une décision idiote cruelle. La semaine précédente, dans un élan de zèle mal placé, il avait validé l’installation de grilles de sécurité le long de la route du projet de CRA dans la forêt. Vers 3 heures du matin, une vision hantait ses yeux : celle des images de la Gironde, où des incendies dévastateurs ravagaient des paysages entiers. Les animaux de la forêt étaient pris dans le brasier, les pompiers ne pouvaient pas intervenir faute d’accès.
La peur de voir son champ de manœuvres devenir un brasier l’avait saisi à point. « Mais pourquoi ai-je fait ça ? » se hurla-t-il à lui-même en se redressant dans son canapé « Mais quel con, c’est de la folie ! ». D’un bond, il sauta du lit, enchaîna ses charentaises et fonça vers la maison d’arrêt voisine du projet, décidé à corriger ses erreurs dans la nuit. Mais quelle ne fut pas sa surprise ! Il réalisa, une fois sur place, qu’il avait oublié ses outils. Et pour couronner le tout, il portait toujours ses charentaises et son pyjama à carreaux, totalement inadaptés à la marche dans les ronces épineuses.

« Bon sang, je suis un préfet, pas un clown ! »
grommela-t-il en rebroussant chemin en trombe.

Il retourna chez lui, récupéra des clés et enfila des bottes robustes, prêtes à affronter les ronciers. Revenu sur les lieux, il se lança dans une tâche titanesque : déboulonner toutes les grilles, retirer des plots en béton et tout jeter dans les ronces. Pendant trois heures, il travailla comme un forcené, suant à grosses gouttes, les vêtements collés à la peau. Le lendemain, il n’irait pas à la salle de sport.

« C’est du sport, » se dit-il en essuyant son front dégoulinant,
« réparer ses propres conneries, c’est levrai workout ! »

Quant aux moutons de Lidl et aux chevreuils du champ de manœuvres, ils ont bien rit de cette scène nocturne, voyant un préfet en charentaises, puis en bottes, se battre contre des plots de béton, des grilles en alu et les ronces. Le pire c’est quand il marcha sur les pattes d’un blaireau qui aussitôt lui croqua les guiboles.
Le lendemain, un journaliste local, intrigué par la disparition des grilles, tenta de percer le mystère. En arrivant sur place, il trouva le préfet, épuisé, en train de manger une baguette de pain rassis et du pâté Enaff, assis sur un plot de béton qu’il avait lui-même arraché.

« Vous avez vu les moutons de Lidl ? » lui demanda-t-il, les yeux cernés.
« Ils m’ont jugé ! Ils ont ri de mes charentaises ! »

Le préfet, le souffle court, ajouta : « Je pensais faire une œuvre utile, mais en réalité, je suis devenu le sujet d’une comédie animalière. »

Les moutons, de leur côté « rire de plus Bêle »,
tandis que le blaireau ne pouvait plus s’arrêter de rire du fond de son trou.

 

Bon en vrai, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Les animaux qui rigolent du préfet, passe encore, mais un préfet qui a des scrupules, on se doute que vous n’y avez pas vraiment cru. La vérité, c’est qu’à défaut de prise de conscience du préfet, on a du s’en charger nous même, et on peut vous dire qu’on s’est bien amusés. La prochaine fois, on vous invitera. Les risques juridiques sont très limités, le cadre est sympa et il y a dans l’air un délicieux parfum de subversion.

À bientôt !

 

Et, selon un commentaire à l’article ci-dessus, « Les barrières ont été remises en place mardi dernier. Des gens sont chauds pour y aller ? C’est rue de la Mainguais, au niveau de l’arrêt de bus « Nouveau Bêle ». […] Prévoir une clé à molette ou un jeu de clés plates.»

Une vidéo (on en trouvera d’autres sur Indymedia Nantes)

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Chili : Action en souvenir de Luisa et pour les prisonnier.es https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/19/chili-action-en-souvenir-de-luisa-et-pour-les-prisonnier-es/ Sun, 19 Jul 2026 16:12:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63385 Continuer la lecture ]]> Informativo Anarquista / mercredi 8 juillet 2026

Cinq ans après le départ de notre chère camarade Luisa Toledo [militante révolutionnaire très connue au Chili (trois de ses enfants sont morts en luttant contre la dictature), décédée le 6 juillet 2021 ; NdAtt.], un exemple de lutte et de résistance, nous gardons sa mémoire vivante avec le feu et dans la rue, parce que la protestation est et restera la manière de répondre à la violence de ce système de misère et d’oppression. Nous nous souvenons aussi de nos compagnons Sebastián et Nicolás, emprisonnés le 6 juillet 2024, le matin de la commémoration du troisième anniversaire du départ de Luisa et qui, par conséquence, résistent aujourd’hui dans la prison Ex Penitenciaria, à Santiago.

Les puissants – toujours avec l’État de leur côté – cherchent à perpétuer leur héritage, en imposant la peur et la soumission, à l’aide de leurs méthodes répressives. Nous connaissons bien le but de ceux qui créent et appliquent les lois, les jugements et les sentences, pour emprisonner celles/ceux qui les défient, mais l’esprit combatif ne se laissera pas intimider ni anéantir, parce qu’il se nourrit du courage et des enseignements de compas comme Luisa et tant d’autres qui nous ont précédé.es et qui nous accompagnent sur ce chemin de lutte et de subversion anarchiste.

Avec Luisa dans la mémoire et le cœur noir en feu.
Liberté pour les prisonnier.es anarchistes, subversif.ves et mapuche.
Solidarité internationaliste avec les compas séquestré.es par tous les États du monde.
Jusqu’à la libération totale!

Juillet 2026




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Free All Antifa – Interview de Maja https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/16/free-all-antifa-interview-de-maja/ Thu, 16 Jul 2026 16:20:14 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63334 Continuer la lecture ]]> Renversé / jeudi 9 juillet 2026

Traduction spontanée de l’italien d’une interview d’une journaliste d’“il Manifesto”.
Interview, Marta Massa*

Je resiste dans la cage de l’isolement
Maja T.

Détenu.e dans une prison hongroise, Maja vit depuis deux ans dans une cellule sans aucun contact social. C’est un système inhumain qui empêche même les formes les plus élémentaires de soutien réciproque.
C’est une matinée ensoleillée à Budapest. À quelques mètres du parlement, Maja T. est en détention. Iel est en isolement depuis deux ans. Le gardien de prison attend notre arrivée, nous guide au travers du hall des visites et nous attendons son arrivée. Un garde armé, un interprète et un agent pénitentiaire s’asseyent sur le côté gauche de la pièce. Maja arrive menottée, un carnet lilas en main et vêtue d’un t-shirt aux couleurs pastels, un sourire délicat sur le visage.

  • Comment ça va ?
    Je suis vraiment très tendu.e. C’est étrange d’être ici maintenant, avec toi et toutes ces personnes alors qu’il y a à peine dix minutes j’étais dans ma cellule. Je n’ai parlé à personne depuis 25 heures. Mais je suis heureuse d’avoir un moment pour m’ouvrir et parler, même s’il m’est difficile d’exprimer comment je me sens et comment je vais.
  • Comment s’est passée la période entre février, moment où la peine de huit ans a été prononcée, et aujourd’hui ?
    Je savais que je n’aurais pas pu rentrer chez moi après le verdict, mais cette période a marqué la fin d’une étape. Être au tribunal ce jour-là a été un cauchemar, mais, en même temps, j’ai ressenti la force de ma famille et de mes amies et amis.
    C’était très beau de sentir le soutien et la solidarité des personnes. Par contre, j’étais plongée dans la réalité d’une profonde injustice orchestrée par un système dont la volonté est de détruire et réprimer.
    Je ne pouvais que rester assise là, menottée, avec tous ces regards posés sur moi. Je me suis sentie piégé.e, je n’avais pas la possibilité d’exister en tant qu’être humain, seulement comme un objet à observer sur lequel projeter des idées.
    Dans l’après-midi, j’étais à nouveau dans ma cellule, je cherchais à trouver la force et un nouvel espoir pour affronter la prochaine étape.
    Assis.e dans le Tribunal, je sentais proche de moi Gabriele, Ilaria et les autres coaccusé.e.s. C’était comme s’iels étaient là, à mes côtés. Je pensais à comment pouvaient se sentir Gabriele et Anna au moment de leur verdict.
    Cette proximité m’a donné force et espoir. Je sais que nous traversons une période difficile de notre vie, une période durant laquelle notre liberté nous est volée. Mais il y a toujours la conscience de combien il est important de lutter parce qu’il y a tant de choses à perdre et nous constatons cette perte partout.
    Après la dernière audience, j’ai réalisé que la prison n’est pas un cauchemar mais mon quotidien. Je me sens isolé.e, j’oscille entre deux réalités. J’aimerai rentrer chez moi mais je ne peux pas, je voudrais me sentir part de cette communauté mais je ne peux pas.
    Puis je perçois mes ressources, ma force, la solidarité dehors, et j’aimerai les partager avec les autres, mais il y a un mur devant moi et je ne sais que faire. Le système carcéral te prive de la possibilité d’exister en collectivité et de faire l’expérience de la solidarité. L’autre jour, j’ai entendu qu’un détenu dans une cellule voisine n’avait pas de pain, j’aurais voulu partager le mien mais je ne pouvais pas.
    Nous sommes contraint.e.s de subir des règles absurdes et cruelles qui n’engendrent que de la concurrence et de la solitude. J’essaie de lutter à ma petite échelle notamment en créant des moments de légèreté. Je refuse de cesser d’espérer en une vie heureuse.
    Après le verdict, je me suis senti.e désorienté.e et confus.e car je ne savais pas comment lutter. J’en ressens la nécessité mais en même temps j’en ai pas la possibilité.
    Maintenant, j’ai appris que la lutte n’est pas toujours hausser le ton. On peut se battre à travers de petites choses. Je continue d’écrire des lettres dans lesquelles je décris ce qui se passe ici, et j’essaye de comprendre le système carcéral et le système autoritaire en Hongrie. Pour moi, la lutte signifie trouver des moyens de partager mes ressources avec les autres détenus car je vois comment on nous vole notre humanité. C’est difficile, je me sens souvent sans espoir.
  • Tes conditions de détention ont-elles changé depuis le verdict ?
    Je suis toujours dans une cellule tout.e seul.e. J’ai été transféré.e dans une cellule au quatrième étage très semblable à la précédente mais il arrive que je croise parfois d’autres détenu.e.s quand je marche dans le couloir et je peux, à l’occasion, échanger un sourire.
    Puis j’entends leurs voix, je les entends discuter et je ne me sens plus si seul.e, malgré l’isolement.
    J’ai la possibilité de m’entretenir par téléphone avec un psychologue allemand du ministère des affaires étrangères. J’ai attendu ce rendez-vous près d’un an. Désormais, je peux parler à quelqu’un de ma situation en prison ainsi que de mes doutes et de mes émotions. Lorsque ma famille me rend visite ou que nous discutons au téléphone, je peux poser des questions et parler de choses belles sans les angoisser.
  • Que représentent pour toi l’arrivée du printemps et de l’été?
    J’ai ressenti la légèreté du printemps, le premier rayon de soleil en mars. Pendant au moins une heure par jour, lorsque je sors dans la cour intérieure, je peux voir le soleil. L’hiver a été long. La cour intérieur de dix mètres est le seul endroit où des plantes et des fleurs peuvent pousser, il y avait un arbre aussi mais ils l’ont coupé et maintenant il ne reste plus rien. Ce fut une journée triste pour nous.
    Mais maintenant, bien sûr, il y a déjà des nouvelles petites plantes entre les murs.
    Je perçois l’arrivée de la saison chaude à travers ma famille et mes ami.e.s, et leurs récits.
    Je m’asseye là avec ma famille, iels me parlent de notre jardin à la maison et des légumes qu’iels ont plantés au potager. C’est ainsi que je ressens le changement de saison.
  • Quelles sont tes attentes et espoirs à présent ?
    Je m’attends à un été très chaud fait d’attentes. Je sais que des mois doivent encore s’écouler jusqu’aux prochaines audiences qui débuteront en automne et je veux y être préparé.e.
    En attendant, j’écris beaucoup. J’ai reçu une machine à écrire. Il a fallu un an pour qu’ils acceptent cette demande. Je suis assis.e 23 heures dans la cellule, devant mon bureau.
    Je peux lire et écrire. Je suis très heureu.s.e de ce changement car j’ai quelque chose à faire. C’est le changement le plus important depuis le jour du verdict. J’espère toujours pouvoir rentrer chez moi. Je ressens une grand épuisement et une grande fatigue. Pas seulement en moi, mais aussi sur ma famille et mes ami.e.s.
    Je veux que cette situation prenne fin pour tout le monde et j’espère pouvoir entamer un nouveau chapitre auquel je pourrai contribuer activement. Car, ici, je ne le peux pas.
    Je sais que je suis important.e. pour ma famille et qu’iels sont impatient.e.s de me voir et d’être ensemble. C’est pour cela que c’est difficile pour moi ici, souvent, je ne ressens que de l’épuisement et il est donc difficile que germe alors l’espoir d’un changement.
  • Que signifie la résistance à notre époque ?
    Résister, c’est défendre notre volonté de vivre, notre volonté de partager et défendre nos espaces, même si nous échouons dans cette tentative.
    Résister, signifie avoir la possibilité d’aimer, car il nous est permis d’exister en liberté. Résister, c’est pouvoir agir ensemble, être capable de se soutenir à tour de rôle quand cela est nécessaire. Pour moi, la résistance signifie unir nos forces sans rien enlever aux autres, sans réprimer ni exploiter quiconque. Ca signifie ne pas perdre l’espoir et réaliser que même les situations les plus difficiles peuvent changer. Même si il n’y aura pas une fin heureuse, il y aura des jours meilleurs si nous continuons à lutter.
  • Le changement de gouvernement en Hongrie suscite-t-il un nouvel espoir ? Penses-tu que cela puisse changer quelque chose ?
    La nuit des élections je sentais une grande tension dans l’air, comme lors du premier orage d’été qui te pousse à sortir danser sous la pluie avec des inconnus. J’ai entendu la musique dans la nuit, la foule. Je ressentais la joie des gens et leur envie de faire la fête.
    Je nourris l’espoir qu’une période plus légère puisse arriver maintenant pour le peuple hongrois. Avec moins de répression mais je ne crois pas que ce nouveau gouvernement changera ma situation. Les conditions des personnes détenues ne changent pas avec les gouvernements.
    Peut-être que maintenant je ne suis plus l’ennemi.e. principal.e de ce gouvernement (comme je l’étais pour le Fidesz et Viktor Orbán). Peut-être que je suis descendu.e d’un échelon dans l’échelle des priorités.
    En réalité, ce que je vois ici, ce n’est pas la haine mais l’indifférence. C’est comme une tension constante et subtile.
    Jusqu’à présent, j’ai réussi à supporter la désillusion, à ressentir des moments de légèreté, à rire et à profiter des visites de ma famille.
    Je sais que la désillusion n’est pas tout ce qui m’entoure et, si il peut exister autre chose dans le monde, c’est juste juste et nécessaire de lutter.
    Durant les derniers mois, j’ai tenté de nourrir la confiance en moi, sachant n’être jamais seul.e. Même si je ressens beaucoup l’épuisement, je cherche à cultiver la force et le courage en moi. Et pour cela, la confiance est nécessaire.

Le temps imparti pour l’entretien est fini, l’officier et le gardien nous communiquent que nous devons conclure.
Maja T. nous souhaite de nous rencontrer bientôt à l’extérieur, en liberté.
Nous échangeons les derniers sourires avant que Maja ne disparaisse derrière la porte du parloir, franchissant le seuil d’un monde qui nous est inaccessible.
Un monde qui constitue le quotidien de Maja T. depuis la nuit du 27 au 28 juin 2024, date de son extradition illégale (en février 2025, la Cour constitutionnelle allemande a statué de manière définitive que l’extradition vers la Hongrie était dépourvue de tout fondement juridique).
Maja vit et résiste en complet isolement.

 

*extrait traduit au plus juste d’“il Manifesto“

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Dijon contre les CRA : un tractoptelle en moins pour les collabos de Pennequin… https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/14/dijon-contre-les-cra-un-tractoptelle-en-moins-pour-les-collabos-de-pennequin/ Tue, 14 Jul 2026 16:20:32 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63372 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / lundi 13 juillet 2026

Par une belle soirée de mai, nous nous sommes faufilé.es dans les locaux flamboyants (mais pas encore totalement flambés …) de la société Pennequin, fierté du BTP local, qui a choisi de se lancer dans la construction d’une nouvelle prison pour sans papiers (un CRA), à Longvic, à côté de Dijon.

Les centres de rétention administrative (CRA) servent à enfermer et parfois expulser des personnes qui n’ont pas ou plus les papiers français. Les CRA en tant qu’institution sont l’une des expressions les plus violentes du racisme d’état qui vise les étranger.es racisé.es. Enfermés jusqu’à 3 mois, les retenu.es sont à la merci des flics et les passages à tabac sont fréquents. Chaque année, des personnes y sont tuées, par les flics ou par les conditions insoutenables qui détruisent les corps et les esprits. L’etat raciste et colonial a décidé de construire une dizaine de nouveaux CRA d’ici 2027 (Dijon, Béziers, Aix/Luynes, Dunkerque, Goussainville, Nantes, Mayotte, Oissel, Bordeaux…). Ça s’inscrit dans un mouvement plus large au niveau français et européen de guerre systématique et organisée contre celles et ceux qui bravent les frontières.

Les entreprises qui répondent aux appels d’offre pour construire les CRA (BTP, architectes, conseils…) se rendent complices de l’état raciste en participant à la mise en oeuvre concrète de l’enfermement et de la torture. Ces boites collabo peuvent toujours findre l’innocence, elles subiront les conséquences de leurs choix. Nous empêcherons la construction des CRA par tous les moyens et continuerons de lutter pour la liberté de circulation, contre les frontières et les prisons.

Pour lancer les festivités, on a cramé un engins de chantier Pennequin, reconnaissable par cette belle couleur orange qui appelle le feu.

Pour empêcher la construction du CRA de Dijon, on en appelle à la destruction matérielle des moyens de l’entreprise Pennequin et de toutes celles qui participent au chantier : C3B (vinci), TAUW, DGET basées à dijon, mais aussi pleins d’autres ailleurs.

Nous exigeons l’arrêt immédiat de la collaboration de Pennequin. Sinon nous reviendrons…

Feu au prisons et aux tractopelles qui les construisent !

Liberté pour toutes et tous !

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Paris et Seine-Saint-Denis : Actions contre A26, architectes collabos des CRA https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/14/paris-et-seine-saint-denis-actions-contre-a26-architectes-collabos-des-cra/ Tue, 14 Jul 2026 16:20:26 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63362 Continuer la lecture ]]> Paris-Luttes.info / mardi 14 juillet 2026

Actions sur plusieurs chantiers menés par le cabinet d’architectes A26 qui construit des CRA

Tout au long du mois de juin, plusieurs chantiers des architectes A26 ont été tagués et recouverts d’affiches, dénonçant la complicité de l’agence dans la construction de Centres de Rétention Administrative (CRA).

Une dizaine d’affiches ont été collées à l’entrée du chantier de rénovation de l’Institut-Hôpital Curie (rue Gay Lussac dans le 5e arrondissement), sur le chantier dans le quartier des Longues Raies à Rosny-sous-Bois, et sur un autre dans le quartier de Rougemont à Sevran (à l’angle de la rue d’Aulnay et de la rue Charlie Chaplin), où des tags ont aussi été faits le long des palissades.

Des locaux d’A26 avaient déjà été envahis par des militant.e.s en avril 2026 pour ces mêmes raisons !

A26 cumule les contrats dégueu regroupés sous son pôle « protéger » (gendarmeries, tribunaux, prisons…). Tout ce qu’on aimerait voir partir en flammes ! On a commencé par visibiliser leurs dégueulasseries sur ces chantiers « innocents » pour inviter gentiment leurs collègues à prendre position.

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Isère : Pelleteuse d’Eiffage, brûle ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/07/02/isere-pelleteuse-deiffage-brule/ Thu, 02 Jul 2026 17:02:24 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63284 Continuer la lecture ]]> CRIC / mercredi 1er juillet 2026

Dans la nuit du 27 au 28 juin, nous avons incendié une pelleteuse près des chantiers de l’A480, appartenant à APPR / Eiffage. Sans vouloir viser particulièrement ce chantier, cette attaque est avant tout une participation à l’offensive contre cette entreprise qui construit des prisons et des CRA partout en France. Nous voulons leur dire que tous leurs projets sont une cible et sont accessibles.

Le groupe Eiffage est une gigantesque entreprise de construction, qui construit toutes les infrastructures du capatilisme et du fascisme (autoroutes, prisons, CRA, commissariat, immobilier touristique, data center, nucléaire,…).
Eiffage Immobilier, en construisant des hébergements touristiques dans les Alpes, participe et profite des Jeux Olympiques de 2030.
Les travaux du nouveau commissariat de Mantes-la-Jolie débuteront également en 2027, une fois de plus construit par Eiffage.

En solidarité avec tous ceux qui sont enfermés et tous ceux qui combattent de l’intérieur ou de l’extérieur contre la prison
Nous détruirons tout ce qui concerne leur système, nous n’avons pas peur des ruines, nous sommes capable de bâtir aussi.

Solidarité avec les militant.es anti-ICE pour les résistance, et qui ont été condamné.es pour certain.es à une centaine d’années de prison
Un salut enflammé à T., enfermé pour l’incendie de 3 voitures de police et récemment libéré de prison

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Longvic (Côte-d’Or) : Bloquons et sabotons le chantier du CRA ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/18/longvic-cote-dor-bloquons-et-sabotons-le-chantier-du-cra/ Thu, 18 Jun 2026 16:24:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63209 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 17 juin 2026

Bloquons et sabotons le chantier du CRA de Longvic ! retour sur une petite visite…

Bon deja, ce petit mot est publié ici parce que pour une raison inconnue il est bloqué par les modérateur.ices de Dijoncter. info … c’est bien dommage [il a été publié le 19 juin ; NdAtt.].

Le chantier du Centre de rétention de Dijon, cette taule pour personnes sans papiers, à commencé trankilou à quelques kilomètres du centre ville. Avec les potes, on est allé y faire un petit tour une nuit. Le jour suivant, les ouvriers auraient découvert une banderole et des tags les encourageant à arrêter de collaborer à la construction de d’un lieu de torture et d’enfermement. La reprise du travail a été pris un peu plus de temps que prévu parce que les serrues étaient remplies de glue…

Accès au chantier : l’entrée se fait par la rue Jules Guesde, juste en face de la déchèterie. Un pont passe au dessus de l’ouche et puis un portail ferme le chantier. Ensuite en se baladant au bord de l’ouche on peut voir le début des travaux. On dirait que ça en est au terrassement.

Tout ça est visible en faisant un tour autour de l’étang royal.

C’est l’entreprise Pennequin, fleuron local du BTP qui fait ce sale travail…. C’est C3B (filiale locale ce Vinci), qui chapaute les travaux et touche pour ça plus de millions d’euros.

Les pétitions, les manifs, c’est bien, mais jusqu’ici ça n’a jamais empêché un CRA ou une taule d’être construit.

Voilà donc quelques idées pour enrayer la machine :

  • faire la honte aux entretrises qui dessinent, construisent, expertisent le cra….
  • organiser des collages, des tractages, des blocages devant ces boites
  • faire peur aux patron.nes qui savent très bien ce qu’iels font
  • bloquer l’accès au chantier … et pleins d’autres trucs encore !

Quelques adresses utiles :

*C 3 B : filiale locale de VINCI, qui supervise la construction (toujours les mêmes crados)

6 RUE DU ROMPOT , 21121 FONTAINE-LES-DIJON

* DGET : bureau d’étude spécialisé dans l’énergie (et maintenant aussi l’enfermement on dirait)

39 AVENUE DU 14 JUILLET , 21300 CHENOVE

* TAUW France : spécialisé dans le développement durable, pour un fascisme vert !

7 RUE DU GOLF 21800 QUETIGNY

* PENNEQUIN : barons locaux du BTP, dispo pour construire n’importe quel outil de torture si ça paye bien

601 RUE DE LA PIECE LEGER 21160 MARSANNAY-LA-COTE

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Saint-Martin-d’Hères (Isère) : Crève la taule, Crame leurs constructeurs https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/14/saint-martin-dheres-isere-creve-la-taule-crame-leurs-constructeurs/ Sun, 14 Jun 2026 16:26:35 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63180 Continuer la lecture ]]> Cric / samedi 13 juin 2026

Aux premières heures du 13 juin, nous avons placé une plaque d’allume-feu sur le pneu avant d’une camionnette de l’entreprise Equans, rue Camille Desmoulins à Saint-Martin-d’Hères (Isère)

Cette société fait partie du groupe Bouygues et possède des filiales dans l’énergie nucléaire et la défense (comme cité ici)

De 2019 à 2025, une filiale d’Equans (Axima) a remporté 800 000 € en appels d’offres pour des travaux, la maintenance et l’entretien dans 3 CRA. 4 millions pour les postes de tir de la police de Paris et plusieurs millions pour le travail et l’entretien des commissariats dans toute la France.

Nous profitons de l’occasion pour citer plusieurs passages du numéro 64 de la revue L’Envolée :

« En prison, avec l’ouverture de quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) à Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe, on passe aussi un cap dans l’horreur carcérale. Pas d’UVF, peu d’appels téléphoniques, pas de confidentialité des courriers aux avocats et pas de contact physique avec les proches à cause des parloirs hygiaphones. Tout pour couper les prisonniers du monde ! En plus d’intensifier la torture blanche, cet isolement laisse les mains libres aux matons. Et au mitard du QLCO de Condé, le matin, les prisonniers entendent des matons gueuler : « Ici, c’est chez nous ! Ici, c’est le IIIe Reich ! Les nazis, c’est nous ! » Alors là, du fin fond des prisons, on sent bien que le fascisme est déjà là. »

« 80 % des prisonniers en QLCO sont en détention provisoire. La fonction de ces quartiers est avant tout de faire avancer les instructions en poussant les prévenus à cracher le morceau. Ce dispositif est inspiré du statut de repenti tel qu’il est pratiqué dans les prisons italiennes sous le régime 41bis : pour en sortir, il faut balancer et mettre quelqu’un à ta place ! Les QLCO deviennent ainsi un maillon central de l’appareil judiciaire : il s’agit de faire subir des conditions horribles aux prisonniers pour leur arracher des aveux. »

« En août 2025, un mois après l’ouverture du QLCO de Vendin, les prisonniers ont entamé des mouvements collectifs. Ils se sont organisés pour inonder les coursives, taper dans les portes et tenter d’obtenir des extractions médicales. En septembre, plusieurs dizaines d’entre eux ont fait une grève de la faim. À Condé aussi, les prisonniers ont commencé des mouvements. En janvier, ils ont tapé et inondé les coursives, et la direction a décidé de couper l’eau aussi sec. Certains rendent d’eux-mêmes tout ce que l’AP pourrait leur enlever – télé, frigo… –, ou même arrêtent de cantiner pour réduire le pouvoir de l’administration en lui retirant tout moyen de pression. »

« En mettant en avant les échos des luttes qui parviennent à franchir les murs de ces nouveaux quartiers, on veut montrer leur importance et inviter à soutenir ces combats. Il est d’autant plus nécessaire de diffuser cette parole collective qu’il est difficile et dangereux pour les personnes enfermées de la faire sortir. »

Soutenons les luttes carcérales depuis l’extérieur, par tous les moyens disponibles
Solidarité avec toutes les personnes emprisonnées
Crève la taule, Crame leurs constructeurs

Une pensée pour Kam, compagnonne menacée d’extradition pour l’Italie
Solidarité avec les camarades de Code-Rouge après les perquisitions et les arrestations

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Grenoble : Ni taule ni nucléaire, incendie pour leurs voitures https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/06/grenoble-ni-taule-ni-nucleaire-incendie-pour-leurs-voitures/ Sat, 06 Jun 2026 16:35:25 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63125 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 6 juin 2026

Dans la nuit du 31 mai au 1 juin, un véhicule appartenant à Equans (filiale du groupe Bouygues) stationné rue de la Pasionaria a été incendié, près de Grenoble.

Equans, à travers sa filiale INEO Défense, est « spécialisée dans les technologies de pointe pour la défense et la sécurité des forces armées », notamment pour la communication et la navigation de l’armée française et la surveillance sur le terrain.

Equans, à travers sa filiale INEO Nucléaire et Axima Nucléaire, intervient sur le réseau électrique et dans la maintenance des centrales nucléaires en France. Une pensée pour la Gare de Luméville, lieu de résistance au projet Cigéo, expulsée récemment.

Le groupe Bouygues, à travers sa filiale Bouygues Construction, fabrique actuellement des cellules modulaires afin de pouvoir installer de nouvelles prisons encore plus rapidement.

Il y a toujours de bonnes raisons d’attaquer le capitalisme. Que leur monde brûle !

Solidarité avec T., incarcéré à Bruxelles et tous les prisonniers anarchistes

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Brochure : La parole à Alfredo ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/04/brochure-la-parole-a-alfredo/ Thu, 04 Jun 2026 17:19:34 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63094 Continuer la lecture ]]> Brughiere [traduction française reçue par mail, un tout petit peu rétouchée] / jeudi 4 juin 2026

LA PAROLE À ALFREDO!
Transcription du témoignage Bologne, Italie, 18 mai 2026

Lors de la deuxième audience du procès contre six compagnon.ne.s inculpé.e.s pour des faits qui ont eu lieu pendant la mobilisation contre le 41-bis et la prison à perpétuité, parmi les témoin.e.s de la défense Alfredo a été interpellé en vidéoconférence depuis la prison de Bancali.
Pour rendre plus lisibles ses précieuses paroles et pouvoir les diffuser en dehors de cette salle de tribunal, on à réduit au minimum les interventions des autres interlocuteur.trices.

Anarchistes

 

Alfredo commence par demander que lui soit rendu le feuillet avec ses notes, qui lui ont été confisquées par les matons avant le début de la connexion. La juge, après avoir demandé au maton si l’enlèvement était dû à des dispositions internes liées à son traitement carcéral et ayant obtenu en réponse un silence embarrassant, accepte la demande d’Alfredo et demande au garde en question de lui rendre ça, étant des notes pour le témoignage. En fait, les notes ne lui seront pas restituées.

L’avocat des compagnons accusés explique à Alfredo qu’il a été désigné comme témoin de la défense dans ce procès, parce que ses conditions de détention et sa protestation ont créé un vif débat public et les faits reprochés aux accusés correspondent à des manifestations de proximité et de solidarité à son égard. Il lui posera donc quelques questions relatives précisément à sa condition de détention et à la grève de la faim qu’il a entreprise.

 

– Depuis combien de temps êtes-vous détenu et sous quel régime ?

Je suis détenu depuis 2011, mais cela fait quatre ans, juste maintenant, de 41 bis.
Disons que dans ma vie j’ai fait diverses formes de prison, de la prison normale à la Haute Sécurité. Le 41 bis est la « abjectisation » de la prison, ici j’en ai vu l’essence même, avec la tentative d’anéantir l’individu en coupant toute communication.
Dans la haute sécurité, j’ai été à Ferrare puis à Terni.
En 2022, je suis directement transféré ici à Sassari, en 41-bis.

 

– Décidez-vous en ce moment de commencer la grève de la faim ? Pour quelle raison ?

Oui, presque immédiatement.
Pour expliquer mes motivations, je voudrais tout d’abord dire quelque chose, concernant selon moi, la question que vous m’avez posée. En ce moment, pour moi c’est assez excitant d’être ici, parce que la dernière fois qu’on m’a enlevé mon bandeau pour les yeux, ma muselière, c’était il y a un an et demi, quand j’ai pu voir des visages amis de camarades, parce que l’isolement est constant ici. Il y a un an et demi, de ce côté-là, il y avait Sara et Sandrone, qui sont morts, et c’est justement cet isolement qui ne me permet pas non plus d’exprimer ma solidarité avec tous ces compagnons qui aimaient Sandrone et Sara, donc je donne toute ma solidarité à ces compagnons. C’est la seule façon, par exemple, que j’ai d’extérioriser cela, car ici l’isolement est total, absolument total. Par exemple dans le 41 bis il y a des sections de quatre personnes, de quatre cellules isolées. Il y a des gens qui sont condamnées à perpétuité ici qui, pendant des années et des années, ne voient plus l’herbe, un arbre, c’est vraiment quelque chose de traumatisant. Mais la chose qui m’a vraiment fait commencer la grève de la faim est que cette sorte d’état d’exception qu’est le 41bis est en train de devenir vraiment une règle… un instrument entre les mains de l’État. Pour comprendre pourquoi j’ai commencé la grève de la faim, il faut comprendre, avoir une idée de ce qu’est ce système pénitentiaire.
Pour vous donner une idée : en ce moment, juste pour venir dans cette cellule, j’ai dû traverser des couloirs, comme dans le film “La Ligne verte”, où il y a la garde qui crie « Homme mort qui marche ». La même chose est ici, alors que je marche dans le couloir qui est en creux, sous le niveau de la terre, les gardes qui sont à côté de toi crient « premier, deuxième. » parce que tu ne dois voir aucun être humain quand tu traverses le couloir, personne ne doit te parler. Il y a des sections d’isolement comme je n’ai jamais vues de ma vie, dans toute l’expérience carcérale que j’ai vécue. Chaque section ne compte que quatre cellules et vous ne pouvez avoir des rapports qu’avec quatre personnes pendant la promenade. La promenade est un bassin de béton avec des barreaux de fer que font si que vous ne voyez même pas le ciel. Habituellement les personnes qui sont au 41 bis après tant d’années sont des personnes aliénées, elles n’ont plus envie de parler, elles ne sortent même plus de la cellule. Ce qui m’a vraiment frappé et qui m’a poussé à faire la grève, c’est de voir les gens ici pour lesquels la réclusion à perpétuité est vraiment une réclusion à perpétuité. Ce sont des gens qui, depuis 20 ans, ici, n’ont vraiment jamais vu un arbre, ils n’ont jamais vu un brin d’herbe. C’est une sensation vraiment terrifiante, la censure est totale ; dans mon cas, la censure, le sens du 41 bis, c’est tout simplement de ne pas te faire parler, de ne pas te faire écrire et même de ne pas lire. Bien sûr, je dois faire des procès et des procès pour avoir un livre. Il m’a même fallu deux ans pour obtenir, grâce à des procès, la possibilité d’avoir un lecteur de CD pour écouter la musique. La musique que j’écoute, ils essaient de m’en empêcher parce qu’ils disent que c’est contre le patriarcat, que ce sont des chansons qui exaltent le féminisme, alors ils font recours et recours pour ne pas me faire écouter de la musique ou lire des livres.

 

– Combien de temps a duré votre grève de la faim ?

Je crois que ma grève de la faim a duré des mois, exactement cent soixante jours [en fait, elle a duré du 20 octobre 2022 au 19 avril 2023, soit environ cent quatre-vingts jours].
Après un certain temps, j’ai été emmené dans la prison d’ Opera [à Milan], en raison de mon état de santé, car il y a un service médical. C’est là que je me suis rendu compte de la situation. C’était plein de personnes âgées, presque toutes afféctée par l’Alzheimer qui ne se rappelaient même pas qui elles étaient ou où elles étaient, toutes en 41-bis, qui allaient en fauteuil roulant, avec le cathéter, se pissaient et chiaient dessus.
Mais comprenons-nous, si vous voulez vraiment savoir les raisons de la grève, j’avais sur moi la quasi-certitude de l’emprisonnement à perpétuité et grâce aux manifestations des camarades dehors et à leur mobilisation, ils ont été en quelque sorte contraints de me le retirer, parce que c’était vraiment absurde.
J’ai été condamné pour une série d’attentats démonstratifs.
La chose qui m’a le plus motivé et m’a fait risquer ma vie presque jusqu’à la fin, c’est qu’ils veulent étendre et faire de cet état d’exception une règle. La militarisation en cette période de guerre est vraiment visible ici et ils voulaient l’étendre plus loin. Il y a déjà des camarades des Brigades Rouges, trois compagnons au 41-bis, mais ils voulaient l’étendre au mouvement et ont commencé avec moi, avec l’anarchiste, parce qu’il est plus facile ensuite, une fois qu’ils m’ont mis, de commencer à élargir. Alors, je me suis dit, « C’est la survie », j’ai essayé de bloquer ce processus qui avait commencé et à ce moment-là il m’a semblé qu’il était bloqué, en effet il l’est.
Maintenant le 41-bis reste avec les restrictions qu’il a, mais dernièrement j’ai vu augmenter le nombre de personnes qui entrent ici même pour des raisons assez futiles, j’ai vu des gens entrer parce qu’ils avaient dans la Haute Sécurité le téléphone portable ou… il n’y a plus ces « boss » qui étaient là avant.

 

– Après la grève de la faim, avez-vous pu constater un nouveau durcissement des conditions carcérales ?

Il y a eu des représailles, à mon avis. Mais pendant la période de grève, ces représailles se sont atténuées. Les courriers m’arrivaient en masse, mais cela dépend de l’attention des médias.
Il y a eu tant de phénomènes à l’intérieur du 41 bis que j’ai remarqués, liés aussi à ma lutte.
La première chose dont je me suis rendu compte est l’influence que ce gouvernement, via Delmastro [ancien sous-secrétaire au ministère de la justice. Il à démissionné en mars suite à une enquête judiciaire pour liens avec la Camorra, la mafia calabraise], a eu à la fois sur la volonté du DAP [Département de l’administration pénitentiaire] et sur la direction de la prison. Par exemple, sachant que des parlementaires devaient venir me rencontrer [en février 2022, pendant sa grève de la faim], dans leur optique misérablement politique, pour utiliser le 41bis comme leur instrument, quelques jours avant que ces parlementaires n’arrivent ils m’ont transféré dans une autre section où il y avait des boss, comme ça ensuite ils pouvaient me reprocher ça, parce que là où j’étais avant il y avait des personnes qui avaient une envergure beaucoup, beaucoup plus petite.
Puis, grâce à avoir rencontré ces personnages – parmi les premiers à entrer dans le 41bis – je me suis rendu compte que le 41bis, au moins au début, n’a pas tant servi à empêcher les prisonniers de communiquer avec l’extérieur, mais plutôt à faire taire ceux qui ont eu des relations avec l’État italien par le passé, avec lequel ils ont passé des accords, des accords qui n’ont pas été respectés et maintenant ils les ont enterrés ici pour ne pas les faire parler [il fait référence aux accords “secrets” entre état et mafia des années ‘90].
J’ai commencé la grève de la faim quand je me suis rendu compte du mécanisme absurde dans lequel je me trouvais : en plus d’être liberticide, ils utilisent les gens comme des instruments politiques pour des luttes entre courant politiques… bref, c’est ça la raison.

 

– Je voudrais vous demander si vous recevez actuellement des lettres ou si vous pouvez en écrire.

En ce moment, je ne reçois plus de lettres. Autrefois, je recevait une notification, on les séquestrait et on ne les donnait pas ; maintenant, elles ne me sont même plus notifiées, elles disparaissent. Je suis sûr qu’elles arrivent mais non… hein, ça fait genre des mois que je n’en reçoit pas. Maintenant j’en ai eu une de l’année dernière, décembre 2025.

 

– En ce qui concerne la possibilité de lire, avez-vous fait des demandes et on vous a refusé des livres, même ceux indiqués dans la liste, dont vous pourriez vous servir ? C’est, disons, un fait que je connais parce qu’il a été rendu public.

Je ne savais pas ça, merci… parce que l’isolement ici est remarquable.
Oui, ces derniers temps, les livres me sont bloqués.
Alors je vous explique, ici il y a la possibilité d’avoir des livres de la bibliothèque, la petite bibliothèque de section du 41-bis, ceux-là me sont donnés.
Puis, après quelques années, j’ai pu avoir la possibilité d’utiliser la bibliothèque centrale de la prison. J’ai eu deux fois des livres de cette bibliothèque, après quoi mes demandes n’ont pas été satisfaites, elles ont été ignorées, du coup j’ai intenté un procès.

Quand j’achète des livres, de temps en temps ils sont bloqués, par exemple dernièrement on m’a bloqué un livre sur la mécanique quantique, un sur les sectes hérétiques du début du christianisme. On dirait des petits actes de vengeance, mais ils jouent à se rejeter la faute : le commandant dit que c’est la faute de la directrice, la directrice dira probablement que c’est le DAP, donc on ne sait pas. Je peux dire que, selon moi, ce sont clairement des représailles, je peux dire qu’ils n’ont pas envie de les acheter, mais en réalité les livres ici sont achetés. L’objectif est de te vider, de t’isoler totalement, ils ont commencé par m’interdire toute communication avec le monde extérieur et maintenant ils essaient même de t’empêcher de lire des livres. Vous devez rester là devant la télévision comme un idiot 24 heures sur 24 ou profiter des livres de la bibliothèque qui sont très peu nombreux. Même lorsque vous demandez quelque chose au tribunal de surveillance, que finalement après beaucoup de temps, un an ou deux vous pouvez obtenir, parfois les choses du tribunal ne sont même pas respectées. J’ai dû me battre quatre ans pour obtenir l’abonnement à « Le Scienze » [une revue “scientifique”]. Mais cela fait partie de ce mécanisme d’isolement qui, pour moi, est important, est fondamental par rapport à ce type d’incarcération qui a comme objectif la torture.
Ici, les gens sont placés simplement pour les faire parler et doivent donc être torturés de cette façon, ce qui est également reconnu par l’Union européenne apparemment [il fait référence au fait que la cour européenne des droits de l’homme a plusieurs fois condamné l’état italien pour le 41-bis].
Ce sont des lois spéciales faites dans une certaine période qui deviennent maintenant la règle. Et la raison est qu’à certains moments, une démocratie aura tendance à devenir plutôt une “démocrature” parce que ces lois commencent à être adoptées. Ils l’ont mise contre moi, ils l’ont mise dans le passé contre les camarades des BR, puis ils vont commencer à amener ceux de la Haute Sécurité ici, ils commencent à construire des prisons en Sardaigne, Sardaigne déjà militarisée, ils veulent en construire 41 autres. Donc c’est comme un cancer à l’intérieur. Même les juristes, je ne crois pas à ce genre de… mais même les juristes disent que le 41bis est une anomalie qui se propage. Et ma grève de la faim était une façon d’attirer l’attention. Je suis désolé que de nombreux camarades purgent maintenant leur peine et risquent des mois et des mois en prison, des années de prison. Mais je pense vraiment que cela vaut la peine par rapport à ce que fait l’État, c’est un point vraiment important car c’est une arme meurtrière dans les mains d’un État. Ici, par exemple, le cache-misère de la Constitution, de la démocratie de droit, n’existe pas. Ici, ce qu’est la démocratie, c’est clair, évident, c’est une question de force, le plus fort l’emporte sur le plus faible. Ici tu n’as pas de droits, tu as seulement des interdictions et même ces quelques droits que tu as ne sont pas respectés parce qu’ils s’accrochent à la bureaucratie…
Par exemple, maintenant pour m’interdire de lire des livres, ils inventent qu’ils doivent vérifier les livres, mais ce sont les livres qui achètent eux-mêmes, parce que ici on ne peut pas recevoir des livres par la poste, alors ils savent très bien que les livres qu’ils achètent eux-mêmes en librairie n’ont pas de messages cachés à l’intérieur, ça sert simplement à t’affaiblir. Puis il y a clairement un affrontement entre moi et l’institution, le DAP et aussi ce gouvernement qui fait évidemment en sorte qu’il y ait des représailles, des pressions… Ce gouvernement et sûrement celui qui vient après, parce que personne ne remet en question le 41-bis parce qu’il est fondamental.
Désolé pour la confusion, mais sans le papier… après un moment le 41-bis te rend con, parce que l’isolement après un certain temps… tu parles toujours des mêmes choses…

 

– Avez-vous senti que les manifestations de solidarité venant de l’extérieur ont aussi contribué d’une certaine manière à l’intérieur et à votre condition ?

Oui, dans mon cas je peux dire tranquillement que ça m’a sauvé la vie. J’ai maintenant une fin de peine, que ce sera quand j’aurai 72 ans. S’il n’y avait pas toute cette pression à l’extérieur, ils m’auraient tranquillement confirmé la perpétuité, c’était une chose absolument certaine, l’attention a fait en sorte qu’ils ne puissent pas jouer aussi sale. La situation à l’intérieur de la prison est restée exactement la même, mais bon, je me plains pas, je veux dire, j’ai décidé de lutter aussi pour les autres qui sont ici à l’intérieur qui n’ont pas de voix, qui ne parviennent même pas à exprimer des concepts. La vie d’un prisonnier anarchiste est toujours de chercher à changer les choses pour les autres et je ne fais pas de distinction entre un mafieux ou un dealer… pour moi, un prisonnier est un prisonnier. Donc je pense que c’est un problème qui concerne tout le monde parce que, si cette chose s’étend, l’objectif est de l’utiliser quand il faudra, pour réprimer les mouvements sociaux, c’est tellement évident.
Et de toute façon, je salue tous les camarades qui sont près de moi.

 

– Le 41 bis vous a été récemment reconfirmé. Comment vous sentez-vous et quel type de communication à ce sujet avez-vous reçu et concernant les nouvelles que vous avez pu recevoir – y compris par le biais des journaux ou autre chose ?

Ce qui est étrange, c’est que le 41 m’a été reconfirmé avec un dossier de près de quatre-vingt-dix feuilles, même aux « super boss » ils le confirment généralement avec deux petites pages. Ici, tout le monde est surpris parce que c’est la plus grande reconfirmation de l’histoire du 41bis, même pas à Totò Riina ils ont fait quatre-vingts pages… Pratiquement l’État italien m’a mis à jour avec ces feuilles de toutes les luttes qui ont eu lieu dans le monde dont je ne savais rien. Parce que le but du 41bis est l’isolement, alors qu’au contraire grâce à Piantedosi, à Nordio [ministre de l’intérieur et ministre de la justice] il y a eu justement une mise à jour dense de toutes les actions qui se sont passées, en Indonésie, la solidarité donnée à moi… un peu tout, le camarade en Grèce qui est mort, auquel je donne la solidarité, comme à tous les compagnons grecs. Des choses dont je ne savais rien ici.
Ceci pour faire comprendre les contradictions de ce système. Dans mon cas, au lieu de m’isoler du contexte, ils m’ont en quelque sorte rendu encore plus dangereux, je crois, par rapport au système. Ils ont exalté ma figure, ils m’ont fait une caisse de résonance. Parce que quand j’étais en AS [haute sécurité], j’avais des contacts avec les camarades mais je n’avais pas une influence aussi forte. Mais depuis que je suis au 41bis… eh bien, c’est une bonne chose du 41, mes mots de toute façon ont tournés plus encore ensuite, donc dans mon cas il y a un peu ce paradoxe. Paradoxe qui est même écrit dans les feuilles que j’ai lues. La dernière fois qu’ils avaient discuté le 41-bis pour moi, ils avaient donné des avis positifs pour que je sors, puis il a été reconfirmé à mon avis comme une rétorsion et maintenant que mes mots tournent ils disent que j’ai plus d’influence, je ne sais pas ce qu’ils entendent par influence à l’égard des anarchistes puisque nous raisonnons individuellement… cependant ils disent que j’ai une influence plus grande donc même si avant je n’étais pas dangereux maintenant le 41-bis m’a rendu dangereux. Bref le serpent qui se mord la queue.

Quoi qu’il en soit, par rapport à tous ceux qui sont au 41-bis maintenant et même dans le passé, j’ai eu le plus grand dossier d’information jamais vu, c’est ce que m’ont dit ceux qui me l’ont remis, les autres détenus avec lesquels j’ai parlé, ainsi que les avocats. C’est une chose assez révélatrice de ce qu’est devenu le 41-bis, une sorte d’enveloppe vide qui ne sait même plus à quoi il sert… Elle sert, oui, elle sert d’arme disponible lorsque les conditions sociales changent et qu’ils pourront alors censurer toute forme de dissidence. Parce que dans mon cas, il est certain que je suis ici simplement pour ce que je dis, non pas pour ce que je fais, donc pour mes mots.

 

Pour télécharger cette déclaration mise en page, cliquer ici (et ici pour l’originale en italien).

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Prison de Kharp (Russie) : Récit des tortures d’Azat https://attaque.noblogs.org/post/2026/06/02/prison-de-kharp-russie-recit-des-tortures-dazat/ Tue, 02 Jun 2026 16:18:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63077 Continuer la lecture ]]> Solidarité FreeAzat / dimanche 24 mai 2026

Le lundi 4 mai 2026, nous apprenons qu’Azat a été torturé dans la prison IK 18 de Iamalo-Nénétsi, ville de Kharp. Son témoignage nous parvient :

Le 21 avril 2026, entre 13 h et 18 h, on m’a conduit au bâtiment de l’administration où se trouve le service des opérations. Parmi les détenus et les habitants du coin, cet endroit est appelé « Loubianka ». Il y avait là deux détenus : Bulanov et Mikhaïl. Ils m’ont conduit aux toilettes et m’ont dit de nettoyer la cuvette. J’ai refusé. Ils m’ont alors dit que je devais entrer dans le bureau voisin.

Je suis entré dans ce bureau, où se trouvait l’employé Mikhail Anatolievitch Sobolev. Nous avons discuté pendant environ une heure et demie ; il semblait être un homme calme et normal. Nous avons abordé divers sujets et, à plusieurs reprises, la conversation revenait toujours au fait que je devais faire tout ce qu’on me disait ici. En particulier, par exemple, nettoyer la cuvette des toilettes. À chaque fois, j’ai protesté et refusé de le faire.

Puis, lorsque j’ai refusé une nouvelle fois, il a soit appuyé sur un bouton, soit passé un coup de fil, je ne m’en souviens plus, après quoi les deux mêmes détenus se sont immédiatement précipités dans le bureau. Ils m’ont plaqué au sol. Bulanov s’est assis sur mon torse. J’étais alors allongé sur le dos. Mikhaïl s’est assis sur mes jambes et a commencé à les enrouler de ruban adhésif. J’ai essayé par tous les moyens de me dégager. Finalement, ils m’ont quand même enroulé les jambes de ruban adhésif, puis Mikhaïl m’a donné plusieurs coups de poing dans l’aine pour que je cesse de résister. Ensuite, ils ont commencé à m’enrouler les mains de ruban adhésif. Après cela, ils m’ont retourné sur le ventre.

Puis Sobolev M.A. s’est joint à eux : il s’est assis sur mon dos, Mikhaïl s’est assis sur mes jambes, et Bulanov s’est mis à me frapper les talons avec un marteau en bois. J’ai commencé à crier de douleur, et Sobolev s’était assis de telle manière qu’il me serrait le dos, ce qui m’empêchait de respirer. J’avais mal et, en même temps, j’avais beaucoup de mal à respirer. J’ai commencé à m’étouffer et à perdre connaissance.

Quand mes cris ont commencé à s’éteindre, Bulanov a cessé de me frapper les talons. Ils ont attendu que je reprenne mes esprits, puis ils ont recommencé à me frapper les talons et à me serrer le dos, et j’ avais du mal à respirer.

J’ai recommencé à perdre connaissance, et ils ont cessé de me frapper. Puis ils ont commencé à me menacer de viol. Ils m’ont retiré mon pantalon et mon caleçon. Bulanov et Mikhaïl m’ont affirmé, chacun à leur manière, que j’allais être violé. Mikhaïl a commencé à enduire mon anus de crème avec ses doigts, mais à un moment donné, il a arrêté, tout en continuant à me menacer de me pénétrer à tour de rôle.

Puis un employé est entré dans le bureau ; si je me souviens bien, il s’appelait Alexeï Viktorovitch. Il n’avait pas pris part à tout cela, mais il m’a vu allongé, le pantalon baissé. Il a échangé quelques mots avec Sobolev, et quelques minutes plus tard Bulanov m’a saisi par les bras, et Mikhaïl par les jambes, et c’est ainsi qu’ils m’ont traîné dans le couloir. Il y avait là une bouche d’égout. Ils ont commencé à me menacer de plonger

ma tête dans les eaux usées qui remplissaient l’égout.

Ils ont approché mon visage de ces immondices, et alors que mon visage n’était plus qu’à 2 cm de tout cela, ils m’ont tiré en arrière et m’ont ramené dans le bureau. Sobolev était également présent pendant tout ce temps.

Quand on m’a ramené dans le bureau, Bulanov et Mikhaïl ont commencé à me frapper au visage avec la paume de la main, à me donner des coups de pied (sur le corps, sur le cou) et à continuer de me menacer de viol. Cela a duré plusieurs minutes. On m’a de nouveau retourné sur le ventre, puis Bulanov et Mikhaïl sont partis quelque part. Sobolev est resté. Il s’est approché de moi et s’est mis à me frapper méthodiquement la tête avec la paume de la main. Il a continué ainsi pendant un bon moment, une centaine de fois environ. Puis il s’est assis à son bureau, avant de revenir vers moi et de me couvrir le nez et la bouche avec ses mains, de sorte que je ne pouvais plus respirer. Je commençais à suffoquer et à perdre connaissance. Alors que j’étais sur le point de perdre connaissance, il a retiré ses mains. Puis, quelque temps plus tard, il s’est remis à me frapper à la tête avec la paume de la main. Il m’a frappé ainsi une cinquantaine de fois. Peu après, Bulanov et Mikhaïl sont revenus.

Ils m’ont de nouveau saisi, comme auparavant, et m’ont emmené au deuxième étage, dans le bureau de la section des opérations. Là-bas se trouvaient deux agents : Kiselev Pavel Pavlovitch et Evgueni Adzievitch (je ne connais pas son nom de famille). On m’a allongé sur le sol, sur le ventre. J’ai senti qu’on enroulait un fil autour de l’auriculaire de ma jambe droite. J’ai commencé à me débattre, mais ils ont fini par brancher le fil d’abord à ma jambe droite, puis à la gauche. Ensuite, Bulanov a mis le courant. J’ai poussé un cri. Il a dit : « Ah, tu hurles, salope ». Et après ça, il a laissé le courant plus longtemps encore.

La douleur était si atroce que je me suis mis à hurler de toutes mes forces. C’est alors que Bulanov et Mikhaïl ont réfléchi à un moyen d’étouffer mes cris. Mikhaïl est sorti dans le couloir et a allumé la radio à fond. Quant à Bulanov, il a mis de la musique pop sur le lecteur CD. Puis Bulanov a de nouveau fait passer le courant. Dès que j’ai commencé à crier, Mikhaïl m’a mis une serviette sur la bouche. J’avais très mal et j’avais très peur, au point que j’avais envie de perdre connaissance. Quand j’ai commencé à perdre connaissance, ils ont coupé le courant. Une demi-minute plus tard, ils ont réactivé le courant, et tout cela a continué encore un certain temps : ils branchaient le courant sur moi et me plaquaient une serviette sur la bouche.

Ils ont de nouveau coupé le courant, m’ont retourné et m’ont fait asseoir par terre, adossé à la table d’examen ; je voyais les fils qui partaient de mes jambes.

Les agents ont commencé à me parler et à me convaincre que je devais faire tout ce qu’on me disait. Je refusais. Après cela, ils m’ont à nouveau envoyé des décharges électriques (Bulanov et Mikhaïl), puis ils m’ont à nouveau parlé, j’ai à nouveau campé sur mes positions, et ils m’ont envoyé des décharges électriques une nouvelle fois.

Après cela, Evgueni Adjievitch a ordonné qu’on me retire les fils et qu’on coupe le ruban adhésif dont j’étais enveloppé. Et on m’a permis de remettre mon caleçon et mon pantalon. Bulanov et Mikhaïl ont quitté le bureau.

Je restais debout et discutais avec les agents. Puis deux autres agents sont entrés, eux aussi insistaient de toutes les manières possibles pour que je fasse ce qu’on m’ordonnait. Je continuais à camper sur mes positions.

À la fin de la journée de travail, on m’a emmené dans la salle de quarantaine. Evgueni Adzievitch m’a alors promis qu’il me parlerait le lendemain. Quand je suis revenu en « quarantaine », j’avais très mal aux talons, à l’aine et aux mollets, sans doute à cause des décharges électriques.

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Italie : La parole à Alfredo ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/29/italie-la-parole-a-alfredo/ Fri, 29 May 2026 16:27:12 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=63038 Continuer la lecture ]]> Brughiere / mardi 19 mai 2026

Le 18 mai, au tribunal de Bologne, a eu lieu la deuxième audience du procès contre six compas, inculpé.es d’infractions liées à la mobilisation de 2022-23 aux côtés d’Alfredo, contre le 41-bis et la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée [il s’agit de l’incendie d’une antenne-relais, d’une banderole déployée sur une grue et de l’interruption d’une messe ; NdAtt.].

Lors de cette audience, plusieurs témoins ont été entendu.es et, parmi eux/elles, Alfredo aussi a pu prendre la parole, en visioconférence depuis la prison de Bancali.

Son émotion, en plus de celle de la trentaine de compas présent.es dans la salle, a été palpable dès tout de suite.

Alfredo a commencé par ces mots :

« En ce moment, il est émotionnant d’être ici, parce que la dernière fois que j’ai pu voir des visages amicaux a été il y a un an et demi et à cette époque-là il y avait Sara et Sandrone, qui maintenant sont morts et je n’ai pas pu leur apporter ma solidarité parce que, ici, l’isolement est total, ils t’interdisent d’exister ».

Il a continué en parlant des motivations qui, en 2022, peu après sont transfert dans le régime 41-bis, l’ont poussé à entreprendre une grève de la faim jusqu’au bout. Des motivations qui, comme il l’a rappelé lui-même, ont trouvé une large diffusion lors de la mobilisation internationale qui a soutenu sa lutte. Il a souligné que, sans le soutien reçu de l’extérieur, il aurait été condamné à la peine de perpétuité avec période de sûreté illimitée et que sa lutte a été motivée par la nécessité que sa détention en 41-bis ne constitue pas une précédent qui puisse être élargi au mouvement.

Après cela, Alfredo a raconté son état d’isolement actuel. Il a réaffirmé qu’il est soumis à un blocage presque total du courrier, qui, en ce moment (contrairement à la période avant la mobilisation) comprend aussi les notifications des courriers bloqués. Il ne reçoit plus de courrier depuis des mois, on lui a récemment remis une lettre de décembre 2025.

Il a ensuite parlé de la bien connue impossibilité d’accéder à des livre, que ce soit en les achetant par des catalogues ou en les demandant à la bibliothèque centrale de la prison. Il a raconté le paradoxe de son isolement, puisque il a eu connaissance d’une très grande partie des mobilisations anarchistes de ces dernières années, par le biais du très gros dossier qui motive le renouvellement de son 41-bis, défini par les matons qui le lui ont notifié comme « le plus gros de l’histoire du 41-bis ».

Élément ultérieur de son emprisonnement, il a décrit un 41-bis qui s’élargit toujours plus, à des personnes qui, avant, n’étaient pas touchées par ce régime pénitentiaire, dans un abaissement progressif du seuil d’accès ; il a cité l’exemple d’un détenu qui a été transféré de l’AS [Haute sécurité ; NdAtt.] parce que trouvé en possession d’un téléphone portable.

Cette occasion a d’ailleurs permis à Alfredo d’esquisser les passages de ses emprisonnements, de la prison militaire pour insoumission, aux sections pour détenus communs, aux sections Haute sécurité de Ferrara et de Terni, jusqu’à son atterrissage en 41-bis, défini comme un lieu d’isolement total. Sûrement, le regard d’Aldredo ne s’est pas arrêté à sa seule expérience personnelle et, cette fois aussi, il a profité de l’occasion pour condamner la brutalité de l’ensemble du régime 41-bis, en réaffirmant que pour lui il n’y a pas de différences entre les prisonniers qui se trouvent dans un tel système d’enfermement et d’annihilation. Il a décrit l’horreur de la section hospitalière de la prison d’Opera, où sont enfermées, pour la plupart, des personnes très âgées, dont nombreuses atteintes d’Alzheimer, en fauteuil roulant ou avec des limitations dans leurs autonomie, qui ne savent même plus pourquoi elle se trouvent là. Enfin, il n’a pas pu s’empêcher d’exprimer une évaluation sur le sens de ce régime pénitentiaire, voulu à l’origine pour éliminer des personnes avec lesquelles l’État a traité et qu’il a dû faire taire quand elles sont devenus inutiles à ses sales manœuvres [référence aux négociations entre l’État italien et la Mafia sicilienne, au début des années 90 ; NdAtt.].

À la suite à son témoignage dans la salle, il y a eu des inévitables, chaleureuses salutations, pleines d’amour, qui ont agacé la juge, qui a fait vider la salle. Au début de l’audience aussi, les compas présent.es ont réussi à saluer Alfredo, qui a répondu avec chaleur, en arrivant ainsi à rompre, même si seulement pour un instant, un isolement terrible. Cela a été une émotion très forte, partagée des deux côtés de ce maudit écran.

Nous sommes certain.es que l’occasion d’aujourd’hui a été précieuse pour Alfredo, mais encore plus pour nous, qui, dans ses mots et dans son ironie toujours présente, avons trouvé une fois encore une énorme détermination, une haine pour les oppresseurs et un grand amour pour ses compagnons, à commencer par ses premiers mots, pour Sara et Sandro. Et c’est avec leur souvenir que nous voulons, nous aussi, terminer ces lignes, pour ne pas oublier qui a donné sa vie pour lutter pour un monde diffèrent.

Avec Sara et Sandro dans le cœur.

Pour que de, de chaque prison, ne restent que des ruines.

Courage Alfredo !

Quelques compas de Bologne, inculpé.es et solidaires

La prochaine audience de ce procès aura lieu le 15 juin, à 9 heures. Y seront entendus les derniers témoins et probablement il y aura le début de la discussion.

*****

Note d’Attaque : on a reçu par mail une autre traduction de ce texte. Manque de bol, c’était une fois le travail fini, mais vivent toujours les traducteur.ices !
La voilà :

Des nouvelles sur un procès pour la mobilitation de 2022-2023 en solidarité à Alfredo en greve de la faim et contre 41 bis et emprisonnement à perpetuité

Le 18 mai, au tribunal de Bologne, italie, a eu lieu la deuxième audience contre 6 compagnon.ne.s, imputés pour des faits spécifiques inhérents à la mobilisation de 2022-23 aux côtés d’Alfredo contre le 41bis et l’emprisonnement à perpétuité.
Lors de cette audience, plusieurs témoins ont été entendus et, parmi eux, Alfredo lui-même a pu prendre la parole par vidéoconférence depuis la prison de Bancali, en sardaigne.
Son émotion, combinée à celle de la trentaine de camarades présents dans la salle, a été immédiatement palpable. Alfredo a commencé par ces mots:
En ce moment, c’est excitant d’être ici, parce que la dernière fois que j’ai pu voir des visages amis était il y a un an et demi et à l’époque il y avait Sara et Sandrone qui sont maintenant morts et je n’ai pas pu leur donner ma solidarité parce qu’ici mon isolement est total, ils t’interdisent d’exister.
Il a poursuivi en parlant des raisons qui, en 2022, après avoir été transféré au 41-bis, l’ont poussé à entreprendre une grève de la fin sans relâche. Motivations qui, comme il l’a rappelé lui-même, ont trouvé une large diffusion dans la mobilisation internationale qui a soutenu sa lutte. Il a souligné que, sans le soutien reçu de l’extérieur, il aurait été condamné à la réclusion à perpétuité et que sa lutte était motivée par la nécessité que son incarcération en 41 bis ne crée pas un précédent extensible au mouvement.
Suite à cela, Alfredo a raconté son état actuel d’isolement. Il a confirmé qu’il est soumis à un blocage quasi total du courrier qui, actuellement (contrairement à la période précédant la mobilisation), s’applique également aux notifications de courrier retenu. Il n’a pas reçu de courrier depuis des mois, une lettre de décembre 2025 lui a été récemment remise.
Il a ensuite parlé de l’impossibilité désormais connue d’accéder aux livres, que ce soit par achat à travers des catalogues ou par la bibliothèque centrale de la prison. Il a raconté le paradoxe de son isolement, ayant eu connaissance d’une grande partie des mobilisations anarchistes de ces dernières années à travers le très lourd dossier qui motive son renouvellement au 41 bis, pour 2 ans encore, défini par les mêmes gardes qui l’ont notifié « le plus corpulent de l’histoire du 41bis ».
Comme élément supplémentaire de son incarcération, il a décrit un 41bis qui s’étend de plus en plus à des personnes non touchées auparavant par ce régime, dans un abaissement progressif du seuil d’accès, citant l’exemple d’un détenu passé de l’AS (haute securité) au 41bis parce qu’il était en possession d’un téléphone portable.
Cette occasion a également permis à Alfredo de retracer les étapes de sa détention, depuis la prison militaire pour son opposition totale au service militaire, jusqu’aux sections communes, depuis les sections de haute sécurité de Ferrare et de Terni, jusqu’à l’atterrissage dans le 41bis, appelé lieu d’isolement total. Sûrement le regard d’Alfredo ne s’est pas arrêté à son expérience personnelle et, cette fois encore, il n’a pas manqué l’occasion de condamner la brutalité du 41bis tout entier, en réaffirmant que pour lui il n’y a pas de distinction entre prisonniers dans ce système d’enfermement et d’anéantissement. Il a raconté l’horreur du service hospitalier de 41 bis de la taule de Milan Opera, où sont détenues pour la plupart des personnes très âgées, plusieurs atteintes d’Alzheimer, en poussette ou avec différentes autonomie limitées, qui ne savent même plus pourquoi elles se trouvent là. Il n’a pas pu s’empêcher d’exprimer, enfin, une considération sur le sens de ce régime, voulu à l’origine pour éliminer les sujets avec lesquels l’État a traité et qu’il a dû faire taire une fois qu’ils se sont révélés inutiles à ses sales jeux.
À la suite de son témoignage, des salutations inévitables et chaleureuses, chargées d’affection, se sont élevées dans le tribunal, ce qui a contrarié la juge et a entraîné l’évacuation de la salle. Même au début de l’audience les compagnon.ne.s presentes ont réussi à saluer Alfredo qui a répondu avec affection, réussissant ainsi à briser, même pour une fraction de seconde, un isolement terrible. C’était une émotion très forte, partagée par les deux côtés de ce foutu écran.
Nous sommes certains que l’occasion d’aujourd’hui a été très précieuse pour Alfredo, mais encore plus pour nous, qui dans ses paroles et dans son ironie toujours présente, nous avons trouvé une fois de plus une détermination énorme, une haine pour les oppresseurs et un amour très fort pour ses compagnon.ne.s, à partir de ses premiers mots pour Sara et Sandro. Et c’est avec leur vif souvenir que nous voulons nous aussi conclure ces lignes, pour ne pas oublier celles et ceux qui ont donné leur vie pour lutter pour un monde différent.
Avec Sara et Sandro dans le cœur.
Pour qu’il ne reste de chaque prison que des décombres.
Courage, Alfredo !

Anarchistes de Bologne

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Russie : Azat Mifthakov est soumis à la torture dans les geôles poutiniennes https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/22/russie-azat-mifthakov-est-soumis-a-la-torture-dans-les-geoles-poutiniennes/ Fri, 22 May 2026 16:27:48 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62948 Continuer la lecture ]]> Solidarité FreeAzat / jeudi 14 mai 2026

L’association Solidarité FreeAzat et son comité de souotin alertent : Azat Miftakhov, mathématicien russe et dissident, est soumis à la torture dans les geôles poutiniennes

Depuis 2019, Azat Miftakhov est incarcéré dans le cadre d’une procédure judiciaire fabriquée, reconnue comme un procès politique par de nombreuses organisations internationales. Ces derniers jours, la situation s’est dramatiquement aggravée : Azat a été transféré de force dans la prison de haute sécurité de Kharp (IK-18).

Située sur le cercle polaire arctique (région autonome de Iamalo-Nénétsie), cette prison est isolée dans une zone inhospitalière aux températures extrêmes (descendant jusqu’à -50°C d’octobre à mai). Elle est tristement célèbre pour ses conditions carcérales inhumaines et se trouve dans la même ville que celle où l’opposant Alexei Navalny a été assassiné.

Azat y a déjà été victime de tortures. Selon un témoignage direct daté du 21 avril 2026, Azat a été soumis à des sévices physiques et psychologiques atroces : déshabillement forcé, ligotage, étouffement, coups répétés, électrocution et prémices de viol. Ces actes de barbarie avaient pour unique objectif de briser sa volonté.
Le comité de soutien, déjà mobilisé pour la libération immédiate d’Azat, dénonce fermement ces agissements criminels, en violation totale du droit international et des conventions contre la torture. Ces méthodes démontrent la volonté du régime actuel d’éliminer toute dissidence.

Nous exigeons l’arrêt des tortures et la libération d’Azat Miftakhov.
Nous appelons les citoyennes et les citoyens, quelle que soit leur nationalité, à soutenir et diffuser notre appel.
[…]
La vie d’Azat Miftakhov est en danger immédiat. Sauvons Azat avant qu’il ne soit trop tard !
Paris, le 11 mai 2026

[Suit la liste des signataires]

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Dijon : Larmes d’enfermemeurs et ouin ouin de soc’dem https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/21/dijon-larmes-denfermemeurs-et-ouin-ouin-de-socdem/ Thu, 21 May 2026 17:02:44 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62933 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 20 mai 2026

Larmes d’enfermemeurs et ouin ouin de soc’dem, petit retour sur un weekend déter contre le CRA de Dijon

Samedi 18 avril 2026, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Dijon contre la construction du centre de rétention administrative. C’était un moment joyeux et déter, pendant lequel on a pu voir à la fois un spectacle mettant en scène les politiques locaux (les maires de Dijon et Longvic, des « socialo » pro enfermement et expulsions des étranger.es), des pancartes ou des collages.

Certaines affiches ont fait faire ouin ouin chez une certaines gauche associative et institutionelle qui n’a pas hésité à voler au secours des patron.nes constructeurs de prison (aller lire leur pépite ici : https://www.ici.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or-21/dijon/indignation-et-tristesse-apres-les-affiches-collees-a-dijon-en-marge-de-la-manifestation-anti-cra-ce-samedi-2674624 , /!\ TW larmes de soc’dem).

Pour rappel, l’ouverture d’un CRA de 140 places est prévue pour 2027, à côté de l’aéroport, sur la commune de Longvic. Ce projet dégueulasse va bien dans le climat de fascisation ambiante. Il y a quelques années, Darmanin avait annoncé la construction de 8 nouveaux CRA d’ici 2027. Le but est clair : toujours plus de criminalisation et d’enfermement pour celles et ceux qui n’ont pas ou plus les bon papiers pour vivre en france.

Pendant le weeekend, des banderoles et des tags ont fleuris un peu partout dans Dijon pour visibiliser la construction du CRA.

Le chantier doit commencer en 2026 et c’est C3B (Vinci) qui a remporté une bonne partie de l’appel d’offre.

Mais les énormes boites nationales n’ont pas le monopole : 3 boites locales profitent aussi de l’enfermement des étrangers pour se faire de la thune : la boîte de BTP Pennequin, les cabinet TAUW et DGET.

Pendant le weekend, il semblerait que certains d’entre eux aient eut leur façade repeintes… Oups…. On les laisse prendre contact avec Paul Garrigues, porte parole de la LDH, pour essuyer leurs larmes.

Parce que oui, même si comme le dit Francis Pennequin, ces sales boîtes n’ont « commis aucune faute » et on « juste répondu à un appel d’offre » elle n’ont aussi apparemment aucun semblant de moral ou d’éthique.

Dire qu’on est contre les CRA c’est bien, mais ça suffit pas. Il faut attaquer partout et tout le temps les acteurs qui les produisent, et y font leur business.

Allez, on vous laisser avec les affiches en question et des adresses utiles pour s’opposer en acte à la fascisation ambiante, à l’enfermement et aux frontières.

Bisou !

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*C 3 B

6 RUE DU ROMPOT , 21121 FONTAINE-LES-DIJON

* DGET

39 AVENUE DU 14 JUILLET , 21300 CHENOVE

* TAUW France

7 RUE DU GOLF 21800 QUETIGNY

* PENNEQUIN

601 RUE DE LA PIECE LEGER 21160 MARSANNAY-LA-COTE

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Paris : Attaque des complices de l’ICE https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/20/paris-attaque-des-complices-de-lice/ Wed, 20 May 2026 16:33:59 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62924 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 20 mai 2026

Entre le 8 et le 15 mai, nous avons mené plusieurs actions  à Paris (tags, inscriptions à l’acide, bris de vitres) contre les complices de l’ICE : Capgemini, Palantir et Parrot Drones.


Depuis sa création en 2003 par George W. Bush, l’ICE, l’agence fédérale responsable du contrôle de l’immigration et des douanes, terrorise les personnes immigrées aux Etats-Unis qu’elle traque sur leurs lieux de travail, dans la rue et au domicile, qu’elle séquestre, enferme, torture, tue et déporte en masse.

Avec chaque nouveau gouvernement, qu’il soit Démocrate ou Républicain, le budget et la panoplie d’outils à sa disposition n’ont cessé de croître jusqu’à exploser sous le deuxième mandat de Trump en atteignant plusieurs dizaines de milliards de dollars. Rien qu’en 2025, l’ICE a expulsé plus d’un demi-million de personnes du territoire des Etats-Unis.

Face à la traque quotidienne, aux séquestrations en pleine rue, aux scandales des enfants enfermé-e-s dans des cages et des familles séparées, et bien d’autres violences institutionnalisées et quotidiennes, des pratiques d’auto-défense et de résistance se sont multipliées dans les différents Etats où l’ICE opère. Les habitant-e-s des quartiers ciblés s’organisent pour prévenir leurs voisin-e-s des patrouilles et des raids, s’entraident pour éviter aux personnes vulnérables de devoir sortir dehors, s’opposent physiquement à des arrestations, manifestent devant les centres de rétention, attaquent les véhicules et les agents.

Ce mouvement de résistance s’amplifie lorsqu’en janvier dernier, des agents de l’ICE assassinent Renee Nicole Good et Alex Pretti à [« Minneapolis, dans l’État du » ; NdAtt.] Minnesota. Depuis, de plus en plus d’actions sont menées aussi contre les entreprises qui profitent de la fascisation en cours, en fournissant l’agence en véhicules, bâtiments, armes, logiciels et tous les autres outils indispensables à la poursuite de son travail.

Ces appels à actions dépassent les seuls Etats-Unis, car les entreprises-collabos sont présentes dans le monde entier. D’un côté, des boîtes américaines de surveillance comme Palantir ouvrent leurs bureaux en Europe pour travailler plus étroitement avec les services de renseignement locaux. De l’autre côté, des multinationales françaises telles que Capgemini amassent des dizaines de millions d’euros suite à leur collaboration avec l’ICE depuis plus de dix ans.

Alors que les médias ont l’air de se désintéresser progressivement de ces mobilisations, 9 personnes liées à une manifestation contre le centre de rétention de l’ICE à Prairieland, jugé-e-s coupable dans une affaire de terrorisme montée de toute pièce, attendent toujours la décision quant à la longueur des peines de prison qu’elles vont écoper.

Ici à Paris, nous sommes plusieurs à nous être retrouvé-e-s autour de l’envie de faire preuve de solidarité avec tou-s-tes celleux qui résistent contre l’ICE d’une manière qui nous paraissait concrète et pertinente : à travers l’attaque des complices de l’ICE partout où ils se trouvent.

Nous nous inquiétons également de la montée du fascisme autour de nous et nous ne sommes pas dupes quant au fait que les technologies qui servent actuellement à l’ICE vont aussi servir aux fachos français, car utilisés déjà par le pouvoir en place (à titre d’exemple, en France, Palantir renouvelle son contrat avec la DGSI et Capgemini aide à traquer les chômeur-euse-s). Agir contre les complices de Trump, c’est donc aussi agir contre la fascisation ici en France.

Pour toutes ces raisons-là, entre le 8 et le 15 mai, nous avons ciblé trois entreprises présentes à Paris : Capgemini, Palantir et Parrot Drones.

Palantir Technologies : en plus de fournir à l’ICE des logiciels pour traquer les immigré-e-s, cet expert des outils de surveillance basés sur l’IA collabore en ce moment avec l’Etat israélien dans son effort de guerre génocidaire. Palantir a plusieurs adresses enregistrées à Paris. Nous nous sommes rendu-e-s devant l’immeuble de bureaux « F-hive » (5, rue Charlot dans le 3e), l’une des adresses associées à l’entreprise, pour marquer à l’acide sur leurs vitres « Palantir collabo, Fuck ICE » et quelques autres slogans.

Capgemini : au coeur du scandale de la complicité française avec l’ICE, cet autre géant de la tech cumule des contrats valant plusieurs dizaines de millions d’euros depuis 2007 avec l’agence. Depuis janvier, ses dirigeants promettent de vendre la filiale « Capgemini government solutions » impliquée, mais à ce jour nous n’avons aucune nouvelle de cette vente et aucune envie d’attendre que la boîte s’enrichisse encore plus sur le dos des déporté-e-s. En plein 13e (6-8, rue Jean-Antoine de Baïf), nous avons visité « Future4Care », un accélerateur de start-ups dans le domaine de la digitalisation de la santé (en d’autres mots, la surveillance numérique des patient-e-s) co-géré par Capgemini, Orange, Sanofi et Generali. Nous avons d’abord tagué les vitrines du bâtiment, mais comme nos messages étaient effacés rapidement, nous y sommes retourné-e-s quelques jours plus tard avec des marteaux pour briser plusieurs fenêtres à côté de l’entrée.

Parrot Drones : cette autre boîte qui, comme son nom indique, travaille sur des drones utilisées par l’ICE à la frontière avec le Mexique siège au 3e étage du bâtiment situé au 174-178, quai de Jemmapes dans le 10e. Nous avons tagué sa façade en hauteur et au niveau du sol avec les inscriptions : « fuck drones, fuck ICE, Parrot collabo, feu aux frontières ».

Pour cette série d’actions, nous avons privilégié les entreprises dans le domaine des technologie de la surveillance, notamment les logiciels basés sur l’IA et les drones, un secteur clé impliqué dans le contrôle des frontières, la répression étatique et les guerres génocodaires. Il y a en réalité beaucoup plus d’acteurs collabos de l’ICE : on pense à Thalès, Deloitte, Enterprise etc…

Nous nous réjouissons des initiatives similaires qui ont lieu ailleurs en France, par exemple à Lyon en avril dernier : https://lille.indymedia.org/spip.php?article38108&lang=fr [voir ici aussi ; NdAtt.]

A l’approche de l’été, nous invitons nos compagnon-ne-s à multiplier et à intensifier les actions contre les complices de la surveillance, de la montée du fascisme et du racisme d’Etat. Montrons leur qu’on ne les oublie pas. Empêchons partout leur travail mortifère et ruinons leur départ en vacances pour préparer une rentrée bien chaude !

Vengeance pour Renee Nicole Good, Alex Pretti, les dizaines de mort-e-s en détention et tou-s-te-s celleux déporté-e-s par l’ICE. Liberté pour les 9 de Prairieland et tou-s-tes les autres ! ICE out of everywhere!

P.S. Voici le lien pour s’informer sur l’affaire de Prairieland et soutenir les inculpé-e-s : https://prairielanddefendants.com/

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Carquefou (Loire-Atlantique) : Léon Grosse – les collabos – à nouveau visité https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/20/carquefou-loire-atlantique-leon-grosse-les-collabos-a-nouveau-visite/ Wed, 20 May 2026 16:24:38 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62909 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mardi 19 mai 2026

Ce week-end, Léon Grosse, contributeur majeur au projet de CRA à Carquefou, complice de traite d’Êtres Humain•e•s a reçu une affectueuse visites : leurs portails ont été enchaînés, et leurs entrées sinistrées. À bas les CRA, Abats les CRA. 👊

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Leipzig (Allemagne) : Une camionnette du profiteur des taules KONE démolie https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/19/leipzig-allemagne-une-camionnette-du-profiteur-des-taules-kone-demolie/ Tue, 19 May 2026 16:20:03 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62914 Continuer la lecture ]]> knack.news / lundi 18 mai 2026

Une camionnette du profiteur des taules KONE démolie – Solidarité avec les prisonnier.es en Grèce

Dans la nuit de vendredi à samedi (15‑16 mai), nous avons démoli une camionnette de KONE, qui était garée à Connewitz : brisé les vitres, crevé les pneus et laissé derrière nous le slogan « Contre les taules ». Le producteur d’ascenseurs KONE est impliqué dans la construction de taules et tire donc directement profit du système carcéral inhumain.

Par cette action, nous envoyons des salutations militantes et pleines de solidarité en direction d’Athènes. Là-bas, notre compagnonne anarchiste Marianna (entre autres) a été condamnée à dix-neuf ans de taule, il y a quelques semaines, pour avoir pris, dans sa résistance, le chemin de la résistance armée contre le monde de l’oppression. Un chemin qui a coûté la vie à son compagnon et partenaire Kyriakos Xymitiris. De plus, depuis hier, six autres compas sont en détention, accusé.es d’avoir mené avec succès plusieurs expropriations armées de banques ; là aussi, ils/elles risquent de longues peines de prison.

Notre passion pour la liberté est plus forte que toute cellule de prison !
Liberté pour tou.tes les prisonnier.es !
Des salutations militantes aux prisonnier.es grec.ques !

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Le Bélarus libère plusieurs prisonnier.es anarchistes et antifascistes https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/12/le-belarus-libere-plusieurs-prisonnier-es-anarchistes-et-antifascistes/ Tue, 12 May 2026 16:52:18 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62837 Continuer la lecture ]]> Freedom / jeudi 7 mai 2026

Le régime biélorusse a récemment libéré le prisonnier anarchiste Nikita Emelyanov, arrêté en octobre 2019, car soupçonné d’avoir essayé de mettre le feu au Centre de détention provisoire n° 1, à Minsk, et condamné à quatre ans de prison. Sa condamnation, en vertu de l’article 411, a ensuite été prolongée deux fois, portant sa durée totale à sept ans [voir ici ; NdAtt.]. En prison, Nikita a souvent été placé en cellule disciplinaire, puis enfin transféré dans un régime carcéral normal.

Au cours des derniers mois, plusieurs autres prisonnier.es politiques soutenu.es par l’Anarchist Black Cross Belarus ont été libéré.es et déporté.es en Lituanie, tandis que d’autres personnes appartenant au milieu antifasciste ont été libérées sans être déportées. Il y a encore au moins dix-huit anarchistes et antifascistes qui sont en train de purger de longues peines de prison, au Bélarus, pour les manifestations de 2020 et la résistance contre l’invasion russe de l’Ukraine.

Leur libération fait partie des tentatives du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko d’améliorer ses relations avec les pays occidentaux, en échangeant des prisonnier.es politiques contre la levée des sanctions. Loukachenko a déjà utilisé cette stratégie en 2014-15, ce qui avait conduit à plusieurs années de coopération entre la dictature biélorusse et l’UE. Mais, même à cette époque-là, la répression dans le pays continuait d’être forte.

Ces dernières années, le régime a arrêté à nouveau des anarchistes et des antifascistes qui avaient déjà été condamné.es pour les manifestations de 2020. Après que des centaines de personnes aient été libérées car « achetées » par des politiciens américains, Loukachenko a maintenant réussi à « remplir à nouveau » ses prisons. Par exemple, récemment, une personne qui avait protesté contre l’invasion à grande échelle de l’Ukraine a été condamnée à trois ans.

Le département « anti-extrémisme » du régime a promis dans ses déclarations publiques que les anarchistes « pourriront en prison » et ne figureront sur aucune liste d’échange, sans parler de leur libération. Il est pourtant possible que la libération d’Emelyanov et d’autres personnes marque un déclin de l’influence de la police politique sur les décisions de l’État.

Quoi qu’il en soit, le régime biélorusse ne fait aucun pas vers une confrontation politique raisonnable avec ses opposant.es et continue de persécuter les anarchistes ainsi que toute autre opposition.

Nikita Ivansky

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Italie : Le régime 41-bis renouvelé pour Alfredo Cospito https://attaque.noblogs.org/post/2026/05/03/italie-le-regime-41-bis-renouvele-pour-alfredo-cospito/ Sun, 03 May 2026 17:10:57 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62759 Continuer la lecture ]]> La Nemesi / samedi 2 mai 2026

Le 30 avril 2026, le ministère de la Justice, dans la personne du ministre Carlo Nordio, a décidé le renouvellement du régime de torture et d’anéantissement 41-bis à l’encontre de l’anarchiste Alfredo Cospito. Cette décision était attendue avant le 4 mai, la date d’expiration des premiers quatre ans de cette mesure vindicative et infâme, dont le seul but est l’anéantissement du prisonnier, avec l’intention de le pousser à renier ses convictions révolutionnaires et à collaborer avec l’État. Une finalité qui, clairement, ne marche pas avec Alfredo Cospito. Le ministre Nordio prend donc la responsabilité de ce choix politique, dans un moment où, entre autre, il est au centre d’une tempête médiatique, à cause des continuels scandales le concernant.

Nous rappelons qu’Alfredo a été soumis au régime du 41-bis le 5 mai 2022 [voir ici ; NdAtt.]. Le 20 octobre 2022, il a commencé une longue grève de la faim, qui s’est terminée le 19 avril, après la sentence de la Cour constitutionnelle du 18 avril, qui a reconnu la prévalence des circonstances atténuantes par rapport à la récidive répétée, dans le cas de toutes les condamnations pour des crimes dont la peine fixe est la réclusion à perpétuité. Cela a empêché sa condamnation à la peine de réclusion à perpétuité avec période de sûreté illimitée, ainsi que la condamnation de l’anarchiste Anna Beniamino à 27 ans, avec l’accusation de « massacre politique », par rapport à la double attaque explosive contre la caserne des élèves du corps des Carabinieri, à Fossano, le 2 juin 2006.
Pendant ces mois intenses, allant du 20 octobre 2022 au 19 avril 2023, beaucoup de choses ont été dites et beaucoup de choses ont été faites. Dans une mesure sans précédent, l’image de ce système de torture et d’extorsion qu’est le 41-bis a été ébranlée, tout comme la fausse aura immaculée de ce cirque qui va de la Commission parlementaire anti-mafia (un grotesque oxymore !) à la Direction nationale anti-mafia et antiterrorisme. Pendant ces mois, alors qu’on parlait beaucoup des et contre les anarchistes, beaucoup de cœurs remplissaient les rues et beaucoup de flammes illuminaient les nuits de différentes parties du monde. De l’Italie à la Grèce, de l’Allemagne à la France, de l’Espagne au Chili, du Royaume-Uni à l’Indonésie. Pendant ces six mois, on a réussi à synchroniser nous souffles, en faisant de la solidarité, de la propagande anarchiste et de l’action une synergie incessante. Dans les prisons, les compagnons anarchistes et révolutionnaires ont lutté aux côtés d’Alfredo, par des grèves de la faim et des initiatives solidaires. Pendant ces mois, Alfredo a toujours affirmé qu’il ne se battait pas seulement pour lui-même, mais pour tous les détenus soumis au régime 41-bis.

Le 15 janvier 2025, à Pérouse, le procès qui a fait suite à l’ainsi-dite « opération Sibilla » s’est soldé avec un non-lieu [voir ici ; NdAtt.] ; un procès qui voyait Alfredo inculpé, avec onze autres anarchistes – dont la compagnonne Sara Ardizzone, dont la vie, ensemble avec celle du compagnon Alessandro Mercogliano, s’est brisée dans la nuit du 19 au 20 mars 2026 [voir ici ; NdAtt.], au cours de la phase de préparation d’une attaque explosive, en laissant une blessure profonde dans la lutte et dans l’anarchisme. La sentence du procès « Sibilla » a, dans les faits, marqué l’effondrement de l’un des éléments qui ont été déterminants pour le transfert d’Alfredo dans le régime 41-bis. Malgré cela, le compagnon devra rester enfermé dans cette maudite oubliette qu’ils appellent 41-bis, dans la prison « G. Bacchiddu », à Bancali, en Sardaigne, pendant au moins deux ans encore, jusqu’à la prochaine échéance du délai, quand ces messieurs seront à nouveau appelés à se prononcer sur une mesure qui peut potentiellement être prolongée à l’infini. Que les deux prochaines années pèsent comme du plomb sur tous ceux qui sont impliqués dans l’acharnement vindicatif contre notre compagnon.

Nous n’oublions pas les prisonniers de la guerre sociale et nous n’oublions pas ceux qui sont tombés dans la guerre sociale.
Alfredo hors du 41-bis !
Sara et Sandro, toujours avec nous.

 

Pour écrire à Alfredo :

Alfredo Cospito
C.C. « G.Bacchiddu »
Strada Provinciale 56, n°4
Località Bancali
07100 – Sassari (Italie)

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Prison de Santiago Sur (Chili) : Des nouvelles de la situation carcérale du compagnon Lucas Hernández https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/30/prison-de-santiago-sur-chili-des-nouvelles-de-la-situation-carcerale-du-compagnon-lucas-hernandez/ Thu, 30 Apr 2026 16:31:22 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62739 Continuer la lecture ]]> La Peste / mardi 22 avril 2026

Plus d’un mois est passé depuis que le compagnon Lucas Hernández a été transféré de la maison d’arrêt Santiago Uno à la maison centrale Santiago Sur (Ex-Penitenciaria) et, depuis son arrivée, le harcèlement a été permanent.

Depuis plus d’un mois, Lucas se trouve dans la quatrième section de l’Ex-Penitenciaria, un quartier pour les détenus isolés et punis, avec un régime d’enfermement de 24 heures par jour, dans des conditions de surpopulation qui l’ont amené à partager la cellule avec plus de vingt autres personnes et avec une série de restrictions dans ses déplacements à l’intérieur de la section elle-même, à cause de son refus de professer une quelconque religion, dans sa vie quotidienne derrière les barreaux.

Pendant le dernier mois, il y a eu une série d’audiences, suite au recours présenté par les avocat.es défenseur.es de Lucas. Le but du recours était de dénoncer et de faire cesser les violations des droits du compagnon, perpétrées par l’Administration pénitentiaire ; cependant, même si le recours a été accueilli par le tribunal, qui a ordonné de sortir Lucas de l’isolement, l’Administration pénitentiaire, par l’intermédiaire de ses avocats, a retardé la procédure, ne présentant pas les rapports exigés par le tribunal et, à ce jour, n’a pas respecté l’ordre reçu, sans même donner une explication de la raison du maintien de Lucas dans cette situation.

Notre compagnon reste ferme, digne et intègre, malgré la torture psychologique quotidienne à laquelle il a été soumis par les matons, en représailles de sa position politique réfractaire.

Nous lançons un appel urgent à tou.tes ceux/celles qui portent un discours anti-carcéral, à ne pas rester dans l’inaction des mots, mais pour qu’on multiplie les actions solidaires pour exiger la fin de l’isolement de Lucas Hernández et l’arrêt de se son harcèlement de la part de l’Administration pénitentiaire.

Faire des idées une menace réelle.
Aldo et Lucas, dehors !

Source : @kallejaalakallee

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Nantes – Léon Grosse : ton business est crade https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/27/nantes-leon-grosse-ton-business-est-crade/ Mon, 27 Apr 2026 17:00:54 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62698 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mercredi 22 avril 2026

Dans le cadre de la journée de mobilisation nationale contre les Centres de Rétention Administratives (CRA), nous avons repeint les facades de l’entreprise Léon Grosse et lui avons laissé un petit message.

Dimanche 19 avril dans la soirée, plusieurs activistes ont mené une action rapide et symbolique devant le siège du groupe : du faux sang, symbole des victimes de la politique migratoire française, a été projeté sur la facade de l’entreprise, afin de dénoncer la responsabilité du groupe dans ce projet mortifère, raciste et indigne.

Pour rappel, les CRA sont des lieux où sont enfermees des personnes en raison de leur situation administrative irrégulière, sans jugement ni procès.

Les conditions d’enfermement portent largement atteinte à la dignité humaine : nourriture insuffisante et périmée, coupures d’eau courante, locaux insalubres et non entretenus, refus d’accès aux médicaments et aux soins, violences physiques et psychiques… Tout cela avec la menace d’être expulsé à tout moment pour des personnes vulnérables ayant déjà bien souvent traversé des expériences traumatiques dans leur parcours.

Le CRA à Nantes, qui sera l’un des plus grands de France avec 140 places prévues, fait partie d’un projet national initié par Gérald Darmanin, prévoyant de multiplier par deux le nombre de places sur le territoire. Ce projet s’inscrit dans une politique migratoire de l’Etat de plus en plus répressive et déshumanisante, au pretexte de la supposée dangerosité des personnes ciblées, ideés recues pourtant largement démontées par plusieurs études.

Cette politique est l’une des composantes d’un système capitaliste néocolonial et raciste qui se maintient par la reproduction de formes de d’exploitation et d’oppression sur les personnes issues l’immigration tout en continuant l’exploitation asymétrique des ressources et la destruction globale du vivant.

Nos organisations luttent contre ces ravages dont l’une des racines premières est le colonialisme. Nous défendons une écologie politique, systémique et décoloniale, nous voulons que cesse la violence capitaliste et imperialiste exercée sur les corps et les terres. C’est pourquoi nous nous opposons fermement au principe même du CRA, qui participe au continuum colonial en criminalisant immigration, en enfermant des étranger es dans des conditions indignes et en organisant des expulsions de masse.

Nos revendications sont claires :

Nous demandons à Léon Grosse de se retirer du projet du CRA.

Nous exigeons de Johanna Rolland, Maire de Nantes, qui s’est récemment opposée publiquement au projet du CRA, allier les actes aux paroles en usant des leviers juridiques qui existent bel et bien pour l’abandon definitif du projet.

Nous tenons à rappeler au groupe Léon Grosse qu’à Nantes une resistance de plus en plus forte et structurée s’oppose à la construction du CRA, elle se poursuivra et s’intensifiera jusqu’à l’abandon du projet.

Restons mobilisé.es contre les CRA, ni ici, ni ailleurs!




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Prison de Lyon-Corbas : Solidarité pour Kam https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/26/prison-de-lyon-corbas-solidarite-pour-kam/ Sun, 26 Apr 2026 17:11:51 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62690 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 25 avril 2026

Jeudi 9 avril, Kam s’est fait arrêtée. Ce matin-là, elle est embarquée et passe sa nuit en GAV à Romans. Le lendemain, elle est emmenée à Grenoble pour être présentée devant un procureur qui notifie un Mandat d’Arrêt Européens (MAE) à son encontre émis par la justice italienne.

Malgré des garanties de représentation il a été décidé de la maintenir enfermée et de l’envoyer à la prison de Lyon Corbas, où elle restera au moins jusqu’à jeudi 30 avril, date à laquelle elle repassera en audience publique à la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Grenoble. C’est cette chambre d’instruction qui statue sur la validité des MAE, leur application et sur le fait de remettre Kam ou non aux autorités italiennes.

Jeudi dernier, le 16 avril a eu lieu une 1re audience publique. Il n’a pas été question de parler du mandat a proprement parlé faute de traduction, mais l’avocate de kam et l’avocate générale du procureur ont demandé l’étude de faisabilité de la mise en place du bracelet électronique, le temps de la procédure. Ce qui a été accepté par le juge.

Pour le moment Kam est encore enfermée à la maison d’arrêt de Lyon Corbas.

Elle y restera au moins jusqu’à la prochaine audience où les juges statueront si c’est OK ou non de la faire sortir sous bracelet. Le 30 avril à 11h sera aussi le moment où kam et son avocate vont pouvoir plaider le fait de refuser l’extradition et se défendre de ce mandat.

Vous pouvez lui envoyer tout votre soutien en lui écrivant une lettre :

Camille Casteran
Numéro d écrou 51043
Maison d’arrêt de Lyon-Corbas
Quartier des femmes 40 boulevard des nations
BP351 69962 Corbas Cedex

 

Faisons lui sentir notre solidarité.

Feu aux frontières, nik la taule et son monde !

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Portland (USA) : Un message pour Day Wireless https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/20/portland-usa-un-message-pour-day-wireless/ Mon, 20 Apr 2026 16:45:37 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62642 Continuer la lecture ]]> Rose City Counter-Info / vendredi 17 avril 2026

Face à ce qui se passe autour de nous, il est facile de se sentir impuissant.es et de se laisser aller au désespoir et à l’inaction. En essayant de trouver une sortie du désespoir, nous avons découvert qu’une partie du travail avait déjà été faite et que beaucoup de gens collectent des informations sur ceux qui travaillait avec l’ICE et se font de l’argent avec la souffrance humaine (voir quelques-unes des publications plus anciennes sur ce site internet ou d’autres).

Day Wireless équipe l’ICE avec des radios et d’autres technologies de surveillance, afin qu’ils puissent plus facilement mener le nettoyage ethnique ordonné par Trump et sa collection de goules en costumes bon marché. Ceux/celles d’entre nous qui ont une conscience doivent faire tout ce qu’elles/ils peuvent pour mettre du sable dans les engrenages de cette machine fasciste. Nous voulions envoyer un message à Day Wireless, en accrochant une banderole et en repeignant leur véhicule de service. Imaginez notre délice quand nous avons découvert aussi quelques voitures de police dans leur parking. D’un aérosol de peinture, deux coups. (Nous sommes presque sûr.es que le proverbe est comme-ça.) Tout acte de résistance, aussi petit qu’il puisse sembler, vaut la peine d’être fait. Un grêlon isolé est petit et peut fondre rapidement, mais une tempête de grêle peut, tout aussi rapidement, causer de vrais dégâts. Allez, au boulot.

Amour et rage,

vos chères anarchistes du coin

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Bruxelles (Belgique) : Nouvelles de T. https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/17/bruxelles-belgique-nouvelles-de-t/ Fri, 17 Apr 2026 16:29:35 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62611 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / jeudi 16 avril 2026

Nouvelles de T, incarcéré à Haren (Bruxelles) et restrictions de visites

Incarcéré depuis le 12 novembre 2025, accusé d’avoir incendié trois véhicules de police à Bruxelles [voir ici ; NdAtt.], T est depuis mi-mars « sous restrictions téléphoniques et de visites ». Concrètement, le nombres de visiteurs et d’interlocuteurs telephoniques qu’il était préalablement autorisé à voir ou à contacter a été subitement et drastiquement réduit.

Contre ces restrictions une plainte a été déposée sur la base de l’absence de notification au détenu. Suite à cela, elles ont effectivement été levées avant d’être, toutefois, rapidement réinstaurées lorsqu’une motivation formelle a été apportée par la direction de la prison.

Cette mesure serait ainsi justifiée par les supposés « liens avec des milieux à caractère extrémiste » des visiteur.euse.s qui présenteraient le risque de « favoriser le maintien ou le développement de réseaux d’influences en lien avec ces milieux, ou compromettre la sécurité de l’établissement ».

Bien que l’instruction vienne d’être clôturée, la dernière audience devant la chambre du conseil (qui statue sur la détention) s’est conclue par son maintien en préventive.Lors de la prochaine audience, fin avril, il s’agira en plus de fixer une date pour le procès pénal. L’enjeu de recevoir des visites et de pouvoir communiquer avec l’extérieur reste donc d’actualité.

Faire face à l’arbitraire de l’administration pénitentiaire est le lot quotidien des prisonnier-e-s et les geôliers ont tout un panel de mesures pour renforcer l’isolement. La solidarité avec les résistances et révoltes des prisonnier-e-s contre leurs conditions d’isolement fait partie de la lutte contre toutes les prisons.

Les formes et les possibilités de cette lutte sont multiples, que ce soit en recouvrant les murs des villes-prisons avec ses idées, la diffusion de tracts ou de journaux, des rassemblements spontanés ou aller faire chier les profiteurs et les serviteurs de l’enfermement… Bref, chacun-e peut se solidariser de la manière qu’iel juge la plus adéquate !

Solidarité avec T et feu aux prisons.Liberté pour toutes et tous !

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Paris : Nik A 26! Contre les CRA et ceux qui les construisent! https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/15/paris-nik-a-26-contre-les-cra-et-ceux-qui-les-construisent/ Wed, 15 Apr 2026 16:53:00 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62608 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / mardi 14 avril 2026

Ce matin, une grosse trentaine de personnes sont passés faire un petit coucou au cabinet d’architecture A26 dans le 14 ème arrondissement de Paris!

Les gens sont restés une dizaine de minutes pour redécorer un petit peu leur open space parisien de cadres dynamiques et leur rappeler à quel point ils font partie à part entière de ce monde de merde qu’on veut détruire! Confettis, stickers, slogans et banderole déployée pour perturber leur petit quotidien, petite contribution à la lutte contre les CRA, l’enfermement et le business qui va avec!

Car pourquoi ce cabinet allez vous me demander? A26 vient de gagner l’appel d’offre pour participer au plan de construction du prochain CRA de Dijon en plus de devenir le prochain maître d’ouvrage du projet! Mais A 26 c’est aussi des prisons, des commissariats et des palais de justice,… bref tout un programme… heuresement comme nous l’a dit un des employés : « mais on construit aussi des hopitaux »… ouf nous voilà rassuré…

L’occasion de rappeler que ce wk il y a un appel à venir à Dijon pour manifester contre la construction du CRA!

Que crèvent les archis, les CRA et les prisons!

Liberté pour toustes!

 

Ci-dessous le tract écrit pour l’action d’envahissement :

Aujourd’hui, avec une bande de copaines, on a décidé d’aller faire un tour chez A 26 avec l’idée de perturber gaiement leur petit quotidien.

Leur taf n’est pas seulement, à coups de plans et de normes, de décider comment on doit vivre, de dire comment les lieux doivent être habités.

Non, ces « créatifs », qui disent se « soucier de l’humain » ont aussi dessiné les plans du futur CRA de Dijon.

Les centres de rétention adminisitrative, ce sont ces lieux où l’état enferme des personnes qui n’ont pas, n’ont plus, les bons papiers et qui vont subir la violence des flics avant de se faire expulser.

Ce sont donc les architectes de A26, qui derrière leur écran, ont imaginé ce sinistre endroit, capable d’ici 2027 d’enfermer 140 personnes en même temps.

Une cour grillagée par ici, un clic pour ajouter des cellules et des barreaux par là, une bonne rangée de barbelés en faisant glisser la souris… un peu de ciel bleu, quelque espace vert, et hop le tour est joué.

Dans leur grand open space, tranquille au centre de paris, ces « humanistes », en dessinant des cages pour étrangers, participent activement à la politique raciste de l’état qui cherche par tous les moyens à leur pourrir la vie.

Rafles dans les villes, contrôles dans les gares, chasses aux migrants des dunes du nord à la frontière italienne, partout la police harcèle et distribue des OQTF à la pelle. Quant à celleux qui pensaient souffler un peu avec leur pauvre titre de séjour bien précaire, tout est fait pour qu’ielles le perdent, avec des règles toujours plus restrictives pour le renouveler.

Pour faire peur aux étrangers et draguer les électeurs de l’extrême droite, l’état agite donc la menace de l’expulsion. Et pour cela il faut construire des CRA, toujours plus de CRA. D’ici à à 2027, l’objectif de l’état est d’atteindre 3.000 places, soit deux fois plus qu’il y a 10 ans.

Une politique bien en phase avec le texte validé début mars à bruxelles. Pour expulser toujours plus, la durée d’enfermement sera portée jusqu’à deux ans et des centres seront situés en dehors de l’Europe. Pour traquer les étrangers, l’usage de technologies de surveillance sera renforcé, les perquisitions facilitées, et les bureaux d’aide sociale et autres administrations devront poukave les étrangers… Vous avez détesté l’ICE de Trump ? Vous allez haïr l’europe réactionnaire.

Pour mener cette politique raciste, pas de problème de budget. Le seul CRA de xxx c’est au moins 30 millions d’euros. Tout ce cash attire un paquet d’entreprises, qui viennent gratter toujours plus de thunes sur l’enfermement des étrangers (et des autres)

A26 va ainsi toucher sa part. Cette boite collabo n’est pas à une saloperie près. Sur son site, elle se vante d’avoir « réalisé », une gendarmerie, un palais de justice, des centres pénitentitaires, des sites pour l’armée, le méga entrepôt de logistique à Gennevilliers… Beuuurk, la liste est à gerber et c’est un bon condensé de ce monde dont on ne veut plus.

Alors venir empêcher de bosser ces complices de l’enfermement pendant quelques heures, c’est bien la moindre des choses vu la merde qu’ils font tous les jours.

Nik A26, et tous les complices de l’enfermement

Nik les CRA, les taules et les frontières

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États-Unis : Marius Mason sera relâché de prison https://attaque.noblogs.org/post/2026/04/05/etats-unis-marius-mason-sera-relache-de-prison/ Sun, 05 Apr 2026 16:52:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62525 Continuer la lecture ]]> Anarchist Black Cross Federation / vendredi 3 avril 2026

États-Unis : Marius Mason sera relâché de prison et transféré dans une maison d’accompagnement vers la sortie, le 4 mai

Le prisonnier politique Marius Mason – connu pour ses œuvres artistiques, son engagement pour l’environnement, son anarchisme et sa défense des droits des personnes trans, entre autres [et emprisonné depuis 2008 pour des attaques en défense de la terre et contre les biotechnologies ; NdAtt.] – est censé être relâché de prison en mai 2026 et transféré dans une maison d’accompagnement vers la sortie, à Detroit.

À l’heure actuelle, nous ne savons pas quelles restrictions lui seront imposées, ni pour combien de temps. Nous sommes reconnaissant.es envers les nombreuses personnes qui l’ont défendu, soutenu et qui ont travaillé pour ce résultat et nous espérons que cette transition se fera dans la dignité, la sécurité et le souci de toutes les personnes impliquées.

Nous partagerons plus de détails dès qu’ils seront disponibles. En attendant, envisagez, s’il vous plaît, de de faire un don, selon vos possibilités, au fond de soutien de Marius, à l’adresse : supportmariusmason.org/support

Si vous avez des questions spécifiques, contactez le mail : freemariusmason [at] gmail.com
Avec la plus profonde gratitude,

l’équipe de Support Marius Mason

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Yogyakarta (Indonésie) : Yogyakarta brûle encore https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/14/yogyakarta-indonesie-yogyakarta-brule-encore/ Sat, 14 Mar 2026 17:32:43 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62351 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / mercredi 25 février 2026

Yogyakarta brûle encore – Liberté pour les prisonnier.es

24 février 2026
La police régionale de Yogyakarta a reçu la visite d’étudiant.es et d’habitant.es de Yogyakarta. La foule demande la libération de TOU.TES les détenu.es restant.es, suite à l’insurrection d’août 2025.

Mardi 24 février, des centaines d’étudiant.es et d’habitant.es ont mené une protestation devant le quartier général de la police régionale de Yogyakarta. La manifestation a été déclenchée par la colère suscitée par la mort, dans les Moluques, d’un lycéen de 14 ans, agressé par des membres du Corps de brigade mobile (Brimob).

Les manifestant.es ont défilé depuis l’UPN [l’université « National Development University « Veteran » » ; NdAtt.] jusqu’au quartier général de la police régionale, sans aucune demande écrite ni scandée. La manifestation a été décrite comme spontanée et comme une expression de colère et de déception.

Des observations sur place ont révélé que la clôture du côté est du quartier général de la police régionale s’était effondrée. Des policiers montaient la garde derrière des barbelés pour empêcher la foule d’entrer dans l’enceinte du commissariat. Plusieurs policiers ont été blessés. Les gens ont mis le feu aux installations de la police, ont lancé des feux d’artifice et affronté la police, en dénonçant ainsi la terreur policière et le régime de Prabowo.

Vengeance pour les personnes emprisonnées, celles torturés, celles tués et celles disparues.

Détruire tous les États – Détruire tous les policiers et les geôliers.

 

source : https://x.com/__PASMANTAP/status/2026329222906884518?s=20
[des vidéos des émeutes sont disponibles sur Dark Nights ; NdAtt.]

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Bandung (Indonésie) : Le compagnon anarchiste Dena transféré à la prison de Kebon Waru https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/14/bandung-indonesie-le-compagnon-anarchiste-dena-transfere-a-la-prison-de-kebon-waru/ Sat, 14 Mar 2026 17:30:21 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62363 Continuer la lecture ]]> Dark Nights / jeudi 12 mars 2026

Le compagnon anarchiste Dena transféré à la prison de Kebon Waru en vue de son procès

Le compagnon anarchiste et rappeur emprisonné, Dena (Maditya Dena), dit Apip ou Scoobydoomz, a été transféré du quartier général de la police paramilitaire de Java occidental à la prison de Kebon Waru, à Bandung. Cela a finalement eu lieu à cause du dépôt auprès du tribunal des accusations à son encontre.

Dena est accusée de la destruction de la banque Hana, à Bandung [le 21 mars 2025, voir ici ; NdAtt.], aux côtés du compagnon Adit, qui est aussi mis en cause dans la même affaire et doit aussi passer à procès. Dena souffre de problèmes de santé, liés à sa séropositivité et en prison il est difficile d’obtenir régulièrement des médicaments, qui coûtent beaucoup d’argent. Dena avait été gardé à l’écart du reste des compas impliqué.es dans l’affaire dite « Chaos Star ».
On s’attend à ce que Dena et Adit soient condamnés à deux ans, ou moins, pour destruction de biens, cependant Adit risque aussi 25 ans pour une attaque à la bombe contre un poste de police, dans un autre procès, relatif à une action de 2024.

Feu aux prisons ! Feu à l’État !

 

Envoyez du courrier de solidarité au compagnon Dena, en anglais ou en indonésien.

Maditya Dena
JI. Jakarta No.42-44,
Kebonwaru, Kec. Batununggal,
Kota Bandung, Jawa Barat
Indonésie

Palang Hitam/ABC

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Leipzig (Allemagne) : Une voiture du profiteur des taules SPIE incendiée https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/10/leipzig-allemagne-une-voiture-du-profiteur-des-taules-spie-incendiee/ Tue, 10 Mar 2026 17:20:56 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62280 Continuer la lecture ]]> de.indymedia.org / dimanche 8 mars 2026

Dans la nuit du 6 au 7 mars, une voiture du profiteur des taules SPIE est partie en fumée, dans le quartier de Kleinzschocher.

L’entreprise SPIE Deutschland et sa société mère [la française SPIE ; NdAtt.] soutiennent les prisons, avec la production et l’installation de systèmes de surveillance et de technologies de sécurité. Elles profitent directement du système de domination et d’oppression. Cela concerne non seulement les camarades qui s’opposent activement à l’État allemand et à ses services de sécurité, mais aussi les personnes qui ne rentrent pas dans le moule et qui se retrouvent derrière les barreaux pour un délit de faciès ou pour conduite sans permis.

En tant que « prestataire de services multi-techniques pour les bâtiments, les installations et les infrastructures », ce groupe est présent dans de nombreux secteurs, comme par exemple l’industrie nucléaire, et continue son expansion.

Nous sommes conscient.es que les attaques contre des bagnoles ne sont qu’une petite piqûre à l’encontre des oppresseurs de la liberté. Néanmoins, nous ne nous laisserons pas dissuader de poursuivre nos interventions contre les institutions coercitives.

Pour une société libre et autonome.

Liberté pour tou.tes les antifascistes emprisonné.es.

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Santiago (Chili) : Tomás González s’est évadé de prison ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/03/08/santiago-chili-tomas-gonzalez-sest-evade-de-prison/ Sun, 08 Mar 2026 17:32:49 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62268 Continuer la lecture ]]> Informativo Anarquista / jeudi 26 février 2026

Le compagnon subversif Tomás González s’est évadé de la prison Ex Penitenciaria

Le 25 février 2026, l’(ancien) prisonnier subversif Tomás González, habillé en surveillant, s’est évadé, en compagnie d’un autre prisonnier, de la prison Ex Penitenciaria. Le camarade Tomás a été condamné à plus de 21 ans de prison (seize ans pour avoir tiré sur des policiers, pour éviter son arrestation, en mai 2022 [voir ici ; NdAtt.], et cinq ans, en attente de révision du jugement, pour le transport d’un cocktail Molotov).

Face aux mesures répressives, qui commencent à se mettre en place à l’intérieur et à l’extérieur, l’appel est à ne fournir aucune information utile à la répression. Aucune collaboration n’est acceptable ! Aucune photo du compagnon, aucune information sur son milieu et ses liens ne doit être fournie à la police !

Une longue fuite et une longue vie aux compas en cavale et évadé.es. Toute notre force et notre complicité à ceux/celles qui résistent encore en prison.

« Je garde, sur une base de complicité et d’humilité, chaque moment où, avec mes compas, je peux apprendre des expériences transmises depuis longtemps, par différentes générations. Rien n’est terminé, car la tâche d’apporter toujours des contributions concrètes continue ; qui vit en luttant marche en ouvrant partout des chemins et, en tant qu’ autonomes et illégalistes, cela est notre horizon. »

Tomas González Quezada

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Quelques répercussions après la fuite du prisonnier subversif Tomás González de l’Ex penitenciaria

Informativo Anarquista / mercredi 4 mars 2026

Vers midi, le 25 février 2026, l’(ancien) prisonnier subversif Tomás González et un autre détenu arrivent à s’évader de la prison Ex Penitenciaria, habillés en surveillants. Tomás purgeait une peine de 21 ans de prison, pour avoir lancé des cocktails Molotov et résisté à son arrestation à coups de feu.

Une fois que la nouvelle a été connue et que le battage médiatique a commencé, l’Administration pénitentiaire a choisi de limoger le Directeur régional et les responsables de l’Ex penitenciaira : le directeur, le chef des opérations et le chef du régime interne. Des déclarations grandiloquentes de ministres et de membres du gouvernement ont été diffusées à la télévision pendant les premiers jours, accompagnées de la photo du fugitif.

Pour sa part, l’enquête a été confiée au Parquet du secteur ouest [de la zone métropolitaine de Santiago ; NdAtt.] et à la police judiciaire, qui, le 2 mars, a mené une série de perquisitions à Maipú, La Granja et dans l’Espace communautaire Pablo Vergara Toledo, à Villa Francia.

Atteindre et défendre la « liberté », par tous les moyens possibles !

Fuis, mec, fuis !

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Nantes : Des boites qui font leur beurre sur l’appareil répressif et raciste de l’Etat ! https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/28/nantes-des-boites-qui-font-leur-beurre-sur-lappareil-repressif-et-raciste-de-letat/ Sat, 28 Feb 2026 17:32:58 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62200 Continuer la lecture ]]> Indymedia Nantes / samedi 28 février 2026

Des boites à Nantes qui font leur beurre sur l’appareil répressif et raciste de l’Etat !

Par soucis de transparence, les devantures de deux boîtes qui sont impliquées dans la mise en place de CRA/LRAon étées éclairées de quelques messages.

BEGC (Bureau d’Étude Grande Cuisine)
101 bd Dalby à Nantes
Elle participe à l’AMO (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage) pour le projet de CRA à Dijon.
Des tags et affiches ont été fait sur leur façade de bureaux et devant.

 

PLAST Architectes
15 bd Gabriel Auriol à Nantes
Elle a géré la mise en place d’un LRA dans le commissariat Waldeck-Rousseau à Nantes.
Des collages ont été fait sur leur devanture de bureau et dans les alentours.

A BAS LES CRA

A BAS LES LRA

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Portland (USA) : Un garage de propriété d’une alliée importante de l’ICE vandalisé https://attaque.noblogs.org/post/2026/02/20/portland-usa-un-garage-de-propriete-dune-alliee-importante-de-lice-vandalise/ Fri, 20 Feb 2026 17:37:31 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=62139 Continuer la lecture ]]> Rose City Counter-Info / jeudi 12 février 2026

7 février 2026

La nuit dernière, sous le couvert de l’obscurité, nous avons redécoré le garage automobile Dean’s Car Care, dans le nord-est de Portland. Dean’s appartient et est géré par le puissant couple, sympathisant du fascisme, composé par Dean Gluesenkamp et Marie Perez Gluesenkamp, élue démocrate de l’État de Washington à la Chambre des représentants des États-Unis, qui, en janvier, a voté en faveur d’un financement supplémentaire pour l’ICE, leur permettant de continuer à enlever et à assassiner nos voisin.es et à occuper nos villes. Nous avons tagué « La femme de Dean finance l’ICE » sur le côté du garage et recouvert la devanture avec de la peinture orange vif, avec de bombes de peinture fabriquées à partir d’œufs vidés. Ça a été un plaisir rapide et facile et aussi un peu excitant, à cause d’une alarme anti-effraction inattendue, activée par l’impact des bombes de peinture contre les fenêtres. Nous sommes retourné.es dans l’obscurité sans être vu.es, satisfait.es de notre travail et rempli.es de la jouissance et de la liberté de la criminalité.

Nous invitons les lecteur.ices à prendre en considération le fait de frapper ce garage à nouveau, quand notre peinture aura inévitablement été enlevée ou poncée. La peinture est temporaire, mais la possibilité, pour une entreprise, de fonctionner dépend aussi du coût que nous lui faisons payer pour rester dans notre ville.

Nous promettons une hostilité totale et implacable à l’encontre de l’ICE et de ses collaborateurs. Ces enfoirés devraient se sentir en danger partout où ils vont. Ils devraient avoir peur d’être vus en public. Ils devraient avoir peur de pointer à leur travail et avoir peur d’exister dans leur propres maisons.

Dean ! Toi, ton entreprise et cette nazie dégueulasse et à la frange horrible de ta femmes n’êtes pas en sécurité à Portland. Nous sommes toujours en train de regarder et nous sommes partout.

PS : si tu décides de garder ton petit garage bizarre à Portland, tu pourrais vouloir investir dans une assurance incendie 🙂

quelques anarchistes sauvages

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Mérignac (Gironde) : Vandalisme sur le chantier du futur CRA https://attaque.noblogs.org/post/2026/01/20/merignac-gironde-vandalisme-sur-le-chantier-du-futur-cra/ Tue, 20 Jan 2026 17:32:13 +0000 https://attaque.noblogs.org/?p=61907 Continuer la lecture ]]> France 3 / mardi 20 janvier 2026

Les dégâts ont été découverts par les ouvriers lors de leur prise de service, lundi 19 janvier. Le chantier du futur centre de rétention administrative de Mérignac près de Bordeaux a été vandalisé, “probablement au cours du week-end dernier, entre le 16 et le 18 janvier”, indique le parquet de Bordeaux.

Destiné à retenir des personnes étrangères en attente d’expulsion du territoire français, le site a été sérieusement saccagé. L’ensemble des vitrages par balles [hem… « pare-balles » peut-être ? NdAtt.] a été détruit, “à l’aide d’un objet lourd, type marteau”, précise le parquet de Bordeaux. Le carrelage a été brisé et des gaines électriques ont été sectionnées. “Ça dépasse la centaine de milliers d’euros de dégâts, le vitrage spécifique coûte notamment très cher », conclut le parquet.
Une enquête a été ouverte et confiée à la direction interdépartementale de la police nationale. Les faits n’ont pas été revendiqués. Pour l’heure, personne n’a été interpellé et aucune piste n’est privilégiée.

Malgré ces nombreux dégâts, « l’ouverture au premier semestre 2026 sera maintenue », assure la Préfecture de la Gironde.
Cette infrastructure doit remplacer l’actuel centre de rétention administrative, situé au sous-sol de l’hôtel de Police de Bordeaux qui est « le plus petit CRA de France hexagonale, avec une capacité de 20 places hommes avec peu de lumière naturelle et une importante promiscuité du fait de l’étroitesse des lieux”, détaille la CIMADE, l’association de soutien aux exilés dans son bilan 2024.

Le nouveau centre de Mérignac pourra lui accueillir 140 personnes, aussi bien des hommes que des femmes dans des zones de vies distinctes.

 

Selon ici [ex France Bleu], même date : « […] Ce lundi matin, plusieurs dégradations ont été découvertes sur le chantier : la quasi-totalité des panneaux vitrés, pare-balles, ont été fissurés, ainsi que le carrelage du bâtiment. Plusieurs gaines électriques ont également été sectionnées. Le préjudice est estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros. […] »

 

Et Sud-Ouest du 19 janvier précise : « […] Grillage découpé, système de vidéosurveillance anéanti, vitres étoilées, câbles électriques arrachés, canalisations d’eau endommagées, carrelage brisé, murs dégradés, mousse expansive déversée dans des siphons, etc. Le ou les auteurs qui ont vandalisé les bâtiments du futur centre de rétention administrative (CRA) de Mérignac ont dévasté une grande partie du site.
Les dégâts sont très importants. Le préjudice, en cours d’estimation, pourrait s’élever à près de 300 000 euros.

Le saccage a été découvert ce lundi 19 janvier, en début de matinée, par les ouvriers qui s’apprêtaient à attaquer leur journée de travail. Plusieurs responsables du groupement d’entreprises œuvrant à la construction se sont déplacés pour constater l’ampleur des dégradations et ont immédiatement alerté la police.
Les experts de la police technique et scientifique ont passé les lieux au peigne fin pour tenter de relever de précieux indices. L’enquête a été confiée à la Division de la criminalité territoriale (DCT). […] »

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